| mercredi 07 octobre 2009, a 00:27 |
| Un Sancerre très SEC |
Avec Actif-Michel, on avait fait une grosse teuf, le samedi
et m^me le dimanche. D'accord on aurait peut-être été en avance pour aller
rouler.. On a lâchement préféré pioncer un peu et se faire une tit'
sortie le lundi matin. 50 bornes quand même et dans le dur du Sancerrois , non
mais !
Et pas que pour admirer les vendangeuses au travail (je
parle des machines, qu'est-ce que tu crois ?)
|
|
| mardi 21 avril 2009, a 09:09 |
| Gien-Sancerre-Gien : Crevés.. mais on s’est aussi éclatés !!! |
-- Tu sais ? J'ai fait la GSG à VTT au GPS !
-- Ah bon ? On paye la CSG avec un GPS ?
-- Meuh non, banane ! La GSG, Gien-Sancerre-Gien, quoi…
-- Ah bon, vous n'avez pas eu l'impôt ?
-- Non, mais on a eu le pot, le pot d'avoir du beau temps
sur 130 km, ou presque.
-- 130 bornes !!! Vous deviez être crevés !
-- Ça c'est le mot : «crevés », mais attends que
j'te raconte :
Fait noir quand je me lève :
quatre heures trente du mat'. J'avais prévu cinq, mais voilà deux heures que je
me tourne dans le lit. L'importance de l'enjeu ? Ou plutôt la crainte de
rater le réveil, je crois. Pourtant, j'en ai prévu deux, des réveils ! Pas
question de manquer ça : Gien-Sancerre-Gien avec les copains de Gien-Relax :
120 km prévus. Je me pose un peu des questions... Cent dix, j'ai déjà
fait, avec la même fine équipe, entre La Source et Chambord, tu vois, quelque
chose de l'ordre de quelques dizaines de mètres de dénivelé, et encore.
Aujourd'hui, avec le Sancerrois au menu, ça risque d'être une autre paire de
manches !
Justement, tiens, comment
s'équipe-t-on ? Il faisait bon ces jours derniers, mais pour ce que j'en
vois par la fenêtre, ça a l'air humide et je dois même mettre les essuie-glaces
en partant chercher le Stéphane à Myennes. Maverdaveu ! S'il faut mettre
l'imper ! Mais, bon, la radio nous apprends qu'il fera meilleur en cours
de journée.
Le petit jour, tout petit même…
les tenues bariolées des « Abeilles » Gien-Relax, les vélos, des
gestes amicaux : on arrive au départ. Chacun s'affaire. Mauvaise
surprise : la batterie de mon appareil photo est déchargée ! Bonne
surprise par contre : le fourgon avec remorque porte vélos (au cas
où) que nous retrouverons régulièrement au long (au très long même !)du
parcours, permet de se décharger du sandwich de midi que nous avions eu bien du
mal à glisser dans le « Camel ». Heureusement, car certains avaient
carrément prévu la glacière : pas facile à transporter sur le dos !
On peut, du coup, aussi y déposer nos sacs : on y laissera nos frusques en
fonction de l'évolution du climat local. Pour le moment, sans sortir l'imper,
car il fait plus brouillard que bruine, on garde le plus souvent les jambières,
des gants complets parfois, un haut genre veste légère, brassières et même,
pour certains, des sur-chaussures ! Mais ça, c'est plus pour la protection
des godasses de la boue ou de l'eau. Car ça fait vraiment humide, comme
ambiance, assez doux quand même heureusement.
Je t'assure que ç a fait un peu
drôle de partir, pas trop bien réveillé, je trouve, dans un jour qui peine
vraiment à se lever aussi. Premiers tours de roue à peine sept heures passées,
on quitte Gien vers l'Ouest, direction Autry le Châtel. Éric « Œil de
Lynx », GPS sur le guidon, roule devant et dirige notre groupe de 19
Vététistes : les Gien-Relax, enrichis (Tu parles ! On leur a donné 5
€ de participation !) de Michel-Léopold avec son Antoine et Maurice, et
donc Stéphane et moi. Jean-Paul doit nous attendre à Cernoy. Cette première
partie, je ne la vis pas trop bien et il paraît qu'il en a été ainsi pour
beaucoup. Pourquoi ? C'est vrai qu'il ne fait pas bien bon : l'air
est humide et c'est dans cette partie qu'on va le plus crotter les vélos. Mon
beau « Rocky », qui est revenu d'une semaine de vacances chez Tonton
Stéphane propre comme un sou neuf, ne profite pas bien longtemps de cet état
exceptionnel !
On roule, appliqués, en essayant
de trouver son rythme. Devant, un petit groupe se détache souvent un peu…
Derrière, on suit de façon
dispersée. Je me suis fixé de rester à mi-groupe si possible et je roule en
ayant un œil sur le cardio : il s'agit d'être économe de ses
efforts ! On est partis pour la journée, dis ! Donc, ne pas forcer, il y
aura de quoi faire tout à l'heure en approchant Sancerre, et ne pas risquer
l'accumulation de fatigue et donc les crampes de fin de journée. Appliqué, je
ne regarde pas trop autour de moi, le pays qu'on traverse, attentif à mon
pédalage et à rester intégré au groupe. Mais vraiment, je n'ai pas de plaisir à
rouler. Pas réveillé ? Nuit trop courte ? Je m'inquiète pour la suite :
ça va donner quoi quand nous serons confrontés aux premières montées ?
Parce que pour le moment, à part un peu de boue, des passages collants qui
freinent, on n'a pas de véritables difficultés. Opportunément, deux crevaisons,
l'une de Maurice, l'autre de Stéphane, vont venir faire une coupure bienvenue.
Loi de la sortie type S.E.C : tout le groupe attend. Réparation de roue
engluées de boue… le pied !
On descend sur Cernoy comme le ciel s'éclaircit. Quelques
bâtiments pittoresques, voire coquets, une petite place propre et tranquille.
On se restaure au camion qui nous attend. Pour le moment, on est plus café que Coca. Accueil de Jean-Paul,
premiers délestages de pièces de vêtements.
