| mardi 30 juin 2009, a 15:19 |
| Coucou qui que revoilou ? |
Woouahhh mes amis, c'te galère
qu'un déménagement !!!! Quand
il faut vider une maison, grande presque comme Versailles (j'exagère, tu
crois ? Bof, un peu seulement) et ARCHI-PLEINE (là j'exagère pas, et
j'écris sous contrôle !) de meubles et de trucs hétéroclites (y a des
trucs exploitables dans la composition de ce mot, tu crois pas Manu ?)
accumoncelés depuis 20 ans, j'te dis pas l'entreprise ! Des kilos à
empaqueter, autant à jeter et autant à suer ! J'ai plus vu les copains du VTT à soulever, transporter, démonter et remonter que sur le
spad.
Heureusement qu'ils étaient
là !
Bon, mais tu t'en fous,
non ? Et le VTT sur la
machine ?
Ben si, quand même, un peu. J'ai
juste raté le dimanche 7, le lendemain du Jour-J, parce que là, non, c'était
trop. D'ailleurs les participants sus évoqués, n'ont pas particulièrement
brillé sur le vélo ce jour-là non plus, à ce qu'il paraît !
Et puis aussi, déménager, c'est
une chose, mais transférer Internet, il y en a pour…trois semaines !!!
Selon mes infos, ça se justifie pleinement puisqu'il faut, pour refaire la
connexion, au moins… 30 secondes ! Alors tu penses.Nous ça s'est terminé
par visite du technicien à domicile, tellement que ça ne marchait pas...
Et puis fatigue, et puis pas le
temps…Alors s'cuse pour le blog, mais, tu vois…
Vélo quand même j'ai dit,
alors voilà : pour la Pentecôte, justement, pentes et côtes (pas la
célèbre rando de Touraine) en Sancerrois, avec une petite SEC, Manu,
Actif-Michel et Anne : on n'a pas affronté les bolides qui se mesuraient
dans la course de côte de Sancerre, mais, on leur a fait une petite visite (voir photo). Belle sortie par un temps idéal : on a démarré
de Bué pour monter direct au Carroué du Marloup, tu sais, sur le dessus, ça
chauffe bien les mollets. Remarque, des à qui ça a grillé les mollets et le
reste, ce sont le soi-disant sorciers qui ont été brûlés à la joyeuse époque
médiévale, au même endroit.
Puis on s'est fait le tour de
Chavignol, Fontenay, St Satur avec descentes et côtes afférentes. Du sympa,
quoi. On a fini par une virée vers L'Orme au Loup, Banon, Gardefort, Veaugues
et retour par le Petit Senais. Belle boucle. Côté forme, ça allait…C'était
avant le déménagement !
Quinze jours plus tard, j'ai joué
du bigophone pour tâcher de trouver des compères. Seul le Tom' a répondu à mon
appel de détresse et, avec le Pharmaton, on a commencé à chercher des chemins
improbables dans le lit de la Loire entre Cosne et la Celle, petites orties
sympas, sable, tout bien quoi. Puis on a passé le pont pour monter vers
Boulleret et au-delà, aux confins de Ste Gemme avec un retour sur Bannay, le
Golf, le pont de St Thibault puis Villechaud. Du classique, un peu
« Autruches de Gien –Relax » si tu vois. Bien sûr, on a croisé
trois « Frapadingues » qui roulaient de leur côté et qui, eux-mêmes,
en avaient rencontré deux autres un peu avant ! Eh, les Marsus ! Il
faudrait voir à regrouper les projets, c'est tout de même plus sympa de rouler
ensemble qu'à s'éparpiller dans la nature ! Faut trouver un plan
« sortie du Dimanche ». Un répondeur, façon « Gien-Relax »,
peut-être ?
Le dimanche qui a suivi,
après une deuxième journée de déménagement costaud (avec cartons et transport
aussi dans les jours intermédiaires, faut pas croire !), les mollets
étaient un peu usés et puis
c'était la Fête de la Zique et, pour moi, pas mal de sollicitations,
donc, pas de « Randos des Gués » à Brinon, hélas, mais trop loin. Pas
eu de nouvelles de ce côté, c'était bien, comme d'hab', non ?
Suis allé rouler à Briare (c'est
malin, ça, encore deux belles randos le même jour !), avec Michel-Léopold
et l'ECC. Du solide et sympa à
rouler, normal, mais, faute de temps, on a évité la grande boucle de 60...
un regret quand même, en forçant
un peu…Mais, selon « Pieds-Nus », ça ne valait pas la peine :
trop de boue ! Faut dire qu'on a eu notre dose, dans un passage digne des
hivers les plus mous !
Enfin dimanche dernier, pour se
remettre des derniers épisodes du déménagement (encore !!!), style bise
bille avec la proprio (un cas !) lors de l'état des lieux, le Maurice
m'avait gentiment invité pour décompresser : tour de 45 km entre Nogent,
Cotillon, pardon : Chatillon-Colligny, Ste Geneviève des bois + barbeuc,
du Maurice, quoi. Du coup je n'étais ni à Challuy (ou Sermoise), ni à Pigny où,
selon Actif-Michel, l'organisation était top et la rando particulièrement chouette.
Mais, sûr qu'il n'a pas eu la découverte que nous avons faite, nous, au
cœur de la campagne (que nous avions une fois parcourue sous quelle
pluie !). Comme nous approchons d'une maigre maison perdue dans la nature,
nous découvrons dans le verger, perché au sommet d'un cerisier, un haut-parleur
qui diffuse… du Michael Jackson !!! Le (définitivement maintenant)
« extraterrestre » ravalé au rang d'épouvantail, lui qui en avait
parfois l'air, ces derniers temps… quelle dégringolade !
Dimanche qui vient, si vous ne
vous regroupez pas ici et là, il y a une rando à Colméry (près de Donzy), assurément belle (garanti par
Pilou). 34 km, mais pas du plat, et qui peuvent s'allonger en ralliant Donzy
(Maison des associations) à Colméry, en suivant le balisage jaune et blanc le
long de la Talvanne, avec, en prime, une petite grimpette dont je t'ai causé
dans la Rando de l'Ascension (voir + haut). Il y aurait aussi, selon Michel-Léopold, la traditionnelle rando de Batilly en Puisaye (celle avec la Brocante et tout) mais avec une boucle de 40km , ce qui est un progrès.
Et, dans un peu plus d'une
semaine, c'est le début du grand périple d'été : on attaque la GTMC
(Grande Traversée du Massif Central, ignare !) avec comme équipe de base
(car Actif-Michel et Anne et puis aussi Antoine seront les vedettes américaines
pour le WE du 14 juillet) Michel-Léopold, qui a prévu toutes les étapes,
Maurice, qui fournit la voiture accompagnatrice et un sien copain comme
chauffeur, Jean-Paul qui fournit le porte-vélos et ma pomme, qui fournit,
euh... quoi ? Disons, peut-être, mon expérience du parcours, puisque je
l'ai fait avec Manu et son cousin Christophe, il y a douze ans…au siècle
dernier quoi !
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| lundi 09 février 2009, a 10:02 |
| Les Cot’hauts Sancerrois |
Il y a des matins de rando où tu retiens ton souffle avant
de monter sur le pèse-personne et où, un peu plus tard, tu regardes à deux fois
le niveau de remplissage du Camel : ne pas trop en mettre dedans, surtout,
parce que, tout ça, tes kilos superflus et ton chargement, il va falloir le
hisser en haut des coteaux. Or, justement, aujourd'hui, il y a quelques côtes
au menu, puisqu'on va à St Satur pour la "Rando des Coteaux
Sancerrois". Il y a, comme ça dans l'année, quelques randos
« physiques », pas énormément il faut bien le dire et j'en connais
quelques-uns, des cadors du VTT (et d'autres moins cadors), qu'adorent pas trop
ce type d'efforts et qui évitent soigneusement de venir en particulier à St
Satur. Aujourd'hui, en plus ils auront une bonne excuse, au moins, car il a
fait un temps assez pourri hier, avec un peu de neige et, ce matin un risque
assez conséquent de verglas. On a eu connu ça, déjà, en cette occasion, et je
me souviens d'un pont de St Thibault que j'ai traversé, au pas, en voiture
derrière celle du Grand Jean-Pierre qui n'en menait pas large.
C'est presque
ça aujourd'hui, avec un joli coup d'œil, en arrivant, sur Sancerre et les
collines qui dominent la Loire, joliment poudrées de blanc. Manque juste un
petit rayon de soleil, car la brume du matin est venue boucher un peu
l'horizon.
On commence par se fourvoyer, car
le rendez-vous s'est déplacé de quelques centaines de mètres, à la nouvelle
salle culturelle toute flac et dont on va bien dégeulasser le nouveau carrelage en fin de matinée.
Curieux mais bon.
Je me pointe pas trop tard, pour
profiter de l'arrivée des autres mais Anne et Actif-Michel m'ont précédé :
doivent être en manque, vu qu'ils n'ont pas roulé depuis trois dimanches !
Équipement « hiver » d'autor
et petit café chaud, merci, en saluant les copains : les locaux
sont là, mais l'ECC n'est représentée que par Michel-Léopold de St Martin, qui
sera d'ailleurs récompensé pour son mérite d'avoir bravé les kilomètres
verglacés.
Actif-Michel et Anne ont déjà dropé
devant et, en compagnie d'Œil de Lynx de Gien-Relax (sont deux avec le Claude,
faudrait prendre un peu de risques les gars !!!), avec Léopold, on les
rejoint au moment où, après le petit échauffement bienvenu dans le plat du Val,
on arrive à Ménétréol, puisqu'on tourne cette année dans le sens des aiguilles
d'une montre. En face : l'Orme au Loup, c'est là que ça devient sérieux. Première grimpette, dans le village d'abord puis au-dessus, bien sûr. Le sol
est gelé et les crampons s'accrochent, si bien que cette première difficulté se
grimpe assez cool, et c'est peut-être bien la première fois que je reste sur le
plateau médian pour le raidillon final.
