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Chronique VTT
mercredi 25 novembre 2009, a 00:16
Bobo à Bonny
 


Bonny! Bon !  On y part (de tarte) assez (gât-)tôt pour ne pas être en retarte !

Ouf ! T'as résisté à ça ? C'était juste pour essayer de mettre de l'ambiance parce que la fin aura une autre tonalité…

Remarque, non, en fait, il ne vaut mieux pas être trop en avance, car les premiers arrivés sont parqués (et attention, le parking, à Bonny, ça ne rigole pas!) dans l'herbe et assez loin, alors que, si tu t'y prends pas trop mal, tu peux arriver pile poil pour être garé sur la dalle de ciment, forcément plus propre et plus près de l'accueil aussi.

Ah ! parce que évidemment il a plu cette nuit et même ce matin, c'était encore limite…Si bien que, alors que la veille, on pouvait espérer voir un terrain assez propre, et bien ce matin, on est fixé : ce sera une rando des pommes dans la plus pure tradition du genre, à savoir sur sol glissant.

Remarque comme certains clichés ont la peau dure : c'est vrai qu'il y a quelques années, un peu déjà, on a connu des passages abominablement boueux et collants et tout, mais il faut reconnaître que, depuis, les traceurs ont trouvé un circuit plutôt correct : jamais on ne trouve de bourbiers infranchissables, nulle part la terre ne colle aux roues ! Et si, évidemment, certains passages glissent bien un peu et te décorent le plastron ou le popotin, il n'y a rien que de très mesuré et normal vu la saison. D'ailleurs les organisateurs ont bien compris  et te resservent le même tracé, à l'identique, chaque année (je me rappelle le leur avoir conseillé !). Pourquoi pas, tout comptes faits? En tout cas, ça doit leur simplifier la tâche ! Pourraient peut-être faire un balisage permanent, finalement, hein ? Comme la rando de l'Ascension à Donzy…

 

Je me retrouve garé, comme je te l'ai dit plus haut, avec Michel-Léopold juste à côté de moi. Comme prévu, il y a affluence et du monde à saluer, pas seulement des « Abeilles » (pas mal en nombre) et des « Marsus »(par contre ils ne font pas le plein, bien qu'ils soient sur leurs terres) mais aussi des têtes (et des maillots) qu'on n'a pas vues depuis un moment. C'est vrai que Bonny est assez central et qu'on peut donc aussi bien y rencontrer des bikers de Nevers que de Montargis.

On forme vite un groupe avec Maurice, qui refait surface après un séjour alsacien, Christian, itou après une bronchite, Jean-Paul, et puis un autre maillot de l'UM Veaugues avec Manu du Berry, pas revu depuis « les Vignobles » et l'on attend François qui arrive avec Catherine depuis Germigny. Les « tachetés » sont déjà partis et même les deux Michel (Actif et Léopold) avec Anne et Noëlle qui ont encore laissé le VTT à la maison et s'engagent sur un circuit marche.

Il ne pleut plus et il fait plutôt bon. On part à travers champs, vent de travers, en direction de la voie ferrée, tout de suite sur un bon rythme : faut dire qu'avec Jean-Paul et Manu en pôle position, « ça le fait » et puis Maurice ne donne pas sa part aux chiens, quelle forme il tient celui-là, malgré un petit break… On ne discute guère et l'on appuie plutôt sur les pédales. Le fait de connaître le chemin par cœur joue peut être aussi, et de même que le terrain soit pas mal roulant : bord de voie ferrée et, plus loin, le sympathique passage en bord de l'Ousson, avant d'arriver à l'étang, où force est d'alléger les tenues, sous l'effet conjugué de la température et des efforts.

Et c'est reparti dans la même cadence, on ne ralentit pas, même devant le beau domaine de la Colinière. Les grosses pierres toujours un peu boueuses que l'on trouve un peu plus loin, nous freinent à peine, alors, tu parles, quand on enquille la voie romaine !…Pourtant, on n'a pas un tel trajet à faire ! Sans doute sommes-nous saisis du syndrome du brave curé des « Trois messes basses » de Daudet, qui accélérait l'office pour pouvoir passer plus vite à la table du réveillon… Car nous savons que le célèbre ravito Bonnichon mérite un bon arrêt. Le Frangin commence à sentir les effets du tempo et, dans une moindre mesure, Christian, que l'on est plutôt habitués à voir devant.

