| samedi 30 mai 2009, a 00:39 |
| St Saulge : une légende ? |
Vite un petit mot au sujet de notre sortie de dimanche,
avant le black-out internet pour cause de déménagement: eh oui, ça fait un peu
comme pour la rentrée des astronautes dans l'atmosphère (ou comme leur passage
derrière la Lune, pour les plus anciens d'autres vous) pendant un moment (pour
moi huit jours) : plus de news sur internet, à cause du changement d'adresse, mais, pour vous autres, pas
de Pb, continuez les visites et surtout les commentaires !
Donc on se retrouve à St Saulge
dimanche dernier, car, eh oui, malgré la distance (pas loin d'une heure de
route pour les cosnois !), on est... attends que je compte…Anne et
Actif-Michel, Julos de Pouilly, mézigue et une palanquée de Frapadingues :
Claude et Christophe et puis le Tom et Frank qui se pointent (ça
t'étonne ?) alors qu'ont est déjà les pieds calés des les pédales.
Affluence aux inscriptions et déjà un peu de pagaïe : à la table, on
semble un peu perdu et l'on donne de la tête un peu partout. Pourtant bulletins
d'inscription, et cartes photocopiées, c'est très O.K …Tiens ? En fait, il
y a deux parcours qui sont simplement deux de ceux qui sont tracés en
permanence ; au fond, pourquoi pas ? 32 et 25. On a choisi le 32 parce que, bon, on n'est pas
d'ici, s'pas ? Et puis dans le coin, 32 ça doit représenter quelque chose.
Le départ, c'est où ? .. Pas
bien clair… Deux organisateurs, qui semblent se demander comment ils vont faire
si l'affluence continue, nous tuyautent.
C'est parti.
Début conforme à l'attendu :
chemin sympa et ça monte illico. Car je ne t'ai pas parlé du spot ?
Attends un peu :
St Saulge, c'est connu en
Nivernais pour ses légendes un peu vieillottes qu'on trouve (trouvait ?)
racontées sur des cartes postales sépia très kitsch, mettant en valeur (?) une
espèce de bon sens primaire paysan. Le genre « Pourquoué donc , qu'vous
hissez c'te poure vache su' l'sommet d' l'église ? » « Eh ,
pardié, j'allons pas laisser parde eune si bounne harbe que pousse
là-haut ! » Tu vois... et c'est la plus connue.
St Saulge est aussi au cœur (et
ça nous rapproche plus directement de ce qui nous intéresse) d'un petit massif
granitique appelé, pourquoi chercher loin, le « Massif de St
Saulge », qui vaut à Nevers d'être la ville la plus arrosée de la Nièvre, vu
que les nuages venant de l'Ouest vont se caller dessus. Il est séparé du Morvan par la
dépression du Bazois, un peu comme les Vosges le sont de la Forêt Noire par
l'Alsace, rien que ça !
Du coup ça fait du coin une terre
idéale pour le mountain bike, d'autant qu'un centre VTT y est né, avec circuits
balisés, fiches et cartes allant avec, le tout nickel, ‘achement mieux encore
que le centre VTT de Veaugues, au
temps où il existait. Ajoute à ça une organisation d'un championnat de France
et t'auras un menu à te faire baver ! Une légende, quoi… ! On était
venu en reconnaissance sur place avec Actif-Michel et l'on s'était plutôt
régalés.
Aujourd'hui donc , il fait un
temps super et l'on espère bien retrouver tout ça et, à priori c'est bien
parti. Direction le sud, vers Saxi-Bourdon. Jusque-là, c'est plutôt sympa, le
groupe roule pas mal, bonne ambiance. En fait, on s'éloigne un peu de la partie
la plus accidentée et c'est assez roulant. Aux Simmonots : ravito. Heuh…
c'est tout ? J'ai réussi à choper un bout de banane, sinon on n'a pas
grand-chose à avaler, quelques raisins secs, deux carrés de chocolat… un peu
mince, dis donc ! Et c'est le seul ravito annoncé !
Ça renaude un peu dans le groupe,
en repartant bon train malgré tout. Devant, le Tom' emmène notre peloton avec,
parfois, des fulgurances de Frank ou de Christophe. Je suis et Michel, semble
avoir retrouvé aussi une bonne forme. Un bref arrêt, pour un petit Pb
mécanique. Michel passe, sans doute pour prendre un peu d'avance (en fait
pour s'isoler un instant). Et ça repart. On est pas mal sur le bitume depuis un
moment et c'est un peu décevant, surtout que, quand chemin il y a, c'est aussi
très roulant. On s'approche de l'église de Jailly, adossée à la colline :
m'est avis qu'on va devoir quitter la plaque, car on roulait plutôt assez
fort, et je m'étonnais de ne pas apercevoir le Michel devant. Il roule dis
donc ! La fameuse grimpette, qui démarre au ras de l'église et de son
cimetière, sonne le glas de la cohésion du groupe : difficile d'atteindre
le haut sans avoir au moins un instant mis pied à terre, surtout dans le
sous-bois où c'est un brin glissant. On continue, Tom et moi, sans voir
devant nous le moindre Michel. On arrive à l'étang du Merle,
touristico-pittoresque, et on longe un moment la rive avant de bifurquer soudain à gauche pour une petite
grimpette, stoppée net par un gros sapin abattu. On contourne à pied, pour en
retrouver un autre, et encore un, puis d'autres et d'autres, couchés en tous
sens. Eh? On est sur le bon chemin? J'essaie en vain de joindre au téléphone
Michel, que je pense toujours devant nous, puis, les uns les autres,
dispersés dans ce champ de bataille, on essaie de s'extraire comme on peut. Je
garde en point de mire le maillot du Tom', au milieu d'autres et Julos nous
rejoindra plus loin, après une belle descente vers St Saulge qu'on semble
regagner en continuant à descendre sur la route.
Comme on y arrive presque, voilà,
en face, remontant la route, le Frank et un autre mec. Il est arrivé comment
lui ? Et qu'est-ce qu'il fait à repartir dans l'autre sens ?
« Le gars, là, connaît une super descente, qui part un peu plus
haut. » Ne Faut pas nous le dire deux fois, tu parles ! Demi-tour et, effectivement, on
s'enquille un single sympa. Youhou !... Surtout au début, parce que,
soudain, ça devient très étroit, mangé par la végétation luxuriante et..
piquante ! Ma doué les orties ! Tu serres tes petits molletons contre
le cadre, comme tu peux, en plus, tu ne sais pas où tu roules et de grandes
ronces amoureuses te tendent leurs bras. T'entends des cris, tu cherches à
tenir debout sur ton spad et à ne pas te vautrer. Paraît pourtant que c'est ce
qui arrive à Frank , derrière moi. J'ai pas bien pu m'en rendre compte , vu
que, moi, je me fais à moitié arracher le lobe gauche (j'ai dit le Lobe !)que
j'ai développé (aussi !) et qui pisse le sang. On rescape comme on peut,
pour se retrouver au point d'accueil. Et là, c'est marrant, tu en retrouves des
qui étaient derrière toi, d'autres que tu croyais devant et qui sont derrière
(dont Actif-Michel, qui grogne qu'on ne l'a pas attendu ! Alors qu'on
bourrait pour le rattraper !).Cette fin de parcours, c'est vraiment devenu
n'importe quoi. Du coup les pauvres bénévoles, qui ont essayé de gérer une
organisation un peu défaillante, sont assaillis de récriminations : les
arbres, les ravitos (tout un club de Quincke, qui a fait l'autre circuit, râle
vilain). Sont un peu submergés au ravito final aussi, où rien ne semble encore
bien prêt, quoiqu'on s'active. On chope une ou deux tranches de saucisson et
l'on arrive à avoir un demi-verre, mais on ne s'attarde guère : il faut
rentrer !
Te dire qu'on est déçus ?
Pas vraiment, car le coin, où l'on ne va pas souvent, est vraiment
chouette, on a plutôt une impression de gâchis, d'amateurisme... un
comble, ici ! Un peu de soin et ce serait idéal. Il faut que St Saulge corresponde à l'image qu'on
en a et que ce ne soit pas… qu'une légende !
Voilà : ce week-end, nada.
Et puis, pour le 7 Juin, il y en a
partout, c'est comme d'hab'.
Alors :
Mardié : ç a c'est pour les
nordistes.
Chez nous : la Rando des
écoles à Ciez (près de Donzy), 25 et 40 km, faut y être ! Soyez aussi (si
vous avez le don d'ubiquité !) à St Gondon (juste à côté de Gien), c'est
sympa, sans difficulté spéciale (22 et 52 km), mais il faut que vous alliez
m'excuser auprès de la jeune présidente qui me prévient perso par mail de son organisation et, l'an passé, m'a
même fait... la bise !
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| dimanche 02 novembre 2008, a 23:13 |
| Arabloy sans soif ! |
Une S.E.C. au sec ! Je sais
c'est facile, mais au vu de ce qui a dégringolé cette semaine (souviens toi des
gros flocons de neige de jeudi !), et particulièrement hier samedi, ce
n'était pas si facile à réussir ! Les cartes météo ne nous donnaient guère
de chance de rouler sans imper ! D'ailleurs je m'étais déjà résigné à
rouler dans la boue… Comment aurait-il pu en être autrement, dis-moi un
peu ! Aussi avais-je changé de roues, non sans difficulté, d'ailleurs,
tant il n'est pas facile de dévisser les vis « torx » des disques,
même avec une clé ad hoc ! Un signe du matériel d'été qui ne voulait pas
laisser la place, peut-être…
Michel de St Martin avait battu
le rappel et lancé l'invitation : on roulerait en partant de chez lui.
Après tout, un café sous son accueillant abri à copains, c'était toujours sympa
pour y attendre une éclaircie possible et rouler un peu.
Garde-boue en place, imper dans
le Camel, j'ouvre les volets : un, pas de pluie dans la lumière de
l'éclairage public : bon, ça ! Et deux : le bitume de la rue est
sec ! Et trois : le ciel ne serait pas un peu clair là-bas vers
Gien ? Extra bonos, comme on disait un temps !
Du coup, une fois l'équipe de
l'ECConfAns plus mézigue rassemblée, on ne traîne pas trop au café(quoique): en route !
Déjà dès le départ et en filant
sur St Brisson, le Michel nous bouscule : alors qu'on est déjà passé X
fois par là, on se regarde : « Tu reconnais ce
chemin ? ». Comment
a-t-il pu trouver un passage jamais fait ? Chapeau !
Bien sûr, on retrouve quand même
des coins classiques mais marqués d'un choix minutieux de notre hôte : le
petit single descendant au-dessus de St Firmin est bien plaisant. Passage du
pont-canal de Briare, joli cadre pour une photo mais il me faut cravacher pour
rejoindre le groupe qui n'a pas même pris la pose !
Reste qu'on roule assez cool, en
prenant à l'envers un parcours que l'on emprunte souvent dans l'autre sens, ce
qui, finalement, permet de voir les choses sous un autre aspect. Petit arrêt au
bord de l'étang au nord de Briare, on casse une petite graine (normal avec des
barres de céréales), imités par un cormoran qui engloutit gloutonnement (glou,
glou !) poisson sur poisson !
Peu après avoir longé l'autoroute
et alors qu'on s'approche d'Arabloy, Michel nous perd de nouveau dans un petit
single (qui sent un peu la crevaison, mais bon…) puis un autre, avant qu'un
large chemin ne nous permette de repartir de bon train. Normal, tu me diras, puisque cette allée rectiligne est en fait l'emplacement d'une ancienne voie
ferrée ! On apercevra même, ici ou là, une ou deux traverses
ensablées (heureusement !) et quelques rails. Le plus curieux, c'est
quand même les panneaux indicateurs SNCF qui sont toujours plantés au bord de
la voie. En tout cas c'est fameusement roulant, sans aucune trace de boue et, sans jouer au TGV, ça roule bien. Vraiment curieux qu'on ne soit jamais passé
par là !