Comme on repart, les premiers
rayons de soleil pointent le nez et, miracle ! Les chemins sont
secs ! Ça fait vite, dis donc ! En fait, il n'a pas dû pleuvoir
dans ce secteur. Et pour moi, c'est comme le ciel et le terrain, il me semble
renaître ! J'attaque les roins secs avec hargne et le plaisir de sentir ma
belle fourche toute neuve bien réagir, je me pique à essayer de suivre les gars
de devant, je n'ai plus l'impression de peiner, de m'appliquer, je retrouve le
plaisir de rouler! C'est quoi cette transformation soudaine ? Le
soleil ? Les chemins secs ? Le Café de tout à l'heure ? Je ne sais
pas. Après tout, il est presque neuf heures, mon corps vient peut-être de se
réveiller : c'est l'heure habituelle des départs de randos. Avant, mon
organisme devait continuer sa nuit, je lui imposais quelque chose pour lequel
il n'était pas encre prêt, je ne vois que ça…
Du coup je regarde autour de moi,
profite du pays que nous traversons, cette région très bocagée du côté de
Pierrefitte-ès-Bois (nouvelle halte-ravito, où l'on tombe les jambières) puis
derrière Santranges, Savigny. De petits étangs, de simples flaques parfois,
enserrés de verdure.Car verdure il y a mon vieux ! On vit cette période
magique du printemps où les nouvelles feuilles sortent à peine des
bourgeons : ça te donne un camaïeu de verts tendres, parfois soulignés
d'un brin de rose des bougeons, ou d'un léger jaune. Ce n'est pas encore cette
période du vert triomphant, exultant et envahissant tout, s'imposant,
débordant, presque massivement… ça, ce sera pour mai et juin. Pour le moment,
il y a de la discrétion dans cette manifestation du renouveau de la nature.
Moi, ça me donnerait envie de m'asseoir près d'une branche et de regarder
pousser ces petites feuilles. C'est émouvant, tu sais ?
Bon, on en est où, depuis que je
suis parti dans mes considérations poético-écologiques ? Ben on progresse
sans trop de mal dans cette région à peine vallonnée. Peu de relief et pourtant
c'est varié, les chemins sont sympas et l'on progresserait bien si…
…Si on n'était pas entré dans un
cycle (évidemment !) infernal qui va durer toute la journée : celui
des crevaisons !
Petit à petit, on va avoir du mal
à faire plus de quelques kilomètres sans qu'un appel, un coup de sifflet ne
signale un arrêt. Les réparations, grâce au temps et au sol devenu sec, ne
durent pas bien longtemps, mais se répètent et ce, sous des formes diverses.
Cela va du classique arrêt en arrière, jusqu'à la réparation qui se fait au
moment judicieux du ravito, quand le camion est là avec la grosse pompe à pied
qui facilite le travail, en passant par la crevaison qui se signale alors qu'un
autre est déjà en train de réparer, ou, pire, juste au moment où on redémarre.
On commente la technique des réparateurs, on échange les conseils, mais, peu à
peu, la cible des quolibets va devenir les chambres à air latex, celles de
couleur vert-bleu clair dont la souplesse permet soi-disant d'éviter les
crevaisons…Eh ben, en tout cas pas aujourd'hui ! Tout ce que le peloton compte de latex va se trouver peu à
peu épuisé, et l'une en particulier aura une fin spectaculaire, mais je t'en
reparlerai. À la décharge des malheureux concernés, il faut reconnaître que la
plupart de ces crevaisons sont causées par de grosses épines noires, auxquelles
il faut bien dire que pas grand-chose ne résiste, or on se trouve souvent à
passer près de haies
« taillées » dont les débris jonchent le chemin :
vigilance ! Toujours est-il que, au fil des incidents, le nombre des
rescapés diminue. J'en suis et l'on se fait discret, de peur, peut-être,
d'attirer le mauvais sort sur soi. Bien sûr si, de temps en temps, un petit arrêt
réparation peut être le bienvenu pour souffler un peu, trop c'est parfois trop
et Lionel, le Président, commence à lorgner sur sa montre, se demandant à
quelle heure on va enfin arriver à Sancerre.
À Assigny, on évite le « Faît des Marnes », juste
au-dessus, qui nous aurait ouvert une vue superbe sur le Val de Loire, permis
une belle descente côté Sud mais imposé aussi, il est vrai, un petit coup de
raidillon. C'est peu après qu'un incident d'un autre type survient : une
patte de dérailleur qui casse, bêtement, dans un endroit sans difficulté
spéciale. Ce n'est que matériel, mais le gars concerné en est réduit à se
mettre au single speed, juste comme on aborde les choses sérieuses du
Sancerrois ! Il tentera bien de continuer, mais devra renoncer dès la
première côte, pour rejoindre le camion, sa remorque et un vélo de
rechange, heureusement prévu par l'organisation, décidément
impeccable.
Car, en effet, peu après Ste
Gemme (que, je te rappelle, on prononce Ste GEAMME, comme « femme »,
na !), on a débouché en haut d'un plateau sur la colline de Sancerre.
L'impression ressentie est peut-être, toutes proportions gardées, bien sûr,
celle vécue par les pèlerins arrivant autrefois en vue de Jérusalem…
Cette fois, je suis en terrain
connu, ou plutôt en chemins connus. Et on aborde les choses
sérieuses : une première
vraie descente, près de Sury en Vaux . On va sans doute tourner à droite,
pour aller vers le hameau de la Vallée et monter ensuite sa fameuse petite côte
qui ramène sur le dessus. Non ? Ah bon ? Ça m'étonne de "Pieds
Nus", qui a, paraît-il, tracé le parcours Sancerrois. On grimpe donc
jusque sur la route qui arrive de Menetou vers Sury. Un premier coup de cul.
Va-t-on continuer sur Mainbray directement ? Mais non, voilà qu'on prend
la route à l'envers pour aller replonger (sur le bitume !) sur la Vallée
pour aller remonter immédiatement la fameuse côte, dont au sujet de laquelle,
comme disait Béru, je te causais plus avant. Du coup je shunte. Monter la côte,
OK, mais descendre exprès pour aller au-dessus, ça s'apparente à du vice. Je
poursuis donc la montée sur la route pour aller attendre les gars en haut de
ladite côte et basta. On aura bien assez à faire plus loin, en particulier pour
monter le raidillon bétonné qui nous nargue depuis tout à l'heure de l'autre
côté de Maimbray. P'tit tour dans les vignes (quel bol qu'il n'ait pas plu la
veille ici !). Et descente. Depuis l'arrivée en Sancerrois, je me suis
glissé devant. Aussi, le temps de voir quelle option est prise dans la descente
et je me lance. Cette dévalade-là, on ne la fait pas souvent, faut en
profiter ! J'en passe un à gauche, l'autre à droite. C'te foot !!! La
fourche neuve, c'est nickel et j'ai changé les plaquettes de devant hier.
