X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Recherche Web
OK
Chronique VTT
mercredi 07 octobre 2009, a 00:27
Un Sancerre très SEC
 


 

Avec Actif-Michel, on avait fait une grosse teuf, le samedi et m^me le dimanche. D'accord on aurait peut-être été en avance pour aller rouler..  On a lâchement préféré pioncer un peu et se faire une tit' sortie le lundi matin. 50 bornes quand même et dans le dur du Sancerrois , non mais !

Et pas que pour admirer les vendangeuses au travail (je parle des machines, qu'est-ce que tu crois ?)

mardi 21 avril 2009, a 09:09
Gien-Sancerre-Gien : Crevés.. mais on s’est aussi éclatés !!!
 


-- Tu sais ? J'ai fait la GSG à VTT au GPS !

-- Ah bon ? On paye la CSG avec un GPS ?

-- Meuh non, banane ! La GSG, Gien-Sancerre-Gien, quoi…

-- Ah bon, vous n'avez pas eu l'impôt ?

-- Non, mais on a eu le pot, le pot d'avoir du beau temps sur 130 km, ou presque.

-- 130 bornes !!! Vous deviez être crevés !

-- Ça c'est le mot : «crevés », mais attends que j'te raconte :

 

Fait noir quand je me lève : quatre heures trente du mat'. J'avais prévu cinq, mais voilà deux heures que je me tourne dans le lit. L'importance de l'enjeu ? Ou plutôt la crainte de rater le réveil, je crois. Pourtant, j'en ai prévu deux, des réveils ! Pas question de manquer ça : Gien-Sancerre-Gien avec les copains de Gien-Relax : 120 km prévus. Je me pose un peu des questions... Cent dix, j'ai déjà fait, avec la même fine équipe, entre La Source et Chambord, tu vois, quelque chose de l'ordre de quelques dizaines de mètres de dénivelé, et encore. Aujourd'hui, avec le Sancerrois au menu, ça risque d'être une autre paire de manches !

Justement, tiens, comment s'équipe-t-on ? Il faisait bon ces jours derniers, mais pour ce que j'en vois par la fenêtre, ça a l'air humide et je dois même mettre les essuie-glaces en partant chercher le Stéphane à Myennes. Maverdaveu ! S'il faut mettre l'imper ! Mais, bon, la radio nous apprends qu'il fera meilleur en cours de journée. 

 

Le petit jour, tout petit même… les tenues bariolées des « Abeilles » Gien-Relax, les vélos, des gestes amicaux : on arrive au départ. Chacun s'affaire. Mauvaise surprise : la batterie de mon appareil photo est déchargée ! Bonne surprise par contre : le fourgon avec remorque porte vélos (au cas où) que nous retrouverons régulièrement au long (au très long même !)du parcours, permet de se décharger du sandwich de midi que nous avions eu bien du mal à glisser dans le « Camel ». Heureusement, car certains avaient carrément prévu la glacière : pas facile à transporter sur le dos ! On peut, du coup, aussi y déposer nos sacs : on y laissera nos frusques en fonction de l'évolution du climat local. Pour le moment, sans sortir l'imper, car il fait plus brouillard que bruine, on garde le plus souvent les jambières, des gants complets parfois, un haut genre veste légère, brassières et même, pour certains, des sur-chaussures ! Mais ça, c'est plus pour la protection des godasses de la boue ou de l'eau. Car ça fait vraiment humide, comme ambiance, assez doux quand même heureusement.

 

Je t'assure que ç a fait un peu drôle de partir, pas trop bien réveillé, je trouve, dans un jour qui peine vraiment à se lever aussi. Premiers tours de roue à peine sept heures passées, on quitte Gien vers l'Ouest, direction Autry le Châtel. Éric « Œil de Lynx », GPS sur le guidon, roule devant et dirige notre groupe de 19 Vététistes : les Gien-Relax, enrichis (Tu parles ! On leur a donné 5 € de participation !) de Michel-Léopold avec son Antoine et Maurice, et donc Stéphane et moi. Jean-Paul doit nous attendre à Cernoy. Cette première partie, je ne la vis pas trop bien et il paraît qu'il en a été ainsi pour beaucoup. Pourquoi ? C'est vrai qu'il ne fait pas bien bon : l'air est humide et c'est dans cette partie qu'on va le plus crotter les vélos. Mon beau « Rocky », qui est revenu d'une semaine de vacances chez Tonton Stéphane propre comme un sou neuf, ne profite pas bien longtemps de cet état exceptionnel !

On roule, appliqués, en essayant de trouver son rythme. Devant, un petit groupe se détache souvent un peu… Derrière, on suit  de façon dispersée. Je me suis fixé de rester à mi-groupe si possible et je roule en ayant un œil sur le cardio : il s'agit d'être économe de ses efforts ! On est partis pour la journée, dis ! Donc, ne pas forcer, il y aura de quoi faire tout à l'heure en approchant Sancerre, et ne pas risquer l'accumulation de fatigue et donc les crampes de fin de journée. Appliqué, je ne regarde pas trop autour de moi, le pays qu'on traverse, attentif à mon pédalage et à rester intégré au groupe. Mais vraiment, je n'ai pas de plaisir à rouler. Pas réveillé ? Nuit trop courte ? Je m'inquiète pour la suite : ça va donner quoi quand nous serons confrontés aux premières montées ? Parce que pour le moment, à part un peu de boue, des passages collants qui freinent, on n'a pas de véritables difficultés. Opportunément, deux crevaisons, l'une de Maurice, l'autre de Stéphane, vont venir faire une coupure bienvenue. Loi de la sortie type S.E.C : tout le groupe attend. Réparation de roue engluées de boue… le pied !

 On descend sur Cernoy comme le ciel s'éclaircit. Quelques bâtiments pittoresques, voire coquets, une petite place propre et tranquille. On se restaure au camion qui nous attend. Pour le moment, on est plus café  que Coca. Accueil de Jean-Paul, premiers délestages de pièces de vêtements.