Retour sur Arabloy, tout ça sans
que l'on n'ait rencontré le moindre passage boueux ! Des flaques, bien sûr
et encore pas trop…Passage près d'un enclos à sangliers : noboddy, mais
une grosse pile de bois dégage une bonne odeur de bûches coupées : ça
suffit pour que je me revoie, gamin, avec les copains ou les frangins, creusant
l'énorme tas de bois que les employés communaux déversaient dans la cour de
l'école avant l'hiver. On grimpait là-dessus et puis, en enlevant un à un les
morceaux de bois d'un mètre, on y creusait une sorte de puits qui descendait
jusqu'au sol, il arrivait même qu'on le recouvre d'un toit de rondins. Cachés
là-dedans et baignés dans cette odeur de bois, on était dans un sous-marin, ou bien un tank. Magique, mon
vieux ! On n'avait pas la télé, ni les consoles… Impossible à l'heure actuelle,
où on nous interdirait ce genre de jeu, sans doute.
On se retrouve bientôt sur les hauts de Gien et l'on descend
dans le val. On approche de midi, mais Michel nous fait faire, pour le fun, le
tour du circuit où se sont déroulées les 3 heures de Gien-Relax, la semaine
dernière : single amusant dans les bords de Loire. « À
gauche ! » crie Michel à Jean-Paul qui s'engage de bon cœur et plonge derrière une bosse… Plonge?...« Plaoutchhh !!! » qu'on
entend… avant de découvrir Jean-Paul qui extrait le vélo d'un énorme trou
d'eau … ! Lui qui, tout à l'heure, passait précautionneusement dans une
petite flaque en expliquant : « J' ai pas sali le vélo
jusqu'ici, alors j'y vais molo ! » Gagné !
On remonte sur St Martin quand,
en haut de la (toute) petite
côte, Alain qui a toujours roulé devant au cours de la sortie, se jette sur le
bas-côté en grimaçant salement : des crampes aux deux cuisses. Pas grand
chose à faire pour l'aider, à part compatir et je sens bien que ça doit l'aider
vachement d'entendre les doctes explications et recommandations que nous
énonçons en le regardant se tortiller dans l'herbe. Seul Docteur Maurice essaie
quelque chose en sortant un flacon de camphre ou un truc analogue, mais l'idée
de se faire masser par Maurice a l'air de requinquer un peu notre Alain qui
réussit à retrouver la position verticale en avouant qu'il avait tout
simplement oublié d'emporter à boire ! Ô toi, jeune vététiste néophyte
qui me lit, retiens bien la leçon : bois, bois sans soif mais bois, on ne boit jamais assez à vélo !
Fortement marqués par cette
malheureuse expérience, nous décidons illico de nous appliquer à prendre de
l'avance pour la prochaine sortie en faisant honneur à deux bouteilles de
Sauvignon que vient d'ouvrir Michel, décidément hôte parfait. Faut c'qui faut, non ?
Dimanche prochain :
quoi ? À chercher ou inventer, et puis bien sûr le mardi 11 : la
Montargoise, à Montargis natürlich ! |
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| lundi 08 septembre 2008, a 12:25 |
| Pas de Piranhas à Parigny |
Le titre, c'est vraiment
n'importe quoi aujourd'hui ! Mais, bon, ça m'amuse…
Sacrée rando hier, donc à Parigny
les Vaux. Les « Randos Vertes » des amis du VTT nivernais, c'est
toujours un truc superbe, pas de la rando de gamin en général, c'est plutôt du
physique et on n'arrive jamais au bout, frais comme une rose … (normal, c'est
« Parigny les Vaux », pas « Parigny la Rose » (près de Varzy), oh qu'il est drôle, ce
matin, décidément !)
Comme en plus le cadre est
agréable et les circuits super bien choisis, c'est un rendez-vous
incontournable, comme on dit (trop).
D'accord il a bien plu ces
derniers jours, et surtout la veille, et on sait bien ce que ça signifiera au
niveau des chemins, malgré l'abri de la forêt…de plus il fait bien frisquet sur
le pré-parking près de la salle des fêtes où l'on se retrouve. Je suis
garé juste à côte de Ludo et l'on discute un peu en choisissant la tenue
adéquate : j'opte pour les manchettes (déjà !) et le plastique est
roulé dans le sac. J'ai encore les mitaines et le cuissard court
heureusement ! C'est vers huit heures et demie que, décidément, le flot
des participants arrive. Je prends un café (car ici, on en a un, pas comme à
Sauvigny) en attendant qu'Actif-Michel et Anne soient prêts et en saluant
quelques Frapadingues, enfin : pas de Francis mais il y a Tom, le
Pharmaton, et Franck, qui, paraît-il, étaient aussi à Sauvigny mais qu'on n'a
pas vus dans la foule. Le René doit déjà être sur les chemins, c'est un
matinal : on ne verra de lui que son 4 X 4 ! Michel de St Martin a
renoncé, face à l'éloignement, et roule sur l'Etang du Puits. D'autres seront
aux 8 h de Verdigny…
François, mon frangin germignois,
vient d'arriver aussi et il se joint
à nous trois pour démarrer sur le raidillon qui s'élève tout de suite
au-dessus du village. On a dû faire cent mètres de bitume c'est tout (et
n'on n'en fera jamais plus tout au long de la rando !): il n'y a pas de
phase d'approche, d'échauffement ou tout ce que tu voudras, ici. Et
aujourd'hui en particulier, on est directement dans le bain : on grimpe
déjà dans la forêt. Et comme, en plus, on est à l'heure de pointe, tu vois le
plan. Pas très facile. Pourtant, pour le moment, les chemins sont assez
corrects ; d'accord c'est un peu humide, il faut se cramponner parfois,
faire attention aux cailloux glissants et aux racines, on rencontre quelques
gués, mais la boue n'est pas trop présente. Pas de quoi s'ennuyer
toutefois : ici c'est
vallonné, on le sait et on se régale de montées pas trop exigeantes et de descentes,
où, toutefois, on hésite à se lâcher (et surtout à lâcher les freins), vu
l'humidité du terrain : la roue avant a parfois bien du mal à accrocher,
attention ! Bon, on ne fait pas non plus de débauche d'énergie : on
est parti pour un bout de chemin et l'on se rend compte que, même si on n'a pas
à appuyer comme des malades sur les pédales, rien que d'être tout le temps
vigilant pour éviter une glissade, pour rattraper une roue qui s'écarte, pour
se sortir d'un trou boueux, fait que l'on n'a aucun moment de relâchement et que les muscles sont tendus. Sans
que l'on traîne, on ne peut pas dire qu'on n'avance très vite, le terrain ne
s'y prête guère : les singles, c'est bougrement sympa et tous les vététistes
adorent, mais ce n'est pas très rapide et l'on ne roule quasiment que
là-dessus. C'est évidemment chouette… Des chiens qui hurlent annoncent la
maison forestière de la « Grande Mare » et son chenil. C'est le point
de ravito habituel : un peu effrayant quand même cette meute magnifique.
Euh…le ravito, c'est pour nous ? Pas nous pour les chiens ? On est un
peu surpris d'y être déjà, ce n'est pas qu'on n'en ait pas besoin, mais on n'a
fait encore que 10 km ! On n'ose pas regarder la moyenne et puis…Il en
reste un bout, dis donc !
Bah, on a fait le gros du dénivelé,
d'après la carte, et l'on devrait rouler mieux maintenant.
À la bifurcation, toutefois, Anne
et François, optent pour le circuit de 35 km. C'est vrai que la matinée est
déjà un peu avancée et qu'ils ont peur d'être un peu justes sur le grand circuit.
Michel me suit : on doit faire une boucle supplémentaire d'une bonne
vingtaine de kilomètres qui tourne autour du « Rond de la Réserve »,
non loin des Bois de Raveau. On n'aura pas de gros dénivelé, ça devrait aller…
Qu'on se dit…
Pour la première partie, c'est
O.K. On suit des singles qui tabassent un max (heureusement que la plupart sont
en légère descente). Ça chahute un brin le vélo ! Si tu n'as pas de
tout-mou là-dessus ça doit être l'enfer. Donc, passages plutôt amusants. Mais
la suite devient galère avec des secteurs boueux comme aux pires moments du
cœur de l'hiver. J'ai toujours mes gros pneus de caillasse (2.3 quand
même !) et je t'assure que c'est pas le pied sur ce terrain, sauf quand,
justement, pour éviter un coin glissant, tu optes pour les cailloux juste à
côté . Reste que je suis obligé, souventes fois (tiens, j'aime bien cette
expression, « souventes fois » c'est pas très courant et un brin
désuet, mais je connais un gars qui en parsème son discours, pourtant), donc, souventes
fois, je disais, je suis obligé de prendre un bout de bois pour dégager le pneu
arrière qui frotte sur les bases. Quel dommage, cette boue ! Parce que,
sinon, qu'est ce qu'on se serait régalés ! Les gars ont trouvé des
passages incroyables : parfois, on a l'impression que ce sont les
VTT qui ont frayé la trace. Il y a même des trucs déments comme ce sentier où
l'on est en équilibre au-dessus d'un profond fossé rempli d'eau, ou cet autre
que l'on essaie de suivre, entre les arbres les racines et les cailloux, le long
d'une très haute clôture électrique, destinée à arrêter les cerfs, et qui,
selon ce que nous dira le Jacky de l'organisation, est directement reliée au
secteur !!! Tu crois ça possible, toi ? J'entends :
autorisé ? Toujours est-il que le petit « tic, tic » que l'on
entend en passant le long nous avertit : y' a volt !!!
D'autres coins sont plus sereins
comme les fontaines auprès desquelles ont passe, et qui inciteraient à la
flânerie ou au pique-nique… s'il faisait meilleur ! Mais de flânerie,
point, car on n'est guère en avance, quant au pique-nique, il faut d'abord que
l'on rallie de nouveau la « Grande Mare » et ça ne semble pas encore
pour tout de suite. Un ou deux passages sur une allée forestière empierrée et
bien roulante permettent quand même de rehausser une moyenne bien anémique. On
a même droit à une superbe, large et longue descente, bien franche, que l'on
dévale à fond… ça dépatte les pneus, j'te dis !
On rencontre quand même d'autres
aventuriers, comme Stéphane, un familier du blog. On réussit à discuter un peu
malgré les aléas du chemin… N'oublie pas de me rappeler les références du
bouquin dont tu m'as parlé : « Envie de vélo », le titre, je
crois ?
Enfin , à force d'à force, on
retrouve le point de ravito : on retrouve aussi quelques autres
rescapés : on avait l'impression, depuis qu'on était parti sur cette
boucle, d'être tout seuls sur le circuit ! En plus il est midi, dis donc,
c'est le déjeuner !
On ne traîne pas trop : il
faut tâcher de rentrer sans trop tarder ; heureusement le retour est plus
facile. Humide bien sûr, mais pas trop, et la boue se limite à quelques grosses
flaques. Côté gambettes, ça commence un peu à être endolori et Michel, qui a
bien tenu le coup jusqu'ici, commence à redouter les crampes. On retrouve des
coins déjà connus : après les hauts de Chaulgnes, on sent l'écurie. Je
double un gars qui pousse son vélo : « Eh, Tac, qu'est-ce qui
t'arrive ? » Un pneu éclaté. Pas tellement étonnant vu le nombre de
petits bouts de souches qu'on a vus, de silex aussi. Je descends (belle
descente encore, un miel !), jusqu'au hameau de Pinay où je retrouve les
collègues de Tac qui cherchent à organiser un moyen de le récupérer. Mais… sur
la carte qu'on nous a fournie, il y a bien un numéro de téléphone ? Je
laisse la carte en question aux rescapés et je continue. L'arrivée ne doit pas
être loin. Quoi ? un ravito ? En fait il s'agit d'une sorte de
promotion-dégustation chez un viticulteur des coteaux charitois. Je goûterais
bien mais…Bien m'en prend car, juste après, on a droit à un premier petit
raidillon, suivi d'un autre plus long qui casserait bien le moral et les pattes
si on ne savait pas qu'en fait, il conduit au début d'un long final descendant
qui ramène en toboggan sur Parigny et où l'on se régale toujours. J'ai laissé
Michel un peu derrière et l'on se retrouve au lavage (un seul robinet un peu
anémique ! Sûr, ce n'est pas la lance à incendie que l'on sort à
Neuvy-sur-loire !). Il n'y a pas trop affluence heureusement. Voyons le
bilan ? 48 km, normal, et 620 m de dénivelé. On a envie de dire :
« seulement ? » tant il nous semble avoir dépensé d'énergie. La
semaine dernière nous avait semblé moins physique et pourtant on avait grimpé
davantage.
Petit tour à l'accueil pour un
rapide pot et récupérer… un T-Shirt ! Encore !