On commence déjà à croiser des
marcheurs qui font le parcours dans l'autre sens, aussi je me méfie et jette un
coup d'œil en contrebas quand il s'agit de se lancer dans la descente qui
ramène au pied de Sancerre : on la connaît bien, elle est assez large et
saine et l'on peut se lâcher, en faisant gaffe toutefois, tout en bas, au
virage dans la caillasse avant de devoir tourner ensuite à angle droit .
On est bien lancés : pas de
marcheurs à croiser. Roule ! On passe sans Pb une grille d'évacuation de
l'eau de ruissellement nouvellement installée. Plus bas, une vététiste à
doubler… je vise le côté gauche où elle a laissé de la place, quand, bien sûr
elle s'y déporte au moment où j'arrive à sa hauteur, à moi la caillasse du bord de la
vigne! Un peu chaud, mais c'est passé juste ! Le dernier virage, les petits
cailloux, des marcheurs qui s'écartent, apeurés, à droite et à gauche, comme
des poules. Tourner à gauche... eh ? c'est une impression ou quoi ?
J'aurais bien freiné trop léger…
Premier ravito, premières gorgées
de vin chaud…p'têt pas malin ça …Mais il faut bien se remettre, car on vient de
se rendre compte (le panneau était à l'envers) que nous venons de traverser un
territoire de chasse en cours… carrément !
Montée à Sancerre par la route,
puis on bascule sur la Mignonne, sans trop se lâcher car, tout de même, il y a
pas mal de neige, surtout au début… mais ensuite, banzaï!!! Sur ma lancée, je
manque encore d'emplafonner Anne qui, elle aussi, fait un écart pour prendre
une trace.
C'te fois-ci c'est tout à
gauche : on attaque la côte qui mène à Amigny : départ très raide,
puis ça s'adoucit progressivement pour finir sur le plat, à l'entrée du
village. Là, il faut s'employer sérieux. Bon, le vin chaud n'ayant pas fait de
ravages, j'escalade sans encombre cette deuxième difficulté, bien que, sur le
haut, le chemin se soit couvert de glace. Pas facile : pas de mouvement
brusque, bien rester le corps à l'aplomb du cadre. J'ai droit tout de même à un
petit écart imprévu ! Je m'arrête attendre les côpains (pas le Eric qui,
lui, caracole devant !). Le paysage est splendide : photo...C'est marrant de réaliser que le chemin qui, là-bas, monte au-dessus d'Amigny par une trouée entre les arbres, évoque aujourdhui une piste de descente de ski tracée dans la forêt!.. Mon séjour dans les Alpes n'est encore pas bien loin!...
On gagne, un peu prudemment, le
bas de la côte sur la dorsale entre Amigny et Chavignol (tu me suis oui ?
C'est toujours le même parcours, dans un sens, ou dans l'autre !). Ça
glisse parfois sérieux et j'ai encore failli percuter une fille à VTT qui s'est
brusquement mise en travers, décidément !!!
Bon, eh bien maintenant, à nous
cette troisième grimpette.Pas bien facile habituellement, car, outre qu'elle
est assez pentue, elle est recouverte de gravasse et il faut y choisir son passage. J'y ai souventes fois eu
des Pb d'adhérence. Aujourd'hui aussi, mais pas pour les mêmes raisons, tu
devines !
Avant de plonger sur Chavignolet, à droite, on roule
carrément dans la neige. Descente un peu prudente puis on remonte le fond du
vallon. On oublie souvent ce chemin dans les difficultés, peut être parce qu'il
est dans un fond, pourtant il grimpe pas mal et là, avec la neige, c'en devient
vite casse-pieds de le remonter, si bien que j'y mets un instant pied à terre,
tant j'en ai marre de mouliner en cherchant, avec difficulté, adhérence et
passage. Je me remets en selle un bout, mais, de toute façon, le raidillon à droite qui
remonte au-dessus de Chavignol est imprenable dans sa première partie. Déjà
dans de bonnes conditions, c'est
saqué, mais là...
Je passe quand même le haut sur
le spad et j'enquille le sentier entre les arbres bas : choc
esthétique ! La neige est restée sur les branches des fourrés, c'est
splendide ! De même que le vallon de Chavignol en dessous.
On gagne Verdigny, ravito chez
Prieur qui nettoie gentiment les vélos au jet: la classe !
Derechef vin chaud ? Bon,
mais juste un peu, hein ? Il ne reste plus beaucoup à grimper, je
crois…Quoique, s'il leur prenait fantaisie de nous faire remonter le chemin des
Blanchisseuses, hein ? Ça nous ferait drôle, non ?
Mais pas de fantaisie, on suit le
parcours classique (ouf !). Faut quand même remonter le bois de Charnes…De
là, on descend dans les vignes : zou ! Attention, prendre là-bas à
mi-pente à gauche... EH, c'est quoi, ça ? Je freine à bloc et ne ralentis
guère !!! Comment s'arrêter ? Tout droit ? Je prendrais encore
de la vitesse ! Je tente la bifurcation à gauche, en allant m'appuyer sur
une espèce de talus qui m'empêche d'aller dans les rangs de vigne. Ça marche.
Ouf ! Va falloir éclaircir la question. Purger le circuit
freins ? Sinon c'est quoi ?
Nouvel arrêt près de l'ancienne
gare (sans prendre de vin chaud.. quoique… Si on nous poussait…) puis petit
passage dans les vignes avant de plonger vers le golf.Le coin, qui dégage une
belle vue sur le Val et Sancerre de profil, est joli mais assez galère à
traverser, car on est en fin de matinée : glace et neige ont fondu dans le
secteur et ça patte un peu mon n'veu ! Pour extraire les roues de la
gadoue faut un brin tirer sur la chaîne !
On retrouve le chemin gravillonné
de la « Loire à vélo », le long du canal. Bof ! Eric appuie un
peu, et nous on essaie de suivre sa roue, comme on peut, avec ce gravier qui
freine !
Il n'est pas bien tard :
c'est vrai qu'on n'a fait que trente bornes mais quand même 600m de D+, bon, le
tour de Sancerre, c'est pas le Tour du Mt Blanc, mais quand même…
Lavage de vélos, boudin,
récompenses et apéro… Sympa, même si on se sent plus à l'étroit dans le hall
d'entrée de cette nouvelle salle que dans l'ancienne. La nouvelle équipe a
cherché à continuer dans la tradition avec un souci d'améliorer l'organisation.
Pas mal.
Et dimanche prochain ? Que
tu me demandes… Il y a Fourchambault.Le coin est sympa, avec les hauteurs de
Garchizy et de Pougues en toile de fond, si tu vois ce que je veux dire…Quoi,
c'est loin ? Bof, une demi-heure de Cosne et avec l'autoroute gratos, et
puis moi, quand je vais à Vieilles maisons ou Chalette, c'est quoi ?
Bon allez, bonne semaine à
tous ! |
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| lundi 06 octobre 2008, a 22:24 |
| Ah ! Trop de route aux Birettes ! |
Titre pour les amateurs de contrepèteries (trop
facile !) et un clin d'œil à ce cher Henri IV, qui y croyait un os (plutôt
que des arêtes !) et qui est venu promener ses guêtres dans la région
concernée, puisqu'une anecdote savoureuse le signale au Château de Boucard,
près de Sens-Beaujeu.
C'est vrai qu'il y avait pas mal
de bitume sur le circuit mais, quoi, sur 95 km (bon poids), on ne va pas
chipoter, et même plutôt apprécier parce que, t'as bien lu, on s'est fait plus
de 90 bornes ce samedi au « Défi des Birettes », LA grosse
organisation VTT de l'année de Vailly-Loisirs à Vailly-sur-Sauldre. Pas souvent qu'on a l'occasion de se
faire un tel parcours. J'ai bien déjà franchi les 100 bornes, lors de La
Source-Chambord, mais sur un terrain archi-plat, alors que samedi, on s'est
dégusté entre 1250 et 1350m (selon les altimètres) de dénivelé. Même à l'époque
de la « Trace- ou de la Trans-Sancerroise » où l'on se trouvait à
rouler sur la journée, voire sur un jour et demi, et dans la même région, on
n'accumulait pas autant de kilomètres sur un jour.
Les «Birettes», comme on dit,
j'en avais déjà fait un bout : le matin OU l'après-midi et j'étais déjà
souvent bien cassé après l'affaire, alors toute la journée, je n'avais pas osé.
Michel de St Martin et Maurice en étaient des habitués, c'était bien tentant de
les imiter. Alors, cette année, c'est dit : on défie les birettes. Emmené
par la dynamique et une météo qui ne s'annonce pas trop défavorable,
Actif-Michel a confié les clés de l'agence à Anne et se joint au groupe. Côté
EC ConflAns, le groupe s'enrichit également d'un beau-frère, de copains, du
fiston Antoine… et puis Stéphane descend de Montargis pour se joindre à la
fête. On va être une bonne bande ! De bons rouleurs tout ça, eh, faudra y
aller molo !