Vroum ! « Dis donc, t'es un guerrier ! » me fait, en bas,
un collègue que j'ai doublé. Je rigole. C'est pas vraiment l'adjectif que je me
serais collé pour me caractériser et j'en connais qui doivent se marrer.
Bon alors,c'te côte ?
Et ben, il faut simplement
réussir à passer sur le petit plateau et puis, ma foi, chacun fait avec ce
qu'il a, le tout étant d'arriver en haut. Re-vignes et on arrive au
« Graveron » au-dessus de Chavignol. Arrêt réparation évidemment, mais aussi contemplation, car il faut bien reconnaître que nous nous trouvons devant un paysage splendide. Nous, bêtiaux, qui avons ça sous la main, ou plutôt sous les yeux souvent, on a peut-être tendance à banaliser, mais cette vue justifie à elle seule un voyage, et , en particulier cette sortie depuis Gien ! On en profite à loisir depuis le chemin en balcon sur les « Monts Damnés », surplombant Chavignol, avec la colline de Sancerre en toile de fond, comme on dit. Un peu plus loin, brusque virage à droite pour dévaler en bas.
Celle-là, je l'attendais et j'étais déjà devant, avec Éric. On se l'est
déjà faite au coude à coude avec Manu et je pars comme si c'étais encore ça.
Les petits cailloux ronds volent sous les crampons. Calé dans le creux de
droite, je dévale. Au virage, je freine légèrement, malgré l'appui possible à
droite, ça flottait un peu trop…Ce coup-ci, Manu m'aurait passé à gauche…
On gagne le pied des Caves de la
Mignonne : à l'attaque, Sancerre ! On use encore les dents du petit
plateau, pas le temps de souffler sur l'esplanade des caves et l'on enchaîne la
côte du cimetière. La totale, quoi. Comme toujours la gageure, pour ceux qui
sont arrivés en haut sur le vélo, est de franchir les cinq derniers mètres
malgré la perte d'adhérence et la petite marche. Qui donc m'a foutu un morceau
de bambou en travers du chemin ? La roue avant ripe dessus, raté !
Repas quasi gastronomique, mais
en tout cas panoramique, sur la terrasse
baignée de soleil qui domine Saint Satur et le Val. Verre de Sancerre,
St Estèphe... Eh ! Il n'y a pas que le sandwich ! On devait déjeuner
en un quart d'heure, avait dit Lionel... En fait, on prend largement le
temps : far breton, café…Un sifflement soudain, comme un pet sonore et
prolongé... On se regarde : c'est quoi ça ? Le vélo d'Éric ! La
dernière chambre latex vient spectaculairement de rendre l'âme !
Rigolades !
Bilan de la matinée : 70
bornes et 1000m de D+. Reste à rentrer ! Sur le plat des bords de Loire,
mais quand même ! Qu'en sera-t-il de la fatigue de la matinée, du Sancerre
et du far breton ?
Descente sur le viaduc, que l'on traverse, la gare. Je
pense qu'on va poursuivre, remonter un peu à gauche vers le bois de Charnes et
redescendre vers le canal en passant sous la voie. Je m'en délecte déjà, mais
non, on passe bêtement par la ville. Je tente un peu d'imposer la variante,
mais ne veux pas trop chiquer au gars qui connaît trop. Passons par le port. À
partir de maintenant c'est dénivelé = 0. Chaîne sur la plaque et l'on enroule.
Je redoute un tempo très Gien-Relaxois, mais c'est moyennement soutenu sans
plus. Comme en plus, le vent serait plutôt de trois quarts arrière, si tu
trouves un dos assez large devant toi, ça beigne. Parfois un coup de
sifflet : une crevaison ou un appel à la modération des tours de
manivelles.Bannay, les Fouchards. Stéphane nous quitte pour rentrer direct. On
n'est guère en avance, il faut reconnaître.
Les chemins du Val de Loire par
Rognon, Sort, Sardat. Callé dans la roue d'Éric qui mène la danse en
général, je me trouve assez dans le coup. Tout à l'heure, vers le golf. Une
petite douleur au genou m'a inquiété, puis s'est estompée. Veiller à ne pas
appuyer trop fort.
La Centrale, on retrouve le tracé
de la Rando des Beignets, Pieds-Nus a encore frappé. Je suis passé devant pour
conduire à la "musse à René" et j'ai enchaîné. Suis surpris de me trouver avec encore de
l'énergie. Rien à voir avec celle du départ !
Régulièrement nous retrouvons le
camion pour une pause ravito. On récupère un peu : certains s'allongent
même dans l'herbe, comme quoi le club justifie le nom de
« Gien-Relax », mais le temps s'y prête ! À Bonny on passe sur
la rive droite. Le petit single de pêcheurs, jusqu'à Ousson. Devant, j'ai voulu
appuyer un peu pour maintenir un rythme digne du club organisateur, mais je le
sens et me dis : « Après Ousson, je lève le pied ! ». En
fait, on arrive doucement au Camping du pont de Châtillon. Dernier ravito.
Pascal répare une crevaison (!) lente. On discute tranquille : « Dis
donc, tu vas avoir à en raconter dans ton blog ! » Ben, justement,
voilà du nouveau : une véritable explosion nous sidère ! Le pneu d'un
vélo posé tranquillement contre un poteau et qui ne demandait rien à personne
vient d'exploser !! Ce bruit !! Comme on réalise et rigole, je vois
Pascal qui répare dans son coin tendre la main vers sa chambre à air qui sort
du pneu : seconde explosion, identique à la première, et le Pascal qui se
retrouve avec des lambeaux de chambre à air dans la main, l'air tout bête. On
se dit que, vraiment, on aura tout eu côté pneus ! D'ailleurs on ne
réussit plus à compter le nombre de crevaisons, 20 ? 30 ?
Sur le large et roulant chemin
qui gagne Briare en suivant l'ancien canal, je me dis que les cadors vont mener
un train d'enfer. En fait on maintient une bonne allure en tournant
régulièrement autour de 27 à 28 km/h, que personne ne vient contester. Briare
et ultime crevaison : c'est Maurice qui ferme le ban après l'avoir ouvert
ce matin. Suite du chemin des bords de Loire jusqu'à Gien. Deux avions me
passent soudain : tiens, l'emballage final… Suivre ? Impossible.
