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Chronique VTT
mercredi 25 novembre 2009, a 00:16
Bobo à Bonny
 


Bonny! Bon !  On y part (de tarte) assez (gât-)tôt pour ne pas être en retarte !

Ouf ! T'as résisté à ça ? C'était juste pour essayer de mettre de l'ambiance parce que la fin aura une autre tonalité…

Remarque, non, en fait, il ne vaut mieux pas être trop en avance, car les premiers arrivés sont parqués (et attention, le parking, à Bonny, ça ne rigole pas!) dans l'herbe et assez loin, alors que, si tu t'y prends pas trop mal, tu peux arriver pile poil pour être garé sur la dalle de ciment, forcément plus propre et plus près de l'accueil aussi.

Ah ! parce que évidemment il a plu cette nuit et même ce matin, c'était encore limite…Si bien que, alors que la veille, on pouvait espérer voir un terrain assez propre, et bien ce matin, on est fixé : ce sera une rando des pommes dans la plus pure tradition du genre, à savoir sur sol glissant.

Remarque comme certains clichés ont la peau dure : c'est vrai qu'il y a quelques années, un peu déjà, on a connu des passages abominablement boueux et collants et tout, mais il faut reconnaître que, depuis, les traceurs ont trouvé un circuit plutôt correct : jamais on ne trouve de bourbiers infranchissables, nulle part la terre ne colle aux roues ! Et si, évidemment, certains passages glissent bien un peu et te décorent le plastron ou le popotin, il n'y a rien que de très mesuré et normal vu la saison. D'ailleurs les organisateurs ont bien compris  et te resservent le même tracé, à l'identique, chaque année (je me rappelle le leur avoir conseillé !). Pourquoi pas, tout comptes faits? En tout cas, ça doit leur simplifier la tâche ! Pourraient peut-être faire un balisage permanent, finalement, hein ? Comme la rando de l'Ascension à Donzy…

 

Je me retrouve garé, comme je te l'ai dit plus haut, avec Michel-Léopold juste à côté de moi. Comme prévu, il y a affluence et du monde à saluer, pas seulement des « Abeilles » (pas mal en nombre) et des « Marsus »(par contre ils ne font pas le plein, bien qu'ils soient sur leurs terres) mais aussi des têtes (et des maillots) qu'on n'a pas vues depuis un moment. C'est vrai que Bonny est assez central et qu'on peut donc aussi bien y rencontrer des bikers de Nevers que de Montargis.

On forme vite un groupe avec Maurice, qui refait surface après un séjour alsacien, Christian, itou après une bronchite, Jean-Paul, et puis un autre maillot de l'UM Veaugues avec Manu du Berry, pas revu depuis « les Vignobles » et l'on attend François qui arrive avec Catherine depuis Germigny. Les « tachetés » sont déjà partis et même les deux Michel (Actif et Léopold) avec Anne et Noëlle qui ont encore laissé le VTT à la maison et s'engagent sur un circuit marche.

Il ne pleut plus et il fait plutôt bon. On part à travers champs, vent de travers, en direction de la voie ferrée, tout de suite sur un bon rythme : faut dire qu'avec Jean-Paul et Manu en pôle position, « ça le fait » et puis Maurice ne donne pas sa part aux chiens, quelle forme il tient celui-là, malgré un petit break… On ne discute guère et l'on appuie plutôt sur les pédales. Le fait de connaître le chemin par cœur joue peut être aussi, et de même que le terrain soit pas mal roulant : bord de voie ferrée et, plus loin, le sympathique passage en bord de l'Ousson, avant d'arriver à l'étang, où force est d'alléger les tenues, sous l'effet conjugué de la température et des efforts.

Et c'est reparti dans la même cadence, on ne ralentit pas, même devant le beau domaine de la Colinière. Les grosses pierres toujours un peu boueuses que l'on trouve un peu plus loin, nous freinent à peine, alors, tu parles, quand on enquille la voie romaine !…Pourtant, on n'a pas un tel trajet à faire ! Sans doute sommes-nous saisis du syndrome du brave curé des « Trois messes basses » de Daudet, qui accélérait l'office pour pouvoir passer plus vite à la table du réveillon… Car nous savons que le célèbre ravito Bonnichon mérite un bon arrêt. Le Frangin commence à sentir les effets du tempo et, dans une moindre mesure, Christian, que l'on est plutôt habitués à voir devant.

La pause est bienvenue, donc, dans cette étable où l'on sait « être bon envers les animaux »… et les randonneurs, donc ! Bien que nous fassions honneur comme il se doit à la table, on ne traîne pas non plus. Mais c'est pour mieux faire halte un peu plus loin, lorsque nous rencontrons nos marcheurs, ce qui permet à Actif-Michel d'assurer de nouveau le reportage photo (il maîtrise mieux son appareil-téléphone etc…). Maurice recommande bien à Michel-Léopold de ne pas se lancer trop vite dans la descente qui vient, mais, bon, Noëlle est là pour raisonner son homme!

« Superdudu » et « Roydudu » qui étaient repartis avec nous, ont, du coup, déjà disparu.

La boucle qui nous fera revenir au même point de ravito, file vers Neuvy qu'on évite par la belle descente après Gardefort qui nous conduit au fameux gué sur la Vrille, qu'on se contente de longer sur ce petit single en corniche, le long des barbelés, tu vois de quoi je parle ? Maintenant, on va sur Annay, vent dans le dos, en profitant du joli chemin entre les arbres qui descend vers le village. Miracle, il est bien plus propre qu'au printemps et même encore quasiment sec. Plaisir.

Après Annay, que Christian a voulu traverser, pour, croyait-il, trouver un raccourci, on se paye un bon bout de bitume sur la route de Thou, d'abord par la grimpette au départ d'Annay et puis jusqu'au hameau de « Grand Sermaise » (on évite les « Grands Cocus » et même les « Petits », parce que, bon…). Il vaut mieux ce bout de goudron que les  chemins défoncés du bois d'à côté, où il nous est déjà arrivé de nous aventurer. Mais, près d'une ferme, le bitume disparaît carrément sous une couche de terre et de fumier, comme quoi…

 On aperçoit déjà les sapins de « La Chaise » où l'on repassera au ravitaillement. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la voie romaine dans l'autre sens, sans apercevoir le joli petit château juste à côté, derrière les arbres : une seconde belle petite descente, caillouteuse à souhaits, puis les deux gués du Moulin Perré et retour au ravito. On n'a pas réussi à rejoindre nos deux  « Dudu » qui ont si vite disparu tout à l'heure. Z'ont dropé dis donc ! En fait, quand nous les retrouvons au ravito, ils nous expliquent (entre deux bouchées de tarte aux pommes) qu'ils ont tout à l'heure pris le chemin du retour et se sont retrouvés à Bonny. Du coup, ils ont fait deux fois la première boucle pour avoir leur compte de kilomètres.

On repart donc de concert, nez dans le vent, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui fatiguent un peu.

Regroupement à Bonny, où Superdudu, en bon responsable de club, évoque la Rando des « Coteaux du Giennois » et interviewe le frangin François pour tenter de comprendre comment lui et son assoss, arrivent à attirer près de 700 vététistes à leur « Germignoise ». T'inquiète, Dudu, ils ont commencé avec 35, tu sais !

Bords de Cheuille puis raidillon sous les murs, que le tracé officiel, curieusement, évite ! Il est pourtant « trop cool » non ?

On remonte vers les vergers, par le chemin qui contourne Bonny par les champs. Il est plutôt moins collant que d'habitude.  L'occasion de mettre ce qui reste d'énergie et l'on joue même le jeu d'éviter le dernier bout de route pour revenir le long des pommiers. Rien à se reprocher ! 45 km, pas loin de 400m de D+

 

Faut un peu le chercher le Kir d'accueil, là-bas au bout de la table (par ailleurs bien garnie) mais fais confiance à mon flair! On retrouve les marcheurs, arrivés depuis un bail, les discussions vont bon train, les rendez-vous sont fixés  pour les prochaines sorties. Le 29 : c'est loin, soit St Maurice sur Fressard (45) soit Vouzeron (18). Sinon, faut se regrouper. Pas vu le Frapadingues en chef, pour en parler, il devient quoi, le « Tarnais » ???

Et puis, bien sûr, la Rando du Téléthon, chez les pompiers de Santranges, juste au-dessus de Belleville, le 6 Décembre, t'as bien noté, j'espère ?

Chacun regagne sa voiture, en poussant un vélo plutôt crotté. Je lave ou pas ? Le tuyau, juste à côté, est libre ! Vite ! Je me retourne et l'intérieur de mon pied gauche accroche la roue avant de mon spad, posé contre la voiture.  Damned !!! Le mouvement qu'il ne fallait pas faire ! J'ai senti l'articulation du genou s'ouvrir et me tiens la jambe. François, qui passe, croit à une crampe.