Seulement les
« Birettes », c'est du paranormal ! Ça ne te dit peut-être rien,
mais on touche là au mystérieux. Rapidement dit, les « birettes » ce
sont des sorcières et s'il y a un coin célèbre dans ce domaine c'est bien la région
de Sancerre et du Pays Fort. Mais, en fait, c'est beaucoup plus bizarre que
ça. Ma grand-tante me disait : « Une birette, pour moi, ça
ressemble à un p'tit chien, pourquoi ? ». Ma mère redoutait certains
coins où on lui avait dit que se cachait une birette… Et puis moi, je vais te
dire, je n'ai jamais participé au « Défi » sans qu'il ne s‘y passe de
drôles de trucs, comme casser une chaîne ou autre. Tiens, dis-moi pourquoi, la
veille au soir, je trouve mon pneu arrière assez dégonflé, un tubeless costaud
qui a enduré les épineux et les cailloux tranchants tout l'été, c'est pas un
petit tour sur la route qui l'aura crevé ! Je regonfle en me disant que je
vais vérifier le lendemain matin. Et puis bien sûr, au matin, il est à plat. Ça
commence bien tu crois pas ? Et que je te démonte tout ça (roue arrière,
bien entendu, pour que ce soit plus rigolo), essuie le produit anti-crevaison
et monte une chambre à air, le tout un peu fébrilement, because l'heure qui
tourne. Pas très Zen tout ça pour se mettre en train pour une sortie qui
stresse un peu.
Bien, j'arrive à Vailly plutôt en
avance (j'avais prévu large heureusement !). Pneu arrière à plat !!!!
Une birette je te dis ! Le genre de truc c'est : pas la peine d'aller
plus loin, demi-tour, on rentre à la maison ou bien, heureusement, les copains
vont arriver, j'aurai au moins un réconfort moral et sans doute de l'aide. Je
vais donc m'inscrire comme si de rien n'était ou presque et pour me forcer à
rester là. Et puis Maurice, Michel de St Martin et son beau-frère arrivent,
démontent, essuient, cherchent, gonflent et remontent pendant que je récite des
formules de désempicassement (anti-mauvais sort). Pourvu que ça tienne !
Départ à neuf heures, ça donne le temps et puis… on a toute la journée, pas
vrai ?
Départ groupé, on essaie de ne
pas se perdre au milieu de tous les VTT, mais bon, ce n'est pas la cohue non
plus. D'ailleurs, contrairement à ce que se passe d'ordinaire lors de tels
départs, personne ne bourre vraiment, c'est cool. On se dirige en gros vers Pierrefitte-es-bois
et Santranges. Malgré les averses de la veille, le sol est resté sain. Un
régal. Par contre il ne fait pas chaud. Tout à l'heure, on parlait de
températures à peine positives, genre 1 ou 2°, et chacun avait ressorti tenues
longues et sous couches chaudes.On aurait même pu mettre les
sur-chaussures !
Et bien sûr les
« birettes » s'en donnent à cœur joie. Ça crève de partout : on
double plein de gars qui réparent et notre groupe n'échappe pas à la
malédiction. Pourtant les chemins ont l'air propres. Ils sont aussi bien
agréables : beaucoup de chemins couverts, comme cheminant au milieu d'une
haie. Très joli, d'autant plus que le soleil se montre plus généreux
qu'annoncé. On s'attend volontiers, en roulant sans trop forcer. Dès que ça monte
un peu, pour ma part je mets petit et tente de garder le maximum de réserves,
d'autant plus qu'il m'a fallu un moment pour me réchauffer. En s'approchant de
Léré puis de Savigny, on reconnaît des sentes souventes fois parcourues. Et
puis Maurice et les autres lorgnent à droite du côté du Faît des Marnes
d'Assigny qui domine le secteur et que Pied-Nu nous avait fait escalader, il y
a quelque temps, par des raidillons qui avaient marqué nos mémoires (et nos
guibolles !). En fait on tournera autour sans l'aborder vraiment. Notre
circuit prend un aspect descendant en se dirigeant vers la Loire : on
évite Boulleret pour gagner Bannay. Ravito (il y en aura cinq en tout,
l'organisation est efficace et discrète, le balisage OK.).
Bien. Maintenant on est en bas, au niveau de la Loire et les
hauteurs de Sancerre, nous narguent un peu, tout éclairées du soleil matinal.
Que nous a-t-on concocté ? On sait bien que c'est là que débute vraiment
les choses sérieuses et l'on attend le moment décisif. Pour le moment on se « promène »
tranquillou, sur le chemin entre Bannay et le golf de St Satur en discutant…
Une pierre soulevée par la roue d'Antoine claque bruyamment dans ses roues et
celles de son père Michel qui roulait près de lui. Tout le monde a entendu et
réagi, puis continué. Antoine s'est arrêté un instant pour vérifier. On revient
en arrière . Nouveau coup des birettes : trois rayons consécutifs
cassés, arrachés de la jante (et disparus d'ailleurs !). Que faire ? Espérer que la roue
tiendra sans trop se voiler, mais le trou est impressionnant !
Un pont sur le canal, un autre
sous l'ancienne voie ferrée et début des hostilités : premier
raidillon dans les cailloux, bien connu. Déjà, on envisage la suite : la
gare et l'attaque dans les vignes au-dessus du viaduc. Là c'est du
sérieux : pentu et long, que l'on escalade sur le petit développement en
se glissant entre les machines à vendanger qui ont commencé leur boulot. Je ne
grimpe pas trop mal, mais redoute d'avoir déjà trop donné. Car il y en aura
d'autres même si, pour le moment, on est tout en haut, près du bois de
Charnes et qu'on profite du panorama sur St Satur et Sancerre. On gagne les
vignes (sans passer par le bois de Charnes, curieux, on a raté une
flèche ?) puis Verdigny. Là, bout de route pour grimper au-dessus du
stade, vers Sury, encore une fois il s'agit de mettre les watts. On plonge sur Sury d'abord par la route
(quel dommage !) puis par un petit toboggan technique délicieux. Antoine,
qui craint pour sa roue, continue la route. Avec Stéphane et Actif-Michel, on
l'a rejoint puis continué vers Chappe. Arrêtés à la route de Ste Gemme, on
attend un bon moment le groupe qui attend Antoine, qui, lui, les attend…
Montée vers Ste Gemme :
ravito de midi. Sur les conseils des habitués, on a renoncé à s'inscrire pour le
repas, pour ne passe refroidir trop, prévoyant quand même un sandwich. Bien
nous en a pris, car ce ravito, qu'on espérait aussi correct que les autres, a
été littéralement pillé. Certains
qui comptaient dessus font museau ! Peut-être est-ce pour cela qu'on ne
s'attarde pas beaucoup… du moins à peine le temps pour moi de descendre mon
sandwich (il est vrai que je mange lentement…) et que, la bouche encore pleine,
je dois cravacher un peu pour rejoindre le groupe montant là-bas sur la route
qui s'élève un peu au-dessus du village. De fait, on revient presque à Sury
après une première descente pour aller prendre le creux du vallon qui monte
au-dessus de « la Vallée ». S'appliquer à monter en dosant les
efforts…On se regroupe en haut et une birette nous y attend de nouveau :
elle nous fait partir sur la route de Menetou-Râtel, alors qu'il fallait aller
tout droit. Bien sûr, deux kilomètres plus loin, on hésite, Antoine revient en
arrière, puis nous fait signe de loin. On a bien fait 3 ou 4 kilomètres de plus
et perdu de nouveau un quart d'heure.
On dévale vers Mainbray : qu'elle est belle cette descente, mais
elle signifie aussi qu'il va falloir remonter. Et l'on fait ça en deux
temps : une première fois dans la caillasse des vignes où nous avons la
concurrence d'un tracteur attelé qui semble devoir basculer en avant. Là il
faut mettre pied à terre, ce serrait suicidaire d'insister. Redescente puis
regrimpette (un peu) plus douce. Arrivés à la route, on attend le regroupement
qui tarde. Les nouvelles arrivent : crevaison avec difficultés de
réparation dues à un remplacement de chambre à air par un modèle trop grand et
inadapté. Comment veux-tu que ce soit autre chose qu'un sale tour de birette
encore ? C'est la loi du groupe. Certes, c'est vraiment sympathique, c'est
sécurisant aussi, mais tous les retards des uns ou des autres s'additionnent.
Mais bon, à part un petit vent, on est bien et puis on a notre temps. On tourne
autour de Menetou-Râtel. Depuis quelque temps, on parle beaucoup entre nous des
avertissements de Jacky, l'organisateur en chef. « Un retour avec du
solide » qu'il avait dit. On en a déjà tâté, OK. Mais il était question
d'une fameuse montée aux Marnes de Menetou…On devrait s'en approcher,
non ? Et l'on redoute un brin. On vire à droite, quelques maisons… et LA
pente est devant nous : dénudée, rectiligne, elle escalade le ciel comme
sa sœur jumelle d'Assigny. Deux sont devant, Michel de St Martin s'élance,
Maurice met pied à terre…Maurice ! Je m'accroche, sûr de ne pas tenir
longtemps. Mais Michel est devant et résiste... il faut que je tienne, il ne
doit plus y avoir de grosse côte
ensuite… un tour de pédales puis un autre, je m'accroche avec hargne, p'têt'
même que j'en mords le guidon. Et puis il semble que la pente s'adoucit. Le
souffle court, j'arrive en haut. Quel panorama ! Ce sommet est quasiment
identique à son homologue, avec son arbre unique sur la crête.Je ne connaissais
pas.
Le chemin continue pour dévaler de l'autre côté, tout droit.
Michel y a déjà disparu, je m'élance à donf ! Virage en bas à gauche,
c'était limite, on pouvait croire qu'il fallait continuer tout droit. Je
recolle à Michel et aux deux autres. On attend le groupe. Mais où est
Jean-Paul ? Serait pas allé tout droit ? On essaie le téléphone, deux
reviennent en arrière. Les plus entamés continuent. Derechef, on attend. Au
bout d'un bon moment, l'expédition de secours revient : ils ont réussi à
joindre Jean-Paul au téléphone : suite à un sale coup de birette, il est
parti dans une mauvaise direction et se trouve seul perdu, il ne sait où !