La semaine prochaine, rien sur le
calendrier : va falloir vous regrouper. Moi je serai en Auvergne, j'y
trouverai peut-être quelque chose. En tout cas rendez-vous le 21 Septembre à la
GERMIGNOISE : ne pas rater !!!! Renseignements :06 81 21 47 22
ou 03 86 68 86 74 |
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| lundi 25 août 2008, a 12:30 |
| Murs et murailles |
Comme je te disais dans l'article précédent, je me suis
borné à de petites sorties sur les
contreforts du Larzac, tu sais (ou tu sais pas, dans ce cas je
t'apprends !) que le Larzac se balade autour des 600 à 700 m d'altitude et
qu'il se termine en général par des falaises calcaires qui dominent la
« plaine » du Languedoc (qui n'est souvent pas plus plate d'ailleurs
que le Larzac ne l'est !) de plus
500m. Bon, moi où je suis (près de Lodève, t'en as entendu parler ces
temps, il me semble), j'ai 3 à
400m à grimper pour y accéder,
donc j'ai déjà de quoi m'occuper. Mais, voir article précédent, j'ai pas eu
trop l'occasion. Juste quelques « petits tours » le matin, avant la
chaleur, mais qui me faisaient en quelques kilomètres atteindre des dénivelés
respectables.
Par contre, et tout autre chose,
j'ai fait une escapade de quelques jours en bord de « Grande Bleue »
à la Grande-Motte et, bizarrement, en ce lieu coincé entre la plage surpeuplée
et les étangs dédiés aux flamants roses sans compter encore le canal du Rhône
et où rien ne semble fait pour le VTT, tu trouves à l'Office de Tourisme un plan
de quelques circuits et il y avait même , il y a deux ou trois ans, un club
local qui te faisait des sorties accompagnées gratos une fois par semaine,
vachement sympa. Par contre, ce dernier truc, comme tout ce qui est bien et
pratique, ça a disparu.
J'ai donc fait deux ou trois
petits tours dont une incursion aux marges de la Camargue, entre les chevaux,
les vachettes noires, les marais salants, les vignes de « vin des
sables » (et ça, c'est pas du pipeau, les ceps sont vraiment plantés dans
le sable !) et les inévitables Pink Flamingos (et pas Pink Floyds !
Tiens à ce propos, t'as pas raté la rediff' cet été de ce mémorable
enregistrement du Floyd à Pompéi, j'espère ?). C'est comme ça que je suis
tombé sur un vieux fort Vauban en ruines, les pieds dans les eaux du marais et
noyé de mosquitos. Désolé et pittoresque.
Et puis, autres remparts, plus
nobles et justement célèbres, ceux, magnifiquement épargnés et toujours tels
que Saint Louis les a vus, de la ville d'Aigues-mortes. Avec mon heaume, mon
destrier fringant, je n'ai pas pu résister à la photo façon :
« Bayard ! Du Guesclin ! Sachez vos lances manier ! Oncques
ne faiblirai face à vos assauts ! »
N'empêche qu'en près de 60
bornes, j'ai fait 40 m de dénivelé ! Un exploit, je te dis car plus plat
que ce coin-là, y a pas ! |
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| lundi 25 août 2008, a 11:49 |
| Mise sur « Orb »ite |

Salut à tous ! Petit passage local après un séjour
estival méridional. Moins de VTT que l'an passé : peu ou pas de rando
organisées. Difficulté pour les détecter peut-être ? Les Offices de
Tourisme ignorent en général tout, les vélocistes, quand on en trouve, semblent
peu au courant aussi, et la lecture des calendriers de nos mensuels spécialisés
ne nous renseigne guère non plus, beaucoup d'organisateurs oubliant de signaler
leur manifestation sur ces vecteurs. Il faudrait contacter les clubs
locaux, peut-être…Enfin, bon, à part la rando que je te narre ci-après,
nothing ! Faut dire qu'il faisait sacrément chaud cet été dans le coin et
que, par 36° à l'ombre, tu manques un peu de motivation à partir suer sur une
bécane. T'as pas connu ça, toi, cet été ? Justement, je n'ai pas eu de
visites de copains vététistes non plus, du coup j'en ai été réduit à quelques
sorties en solo quand même autour de mon fief Lodévois et puis, donc cette
rando dans les « hauts cantons » comme ils disent là-bas, autour du
lac d'Avène. Une rando que j'ai déjà faite deux fois et, du coup, les
organisateurs, tenant sans doute beaucoup à ma présence, m'envoient chaque année
un petit courrier, sympa non ?
Ce lac est un lac de barrage, avec des tas de vallons
boisés qui convergent vers lui, de sorte qu'il affecte un peu la forme d'une
étoile de mer, ou d'une pièce de puzzle si tu veux... Il n'est pas très étendu
mais dans un site encaissé et, donc, assez biscornu et il a la particularité de
n'être accessible qu'à ses deux extrémités opposées : d'une part, du côté
du barrage qui domine, façon film-catastrophe, la petite station thermale
d'Avène (Tu ne connais pas mais ta douce sûrement, ou du moins les produits de
beauté qui portent ce nom) et donc, d'autre part, à Ceilhes, côté début du lac,
seule partie à la rive douce (il y a même une mini-plage) et là où se jette la
rivière « Orb »(euh, attends, elle se jette dans la Méditerranée,
c'est donc un fleuve, un fleuve côtier mais un fleuve quand même !). Ça y
est j'ai encore fait une phrase interminable !
C'est donc là que je me pointe ce dimanche
matin, pour la « Rando des Monts d'Orb »qui, alternativement,
part soit d'Avène, soit de Ceihles à l'autre bout. Comme je te l'ai dit,
je l'ai déjà faite deux fois et j'ai même dû déjà te raconter ça, remonte voir
pas mal en arrière sur le blog, tu devrais trouver ça sous le titre :
« Quand on a de l'Avène », je crois, ou une autre subtilité de la
même eau.
Le parcours est qualifié de « sportif » (le petit
s'appelle « familial », mais plutôt, à mon avis, pour familles
sportives aussi !).Il fait le tour du lac et je t'entends déjà
réagir : « Ouah, un tour de lac, pépère, oui ! » mais ne te
leurre pas : si aucune route n'accède aux rives, c'est que celles-là sont
du genre abruptes et qui dit abruptes dit « pentes », donc
« grimpettes », vu ? Comme de juste, le parcours ne varie pas ou
très peu d'une année sur l'autre, mais c'est la première fois que je le fais
avec un départ de ce côté. Voyons…
On est une cinquantaine à se lancer sur la première
difficulté : une côte pas trop accentuée mais bien longue, sur un chemin
forestier comme on en suivra les trois quarts du temps. Il serpente au
flanc de la colline, au milieu de la végétation locale, genre
méditerranéen : ce n'est pas bien haut (à part les pins) ça sent bon
et c'est plutôt piquant. Au bout d'un moment de montée que je ne gère pas
trop mal (style assez cool, ne pas s'asphyxier dès le départ), la végétation se
dégage un peu et bonjour la vue sur le lac tout bleu en dessous !
Superbe !
À partir de là, ça monte et ça
descend en fonction des différents vallons dont je te causais plus haut et
qu'il faut bien franchir : le balisage est O.K et, ici et là, un gars en
tenue de « soldat du feu » (sans le casque quand même, c'est réservé
à nous et, crois-moi, il fait chaud dessous !) assure la sécurité et
l'orientation. Au long de la grande montée de départ, on s'est un peu égrené
sur le parcours et je me sens un brin seulâtre. Un signal d'un gars en
uniforme : il faut enquiller une petite « musse » descendante à
droite. Je m'en souviens en effet et je saute illico du vélo : les
premiers 15 m sont suicidaires, dans la caillasse énorme et sur pente accentuée.
Instruit par mes deux gamelles de l'an passé (j't'ai pas raconté ? Si, une
je crois, l'autre faudra que je trouve un instant pour le faire : c'était pas une sortie
ordinaire !), je descends ma
selle de quelques cm pour, quand même, me faire plaisir à descendre le reste du
passage sur ce single bien tabasseux. Ce sera le seul passage très technique de
la rando. Pour le reste : chemin forestier, mais jamais ennuyeux car toujours varié et pas vraiment
roulant.
On arrive sur la route qui plonge
vers Avène. Dommage de le faire par la route, il ne doit pas y avoir autre
chose…
Moi, tu vois, je me dis : on
va avoir le ravito au patelin : ça doit être pratique, et puis on est à
mi-rando, mais les mecs me dirigent sur le pont : « Ravito un peu
plus loin ! ». Bon, c'est vrai qu'il y a un peu de route, pas trop
montante encore, avant d'attaquer le gros morceau : une grimpette qui te
fait remonter à l'altitude du barrage et encore au moins deux fois plus haut.
Mieux vaut ne pas faire ça le ventre creux !… Ah ! Un
organisateur : le ravito ? Penses-tu ! Il me crie :
« Il est en haut de la côte ! » Quouaxxx ???? Il est 10 h
et quelques, on a passé 20 bornes pas vraiment faciles, le Mahomet cogne en
plein sur les cailloux du chemin et il
faut se farcir THE côte avec simplement du jus de Camel ???
En râlant, je me mets au taf : cette côte, elle
m'avait occis la première fois que je l'avais grimpée. Depuis, connaissant sa
longueur et ses fluctuations de pourcentage au long de ses différents lacets, j'ai
appris à la gérer… je préférerais digérer, oui ! Car mon estomac réclame,
tout au long de la montée ! Pas marrant… Je pense bien à une barre de
céréales plus ou moins écrasée, voire périmée, qui doit se trouver au fond de
mon sac, mais je suis dans mon effort et répugne à le couper, je suis parti,
tant pis… Heureusement la montée se fait en bonne partie à l'ombre. D'ailleurs,
c'est justement là où elle est le
plus dense, l'ombre, et quasiment en haut de la côte, qu'attendent les gars
préposés au ravitaillement : des anciens, assis au fond de leurs fauteuils
de toile, façon portail de maison de retraite et que ça l'air d'amuser de te
voir arriver la langue pendante, ou presque. Côté ravito, c'est menu
minceur : aqua simplex et pain d'épices ! Et ça pour 6 € ! Il
faut réclamer pour obtenir une pâte de fruits dont je vois une réserve à
l'arrière de la fourgonnette. « On ne les met pas sur la table, parce que
les gars s'en bourrent les poches… » Ben, c'te blague ! Vu comme on a
attendu le ravito !
À partir de là, c'est un peu comme de l'autre côté du
lac : chemin forestier un peu plus roulant mais sans ennui : c'est
sinueux, jamais plat avec de super descentes et des vues splendides. Attention
les virages gravillonneux en surplomb au-dessus du lac ! Justement, là, le
chemin semble devenir un tremplin : au bout, le vide ? Un pompier
posté là me crie « À gauche! »? Euh…mais j'avais pas l'intention
d'aller tout droit non plus !
Deux gars m'ont doublé, bonne allure, que je repasserai
pus loin, à la faveur d'une crevaison de l'un d'eux, puis qui me redoubleront.
On s'arsouille un peu avec un autre gars qui roule presque à mon allure :
un peu plus vite que moi en descente, un peu moins en montée. On se passe, et
repasse ( comme « L'eau
ferrugineuse » sur le fer de ce célèbre vieux sketch) et puis vient
le toboggan final après un chemin bien orniéreux et amusant qui ramène sur la
route (plate !) du bout du lac et l'arrivée…
Je suis un eu surpris de ne nous voir que quelques-uns. Au
pointage de l'arrivée, on m'a dit, sans que je comprenne bien :
« 8ème », d'accord c'était un départ groupé, mais on ne
faisait pas la course non plus…et puis, faut relativiser : le premier est
arrivé il y a vingt minutes, même si je me suis arrêté prendre une photo. Bon,
je ne suis pas mécontent : je ne
suis pas trop rincé et cette rando était à taille humaine », pas
comme d'autres que j'ai pu faire dans le coin.
Par contre je trouve que le contact avec les autres n'est
pas chaleureux, c'est le moins que l'on puisse dire… J'ai connu plus sympa…Tu
crois que c'est le fait qu'ils ont couru cette rando comme une compète ?
Décidément c'est pas un truc qui me branche trop. D'ailleurs,
« compète » ça commence comme … ? Et ça finit par… ?
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| mardi 03 juin 2008, a 09:13 |
| Les temps de pluies à l’Étang du Puits |
Le blog a bien servi encore de plate-forme
d'infos et c'est tant mieux ! Mais les précisions définitives me sont
parvenues un peu tard samedi pour que je puisse le faire savoir à tous (à tousse, d'ailleurs, un peu,
avec ce temps !).