Comme on repart, les premiers rayons de soleil pointent le nez et, miracle ! Les chemins sont secs ! Ça fait vite, dis donc ! En fait, il n'a pas dû pleuvoir dans ce secteur. Et pour moi, c'est comme le ciel et le terrain, il me semble renaître ! J'attaque les roins secs avec hargne et le plaisir de sentir ma belle fourche toute neuve bien réagir, je me pique à essayer de suivre les gars de devant, je n'ai plus l'impression de peiner, de m'appliquer, je retrouve le plaisir de rouler! C'est quoi cette transformation soudaine ? Le soleil ? Les chemins secs ? Le Café de tout à l'heure ? Je ne sais pas. Après tout, il est presque neuf heures, mon corps vient peut-être de se réveiller : c'est l'heure habituelle des départs de randos. Avant, mon organisme devait continuer sa nuit, je lui imposais quelque chose pour lequel il n'était pas encre prêt, je ne vois que ça…

Du coup je regarde autour de moi, profite du pays que nous traversons, cette région très bocagée du côté de Pierrefitte-ès-Bois (nouvelle halte-ravito, où l'on tombe les jambières) puis derrière Santranges, Savigny. De petits étangs, de simples flaques parfois, enserrés de verdure.Car verdure il y a mon vieux ! On vit cette période magique du printemps où les nouvelles feuilles sortent à peine des bourgeons : ça te donne un camaïeu de verts tendres, parfois soulignés d'un brin de rose des bougeons, ou d'un léger jaune. Ce n'est pas encore cette période du vert triomphant, exultant et envahissant tout, s'imposant, débordant, presque massivement… ça, ce sera pour mai et juin. Pour le moment, il y a de la discrétion dans cette manifestation du renouveau de la nature. Moi, ça me donnerait envie de m'asseoir près d'une branche et de regarder pousser ces petites feuilles. C'est émouvant, tu sais ?

 

Bon, on en est où, depuis que je suis parti dans mes considérations poético-écologiques ? Ben on progresse sans trop de mal dans cette région à peine vallonnée. Peu de relief et pourtant c'est varié, les chemins sont sympas et l'on progresserait bien  si…

…Si on n'était pas entré dans un cycle (évidemment !) infernal qui va durer toute la journée : celui des crevaisons !

Petit à petit, on va avoir du mal à faire plus de quelques kilomètres sans qu'un appel, un coup de sifflet ne signale un arrêt. Les réparations, grâce au temps et au sol devenu sec, ne durent pas bien longtemps, mais se répètent et ce, sous des formes diverses. Cela va du classique arrêt en arrière, jusqu'à la réparation qui se fait au moment judicieux du ravito, quand le camion est là avec la grosse pompe à pied qui facilite le travail, en passant par la crevaison qui se signale alors qu'un autre est déjà en train de réparer, ou, pire, juste au moment où on redémarre. On commente la technique des réparateurs, on échange les conseils, mais, peu à peu, la cible des quolibets va devenir les chambres à air latex, celles de couleur vert-bleu clair dont la souplesse permet soi-disant d'éviter les crevaisons…Eh ben, en tout cas pas aujourd'hui !  Tout ce que le peloton compte de latex va se trouver peu à peu épuisé, et l'une en particulier aura une fin spectaculaire, mais je t'en reparlerai. À la décharge des malheureux concernés, il faut reconnaître que la plupart de ces crevaisons sont causées par de grosses épines noires, auxquelles il faut bien dire que pas grand-chose ne résiste, or on se trouve souvent à passer près de haies  « taillées » dont les débris jonchent le chemin : vigilance ! Toujours est-il que, au fil des incidents, le nombre des rescapés diminue. J'en suis et l'on se fait discret, de peur, peut-être, d'attirer le mauvais sort sur soi. Bien sûr si, de temps en temps, un petit arrêt réparation peut être le bienvenu pour souffler un peu, trop c'est parfois trop et Lionel, le Président, commence à lorgner sur sa montre, se demandant à quelle heure on va enfin arriver à Sancerre.

  À Assigny, on évite le « Faît des Marnes », juste au-dessus, qui nous aurait ouvert une vue superbe sur le Val de Loire, permis une belle descente côté Sud mais imposé aussi, il est vrai, un petit coup de raidillon. C'est peu après qu'un incident d'un autre type survient : une patte de dérailleur qui casse, bêtement, dans un endroit sans difficulté spéciale. Ce n'est que matériel, mais le gars concerné en est réduit à se mettre au single speed, juste comme on aborde les choses sérieuses du Sancerrois ! Il tentera bien de continuer, mais devra renoncer dès la première côte, pour rejoindre le camion, sa remorque et un vélo de rechange, heureusement prévu par l'organisation, décidément impeccable.

 

Car, en effet, peu après Ste Gemme (que, je te rappelle, on prononce Ste GEAMME, comme « femme », na !), on a débouché en haut d'un plateau sur la colline de Sancerre. L'impression ressentie est peut-être, toutes proportions gardées, bien sûr, celle vécue par les pèlerins arrivant autrefois en vue de Jérusalem…

Cette fois, je suis en terrain connu, ou plutôt en chemins connus. Et on aborde les choses sérieuses :  une première vraie descente, près de Sury en Vaux . On va sans doute tourner à droite, pour aller vers le hameau de la Vallée et monter ensuite sa fameuse petite côte qui ramène sur le dessus. Non ? Ah bon ? Ça m'étonne de "Pieds Nus", qui a, paraît-il, tracé le parcours Sancerrois. On grimpe donc jusque sur la route qui arrive de Menetou vers Sury. Un premier coup de cul. Va-t-on continuer sur Mainbray directement ? Mais non, voilà qu'on prend la route à l'envers pour aller replonger (sur le bitume !) sur la Vallée pour aller remonter immédiatement la fameuse côte, dont au sujet de laquelle, comme disait Béru, je te causais plus avant. Du coup je shunte. Monter la côte, OK, mais descendre exprès pour aller au-dessus, ça s'apparente à du vice. Je poursuis donc la montée sur la route pour aller attendre les gars en haut de ladite côte et basta. On aura bien assez à faire plus loin, en particulier pour monter le raidillon bétonné qui nous nargue depuis tout à l'heure de l'autre côté de Maimbray. P'tit tour dans les vignes (quel bol qu'il n'ait pas plu la veille ici !). Et descente. Depuis l'arrivée en Sancerrois, je me suis glissé devant. Aussi, le temps de voir quelle option est prise dans la descente et je me lance. Cette dévalade-là, on ne la fait pas souvent, faut en profiter ! J'en passe un à gauche, l'autre à droite. C'te foot !!! La fourche neuve, c'est nickel et j'ai changé les plaquettes de devant hier. Vroum ! « Dis donc, t'es un guerrier ! » me fait, en bas, un collègue que j'ai doublé. Je rigole. C'est pas vraiment l'adjectif que je me serais collé pour me caractériser et j'en connais qui doivent se marrer.

 

Bon alors,c'te côte ?