Mais non, c'est le ménisque  qui me coince l'articulation!!! Ça fait des mois, quelques années même, peut-être, qu'il m'est arrivé assez régulièrement ce genre de chose. Je connaissais depuis longtemps le geste antidote qu'il me fallait faire avec la jambe, pour que le bout de ménisque reprenne sa place, mais ces derniers temps, c'était devenu de plus en plus difficile, long et un peu douloureux aussi, forcément. Ça m'était arrivé, un soir de préparation de la GTMC, chez Michel-Léopold, devant mes compagnons interloqués. Tu parles que j'avais poussé un « ouf » de soulagement dans j'avais réussi. Il s'en fallait de ma participation à cette aventure, tu te rends compte !

 Là, entre deux voitures, j'ai beau secouer la patte en lançant le talon vers l'extérieur, rien n'y fait et le mouvement devient douloureux. Un peu grimaçant et la jambe gauche un peu fléchie, je lave quand même le spad, vais en claudiquant chercher mes pommes, en adressant quelques saluts crispés à des voitures qui partent.

J'en fais autant. Pas de Pb pour conduire : j'ai juste la jambe qui ne peut plus s'allonger à fond, ce n'est pas même douloureux. Mon horizon vététistique s'est assombri, soudain. Je vais passer une partie de l'après-midi et de la soirée à réessayer ce fameux mouvement, et d'autres, rien n'y fait. Cette fois, ça sent le billard…

 

Le lendemain, visite exprès chez le kiné : lui, au moins, saura sûrement…

Peau de balle, pas faute d'essayer ! Tout ce qu'il réussit à faire c'est m'obtenir en exprès un rendez-vous chez le chirurgien… Le chirur-Gien, en l'occurrence, tiens, oui…

 

Alors voilà, les côpains : jeudi, entrée à la clinique de Gien, vendredi matin, billard et sortie, normalement sur les deux pattes, le soir même. Je connais un peu, on m'a fait ça au genou droit, il y a au moins quinze ans.  Mais bon…

Et puis… pas de VTT pendant plus d'un mois Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!  Ça nous mène, au mieux, à la « Rando des Gâteaux de riz et de Semoule », ou même St Satur ? Ou encore la « Décrasseuse »… Tu te rends compte ?

 

Mais tu crois que j'aurai rien à raconter ? Et la GTMC, alors ? C'est l'occase, non ?

 

N'empêche, quelle hécatombe, ces temps, dans la gent vététistique !… Et Superdudu qui me disait qu'Eric-Œil de Lynx était aussi sur le flanc !

Dis-donc, toi qui me lis et qui n'a (encore) rien, tu te sens comment ?      

 

Voilà…

 

Mais, dis donc, il y a un truc qui me... turlupine (évidemment)… il sait bien lire le chirurGien, au moins ?

Parce que, dis, une  « méniscectomie » (« coupure du ménisque », ce qu'il doit me faire) si jamais, t'imagine…       qu'il prenne le M pour un P ????????

mardi 23 décembre 2008, a 11:15
rando du solstice (suite)
 

Un p'tit plus pour mettre deux photos "actives" ! Un cadeau de Noël, quoi!

mardi 09 décembre 2008, a 18:56
V.T.Théléthon
 

 

Ouf ! J'ai bien cru ne pas pouvoir rouler avec des copains ce W-E !  Étant pris ce dimanche, il ne m'était pas possible de  rouler à Santranges. Mais en période de Téléthon, il y avait heureusement de la ressource ! Gien-Relax et l'ASCO organisaient quelque chose à… Sully-sur-Loire !  Décidément, je ne sors plus de ce coin-là, Ouzouër/Loire, Vieilles Maisons, Sully/Loire, ça bouge, le VTT, en Gâtinais ! Sympa, mais, bon, c'est encore une heure de route ! Michel de St Martin m'avait prévenu : départ à 13h pour une cinquantaine de bornes. Même si c'était en bord de Loire, pour être rentré avant la tombée du jour à cette époque, fallait pas pater ! Alors fais le calcul : 13h départ, le temps de s'équiper, s'inscrire + 1h de route etc…Fallait pratiquement déjeuner juste après avoir fini le p'tit déj', quoi, en gros…

Et ben, moi qui ai un peu de mal avec les horaires, figure-toi que je suis pilepoil à l'heure ! Que je me retrouve nez à nez, ou plutôt capot à capot avec le Sire de St Martin qui arrive… et qu'on se gare  l'un à côté de l'autre. Nickel, quoi !

 

Le Téléthon, à Sully, ça a l'air d'être une affaire qui tourne, en plus  d'un circuit de quads et motos qui, justement, tournent en rond au pied du pont de Loire, le centre ville est occupé par un ensemble de barnums qui constituent le « Village du Téléthon » où l'on trouve des tas de trucs à acheter et consommer, des jeux et même des spectacles (voir plus loin).

On traverse tout ça avant de ressortir pour trouver le stand d'inscriptions : c'est un peu minimaliste et l'on y apprend que rien n'est balisé mais que le départ et la rando se feront groupés avec des capitaines de route à… 13 h 30 !!! Eh ben, pour une fois que j'étais à l'heure et que j'ai avalé mon déjeuner tout rond quasiment ! On prend donc le temps (tiens justement côté temps météo, c'est pas mal : il fait soleil et pas trop froid, bien pour rouler) Donc, oui, je te disais... oui, qu'on prend le temps de boire un café  et de musarder et discuter avec les participants qui tardent un brin : on n'est d'ailleurs pas très nombreux à s'inscrire sur le grand parcours. Évidemment il faut attendre un retardataire, du coup Michel et Claude, attirés par la musique, entament une initiation à la country-dance : là, sur la photo, ils ont arrêté leur square dance pour prendre la pose, mais si t'avais vu !

 

On part à 13 h 45 bien tassés. On est une douzaine à rouler sur ce parcours et on se regarde avec Michel : il n'y a pas que des jeunots, mais on y reconnaît quelques pointures, on va rouler à quel rythme, dis donc ? Surtout qu'on n'est pas parti de bonne heure... En gros the question is : va-t-on ti tenir l'allure sur la distance ? Pas pour frimer, mais pour simplement en sentir derrière soi, plutôt que devant, on s'est postés Michel et moi, derrière le capitaine de route qui n'est autre que le responsable du club de Sully. Il roule sur un beau « Scalpel » tout flac (c'est sa première sortie, au spad, pas au mec !) et d'ailleurs il nous dit changer de vélo tous les ans… Sa dernière monture était un « Yéti », que chevauchait tout à l'heure son jeune fiston, semble-t-il…Eh ben, si avec ça il ne mord pas au VTT, le garçon c'est à désespérer !!!

 

On n'est pas partis au taquet, mais au bout de deux kilomètres à peine, ils en sont à inciter un gars de Montargis à s'orienter sur le parcours de 30km…Et pis après ? Ce sera le tour de qui ? Mais bon, on tourne la plupart du temps autour de 25 km/h et ça va. Il y a bien un petit vent de trois quarts devant mais en prenant un abri, ça le fait et puis, ce vent-là on l'aura dans le dos au retour, et ce ne sera pas plus mal. Car on roule dans le Val en direction de Châteauneuf-sur-Loire, un peu plus au nord-ouest, pour revenir ensuite de l'autre côté. On est donc sur du plat intégral, sur un sol assez sain et, dans l'ensemble, c'est du bien roulant. L'ambiance a l'air sympa, ça discute et rigole aussi. De temps à autre un gars venant de l'arrière nous dépasse en coup de vent pour venir discuter à l'avant puis se laisse redescendre en queue de peloton. Le Claude aime bien ainsi aller et venir, comme les chiens qui sont en randonnée. On discute comme ça pas mal de raids qu'il a faits, qu'il aimerait faire, qu'il fera sans doute… Ce n'est plus à notre portée…

Un passage sur un single qui traverse une zone de cross, bosselée à souhaits, donne un coup d'accélérateur, les cardios s'affolent un instant, mais la zone n'est pas très longue… Ça a créé un petite diversion sympa.