Il doit tenter de revenir vers la gauche dès qu'il trouvera une route…
Repartons bon train à quatre rescapés : les autres sont devant, difficile
de les rattraper avant le ravito. En fait ils sont arrêtés sur un charmant
chemin au soleil à l'orée d'un sous-bois, d'où la vue porte sur les hauteurs
des Bois de Beaujeu et, au-delà, de La Borne. Nous venons de couper une route
et Michel a joint le naufragé Jean-Paul au téléphone… alors que celui-ci arrivait au bout de cette même
route ! Pendant que nous attendons apparaît un vététiste isolé qui nous
semble familier : c'est mon frangin François, « P'tit Bill »,
qui est venu participer au parcours de l'après-midi depuis Ste Gemme !
Quelle bonne surprise ! Du coup, après avoir salué le retour de l'enfant
prodigue Jean-Paul, nous repartons. Inutile de dire qu'avec tous ces arrêts,
ces attentes, nous ne sommes pas en avance sur l'horaire. Quelle
importance ! Il fait plutôt bon, les chemins sont superbes la région
également, on est à VTT avec des
copains. Le panard, mon vieux…Se presser reviendrait à vouloir raccourcir ces
moments uniques, tu crois pas ?
Notre trajet semble bien nous
ramener peu à peu vers Vailly-sur-Sauldre, notre point de départ, mais il s'en
faut, si l'on en croit nos compteurs, de quelques bons kilomètres. On accueille
les descentes avec encore plus de plaisir (dont une large, sinueuse, rapide
sans trop et pas trop piégeuse, quoique…) tout en redoutant la côte assassine
qui nous jetterait à terre. Les quelques petites montées que l'on rencontre
font, il faut bien l'avouer, assez mal aux pattes, quoique je sois surpris d'y
arriver encore. On débouche sur la route Sancerre-Vailly (je crois), je me
laisse emmener dans la descente, d'autant plus que la route se redresse ensuite
en une longue ligne droite vers le village de Thou (il y en a un aussi ici,
comme en Puisaye), là-bas, me semble-t-il, des maillots de notre groupe. Sur la
plaque, j'appuie. Au village, on reprend un chemin. Mon frangin est devant, le
groupe a l'air de suivre. Je
continue : Vailly, sauf erreur de ma part et de mon compteur (qui a déjà
largement dépassé les 90 bornes), c'est à côté. Je profite de l'espèce
d'exaltation de fin de parcours, en emmenant bien. Faudrait pas que le chemin
se redresse ! Aïe ! Ça monte ! Mais ce n'est rien, je reconnais
le stade de Vailly, en haut duquel nous débouchons…Traversée de la ville en
roue libre : on est arrivés au bout !
L'accueil est à l'image du
reste : du solide, bon et bien fait. Dans la salle, pendant la remise des
récompenses, on casse une bonne graine (hot-dogs à volonté, mes amis !)
correctement arrosée d'un rouge local de bonne tenue et d'un « élixir de
birettes » dont il ne faudrait pas abuser… On passe du temps à discuter, à
apprécier ce moment de satisfaction d'avoir réussi ce truc de oufs ! Je
t'ai dit : 95 km, 1300m+ en gros, 6 heures sur la machine à 16 de moyenne.
Correct, non ? Usé je suis, sans doute, mais je craignais bien pire :
il y a des randos moins longues où en roulant plus fort, je finis aussi cuit !
Bon, la semaine prochaine :
grosse sortie encore avec le « Rallye des Vignobles » à Cosne : grôsse
organisazion, mais du sérieux et du costaud (17, 40 et 55 km dont une belle
partie en Sancerrois), simplement il ne faudra pas compter sur un pot à
l'arrivée, c'est comme ça il ne semble pas qu'il y ait quoique ce soit à y
faire ! Certains qui y sont
un peu allergiques préféreront
aller à la « Rando du Boudin » à Lavau (après Bonny direction
Auxerre) boucle de 33 km
(il y a aussi de la
marche).
Woualà pour aujourd'hui. Bonne
semaine !
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| lundi 07 juillet 2008, a 18:01 |
| Pays Sancerrois ou avec ses rois? |
Il y a quelque temps que je
regarde du côté du Sancerrois (c'est en face !) et que j' »ai bien
envie d' »aller y fourrer mes crampons. Dimanche, c'était la rando de
Batilly.C'est mignon, sans plus, il faut faire deux boucle pour arriver à un
kilométrage raisonnable et puis c'est el m^me parcours tous les ans.Bon, pour
retrouver les copains, c'est bien quand même. Mais justement dimanche, les
copains, ils étaient à la maison ! Alors pourquoi se décarcasser ?
Rendez-vous est pris à Bué, chez le Manu qui est descendu de sa banlieue
déshéritée.
Ben…Ce genre de sortie, tu
l'imagines maillot léger, lunettes de soleil et grosse réserve de flotte dans
le Camel, malgré les côtes… et ben , ce matin, pour la flotte merci, on a ce
qu'il faut. Il pleut depuis que je suis parti de Cosne. Pas trop fort, non,
mais suffisamment pour te donner envie de faire demi-tour. Ce serait en
février, tu dirais : « Bof, ça va, il ne fait pas trop froid… »,
Mais début juillet…Bon, un rendez-vous est un rendez-vous et avec Michel de st
martin, Actif-Michel et Anne on est plus prompts aux cahoua croissants chez le
Manu qu'à enfourcher le bike…
Et puis on part quand même, le
plastique sur le dos (sauf Actif, qui l'a oublié !).En fait, on opte pour
un Sancerrois soft, car Anne et Michel reprennent juste une activité
vététistique un peu régulière , alors , on ne va pas grimper direct la côte de
Champtin, et l'on se dirige vers Veaugues, sur du plat donc. Pas très
réchauffant, non plus, du coup.Le terrain est encore sec mais ici et là, ça ruisselle
déjà un peu. On traverse Veaugues, pour certains ça fait un petit coup de
nostalgie, surtout quand on s'arrête au Centre de Pleine Nature, devant la
carte des circuits de l'ex-centre VTT. Ça fait un peu dépôt de gerbe au
monument… mais il ne faut pas non plus désespérer, puisque, justement, on est
là !
Alors on grimpe au-dessus dans
les bois de Veaugues, premier petit « coup-de-cul » qui permet de se
réchauffer un peu. On traverse les bois , par un parcours toujours aussi sympa
même part ce temps et puis on gagne l'orée du bois pour monter vers le Briou,
où l'on souffle un peu, traverse la route de Bourges et repartons vers Bué par
les vignes, après avoir dévalé entre les deux Senais. Il n'est pas encore bien
tard et o décide de s'attaquer à de l'un peu plus consistant, en dosant les
pourcentages, toutefois.Anne nous suit encore et semble en meilleure forme
qu'il y a quinze jours, lorsque j'avais dit qu'elle « pédalait avec les
oreilles »en fin de parcours. Je me fais chambrer par les autres d'ailleurs
à ce propos, paraît qu'ils n'ont jamais entendu l'expression… Ben, j'avoue
l'avoir reprise à Didier (des « Frapadingues »), je crois, elle
m'avait bien plu, je l'ai réutilisée, d'où vient-elle sinon ? Tu la
connais, toi ?
On monte vers Sancerre par le chemin du Tacot, une pente
assez légère mais longue, où Manu s'amuse, tel un clébar à nous laisser sur
place pour aller voir en haut si on y est et redescendre nous chercher, nous
croiser et remonter nous récupérer enfin. Depuis qu'il a fait Valence –Gap et
se prépare au Tour du MT Blanc-VTT, il lui faut autre chose que la piquette
locale !
Et puis on s'élance dans la
descente en sous-bois qui revient sur la route de Vinon. On l'avait évitée
lors de la Rando de Bué le mois dernier et je démarre à fond…pour me prendre
toutes les branches trempées qui ont poussé en travers du chemin et qui
m'arrêtent d'autant plus vite que le sentier est un « roin » très
étroit qui t'interdit tout écart. Quel débarbouillage ! Le sentier
s'éclaircit pus loin et l'on peut profiter d'un beau toboggan quand même. Au
pied de l'Orme au Loup, on décline l'invitation à la fameuse grimpette pour remonter en
biais vers Banon. Anne nous a laissé pour rentre tranquille sur Bué, dans le
sous-bois, on trouve quelques passages bien humides malgré les cailloux. Les
vélos seront crades…Du haut de Banon bascule sur versant de Ménétréol pour
aller chercher le chemin qui remonte à travers le bois, en peu en dessous de
l'antenne, vers les gros réservoirs d'eau, tu vois ? C'est caillouteux
mais plutôt franc et monte assez régulièrement. Le sous-bois est superbe et on y
a même droit à un passage de chevreuil bondissant. Lors d'une rupture de pente
qui réclame un petit effort le Manu malmène un brin tant son dérailleur, que ça
craque soudain à te faire grincer des dents et plus rien. Gagné ! La
chaîne pend lamentablement ! « Pas arrivé depuis dix
ans ! » qu'il dit, le Manu…Il se vante un peu je pense… Réparation
collective, où il est démontré qu'une attache rapide ne l'est parfois que de
nom ! Occasion aussi pour Michel de St Martin d'épater tout le monde par la richesse de son équipement: outil spécial (et hyper simple!) pour tenir les deux bouts de la chaîne, et, pointe du raffinement, liquide de lavage des mains et torchon pour s'essuyer ! La classe ! Et puis on repart pour arriver sur la route qui passe le
« col » (c'en est un !) de l'Orme au Loup. J'avais pensé
faire le petit détour par la zone trialisante juste à côté, mais on approche
midi et ces dames nous attendent, faudrait pas faire réchauffer l'apéro !
On traverse les vignes pour regagner le chemin du Tacot. Le soleil est revenu, sinon la chaleur et à fond sur
la plaque, c'est le Pays Sancerrois ou « avec ses rois »? On aurait presque
une petite ivresse d'été, un truc qui sentirait les vacances, quoi…
Allez, zou ! Retour,
douche, « sentibon » et, si le soleil veut bien rester un peu, à
nous le barbeuque !