Finalement entre les « Grenouilles »
de Pigny, la Décathlonienne de St Doulchard qui ne prenait pas le départ de
Décath' '(merci Romain) et celle de Décath' de Nevers (merci Ludo,
heureusement que tu étais là car leur com' est superficielle) et puis aussi le
« Marathon Solognot » de St Cyr en Val qui pouvait se faire (en
partie) au départ de l'Étang du Puits(à côté d'Argent sur Sauldre 18), il y avait de quoi user ses crampons...
et user du gas-oil aussi, car tout ça n'était pas la porte d'à côté (comme qu'on
cause cheux nous).
Les « Grenouilles » ? Tu rigoles,
mais le souvenir des trombes d'eau que j'y ai reçues me glace encore, il
faudrait une météo super optimiste pour que j'y aille sans crainte, alors vu le
ciel menaçant annoncé !.. La Décath' de St Doulchard, ça aurait été sympa
d'y faire connaissance de Romain, mais celle de Nevers était plus proche, avec
les promesses d'un parcours peut-être sur les côtes de Marzy et les bords de
Loire, j'y ai de bons souvenirs de randos (aussi!) par là, organisées à Marzy
(par qui à l'époque?), ça ne s'est (hélas) plus refait. Enfin l'Étang du Puits,
près d'Argent-sur-Sauldre, pas trop loin (quoique, pas loin de 40 mn de route)
l'occasion de retrouver Michel de St Martin et Maurice et toute la bande de
l'EC ConfAns et puis aussi sans doute les Gien-Relax, que je n'ai pas vus,
tous, depuis un fameux bail !Enfin, et ce n'est pas la moindre des
raisons : les terres sablonneuses de Sologne seraient sans doute plus
praticables que d'autres, avec toute la flotte qu'on s'était prise cette
semaine (et qu'on risquait bien de prendre encore ce dimanche
matin). Enfin voilà des tas de raisons que tu n'avais pas besoin que je te
donne, parce que quoi, quand même, JE FAIS CE QUE JE VEUX ? NON ?
Donc sur la digue de l'étang, je retrouve ceux
que j'avais prévus : il y a les « guêpes »(tu ne trouves
pas ? Avec leur tenue jaune et noire) de Gien-Relax : on discute un
peu, de leur sortie en Luberon bien sûr et puis ils s'envolent vite, pas grave
je leur promets qu'on les reverra ! Maurice, Michel and C° sont là bien
sûr et déjà inscrits, les hommes de l'ASCO sont là aussi, par contre pas de "Frapadingues" ni de Trézéens d'Ouzouër. En fait, c'est une super idée qu'ont eue les
organisateurs du « Marathon Solognot » de St Cyr en Val : leurs
parcours de 70 et 90 km passent par ici et y font une boucle : on peut
donc, en partant de l'étang, ne faire que ces deux boucles de trente et
quelques pour l'une et d'une bonne quarantaine de kilomètres pour l'autre.En
plus, le coin est évidemment roulant, pas le moindre dénivelé (160 m en
tout !.. ah oui, tout de même, t'aurais dit dix fois moins, je suis
sûr !), alors tu parles si ça va rouler ! Et c'est parti ! Pas le nez dans le guidon, mais pas
mal quoi. Comme prévu, c'est bien roulant, l'inévitable bord de canal, en file indienne, en faisant
gaffe de pas se serrer de trop près parce qu'il y a des surprises sous forme de
trous cachés par l'herbe qui te feraient bien faire le plongeon ! On
enchaîne dans l'herbe (et l'herbe dans la chaîne ! lol) avec traversée
d'un massif d'orties toutes neuves dont je ne te dis que ça ! Ça renaude
des mollets, un brin ! Sous-bois sableux quelques flaques, normal, on
évite et roule ma poule ! Et puis voilà que les flaques prennent toute la
largeur du chemin, et puis que, en plus des flaques, on a de la boue! Ah, là,
ça ne va plus ! De la boue en Sologne ? Bon, d'accord, c'est pas la
terre de Lavau ou même du Pays Fort, rien qui colle vraiment, mais quoi, bon,
on s'enfonce quand même et on appuie comme des malades sur les pédales (tu
crois que la chaîne va résister ?) et que même on descend de vélo pour
patauger. Jean-Paul, lui a bien failli se vautrer… s'est retrouvé en appui sur
les mains, de justesse !
D'accord entre les bourbiers, il y a de jolis
passages entre bouleaux et fougères, on n'a pas de panorama en haut d'une
colline, mais les arrivées au bord de quelqu'étang mystérieux niché au cœur de
la sylve et fréquenté des seuls hérons sont un ravissement… Quoi ? Ça ne
te plaît pas quand je la joue « Poète prend ton luth et me donne un
baiser » ? Ça jette pourtant, je trouve : tiens : « la
sylve » au lieu de dire bêtement « la forêt », nous qui y sommes
tout le temps fourré, je n'avais jamais osé. Si, si, je t'assure samedi
prochain, au dîner de chez Madââme Du Brancard de la Carriaule, parle donc à sa
fifille de l'emmener « courre la sylve », ça aura plus de classe
que de lui proposer une virée en forêt…Non ? …Ah bon, moi ce que je t'en
dis…
Donc dans la sylve, il y aussi les magnifiques
et inaccessibles demeures de Sologne, inaccessibles de par leur prix,
natürlich, mais aussi de par les clôtures commack qui les ceinturent.
Impressionnant ! Tiens? Eric-Œil-de-Lynx et les Gien-Relax qui passent, je
leur avais bien dit qu'on les reverrait : se sont trompés à une
bifurcation et les revoilà ! Un peu plus tard c'est « Top' » et
« Dudu » qui suivent. C'est vrai qu'il faut un peu faire gaffe :
si tu te goures et que tu pars sur le parcours 90… T'es mal ! Et en plus tu te retrouves à St Cyr en
Val ! Parce que, les repères visuels, ça manque un peu. Pas le balisage,
non, l'organisation est O.K ., mais un coin de forêt ressemble à un autre,
un étang à un autre... tu manques de recul, c'est pas Sancerre ou Bouhy, ça
non, mais pourtant ça commence à tirer un peu sur les pattes, les bourbiers, je
te dis, ça laisse des traces, et pas que sur le fondement de nos
cuissards ! Des trucs comme ça, ça t'use pire qu'une franche montée.
Heureusement qu'on arrive au bout ! Au bout de quoi ? Il est où le
balisage, à ce carrefour ? Michel et moi étions devant, ça roulait bien,
on discutait, on a dû rater la flèche... Pourtant... Enfin, bon l'Étang du
Puits, c'est juste là à côté, nous dit Jean-Paul, le régional de l'étape :
un chemin bien empierré nous invite dans la direction : pourquoi
pas ? Ben…un coup à gauche,
un coup à droite, tout au feeling, on y arrive, mais, quand même, on s'est
mangé quelques kilomètres supplémentaires et au lieu de 41 on est plus près de
50…mais bon, il n'est pas trop tard. Parce que j'ai répète à trois heures et
concert à cinq, faut pas que je patte !
Eh ? Le mec qui nous suivait t't'à l'heure,
quand on s'est perdus et qu'on a vu partir dans l'autre sens ? P'têtre
qu'il roule vers St Cyr en Val... au cœur de la sylve…
Bon, derechef Sologne ou avoisinant dimanche,
avec la Rando de St Gondon, juste en face Gien. Départ : école primaire.
Accueil pas mal, si je ne me trompe pas... et puis, on va p't être aller voir
les poules de St Gondon, avec
leurs longues, longues jambes, leur popotin emplumé et leur long cou... Tu
rêves, hein ? Ben, viens à St Gondon, tu verras, je ne mens pas, de
sacrées demoiselles !
! |
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| jeudi 29 mai 2008, a 17:51 |
| photo Sprint |
Avis aux lecteurs du "Régional de Cosne" paru ce jeudi 29 mai:
il y a eu inversion du commentaire et de la photo pour l'article que
j'y ai rédigé concernant la rando de Ciez; reportez vous à l'article de
mon blog, juste ci-dessous : le sous-titre" Photo choc du sprint final" devait
aller, of course, avec la photo du duel au couteau entre Francis (dont
on ne voit que la roue du vélo), et un bon gros gastéropode bien d'cheux
nous... humour!
Quand à la photo parue, l'autre sur mon blog, où l'on voit, outre
Francis, le Thom' et le René débarrasser leurs dérailleurs de l'herbe,
j'avais proposé comme sous-titre: "« Éviter de rouler (le dérailleur) bourré (d'herbe) », mais ce n'était peut-être pas assez politicly correct... bref tel quel, ça n'a aucun sens!
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| lundi 26 mai 2008, a 15:03 |
| Quand on se fait Ciez… |
T'inquiète pour le titre, fallait
bien la faire, et puis, rendons à César ce qui appartient à Jules : Michel
de St Martin en est l'auteur (involontaire ?).
Donc, voilà deux dimanches de
suite, où l'on roule sur des randos organisées pour la première fois. Dimanche
dernier, c'était le cas à Bué où
le comité des fêtes local avait pris l'initiative de cette très belle
rando, et, cette semaine, à Ciez, c'était le tour des écoles de
Ciez-Perroy-Couloutre (un regroupement pédagogique) de se lancer dans
l'aventure nouvelle de ce type d'organisation, histoire de trouver quelques
fonds pour les écoles, incitées dans leur démarche par l'exemple de Pilou et de
l'école de Donzy.
Évidemment, ce genre de
première fois, on a envie que ça marche pour que ça n'en reste pas là. Or
les vététistes s'étaient mobilisés moyen, je trouve. C'est vrai qu'on nous
avait tellement annoncé la flotte et les orages qu'il y avait de quoi faire
peur, même si le samedi qui devait se passer sous les trombes d'eau n'avait été
qu'à peine humide. D'ailleurs, ce dimanche matin, il pleuvaillait quelques
gouttes, sans plus. Enfin bon, il y avait y peut-être de quoi faire peur à
quelques-uns… Et puis, il y avait aussi la fête des mères…
Bref, on a de quoi se garer dans
la cour de l'école quand on arrive et, ma foi, on est quand même une bonne
petite bande. Quelques têtes connues et puis les « Frapadingues » qui
forment le seul club vraiment constitué à être dignement représenté, même si,
de leur côté, il en manque aussi à l'appel.
Accueil sympa, carte détaillée
pour tout le monde : une palette de circuits plutôt bien composée, avec
une boucle centrale entre Ciez et
Bouhy et deux extensions, une sur le plat, en direction de Donzy et l'autre qui
moissonne les courbes de niveau jusqu'à Bouhy. Eh…c'est pas Sancerre, mais on
va avoir de quoi s'amuser ! C'est vrai que Ciez, on pense :
campagne plate, mais c'est idiot : le village est adossé aux premières
collines qui vont vers Bouhy qui est quand même le point culminant de tout le nord
de la Nièvre, ah mais !!!
On n'a pas trop traîné et il est
à peine huit heures et demie quand je
démarre avec cinq ou six marsus. On s'engage sur des chemins
entre les champs : c'est plat, voire légèrement descendant et sous
l'impulsion de Thom' « L'artiste », l'allure est vite soutenue :
d'accord, la tondeuse n'est pas passée et l'on roule le plus souvent dans
l'herbe haute, mouillée, bien entendu, ce qui fait qu'on a vite les pieds
« mous » comme on dit dans le coin et qu'on fait parfois de petites
haltes pour dégager dérailleurs et pédales de l'herbe qui s'y coince. C'est
aussi l'occasion de se regrouper. Faut dire que, parfois, on s'engage carrément
à travers champs, qu'on « fait la trace ». Amusant. Alors que l'on
aperçoit la masse des toitures du château de la Motte-Josserand (eh oui, on
s'est approché Perroy donc pas loin de Donzy), on tourne carrément bride pour revenir vers le Nord. Deux ou
trois fois, on s'engage dans des traces improbables, pas toujours faciles,
l'occasion pour le « Tian » de faire le spectacle avec une
chute-roulé boulé en sous-bois. C'est d'ailleurs là que l'on sort la carte une
première fois : c'est-y à travers les broussailles, vers chemin en
contrebas ou pas ? On retrouve le fléchage et on longe, toujours à
couvert, un curieux ruisseau qui s'étale sous les branchages (comme le
« Tian » tout à l'heure). Finalement, on rejoint, en débouchant sur
la route, un trio qui nous précédait depuis tout à l'heure. Derechef, on a
sorti la carte… Fléchage
déplacé ? On se retrouve sans Pb et l'on repart en discutant un brin avec
eux. Sont venus à Ciez en ayant
visité ce blog ! Sympa de savoir que ça ait pu servir de pool de
renseignements. Eh ! les visiteurs de tout poil, laissez donc un p'tit
message ! C'est pas difficile à faire et puis ça crée des liens, c'est un
petit salut. N'hésitez pas !