Et ben, il faut simplement réussir à passer sur le petit plateau et puis, ma foi, chacun fait avec ce qu'il a, le tout étant d'arriver en haut. Re-vignes et on arrive au « Graveron » au-dessus de Chavignol. Arrêt réparation évidemment, mais aussi contemplation, car il faut bien reconnaître que nous nous trouvons devant un paysage splendide. Nous, bêtiaux, qui avons ça sous la main, ou plutôt sous les yeux souvent, on a peut-être tendance à banaliser, mais cette vue justifie à elle seule un voyage, et , en particulier cette sortie depuis Gien !  On en profite à loisir depuis le chemin en balcon sur les « Monts Damnés », surplombant Chavignol, avec la colline de Sancerre en toile de fond, comme on dit.  Un peu plus loin, brusque virage à droite pour dévaler en bas. Celle-là, je l'attendais et j'étais déjà devant, avec Éric. On se l'est déjà faite au coude à coude avec Manu et je pars comme si c'étais encore ça. Les petits cailloux ronds volent sous les crampons. Calé dans le creux de droite, je dévale. Au virage, je freine légèrement, malgré l'appui possible à droite, ça flottait un peu trop…Ce coup-ci, Manu m'aurait passé à gauche…

On gagne le pied des Caves de la Mignonne : à l'attaque, Sancerre ! On use encore les dents du petit plateau, pas le temps de souffler sur l'esplanade des caves et l'on enchaîne la côte du cimetière. La totale, quoi. Comme toujours la gageure, pour ceux qui sont arrivés en haut sur le vélo, est de franchir les cinq derniers mètres malgré la perte d'adhérence et la petite marche. Qui donc m'a foutu un morceau de bambou en travers du chemin ? La roue avant ripe dessus, raté !

Repas quasi gastronomique, mais en tout cas panoramique, sur la terrasse  baignée de soleil qui domine Saint Satur et le Val. Verre de Sancerre, St Estèphe... Eh ! Il n'y a pas que le sandwich ! On devait déjeuner en un quart d'heure, avait dit Lionel... En fait, on prend largement le temps : far breton, café…Un sifflement soudain, comme un pet sonore et prolongé... On se regarde : c'est quoi ça ? Le vélo d'Éric ! La dernière chambre latex vient spectaculairement de rendre l'âme ! Rigolades !

Bilan de la matinée : 70 bornes et 1000m de D+. Reste à rentrer ! Sur le plat des bords de Loire, mais quand même ! Qu'en sera-t-il de la fatigue de la matinée, du Sancerre et du far breton ?

 

Descente sur le  viaduc, que l'on traverse, la gare. Je pense qu'on va poursuivre, remonter un peu à gauche vers le bois de Charnes et redescendre vers le canal en passant sous la voie. Je m'en délecte déjà, mais non, on passe bêtement par la ville. Je tente un peu d'imposer la variante, mais ne veux pas trop chiquer au gars qui connaît trop. Passons par le port. À partir de maintenant c'est dénivelé = 0. Chaîne sur la plaque et l'on enroule. Je redoute un tempo très Gien-Relaxois, mais c'est moyennement soutenu sans plus. Comme en plus, le vent serait plutôt de trois quarts arrière, si tu trouves un dos assez large devant toi, ça beigne. Parfois un coup de sifflet : une crevaison ou un appel à la modération des tours de manivelles.Bannay, les Fouchards. Stéphane nous quitte pour rentrer direct. On n'est guère en avance, il faut reconnaître.

Les chemins du Val de Loire par Rognon, Sort, Sardat. Callé dans la roue d'Éric qui mène la danse en général, je me trouve assez dans le coup. Tout à l'heure, vers le golf. Une petite douleur au genou m'a inquiété, puis s'est estompée. Veiller à ne pas appuyer trop fort.

La Centrale, on retrouve le tracé de la Rando des Beignets, Pieds-Nus a encore frappé. Je suis passé devant pour conduire à la "musse à René"  et j'ai enchaîné. Suis surpris de me trouver avec encore de l'énergie. Rien à voir avec celle du départ !

Régulièrement nous retrouvons le camion pour une pause ravito. On récupère un peu : certains s'allongent même dans l'herbe, comme quoi le club justifie le nom de « Gien-Relax », mais le temps s'y prête ! À Bonny on passe sur la rive droite. Le petit single de pêcheurs, jusqu'à Ousson. Devant, j'ai voulu appuyer un peu pour maintenir un rythme digne du club organisateur, mais je le sens et me dis : « Après Ousson, je lève le pied ! ». En fait, on arrive doucement au Camping du pont de Châtillon. Dernier ravito. Pascal répare une crevaison (!) lente. On discute tranquille : « Dis donc, tu vas avoir à en raconter dans ton blog ! » Ben, justement, voilà du nouveau : une véritable explosion nous sidère ! Le pneu d'un vélo posé tranquillement contre un poteau et qui ne demandait rien à personne vient d'exploser !! Ce bruit !! Comme on réalise et rigole, je vois Pascal qui répare dans son coin tendre la main vers sa chambre à air qui sort du pneu : seconde explosion, identique à la première, et le Pascal qui se retrouve avec des lambeaux de chambre à air dans la main, l'air tout bête. On se dit que, vraiment, on aura tout eu côté pneus ! D'ailleurs on ne réussit plus à compter le nombre de crevaisons, 20 ? 30 ?

Sur le large et roulant chemin qui gagne Briare en suivant l'ancien canal, je me dis que les cadors vont mener un train d'enfer. En fait on maintient une bonne allure en tournant régulièrement autour de 27 à 28 km/h, que personne ne vient contester. Briare et ultime crevaison : c'est Maurice qui ferme le ban après l'avoir ouvert ce matin. Suite du chemin des bords de Loire jusqu'à Gien. Deux avions me passent soudain : tiens, l'emballage final… Suivre ? Impossible. J'essaie seulement d'appuyer un peu plus, mais je ne réussis qu'à passer de 27 à 28 à l'heure… D'ailleurs devant, on n'est pas allé bien loin. En fait on doit être tous un peu usés, et puis, il faut s'attendre pour l'arrivée. Il est sept heures du soir, on a parcouru 130 kilomètres à la moyenne (la mienne) de 18,5…la D+ n'a guère augmenté depuis Sancerre.

 

Au « Port au Bois », on y va d'un dernier verre de Sancerre. On commente : crevaisons, grimpettes, retour. On s'étonne aussi d'être parfois moins cuit que sur une rando « habituelle »: pas eu de problèmes de crampes par exemple…  Je constate avec un collègue qu'on a pu même relancer parfois en danseuse sur quelques mètres, sans sentir les cuisses se tordre en un début de crampe. Peut-être parce que nous avons enroulé sur le plat sans avoir vraiment à forcer, nous avons, ainsi, sans doute, éliminé le trop plein de toxines.