Et dimanche ? Direction
Châtillon-sur-Loire pour le « Trèfle Châtillonnais », tu sais, cette
rando en trois boucles que tu panaches comme tu veux pour composer ton menu. On
te propose cette année : 30, 50 et 75km…RV Centre Socio-Culturel, place du
Champ de Foire. Tel : 02 38 31 41 95 |
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| lundi 19 mai 2008, a 16:56 |
| Le bon début de Bué |
Sûr qu'on n'allait pas rater la
rando de Bué ! En tant que vététiste Veauguois, j'y suis un peu chez moi,
et puis c'est le pays de mon pote Manu et puis enfin tout vététiste de la
région se sent un peu chez lui en Sancerrois. Le hic c'est que des randos
organisées dans le coin, il n'y en a pas moult : le défi des Birettes
l'effleure, le Rallye des Vignobles, à l'automne aussi, impose de venir de
Cosne avant de commencer le sérieux, il n'y a guère que la rando de St Satur en
hiver qui soit vraiment sur le site. Une rando dans ce coin par un temps à
priori meilleur qu'en hiver, c'est donc plutôt sympa !
J'arrive donc sur place, alléché
par le menu du jour : il fait soleil, le ciel ne semble pas menaçant
pour le moment, il n'y a pas eu d'averse hier, le terrain devrait être
OK , d'accord il y a un petit vent un peu frais mais, pas de lézard, les
grimpettes qu'on va sûrement se goinfrer, vont se charger de nous
réchauffer ! Dommage, Manu, le local de l'étape, n'est pas là et puis
Michel de St Martin non plus. Je retrouve les marsus, un festin comme
aujourd'hui, il faut plusieurs convives et on va se régaler.
Pourtant j'ai une petite sueur
froide en montant le vélo : je découvre qu'il me manque le boulon du
serrage rapide de la roue avant.Et il n'est pas au fond du sac ! Avoue que
c'est con, ce truc, c'est comme quand Stéphane avait oublié sa selle !
Immédiatement, heureusement, je pense au serrage rapide qui équipe mon support
de vélo que j'ai installé dans la voiture. J'y récupère le boulon et le ressort
qui me sauvent. Ouf !
On part cool vers le bas de Bué
pour s'orienter à droite vers Champtin. Le Frank se régale d'une transmission
neuve qu'il vient de se faire installer : « Ça passe tout seul, c'est
un régal ! » Oui da ! Sauf que, 500m plus loin la chaîne craque pire qu'un cadre sup'
surmené ! L'auscultation du Dr Francis semble bien déceler un plateau du
milieu un brin usé qu'il aurait fallu AUSSI changer. Le Frank, il va s'amuser à
jongler entre les deux plateaux extrêmes.Bon courage.
Du courage, on sait bien, qu'il
va nous en falloir d'ici peu. Sur la droite, ça grimpe de partout : des
chemins de vigne escaladent la pente, tous plus raides les uns que les
autres . On passe au pied de la fameuse côte de Champtin qui suit une
dorsale bien droite, une des plus célèbres du Sancerrois. Je ne sais pas si
j'oserais à l'heure actuelle m'y attaquer de nouveau. Je l'ai eu fait, comme on
dit, mais ça fait une paire d'année.
De toute façon, « y faut c'qui faut » : il paraît qu'on
va aux « Epsailles », dont on voit les maisons tout là-haut, cent
mètres au-dessus, alors…On espère quelque chose de raisonnable, mais quand,
d'un seul coup, on tourne à gauche, on se trouve face à un raidillon un brin
impressionnant ! Petit plateau direct, puis les vitesses qui passent, peu
à peu, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus et là, il n'y a plus qu'à appuyer et
essayer de tenir en équilibre car, bien sûr, ça ne va pas bien vite et, en
plus, il y a des petits cailloux. Certains sont déjà à pinces et je sens le Didier
juste derrière moi. Je me dis que si je mets pied à terre, ça va le bloquer,
alors j'appuie ! Un petit passage plus raide, plus caillouteux, ça va le
faire ? Je trouve une accroche dans un peu d'herbe et réussis à passer et
je crois bien que je suis le seul du groupe, ensuite ça s'adoucit et je
récupère un peu. Figure toi que c'est moi qui attends les copains en
haut ! Eh ben, ça fait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! Suis
bien surpris, je n'ai pas roulé depuis 15 jours… Mais j'ai perdu un ou deux kilos,
ça compte…Ravito près du château d'eau, puis on suit la crête au-dessus de Bué
pour gagner le haut de Chavignolet et on plonge dans le petit single qui
descend raide depuis la croix de pierre. Technique, dans la caillasse,
surtout quand ça se met à ruisseler dedans. Faut pas se rater ! Je réussis
à passer « tout à gauche » pour préparer la montée très raide aussi
que je soupçonne que nous allons prendre à gauche en cours de pente. Déjà,
réussir à virer ! J'attaque pas trop mal le raidillon et je crois un
moment que je vais réussir à l'escalader mais je n'ai peut-être pas assez la
foi, tant je sais que ce truc, on le monte toujours à pied, et puis ma roue
avant qui ripe et c'est foutu. Bien essayé pourtant.
On contourne Chavignol qu'on
domine depuis le chemin « classique » en balcon. Fait des dizaines de
fois, avec toujours le même plaisir de rouler dans un si beau paysage.
Finalement on plonge sur Chavignol, à donf !.. Attention les clebs !
Et l'on remonte de l'autre côté pour couper la côte d'Amigny. Ravito à la
croix, au pied de cette sacrée côte qu'on n'escaladera pas aujourd'hui. Amigny
donc, puis de nouveau une descente ouaouf vers le val de la Mignonne. Je
connais par cœur mais c'est un régal. On prend le fond du vallon, à droite, qui
remonte vers Amigny et que l'on quitte à gauche pour monter couper la route de
Vailly. Je passe encore Didier dans la côte et reviens sur un autre devant.
J'ai de super sensations aujourd'hui et j'ai rarement eu autant de plaisir à
grimper. J'ai bouffé quoi ? Ou alors, un peu de repos c'est
bénéfique ?
On coupe la route
Sancerre-Bourges et on bascule sur le versant Sud-Ouest, à travers les vignes
en évitant, c'est dommage, la petite descente à travers bois qui ramène au pied
de l'Orme au Loup. On se retrouve sur le chemin très roulant au pied des vignes, qui file tout droit vers l'ancienne gare de Vinon-Bué. Grand plateau et appuie,
ça roule super. Tu parles qu'à ce rythme, maintenant qu'on est en terrain plat,
on arrive vite au Grand Voisy. On a encore deux ou trois bornes à faire et
c'est plié. Il est 10 h 30 à peine passés…Je stoppe en laissant continuer les
autres qui n'ont pas envie d'en faire plus. Moi, je me paierais bien le luxe
d'une petite boucle « off » tu crois pas ? Il fait beau, sans
forcer trop on pourrait aller vers Veaugues, c'est pas des chemins difficiles.
Francis me rejoint, accepte ma proposition et je l'embarque. J'espère que je
n'ai pas prévu trop long... Quand on regarde le paysage, comme ça, ça semble
simple, mais c'est parfois autre chose de le parcourir à vélo que du
regard !
On revient un peu en arrière, en
croisant quelques copains qui nous regardent interloqués, pour prendre la voie
romaine du « Chemin Jacques Cœur » qu'on suit jusqu'à ce qu'on
bifurque vers Veaugues et son clocher tout pointu, tout proche. On passe par le
« centre ville » jeter un coup d'œil au tableau des circuits de
l'ex-centre VTT. Des trucs qui ont été chouettes, des regrets aussi…Il faudrait
au moins entretenir ce balisage…
On récupère le chemin qui remonte
vers le Briou, un peu de sous-bois, puis une côte. Je grimpe encore, mais j'ai
quand même un peu « tapé dedans » tout à l'heure et maintenant qu'on
a passé les 40 bornes je le sens quand même : on tourne et vire dans le
Briou à chercher un chemin qui se trouve en fait à côté, au Petit Senais ;
mais on finit par trouver et on dévale pour regagner la grande voie du départ.
Un coup de petit chemin parallèle à la rue principale et on se retrouve place
de l'église, ‘hachement content ! 48 bornes, 17,8 de moyenne, 670m (bave
pas, pauv' Ludo !) Le temps de se poser et arrivent deux autres
Frapadingues, Pied-nu et le Barbu qui se sont attaqués à la rando à dix
heures ! Pied-Nu, lui, en plus, il est venu de Sury-près-Léré à
vélo ! Une paille !
Bon, des randos comme ça on en
redemande ! On espère bien que les gens du cru vont remettre ça l'an
prochain. À propos de cru, bien sûr qu'on s'en enfile un gorgeon… « Qui
est à Bué boira » non ?
Et dimanche prochain ? Rando
à Ciez, pas loin de Donzy mais plus direct, de Cosne, par Alligny. Départ cour
de l'école primaire, 13, 25 et 40 km, mais il y a aussi Levet (sud de
Bourges)30, 45, 60 km (plat) et puis aussi les copains de Gien-Relax qui
organisent sur la journée Gien-Sancerre-Gien, un must, mais grouillez vous pour
vous inscrire !
Roulez bien !
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| lundi 10 décembre 2007, a 15:50 |
| Moi, j’ai dit Briare ? Comme c’est Santranges… |
Ouais, c'est un brin tiré par les cheveux comme
titre... Celui de la semaine dernière était mieux, non ? Mais
personne ne me l'a dit, c'est bien la peine que je cherche des astuces !