Comme on approche de Châteauneuf, notre chemin traverse des champs dénudés. C'est un peu plus gras et il faut appuyer un peu plus sérieusement, quelques-uns me passent et je perds le contact direct, ce sera le seul moment où, avec Michel, on aura eu une petite difficulté, sans être non plus largués, ni les derniers. Il est bien vrai que, si on suit sans problème, c'est parce que le parcours ne présente aucune difficulté. Je suppose que s'il y avait des grimpettes, des zones boueuses, là, on aurait du mal. Mais peut-être pas que nous, non plus…

 

On retrouve le bitume pour passer le pont de Loire et entamer le retour. Eh ? Et la pause ravito ? On y pense ? Mon casse-dalle de midi est loin !  On grignote deux barres en regardant la Loire couler ; tu sais que je suis ici dans une région où je n'ai jamais mis les pieds ! Les autres ont l'air étonnés que je ne connaisse pas Châteauneuf… Ben, figure-toi que j‘ai passé plus de temps dans le coin depuis trois semaines que depuis des dizaines d'années. C'est hors de mon secteur, je n'ai pas à traverser la région pour une raison ou une autre. Orléans ? J'ai dû y aller deux fois, et rapidement… Je n'aurais que des raisons touristiques pour venir. Et elles seraient justifiées, remarque: quand je suis arrivé à Sully, le spectacle du gracieux château Renaissance, posé au bord de la Loire m'a donné le frisson, par exemple, et je t'ai déjà parlé des alentours de Vieilles Maisons et de la Forêt d'Orléans… Et puis, bien sûr, La Loire, qui n'est plus tout à fait la même que la Loire de cheux nous : plus large… moins d'îles…

 

On repart de Châteauneuf par un sentier aménagé assez pittoresque, puis on se retrouve vite sur la digue qui longe la Loire : ça roule bien, avec le vent dans le dos. Trop bien sans doute et notre guide, par deux fois nous fait plonger sur un sentier près de l'eau : c'est très sympa, plus sinueux et technique, mais la Loire est venue le submerger récemment, alors tu as une idée de ce que ça peut donner : roues qui patinent, vélo qui part en crabe et autres joyeusetés. Si le premier passage dans ce genre de spot s'effectue assez correctement, le début du second nous conduit à nous demander pourquoi le collègue nous a emmené dans ce trip limite. Réponse : parce que, le début merdique passé, le sentier redevient sain et est un pur moment de bonheur ! Toujours faire confiance au gars-du-coin-qui-connaît !

Bien entendu c'est là que l'un d'entre nous, qui avait déjà eu une alerte un peu plus tôt, choisit de crever. Il en sera quitte pour nous rejoindre par la route juste au-dessus.

Le jour, qui commence à décliner sérieux,  justifierait d'endosser un gilet fluo de si bon goût, que l'on commence à voir pas mal porté ! Mais on arrive à Sully. Contre toute attente, on ne passe pas le pont, mais gagne la cour d'une école proche qui grouille de tout ce que l'après-midi a vu s'inscrire à une activité vélo. Ça fourmille bien un peu de gamins, mais comme on nous offre un coup à boire, on ne chipote pas. On récupère aussi un de ces fameux gilets fluos dont au sujet desquels je te causais plus haut… Et voilà qu'on se met en branle, groupiert, derrière une voiture pour gagner le centre ville de Sully en traversant le pont que nous occupons sur toute la largeur, derrière une banderole du Téléthon… C‘est la règle du jeu, et c'est plutôt joyeux.

Il fait presque nuit, lorsque je remonte en voiture, content de la sortie. C'est sympa quand même ces randos en groupe… Bien roulé et maintenant… Zou, au chaud !

 

Paraît que le lendemain, c'était pas la foule à la rando de Santranges. Ben alors ? Qu'est-ce qu'il vous faut ? Soleil, coin pittoresque bon pour le VTT, pas trop loin, bonne cause... Alors quoi ? Moi, j'ai pensé à vous à l'heure du départ, quand je voyais, de ma voiture, le soleil passer l'horizon… et il y en avait encore sous la couette ? On se ramollit, je dis !

Alors qu'est-ce que ça sera dimanche prochain ! Montargis, derechef ! La Rando de l'Agglo, départ du Vélodrome de l'âme de Montargis. Je te dis : voilà que je me suis mis aux randos longues distances…Si ! Si ! Une heure de voiture pour aller à une rando, c'est une longue distance, non ?


lundi 24 novembre 2008, a 23:01
Abonnés à Bonny
 

 

Premier véritable froid : ce matin, le ciel est clair, mais il a gelé. Le pare-brise est givré, il faudra faire tourner un peu le moteur avant de partir. Dans le noir du petit matin, je charge vélo et matériel avant de rentrer au chaud, choisir une tenue adaptée. Me suis pas levé tard . La force de l'habitude de ces derniers dimanches, car j'aurais pu traîner un peu plus que d'ordinaire : ce matin c'est le jour des « pommes », la Rando de Bonny sur Loire. Tant mieux, je serai sur place assez tôt et j'aurai ainsi le temps de voir les uns et les autres.

En fait, il y a déjà pas mal de monde sur place, car c'est aussi un gros rendez-vous pour les marcheurs, qui sont souvent à pied(!)d'œuvre  de bonne heure. Sur le parking improvisé, les placeurs s'affairent avec l'énergie habituelle. J'ai le bol de me voir imposer (car ça ne rigole pas ici, je te l'ai déjà raconté) une place pas trop loin et pas trop patouilleuse. Le René se gare à côté de moi, ça me permet de me tuyauter auprès de lui sur la rando du Téléthon de Santranges, qu'on avait bien appréciée l'an passé : ce serait pour le dimanche 14 Décembre… à suivre.

 

Sous le barnum, pas grand monde encore, côté VTT. De fait, c'est marrant, tous arrivent en 10 mn de temps. Pendant que je m'équipe, je vois arriver les copains de l'EC ConflAns, de Gien-Relax, des Frapadingues, d'Ouzouër/Trézée etc… C'est le fameux créneau de 8 h 15 ! Bon. Tout est O.K ? Sur-chaussures (vains dieux que c'est dur à enfiler !) veste thermique… Dès que je suis sur le vélo, l'air vif me rappelle qu'il serait bon de couvrir aussi les z'oreilles. Vite un saut à la voiture, sans traîner : c'est vrai que j'ai été content de saluer bon nombre de gens que je n'avais pas vus depuis un moment, mais comme on ne nous offre pas le café ce matin (et pourtant ça aurait été bien venu !), personne ne s'attarde beaucoup au départ. Pas de Manu en vue, il était descendu ce week-end, mais se montrait un peu circonspect hier. N'aura pas pu sortir de sous la couette, si j'en crois son téléphone éteint. Il devait être occupé aussi à négocier un séjour ski, m'est avis ! Faut c'qui faut, pas vrai ?

 

Notre petit groupe habituel s'est formé et a commencé à rouler sur un sol avantageusement gelé. La terre craque comme des gaufrettes sous les crampons tandis que nous traversons les premiers champs givrés. Sensation assez agréable, avec le soleil qui se lève derrière les brumes.  On respire l'air vif et nos conversations font de la buée au-dessus de nous. Les chemins du secteur nous sont si connus que nous avons l'impression de reprendre le même circuit  que l'an passé. Vérification faite, il n'en est rien, puisque, l'an passé, le parcours était assez différent : nous partions vers Neuvy et, de plus, nous n'avions eu droit qu'à un seul ravito sur le circuit de 45km. Si, à Bonny, on n'a plus notre compte en ravitaillement, ça ne va plus, car, justement, c'est un des attraits de cette organisation ! D'ailleurs, c'est tellement connu que la pub est faite en partie autour de ça. Les papillons qui annoncent la rando sont barrés de la mention « Ravitaillements gastronomiques », c'est dire !

 

Je roule un moment auprès de Jacky, du VTT Nivernais : il organise, dimanche prochain, une journée de rando en Forêt de Tronçais. La Forêt est nationalement connue, ce doit être un truc à faire, cette rando ! Pour ceux que ça tente : départ de St Bonnet-de-Tronçais à 10h. Renseignements : 03 86 93 40 57. Jacky, si tu me lis, n'hésite pas à donner des précisions en commentaires de cet article.

Bon alors, j'en étais où ? On passe devant la « Collinière » cette belle demeure isolée qui semble toujours déserte et l'on gagne la voie romaine. Parcourus lors des randos de Bonny, de Neuvy, de la Rando des Beignets etc… Ces chemins nous sont si familiers que l'on peut anticiper le parcours qui va être suivi, pronostiquer l'état qui va être celui de tel ou tel passage. Les marcheurs que nous croisons annoncent par leur présence le ravito : enfin un café ! … Euh, après hésitation (du moins de moi, d'autres se sont précipités, tu parles !), je me laisse tenter par un peu de vin chaud. Ça réchauffe les doigts sur le gobelet et puis c'est pas dégueu non plus, tiens !

Pourquoi le ravito me semble-t-il moins fourni que d'habitude ? Tout est là pourtant : toasts de rillettes et saucisson, et bien sûr les (petites) parts de tartes aux pommes. Après tout, les cuisiniers(ères) bénévoles font ce qu'ils peuvent, c'est déjà pas mal ! En fait, un coup d'œil sur les tables, derrière, où attendent les réserves, m'apprend qu'il y a ce qu'il faut… Simplement, il faut savoir doser, si on veut fournir jusqu'en fin de matinée.