Lionel s'informe : contents ? Tu parles !  Quelle super-journée ! Et belle organisation ! Un G.S.G.  V.T.T. au G.P.S., c'est O.K…. C.Q.F.D !

 

Et la semaine prochaine ? Nous côté nivernais, on va aller à Imphy. Belle rando habituellement, dans des coins qui vont rappeler la Sauvignoise. Il y a aussi « Les sentiers verts » à  Massay (18) (attention, je n'ai pas dit « chez Massé » !)

 


lundi 13 avril 2009, a 12:36
Eux de Pâques
 

 

« Eux », ce sont  ceux qui se retrouvent sur la place de l'église (normal, il faut ce qu'il faut, en ce jour, non ?) de Bué, ce dimanche matin de Pâques. Il y a là une forte délégation de Frapadingues sous la conduite de Francis « La Tarnais » leur président et donc, Didier, « La Soudure » et puis « l'Tian » et son alter ego Stéphane. Le régional de l'étape, le Manu, né natif du lieu  comme on dit, nous rejoint vite. Il a plu la veille et le ciel est encore nuageux, mais ça a l'air de vouloir tenir, le soleil n'est pas loin, il fait plutôt bon : on a sorti les cuissards courts, mais pour certains dont je suis… avec les jambières encore ! Mais plus de sur-chaussures.

 

Tu connais Bué, non ?

Juste derrière Sancerre, un village vigneron au creux d'un véritable entonnoir à peine évasé côté sud… Te dire leurs problèmes lors de pluies d'orage ! Pour nous c'est surtout pour le moment : on sort comment ? On choisit l'option « costaud » en s'attaquant aux fameuses grimpettes sur les coteaux qui nous dominent, ou bien on fuit vers la plaine ?

En fait, on part en biais, on descend vers le bas de Bué, l'Estérille, et l'on prend à travers les vignes à mi-coteau. Surprise : le chemin, empierré, est sec et sain. Bonos, ça ! Bonnes sensations dès le départ, ça met bien dans le coup ; on vire un peu vers la pente au-dessus pour s'élever légèrement, histoire de chauffer un peu les mollets. Le coin est chouette, sans que nous soyons très haut, le regard porte depuis les collines de l'Orme au Loup vers l'Est, loin dans la plaine vers le Sud et même l'Ouest vers Avord. Seules les hauteurs de la Borne et d'Humbligny nous cachent Bourges et sa cathédrale.

Bon, point trop n'en faut et après la première petite « élévation » (!!!) , comme ça renaude un peu dans le groupe, on prend un nouveau chemin horizontal à gauche.

Mais là on change de chanson : comme on le craignait au départ, en bons pratiquants des sentiers locaux, on tombe sur cette terre de vigne qui, dès qu'elle est légèrement humide, alors que son apparence semble anodine, devient une pâte collante redoutable. Quasiment paralysant : tu as beau chercher les quelques cailloux du chemin ou les brins d'herbes protecteurs, tes pneus se recouvrent instantanément (un tour de roue suffit !) d'un manchon de terre qui bloque la roue illico. Force nous est de mettre pied à terre, de chercher entre les ceps un bout de sarment assez solide pour libérer les fourches, les haubans de leur gangue de glaise (car c'en est parfois) et de porter les bécanes jusqu'à un passage plus sain.

En tout cas, la décision est prise : on va éviter les hauteurs des Epsailles, Bué et Crézancy pour prendre l'option Veaugues puis Gardefort et Vinon.Plus plat sans doute mais on essaiera de trouver des coins sympas quand même, la région est riche et Manu, et même moi, la connaissons assez, normal.

 

Un peu de descente puis un peu de bitume pour décrasser et pour gagner le « Grand Senais » : de là le « Petit Senais » nous regarde de haut puisque le hameau est juste au-dessus :entre les deux un raidillon, assez court mais bien pentu : là c'est du tout à gauche (du moins quand on peut réussir à faire obéir une chaîne que la boue n'a pas épargnée tout à l'heure !) et un effort bref mais assez intense.  On passe la nationale et l'on dévale dans le bois de l'autre côté. Quelques flaques ici et là mais rien de méchant on se régale bien. Lisière du bois, puis on reprend à l'intérieur par un petit sentier qui monte de façon sympa au-dessus de Veaugues. Pas mal de branches tombées récemment imposent un peu de technique et l'on débouche soudain auprès de quelques vignes avec une vue sur le clocher pointu de Veaugues, à gauche. Encore un chemin à mi-hauteur dans le bois et l'on plonge vers le village pour arriver le long de la petite rivière. Pittoresque. Traversée du village, de la place devant le « Centre de Pleine Nature », ce qui génère toujours chez moi, et, j'en suis sûr aussi chez Manu, un peu de nostalgie de la grande époque de l'UM Veaugues... Enfin bon, il existe encore ce club : t'as vu mon maillot non ? Et puis je suis sur le vélo ! Je roule !.. Un peu façon « Dernier des Mohicans » je sais bien…

Allez, tant qu'on y est… retrouvons le théâtre de nos aventures locales : on a failli rater l'embranchement (maintenant goudronné au début) du chemin qui monte vers les bois de Veaugues. On bifurque vite pour arriver aux carrières. Et maintenant ? Eh ben, on fait ce qu'on veut : on marque une première pause pour quelques photos de franchissements près de la grotte puis on dévale à la hussarde pour gagner ce que Manu s'amuse à appeler le « Colorado Veauguois »… Eh ?.. Pourquoi pas ? C'est moins grand que le fameux « Colorado provençal » près d'Apt, auquel Manu se réfère, mais, la couleur du sol aidant, on peut s'y croire un peu… D'ailleurs on ne se prive pas d'en profiter.  Tout le monde, à son gré, s'amuse à chercher des passages sympas, des bosses, des trous, des montées plus ou moins possibles, des plongeons impressionnants, où l'exemple aidant, on finit par tous se lancer l'un après l'autre après, pour certains, avoir juré leurs grands Dieux que jamais ils passeraient là ! Moi je cours un peu à droite à gauche, l'appareil photo en main pour tenter de cadrer LA photo du siècle (au moins !), celle qui ferait baver les pros des magazines ? Mais, tu sais, le site s'y prête vraiment ! Faudra qu'on repasse par là sans tarder, lors d'une SEC qui partirait de Veaugues, comme on a déjà fait, on pourrait bien se prévoir un petit créneau horaire avant la rando ou au retour, pour faire un saut là-bas, c'est juste à côté. T'en dis quoi, papa ?