La pause est bienvenue, donc, dans cette étable où l'on sait « être bon envers les animaux »… et les randonneurs, donc ! Bien que nous fassions honneur comme il se doit à la table, on ne traîne pas non plus. Mais c'est pour mieux faire halte un peu plus loin, lorsque nous rencontrons nos marcheurs, ce qui permet à Actif-Michel d'assurer de nouveau le reportage photo (il maîtrise mieux son appareil-téléphone etc…). Maurice recommande bien à Michel-Léopold de ne pas se lancer trop vite dans la descente qui vient, mais, bon, Noëlle est là pour raisonner son homme!

« Superdudu » et « Roydudu » qui étaient repartis avec nous, ont, du coup, déjà disparu.

La boucle qui nous fera revenir au même point de ravito, file vers Neuvy qu'on évite par la belle descente après Gardefort qui nous conduit au fameux gué sur la Vrille, qu'on se contente de longer sur ce petit single en corniche, le long des barbelés, tu vois de quoi je parle ? Maintenant, on va sur Annay, vent dans le dos, en profitant du joli chemin entre les arbres qui descend vers le village. Miracle, il est bien plus propre qu'au printemps et même encore quasiment sec. Plaisir.

Après Annay, que Christian a voulu traverser, pour, croyait-il, trouver un raccourci, on se paye un bon bout de bitume sur la route de Thou, d'abord par la grimpette au départ d'Annay et puis jusqu'au hameau de « Grand Sermaise » (on évite les « Grands Cocus » et même les « Petits », parce que, bon…). Il vaut mieux ce bout de goudron que les  chemins défoncés du bois d'à côté, où il nous est déjà arrivé de nous aventurer. Mais, près d'une ferme, le bitume disparaît carrément sous une couche de terre et de fumier, comme quoi…

 On aperçoit déjà les sapins de « La Chaise » où l'on repassera au ravitaillement. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la voie romaine dans l'autre sens, sans apercevoir le joli petit château juste à côté, derrière les arbres : une seconde belle petite descente, caillouteuse à souhaits, puis les deux gués du Moulin Perré et retour au ravito. On n'a pas réussi à rejoindre nos deux  « Dudu » qui ont si vite disparu tout à l'heure. Z'ont dropé dis donc ! En fait, quand nous les retrouvons au ravito, ils nous expliquent (entre deux bouchées de tarte aux pommes) qu'ils ont tout à l'heure pris le chemin du retour et se sont retrouvés à Bonny. Du coup, ils ont fait deux fois la première boucle pour avoir leur compte de kilomètres.

On repart donc de concert, nez dans le vent, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui fatiguent un peu.

Regroupement à Bonny, où Superdudu, en bon responsable de club, évoque la Rando des « Coteaux du Giennois » et interviewe le frangin François pour tenter de comprendre comment lui et son assoss, arrivent à attirer près de 700 vététistes à leur « Germignoise ». T'inquiète, Dudu, ils ont commencé avec 35, tu sais !

Bords de Cheuille puis raidillon sous les murs, que le tracé officiel, curieusement, évite ! Il est pourtant « trop cool » non ?

On remonte vers les vergers, par le chemin qui contourne Bonny par les champs. Il est plutôt moins collant que d'habitude.  L'occasion de mettre ce qui reste d'énergie et l'on joue même le jeu d'éviter le dernier bout de route pour revenir le long des pommiers. Rien à se reprocher ! 45 km, pas loin de 400m de D+

 

Faut un peu le chercher le Kir d'accueil, là-bas au bout de la table (par ailleurs bien garnie) mais fais confiance à mon flair! On retrouve les marcheurs, arrivés depuis un bail, les discussions vont bon train, les rendez-vous sont fixés  pour les prochaines sorties. Le 29 : c'est loin, soit St Maurice sur Fressard (45) soit Vouzeron (18). Sinon, faut se regrouper. Pas vu le Frapadingues en chef, pour en parler, il devient quoi, le « Tarnais » ???