On est revenu à hauteur de Ciez
et, justement, en parlant de hauteur, le parcours en prend (de la hauteur, bien
sûr, tu me suis ou pas ?). On attaque la partie centrale du parcours, et,
du coup ça commence à grimper. J'ai peut-être eu tort de vouloir suivre le
Thom' qui roulait depuis le début, je vais grimper comment aujourd'hui? On
coupe de la courbe de niveau par paquets, mais ça se fait. Bon, on verra. Je
reconnais un peu le coin, il fut un temps où, entre Ciez et Bouhy, j'avais pas
mal de famille. Tiens, on passe à Panloup… « L' Père Dupanloup sur son
vélo, L' Père Dupanloup sur son vélo… pom pom pom pom… » Y'en a encore qui
connaissent la complainte de cet ecclésiastique si bien constitué ? Des bouts
de descentes (parfois sur le bitume hélas) et de nouveau des petites montées,
le parcours a singulièrement changé
et est devenu rythmé. Le plat pays, c'est pas ici ! Une bifurcation
soudaine à gauche et c'est le
ravito. Un ravito façon « parents d'élèves » : des tartes, des
gâteaux, tous plus goûteux les uns que les autres, par contre c'est du sucré,
quasi exclusivement… Le traceur nous dit : « Maintenant, vous abordez la portion
difficile ! » Ah bon ? Parce que, avant, c'était de la
bricole ? Pourtant on est haut, là, au-dessus de Villesauge, on découvre
un chouette panorama, difficile de faire mieux : Sancerre, La
Charité-sur-Loire, la Forêt de Bertranges…Difficile de faire plus haut dans le
coin … Si ? Ben, on n'a qu'aller carrément à Bouhy, derrière : il y a le château d'eau et puis le
clocher qui nous narguent. Tu vois ce raidillon, tout debout ? On l'a eu
pris des fois, en fin de rando de Bouhy en plein hiver, on le sentait bien dans
les pattes, tu vas voir. On voit. Depuis un moment, Francis est un peu en retrait
et l'on n'est plus que trois: René « Coupe épine », le Thom'
« L'artiste », et moi. Des gars qui ne donnent pas leur part au chat
quand il s'agit de grimper. Ma fois jusqu'ici, une fois chaud (les vieux
diesels, qu'est-ce que tu veux…) j'ai au moins fait jeu égal avec eux. Dans les
montées, on est au coude à coude avec René et en descente, c'est plutôt avec
Thom' qu'on s'arsouille. Le René y allant plus molo dans ce genre d'exercice.
Dame ! Il a peut-être raison,
car l'herbe cache des roins un peu traîtres : tout à l'heure vers le
Moulin Blot, ma roue arrière a fait un écart et le Thom' a failli partir en
travers aussi, chaud, un peu…On est redescendu ? Et ben, on remonte !
Voilà, c'est pas plus difficile que ça, la colline, on peut nous la faire faire
sur toutes ses faces, pas vrai ? Bon on ne se plaint pas, on n'a pas beaucoup de
neige aujourd'hui… Quoi ? T'es pas au courant ? Figure-toi qu'on est
venu ces trois dernières années faire une rando à Bouhy, une chouette rando,
bien nerveuse, qui n'a pas eu lieu cette année mais qu'on espère bien revoir
l'an prochain. Et ben, les TROIS fois, on l'a faite dans la neige !
Et pas qu'un peu, mon n'veu! La dernière fois, c'était à ne pas pouvoir
avancer ! Eh ben, c'est la première fois qu'on roule ici sans être dans la
neige, vrai ou non ? Quoi, on est en mai alors que les autres fois, on
était en janvier ? Tu chipotes, je trouve : le fait est, non ?
Bon !
Bref à chaque fois
qu'on
s'enquille une descente, d'abord on sème le René, et puis on se
dit :"Ça y est! On revient vers Ciez!", et puis hop, ça part à
droite, ça regrimpe (et René nous rejoint). Ça userait ben un peu ce
petit jeu, tu vois, d'autant que, tout à l'heure, il y a eu un petit
passage humide et
herbeux, ça n'a pas aidé. En haut des côtes, je fais des ronds en
attendant le Thom' : ça lui permettra tout à l'heure de se foutre
de ma
moyenne (un peu) inférieure à la sienne, l'ours !
Et puis voilà soudain qu'on se
trouve en haut d'une descente rectiligne, sur du dur... un vrai
toboggan !… On s'est lancé là-dedans, Thom' et moi, le vent qu'on a fait à dû arracher les
vêtements des marcheurs que nos cris ont fait s'écarter à temps. THE
foot ! On arrive en bas (d'ailleurs, oui, on est arrivés à Ciez) hilares et
essoufflés de plaisir. C'était
vraiment un chouette accord final pour cette rando. Bon, 34 bornes, on aurait pu
se refaire un bout, mais on est tous plus ou moins attendu, et puis on s'est
bien dépensé, le final était royal, pourquoi chercher autre chose qui ne
pourrait être que moins bien ?
Voilà, cette fois-ci on a parfois
dû éviter les escargots, dimanche prochain les grenouilles ? C'est en
effet la « Ronde des Grenouilles » à Pigny (nord immédiat de
Bourges). La seule rando que j'aie connue annulée une fois en cours de route
pour cause de… déluge et d'inondation. Espérons que ce ne sera pas le
cas ! Il y a aussi quelque chose à St Cyr en Val (Loiret). Sinon
quoi ? N'hésitez pas, si vous avez une suggestion ou une info… le blog est
ouvert jour et nuit. |
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| mercredi 02 avril 2008, a 09:56 |
| Donzy: " Ah mon beau château… " |
Les évènements vont plus vite que moi sur mon
Rocky ! Déjà le fichu temps
pourri peine à nous quitter et le printemps a bien du mal à passer dans une
réalité autre que celle du calendrier.Pas de regrets pour le week-end de Pâques :
j'étais au chaud à festoyer pour un anniversaire et les efforts se sont
concentrés sur le lever de coude et un peu la piste de danse. ….Et puis… ma
vieille maman s'est définitivement endormie lundi, chez elle et dans son lit,
sans nous prévenir et sans le savoir non plus. Ce n'est pas ça qui allait
ramener le soleil dans mon ciel intérieur non plus. Quelque soit l'âge où l'on
perd ses parents, on devient toujours orphelin…
Je compte donc un peu sur la Rando de Pilou, ce dimanche,
pour m'éclaircir et me décrasser le moral et le physique. Je suis un peu
patraque de partout, je tousse et j'ai même eu un brin de fièvre.Mais c'est un
rendez-vous que l'on ne manque pas et le Pilou nous a tellement habitué à des
circuits inventifs, variés, amusants, sportifs et même touristiques que j'ai
bien envie de savoir ce qu'il nous a préparé cette année.D'autant plus que, cet
ours, il fait toujours cela dans le plus grand secret, le plus souvent seul,
mais, je le sens, je le sais : avec gourmandise ! Et puis, il s'agit
d'aider la coop. scolaire de l'école où il a œuvré, avant de passer le témoin à
sa fille.Il y a donc la bonne cause en plus. Alors, tant pis si je fais
demi-tour au bout de cinq kilomètres (te dire si je sens que je tiens la
forme !) mais j'y vais.
Comble de pourriture de météo : la pluie est
annoncée, attendra-t-ele la fin de la matinée ? On est tout de même un bon
groupe d'habitués à se retrouver devant l'école.Les Marsus arrivent en bon
nombre, Ludo semble prêt à bouffer du lion, lui qui a, en raison des conditions
atmosphériques détestables, déclaré forfait au « Morvandiau »
d'Autun, il y a quinze jours et à la « Ronde de Vézelay » la semaine dernière, s'est bien rattrapé dans
l'intervalle par des sorties boueuses en Bertranges et a hâte de
s'élancer ! Je le laisse partir, je ne suis vraiment pas de niveau !
Michel de St Martin est arrivé, mais on attend Maurice qui vient de
Nogent ! On veut rouler ensemble
avant de finir la journée à
la maison, histoire de mettre un peu de soleil dans ce climat général
maussade !
La cour de l'école, centre stratégique de l'organisation
du jour, grouille de gamins comme pour un jour de classe, mais tous, ce
jour-là, avec leur vélo: dame ! Les premiers concernés, sont aussi les premiers
participants ! On retrouve l'esprit de l'époque des « Pilou's boys »
Pour un peu on improviserait bien une ronde (à VTT, pourquoi pas,) en chantant
la fameuse comptine enfantine : " Ah mon beau château, ma tante tire
lire lire… ", car, depuis la création de la rando il y a quelques années, la tradition
semble établie que l'on fera halte, en cours de chemin, dans un château de la région. Après la
massive forteresse médiévale de " La Motte-Josserand ", le parc du
" Château des Granges " l'an passé : quelle demeure remarquable nous
accueillera cette année ? Un coup d'œil sur la carte pour repérer
l'option de l'année : une grande boucle de 47 km qui s'allonge vers le sud
jusqu'au delà de Vielmanay et qui permet un retour par la superbe Forêt
de Bellary. Trois traverses offrent le choix de raccourcir cette boucle pour
constituer trois plus petits circuits (rien que ça !) de 14, 24, 33 km ! Du
travail de spécialiste. On cherche un café d'accueil… pas ! Le
« Pilou », qui va ici et là, semble bien isolé : c'est sa fille
qui fait les inscriptions et lui qui accueille, tout en se préparant à guider
un groupe de tout jeunots sur un circuit. Il m'explique qu'il a tout préparé et
balisé tout seul : VTT et marche ! Quel boulot ! C'est vrai
qu'il ne bénéficie du support d'aucun club et que côté collègues et parents
d'élèves, il n'y a pas forcément de gens disponibles ni équipés pour ce
travail !
On a fini par partir : il est presque neuf heures, et ben ! Passages de
rivières, chemins assez larges et plutôt roulants : humides mais peu
boueux, ça c'est une bonne surprise. On suit un train de sénateur vraiment
pépère et pourtant je rame : pas de souffle et jambes douloureuses bien
que nous ne rencontrions aucune difficulté . On doit pouvoir rouler facile
là-dessus ! Michel et Maurice font la discussion, mais j'ai même du mal à
participer… quelle panade !
On approche peu à peu de Vielmanay, et puis, soudain,
après une courte descente, apparaissent, à travers les arbres, les tourelles du
« Château du Vieux Moulin ». Je suis scotché :je connais le
coin, le village, les bois d'à côté, où je vais parfois aux champignons, et
j'ignorais ce gros manoir caché par des arbres ! (Vieux manoir =
Vielmanay ?). Il est curieux avec ses restes d'ancienne forteresse :
sa porte d'entrée, une tour latérale, une autre fissurée et cerclée de métal
pour éviter l'effondrement et puis un corps de logis et une tour pointue flanquée d'une poivrière,
plus gothique/Renaissance… Et il appartient à… .Monsieur de Lafontaine…
Fabuleux… évidemment !
On passe un peu de temps à visiter à photographier alors
qu'il reste encore un bon bout de chemin, dont une partie un peu plus physique,
aussi, à la bifurcation entre le grand circuit et celui de 35 km, on marque une
hésitation et l'on tergiverse : on regarde l'heure, juge de la forme. J'ai
du mal à me résoudre à ne pas faire la grande boucle, mais c'est irréaliste…
Maurice, en doyen responsable, impose son choix raisonnable : on
shunte ! Le retour se fait par des chemins plutôt faciles, quelques allées
forestières, un peu de route, mais aussi quelques passages pittoresques,
petites passerelles, étangs, jolies maisons. Et on arrive au-dessus de
Donzy : je suis soulagé d'être au bout, mais intensément frustré de ne pas
avoir pu profiter de cette sortie ! Je n'ai fait qu'essayer de passer une
pédale devant l'autre, sans être même capable d'appuyer dans les passages
descendants ! Tu crois que je vais perdre le goût du VTT ? L'idée
m'effleure et je la repousse avec effroi ! Dommage quand même de ne pas
avoir profité de cette balade dans cette région qui est un peu la mienne et que
j'aime bien…
On termine en touristes en se promenant dans les vieux
quartiers de Donzy : les maisons à colombages, l'église et son
inscription : « République Française Liberté, Égalité
Fraternité »…le Moulin de Maupertuis, puis retour à la cour de
l'école. Au lavage des vélos, les
gamins arrosent les filles qui poussent des cris effarouchés mais n'attendent
que ça ! Le monde ne change pas !