 

On quitte le site, un sourire jusqu'aux oreilles… On n'a même pas pris le temps de se restaurer un peu. Alors une barre, vite fait, et l'on se lance à travers champs, direction Gardefort. Le chemin est dur et on peut rouler « sur la plaque », pour tenter de suivre le Manu qui a piqué, comme il aime le faire, une accélération des familles. Faut dire que, à part une chouette vue sur les hauteurs ensoleillées de Bué, où nous étions tout à l'heure, la traversée des champs n'offre pas un intérêt majeur. On file tant qu'on zappe le changement de direction pour se retrouver sur la route, à quelques centaines de mètres de l'endroit visé. Bof, tant qu'on est sur le grand développement, on continue. Retour sur le bon chemin et montée vers Gardefort. Eh, Manu, si on prenait dans le bois ? Une petite variante…

Euh, ouais…mais un peu coton, pas bien frayée la trace, et puis, dis donc, la tempête  a fait un drôle de saccage ! Un brin de technique pour franchir les petits troncs et réussir à suivre la trace. Du coup on peine un peu à se reconnaître…. Faut prendre à gauche…Là, tu crois ? Ben, ça ne s'arrange pas : on est obligé de relever les branches pour passer. Mais on débouche sur un champ, avec le château d'Eau de Gardefort juste devant. Pas perdus... et puis, tiens, notre chemin est là-bas en lisière de bois…Un peu de tout terrain (après tout, hein ?…) et on  retrouve le chemin puis le bitume, qui s'est d'ailleurs bêtement étendu jusqu'à une petite descente qui était pourtant si sympa à dévaler… Un chemin herbeux et on arrive à Vinon. Il y a des jambes dans le groupe qui commencent à devenir lourdes, aussi, après avoir gagné le pied de Banon, on décide de ne pas monter jusqu'au « Crot à l'Âne », tout en haut, et d'éviter l'Orme au Loup. Juste un petit bout de grimpette, qui est d'ailleurs fatale à Stéphane qui casse sa chaîne. Réparation somme toute assez rapide. Après tout, on n'est pas dans la neige, loin de là ! Manu a successivement laissé tomber jambières, gants, T-shirt sous le maillot et on se demande, en le voyant se précipiter sur le bas-côté, si, cette-fois-ci, ça ne va pas carrément être le tour du cuissard !

 

On remonte doucement  vers la route, le temps de regonfler une roue devenue un peu molle et l'on attaque le petit single qui, du bas de la route de Vinon, va nous permettre de regagner la nationale, en haut. Bien sympa ce sentier, en sous-bois, étroit à souhaits, sinueux sans trop, que c'est amusant…de le descendre !!! Mais là, on le prend dans l'autre sens ! Et, sans qu'il soit très très pentu, il risque de nous poser quelques problèmes s'il est, comme c'est sûrement le cas, collant, malgré les quelques cailloux qu'on y trouve en haut et peut-être aussi à cause d'eux (de Pâques !!! J'insiste, des fois que tu n'aies pas compris !).  J'ai des souvenirs d'y avoir bien perdu le souffle, dans ce truc…

Donc, emmanchons nous (!?) dans le sentier… J'ai Manu devant et je redoute de bloquer quelqu'un dans la côte, car pas de possibilité de doubler dans ce passage. En fait j'enroule assez bien et lorsque, vers le haut, je dois rapidement poser un pied pour me permettre de suivre le roin qui est la seule trace, je me rends compte que celui qui me suit est assez loin. Je me sens plus dans le coup que la semaine dernière, finalement. Mais le tempo n'est pas le même non plus sans doute.

Regroupement en haut, traversée de la route et l'on enquille le chemin du tacot qui redescend, vers Bué. Tu sais, une ancienne voie ferrée descendante, sol roulant, pas de virages, c'est le truc que tu prends cool puis tu te mets sur la plaque et, peu à peu tu prends de la vitesse et tu te retrouves à tenter d'aller le plus vite possible, pour finir à fond. Faudrait pas qu'un lapin traverse ! Au départ on en a vu un qui donnait l'impression de courser un(e) écureuil(le) ! Les lapins quand même !!!

 

On regagne doucement la place de Bué. Belle sortie : une petite quarantaine de bornes, pas loin de 400m de D+ , à la louche, on s'est bien amusé, en plus. Du coup, on projette… on souhaite d'autres soties dans le coin… une sortie d'une journée complète peut-être, qui nous mènerait vers La Borne…

En attendant, notez la rando de Bué le 17 mai : je serai retenu, mais l'an passé, on avait vraiment apprécié !

Pour le prochain week-end, je fais un truc de oufs avec Gien-Relax,  mais lancez-vous à St Martin des Champs (89) pour la « 1ère Poyaudine » organisée par les gens de Lavau, c'est à découvrir, à côté de St Fargeau…  Si, toutefois, vous avez digéré le chocolat !

mercredi 13 février 2008, a 00:41
St Satur : Le « Gordon » ombilical !
 

 

Oui, Donc, voilà. « Saint Sat' ' , Saint Satur bien sûr, parce que pour moi, Saint Sat'c'est plutôt Saint Saturnin lès Apt (ou Saint Saturnin d'Apt, comme ça s'appelait autrefois, mon p'tit gars), un coin qui rien qu'à regarder le paysage, ça te file des frissons dans les crampons !(tiens à ce sujet, côté Gien-Relax, j'ai ouï causer d'une expédition dans ce secteur pour le premier mai).

Mais St Satur, c'est pas mal non plus.C'est moins exotique, mais beaucoup nous envient ce site sancerrois. D'ailleurs, dimanche, on a rencontré pas mal de gens qui avaient fait un fameux déplacement : genre Salbris, Tours, et même les incontournables ECC de ConflAns. Il y avait même Pierre, qui du haut de son quintal largement dépassé, redoute habituellement (et on le comprend) d'avoir à se hisser en haut des raidillons qui font la spécialité du parcours.

Que du beau monde donc, même Manu était descendu pour monter.Histoire de continuer la préparation de son expédition dont je t'ai causé précédemment. Comme il trouvait le parcours un peu juste, il avait entrepris de faire les deux circuits l'un après l'autre… pourquoi pas ? Autre participation remarquable : Ludo, qui n'avait pas choisi le plus facile pour sa première rando de jeune papa et de récent convalescent. Peu de Gien-Relax (z'auraient peur des côtes ?). Les Frapadingues en nombre étaient déjà partis quand on a attaqué avec Michel, Maurice et les Conflanais.