Et puis, bien sûr, la Rando du Téléthon, chez les pompiers de Santranges, juste au-dessus de Belleville, le 6 Décembre, t'as bien noté, j'espère ?

Chacun regagne sa voiture, en poussant un vélo plutôt crotté. Je lave ou pas ? Le tuyau, juste à côté, est libre ! Vite ! Je me retourne et l'intérieur de mon pied gauche accroche la roue avant de mon spad, posé contre la voiture.  Damned !!! Le mouvement qu'il ne fallait pas faire ! J'ai senti l'articulation du genou s'ouvrir et me tiens la jambe. François, qui passe, croit à une crampe.

Mais non, c'est le ménisque  qui me coince l'articulation!!! Ça fait des mois, quelques années même, peut-être, qu'il m'est arrivé assez régulièrement ce genre de chose. Je connaissais depuis longtemps le geste antidote qu'il me fallait faire avec la jambe, pour que le bout de ménisque reprenne sa place, mais ces derniers temps, c'était devenu de plus en plus difficile, long et un peu douloureux aussi, forcément. Ça m'était arrivé, un soir de préparation de la GTMC, chez Michel-Léopold, devant mes compagnons interloqués. Tu parles que j'avais poussé un « ouf » de soulagement dans j'avais réussi. Il s'en fallait de ma participation à cette aventure, tu te rends compte !

 Là, entre deux voitures, j'ai beau secouer la patte en lançant le talon vers l'extérieur, rien n'y fait et le mouvement devient douloureux. Un peu grimaçant et la jambe gauche un peu fléchie, je lave quand même le spad, vais en claudiquant chercher mes pommes, en adressant quelques saluts crispés à des voitures qui partent.

J'en fais autant. Pas de Pb pour conduire : j'ai juste la jambe qui ne peut plus s'allonger à fond, ce n'est pas même douloureux. Mon horizon vététistique s'est assombri, soudain. Je vais passer une partie de l'après-midi et de la soirée à réessayer ce fameux mouvement, et d'autres, rien n'y fait. Cette fois, ça sent le billard…

 

Le lendemain, visite exprès chez le kiné : lui, au moins, saura sûrement…

Peau de balle, pas faute d'essayer ! Tout ce qu'il réussit à faire c'est m'obtenir en exprès un rendez-vous chez le chirurgien… Le chirur-Gien, en l'occurrence, tiens, oui…

 

Alors voilà, les côpains : jeudi, entrée à la clinique de Gien, vendredi matin, billard et sortie, normalement sur les deux pattes, le soir même. Je connais un peu, on m'a fait ça au genou droit, il y a au moins quinze ans.  Mais bon…

Et puis… pas de VTT pendant plus d'un mois Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!  Ça nous mène, au mieux, à la « Rando des Gâteaux de riz et de Semoule », ou même St Satur ? Ou encore la « Décrasseuse »… Tu te rends compte ?

 

Mais tu crois que j'aurai rien à raconter ? Et la GTMC, alors ? C'est l'occase, non ?

 

N'empêche, quelle hécatombe, ces temps, dans la gent vététistique !… Et Superdudu qui me disait qu'Eric-Œil de Lynx était aussi sur le flanc !

Dis-donc, toi qui me lis et qui n'a (encore) rien, tu te sens comment ?      

 

Voilà…

 

Mais, dis donc, il y a un truc qui me... turlupine (évidemment)… il sait bien lire le chirurGien, au moins ?

Parce que, dis, une  « méniscectomie » (« coupure du ménisque », ce qu'il doit me faire) si jamais, t'imagine…       qu'il prenne le M pour un P ????????

samedi 14 novembre 2009, a 14:43
L’ami s’dit du 11 Novembre : C’est la « Montargoise » !
 

 

Halte ! Arrêtez ! Cessez le feu !!! (évidemment)… Je sais bien qu'il est pire que jamais ce titre, mais quoi, un vététiste, ça aime les jeux de mots laids, non ?