Tout le monde est reparti, je pense. On récupère la carte
du parcours en se promettant de revenir faire ce que nous avons raté
aujourd'hui, d'ailleurs Pilou propose des idées de sorties : pourquoi
pas ? Entre retraités, on pourrait bien se faire des virées dans la région
qu'il connaît sur le bout du doigt. Depuis le temps que je le lui demande !
Mais il faudrait que je retrouve un semblant de forme !
La semaine qui vient va peut-être m'en fournir
l'occasion : c'est la préparation de la « Rando des Beignets »
des Frapadingues. Francis a déjà passé des journées entières à l'organisation,
un peu seul, je crois. Il reste surtout à baliser les circuits VTT et marche.
On doit attaquer dès jeudi, car j'en serai, même si ma disponibilité n'est pas
celle que je pensais, j'ai promis d'aider, en voisin, en ami, même si j'entends
des reproches de ne pas porter la même couleur…Il n'y a que l'esprit qui compte
à mes yeux.
Donc rendez-vous dimanche 6 à Annay (salle des fêtes). Ce sera une belle rando,
promis !
Autre chose: il semble que certains aient des difficultés à me faire parvenir des commentaires sur les articles. Persistez, surtout! Ce n'est pas moi qui ne les valide pas ! |
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| lundi 22 octobre 2007, a 13:02 |
| « Transgâtinaise » : Transis et gâtés ! |
Eh ben ! Pas facile ces temps avec le blog ! Il semblerait que vos commentaires ne m’arrivent pas toujours et que, du coup, je ne puisse pas les valider. Ne pas hésiter à me contacter directement, par mail si vous voyez un pb comme ça. Moi-même j’ai un peu de mal à faire ce que je veux sur le blog ; est-ce que ça vient du blog ou de mon ordi tout ça ? L’est p’têt ben givré, non, avec ce temps ? Parce qu’hier à la « Transgâtinaise » ça pinçait un peu mon n’veu ! (comme dirait Ludo !). Il y avait moins trois quand je suis passé à côté de chez Maurice, à Nogent. Ça m’avait fait tout drôle, au lever, d’enfiler le cuissard long, j’avais l’impression que j’allais avoir bien trop chaud, impression vite disparue quand j’ai mis le nez dehors. C’est vrai qu’il fallait partir tôt mais ce n’est pas désagréable, surtout quand on sait que l’on va faire une belle rando, par temps sec et ensoleillé, avec plein de monde et de copains. J’étais en particulier ravi de savoir que mon frangin François (oui, tu sais, celui de Germigny) venait avec ma belle-sœur y participer. Il se bouge le frangin, chouette ! Certains trouvent parfois que faire plus de vingt bornes en voiture pour une rando, c’est le maximum, et ben là…Germigny-Chalette ça fait un bout, et Ludo de Pougues devait en faire autant ! Z’ont pas peur de bouger les Nivernais ! Heureusement ils ne sont pas les seuls, parce que la « Transgâtinaise », elle attire un max de monde. C’est vrai que chaque manifestation VTT porte sa marque, son signe particulier. Ce peut être un site, un tracé, une date, un accueil particulier ou simplement une ambiance. La « Transgâtinaise , c'est un peu de tout ça : tout d’abord l’ambiance, c’est certain : un millier de vététistes massés sur l’aire de départ, c’est évidemment impressionnant. Même si, cette année, ils ont fait un peu moins que l’an passé, ça tourne toujours autour du millier. Pourtant, pas de pagaïe car le site du Parc de Loisirs du Lac est vaste et l’organisation tout à fait à la hauteur de la situation. Sur le vaste parking, chacun prépare le matos, accroche sa plaque de cadre, et surtout soigne la tenue : on hésite un peu, car on se dit qu’il faudra peut-être en enlever, en cours de route : le soleil s’annonce déjà et ses premiers rayons font du bien. Je suis garé face au lac et le lever de soleil sur la surface de l’eau qui « fume » de buée, c’est grandiose. Le genre de truc que les lève-tard ne connaîtront jamais ! Je ne suis pas arrivé tard et ça me permet de rôder un peu, en particulier du côté de l’accueil où le café est servi avec pains au chocolat ou autres ! Tu peux même manger un sandwich, si le cœur t’en dit. Tout ça GRATOS, z’entendez les gens des Vignobles ? (Tiens faudrait que je te dise un truc ou deux à ce sujet mais, bon, on verra). Ça me permet aussi de guetter les arrivants :pas beaucoup de Gien-Relax (un ou deux, les autres seraient en compète), pas encore de Frapadingues (j’en croiserai deux au premier ravito) par contre les Trézéens d’Ouzouër qui se remettent au VTT après la période cyclo sont là en nombre. Les Conflanais de l’ECC arrivent aussi et voilà le frangin qui s’annonce. Pas vu Ludo, mais la foule est dense maintenant sur l’aire d’accueil: il y règne une atmosphère particulièrement joyeuse, une espèce d’idée de fête, rien de comparable avec la tension qui précède une compétition. On cramponne le vélo et tâche de ne plus lâcher les gens avec qui on veut rouler, car une fois le départ donné… Car, oui, le départ est groupé et, avec une foule pareille, c’est quelque chose ! Le gars au micro donne les consignes, en essayant de prévenir la méga plante de l’an passé (on avait suivi un autre balisage et il s’en était suivi des bouchons montres). Il précise, en le montrant, le seul type de balisage à suivre. Ça a l’air un peu forcé, mais ça ne l’est pas : on verra vite que la Forêt de Montargis, dans laquelle on va rouler toute la matinée, c’est des balisages de toutes couleurs et dans tous les sens. Mieux vaut être simple et clair ! Bon. Tout le monde n’aime pas les départs groupés, il n’en faudrait pas tous les dimanches, sûr, d’autant que ça fait partir plus tard, mais ici, ça participe de la fête, et puis c’est pas le « Roc » non plus, malgré l’affluence. D’abord, on part par vagues, il y a de la place et donc pas de bousculade. Le moment où le speaker libère la masse colorée des vélos ressemble d’ailleurs davantage à la sortie de gamins en cour de récré, ou a un lâcher de ballons (à cause des couleurs des maillots) qu’à un départ de course... Où est parti le frangin ? Devant, je pense, vu sa position dans la foule. Avec Maurice, Michel et Antoine et puis Pierre et Christian de l’ECC et aussi Jean-Paul on est plutôt partis derrière. On part tout doux en admirant le ruban coloré des vélos le long du lac (quelques photos sont incontournables). Puis on s'y met et, du coup, on a pas mal à remonter, d’autant plus que quelques minots ont joué le départ des "grands" au lieu d'attendre leur tour... Pas grave, les chemins et les quelques rues sont larges et peu à peu on trouve sa place au long des chemins de la Forêt de Montargis, dans laquelle on s’est vite enfoncé. Le site est bien connu : c’est celui de la « Paucourtoise » d’il y a deux semaines, celui aussi de la prochaine « Montargoise » du 11 novembre. Le sol est sec et les traceurs ont su alterner les passages sur de larges allées et les chemins sinueux et amusants. Je me suis placé devant notre petit groupe et j’ai bien fait car il n’est pas toujours facile de conserver le contact au rythme des divers dépassements qu’impose le nombre de participants . On perdra ainsi Christian que nous croyions devant. D’ailleurs l’Antoine, qui roule dix fois mieux que nous, nous rejoint tout essoufflé, nous accusant de vouloir tenter d'établir un record! On roule parfois un peu en accordéon, ça permet aussi de souffler un brin ou de discuter. Je guette François que nous pourrions rattraper mais c’est lors d’un bouchon, dû à un franchissement de fossé, que nous le doublons sans le voir, en choisissant une variante. Du coup c’est au ravito de Paucourt que nous le retrouverons. Repartons avec lui et il suit bien le tempo, même si le train est soutenu (on a fait combien de moyenne, Michel ?). Bien sûr, on passe par « La Montagneuse » pour se colleter avec deux ou trois montées parfois sévères (18 à 19% nous dit Michel qui est équipé d'un véritable ordinateur de guidon) mais, bien sûr, jamais bien longues. On a pourtant roulé et re-roulé des fois et des fois dans cette forêt, c’est à peine si on reconnaît les coins. En tout cas on ne s’ennuie pas et puis le soleil qui illumine les feuillages d’automne assure le spectacle. On stoppe un instant pour saluer le frangin qui bifurque sur le 38 km et l’on poursuit sur le grand parcours où, à l’inverse de l’an passé, on trouvera toujours du monde : et même du monde arrêté sur le côté et qui répare ! Qu’est-ce qu’il y a comme crevaisons semble-t-il ! On passera ainsi sans le reconnaître devant Ludo (il était bien là !) qui galère avec une chambre à air inadaptée à sa roue et que son neveu (Félix ?) a, dans l’insouciance de ses 16 ans, abandonné à son triste sort!.. On revient peu à peu sur les autres circuits (sans voir le balisage, ça se reconnaît au type de gens que l’on y rencontre) et puis retour en bord de lac. Soudaine bifurcation, que l’Antoine, nez dans le guidon, sur le bitume, n’a pas vue : une variante « difficile » est annoncée. Stupide dénomination qui fera peur à certains et leur empêchera de profiter de ce superbe single dans la végétation du bord de l’eau, pas spécialement technique mais vraiment sympa à faire (surtout que l’an passé, on l’avait parcouru à pied, en plein dans les fameux bouchons du départ !). Après Cépoy, final très pittoresque en bord du canal où Ludo nous rejoint, nez dans le cintre. On regagne le site de départ : au passage sous le portique d’arrivée, chacun reçoit une pochette de cadeaux promotionnels avec un T-Shirt au millésime de l’événement et, autre signe qui fait que cette randonnée est unique : ces dames et demoiselles reçoivent chacune… une rose. La grande classe ! Par contre l’absence de pot à l’arrivée, ça ne cadre pas avec le reste et détonne. Le seul point négatif de la matinée. Il n’y a pas un organisateur à qui l’on pourrait taper sur l’épaule ?