Joli temps pour rouler ce
week-end non ? Fallait trouver le bon créneau pour sortir, la bonne
fenêtre de lancement, quoi…
Avec Michel de St Martin on s'est
lancés, justement, le vendredi après-midi pour rejoindre le troisième retraité,
Christian, à Gien. Une averse nous a pris quelques centaines de mètres avant
d'arriver : pas la peine de sortir l'imper, qu'on s'est dit, on y est… Eh
ben, on était rincés en s'engouffrant dans le garage de Christian ! On a
discuté le bout de gras un petit moment, en attendant que ça se calme un peu,
assis au milieu des vélos, parce que le Christian, il y a de la monture chez
lui ! Et puis, assis ça vaut mieux vu que son garage, il est adapté à la
taille de son propriétaire ! Mais il y faisait tout de même bien bon. On
s'est décidés à sortir de notre terrier un moment après, histoire de s'en
reprendre une à Poilly : là, on s'est abrités sous une arche du pont, ou
plutôt derrière une pile, vu le vent qui soufflait, et on a sorti l'imper,
plus pour se réchauffer (vu qu'on était mouillés !) que pour s'abriter, et
on est repartis dans le soleil, qui, enfin, faisait son apparition et ne nous a
plus quittés que pour se coucher ! On a refait le circuit des autruches,
dans l'autre sens que la semaine dernière, et on a d'ailleurs coupé un peu sur
la fin, vu que le soleil était déjà sous l'horizon... Évidemment, quand on part
tard en hiver…
Le temps de rentrer, de nettoyer
bonhomme, vélo et accessoires et on remettait ça le lendemain. Eh oui c'est le
samedi que, Téléthon oblige, une rando était organisée à Santranges.
Pas envie de rater ça, car le
coin de Santranges est particulièrement sympa question VTT, et que bizarrement,
on n'y roule pas bien souvent, alors que c'est à côté. Quand on part de Léré,
on monte rarement jusque-là. On y était passé pour le « Défi des
Birettes » et puis, la semaine dernière, René nous avait fait aborder un
peu le secteur. C'est d'ailleurs lui qui avait fait les tracés pour les
organisateurs de cette rando : on pouvait lui faire confiance…le parcours
serait de qualité.
Je me pointe donc pas tard à
Santranges : je dois concilier aujourd'hui mes diverses activités
vététistiques et musicales : il me faut être rentré at home avant midi.
Huit heures, à cette époque-ci, c'est presque le petit matin : le jour se
lève à peine, même si le ciel est clair, du bol ! Il y a encore deux jours
on nous prévoyait un samedi matin pluvieux, et quand je suis sorti tout à l'heure c'était sous un
ciel étoilé. Chouette ! Mon compagnon de la veille, Michel, est déjà là
et, tout en sirotant le petit café du départ, on compose notre menu à la carte
(à la carte IGN, bien sûr !), le grand parcours de 50 bornes fait trop
copieux pour pouvoir être rentré à temps, surtout que les chemins risquent de
ne pas être bien roulants ! On opte pour le deuxième parcours en
l'augmentant de la première petite boucle de départ du grand circuit. Il n'y a
pas grand monde quand nous partons, juste un gars qui a fait le déplacement
depuis Bourges et recherche des circuits vallonnés car il aime la grimpette…
Justement, le début du parcours
nous réchauffe bien vite, pas tant à cause du soleil, qui nous fait le plaisir
d'apparaître dans la brume au-dessus du Val de Loire, mais surtout parce qu'il
faut tout de suite appuyer un peu sur les pédales, ça monte et ça colle !
En fait, sans aller vers Pierrefitte, on va, depuis les hauteurs de Santranges,
descendre doucement vers Léré, que notre parcours va d'ailleurs laisser à
gauche pour nous emmener vers Savigny. On roule assez tranquillement avec
Michel, en profitant d'un tracé superbe et bien balisé, merci René ! C'est vrai
qu'on ne rencontre personne : on est partis d'assez bonne heure et les
autres lève-tôt, auront certainement privilégié le grand parcours. Ce n'est
donc pas la bousculade sur les chemins. On récupère juste, un peu avant
Savigny, un jeune qui s'est planté dans le fléchage et remonte de Léré à la
recherche du bon parcours. L'accueil est particulièrement sympa au ravito de
Savigny où des pompiers lavent des voitures « à la chaîne » dans le
cadre du Téléthon. On se laisse même aller à boire un demi-verre de vin chaud,
au stand installé dans la cour de l'école, où se fait aussi une petite
animation, façon kermesse. Je suis tout content d'y rencontrer Joris, un
« ancien » comme on disait, de la chorale des collégiens que je dirigeais. Il faisait
partie d'un fameux groupe de gars qui s'étaient investis dans cette histoire.
Ils ont dû débuter à 12 ou 13 ans et ont mené ça jusqu'au bout :
lycéens, ils continuaient encore à me faire des voix d'hommes indispensables et
ont continué ensuite : ça a duré comme ça près de vingt ans ! Entre
des concerts à droite à gauche, une expédition mémorable en Allemagne et même
un anniversaire fêté ensemble après un concert, on en a un vécu commun !
Je suis vraiment ravi de le rencontrer.
Manu va encore dire que je ressasse des souvenirs… Mais qui est-ce qui
descendait spécialement de Paris les jours de concerts pour être là le jour J
parmi les spectateurs ? C'était bien le Manu et ça faisait sacrément
plaisir ! Des choses impossibles à oublier, surtout pas !
Bon, on est repartis sur nos
biclous et on s'en remonte vers Santranges. Les chemins restent ce qu'ils ont
été la plupart du temps : un peu gras (vu le temps qu'on a eu c'est bien
le moins !) mais assez faciles. Ce n'est que le final de quelques
centaines de mètres qui se fait sur le bitume (on n'en a pas vu ou presque de
toute la rando !), le « coup de cul » de la fin qui permet d'admirer
l'abside de l'église du XIIème de Santranges, et retour à l'accueil à 11
heures, pile poil ce qui était souhaité ! On prend le temps de s'aligner
avec d'autres engins Tout-terrains : une expo de vieux tracteurs alignés au
cordeau, ce qui fait l'admiration et l'approbation de Michel (voir il y a quinze jours ou trois semaines),
et derechef vin chaud en discutant avec les organisateurs un peu déçus de la
faible participation (une vingtaine de vététistes !!!). On leur dit de
surtout ne pas se décourager, que l'époque est bien choisie vu qu'il n'y a plus
rien d'organisé début décembre, que la région est superbe et que surtout, ils
auraient eu plein de monde s'ils avaient organisé leur manifestation le
dimanche matin. Je repars vite tout de même en souhaitant bon courage à Michel
qui, ce cochon, va encore rouler demain matin ! Comme je rentre, les
premières gouttes des pluies de l'après-midi s'éclatent sur le pare-brise…Des
qui, eux, ne vont pas s'éclater par ce temps, c'est les gens de Gien :
leur rando Téléthonienne, c'est cette aprème !
Bon, en attendant Noël, on roule
comment et où ? |
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| lundi 03 décembre 2007, a 12:36 |
| À l’air et à Léré |
Moi content, moi récupéré ordi à moi en ordre de marche (mais
avec des différences dans le fonctionnement auxquelles il faut que je
m'habitue). M'enfin ! L'essentiel est que je puisse accéder à mon blog et
y enregistrer ma logorrhée du lundi matin sans avoir à squatter l'ordinateur d'
Actif-Michel comme je le faisais ces dernières semaines.
Me restait quand même le vélo et j'ai pu en profiter dès
vendredi où l'on s'est fait une ‘tite sortie quasiment entre néo-retraités à
Gien. Contrairement à ce qu'une météo assez pessimiste annonçait, il faisait
très bon. J'avais laissé la voiture à St Martin-sur-Ocre et avec le Michel
de là-bas, on est descendus chez Christian de Gien-Relax.. Le groupe s'étant
complété du Didier de là-bas on s'est fait, pépère, le circuit « des
autruches »(de St Gondon) ! Ouais… je sais, j'en connais qui diront
que « les autruches », ça ne les « émeu » plus beaucoup, vu
le nombre de fois qu'ils l'ont fait ! OK, OK, mais d'abord c'est la
première fois que je le parcourais à l'envers, ça change un peu (j'entends Manu
qui s'étouffe, avec le « à l'envers » !) et puis le
parcours plat et surtout quasiment
toujours propre convient fort bien à une sortie de semaine, cool… De plus, ici
ou là, il y a des passages un peu sablonneux avec pins, genêts et bruyères qui
sentent vraiment bon les vacances. Bref, avec le retour sur St Martin, on avait
un peu plus de 40 bornes, sympa. La petite boisson chaude était tout de même la
bienvenue et on l'a sirotée en visionnant
un enregistrement "embarqué" du Roc Noir du dernier Roc d'Azur…un
régal de retrouver les coins connus, les passages techniques, la poussière, la
foule des vélos, le ciel bleu... miam !
Par contre dimanche, côté ciel,
je redoutais le pire: les cartes météo étaient carrément apocalyptiques !