Bon je passe au présent, c'est plus vivant et actif ?! (allons bon , v'là mon logiciel qui, parce que j'ai écrit « actif » m'écrit automatiquement  « actif immobilier »etc… Ben, non, justement, Actif-Michel ne s'autorise pas encore de reprise du VTT,   et on s'impatiente !)

Départ le long du canal, côté Nord avec Cacahuett'Christophe, désolé d'avoir laissé partir Manu avec qui il aurait bien aimé partager la Rando allongée.On passe le canal et l'on attaque doucement les premières pentes : Ludo pars devant : pas de Pb de reprise pour lui, alors que le reste de mon groupe y va plus cool. Mais, bon, on a le temps et le soleil illumine le val de Loire que nous découvrons sous une légère brume alors que les collines au-dessus prennent les rayons bien en face, c'est superbe ! Il faisait frisquet au départ et j'avais dû dépanner Ludo de sur-chaussures, comme quoi on sentait bien la gelée. Mais maintenant, soleil plus montée, il fait nettement plus chaud. Un premier ravito à la gare : certains se laissent séduire par un vin chaud, pas très séreux quand on doit se colleter avec la grimpette qui suit, bien droite, sur le ciment heureusement, qui monte à travers les vignes vers le bois de Charnes. On reprend en fait l'exact tracé de la rando de l'an passé, en sens inverse. En sens inverse aussi viennent à notre rencontre les marcheurs qui sont sur le même circuit. Tout ça manque un peu d'imagination, quand on connaît le potentiel de chemins et sentiers du secteur, mais il faut bien avouer que, touristiquement, c'est une boucle bien choisie. En effet, après un peu de plat à travers les vignes jusqu'à Verdigny et un second ravito, on monte prendre le chemin qui passe en balcon au-dessus de Chavignol.Là tu es obligé de te dire que même si tu es passé ici des dizaines de fois, c'est quand même un site splendide ! faut quand même pas trop quitter le chemin des yeux car , comme on est à peu près en corniche mais sur le plat, l'eau stagne en de larges flaques et là, soit tu te lances carrément à travers la flotte, soit tu te risques dans une manœuvre limite, sur le bout de terre glissant entre la flotte et le vide à gauche, c'est à peine plus large que ton pneu et tu serres un peu les fesses, je te dis ! Au premier ravito, on a récupéré Manu et avec Emmanuel Vatan qui nous a rattrapé aussi, on se retrouve à trois maillots de la grande époque de l'UM Veaugues. Séquence nostalgie en voyant nos tenues vertes sur ce chemin que j'ai découvert avec ces jeunes fous de l'époque…On plonge sur Chavignolet, évitant heureusement chemin du fond du cirque, toujours difficilement praticable. Par contre, ça impose d'escalader er en face sur une montée raide et surtout restée dans l'ombre : entre le pourcentage, la boue glissante et des restes de glace ici ou là, ce n'est pas facile d'arriver en haut sans mettre le pied à terre. J'enrage car il s'en faut d'un mètre pour moi, ma roue arrière étant devenue subitement folle en passant sur la glace. On gagne en traversée la côte d'Amigny que les organisateurs sont bien gentils de ne pas nous faire prendre vers le haut. En attendant Pierre, on profite de l'immensité du paysage : on y voit que, après avoir continué à traverser vers Amigny, on dévalera une belle descente, devenue moins dangereuse qu ‘elle ne l'a été, car le bas en a été refait. Dommage, car ça a été amusant d'y jouer dans les cailloux et les roins, et tant mieux, car, ces derniers temps, ça s'était creusé de façon vraiment grave ! Après avoir filé sur les Caves de la Mignonne, il va falloir s'attaquer à la montée du cimetière : classique des classiques, bien sûr : qui arrivera en haut sur le vélo ? Car ce bout de pente est vicieux comme tout, avec son final qui se redresse d'un coup, tout en devenant aussi moins roulant. Suis pas mécontent, pour une fois, d'y parvenir. Reste plus qu'une côte: on dévale de l'autre côté de Sancerre, sur le bitume hélas, et, après un ultime ravito, on s'enquille la dernière vraie montée, celle qui prend en biais les flancs de l'Orme au Loup et que l'on voit bien depuis le Val. Son départ est délicat avec toute la gravette qui y est « accumoncelée » mais le reste se fait bien. Je le grimpe en compagnie de Manu, en évoquant avec lui le premier Championnat de France VTT organisé ici par le Club de Veaugues en…j'sais pu exactement, mais j'ai une photo prise en haut de cette côte. Cet accoutrement que j'avais alors ! On attend un bout de temps en haut pour se regrouper et Manu part devant. De ce point, la tentation est grande de monter un peu plus haut, pour s'amuser sur le petit parcours trialisant, au-dessus de l'ancienne carrière, mais on laisse de côté. Encore une traversée dans les bois de la Pierre Goupilière et on ressort au-dessus de Ménétréol : y a plus qu'à dévaler ; je me lance là-dedans, suivi de Michel qui se régale aussi. Un très léger ralenti pour vérifier la direction  mais c'est tout : les yeux pleurent sous le vent de la vitesse et peut-être aussi du plaisir de cette descente. On traverse Ménétréol. J'aime bien ce petit village pittoresque, au bord de son canal, dominé par la butte de Sancerre avec, en été, ses terrasses et ses bateaux à quai. On revient doucement vers St Thibault et St Satur : un peu plus de 600m de dénivelé, je pensais un peu plus… Il n'est pas de très bonne heure, mais cela permet de profiter d'un super vin d'honneur, auquel on n'hésite pas à faire, justement, honneur, eh oui ! Une bouteille de Sancerre en main, on a droit, Maurice et moi, les vieux, à une photo pour le journal en compagnie de Jade, la petite « Houbi » des Frapadingues, sacrée gaminette à l'œil vif et future championne, sans doute, au vu de ce qu'elle fait déjà !

Je prends le temps de nettoyer le vélo, à cette heure il n'y a plus grand monde, même s'il en arrive encore. Cinq robinets et un seul tuyau… sont sympas les Gordonniens, mais il y a des petits détails à fignoler.