J'essaie seulement d'appuyer un peu plus, mais je ne réussis qu'à passer de 27
à 28 à l'heure… D'ailleurs devant, on n'est pas allé bien loin. En fait on
doit être tous un peu usés, et puis, il faut s'attendre pour l'arrivée. Il est
sept heures du soir, on a parcouru 130 kilomètres à la moyenne (la mienne) de
18,5…la D+ n'a guère augmenté depuis Sancerre.
Au « Port au
Bois », on y va d'un dernier verre de Sancerre. On commente :
crevaisons, grimpettes, retour. On s'étonne aussi d'être parfois moins cuit que
sur une rando « habituelle »: pas eu de problèmes de crampes par
exemple… Je constate avec un
collègue qu'on a pu même relancer parfois en danseuse sur quelques mètres, sans
sentir les cuisses se tordre en un début de crampe. Peut-être parce que nous
avons enroulé sur le plat sans avoir vraiment à forcer, nous avons, ainsi, sans
doute, éliminé le trop plein de toxines.
Lionel s'informe :
contents ? Tu parles !
Quelle super-journée ! Et belle organisation ! Un G.S.G. V.T.T. au G.P.S., c'est O.K….
C.Q.F.D !
Et la semaine prochaine ?
Nous côté nivernais, on va aller à Imphy. Belle rando habituellement, dans des
coins qui vont rappeler la Sauvignoise. Il y a aussi « Les sentiers
verts » à Massay (18) (attention,
je n'ai pas dit « chez Massé » !)
|
|
| lundi 13 avril 2009, a 12:36 |
| Eux de Pâques |
« Eux », ce sont ceux qui se retrouvent sur la place de l'église (normal, il
faut ce qu'il faut, en ce jour, non ?) de Bué, ce dimanche matin de
Pâques. Il y a là une forte délégation de Frapadingues sous la conduite de
Francis « La Tarnais » leur président et donc, Didier, « La
Soudure » et puis « l'Tian » et son alter ego Stéphane. Le
régional de l'étape, le Manu, né natif du lieu comme on dit, nous rejoint vite. Il a plu la veille et le
ciel est encore nuageux, mais ça a l'air de vouloir tenir, le soleil n'est pas
loin, il fait plutôt bon : on a sorti les cuissards courts, mais pour
certains dont je suis… avec les jambières encore ! Mais plus de
sur-chaussures.
Tu connais Bué, non ?
Juste derrière Sancerre, un
village vigneron au creux d'un véritable entonnoir à peine évasé côté sud… Te
dire leurs problèmes lors de pluies d'orage ! Pour nous c'est surtout pour
le moment : on sort comment ? On choisit l'option
« costaud » en s'attaquant aux fameuses grimpettes sur les coteaux
qui nous dominent, ou bien on fuit vers la plaine ?
En fait, on part en biais, on
descend vers le bas de Bué, l'Estérille, et l'on prend à travers les vignes à
mi-coteau. Surprise : le chemin, empierré, est sec et sain. Bonos,
ça ! Bonnes sensations dès le départ, ça met bien dans le coup ; on
vire un peu vers la pente au-dessus pour s'élever légèrement, histoire de
chauffer un peu les mollets. Le coin est chouette, sans que nous soyons très
haut, le regard porte depuis les collines de l'Orme au Loup vers l'Est, loin dans
la plaine vers le Sud et même l'Ouest vers Avord. Seules les hauteurs de la
Borne et d'Humbligny nous cachent Bourges et sa cathédrale.
Bon, point trop n'en faut et
après la première petite « élévation » (!!!) , comme ça renaude
un peu dans le groupe, on prend un nouveau chemin horizontal à gauche.
Mais là on change de
chanson : comme on le craignait au départ, en bons pratiquants des
sentiers locaux, on tombe sur cette terre de vigne qui, dès qu'elle est
légèrement humide, alors que son apparence semble anodine, devient une pâte
collante redoutable. Quasiment paralysant : tu as beau chercher les
quelques cailloux du chemin ou les brins d'herbes protecteurs, tes pneus se
recouvrent instantanément (un tour de roue suffit !) d'un manchon de terre
qui bloque la roue illico. Force nous est de mettre pied à terre, de chercher
entre les ceps un bout de sarment assez solide pour libérer les fourches, les
haubans de leur gangue de glaise (car c'en est parfois) et de porter les
bécanes jusqu'à un passage plus sain.
En tout cas, la décision est
prise : on va éviter les hauteurs des Epsailles, Bué et Crézancy pour
prendre l'option Veaugues puis Gardefort et Vinon.Plus plat sans doute mais on
essaiera de trouver des coins sympas quand même, la région est riche et Manu,
et même moi, la connaissons assez, normal.
Un peu de descente puis un peu de
bitume pour décrasser et pour gagner le « Grand Senais » : de là
le « Petit Senais » nous regarde de haut puisque le hameau est juste
au-dessus :entre les deux un raidillon, assez court mais bien pentu :
là c'est du tout à gauche (du moins quand on peut réussir à faire obéir une
chaîne que la boue n'a pas épargnée tout à l'heure !) et un effort bref
mais assez intense. On passe la
nationale et l'on dévale dans le bois de l'autre côté. Quelques flaques ici et
là mais rien de méchant on se régale bien. Lisière du bois, puis on reprend à
l'intérieur par un petit sentier qui monte de façon sympa au-dessus de
Veaugues. Pas mal de branches tombées récemment imposent un peu de technique et
l'on débouche soudain auprès de quelques vignes avec une vue sur le clocher
pointu de Veaugues, à gauche. Encore un chemin à mi-hauteur dans le bois et
l'on plonge vers le village pour arriver le long de la petite rivière.
Pittoresque. Traversée du village, de la place devant le « Centre de
Pleine Nature », ce qui génère toujours chez moi, et, j'en suis sûr aussi
chez Manu, un peu de nostalgie de la grande époque de l'UM Veaugues... Enfin
bon, il existe encore ce club : t'as vu mon maillot non ? Et puis je
suis sur le vélo ! Je roule !.. Un peu façon « Dernier des
Mohicans » je sais bien…
Allez, tant qu'on y est…
retrouvons le théâtre de nos aventures locales : on a failli rater
l'embranchement (maintenant goudronné au début) du chemin qui monte vers les
bois de Veaugues. On bifurque vite pour arriver aux carrières. Et
maintenant ? Eh ben, on fait ce qu'on veut : on marque une première
pause pour quelques photos de franchissements près de la grotte puis on dévale
à la hussarde pour gagner ce que Manu s'amuse à appeler le « Colorado
Veauguois »… Eh ?.. Pourquoi pas ? C'est moins grand que le
fameux « Colorado provençal » près d'Apt, auquel Manu se réfère,
mais, la couleur du sol aidant, on peut s'y croire un peu… D'ailleurs on ne se
prive pas d'en profiter. Tout le
monde, à son gré, s'amuse à chercher des passages sympas, des bosses, des
trous, des montées plus ou moins possibles, des plongeons impressionnants, où
l'exemple aidant, on finit par tous se lancer l'un après l'autre après, pour
certains, avoir juré leurs grands Dieux que jamais ils passeraient là !