Enfin, je fais ce que je peux, parce que, cette semaine, ça usine dur, dis donc: sur huit jours, ça fera trois randos officielles, alors, non seulement je les fais, mais en plus tu attends que je te raconte, pas le temps de souffler !

Enfin, heureusement qu' après la « Montargoise », il n'y a pas eu à tellement nettoyer le vélo, c'est déjà ça.

Remarque que, j'en connais qui n'ont pas eu à le nettoyer, le vélo, c'est nos deux Michels, (Actif et Léopold) interdits de selle, comme tu sais.

Justement, pour avoir le temps de voir un peu le Michel-Léopold qui se contentera de marcher (quand même) ce dimanche, je bourre un peu sur la route. Me faut combien de temps pour aller là-bas ? Si bien que je double le marsu « Pieds Nus » et Michel, sans m'en rendre compte et que , finalement je suis aux inscriptions avant la foule.

D'accord, cette fois-ci, j'ai le temps de profiter de l'arrivée de tout le monde, de saluer pas mal d' « abeilles » de « Gien-Relax » avec qui on commente encore leur belle organisation de dimanche dernier. Jean-Paul arrive, et l'on piaffe en attendant Pierre, qui, comme il habite sur place, arrivera bien après que « Pieds Nus » sera, lui, parti, las d'attendre. Le Pierre, on est obligé de l'inscrire, carrément, tant il est sollicité à droite à gauche.

Bon. On y va oui ? Ben la peine d'être arrivé si tôt ! Voilà pas loin d'une demi-heure que je suis là.

Je ne vais pas tellement te raconter le trajet : c'est : « Forêt de Montargis »  en long en large, en étoile surtout. Pas mal de singles et un peu d'allées forestières pour permettre de doubler ou de l'être. On roule correct sans trop forcer, Pierre, Jean-Paul plus Patrick et un autre gars de l'ECC et puis moi, of course. Ça me va, ce rythme, il y a quand même 55km à faire. On est rejoint en cours de route par le Thom', deuxième « Frapadingue » de la sortie, qui roule avec nous.

Il ne fait pas trop froid et le brouillard, un peu présent au départ, se dissipe peu à peu pour laisser passer le soleil, qui va nous allumer les derniers feuillages, un peu clairsemés sans doute, mais encore très beaux, certains hêtres en particulier. On croisera d'ailleurs pas mal de chercheurs de champignons qui profitent de la belle matinée à fouiller sous les fougères maintenant grillées.

On est arrivés au stade de Paucourt, nœud des différents parcours et ravitaillement commun à tous. Bon ravito, mais on a raison d'en profiter car à notre passage suivant, il ne restera plus que de quoi boire et quelques carrés de chocolat à se mettre sous la dent. Totalement anormal !

On est repartis par une descente dans laquelle je dois m'arrêter, car j'entends le cliquetis du capteur de mon compteur qui bat dans les rayons. Trop tard, le fil est coupé. Et un compteur, un ! Du coup, je dois un peu forcer pour tâcher de rejoindre les autres et me rends compte que je n'ai pas une réserve telle. Mollo mec !

 

Cette boucle d'une vingtaine de bornes nous mène vers Griselles et donc un peu sortir de la forêt. Pas désagréable d'avoir un horizon qui s'élargit, de passer près de maisons, d'ailleurs souvent pittoresques. Ça fait quelque temps que les randos locales ne nous avaient pas amenés par ici et je retrouve avec plaisir certains coins, comme ce passage en équilibre sur des passerelles de pierre près d'un ancien moulin. Devant, Jean-Paul s'en va dans la petite côte, peut-être rejoindre le Thom' qui était parti devant, il y a un petit moment. Ma foi, je me mets à rouler à mon rythme, sans que je compte bien sûr, rattraper Jean-Paul.

Conséquence de tout ça : on finit par rouler tout seul, mais bon, au fond, ça permet de gérer son effort.