À ne même pas mettre le réveil pour le lendemain ! Tu vois, c'est le genre
de situation où tu tends l'oreille depuis ton lit pour guetter, dehors, le
bruissement caractéristique de la pluie, et où tu entrouvres les volets avec
précaution, redoutant de voir passer dans la lumière de l'éclairage public les
gouttes serrées et froides de l'intempérie. Mais ce matin, rien encore, et le
vent annoncé ne se fait pas encore trop sentir. Il n'est pas très tôt puisque
que le rendez-vous que l'on s'est fixé avec Jean-Pierre des
« Frapadingues » n'est qu'à 8h 30 à Léré, à côté, juste de l'autre
côté de la Loire. Une rando pédestre (toute petite) dans le cadre du Téléthon
et où on va essayer de se faire accepter, pour l'enrichir de notre circuit
supplémentaire. Pas de vététistes quand j'arrive à la Salle des Fêtes…et si les
Frapadingues avaient finalement prévu autre chose ? Je n'ai pas rappelé le
Grand Marsu hier soir.. pas malin ça ! Je fais un tour de voiture pour passer devant chez René et
Michel « Pieds nus », les locaux du jour, sans voir bouger quoique ce
soit. Un peu dubitatif, je reviens à la Salle des Fêtes au moment où y arrivent
le Tom' et son compère Jean-Marc, « Pharmaton ». Jean-Pierre, René et
Pierre sont déjà à l'accueil.Bon, on va pouvoir rouler. De fait, on verse
notre obole, mais rien n'étant balisé, on va rouler comme ça. C'est le René qui
sera notre guide. Ce gars-là connaît le coin comme sa poche. On a fait l'an
passé quelques sorties avec lui et Jean-Pierre et il m'avait épaté dans sa
faculté à nous trouver des passages superbes. On le suit donc en toute
confiance. On se retrouve en fait très vite à quatre, car Jean-Pierre n'a pas
encore une grosse forme et souhaite ne faire qu'un petit tour avec son copain Pierre :
il nous laisse vite partir devant.On s'élève donc au-dessus de Léré par des
passages assez abrités : pas mal car le vent annoncé se sent déjà, même
s'il n'est pas encore trop fort. Côté ciel, ça se maintient, comme on dit. On
croise les doigts… Je les croise même doublement car c'est pas croyable le
nombre de chasseurs que l'on voit un peu partout dans les chemins et les
champs ; deux coups de fusil à proximité immédiate nous font
sursauter : c'est un moustachu connu de nous qui vient de tirer, comme ça,
en l'air, sur un vol d'oiseaux trop loin. On s'arrête un instant discuter et,
en repartant, Jean-Marc coince sa chaîne entre petit plateau et cadre :
pas facile de la sortir de là. Le
vélo, roues en l'air, sous le regard (et le fusil) du chasseur, prend une
allure de bête blessée… On s'en sort en défaisant l'attache rapide pour
décoincer la chaîne, mais celle-ci a maintenant un air en biais qui annonce des
craquements et des changements de vitesse aléatoires…On a eu pendant ce temps
une petite inquiétude avec quelques gouttes qui sont tombées, mais ça semble
être tout pour le moment. On n'en lorgne pas moins le ciel en souhaitant que la
pluie annoncée veuille bien attendre la fin de la matinée. Côté chemins, le
René nous fait un sans fautes : on passe par des sous-bois superbes et,
miracle, assez peu boueux. Deux ou trois gués où chacun expérimente sa
technique et des chemins creux de toute beauté dont le fond n'est garni que
d'une belle épaisseur de feuilles mortes. J'avoue que, quoique je reconnaisse
quelques passages, je suis vraiment perdu : même si je sais que nous
tournons entre Savigny et Léré, je serais bien incapable de refaire ce parcours
tout seul, même avec une carte ! C'est là, bien sûr qu'un GPS serait utile
pour enregistrer le circuit… Justement, à propos de technologies
nouvelles : comme nous revenons vers Léré, le téléphone de René sonne,
puis le mien… C'est le Grand Jean-Pierre qui cherche à nous joindre. Il est
déjà revenu, comme tous les participants et nous signale que, si nous voulons
profiter du pot d'arrivée, faut se grouiller un peu. On est juste au-dessus du
bourg : le temps de dévaler et on est parés pour le Kir : et un ! et deux ! et
trois ! Eh là doucement !!! On se sauve alors qu'ils viennent de
repartir refaire un pichet … Chez René, on lave les vélos et …on rince le
gosier derechef ! Tu vois moyen de faire autrement, toi ? Ben
mon heu ! Espérons que les magasins bleus ne seront pas ouverts au passage
du pont !
Dimanche prochain, ce sera
samedi ! Téléthon toujours, mais à Santranges, au-dessus de Belleville et
le traceur est .. l'ami René qui nous drivait aujourd'hui !
Seulement…Faire 50 bornes ce jour-là, alors que je dois être lavé, nourri,
habillé en tenue de concert et en place à 13 h 30 à Cosne, va falloir jouer
serré ! |
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| lundi 12 février 2007, a 16:14 |
| Six cents, c’est ça, Saint Sat’ ! |
 St Satur, tu n’y vas pas comme à une autre rando, c’est sûr. Sur le bord du canal, tu es à 160 m et, au-dessus, les bosses te regardent 200m plus haut. C’est vrai qu’on voit bien pire et que simplement pour remonter de la Bourboule à mon petit chalet de Murat-le-Quaire, on se mange le même dénivelé. Mais bon, même si on a ces petites bosses sous les yeux toute la semaine ce n’est pas forcément par là qu’on va rouler quotidiennement ! On sait que la rando des « Coteaux Sancerrois » est tracée exclusivement sur ce terrain : on ne va faire que monter pour descendre et recommencer, ou quasiment. Alors je suis sûr que chacun se demande un peu, à son niveau, où il en est de sa forme… Et pis moi, je n’ai pas roulé la semaine dernière, même si je suis sorti un peu sur la route jeudi, pour faire tourner un peu les jambes. Je suis parmi les premiers à m’inscrire (normal, je n’ai pas beaucoup de route à faire, je DEVRAIS même y aller à vélo, si…) et je compte un peu ceux qui arrivent : eh ben, y en a que je n’ai pas vus ! Z’étaient où les Gien-Relax ? Peur des côtes ? Ou de la pluie ? M’étonne, c’est pas le genre… Faudra faire une enquête. C’est qu’il a flotté sérieux ces derniers jours et quand j’ai ouvert les volets, le vent fouaillait la pluie dans le halo du réverbère ! Réjouissant !… Certains ont dû se poser des questions existentielles du genre « Couette ou côtes ? Que d’eau ! Dodo ? ». Mais dans la sale d’accueil s’annonce quand même pas mal de monde: les Frapadingues sont en nombre, normal. Stéphane est descendu de Montargis et retrouve l’ami Christophe : les spécialistes sont là ! Ils pourront en découdre avec de jeunes crampons de Pigny… Arrivent aussi enfin d’autres nordistes, avec la bande de ConflAns. Je pars avec eux, décidé à gérer mon parcours tranquille: ce qui compte c’est d’arriver en haut des côtes correctement. On verra . On est tout de suite dans le vif du sujet puisqu’on grimpe au niveau des viaducs par le seul passage où l’on rencontrera de la boue un peu gênante. Puis on s’élève par le classique chemin qui escalade la Pierre Coupillère, à côté de l’Orme au Loup. Le ciel s’est dégagé et le soleil brille sur le val de Loire : un plaisir. La montée s’est bien faite, on est encore frais et même Pierre force le respect à hisser sa masse sans traîner, quelle puissance ! On arrive en haut de la descente au flanc de l’Orme au Loup : le régal du jour, on passe les cinquante sans peine, un miel, en faisant gaffe aux cailloutis du bas où certains se vautrèrent lors de précédentes éditions! Petit ravito au pied du raidillon qui grimpe au ras de la maison de Lucien Forestier : raidillon immontable où j’ai pourtant vu des pros grimper sur le plateau du milieu ! Faudra qu’on m’explique ! On monte plus sagement par la route vers Sancerre et nouvelle dévalade par la côte du cimetière et passage devant les caves de la Mignonne . On traverse de fameuses flaques en s’approchant de la côte qui monte sur Amigny. Le bas est plus défoncé que jamais et il est en train de se créer une variante dans la vigne d’à côté. Faudrait faire attention à ne pas arriver trop vite, comme j’aime bien le faire, quand on arrive dans l’autre sens : il y aurait risque de surprise ! On a mis pied à terre pour ce passage délicat puis c’est reparti. Si on en croit la carte que les organisateurs nous ont fournie, après le petit replat d’Amigny, on doit s’élancer (enfin ! Façon de parler vu le pourcentage !) vers le sommet de la Poussie, tout là-haut vers les antennes. La côte, depuis Amigny, est très pentue et risque d’être un bourbier aussi suis-je entrain de penser à monter par la route parallèle au chemin quand on aperçoit les vélos qui suivent le chemin en contrebas . Le balisage confirme : pas de grimpette au sommet, on bifurque… Warum denn nicht ? Ce sera moins hard. En roulant à mi-hauteur, on arrive au pied de la fameuse montée qui suit la ligne de crête de la petite dorsale entre Amigny et Chavignol. Cette côte se voit de loin, et c’est une des deux ou trois plus belles grimpettes du Sancerrois. Esthétiquement, par sa position le long de la crête, par la quasi-rectitude de son tracé, c’est la plus belle. La plus technique aussi peut-être, car les petits cailloux qui la recouvrent, au moins au deux tiers, imposent de bien choisir où poser la roue. Comme, en plus, son pourcentage et sa longueur t’imposent un tout petit développement, entre direction et équilibre à maintenir, il faut savoir jouer du guidon ! Malheureusement toute la partie basse, moins pentue, depuis la route de Sancerre à Chavignol (190m) jusqu’à la croix de pierre (262m) a été goudronnée, il en reste suffisamment pour mouiller le maillot et s’exprimer. On aura à grimper (seulement !) depuis cette croix de pierre où le groupe s’assemble pour une ‘tite photo (à voir plus haut) jusqu’à la bifurcation à l’horizontale vers Chavignolet. On évite le final de la côte qui mène au sommet, vers les antennes dont je t’ai parlé plus haut, à savoir à 360m. J’ai dû faire la montée totale une fois, il y a … et p’tête plus et je ne sais pas si je saurais la refaire. On pourrait y organiser une course de côte contre la montre, ce serait quelque chose, j’te dis ! Donc on bifurque vers Chavignolet