Moi je cours un peu à droite à gauche, l'appareil photo en main pour tenter de
cadrer LA photo du siècle (au moins !), celle qui ferait baver les pros
des magazines ? Mais, tu sais, le site s'y prête vraiment ! Faudra
qu'on repasse par là sans tarder, lors d'une SEC qui partirait de
Veaugues, comme on a déjà fait, on pourrait bien se prévoir un petit
créneau horaire avant la rando ou au retour, pour faire un saut là-bas, c'est
juste à côté. T'en dis quoi, papa ?
On quitte le site, un sourire
jusqu'aux oreilles… On n'a même pas pris le temps de se restaurer un peu. Alors
une barre, vite fait, et l'on se lance à travers champs, direction Gardefort.
Le chemin est dur et on peut rouler « sur la plaque », pour tenter de
suivre le Manu qui a piqué, comme il aime le faire, une accélération des
familles. Faut dire que, à part une chouette vue sur les hauteurs ensoleillées
de Bué, où nous étions tout à l'heure, la traversée des champs n'offre pas un
intérêt majeur. On file tant qu'on zappe le changement de direction pour se
retrouver sur la route, à quelques centaines de mètres de l'endroit visé. Bof,
tant qu'on est sur le grand développement, on continue. Retour sur le bon
chemin et montée vers Gardefort. Eh, Manu, si on prenait dans le bois ?
Une petite variante…
Euh, ouais…mais un peu coton, pas
bien frayée la trace, et puis, dis donc, la tempête a fait un drôle de saccage ! Un brin de technique pour
franchir les petits troncs et réussir à suivre la trace. Du coup on peine un
peu à se reconnaître…. Faut prendre à gauche…Là, tu crois ? Ben, ça ne
s'arrange pas : on est obligé de relever les branches pour passer. Mais on
débouche sur un champ, avec le château d'Eau de Gardefort juste devant. Pas perdus...
et puis, tiens, notre chemin est là-bas en lisière de bois…Un peu de tout
terrain (après tout, hein ?…) et on
retrouve le chemin puis le bitume, qui s'est d'ailleurs bêtement étendu
jusqu'à une petite descente qui était pourtant si sympa à dévaler… Un chemin
herbeux et on arrive à Vinon. Il y a des jambes dans le groupe qui
commencent à devenir lourdes, aussi, après avoir gagné le pied de Banon, on
décide de ne pas monter jusqu'au « Crot à l'Âne », tout en haut, et
d'éviter l'Orme au Loup. Juste un petit bout de grimpette, qui est d'ailleurs
fatale à Stéphane qui casse sa chaîne. Réparation somme toute assez rapide.
Après tout, on n'est pas dans la neige, loin de là ! Manu a successivement
laissé tomber jambières, gants, T-shirt sous le maillot et on se demande, en le
voyant se précipiter sur le bas-côté, si, cette-fois-ci, ça ne va pas carrément
être le tour du cuissard !
On remonte doucement vers la route, le temps de regonfler
une roue devenue un peu molle et l'on attaque le petit single qui, du bas de la
route de Vinon, va nous permettre de regagner la nationale, en haut. Bien sympa
ce sentier, en sous-bois, étroit à souhaits, sinueux sans trop, que c'est
amusant…de le descendre !!! Mais là, on le prend dans l'autre sens !
Et, sans qu'il soit très très pentu, il risque de nous poser quelques problèmes
s'il est, comme c'est sûrement le cas, collant, malgré les quelques cailloux
qu'on y trouve en haut et peut-être aussi à cause d'eux (de Pâques !!!
J'insiste, des fois que tu n'aies pas compris !). J'ai des souvenirs d'y avoir bien perdu
le souffle, dans ce truc…
Donc, emmanchons nous (!?) dans
le sentier… J'ai Manu devant et je redoute de bloquer quelqu'un dans la côte,
car pas de possibilité de doubler dans ce passage. En fait j'enroule assez bien
et lorsque, vers le haut, je dois rapidement poser un pied pour me permettre de
suivre le roin qui est la seule trace, je me rends compte que celui qui me suit
est assez loin. Je me sens plus dans le coup que la semaine dernière,
finalement. Mais le tempo n'est pas le même non plus sans doute.
Regroupement en haut, traversée
de la route et l'on enquille le chemin du tacot qui redescend, vers Bué. Tu
sais, une ancienne voie ferrée descendante, sol roulant, pas de virages, c'est
le truc que tu prends cool puis tu te mets sur la plaque et, peu à peu tu
prends de la vitesse et tu te retrouves à tenter d'aller le plus vite possible,
pour finir à fond. Faudrait pas qu'un lapin traverse ! Au départ on en a
vu un qui donnait l'impression de courser un(e) écureuil(le) ! Les lapins
quand même !!!
On regagne doucement la place de
Bué. Belle sortie : une petite quarantaine de bornes, pas loin de 400m de
D+ , à la louche, on s'est bien amusé, en plus. Du coup, on projette… on
souhaite d'autres soties dans le coin… une sortie d'une journée complète
peut-être, qui nous mènerait vers La Borne…
En attendant, notez la rando de
Bué le 17 mai : je serai retenu, mais l'an passé, on avait vraiment
apprécié !
Pour le prochain week-end, je
fais un truc de oufs avec Gien-Relax,
mais lancez-vous à St Martin des Champs (89) pour la « 1ère
Poyaudine » organisée par les gens de Lavau, c'est à découvrir, à côté de
St Fargeau… Si, toutefois, vous
avez digéré le chocolat ! |
|
| mercredi 13 février 2008, a 00:41 |
| St Satur : Le « Gordon » ombilical ! |
Oui, Donc, voilà. « Saint Sat' ' , Saint Satur
bien sûr, parce que pour moi, Saint Sat'c'est plutôt Saint Saturnin lès Apt (ou
Saint Saturnin d'Apt, comme ça s'appelait autrefois, mon p'tit gars), un coin
qui rien qu'à regarder le paysage, ça te file des frissons dans les
crampons !(tiens à ce sujet, côté Gien-Relax, j'ai ouï causer d'une
expédition dans ce secteur pour le premier mai).