Retour au point de ravito que Jean-Paul a shunté ; j'y retrouve le Thom' et nous repartons vite (pour la raison que je t'ai donnée plus haut). Il nous reste un peu moins de 20 km, mais à faire avec la fatigue qui se fait sentir. Sûr que le Thom' pourrait rouler sur un tempo plus rapide mais, sympa, il m'attend. J'espère que ses classiques crampes de fin de rando vont venir lui chatouiller les cuisses, mais  que dalle, elles le laissent exceptionnellement tranquille… c'est bien mon bol ! Ceci dit, on maintient un rythme très correct, et, dans les derniers kilomètres, si quelques gars nous doublent, le Thom' les repasse illico. J'ai réussi à me caller dans sa roue et je rigole en me rendant compte que l'on a là une vraie locomotive qui traîne cinq ou six wagons, car les autres ont fait comme moi. Du moins pour un temps car le Thom est passé sur la plaque et on a tôt fait de lâcher les autres wagons ! Ça va qu'il ne restait que peu de chemin à faire et c'est avec soulagement que je vois arriver le rond-point près du stade. Ouf, je suis rincé !

On se requinque avec un petit demi-verre de vin chaud (là aussi, il semble que les provisions soient un peu justes) que l'on boit avec Michel-Léopold et sa Noëlle (qui ont fait un circuit marche) et Jean-Paul.

On se dit vite à très bientôt, puisque, dans trois jours, on remet ça. Simplement, on va passer de la Forêt de Montargis à celle d'Orléans (vraiment très belle) où les gars d'Ouzouer-sur-Loire (L'ASCO vont sûrement nous avoir concocté de chouettes circuits !

jeudi 29 octobre 2009, a 00:31
St Père : première SEC sur du mou
 

 

Première chose en préambule : va voir les commentaires de l'article de la Transgâtinaise : Bruno nous y a laissé un lien vers un album des photos prises ce jour-là. Sympa !

 

Justement à propos de photos, il n'y aura que ce qu'il y a, pour illustrer cet article. Je n'ai pas pris mon appareil et Actif-Michel, qui joue les reporters sur les dernières sorties est plus ou moins tombé en panne de téléphone-photo !

Comme ça tu ne me verras pas tirer la langue derrière tout le monde ! Mais, au moins, tu peux juger que j'ai fait "pâle figure"!!!

 

Mais que je te raconte :

Comme convenu avec Actif-Michel on part directement à vélo, chacun de chez soi pour se retrouver sur la route de St Père. Là-bas, nous attend un bon groupe de Frapadingues, renforcé de Stéphane l'Amillois. Aussi appuie-t-on un peu, sur la route, pour ne pas les faire languir, mais, tu parles, la bande s'est envolée et, quand on  arrive, ne reste que Stéphane. Je vais jeter un coup d'œil à l'accueil, pour voir à quoi ressemble le circuit, mais sans plus. Tu te souviens de ce que j'avais écrit la semaine dernière, et tous les gars contactés avaient jugé le tarif (8€ !) un peu costaud, pour, en plus, peut-être ne même pas pouvoir profiter des ravitos… Alors…

 

Nous on en était là quand on s'est élancés, sur la montée un peu raide qui s'élève au-dessus du village, pour gagner les vignes. Mes deux lascars me distancent pas mal sur ce coup-là. Pas chaud,encore ? Je me rassure un peu sur les longs chemins rectilignes qui, dans les grands champs ouverts, montent peu à peu vers « Evry », en direction d'Alligny. C'est un peu dur, mais, après tout, ne cherchons-nous pas à rattraper les autres ? Pourtant on sait bien que, pour reprendre une dizaine de minutes seulement, il faut s'employer un brin ! On double pas mal de marcheurs, en essayant d'être le plus corrects possible, d'autant que, même si la plupart se montrent très amicaux, on voit bien une grimace chez certains…

 

On s'oriente un peu à gauche, en comprenant au bout d'un moment que, s'il n'y a pas de balisage, c'est qu'on suit celui d'un GR.  Peu à peu on se rapproche de la route de Cosne à Alligny, qui nous était un peu parallèle, mais de loin, depuis le début. Comme nous la coupons, nous retrouvons, de l'autre côté, le groupe des sept, partis devant nous, et qui ont dû, quand même, un peu flâner pour que nous puissions les rejoindre.