et on redescend un peu dans le creux, évitant ainsi l’horrible bourbier du chemin qui fait le fond de la vallée et on remonte pour reprendre le tracé qui ramène au-dessus de Chavignol. Cette montée-là finit par arrêter tout le monde à un moment ou à un autre, même à pied c’est pas facile (et en descente non plus d’ailleurs quand on le prend dans l’autre sens !). On coupe la route du Graveron et poursuit en balcon au-dessus du village : c’est un tracé classique mais facile et qui offre une très jolie vue. Le plus dur est fait maintenant et après le ravito de Verdigny, le groupe doit se scinder, pour laisser repartir à la maison les plus pressés. Ils partent devant et nous, bêtement, on suit et on s’engage dans la grande descente qui passe près de l’ancien moulin-à-vent et plonge vers le rond-point du pied de Sancerre. C’te descente, mon garçon ! Elle est bien roulante et on s’y lance à donf. Miam !Dans la dernière partie, un roin mauvais m’oblige à un petit écart à droite ; il me semble bien entendre un bruissement derrière et je me dis que j’ai peut-être gêné Christian ou Michel qui devaient me suivre. En fait, c’est Michel (L’Ocrien de St Martin) qui, lancé plus de 60 (il dit 68, même !) et surpris par mon écart, vient de se faire un « tout droit » et se vautrer entre deux rangs de vigne !!! Il est miraculeusement indemne de toute égratignure ! Incroyable ! C’est ce que nous constatons, en bas, en même temps que nous réalisons que nous devions tourner à gauche tout en haut ! Force est de remonter par la route pour regagner l’entrée dans le bois de Charnes. Une côte de plus, on est plus à ça près et puis, le vent nous pousse un peu. Reste plus qu’à redescendre depuis Charnes, par des chemins de vigne bétonnés (quel dommage !) jusqu’au viaduc, de là on se fait un crochet assez important à travers les vignes coincées entre la voie ferrée et ce sacré bois de Charnes, qui, entre St Satur et Bannay, nous est malheureusement rigoureusement interdit (et pour avoir une fois bravé cet interdit avec Jacky, je peux t’assurer que ça ne rigole pas !)et constitue, de fait, une espèce d’îlot qu’il faut contourner comme on peut. On finit le long du Golf, face au vent. Les pattes sont à peine douloureuses et je ne me sens pas épuisé, belle balade, quoi et que la pluie a épargné, tout juste, car, comme on arrive, il tombe quelques gouttes. Plus grand monde dans la salle d’accueil, on est partis presque derniers et on n’a pas bourré non plus (heureusement). Michel « Pied Nus », Olivier et le Barbu nous rejoignent. On compare les résultats de nos altimètres qui sont à peu près d’accords sur une dénivelée totale d’un peu plus de 600m. Pour une trentaine de bornes, c’est correct, non ? Le journaliste de « La Voix » cherche quelqu’un à se mettre sous l’objectif et avise Maurice qui tient une coupe qu’il s’est vu remettre : il décide de photographier le groupe de ConflAns. Maurice m’y invite et, pour la photo, me fait enfiler sa veste tandis qu’il garde son maillot. Me v’là aux couleurs de ECC !..... et ce, dans les pages de « La Voix du Sancerrois » ! Je le prends comme un honneur, en plus j’aime bien les couleurs de leur tenue… mais, ça va p’ têt’ faire jaser, tu crois pas ? |
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| mardi 06 juin 2006, a 12:29 |
| Sept à Henrichemont |
 Eh oui, c’est à Henrichemont qu’on s’est retrouvés en ce dimanche de Pentecôte et c’étaient sept (14 !) vététistes (dont une !) dont les maillots à dominante verte s’alliaient bien, avec les couleurs d’un printemps retrouvé, sous les rayons d’un soleil enfin présent ! Certains n’avaient pas hésité à faire plus d’une heure de route pour retrouver les amis ! Trois maillots verts de Veaugues (ou ex-Veaugues)+ quatre de Conflens-sur-Loing : les gars de l’ECC (comment ils ont dit « Entente Copains –Copines » ? Entre autres !) n’ont vraiment pas peur de se déplacer pour rouler dans des coins sympas et retrouver les amis. D’autres avaient décliné l’offre, de dernière minute il est vrai.(Bon, un au moins, la patte avant emmaillotée pour un moment, a une excuse valable !). Et puis quoi, à sept c’est assez (bof…)
Encore fallait-il réussir à atteindre tout d’abord le lieu de rendez-vous, car la cité dédiée au bon roi Henri grouillait d’un monde qui avait envahi les rues et places dès le petit matin, attiré par une grande foire à la brocante. Cela préfigurait peut-être les pérégrinations vététistiques de la matinée, car c’est pour une sortie impromptue et « à la carte » que le groupe d’amis se retrouvait. Les températures de la semaine avaient fait renoncer à une sortie en Auvergne, où il neigeait encore quelques jours auparavant et, à la recherche d’un terrain de jeux pour ce dimanche matin, on se rabattait sans déplaisir sur cette contrée de l’Ouest Sancerrois, pas vraiment inconnue puisque parcourue lors des Randos des « Coteaux de Morogues » et, bien sûr, de la « Ronde de Sully » organisée, justement, à Henrichemont. C’est d’ailleurs sur la base d’un tracé d’une des éditions précédentes que le parcours du jour était prévu. Je dois avouer que j’avais planché un moment sur les cartes, le curvimètre en main, tâchant de rassembler mes souvenirs et de retrouver, en pensée, les parcours possibles. On s’était vite concertés avec Actif-Michel et je n’avais eu ni le temps ni d’ailleurs la possibilité matérielle d’aller reconnaître des passages flous : mon Doctor était chez Docteur-Tony pour réparer des chemins hivernaux les outrages ! Avec, en plus, un changement d’amortisseur (on se met en frais !) Mein Doktor est maintenant tout équipé du célèbre renard : Fox c’qui Fox quand on roule où on roule ! Bon, donc un peu d’angoisse: je vas t’y réussir à driver mon monde sur les bons chemins ?
Retrouvailles, petit café et hop ! en route : un tour d’échauffement, comme des gamins, sur la piste à virages relevés du stade (ce n’est pas très courant) et début du jeu de piste. On contourne la ville, plus au large que prévu, puis on s’élève doucement à travers les Bois de la Borne : ce chemin-là ? l’autre ? La direction est la même, mais la végétation devient plus dense : ouh ! ouh ! les Houx apportent du piquant à la traversée. Ouh ? ouh ? On a perdu Michel de St Martin, mais où ? On se retrouve à sept et, après avoir longé le village de potiers, on emprunte (avant de la rendre un peu plus loin, on est honnêtes !) une portion du circuit n°10 du Centre VTT de Veaugues qui dévale en direction de Morogues, avant de se hisser, par une longue montée, au-dessus d’Humbigny. On reprend souffle un instant en haut devant le vaste paysage vers l’ouest, où la cathédrale de Bourges se perd aujourd’hui dans la brume, puis on contourne le sommet principal de la Motte, qui, de ses 431m, domine la région et au-delà, en passant près de cette motte castrale, à l’authenticité controversée d’ailleurs, avec son bouquet d’arbres qui se repère du Nivernais jusqu’à Bourges. On arrive aux « Grandes Poteries » au pied du relais-TV pour une pause grignotte. On peut alors embrasser du regard la large vallée entre les hauteurs de la Borne et les Bois de Beaujeu. C’est l’heure du choix : on renonce, la matinée s’avançant, à poursuivre dans cette direction et l’on file à travers bois (et guidé par mon seul vague souvenir, puisque le chemin ne figure pas sur la carte) vers le hameau de Sanglier, carrefour de chemins, proche de l’Étang de Morue, que les vététistes connaissent bien. Il faut ensuite remonter doucement, par un chemin rocailleux et parfois humide rappelant, justement, l’Auvergne, en direction de La Borne, et en retrouvant, pour cette occasion et de nouveau, une portion du circuit 10. Le GR, en sous-bois, ludique à souhaits, fait déboucher près de l’ « Épicerie », une auberge pittoresque, au cœur du village, On y ferait volontiers la pause-repas : la convivialité et la complicité liées à ce type de sortie trouveraient une autre résonance autour d’une table à la terrasse dressée dans le jardin. On est tous tant et tant tentés : le jardin t’attends, t’entends ? Aussi se promet-on de ne pas rater l’occasion lors d’une prochaine expédition, évidemment indispensable dans le secteur ! Le retour vers le point de départ suit alors, globalement, le trajet aller et si l’un d’entre nous s’attarde un instant dans la foule des chineurs de brocante, on se retrouve bientôt, avec une quarantaine de km au compteur, pour fêter la production sancerroise autour d’un verre. Un verre pour des verts (à vélo) pour honorer le… « Vert-galant » !
Week-end prochain : samedi : fameuse nocturne chez les copains d’Ouzouër-sur-Trézée (02 38 93 34) Dimanche : rando du Mont Migin à Billy-Chevannes (58). Ronde Berrichonne à Bourges (le Prado). Mais j’ai aussi entendu parler de quelque chose à St Éloi de Gy (à vérifier). Autre possibilité : on se ferait bien une sortie sur la journée dans le même secteur en suivant le fameux circuit n°10 (en gros 60km et 1000m de + jamais très raides) et… en déjeunant cette fois-ci, à l’ « Épicerie » de La Borne !!! Selon météo. Si certains sont intéressés, le faire savoir ! Ne pas oublier LES COMMENTAIRES ! Bandes de visiteurs en douce !
Photo : À la Borne, chez les potiers, avec des potes, on ne manque pas de pot(s) !(re-bof…)
Dernière nouvelle: je reçois à l'instant un mail de Pilou de Donzy : il est de retour at home après avoir réussi son pélerinage à Santiago (Compostelle): 2563 km et 158h en selle, EN SOLITAIRE ! Total Respect, comme on dit et admiration et envie ! Chapeau bas (ou plutôt casque bas) Môssieur Pilou !!! |
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| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
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| commentaire(s) | Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)L'hécatombe con... Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)Bravo et merci j... |
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