Car  nous donnons rendez-vous à tout à l'heure, en repartant pour une deuxième boucle. On s'est correctement restauré, on a pu se regrouper, papoter avec les copains arrivés avant ou  pendant, car on s'attarde nécessairement à ce genre de pause. On file vers Neuvy, qu'on évite pour repartir vers Annay, après un vaste gué où il est rare, sauf sur coup de frime, que beaucoup s'engagent, surtout en cette saison ! Bien sûr, on l'évite (comme un moine tibétain en méditation!!!--N'importe quoi !)  soigneusement en passant sur un petit sentier en corniche, où on ne sait pas trop ce qu'il faut le plus craindre : les barbelés à gauche ou bien l'eau glaciale en dessous ?

 Au fur et à mesure de l'avancement de la matinée, le sol s'est vite dégelé et on roule souvent sur une fine couche de boue assez liquide qui ne nous freine guère, mais commence à donner aux vélos et aux bonshommes la parure hivernale habituelle, les garde-boue constituant, il faut bien l'avouer, une protection toute relative. Petite halte au pont sur la vrille, à Annay, pour se regrouper, puis grimpette au-dessus. On a retrouvé un bon groupe des Frapadingues, que l'on suivra jusqu'à la deuxième halte-ravitaillement au château de la Chaise. Derechef petit vin chaud, on y prendrait bien goût, pardi, et honneur à la table, plus généreusement fournie cette fois-ci, comme je le supputais.

 

Il ne reste plus que quelques kilomètres et l'on file presque directement vers Bonny. Petit contournement « habituel » du côté du camping, grimpette sous les remparts et retour par le chemin toujours un peu collant qui revient par le champ au nord du bourg. Christian a accéléré et Maurice, s'est collé dans sa roue, pour le dépasser un peu plus loin. Sacré Maurice ! Alain démarre à son tour, histoire d'aller l'asticoter, mais tiens ! Le Maurice restera intouchable, devant. Cette dernière traversée a bien chargé les crampons et on sème de la terre sur le bitume des dernières centaines de mètres qui ramènent vers les vergers des Beaumonts. Vite se changer en gros, pas le temps de laver le vélo. Un petit pot pour trinquer avec les potes, deux ou trois ponctions dans le buffet d'arrivée (miam !) et je me sauve, parce qu'une répétition m'attend à Nevers à deux heures. Tu me vois me pointer comme ça ? Déjà que l'air frais respiré depuis le matin m'arrange bien la voix…

 

Va encore falloir faire un fameux chemin dimanche prochain pour trouver une rando organisée : c'est à Vielles Maisons, un (petit) peu plus loin qu'Ouzouer-sur-Loire (45). Sinon, tu connais autre chose, toi ?  Si oui, signale-le vite dans un commentaire pour que tout le monde en profite !

lundi 10 novembre 2008, a 12:03
Sortie en Val de Loire : L’eusses-tu « crue » ?
 


Sortie entre copains, derechef, puisque rien n'est organisé ; une S.E.C., donc, mais bien humide cette fois-ci !

Pourtant, au matin, il ne pleut pas et lorsqu'on se retrouve à 1000m de chez moi, chez Didier, avec Claude et le Tom, trois de la bande des Frapadingues. On enfile un café mais pas l'imper (qu'on garde quand même au chaud dans le Camel).

Où c'qu'on va ? Pas trop loin, pour Didier, qui veut être renté à midi (et comme il est déjà neuf heures…), plutôt face au vent qui a l'air de souffler un peu. De là à trouver des coins pas trop patouillous…Vu le temps des derniers jours, et l'importante crue de la Loire (qui a paraît-il bien baissé ces dernières 24 heures), faut pas trop rêver.

 

Cap au Sud, en gros, direction Fontenille, derrière Maltaverne, en passant par Bois-Rabot et L'étang des Granges : la longue traversée des champs dénudés, le long d'un immense arroseur, en face l'aérodrome, se fait plutôt pas mal : le chemin n'est pas particulièrement boueux et le vent tolérable. La fuite de trois chevreuils nous donne notre image « nature » du jour.

Près de l' « Aire des Vignobles », on décide de la suite : St Andelain, dont le clocher somme la colline là-bas, est trop loin pour un retour dans les temps, alors on repassera l'autoroute un peu plus loin pour aller traverser la Loire par le pont de St Satur, puisqu'il paraît que le passage est libre. Je sens bien que l'ami Tom se grimperait bien une ou deux collines sancerroises, non ?

Tandis que l'on longe l'autoroute, le long des vignes, pour gagner un pont un peu plus haut, les gouttes qui tombaient déjà sérieusement deviennent une pluie nettement plus organisée, que l'on entend bruire dans les feuilles des vignes alentour : faudrait s'arrêter enfiler l'imper et, justement, mon téléphone qui sonne m'en donne l'occasion. C'est Actif-Michel qui se demande où je suis : alors qu'il m'avait dit ne pas vouloir rouler, le voilà qui, malgré  la pluie,  est monté sur le vélo. Je l'incite à venir nous rejoindre, ce serait assez facile, mais il redoute de trop rouler. Dommage ! J'ai à peine raccroché que le bigo résonne de nouveau ! C'est pas possible, il se passe quoi, ce matin ? Cette fois-ci c'est le Grand Jean-Pierre, ex-Grand Marsu, qui du fond de son Roussillon d'élection prend des nouvelles. C'te blague ! Il sait bien, que, un dimanche matin, on est à rouler et qu'il touchera ainsi un max de monde. Le téléfon passe donc de main en main et d'oreille en oreille, l'occasion de blagues et de grands éclats de voix. Ça fait plaisir de l'entendre, le Grand, et de savoir qu'il pense à nous (avec sans doute pas mal de nostalgie !). On promet de se rappeler vite pour pouvoir discuter un peu plus longtemps, parce que là, tu vois, il faut qu'on enfile le plastique !

On descend longer les étangs de Boisgibault pour remonter vers les « Froids » et basculer vers la Loire par une descente caillouteuse  mais bien humide qui nous relooke le portrait vite fait. Sur la route et le pont de Loire, les voitures qui nous doublent et nous croisent dans de grandes gerbes d'eau roulent toutes les phares allumés… Euh ? Au fait, on serait pas sur une route dans des conditions de visibilité médiocres ? Et donc susceptibles  de se prendre une prune pour non-port de gilet fluo ?

Le pont vite passé, on tourne vers le port puis on longe le canal, direction Bannay. Alors de grimpette, point ? Faut dire que l'heure avance, comme on dit, et que la pluie, fait plus rêver à une bonne douche chaude qu'autre chose.

Le golf, à droite, est semé de grandes flaques, mais n'est plus inondé. Dis donc, on pourrait prendre le chemin qui le rejoint, à droite, au lieu de suivre bêtement « l'autoroute à vélos » qu'est le nouveau chemin de la « Loire à Vélo ». Sitôt dit, sitôt fait. Nous voilà bientôt pédalant sur ce classique sympa (où, pour les « Birettes », Antoine a pourtant cassé trois rayons !). Pas de boue, spécialement, surprenant pour un chemin qui était sous l'eau il y a encore peu. On rencontre quand même une ou deux belles flaques, inévitables, que l'on passe quand même sans problème : on n'a guère de l'eau qu'au pédalier, pourtant Didier a suggéré de remonter dès que possible en bord de canal… avant de filer tout droit alors qu'une opportunité se présentait à gauche. Va comprendre !

Une nouvelle traversée de ce qui pourrait s'appeler un gué nous fait hésiter, avant de nous lancer, emmenés par Tom : l'eau arrive quand même au moyeu, mais, stagnante, elle ne nous semble pas vraiment froide. Les photos s'imposent même si, pour accéder à l'appareil, il faut retirer l'imperméable, quitter le Camel, les gants…On évoque la rando des « Gués de Sauldre » à Brinon, à laquelle ces traversées font immanquablement penser, mais ça se passe en plein mois de juin, petite nuance d'importance !

 

On arrive presque jusqu'au bout quand, soudain, Tom s'arrête : devant lui, la dernière portion droite, avant le double virage en pif-paf, disparaît complètement sous l'eau : il y a bien au moins cent à deux cents mètres à traverser, et puis, derrière le virage , quoi ? Je ne sais même pas si l'idée de faire demi-tour nous a traversé l'esprit, aux uns et aux autres, en tout cas Tom s'est lancé dans la traversée, en disant, à juste raison, que c'est pas parce qu'il y en a long qu'il y en a profond. Ce qui peut ce concevoir, d'autant que nous savons ce chemin, plutôt plat.