 On a plongé vers les "Grands Maraux"  et on essaie de saluer les uns et les autres au fur et à mesure que nous remontons, (quand c'est possible !) le groupe. J'ai ainsi pu souhaiter le bonjour à Jacquy, Didier, Claude, l'Tian, un autre gars que je ne connaissais pas, mais pour taper sur l'épaule de Thom' et du grand Stéphane, il me faudra attendre un bon moment : on vient d'enquiller, en effet, ce fameux chemin herbeux qui monte, entre deux champs dénudés, jusqu'au niveau des "Goumards". Je dis « ce fameux chemin » parce que, quand tu l'as parcouru une fois, tu t'en souviens et pas en bien, je te dis, moi ! Il n'a l'air de rien, le pourcentage de doit pas être si énorme, mais il n'en finit pas de monter, tellement rectiligne que tu te demandes si tu avances, et tellement herbeux que tu as l'impression de n'avoir aucun rendement. Et encore, on pourrait avoir le vent de face et le sol pourrait bien être plus mou qu'il n'est ! Le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai pas l'impression du tout d'avoir une énergie bouillonnante dans les mollets, alors j'y vais au train, et pourtant, en haut, j'aurai bien la sensation d'en avoir laissé pas mal sur ce passage !

En  haut des "Goumards", une petite pause, pas mal venue, pour attendre vainement Jacquy et l'Tian, qui souffre des côtes (les « douelles » comme il dit). Il décide d'arrêter les frais pour rentrer avec Jacquy.

Nous poursuivons vers le haut d'Alligny par un chemin vraiment superbe, mais non d'un chien que j'ai du mal à suivre le tempo, surtout dès que ça monte ! Aussi, quand il est question d'un détour par le bas du village pour revenir au même niveau un peu plus loin, je n'hésite pas : Allez-y les gars, moi je coupe direct et vous me rejoindrez.

Seulement, tout le monde fait comme moi ! Raté pour le moment à dérouler tranquille !

 

Sur les chemins qui vont vers St Verain, un peu herbeux, pas toujours roulants, je suis carrément à la traîne !  C'est quoi ça, enfin ? Une journée d'hier, très repas de famille, des tas de trucs bons à avaler, en solide ou liquide, mais qui doivent faire mauvais ménage dans ma tuyauterie, j'ai un peu l'estomac au bord des lèvres, comme l'a remarqué Stéphane sur ma mine tout à l'heure. Je me prends à ruminer, à trouver que c'est à pleurer de ne plus avoir de beau sol bien sec, qu'on est partis maintenant dans la moins belle saison de VTT, pis que j'ai trop chaud aussi, et pis qu'on ne prend même pas le temps de regarder autour de soi, et que pourquoi il faut aller aussi vite…

Pourtant il faut bien que je suive un peu le groupe, même de loin, si je veux savoir où aller ! parce que je vais te dire un truc : il y a beau temps qu'il n'est plus question de la rando pédestre de St Père, prétexte à la sortie. En fait, on est sur le terrain d'entraînement des Marsus du groupe, une boucle qu'ils sont accoutumés à suivre, avec plus ou moins de variantes, dans un sens ou dans l'autre, assez régulièrement. Que la rando de St Père suive, en gros, les mêmes chemins, n'est que secondaire. Moralement, je trouve ça plutôt mieux. D'ailleurs, voilà beau temps qu'on ne voit plus un marcheur et ce n'est que par hasard qu'on a dû passer très vite près de ce qui devait être un ravito, du moins si j'en crois un : « Hé, Biiiill !!! » que m'a lancé un gars, que les autres ont reconnu comme étant « Loulou » des cyclos de St Père. Comme j'avais déjà quelques longueurs de retard, tu parles que je me suis contenté d'un vague signe de la main, en réponse.

 

St Verain : reconnaissable à la vieille porte, des fortifications médiévales, sous laquelle nous passons. Je connais ce village depuis mon enfance (l'école quasi essentiellement, où mon père venait visiter un collègue), pourtant je n'ai jamais pris le temps de vraiment visiter les vieilles ruines de son château, de me documenter sur son historique, et c'est à 15 mn en voiture de chez moi ! Navrant non ?