Mais St Satur, c'est pas mal non plus.C'est moins
exotique, mais beaucoup nous envient ce site sancerrois. D'ailleurs, dimanche,
on a rencontré pas mal de gens qui avaient fait un fameux déplacement :
genre Salbris, Tours, et même les incontournables ECC de ConflAns. Il y avait
même Pierre, qui du haut de son quintal largement dépassé, redoute
habituellement (et on le comprend) d'avoir à se hisser en haut des raidillons
qui font la spécialité du parcours.
Que du beau monde donc, même Manu était descendu pour
monter.Histoire de continuer la préparation de son expédition dont je t'ai
causé précédemment. Comme il trouvait le parcours un peu juste, il avait
entrepris de faire les deux circuits l'un après l'autre… pourquoi pas ?
Autre participation remarquable : Ludo, qui n'avait pas choisi le plus
facile pour sa première rando de jeune papa et de récent convalescent. Peu de
Gien-Relax (z'auraient peur des côtes ?). Les Frapadingues en nombre
étaient déjà partis quand on a attaqué avec Michel, Maurice et les Conflanais.
Bon je passe au présent, c'est plus vivant et
actif ?! (allons bon , v'là mon logiciel qui, parce que j'ai écrit
« actif » m'écrit automatiquement « actif
immobilier »etc… Ben, non, justement, Actif-Michel ne s'autorise pas encore
de reprise du VTT, et on
s'impatiente !)
Départ le long du canal, côté
Nord avec Cacahuett'Christophe, désolé d'avoir laissé partir Manu avec qui il
aurait bien aimé partager la Rando allongée.On passe le canal et l'on attaque
doucement les premières pentes : Ludo pars devant : pas de Pb de
reprise pour lui, alors que le reste de mon groupe y va plus cool. Mais, bon,
on a le temps et le soleil illumine le val de Loire que nous découvrons sous
une légère brume alors que les collines au-dessus prennent les rayons bien en
face, c'est superbe ! Il faisait frisquet au départ et j'avais dû dépanner
Ludo de sur-chaussures, comme quoi on sentait bien la gelée. Mais maintenant,
soleil plus montée, il fait nettement plus chaud. Un premier ravito à la gare :
certains se laissent séduire par un vin chaud, pas très séreux quand on doit se
colleter avec la grimpette qui suit, bien droite, sur le ciment heureusement, qui
monte à travers les vignes vers le bois de Charnes. On reprend en fait l'exact
tracé de la rando de l'an passé, en sens inverse. En sens inverse aussi
viennent à notre rencontre les marcheurs qui sont sur le même circuit. Tout ça
manque un peu d'imagination, quand on connaît le potentiel de chemins et
sentiers du secteur, mais il faut bien avouer que, touristiquement, c'est une
boucle bien choisie. En effet, après un peu de plat à travers les vignes
jusqu'à Verdigny et un second ravito, on monte prendre le chemin qui passe en
balcon au-dessus de Chavignol.Là tu es obligé de te dire que même si tu es
passé ici des dizaines de fois, c'est quand même un site splendide ! faut
quand même pas trop quitter le chemin des yeux car , comme on est à peu près en
corniche mais sur le plat, l'eau stagne en de larges flaques et là, soit tu te
lances carrément à travers la flotte, soit tu te risques dans une manœuvre limite, sur le bout de terre glissant entre la flotte et le vide à gauche, c'est à
peine plus large que ton pneu et tu serres un peu les fesses, je te
dis ! Au premier ravito, on a récupéré Manu et avec Emmanuel Vatan qui nous
a rattrapé aussi, on se retrouve à trois maillots de la grande époque de l'UM
Veaugues. Séquence nostalgie en voyant nos tenues vertes sur ce chemin que j'ai
découvert avec ces jeunes fous de l'époque…On plonge sur Chavignolet, évitant
heureusement chemin du fond du cirque, toujours difficilement praticable. Par
contre, ça impose d'escalader er en face sur une montée raide et surtout restée
dans l'ombre : entre le pourcentage, la boue glissante et des restes
de glace ici ou là, ce n'est pas facile d'arriver en haut sans mettre le pied à
terre. J'enrage car il s'en faut d'un mètre pour moi, ma roue arrière étant
devenue subitement folle en passant sur la glace. On gagne en traversée la côte
d'Amigny que les organisateurs sont bien gentils de ne pas nous faire prendre
vers le haut. En attendant Pierre, on profite de l'immensité du paysage :
on y voit que, après avoir continué à traverser vers Amigny, on dévalera une
belle descente, devenue moins dangereuse qu ‘elle ne l'a été, car le bas en
a été refait. Dommage, car ça a été amusant d'y jouer dans les cailloux et les
roins, et tant mieux, car, ces derniers temps, ça s'était creusé de façon
vraiment grave ! Après avoir filé sur les Caves de la Mignonne, il va
falloir s'attaquer à la montée du cimetière : classique des classiques,
bien sûr : qui arrivera en haut sur le vélo ? Car ce bout de pente
est vicieux comme tout, avec son final qui se redresse d'un coup, tout en
devenant aussi moins roulant. Suis pas mécontent, pour une fois, d'y
parvenir. Reste plus qu'une côte: on dévale de l'autre côté de Sancerre, sur le
bitume hélas, et, après un ultime ravito, on s'enquille la dernière vraie montée, celle
qui prend en biais les flancs de l'Orme au Loup et que l'on voit bien depuis le
Val. Son départ est délicat avec toute la gravette qui y est
« accumoncelée » mais le reste se fait bien. Je le grimpe en
compagnie de Manu, en évoquant avec lui le premier Championnat de France VTT
organisé ici par le Club de Veaugues en…j'sais pu exactement, mais j'ai une
photo prise en haut de cette côte. Cet accoutrement que j'avais alors ! On
attend un bout de temps en haut pour se regrouper et Manu part devant. De
ce point, la tentation est grande de monter un peu plus haut, pour s'amuser
sur le petit parcours trialisant, au-dessus de l'ancienne carrière, mais on
laisse de côté. Encore une traversée dans les bois de la Pierre Goupilière et on
ressort au-dessus de Ménétréol : y a plus qu'à dévaler ; je me lance
là-dedans, suivi de Michel qui se régale aussi. Un très léger ralenti pour
vérifier la direction mais c'est
tout : les yeux pleurent sous le vent de la vitesse et peut-être aussi du
plaisir de cette descente. On traverse Ménétréol. J'aime bien ce petit village
pittoresque, au bord de son canal, dominé par la butte de Sancerre avec, en été,
ses terrasses et ses bateaux à quai. On revient doucement vers St Thibault et St
Satur : un peu plus de 600m de dénivelé, je pensais un peu plus… Il n'est
pas de très bonne heure, mais cela permet de profiter d'un super vin d'honneur,
auquel on n'hésite pas à faire, justement, honneur, eh oui ! Une bouteille
de Sancerre en main, on a droit, Maurice et moi, les vieux, à une photo pour le
journal en compagnie de Jade, la petite « Houbi » des Frapadingues,
sacrée gaminette à l'œil vif et future championne, sans doute, au vu de ce
qu'elle fait déjà !