Je me suis engagé derrière Tom et, du coup, les deux autres ont suivi. « Flofoflofoflofof » nos jambes font un bruit de pédalo bien régulier, développement pas trop gros, nous progressons tranquillement, de l'eau jusqu'au moyeu, en général. Ce n'est pas pire que déjà passé, simplement beaucoup plus long. La roue avant fendant la surface à la manière de l'étrave d'un bateau, je suis à peu près Tom, car bien évidemment, il est impossible de savoir sur quoi nous roulons. Quand je pense qu'il se plaignait de ça tout à l'heure alors que nous roulions dans les feuilles mortes ! On remonte un peu et l'on a l'impression de sortir de l'eau alors que nous n'en avons plus qu'au pédalier et puis on replonge un peu plus. Comme nous approchons du virage, nous nous enfonçons soudain davantage : alors là, c'est du jamais vécu : l'eau arrive quasiment en haut des roues qui affleurent à peine la surface ! Mais, comme il n'y a pas de courant, on arrive à rouler quand même. Ça baigne, quoi… Sensation unique et quand même impressionnante. Comme il ne fait pas vraiment froid et que nous en avons oublié la pluie, on prend le temps de quelques photos. On a juste oublié le gel de bain, fait remarquer Claude.

 

Finalement ça fait tout drôle, après le virage, de se retrouver à rouler « au sec ». Claude se met même à appuyer sérieusement sur les pédales tandis que nous avançons sur la digue pour regagner le pont de Cosne. Tout content d'avoir réussi à perdre quelques kilos, il en profite. Comme, finalement, on serait assez contents de retrouver au logis pour se (faire ?) sécher, on ne proteste pas.

On se sépare assez vite, comme il se met à pleuvoir un peu plus fort : 36 km, un peu plus de 200m de D+ et surtout un sacré moment vécu. Maintenant il va falloir s'occuper (aussi) un peu du vélo, car il s'agit de pouvoir rouler mardi matin à la Montargoise : circuits 25, 35, et 55km au stade Champfleuri, tout contre la forêt. Dimanche : Rando orientation à Guérigny (Nièvre) et Rando « Entre Loire et Forêt » à Ouzouër sur Loire, on en reparle.

mercredi 16 juillet 2008, a 21:14
Avoir du trèfle...
 


Avoir du trèfle, c'est avoir de la chance... Chance ou pas, le « Trèfle Châtillonnais », c'est une rando assez originale. Pas tant par les sentiers et chemins que l'on connaît quasiment tous (quoique…) pour les avoir parcourus depuis Briare, Bonny, Gien, en S.E.C ou non, mais par sa conception particulière. Je t'explique : au lieu de la boucle « classique » sur laquelle se greffe(nt) une ou plusieurs extensions et au cours de laquelle tu rencontreras, si tu ne te loupe pas, un ou deux ravitos (il arrive qu'il y en ait plus d'ailleurs !), les concepteurs de la rando de Châtillon-sur-Loire, eux, ont tracé trois boucles, de longueur à peu près équivalente (ça tourne autour de vingt et quelques bornes) qui reviennent toutes au point de départ pour le ravitaillement. Effectivement, en forme d'une espèce de trèfle biscornu.  Ça a le mérite d'être original, je l'ai déjà dit, car je ne connais pas d'autre exemple de rando de ce type. Pour les organisateurs, ça résout le PB des points de ravito à gérer, mais leur impose la difficulté de trouver des parcours qui puissent se renouveler chaque année. Pas très facile, sans jeu de mots, on risque vite de tourner en rond. Z'ont tout de même le mérite d'essayer de donner un profil différent à chaque boucle. Du point de vue des participants, il est assez amusant de composer son menu. Ça se fait en fonction de la carte des parcours, des expériences des années précédentes ou en demandant aux autres, car, à la fin de chaque boucle, on se retrouve autour de la table de ravitaillement, occasion d'échanger sur ce que l'on vient de parcourir.

 

Ce matin, il fait un temps moyen moyen ? J'ai essayé d'arriver pas trop tard, mais il y a déjà pénurie de places de parking sur le champ de foire pourtant vaste : vététistes + cyclos + marcheurs sur une autre organisation, ça fait du populo ! Côté vététistes seulement, il y a déjà l'occasion de saluer bien du monde, un vrai plaisir. Outre Actif et Anne qui se retrouvent (enfin) à leur première rando estampillée « pur sucre » depuis longtemps, il y a aussi pas mal de « Frapadingues », dont le Jacky que je n'ai pas vu depuis longtemps ! Et puis les gars de L'EC ConflAns  et une belle troupe de Gien-Relax. Bon, on part sur quelle boucle et comment ?

Actif-Michel et les Frapadingues sont déjà sur le départ que je n'ai pas encore bu mon café. « Vous nous rattraperez ! » que me lance Michel en disparaissant en direction de la boucle 2.

Justement j'avais décidé de la jouer 2 puis 3 et négliger la boucle 1, au profil roulant et plutôt plat, pour se consacrer à une boucle deux, plus intéressante, sur des chemins connus, entre Val de Loire et dessus du coteau, avec, certainement quelques passages plus pentus puis une N° 3 prometteuse également. Je pars avec les gars de l'ECC, Michel, Christian et Pierre. On n'est pas nez dans le guidon, mais ça ne roule pas mal. Toutefois Pierre a toujours du mal à se hisser en haut des côtes et, lui qui est si puissant sur le plat habituellement, semble un peu émoussé. Notre progression ne peut donc nous permettre de rattraper près d'un quart d'heure de retard sur Actif-Michel and C°. Parmi les côtes prévues, on se cogne la grimpette de Beauregard, une des plus sévères de cette façade entre St Martin et Châtillon, que Michel de St Martin et les autres de Gien devront bien un jour référencer pour en faire un catalogue, de façon à n'en oublier aucune et à savoir de laquelle on parle. Celle-ci réclame un bon coup de pédale et aussi un brin de technique. Jamais facile à négocier. Un peu plus loin c'est la côte du Plessis, que l'on a plutôt l'habitude de descendre qui nous oblige à poser pied à terre : trop glissante décidément !

Évidemment, on ne rejoint pas le groupe précédent qui nous attend avec un grand sourire au ravito. Sympa ce moment où chacun échange : « Tu as fait quelle boucle ? C'est comment ? ». Super Dudu me signale que la boucle N°1 n'est pas si plate que ça ! Ah bon ? Justement Pierre décide de s'y attaquer et Christian l'accompagne. Michel de St Martin et moi nous en tenons à ce que nous avions prévu : la boucle 3, certainement la plus exigeante et technique. Elle fait une sorte d'étoile autour de Châtillon, une façon sans doute de nous en faire gravir toutes les montées qu'on y trouve (et il y en a !). On se lance vite derrière Actif-Michel et les Frapadingues qui sont partis devant depuis pas trop longtemps et ne doivent pas encore être très loin. Cette-fois-ci, sûr, on va les rejoindre !

Comme  prévu cette boucle sera rythmée : on attaque direct par letout petit single qui grimpe à mort en travers d'une pente engazonnée pour s'extraire du centre ville, faut pas se rater malgré le tout petit développement sinon…Va-t-on, de là-haut replonger pour aller chercher cette sacrée « montée impossible » comme l'appelle Michel, et qui part du bord du canal ?  Mais non, on s'éloigne vers Pierrefitte. Longs faux-plats montants, petites descentes dans la verdure, gués que l'on va même traverser, on « y emmène bien »,  tant, même, que j'oublie une bifurcation et qu'on se paye une petite côte inutile. Le circuit ramène vers la vile puis repart, alternant aussi les types de passages. C'est de loin, la boucle la plus intéressante, et la plus jolie aussi mais, bon sang, malgré notre rythme soutenu, on ne réussit pas à apercevoir le moindre des gars qui sont partis devant nous ! Certes, certains ont largement de quoi nous tenir à distance mais, sur le groupe, il doit bien y en avoir qui sont moins au top et que l'on devrait rattraper. On se dit que ceux-là, justement, ont peut-être profité d'un des retours vers Châtillon pour couper, sinon c'est à  désespérer de nos efforts ! N'empêche qu'on se la pète pas trop quand on regagne le point central pour retrouver les autres, forcément un peu hilares. Explications… Comment ce peut-il, Odile ? Vous avez drôlement bourré !  Oh que oui, en bord de canal, ça y allait fort !.. Euh... Comment ça en bord de canal ? Vous étiez bien sur la boucle 2 ?.. La 2 ? Ah, ben, non, sur la n°1… Ouahhhh ! On a couru après des absents ! Tu parles qu'on ne voyait personne !