Cap au Sud la semaine prochaine : Fourchambault. Je n'ai pas trop de détails et je ne roule pas fréquemment par là, mais ça devrait être intéressant, entre les bords de Loire et les buttes qui les dominent. 

mercredi 26 décembre 2007, a 11:51
Douze hommes en Collines
 


 C'est vrai que « Douze hommes en galère »,   ça le ferait mieux comme titre mais, tant pis pour le titre ! Il valait mieux que la situation ne le justifie pas heureusement, car aucune galère dans cette sortie de dimanche bien au contraire ! Le Samedi, on a cherché où rouler : Manu était descendu mais ne se sentait pas de monter jusqu'autour de Gien pour une sortie avec Michel de St Martin et ses collègues de l'ECC, repas d'anniversaire de sa p'tiote gamine de deux ans oblige ! Côté ECC, on serait plus volontiers descendu vers le Sancerrois, comme décidément ces temps-ci, on se sent attiré par la région de Léré-Savigny-Santranges, cette espèce de triangle des Bermudes local, j'ai tenté de circonvenir les bons connaisseurs de la géographie locale. Le René qui nous avait déjà guidés dans le coin n'était pas là et, de toute façon, il ne semblait pas tenté par une sortie  avec les températures négatives que nous avons ces jours-ci. J'ai réussi à décider le Michel« Pieds-nus » des Frapadingues, frère du précédent. Le temps de prévenir les uns et les autres, de donner les coordonnées du point de rendez-vous et il n'y avait plus qu'à…

 

C'est vraiment la Rando du solstice d'hiver, ce matin du 23 : le jour n'est pas encore levé à huit heures, quand j'achète les croissants pour le groupe à la boulangerie d'en face, et ça pince comme ça le fait depuis un peu maintenant : on tourne autour de moins cinq. Tant mieux ! Les chemins seront super ! J'arrive à Léré pile poil en même temps que Michel de St Martin chez l'ami « Pieds-nus » qui, justement, ne l'est pas ce matin très exceptionnellement. Il fait le placeur sur le parking devant chez lui et arbore des chaussettes qu'on ne lui voit pas souvent porter. Manu est déjà là et on annonce quelques « Frapadingues » : Jacky, qui n'a pas roulé depuis un peu, et le  « Tian », son voisin de Myennes. Jean-Paul et Antoine, le fils de Michel, arrivent mais Maurice, Christian et Pierre, de ConflAns, se font attendre un peu. Ma fois, on est bien au chaud dans le garage de « Pieds-nus »fort bien décoré (je parle de la collection de plaques de cadres accrochées aux murs, qu'est-ce que tu crois ?… Oui, y'a pas que ça, c'est vrai aussi). Donc, dans son garage, il fait bon autour du café. Maurice et les deux autres arrivent un peu plus tard, si bien qu'on part il n'est pas loin de neuf heures, avec un superbe soleil qui se lève sur la campagne givrée. Bien équipés qu'on est tous, un sol bien dur sous les roues et la promesse d'une belle matinée, il n'y a vraiment rien de négatif comme perspective, à part la température.C'est vrai que si, côté corps, les couches multiples de vêtements techniques nous permettent de résister sans problème, qu'au niveau de la tête et du visage, on arrive à s'en sortir, c'est déjà plus délicat côté papattes : moi je m'en sors avec chaussettes fines+petites chaufferettes chimiques, deuxièmes chaussettes isolantes, chaussures et sur-chaussures. Le problème insoluble pour le moment, c'est plutôt les mimines ! J'ai beau essayer les sous-gants en soie ou autre, les doigts dégustent un max ! Le froid passe au travers des gants en un rien de temps et ça devient vite douloureux. Si le terrain permet cette fantaisie, je sors mes doigts et les recroqueville à l'intérieur des gants pour tenter de les réchauffer. Ça le fait assez bien, mais tu comprends bien que ce n'est pas très malin ni très pratique pour tenir le cintre ! Aussi m'intéressé-je de près à Michel qui expérimente dans ses gants des petites chaufferettes du type de celles que j'utilise pour mes pieds : résultats mitigés, je crois…

Ces considérations technico-vestimentaires mises à part, on est super bien. « Pieds-Nus » nous emmène tranquillement au-dessus du Val vers Savigny, on monte doucement sans forcer, en profitant des rayons du soleil qui fait briller le givre dans les forêts et les champs. Quel bonheur aussi, dès les premiers tours de roue, de sentir les crampons accrocher avec efficacité le sol durci par le gel ! On retrouve, paradoxalement, le même plaisir que celui que l'on éprouve, l'été, à se jouer des aspérités du terrain sec. C'est un vrai plaisir aussi de rouler comme ça entre amis et on en profite pour discuter avec l'un et avec l'autre. Côté « Frapadingues » on évoque beaucoup le départ du Grand Jean-Pierre qui part bientôt s'installer dans le midi. Ça va faire un fameux vide dans le monde vététistique du VTT 40, comme on dit… 

« Pieds-Nus », on le sent bien, s'amuse à nous conduire par tours et détours dans le coin, pour le simple plaisir de nous faire traverser des coins sympas. La région est riche de secteurs pittoresques et/ou techniques: quel régal que ces passages au fond des chemins creux, où les roues s'enfoncent dans les feuilles mortes ! Des sous-bois secrets, des champs gelés traversés par deux chevreuils, des étangs sous la glace, quelques maisons discrètes encore engourdies… Maurice me glisse, en me posant la main sur l'épaule, comme il aime à faire: « Tu vois, mon Bill, rouler comme ça, tranquille, dans des coins comme ça, on ferait bien ça toute la journée ! ». Pardi qu'il a raison ! La matinée s'avance et l'on sent bien que, depuis tout à l'heure, on passe, on vire dans les collinettes, comme si on tournait autour du pot. Autour de quoi ? Ben, de ce truc qui nous regarde depuis le début de la rando et qui domine la région : le « Faît des Marnes d'Assigny », une colline qui barre le paysage, orientée Nord-Sud, parallèlement au Val de Loire. Elle constitue mon horizon à l'Ouest, depuis la fenêtre de chez moi. Elle est incontournable, et son sommet allongé lui a valu de servir de piste d'atterrissage d'urgence pour une « forteresse volante », bombardier américain de la dernière guerre, qui a fini désossée par les gens du coin ; le pillage des matériaux n'est pas une invention récente ! Depuis le début de notre sortie, on s'est dirigés plusieurs fois vers cette colline, en l'évitant au dernier moment. Mais comment refuser l'affrontement ? On reviendrait avec un goût d'inachevé, ça n'irait pas …Manu piaffe de se lancer à l'assaut, alors le chef se décide et l'on s'oriente délibérément vers ce fameux coteau :une petite montée d'approche et on s'arrête au pied. Deux « voies » d'accès s'offrent à nous, toutes deux, rectilignes, escaladent la butte dénudée « tout debout », sans finasser. Celle qui nous fait face est considérée comme un peu plus dure et, le fait est que, lorsque nous l'avons gravie pour le « défi des Birettes », en octobre dernier, j'avais mis pied à terre dans la partie la plus pentue. L ‘autre, « Pieds-Nus » nous l'avait fait grimper une fois. Les deux se valent, c'est du 20% minimum. C'est l'heure du choix : Manu cherche à m'emmener vers la première, qu'il a hâte d'affronter, il est suivi par Jean-Paul, Fabrice, le grand fils de « Pieds-Nus », et Antoine. Des mollets … Il s'en faut qu'un autre les suive pour que je m'y lance aussi, et puis non…l'autre grimpette va déjà nous occuper, mais j‘ai un petit regret. Alors, donc, chacun de notre côté, nous nous colletons à la pente : c'est rigolo, alors que nous débutons notre ascension, de suivre le groupe des autres, un peu plus loin sur le coteau, en pleine explication avec la difficulté… Puis nous ne nous concentrons plus que sur notre propre effort : chacun, empanaché de la buée de son souffle, fume comme une locomotive en ahanant sur sa machine. C'est dur, mais c'est bon quand même, tu piges ça ? Évidemment, de voir Manu, déjà arrivé en haut qui s'amuse à redescendre pour nous retrouver et nous accompagner sur les derniers mètres, ça te casserait bien un peu les pattes mais, bon …déjà bien content d'avoir atteint le sommet (le « Faît ») sans trop se déchirer ! On souffle un brin là-haut, en profitant du vaste panorama qui  s'étend depuis les hauteurs de la Borne, côté Cher à celles de Bouhy, côté Nièvre, avec Sancerre entre les deux, à contre-jour dans le soleil de la mi-journée. Photos, ça s'impose : pourtant, sur ma photo, prise au retardateur sur un mini-pied, compte bien : il en manque un, cherche bien... si, si, il avait dû s'éloigner un instant le douzième juré. Je te dirai qui c'est en fin de texte si tu n'as pas trouvé.