Je prends le temps de nettoyer le
vélo, à cette heure il n'y a plus grand monde, même s'il en arrive encore. Cinq
robinets et un seul tuyau… sont sympas les Gordonniens, mais il y a des petits
détails à fignoler.
Cap au Sud la semaine
prochaine : Fourchambault. Je n'ai pas trop de détails et je ne roule pas
fréquemment par là, mais ça devrait être intéressant, entre les bords de Loire
et les buttes qui les dominent. |
|
| mercredi 26 décembre 2007, a 11:51 |
| Douze hommes en Collines |
C'est vrai que « Douze hommes en galère », ça le ferait mieux comme titre
mais, tant pis pour le titre ! Il valait mieux que la situation ne le
justifie pas heureusement, car aucune galère dans cette sortie de dimanche bien
au contraire ! Le Samedi, on a cherché où rouler : Manu était
descendu mais ne se sentait pas de monter jusqu'autour de Gien pour une sortie
avec Michel de St Martin et ses collègues de l'ECC, repas d'anniversaire de sa
p'tiote gamine de deux ans oblige ! Côté ECC, on serait plus volontiers descendu
vers le Sancerrois, comme décidément ces temps-ci, on se sent attiré par la
région de Léré-Savigny-Santranges, cette espèce de triangle des Bermudes local,
j'ai tenté de circonvenir les bons connaisseurs de la géographie locale. Le
René qui nous avait déjà guidés dans le coin n'était pas là et, de toute façon,
il ne semblait pas tenté par une sortie
avec les températures négatives que nous avons ces jours-ci. J'ai réussi
à décider le Michel« Pieds-nus » des Frapadingues, frère du
précédent. Le temps de prévenir les uns et les autres, de donner les
coordonnées du point de rendez-vous et il n'y avait plus qu'à…
C'est vraiment la Rando du solstice d'hiver, ce
matin du 23 : le jour n'est pas encore levé à huit heures, quand j'achète
les croissants pour le groupe à la boulangerie d'en face, et ça pince comme ça
le fait depuis un peu maintenant : on tourne autour de moins cinq. Tant
mieux ! Les chemins seront super ! J'arrive à Léré pile poil en même
temps que Michel de St Martin chez l'ami « Pieds-nus » qui,
justement, ne l'est pas ce matin très exceptionnellement. Il fait le placeur
sur le parking devant chez lui et arbore des chaussettes qu'on ne lui voit pas
souvent porter. Manu est déjà là et on annonce quelques
« Frapadingues » : Jacky, qui n'a pas roulé depuis un peu, et
le « Tian », son voisin de Myennes. Jean-Paul et Antoine, le
fils de Michel, arrivent mais Maurice, Christian et Pierre, de ConflAns, se
font attendre un peu. Ma fois, on est bien au chaud dans le garage de « Pieds-nus »fort
bien décoré (je parle de la collection de plaques de cadres accrochées aux
murs, qu'est-ce que tu crois ?… Oui, y'a pas que ça, c'est vrai aussi).
Donc, dans son garage, il fait bon autour du café. Maurice et les deux autres
arrivent un peu plus tard, si bien qu'on part il n'est pas loin de neuf heures,
avec un superbe soleil qui se lève sur la campagne givrée. Bien équipés qu'on
est tous, un sol bien dur sous les roues et la promesse d'une belle matinée, il
n'y a vraiment rien de négatif comme perspective, à part la température.C'est
vrai que si, côté corps, les couches multiples de vêtements techniques nous
permettent de résister sans problème, qu'au niveau de la tête et du visage, on
arrive à s'en sortir, c'est déjà plus délicat côté papattes : moi je m'en
sors avec chaussettes fines+petites chaufferettes chimiques, deuxièmes
chaussettes isolantes, chaussures et sur-chaussures. Le problème insoluble pour
le moment, c'est plutôt les mimines ! J'ai beau essayer les sous-gants en
soie ou autre, les doigts dégustent un max ! Le froid passe au travers des
gants en un rien de temps et ça devient vite douloureux. Si le terrain permet
cette fantaisie, je sors mes doigts et les recroqueville à l'intérieur des
gants pour tenter de les réchauffer. Ça le fait assez bien, mais tu comprends
bien que ce n'est pas très malin ni très pratique pour tenir le cintre !