Dimanche 28 : les trois heures de VTT de Gien-Relax à Gien, une randonnée à Vielles Maisons, près de Lorris (45) et, chose certainement amusante et intéressante, une rando orientation à Guérigny... Moi, je pars en vacances, Grenoble puis le sud. Je tacherai de mettre à jour mes textes pour le retour. |
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| lundi 25 juin 2007, a 16:41 |
| Challuy va bien ! |
 La faute aux augmentations du prix des carburants ? Les vététistes du Nord Nivernais n’avaient pas fait le déplacement à Challuy, dimanche dernier, pour la troisième édition de la « Challusienne ». J’avais rencontré le Claude, samedi soir et on avait un peu discuté des Frapadingues, qui roulent un peu en ordre dispersé ces temps-ci. Anne et Actif-Michel allaient bien s’occuper de cuisses, mais il s’agissait de cuisses de grenouilles, au restau…Quant aux gens du nord, genre Gien ou ConflAns ça faisait un peu loin, mais les Castors Furieux de Pouilly auraient pu en être… D’autres aussi manquaient, peut-être mal remis des efforts consentis lors de l’exigeante « Rando Look » de Limon, le dimanche précédent ou peut-être encore des excès dus aux multiples manifestations qui émaillent comme toujours le mois de juin et en particulier la récente Fête de la Musique. Donc pas de têtes connues au départ, malgré une certaine affluence. Renseignements pris, on est cent cinquante, pour une rando exclusivement VTT, c’est pas mal. Il est vrai que Nevers est juste à côté, puisqu’ « Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure » qu’il chantait Tonton Georges…Donc, ben, même si c’est un peu tristounet, je roulerai seul, avec l’avantage de rouler à mon rythme. C’est parti : un peu de bitume (trois bons kilomètres quand même !) on est en zone péri-urbaine…Un bout de chemin un peu « zone », avec débris divers… on va pas traverser une décharge quand même ? Mais je comprends et j’excuse : il fallait gagner les bords de Loire, évidemment et là c’est un régal de singles sinueux à souhaits. On connaît ce type de parcours « chez nous », mais c’est bien sympa d’en avoir une version un peu différente. Bon test de maniabilité pour le Rocky Mountain qui s’en sort plutôt bien. Peu de monde devant ou derrière moi, je roule donc comme je veux, en prenant parfois le temps de chercher à reconnaître certaines frondaisons coquines et complices du secteur, que j’ai pratiquées, il y a …Il n’y avait pas les restes d’une vieille péniche ensablée au milieu de la verdure dans le coin ? Je ne l’aperçois pas. Le chemin s’élève un peu, signe que l’on quitte les bords de Loire et l’on traverse le village de Gimouille (d’aucuns feront un lien entre le nom du lieu et ce que j’évoquais tout de suite… glissons !). On attaque la deuxième partie du parcours : après être resté en face de Nevers et des hauteurs de Marzy qui dominent le Bec d’Allier tout proche, que l’on apercevait à travers les branches, on s’élève vers les formes molles des nombreuses collines, entre Loire et Allier. Secteur complètement inconnu. Je ne pensais pas d’ailleurs que c’était aussi élevé. Après le ravito (pas de vélos sensationnels, ça roule beaucoup Décath’ et, inévitablement, Lapierre, mais pas du récent) ça devient un peu plus physique. Le sous-bois nous réserve déjà de chouettes singles, pas toujours faciles car un peu piégeux et puis on tombe soudain sur un secteur boueux qui n’en finit pas ! Bon, d’accord, c’est logique vu le temps qu'on a eu ces derniers jours mais jusqu’ici, on avait réussi à éviter. Ben, on fait comme en hiver : dessus en appuyant comme un malade, ou à pinces quand, décidément c’est pas passable. Tu me connais, j’adore ! On finit par s’extraire au bout d’un bon bout ! Passage sur bitume : au total, il y en aura beaucoup mais, cette fois ci, ce n’est pas mal venu, après la patouille. Je fais presque la pause-Thé (c’est le nom du hameau presqu’en haut d’une colline) pour admirer un vaste paysage découvrant le Val d’Allier et la Sologne Bourbonnaise, au-delà de Magny-Cours. C’est plein de petits châteaux qu’on découvre ici et là. Joli. La descente qui suit (hélas sur bitume) permet de se prendre plein de paquets de boue et de terre dans la figure avec les pneus qui dépattent, super ! Et on s’attaque à une autre montée. Je me trouve juste au milieu d’un trio de gars qui roulent ensemble et dont l’un m’a dépassé avant d’attaquer un single pas facile, un peu herbeux, montant et avec un roin sinueux au milieu. Le type de passage qui te pompe pas mal d’énergie à choisir ta trace pour éviter le roin ou s’en sortir tout en gardant l’équilibre et en grimpant. Ça fait beaucoup, mais tu ajoutes à ça que je ne veux pas gêner les mecs qui m’ont dans les pattes et que, donc, je tâche de suivre le zig devant moi. Déjà que, ces temps, je me trouve faiblard dans les grimpettes, j’en bave ! Une espèce de marche montante fait poser rapidement un pied au gars qui me précède, le genre de truc qu’on peut passer mais en forçant brutalement au maximum. C’est ce que je fais mais, du coup, j’ai le souffle d’une vieille loco. Heureusement qu’un petit élargissement me permet de m’écarter pour laisser passer les deux gars derrière moi, vite que je récupère ! Je me trouve plutôt minable…Descente, fossé casse-gueule suivi d’un raidillon bien costaud dans l’herbe... Moi qui croyais qu’on allait rouler sur le plat ! Le VTT c’est une bonne connaissance de la géographie, je te dis ! Je comprends pourquoi la Loire n’a pas rejoint l’Allier plus au sud, il fallait contourner ces hauteurs-là. D’ailleurs certains prétendent que, en fait, c’est l’Allier qui passe à Cosne … Je ne sais pas si c’est fondé ? Par contre, il paraît qu’il est scientifiquement prouvé qu’en fait la Seine se jette dans l’Yonne et non l’inverse ! Mais bon, « Sous le pont Mirabeau coule l’Yonne et nos amours / Faut-il qu’il t’en souvienne… » Ça ne rime plus, plus à rien même, alors…À propos de pont, on descend un peu pour franchir celui qui passe sur l’autoroute, près de l’aire des Faïenciers et puis on remonte par ce qui devait être autrefois la N7 : sur le mur d’une maison, on peut encore lire une réclame (on disait pas "pub" à l’époque) pour les sous-vêtements RASUREL. Il y en avait partout autrefois sur la route que l’on suivait en 4 CV pour aller à La Bourboule. Avec le frangin, à l’arrière, on s’amusait (ou on nous faisait s’amuser !) à les compter et, à chaque fois, on clamait fort dans la voiture « RASUREL !!! ». .. ambiance vacances d’enfance…Passé le deuxième ravito, que l’on aperçoit de loin en haut d’une montée, on plonge vers le bourg de Sermoise par une descente en douceur mais large et assez rapide quand même. Comme je sors du bourg, j’entends « Eh mais c’est Bill ! » . What ? Quelque Castor ou Frapadingue ? Je m’arrête et salue quelqu’un dans un groupe de trois gars arrêtés pour crevaison, mais que je ne reconnais pas. Ça ne m’étonne pas, mais je fais défiler mentalement mon listing intérieur à fond la caisse… pas inscrit ! « Tac » qu’il me fait en me serrant la louche et, « cling », je pige ! Toi aussi non, si tu me lis fidèlement ? Allez, zou ! À ton tour de chercher… Tu lis les commentaires parfois ? Remonte un peu à l’automne…Voilà, tu y es… « Tac », c’est le pseudo d’un vététiste qui s’est manifesté sur le blog, deux ou trois fois…Sympa de se rencontrer en « visuel » comme on dit quand on est branché. Ben voilà, on peut surfer sur internet et rider sur VTT…Du coup on finit la rando ensemble en discutant. Il me parle de la Challusienne qu’il connaît bien pour avoir fait les précédentes éditions, nettement moins intéressantes que celle-ci. Le circuit regagne maintenant les bords du canal, aménagés en piste cyclable et où seul le vent contraire peut nous freiner, et un peu aussi le risque de se prendre un promeneur en face ! Retour au point de départ : photo pour immortaliser la rencontre historique, tombola où j’ai la chance de gagner une paire de manchettes « Look » . Chouette les miennes commençaient à fatiguer ! Mais l’une des deux est faite pour un mec à gros biscottos et l’autre pour un môme de 12 ans ! ..Bravo ! Pot du randonneur où on réclame vainement une « boisson d’hommes »…Vous êtes sportif, non ? Qu’on nous répond... Ouais… Quoique sportif, trinquer après l’effort avec des amis rencontrés, le vététiste… « Challuy plaît ! »
Dimanche prochain, relâche : il y aura sans doute besoin de récupérer un brin, because fiesta la veille… Pour d’autres aussi, sans doute…Ça tombe bien : il n’y avait pas de rando au calendrier ! |
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| lundi 12 février 2007, a 16:14 |
| Six cents, c’est ça, Saint Sat’ ! |
 St Satur, tu n’y vas pas comme à une autre rando, c’est sûr. Sur le bord du canal, tu es à 160 m et, au-dessus, les bosses te regardent 200m plus haut. C’est vrai qu’on voit bien pire et que simplement pour remonter de la Bourboule à mon petit chalet de Murat-le-Quaire, on se mange le même dénivelé. Mais bon, même si on a ces petites bosses sous les yeux toute la semaine ce n’est pas forcément par là qu’on va rouler quotidiennement ! On sait que la rando des « Coteaux Sancerrois » est tracée exclusivement sur ce terrain : on ne va faire que monter pour descendre et recommencer, ou quasiment. Alors je suis sûr que chacun se demande un peu, à son niveau, où il en est de sa forme… Et pis moi, je n’ai pas roulé la semaine dernière, même si je suis sorti un peu sur la route jeudi, pour faire tourner un peu les jambes. Je suis parmi les premiers à m’inscrire (normal, je n’ai pas beaucoup de route à faire, je DEVRAIS même y aller à vélo, si…) et je compte un peu ceux qui arrivent : eh ben, y en a que je n’ai pas vus ! Z’étaient où les Gien-Relax ? Peur des côtes ? Ou de la pluie ? M’étonne, c’est pas le genre… Faudra faire une enquête. C’est qu’il a flotté sérieux ces derniers jours et quand j’ai ouvert les volets, le vent fouaillait la pluie dans le halo du réverbère ! Réjouissant !… Certains ont dû se poser des questions existentielles du genre « Couette ou côtes ? Que d’eau ! Dodo ? ». Mais dans la sale d’accueil s’annonce quand même pas mal de monde: les Frapadingues sont en nombre, normal. Stéphane est descendu de Montargis et retrouve l’ami Christophe : les spécialistes sont là ! Ils pourront en découdre avec de jeunes crampons de Pigny… Arrivent aussi enfin d’autres nordistes, avec la bande de ConflAns. Je pars avec eux, décidé à gérer mon parcours tranquille: ce qui compte c’est d’arriver en haut des côtes correctement. On verra . On est tout de suite dans le vif du sujet puisqu’on grimpe au niveau des viaducs par le seul passage où l’on rencontrera de la boue un peu gênante. Puis on s’élève par le classique chemin qui escalade la Pierre Coupillère, à côté de l’Orme au Loup. Le ciel s’est dégagé et le soleil brille sur le val de Loire : un plaisir. La montée s’est bien faite, on est encore frais et même Pierre force le respect à hisser sa masse sans traîner, quelle puissance ! On arrive en haut de la descente au flanc de l’Orme au Loup : le régal du jour, on passe les cinquante sans peine, un miel, en faisant gaffe aux cailloutis du bas où certains se vautrèrent lors de précédentes éditions! Petit ravito au pied du raidillon qui grimpe au ras de la maison de Lucien Forestier : raidillon immontable où j’ai pourtant vu des pros grimper sur le plateau du milieu ! Faudra qu’on m’explique ! On monte plus sagement par la route vers Sancerre et nouvelle dévalade par la côte du cimetière et passage devant les caves de la Mignonne . On traverse de fameuses flaques en s’approchant de la côte qui monte sur Amigny. Le bas est plus défoncé que jamais et il est en train de se créer une variante dans la vigne d’à côté. Faudrait faire attention à ne pas arriver trop vite, comme j’aime bien le faire, quand on arrive dans l’autre sens : il y aurait risque de surprise ! On a mis pied à terre pour ce passage délicat puis c’est reparti. Si on en croit la carte que les organisateurs nous ont fournie, après le petit replat d’Amigny, on doit s’élancer (enfin ! Façon de parler vu le pourcentage !) vers le sommet de la Poussie, tout là-haut vers les antennes. La côte, depuis Amigny, est très pentue et risque d’être un bourbier aussi suis-je entrain de penser à monter par la route parallèle au chemin quand on aperçoit les vélos qui suivent le chemin en contrebas . Le balisage confirme : pas de grimpette au sommet, on bifurque… Warum denn nicht ? Ce sera moins hard. En roulant à mi-hauteur, on arrive au pied de la fameuse montée qui suit la ligne de crête de la petite dorsale entre Amigny et Chavignol. Cette côte se voit de loin, et c’est une des deux ou trois plus belles grimpettes du Sancerrois. Esthétiquement, par sa position le long de la crête, par la quasi-rectitude de son tracé, c’est la plus belle. La plus technique aussi peut-être, car les petits cailloux qui la recouvrent, au moins au deux tiers, imposent de bien choisir où