Mais là encore, pas même le temps de jeter un coup d'œil : sont passés où ? La rue à droite, je crois, le chemin creux qui descend. Te dire : j'ai même pas la niaque de descendre : je suis sur les freins ! Pitoyable, le Bill !

Ouf, une crevaison les a arrêtés. Pas bien envie de croquer quelque chose, comme tout le monde le fait plus ou moins, en profitant de la halte ; j'accepte pourtant un bout de sablé de Didier, histoire de me faire une bonne bouche.

Il y avait quoi dans son biscuit ? La côte qui suit se fait et, comme on rejoint peu à peu la route de Cosne à St Amand, j'ai de moins mauvaises sensations et je me remets à suivre à peu près.

 C'est dingue, je n'ai dû rouler dans le secteur qu'une ou deux fois, et encore, très ponctuellement. Dommage car certains passages sont superbes. Côté sol, on ne risque plus la poussière : avec la journée de pluie d'hier, faut s'estimer heureux que ce soit un peu mou, sans trop. Parce que ça a plu du mieux possible pour tout détremper, tu vois le genre de pluie pas trop forte, pour pas que ça ruisselle et bien continue, pour bien imprégner. Mais bon, c'était tellement sec qu'il y avait de la marge quand même, et tant mieux, car, vu la profondeur de certains « roins » secs rencontrés, ça doit être quelque chose au pire de  la mauvaise saison, le secteur !

 

Après de « Gué de Frise » et son centre équestre, on revient vers les « Gauthiers ». Tout à l'heure j'ai même eu l'illusion de retrouver un peu des jambes. Je vais finir moins en déroute que je ne craignais. En plus, on revient vers Cosne et, donc, on suit un profil globalement descendant. On l'apprécie particulièrement dans un bien sympathique chemin, pittoresque à souhaits, qui nous ramène sur la route de Cours aux "Gauthiers". Ce plaisir de rouler dans les feuilles mortes, sous les arbres dorés allumés par le soleil ! (T'as vu ? Ça va mieux, moi, voilà que je me mets à profiter de l'instant !). Gaffe aux traîtrises cachées sous les feuilles, quand même.

La route regagnée, on ne la quitte plus pour aller vers Cosne et la rue St Lazare : le Thom' y a prévu le pot de fin de rando. Le temps qu'il se fasse invectiver par deux ou trois automobilistes devant lesquels il traverse, tout maître chez lui qu'il se sent, indigne de s'arrêter, par exemple, à un Stop, non mais !

Bel accueil: au soleil, autour de la table du salon de jardin, le Thom' est à son affaire, et je le crois volontiers quand il me dit que, question libations, je manque d'entraînement et qu'il faudrait qu'il me coache un peu ! Sur ses indications, donc, et soignant donc le mal par le mal, je fais honneur au Sancerre servi.

C'est pas tout ça, il faut rentrer, encore une  'tite côte à monter et ça devrait faire pas loin de 50 km et à peu près 600m de D+.

…Et pis il y a encore un magnum de champ' et du Pommard au menu de midi. Ce week-end est épuisant !

 

On va pouvoir se requinquer doucement, j'espère : la semaine prochaine, rien d'organisé. Pour ma part, je serai plus au Sud, mais serai au rendez-vous qu'aucun de vous ne doit rater : la rando des copains de Gien-Relax : c'est une première, ils comptent sur nous. Ça part d'Arrabloy (quasiment à un jet de pierre de la RN7) à partir de 9h à la salle des fêtes (erreur, c'est à 8 heures, voir commentaire de Michel de St Martin). Trois circuits : 20, 40 et 60km avec pot, le tout pour 3 € !!! Tu peux pas manquer ça ! De plus, on n'en sort pas, ils ont baptisé (si j'ose dire) ça « Les Coteaux du Giennois » !!! Attention aux embouteillages !

 

jeudi 15 octobre 2009, a 15:32
Rallye des Vignobles : Route 66 ? (et des poussières !)
 