De là-haut, on ne peut faire que redescendre. On le fait par ce qui était la plus raide montée dans l'autre sens, un simple toboggan maintenant, dévalé d'un coup avec quel plaisir ! Il ne nous reste plus guère qu ‘à rentrer: encore un petit passage, avec division du groupe en deux une nouvelle fois, pour une petite grimpette qu'on ne laisse pas de côté non plus et qui permet une nouvelle petite descente sympa. Je reconnais presque tous ces chemins que j'ai parcourus en telle ou telle occasion mais j'aurais du mal à en faire un circuit. Ce qu'il me faudrait, c'est pouvoir enregistrer tout ç a, comme le fait Éric de Gien-Relax. Tu crois que je vais franchir le pas du GPS moi aussi ? On en discute un peu avec Manu, pendant qu'Antoine répare une crevaison. Il n'a pas l'air trop opposé à ça le Manu, champion de la lecture de cartes, qui nous drive sans défaut sur les sentiers de l'été…Faut voir…

La fin du parcours se fait un peu plus vite, profil descendant et proximité de midi obligent…Au grand dam d'un Jacky un peu à court de forme et qui éprouve le classique coup de barre de fin de rando. Petite route, groupe étalé et, au détour d'une courbe, on se retrouve quasiment nez à fourche avec un tracteur équipé sur l'avant d'un godet muni de grandes pointes qu'il darde vers l'avant à la hauteur de nos têtes ! Hui !!! Chaud !  Michel l'évite d'un crochet mais pour un peu, comme on dit…

Midi sonne à l'église (et pas au clocher puisqu'elle n'en a pas !) de Sury-près-Léré, comme nous revenons à notre base de départ. « Pieds-nus » et sa Jocelyne nous ont prévu un pot de retour qui annonce déjà les festivités à venir. On en profite largement, en s'attardant un peu comme si on avait du mal à repartir chacun de son côté après avoir été si bien à rouler ensemble. Il est vrai qu'on se trouve devant ce qu'il est convenu d'appeler la « coupure des Fêtes » et qu'il va sans doute falloir attendre le début de l'année prochaine avant de pouvoir se retrouver. Il y aura le traditionnel rendez-vous de Ménestreau (près de Donzy) le 13 Janvier. Bon Noël, bons réveillons, que le blanc barbu soit généreux avec tous !

 

Alors : t'as trouvé ? C'était le Frapadingue « Tian » qui a raté le petit oiseau !

 

Présentation
Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!

Envoyer un mail à l'auteur
publicité
commentaire(s)
Bobo à Bonny . (25/11/2009 22:31)

Eh ben dis donc, c&#...

Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)

L'hécatombe con...

Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)

Bravo et merci j...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel, homme de l'ASCO (18/11/2009 11:18)

Merci Bill pour ton ...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel de St Martin (18/11/2009 09:40)

Bonjour Pour ne ...

Newsletter

Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :


mes catégories
VTT (146)
Randonnée (74)
Rando (40)
Randonnées (13)
Nièvre (13)
Gâtinais (10)
Sancerrois (9)
Val de Loire (8)
Languedoc (7)
Nivernais (5)
Loire (4)
Montargis (4)
Sancerre (4)
Sologne (3)
VTT (3)
Randos (3)
Gien (3)
Rallye des Vignobles (3)
Copains (3)
Pouilly sur Loire (3)
Articles précédents
Liste des articles
calendrier
«octobre 2009»
LunMarMerJeuVenSamDim
01 02 03 04
05 06 07 08 09 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31
archives
2009-11 (4)
2009-10 (8)
2009-09 (2)
2009-07 (2)
2009-06 (1)
2009-05 (5)
2009-04 (5)
2009-03 (4)
2009-02 (6)
2009-01 (2)
2008-12 (6)
2008-11 (5)
2008-10 (5)
2008-09 (3)
2008-08 (3)
2008-07 (3)
2008-06 (5)
2008-05 (4)
2008-04 (4)
2008-03 (3)
2008-02 (5)
2008-01 (3)
2007-12 (4)
2007-11 (5)
2007-10 (4)
2007-09 (6)
2007-07 (1)
2007-06 (4)
2007-05 (6)
2007-04 (2)
2007-03 (8)
2007-02 (3)
2007-01 (6)
2006-12 (4)
2006-11 (5)
2006-10 (6)
2006-09 (10)
2006-07 (4)
2006-06 (4)
2006-05 (12)
2006-04 (4)
thèmes
VTT
Rando
Sancerre
D'autres blogs sur monGenie
VIETNAM : MON PAYS NATAL
UNDESSINJOUR
Les trésors de Marilyn Monroe
FLO, le BLOG sans filtre -
LE BLOG DE JM
Visites depuis

Le début du mois : 770

Le mois dernier : 926

L'ouverture du blog : 41990


** ** © Learnorama 2006 - conditions générales - développé par Learnorama et Kernix - Contact - Nouveautés blog