poser la roue. Comme, en plus, son pourcentage et sa longueur t’imposent un tout petit développement, entre direction et équilibre à maintenir, il faut savoir jouer du guidon ! Malheureusement toute la partie basse, moins pentue, depuis la route de Sancerre à Chavignol (190m) jusqu’à la croix de pierre (262m) a été goudronnée, il en reste suffisamment pour mouiller le maillot et s’exprimer. On aura à grimper (seulement !) depuis cette croix de pierre où le groupe s’assemble pour une ‘tite photo (à voir plus haut) jusqu’à la bifurcation à l’horizontale vers Chavignolet. On évite le final de la côte qui mène au sommet, vers les antennes dont je t’ai parlé plus haut, à savoir à 360m. J’ai dû faire la montée totale une fois, il y a … et p’tête plus et je ne sais pas si je saurais la refaire. On pourrait y organiser une course de côte contre la montre, ce serait quelque chose, j’te dis ! Donc on bifurque vers Chavignolet et on redescend un peu dans le creux, évitant ainsi l’horrible bourbier du chemin qui fait le fond de la vallée et on remonte pour reprendre le tracé qui ramène au-dessus de Chavignol. Cette montée-là finit par arrêter tout le monde à un moment ou à un autre, même à pied c’est pas facile (et en descente non plus d’ailleurs quand on le prend dans l’autre sens !). On coupe la route du Graveron et poursuit en balcon au-dessus du village : c’est un tracé classique mais facile et qui offre une très jolie vue. Le plus dur est fait maintenant et après le ravito de Verdigny, le groupe doit se scinder, pour laisser repartir à la maison les plus pressés. Ils partent devant et nous, bêtement, on suit et on s’engage dans la grande descente qui passe près de l’ancien moulin-à-vent et plonge vers le rond-point du pied de Sancerre. C’te descente, mon garçon ! Elle est bien roulante et on s’y lance à donf. Miam !Dans la dernière partie, un roin mauvais m’oblige à un petit écart à droite ; il me semble bien entendre un bruissement derrière et je me dis que j’ai peut-être gêné Christian ou Michel qui devaient me suivre. En fait, c’est Michel (L’Ocrien de St Martin) qui, lancé plus de 60 (il dit 68, même !) et surpris par mon écart, vient de se faire un « tout droit » et se vautrer entre deux rangs de vigne !!! Il est miraculeusement indemne de toute égratignure ! Incroyable ! C’est ce que nous constatons, en bas, en même temps que nous réalisons que nous devions tourner à gauche tout en haut ! Force est de remonter par la route pour regagner l’entrée dans le bois de Charnes. Une côte de plus, on est plus à ça près et puis, le vent nous pousse un peu. Reste plus qu’à redescendre depuis Charnes, par des chemins de vigne bétonnés (quel dommage !) jusqu’au viaduc, de là on se fait un crochet assez important à travers les vignes coincées entre la voie ferrée et ce sacré bois de Charnes, qui, entre St Satur et Bannay, nous est malheureusement rigoureusement interdit (et pour avoir une fois bravé cet interdit avec Jacky, je peux t’assurer que ça ne rigole pas !)et constitue, de fait, une espèce d’îlot qu’il faut contourner comme on peut. On finit le long du Golf, face au vent. Les pattes sont à peine douloureuses et je ne me sens pas épuisé, belle balade, quoi et que la pluie a épargné, tout juste, car, comme on arrive, il tombe quelques gouttes. Plus grand monde dans la salle d’accueil, on est partis presque derniers et on n’a pas bourré non plus (heureusement). Michel « Pied Nus », Olivier et le Barbu nous rejoignent. On compare les résultats de nos altimètres qui sont à peu près d’accords sur une dénivelée totale d’un peu plus de 600m. Pour une trentaine de bornes, c’est correct, non ? Le journaliste de « La Voix » cherche quelqu’un à se mettre sous l’objectif et avise Maurice qui tient une coupe qu’il s’est vu remettre : il décide de photographier le groupe de ConflAns. Maurice m’y invite et, pour la photo, me fait enfiler sa veste tandis qu’il garde son maillot. Me v’là aux couleurs de ECC !..... et ce, dans les pages de « La Voix du Sancerrois » ! Je le prends comme un honneur, en plus j’aime bien les couleurs de leur tenue… mais, ça va p’ têt’ faire jaser, tu crois pas ? |
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| lundi 18 septembre 2006, a 13:13 |
| La Germinoise : Dix ans, de Ger-mini à Ger-maxi ! |
 C’est pas souvent que ça arrive mais je suis dès 7 h 30 sur les lieux de la Rando du jour, et… prêt , si ! si !!!
Explication : aujourd’hui c’est la « Germignoise », rando que mon frangin François, qui vététise aussi un peu à l’occasion, a initiée avec ses copains de l’assoss. locale qu’il anime, il y a dix ans. Alors bon, on donne un coup de main : moi pas trop parce que je ROULE surtout (pis j’aide un peu à ranger après et aussi à donner un coup de fourchette au cours du repas sympa de tous les bénévoles en début d’après-midi). Mais, bon Martine bosse plus sérieusement, même que ça lui fait tout pas marrant de se lever de si bonne heure un dimanche matin.
Enfin bon, j’ai les trois premières plaques de cadre, 1, 2 et 3 , vu que j’ai inscrit aussi Manu et Michel qui doivent arriver incessamment car ils sont tous les deux désireux de ne pas rentrer trop tard à la maison ce midi.. Manu qui s’est décidé au dernier moment est, si j’en crois le dernier coup de fil, en train de se demander où il arrive par ces petites routes où il n’y a pas même une voiture. Il va être surpris !
Car soudain, c’est un peu un choc : des oriflammes qui battent au vent, un portique gonflable digne des plus grandes manifestations, des banderoles, des bénévoles en gilet fluo, la musique et la voix de l’animateur au micro, qui accueille les voitures qui arrivent (mais d’où ?) et se garent entre deux bouses bien avant huit heures, sur le grand pré qui jouxte l’école. L’école… normal quand on a dix ans, dix ans de « Germignoise », petite rando née en 1996, époque où les 35 participants d’alors (ce qui était déjà considéré comme un succès !) parcouraient des circuits tracés en une espèce de labyrinthe sur le territoire de deux communes seulement, entre voie ferrée et Loire… et l’an passé, le cap des 400 participants avait été atteint ! Qu’en sera-t-il cette année ?
Bref, on est dans les starts à 8 h 15, en attendant que les motos aient vérifié que le balisage est resté O.K (Voir photo , avec le frangin à droite, une photo de famille quoi…).On démarre en évitant les bagnoles qui ne cessent d’arriver. Le Michel, qui est décidément pressé et s’est d’ailleurs inscrit que sur le 30 km, place une mine dès les premiers mètres et roule une centaine de mètres devant nous. Il faut faire un peu de plat à travers champs et aussi sur la route pour passer la voie ferrée et gagner la partie intéressante. Une mise en jambes de quelques kilomètres roulants en direction de Pougues, c’est idéal même si je trouve que, du coup, on le fait un peu vite car j’ai une p’tite idée de ce qui va suivre. Déjà on attaque la première difficulté du jour, l’escalade du Mont Givre, qui domine la ville de Pougues-les-eaux.Le Michel, parti comme un dératé, recherche un peu son souffle à vouloir rester dans le paquet de départ. On passe l’ancienne nationale, évite (pour encore un moment j’espère) le centre de gériatrie où Manu me propose de rester (chameau !) et l’on plonge vers Priez sans trop se faire,justement, prier (ouaf !), mais aussi sans trop lâcher les freins car le sol est quelque peu glissant. Maintenant, après un premier ravito: direction les hauteurs de Chaulgnes. On retrouve ainsi un sentier bien pittoresque, que l’on avait descendu avec grand plaisir l’an passé : un single en dévers qui amène en haut d’Eugnes. Mais cette fois-ci il faut le grimper ! On commence par abandonner Michel qui bifurque sur le circuit 30 et se fera le plaisir d’arriver le premier sur celui-ci. Nous, on continue et à la queue leu leu, on grimpe comme on peut, entre les parties un peu glissantes, les bout de bois, les pierres et les gars qui ont mis pied à terre, et on arrive à la route : une respiration, un coup de camel et on continue à grimper au-delà ! Si les premiers kilomètres de la rando avaient été parcourus rapidement, le compteur du vélo semble maintenant bloqué. De courtes descentes permettent à peine une reprise de souffle, il faut escalader derechef un peu plus loin, le tout en slalomant entre les premières flaques d’eau et de boue, dues aux pluies de l’avant-veille. Tout en essayant de ne pas trop penser à un genou bien malmené la semaine dernière et qui chatouille un brin, je me dis peu à peu que le frangin traceur, il va avoir des doléances sur le côté physique de son parcours, même si celui-ci est magnifique ! Et pis, d’abord, il arrive bientôt ce ravito, prévu au milieu de la boucle ? Sais pas si le Manu y sera car au hasard des dépassements et des grimpettes, il m’a distancé et n’est plus en vue. Enfin, alors qu’on arrive sur une partie enfin plate, apparaît au loin, flottant au vent, le fanion qui annonce de loin le poste de ravitaillement situé au point culminant du circuit. La convivialité est de rigueur : entre vététistes tout heureux d'être arrivés en haut, et avec les organisateurs prévenants et attentifs qui nous annoncent que l’anniversaire est marqué par un nombre total de 481 vététistes participants, un record ! Eh ben ! Il aurait suffi d’un ou deux clubs un peu plus présents (suivez mon regard du côté des tachetés et des autres, plus au nord) et le chiffre de 500 était atteint. Le Manu commençait à se refroidir de m‘attendre et on ne traîne pas : un peu « requinqué », on dévale vers Chaulgnes par le site remarquable de la Fontaine de Vaux et de bonnes petites descentes suffisamment techniques pour que l’on y fasse du « pilotage » le passage sous une branche basse (en haut) et, concomitamment, une grosse pierre qui bouscule ma roue avant (en bas) me font faire une embardée un peu chaude que je rattrape grâce à la forme en gouttière du sentier, ouf ! on va pas recommencer !...On passe Chaulgnes et on retrouve un dernier raidillon où je me souviens avoir fait une compète avec les gars de Veaugues, aux temps préhistoriques. On le termine avec difficulté, à pied, et l’on redescend vers Pougues. On revient sur le plat et par un peu de route : c’est incontournable entre Germigny et le super terrain de jeux de la forêt de Bertranges. Au loin, on aperçoit le bourg de Germigny et si, un court instant, je redoute que les traceurs n’aient eu l’idée saugrenue de nous faire monter la butte du Petit Varennes en un final assassin, je suis tout heureux (après plus de 650m de dénivelée positive) de n’avoir plus qu’une dernière petite montée à digérer pour plonger délicieusement sur l’arrivée. Accueil de chaque participant comme s’il était un vainqueur (mais n’est-ce pas le cas, d’ailleurs ?) accueil presque personnalisé : ici chacun est quasiment suivi jusqu’à ce que l’on soit sûr qu’il est revenu à bon port.(les filles ont eu des angoisses avec une participante annoncée sur le petit circuit qui avait décidé de continuer sur le 30 et qui, du coup, avait disparu !). Cadeaux royaux, tombola, pot de l’amitié (oui, oui, un Kir, c’est la première fois ! Faut dire que j’avais un peu réclamé l’an passé ! Non mais !) pour accompagner une crêpe délicieuse (ça, l’idée, ils l’ont pêchée, avec les crêpières qu’ils ont embauchées, la semaine dernière, à Sauvigny) Quelle organisation ! Et encore ne voit-on que la partie émergée de l’iceberg !
Car c’est ce qui préoccupe un peu l’équipe organisatrice. Leur bébé est devenu bien grand et réclame encore plus de soin. En dehors du jour de l’événement lui-même, où aucun ne rechigne à être sur le pont, il faut, en amont, assurer la préparation. C’est dès l’hiver qu’il faut commencer les démarches auprès des sponsors et multiples intervenants et mobiliser les énergies. Dans la cour de l’école, en continuant les Kirs (…sont lourds à la détente mais, une fois partis …) les membres de l’ASCL de Germigny en débattaient déjà, alors que l’on accueillait tout juste les derniers arrivants. Il fallait aussi, après un joyeux repas de tous les bénévoles (là aussi ils sont first! ) démonter les structures et rendre à l’école sa destination première. Et pourtant, je suis sûr que le lendemain, dans la cour, les gamins, tout en commentant leurs exploits de la veille (et comment qu’ils participent, à quoi il sert mon frère d’instit’, non mais !) ouais, je te dis qu’ au fond de leurs yeux, ils auront vu flotter encore les grandes banderoles et auront franchi le grand portique d’arrivée en levant les bras : la 11ème Germignoise ? Elle est déjà dans leur tête ! |
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| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
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| commentaire(s) | Bobo à Bonny Vtt du dimanche (29/11/2009 09:44)Bonjour Bill,
C... Bobo à Bonny Manu le Berrichon (28/11/2009 19:42)Salut Bill !
En t... |
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