 

Ambiance discussion de fin de rando autour des bols de fromagée (miam, super !). C'est aussi le moment où chacun va partir vers un horizon ou un autre à l'occasion des vacances. Ça se sent dans l'ambiance. Il y a aussi le regret de n'avoir pas pu parler un peu plus à l'un au l'autre, de n'avoir pas pu rouler avec tout le monde. Jacky me salue, je n'ai même pas eu l'occasion de parler un peu avec lui...  Et puis le lieu se vide un peu…Bonnes vacances, bon été les gars…

Onze heures et demie, il n'est pas si tard, et puis j'aurais bien encore une petite faim. Pas côté estomac, la fromagée y a pourvu mais côté gambettes… La 1 ? Tu crois ? C'est pas raisonnable, mon Bill…J'ai enfourché le vélo et arrive à la voiture, la dépasse, enquille une petite rue, flèche VTT 1, le vélo a décidé plus que moi, tu crois ? Alors je fonce : écluse de Mantelot puis grands et larges chemins du Val, le compteur ne descend pas en dessous 25, passe souvent au-dessus de 30, malgré mes grosses roues d'été que j'ai remises en prévision de circuits caillasseux (2.30 quand même !). La suspension vient d'être révisée, la transmission itou, ça roule. Je teste même une selle très évidée (bec compris) qui s'avère assez efficace. J'atteins vite Beaulieu. Je sais Francis devant et le guette un peu, mais il était parti pas mal de temps avant moi, alors, sauf pépin de sa part…À Beaulieu, on remonte vers la route par une petite côte connue mais pas bien méchante, c'est quand même pas ça qui a pu effrayer le Dudu ? Redescente ver le hameau de l'Étang et hop à gauche, pour regrimper sur le dessus : deux gamins sur leur petit biclou me lancent : « Attention il y a une côte ! » .. Oui, un peu plus longue, mais que je ne trouve pas assassine non plus, malgré mes jambes quand même un brin endolories. Puis on suit le haut du plateau pour revenir. On approche des 60 bornes, mine de rien...  Côté papattes c'est une bonne fatigue, sans plus, côté fondement ce serait un peu douloureux, mais avec ma selle habituelle il en serait au moins pareil sinon plus vu la distance parcourue et là, le périnée n'est absolument pas endolori, impeccable !

Je suis presque surpris d'atteindre déjà les premières maisons de Châtillon, le retour a été rapide aussi ! Je souris du petit plus que nous font les organisateurs d'une nouvelle grimpette dans la ville, histoire d'en apprécier tout le côté pittoresque, et j'atterris sur le champ de foire. Salle d'accueil où il n'y a plus grand monde mais encore un peu de kir à boire. Petite discussion. Bravo pour l‘organisation nickel. Retour au parking, où je retrouve Francis qui charge le vélo . On discute un peu…pas trop la frite le Francis…dommage qu'on n'ait pas fait cette dernière boucle ensemble…

Parking est presque vide maintenant, ça sent la fin de fête. Ça ajoute à la petite nostalgie de tout à l'heure. Mais quelle belle sortie : 65 bornes à bonne moyenne (presque 19, ça aurait pu être plus), 450 m environ de dénivelé.

 

Voilà les amis : j'aurais dû partir en vacs  demain, mais la voiture a eu quelques vapeurs, c'est remis à la fin de semaine. N'oubliez pas : dimanche 20, c'est la rando de Nogent/Vernisson pour les plus au Nord, chez le Maurice, qu'il faudra embrasser pour moi ! Les autres, ne ratez pas la sortie organisée par Pilou, autour de Ste Colombe des Bois : il vous prépare un départ accompagné depuis Donzy, place Gambetta, mais il faut le prévenir (06 11 59 42 24). Le reste du trajet est un régal, je l'ai reconnu avec lui, l'autre mercredi : les sous-bois vers Châteauneuf sont superbes avec des vues vers les hauteurs de Varzy, un single descendant dont je ne vous dis que ça, profitez-en !

J'essaierai de vous narrer mes aventures méridionales, autant que je pourrai. Bon été à tous !

lundi 09 juin 2008, a 15:21
Quel temps de Cochons !
 

 

Malgré » le temps pourri, on a réussi à se faire une petite sortie jeudi avec Michel de St Martin, Maurice et Jean-Paul : il faisait assez bon dans la matinée et les chemins entre Gien et Chatillon-sur-Loire, de part et d'autre de la Loire, étaient tout à fait corrects. Temps de cochon, ou de cochons, quand même, puisque nous avons pu observer quelques bestiaux qui nous démolissent les chemins régulièrement et, en voyant celui-ci à l'ouvrage, on comprend la technique !

Lorsque la Loire nous a permis de passer (elle est tellement haute en ce moment, plus qu'elle ne l'a été de l'hiver !), on a suivi le sentier des pêcheurs et, question technique, on a pu aussi y admirer celle d'autres bêtes à poils, qui, tout comme les play-boys, ne travaillent ni avec leur mains ni avec leurs pieds… Par contre j'aimerais bien être monté comme eux… au niveau des mâchoires, s'entend ! Les castors du bord de Loire te cisaillent un tronc avec une maestria, que monde entier, pardon que mon dentier leur envie !

Du coup, revenus chez Michel juste avant la pluie qui n'a pas arrêté de l'aprème, on a aussi joué des mandibules ! Une après-midi super : après une virée à VTT,  une bonne table, avec de bons copains et un verre de bon vin à la main, on est vraiment les rois ! Bien sûr, on a discuté de projets vététistiques, pas pour tout de suite, mais un beau truc pour l'an prochain j'te raconterai !

 

lundi 28 avril 2008, a 10:39
Après la boue… la boue !
 



 Retour au pays, et je en résiste pas à te faire un petit bout d'article pour te parler de la Rando du Boudin à Lavau. Je n'y étais pas, pourtant j'étais rentré  la veille au soir, fin crevé, et devais repartir le lendemain. Alors j'étais finalement assez peu chaud pour aller « rouler » à Lavau, vu le temps des jours précédents et connaissant les terres de Puisaye. Je suis donc resté au plumard… eh oui ! Mais vu les commentaires que j'ai lus sur le forum de Gien-Relax et le compte-rendu que m'en a fait Michel de St Martin, j'ai peu de regrets… à part de ne pas avoir retrouvé les copains (et goûté le boudin ?). Si j'en juge par la situation du pauvre Pierre (regarde la photo), je l'ai échappé belle ! (et encore, il paraît qu'un gars a carrément bu la tasse en se vautrant dans une mare !

 

Pour être complet : j'ai roulé le dimanche 13 avec Michel de St Martin, entre Briare et Bonny, sur des chemins connus mais aussi dans des passages que j'ai découverts : eh oui ! Même sur des terres archi-parcourues, on peut encore être surpris : il suffit qu'un gars du coin (en l'occurrence le fameux Eric « Œil de Lynx » de Gien-Relax) se donne la peine de t'emmener. Car on roulait avec les cadors de Gien-Relax, ah mais !!!  Quand on a vu le groupe au départ, Michel et moi, on s'est un peu angoissé pour la suite du programme ! Tous sont bien sympas évidemment : ils ont roulé « pédale légère » mais quand même ! D'une certaine façon on a eu de la chance que trois crevaisons retardent le groupe : on a pu un peu souffler et on en a fait moins long. N'empêche qu'on était contents de notre sortie… et peut-être un peu fiers aussi d'avoir fait partie de ce groupe ?

lundi 17 décembre 2007, a 11:51
Plan « SEC-Cours »
 


Alors, vous êtes sortis, j'espère, les uns z'et les z'autres, ces temps-ci ? Quoi ? Pour faire les achats de Noël ? Pour aller boire du vin chaud aux Marchés de Noël qui essaiment partout ?… Je te parle pas de ça, mais de vélo !! Est-ce que tu es monté sur ton spad ces temps derniers ? T'as senti ? Ça pince hein ? ( comme disait mon ami homard à la langouste qu'il lutinait gentiment, comme ça…). Oui mais c'est superbe aussi, non ?Et puis on ne patauge pas, le sol est sec, enfin, dur, plutôt,, c'est bon, non ?