Aussi m'intéressé-je de près à Michel qui expérimente dans ses gants des
petites chaufferettes du type de celles que j'utilise pour mes pieds :
résultats mitigés, je crois…
Ces considérations technico-vestimentaires mises
à part, on est super bien. « Pieds-Nus » nous emmène tranquillement
au-dessus du Val vers Savigny, on monte doucement sans forcer, en profitant des
rayons du soleil qui fait briller le givre dans les forêts et les champs. Quel
bonheur aussi, dès les premiers tours de roue, de sentir les crampons accrocher
avec efficacité le sol durci par le gel ! On retrouve, paradoxalement, le
même plaisir que celui que l'on éprouve, l'été, à se jouer des aspérités du terrain
sec. C'est un vrai plaisir aussi de rouler comme ça entre amis et on en profite
pour discuter avec l'un et avec l'autre. Côté « Frapadingues » on
évoque beaucoup le départ du Grand Jean-Pierre qui part bientôt s'installer
dans le midi. Ça va faire un fameux vide dans le monde vététistique du VTT 40,
comme on dit…
« Pieds-Nus », on le sent bien,
s'amuse à nous conduire par tours et détours dans le coin, pour le simple
plaisir de nous faire traverser des coins sympas. La région est riche de
secteurs pittoresques et/ou techniques: quel régal que ces passages au fond des
chemins creux, où les roues s'enfoncent dans les feuilles mortes ! Des
sous-bois secrets, des champs gelés traversés par deux chevreuils, des étangs
sous la glace, quelques maisons discrètes encore engourdies… Maurice me glisse,
en me posant la main sur l'épaule, comme il aime à faire: « Tu vois,
mon Bill, rouler comme ça, tranquille, dans des coins comme ça, on ferait bien
ça toute la journée ! ». Pardi qu'il a raison ! La matinée
s'avance et l'on sent bien que, depuis tout à l'heure, on passe, on vire dans
les collinettes, comme si on tournait autour du pot. Autour de quoi ? Ben,
de ce truc qui nous regarde depuis le début de la rando et qui domine la
région : le « Faît des Marnes d'Assigny », une colline qui barre
le paysage, orientée Nord-Sud, parallèlement au Val de Loire. Elle constitue
mon horizon à l'Ouest, depuis la fenêtre de chez moi. Elle est incontournable,
et son sommet allongé lui a valu de servir de piste d'atterrissage d'urgence
pour une « forteresse volante », bombardier américain de la dernière
guerre, qui a fini désossée par les gens du coin ; le pillage des
matériaux n'est pas une invention récente ! Depuis le début de notre
sortie, on s'est dirigés plusieurs fois vers cette colline, en l'évitant au
dernier moment. Mais comment refuser l'affrontement ? On reviendrait avec
un goût d'inachevé, ça n'irait pas …Manu piaffe de se lancer à l'assaut, alors
le chef se décide et l'on s'oriente délibérément vers ce fameux coteau :une
petite montée d'approche et on s'arrête au pied. Deux « voies »
d'accès s'offrent à nous, toutes deux, rectilignes, escaladent la butte dénudée
« tout debout », sans finasser. Celle qui nous fait face est
considérée comme un peu plus dure et, le fait est que, lorsque nous l'avons
gravie pour le « défi des Birettes », en octobre dernier, j'avais mis
pied à terre dans la partie la plus pentue. L ‘autre,
« Pieds-Nus » nous l'avait fait grimper une fois. Les deux se valent,
c'est du 20% minimum. C'est l'heure du choix : Manu cherche à m'emmener
vers la première, qu'il a hâte d'affronter, il est suivi par Jean-Paul,
Fabrice, le grand fils de « Pieds-Nus », et Antoine. Des mollets … Il
s'en faut qu'un autre les suive pour que je m'y lance aussi, et puis non…l'autre
grimpette va déjà nous occuper, mais j‘ai un petit regret. Alors, donc, chacun
de notre côté, nous nous colletons à la pente : c'est rigolo, alors que
nous débutons notre ascension, de suivre le groupe des autres, un peu plus loin
sur le coteau, en pleine explication avec la difficulté… Puis nous ne nous
concentrons plus que sur notre propre effort : chacun, empanaché de la
buée de son souffle, fume comme une locomotive en ahanant sur sa machine. C'est
dur, mais c'est bon quand même, tu piges ça ? Évidemment, de voir Manu,
déjà arrivé en haut qui s'amuse à redescendre pour nous retrouver et nous
accompagner sur les derniers mètres, ça te casserait bien un peu les pattes
mais, bon …déjà bien content d'avoir atteint le sommet (le
« Faît ») sans trop se déchirer ! On souffle un brin là-haut, en
profitant du vaste panorama qui
s'étend depuis les hauteurs de la Borne, côté Cher à celles de Bouhy,
côté Nièvre, avec Sancerre entre les deux, à contre-jour dans le soleil de la
mi-journée. Photos, ça s'impose : pourtant, sur ma photo, prise au
retardateur sur un mini-pied, compte bien : il en manque un, cherche
bien... si, si, il avait dû s'éloigner un instant le douzième juré. Je te
dirai qui c'est en fin de texte si tu n'as pas trouvé.
De là-haut, on ne peut faire que redescendre. On
le fait par ce qui était la plus raide montée dans l'autre sens, un simple
toboggan maintenant, dévalé d'un coup avec quel plaisir ! Il ne nous reste
plus guère qu ‘à rentrer: encore un petit passage, avec division du groupe
en deux une nouvelle fois, pour une petite grimpette qu'on ne laisse pas de
côté non plus et qui permet une nouvelle petite descente sympa. Je reconnais
presque tous ces chemins que j'ai parcourus en telle ou telle occasion mais
j'aurais du mal à en faire un circuit. Ce qu'il me faudrait, c'est pouvoir
enregistrer tout ç a, comme le fait Éric de Gien-Relax. Tu crois que je vais
franchir le pas du GPS moi aussi ? On en discute un peu avec Manu, pendant
qu'Antoine répare une crevaison. Il n'a pas l'air trop opposé à ça le Manu,
champion de la lecture de cartes, qui nous drive sans défaut sur les sentiers
de l'été…Faut voir…
La fin du parcours se fait un peu plus vite,
profil descendant et proximité de midi obligent…Au grand dam d'un Jacky un peu
à court de forme et qui éprouve le classique coup de barre de fin de rando.
Petite route, groupe étalé et, au détour d'une courbe, on se retrouve quasiment
nez à fourche avec un tracteur équipé sur l'avant d'un godet muni de grandes
pointes qu'il darde vers l'avant à la hauteur de nos têtes ! Hui !!!
Chaud ! Michel l'évite d'un
crochet mais pour un peu, comme on dit…
Midi sonne à l'église (et pas au clocher
puisqu'elle n'en a pas !) de Sury-près-Léré, comme nous revenons à notre
base de départ. « Pieds-nus » et sa Jocelyne nous ont prévu un pot de
retour qui annonce déjà les festivités à venir. On en profite largement, en
s'attardant un peu comme si on avait du mal à repartir chacun de son côté après
avoir été si bien à rouler ensemble. Il est vrai qu'on se trouve devant ce qu'il
est convenu d'appeler la « coupure des Fêtes » et qu'il va sans doute
falloir attendre le début de l'année prochaine avant de pouvoir se retrouver.
Il y aura le traditionnel rendez-vous de Ménestreau (près de Donzy) le 13
Janvier. Bon Noël, bons réveillons, que le blanc barbu soit généreux avec
tous !
Alors : t'as trouvé ? C'était le
Frapadingue « Tian » qui a raté le petit oiseau !
|
|
|
| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
Envoyer un mail à l'auteur | |
| commentaire(s) | Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)L'hécatombe con... Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)Bravo et merci j... |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|