Tiens, je suis sorti vendredi après-midi. Avec Michel de St Martin, on est allés débaucher encore une fois, le Christian de Gien-relax, comme la semaine dernière. On se disait : « Avec ce soleil, il va y avoir du monde… » ben, on est étroits, pardon, on était trois ! Un peu en retard d'ailleurs, parce que, alors que je m'étais pressé pour arriver  pour une fois à l'heure, j'ai découvert ma roue arrière à plat quand j'ai sorti le vélo de la voiture. C'est ça aussi de le ranger suspendu, et de le transporter sur l'épaule pour le mettre dans la voiture : rien vu. Du coup il était quasiment trois heures à mon clocher-bracelet quand on est partis pour la sortie du jour. Un  petit circuit Gien-Briare et retour, rive gauche-rive droite, avec un soleil bien joli qui nous ménageait de chouettes cartes postales sur la Loire. Sol dur en général avec quelques passages encore givrés et d'autres qui avaient vu le soleil et glissaient un peu. Le niveau de la Loire nous a fait éviter certains passages noyés, par contre on ne risquait pas de se noyer, nous, en passant le pont-canal de Briare, complètement à sec ! J'ai dû m'arrêter avant de repasser le vieux pont de Gien pour regonfler ma roue avant qui était incapable de me faire faire les dernières centaines de mètres pour revenir chez Christian, y'a des jours comme ça…Le soleil avait déjà plongé derrière l'horizon et on est encore revenus  à nuit tombante (et froid tombant aussi !) à St Martin : les après-midi ne sont pas bien longues, ces temps…La boisson chaude qui a suivi était bien agréable !

Je n'ai pas pu aller faire un coucou aux « Frapadingues » qui avaient leur âgé (non pardon, je veux dire leur A.G., je ne parle pas de JP) ce vendredi soir. Le Grand Marsu, justement, passait la main, puisque bientôt il va aller se fixer dans l'Aude. Changement d'époque, ça va faire bizarre, il va manquer dans le paysage vététistique et pas seulement… En attendant, les « Frapadingues » auront  en Francis un président qui devrait assurer. Alors justement, j'ai décroché le bigophone pour aller aux nouvelles et voir qui roulait chez eux ce dimanche… C'était pas l'affluence et je crois bien que j'ai poussé le Francis à prendre un vélo qui serait, sinon, resté au chaud, douillettement, ce dimanche matin…Tu crois qu'il a voulu inaugurer comme ça ses responsabilités de nouveau président ?

 

En tout cas, je me traite un peu de con, ce dimanche matin et je n'ose même pas ouvrir la porte du dehors : le froid passe au travers, ou au-dessous et je sens que si j'entrouvre, il va y avoir une cascade d'air gelé qui va me tomber sur les pieds. Je m'équipe « plan grands froids » : couche sur couche sur le dos, sous-chaussettes avec chaufferettes collées sous les doigts+ chaussettes isolantes, j'ajouterai bien sûr les sur-chaussures tout à l'heure. C'est plutôt côté mimines que je ne sais pas quoi faire : sous gants ODLO et bons gants chauds mais je sais bien que ça ne suffira pas... mais quoi faire d'autre ? Je redoute les doigts douloureux de toute la journée d'avoir eu trop froid le matin.  Bon, faut y aller… Dire que c'est moi qui ai provoqué cette sortie !

Avant même d'être monté sur le vélo, rien que d'être dehors, je sens le froid tout autour ; difficile à décrire, je n'ai pas froid mais j'ai l'impression de me mouvoir dans un air qui a une densité particulière, et puis tout semble engourdi tout autour. J'ai l'impression d'être plongé dans un bain étrange. Coup d'œil au thermomètre extérieur : moins six ! On est dans la zone des records : j'ai roulé par moins sept, moins huit, une rando à Vailly, il y a bien longtemps, à Ménestreau aussi ou encore à Cessy les Bois, à Bouhy, l'an passé où la neige entravait toute progression, pour un premier de l'an aussi en Auvergne avec Manu, David, et Patrick, quand on était partis dans la neige, au Sancy, avec les skieurs qui nous regardaient avec des yeux ronds et quand on avait essayé de rouler sur le lac gelé…

Je pars quand même, pas trop vite pour ne pas me geler tout de suite. Le « buff » enfoncé sur les oreilles, sous le casque, les lunettes, et un autre « buff » remonté jusque par-dessus le nez, je traverse le marché de Cosne, saluant certains marchants qui s'installent et se demandent qui est ce zombie à roulettes. J'arrive route de Cours chez Francis, petit café (mmmmh, ça fait du bien !) et l'on enquille le chemin directement en face chez lui : difficile de faire plus pratique et plus proche, simplement la route à traverser. On remonte le chemin du Tacot vers les hauts de Cours, à l'abri derrière les arbres, on ne sent pas de vent et il est neuf heures, le soleil vient juste de se lever. Nos roues mordent la terre et les feuilles gelées avec un bruit de gaufrettes, délicieux !…De Villorget, on descend vers les bois de Cours, le sol gelé c'est super, mais, à la différence du sol sec de l'été, il durcit aussi les énormes « roins » des tracteurs, faits les jours précédents : rien ne cède sous la roue, il faut franchir, viser le bon passage, ne pas se laisser enfermer par les ornières durcies qui s'entrecroisent. Mais c'est justement là qu'est aussi le plaisir. Un ruisseau, une passerelle dans le soleil qui perce à travers les branches : on prendrait bien une photo. Flûte, « batterie vide » ! Dommage…On poursuit sur le Chemin des Trois Fontaines, pittoresque à souhaits. Je le connais bien, c'est même un des premiers chemins que j'ai parcourus à VTT, mais ne m'en suis quasiment jamais écarté, et j'ai eu tort car en suivant Francis, je découvre un sous-bois aux chemins variés, sur un terrain bosselé assez surprenant, on se grimpe deux bons raidillons inattendus. Il faudra que je revienne par ici pour me familiariser avec les lieux. Après quelques huits dans la forêt, un chemin qui suit le Talweg d'une curieuse combe, on quitte la forêt de Cours pour gagner les bois d'Alligny (pas les bois d'AllOgny, ça c'est au nord de Bourges…pas mal non plus d'ailleurs !). Là encore le Francis, qui semble avoir parcouru ces secteurs de long en large, nous passe par des petits chemins bien sympas. Nos roues s'enfoncent dans les herbes sèches poudrées d'un givre que nos pneus soulèvent. Souvent, il faut franchir des passages où nos roues cassent la glace des flaques, au fond des fondrières, dans un bruit de verre pilé… un régal ! Bien souvent, on se dit qu'il serait impossible de passer par ces chemins si le gel ne les avait pas durcis. Certains secteurs, parcourus par des enduristes à moto, sont complètement défoncés. Une galère si tout n'était pas glacé, et encore ! Tout en faisant notre trace, on devise plaisamment : Francis, en bon Tarnais qu'il est, semble ne rien ignorer non plus des plaisirs de la bonne bouffe et m'explique comment cuisiner des asperges sauvages (qui ne sont d'ailleurs pas des asperges, va comprendre !) . Puis on sort du sous-bois sur le coteau qui, entre Alligny et Cosne, domine tout le pays vers Donzy, Pouilly et, plus à l'Ouest, Sancerre. Le soleil y est bien agréable, mais on y sent aussi un peu plus un petit vent qui s'est levé de l'est (toujours entre 9 heures et 11 heures, selon les observations de Francis !) mais qui va plutôt nous pousser pour revenir vers Cours à travers de grands champs ouverts. Il est bientôt midi et nos téléphones sonnent successivement, pour déclarer aussitôt forfait, batterie usée ! Un mauvais coup du froid, sans doute... Il faudrait porter téléphones et appareils photos directement dans des poches un peu isolées du froid et non dans les sacs !

 Retour au chaud après avoir dévalé le chemin du Tacot dans l'autre sens, finalement on est loin d'être frigorifiés et ça valait la peine de se donner un peu un coup de pied aux fesses pour ce sortir ce matin. La ballade était superbe ! 42 bornes +450m, Dommage de ne pas l'avoir partagée à plus. Il faudra y penser pour la semaine prochaine. Ben quoi ? le 23, c'est pas encore Noël, faut se bouger un peu non… pour mériter  de s'asseoir ensuite à table !!!

lundi 26 novembre 2007, a 15:30
Du beau, du bon, du Bonny !
 

Rendez-vous des mordus, ce dimanche  à Bonny : conformément à ce que la météo annonçait, le temps est à la pluie. Quand j'ai mis le nez dehors en me levant, ça n'avait pas encore commencé et l'on pouvait encore espérer que cela reste comme ça, mais maintenant il bruine, finement mais consciencieusement, et les essuie-glaces sont à l'œuvre sur la route de Bonny. Ça fait tout drôle d'ailleurs, de ne faire qu'un petit bout de route pour aller au rendez-vous du dimanche matin. Depuis un mois, il fallait bien trois quarts d'heure de route pour être à pied d'œuvre ! Donc, j'arrive aux Vergers des Beaumonts dès huit heures. Tranquille, je ne déteste pas prendre mon temps pour m'équiper et discuter un peu avec les uns et les autres. Aux Beaumonts, il y a toujours un service d'ordre strict pour te faire ranger la voiture. Pas question de prendre la place que tu as repérée là, pas trop loin ni trop dégueulasse, il faut te mettre là où les placeurs ont décidé, sinon…Cette fois-ci, on n'est pas dans la boue entre deux rangs de pommiers mais sur la dalle en béton, juste à côté du barnum des inscriptions, c'est pas mal du tout, mais le mec a décidé que je devais me garer en marche arrière, na ! Pourquoi ? Dieu seul le sait (comme disait mon prof de maths, quand on lui demandait le pourquoi du comment de certaines théories ou autres…). Pas pratique pour sortir mon vélo, mais c'est comme ça et pas autrement… Enfin !… Inscription avant le reste de la foule et je m'équipe dans la voiture car ce fichu crachin qui ressemble à un vague brouillard mouille sérieusement ! Plafond bas, et, au-delà de la route, les vergers et les champs s'évanouissent vite dans la brume. Tristounet comme ambiance… Heureusement qu'on va être une bonne bande, côté agrément. D'ailleurs Michel et Noëlle passent justement devant ma voiture. Autour et surtout sous le barnum, je guette les têtes que je n'ai pas vues depuis un peu. Le Grand Jean-Pierre des Frapadingues est là avec un bâton ferré : il n'a pas l'air en forme et pour lui ce sera marche et non VTT. Je ne l'avais pas vu depuis un bail (fin juin) et nous évoquons ses projets persos et ce qui en découle pour le club des « Frapadingues » : dur de lui trouver un remplaçant à la présidence. Justement, quelques « tachetés » s'annoncent. Pas trop de nivernais… le temps a dû faire hésiter à quitter la couette garnie ! Un coup d'œil sur le parcours : tiens, contre toute habitude, les traceurs ont modifié le schéma général pas trop boueux des années précédentes. Z'ont pris un risque, non ? Alors on ne traîne pas : on part à un bon paquet, le groupe habituel des ConflAnais, mais devant nous il y a aussi quelques maillots des marsus et des Ouzouériens. Descente vers le Val puis on remonte vers Neuvy par un bon bout de bitume montant : les jambes tombent bien régulièrement ce matin. Bon signe.

Générée par cette cadence régulière, une mélodie me trotte dans la tête. Il en est souvent ainsi chez ceux qui pratiquent un sport d'endurance : un petit air vient rythmer l'effort. Tout peut y passer depuis la chanson gaillarde jusqu'au dernier tube en passant par le souvenir d'une comptine enfantine, mais là… c'est carrément la  « Cinquième » de Beethoven ! Rien que ça ! Certes, c'est énergique, voire énergisant, mais quand même… Quoique, mais oui…la « Cinquième », ses célèbres « Pom, pom, pom, pom » ! Nous sommes à Bonny, à la Rando des Vergers des Beaumonts… les pommes… « pommes, pommes, pommes, pommes ! » C'est cela ! Stupide mais réel ! J'aurais pu penser à Guillaume Tell, à Newton, voire à Gottlieb ou même Mac Intosh ou New York, mais le rythme du pédalage a imposé la musique. Et puis, il est vrai que cette rando rime tellement avec les fruits que l'on ne l'évoque qu'ainsi : « Ah oui dimanche, c'est « Les pommes »  ou « On se retrouve « aux pommes »…

Après Neuvy, on suit les chemins, en  jolis sous-bois, bien connus qui vont vers Annay : un peu de boue bien sûr, c'est glissant et collant souvent, sans être bloquant heureusement. En général, on trouve une petite « musse », un passage roulable qui permet d'éviter, soit la flaque, soit le petit bourbier. Il s'agit de choisir simplement la bonne option et donc aussi de faire confiance à celui qui précède. Et l'on ne suit pas forcément aveuglément n'importe qui : j'ai des roues  à qui je fais confiance, j'ai beaucoup roulé derrière Patrick, à l'époque où il faisait du VTT, à l'époque du Grand UM Veaugues : sa trace était sûre, pas de surprise, pas d'écart brusque à craindre, une allure régulière. Confiance. Tout l'inverse d'un Jean-Marc « La Plaque », qui faisait n'importe quoi… Il y a de la connivence, de l'entente, à se suivre ainsi, comme si on emboîtait le pas de quelqu'un, on emboîte la trace, quoi, la roue…unis dans le même effort, dans la même confiance. Je me souviens avoir énormément appris ainsi en ski de descente : mon copain, Alain qui avait été entraîneur du NUC, (tu connais pas l'eunuque ? Pardon, le NUC ? C'est le Nice Université Club). Bon, ben, c'était une bête sur les planches (ça doit toujours être, d'ailleurs, même si je ne l'ai pas vu depuis une paye) et il m'est arrivé de skier dans ses talons : je ne regardais que l'arrière de ses skis et pas la piste, déclanchant les virages en réflexe, en ombre de ses gestes. Il passait, je passais, au millimètre. Chaud parfois mais je n'oublierai jamais ! J'ai beaucoup aimé aussi, en septembre dernier, suivre ainsi François mon frangin, il y avait un partage, peut-être plus que si nous avions roulé côte à côte…

Quoi? T'en as marre de mes considérations philosophico-technico-je-ne-sais-quoi à deux balles ?  Et alors, c'est MON blog ? Si tu veux t'exprimer, défoule-toi dans les « commentaires » ! Mais t'as raison, je racontais ça parce que le chemin tu le connais alors…Tu sais : ça descend vers Annay et puis, après, on remonte par une bonne côte sur la route en face. Bon, on s'est arrêtés une minute au bord de la « Vrille », la rivière de là-bas, photos et puis voilà. Maintenant  on en est à espérer le ravito, parce ça commence à… et puis les ravitos de Bonny, on sait que ça vaut le coup. Un petit « coup d'cul » un peu glissant et puis la route encore et nous z'y voilà : la grange, la foule, marcheurs et vététistes, les longues tables garnies qu'on n'aborde qu'en jouant des coudes. Il y a de tout, tu peux quasiment y composer ton repas : entrées, plats, fromages et desserts…impressionnant, même si on connaît. On trouve encore à discuter avec ceux qui étaient devant et s'attardent, et aussi avec ceux qui arrivent. Un bon groupe de « Gien relax » et d'autres Frapadingues. J'ai à peine le temps d'enfourner la dernière bouchée en saluant un collègue que je dois enfourcher le spad en catastrophe pour suivre mon groupe qui a déjà mis les voiles. Z'ont raison remarque, on a un peu tendance à s'attarder plus que la normale et, du coup, on se refroidit nettement. Par contre, il n'était peut-être pas inutile de faire ses provisions car nous ne repasserons pas, contrairement aux habitudes, par le poste de ravitaillement. Un ravito pour 45 bornes, ça va faire un peu juste. On retrouve la voie romaine, du classique encore où nous roulons en compagnie de Didier et Franck, des Frapadingues, puis on s'écarte sérieusement du secteur habituel. Ils nous conduisent où ? Un village et son clocher… mais c'est Batilly ! On y roule souvent en début de juillet, rarement à cette époque de l'année, mais les chemins nous sont connus aussi : on passe devant le domaine de la Colinière puis nous gagnons la vallée de l'Ousson et son joli petit single qui surplombe la rivière. Il ne pleut plus vraiment et le passage est plutôt sain  et agréable. Le traceur s'est amusé à nous dérouter car, au lieu de gagner Ousson/Loire et les bords de Loire, on  repart vers Bonny par l'intérieur des terres. Le terrain est plus lourd parfois, à moins que ce ne soient les jambes et notre groupe s'étire un peu. Un dernier passage dans les champs, glissant à souhait et qui rappelle, justement, un peu le ski (avec moins de contrôle possible !) puis on retrouve notre base de départ, et… le ravito d'accueil fort bienvenu ! Lavage de vélos, puis j'ai le tort de quitter l'imper : humide de sueur en dessous, je me gèle maintenant : j'aurais dû me changer complètement !…Discussions encore, avec Super-Dudu, dit « Dudu-la fesse » qui, dès qu'il me voit maintenant, se tient le popotin. D'ailleurs, prévoyant, il amène carrément avec lui  son infirmière perso ! Le luxe !… Où roule-t-on la semaine prochaine ? Souppes /Loing, c'est, justement…loin !  Il y a Vouzeron, aussi, pas la porte à côté non plus… P'être bien qu'il faudra se faire une petite SEC sur le pouce… On verra… passons aux récompenses : et nous voilà avec chacun notre sac de pommes : faute de « pom, pom girls » nous voici « pommes pommes boys » !!!

 

Présentation
Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!

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commentaire(s)
Bobo à Bonny . (25/11/2009 22:31)

Eh ben dis donc, c&#...

Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)

L'hécatombe con...

Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)

Bravo et merci j...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel, homme de l'ASCO (18/11/2009 11:18)

Merci Bill pour ton ...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel de St Martin (18/11/2009 09:40)

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