Ben voilà, juste comme j'avais commencé à te parler de cette Rando-« événement » local, j'ai jeté un coup d'œil sur ce que je t'avais raconté à la même occasion l'an passé. Je le faisais pour vérifier un truc : Le Thom' m'avait affirmé, au ravito de Pouilly, que le tracé était en gros celui de l'an passé, à l'envers, et que, donc, nous étions déjà passé à Pouilly-sur-Loire l'année dernière. Et ça m'avait surpris. Inquiet de l'état de mes neurones, je suis donc allé vérifier mon récit. Bon, non, Thom' désolé : on était resté sur le côté Sancerrois !

J'ai réalisé par la même occasion que je m'apprêtais à te raconter tout bien ce que représentait le "Rallye des Vignobles" pour la région et pourquoi, peut être, ça attirait tant de monde (en gros plus de 3000 personnes). Bref, exactement ce que j'avais dit l'an passé. Donc, pourquoi pas ? Retourne-toi aussi en arrière et retrouve cette page de haute littérature que je t'ai pondue l'automne dernier, et voilà. Tu sauras tout de nouveau.

Toujours est-il qu'il y a aussi cette année un sacré populo. La foule attire la foule, c'est classique, et ceci explique que, malgré des côtés qui agacent souvent (j'entends dire chaque année à l'un ou à l'autre : « Je ne le referai pas l'an prochain »), on se retrouve toujours plus nombreux à VTT sur les chemins du Rallye.

 

Cette année pourtant les auspices météorologiques ont annoncé de la flotte, et le matin même, encore ! Ce que dément la lune qui brille derrière un peu de brouillard, à mon lever. On a bien eu un peu de pluie (à peine) dans la semaine, mais rien de bien sérieux... Par contre, côté température, ça sent l'automne.

 

Au stade où l'on cherche à s'inscrire en faisant valoir (souvent en vain) sa licence UFOLEP ou FFC, c'est la cohue habituelle. Un peu avant huit heures, c'est la foule des marcheurs que j'ai croisée, et les cyclos s'agglutinent en groupes un peu partout. Je rencontre ainsi Stéphane, qui s'apprête à partir avec un cousin, sur la route justement. Il paraît que Jacquy, son paternel, est déjà sur les chemins, Pieds Nus aussi. Pourtant, les vététistes ne vont débarquer en nombre que vers 8 h un quart, c'est leur heure habituelle. C'est moment des poignées de mains un peu partout et des premiers commentaires (sur le café payant entre autres) et sur le parcours à faire que l'on vient seulement de découvrir sur la carte affichée. On m'interroge et je confirme : il y a de quoi s'employer au menu, avec pas mal de raidillons et un total annoncé de 66km. Faut pas traîner !

Arrive un petit groupe de Gien-Relax (Eric « Œil de Lynx », Dudu, Pascal…) qu'on ne cherchera sans doute pas à suivre et notre équipe habituelle : les deux Michel (Actif et Léopold), Maurice (qui revient de Bretagne), Christian et le Manu « berrichon » qui fait briller un autre maillot de l'UM Veaugues en plus du mien (et fait, du coup, une petite sensation !). Au dernier moment arrive Jean-Paul, que l'on croyait parti au Roc d'Azur, et puis mon frangin François qui fera avec nous la longue première partie. Ça nous fait un bon groupe bien sympa, mais on sait bien aussi que ça peut signifier risques de retards, en cas de Pb mécaniques, par effet d'accumulation d'attentes. Et encore il manque le Manu « Parisien » et puis Anne.

Tiens, à propos d'Anne, sa tendinite persistante serait, plus précisément un « syndrome de l'essuie-glace » ! Si, si ! Et pourtant, il fait sec ces temps, non ? Ça t'intrigue ? Tu veux tout savoir ? Et bien va sur le blog d'Actif et Anne et tu sauras tout. Un conseil : avale un comprimé d'aspirine, préventif de mal de tête, et puis prends un bloc et un crayon et interro à la prochaine sortie, c'est trapu, mais on en apprend de belles. C'est là : http://michel120254.skyrock.com/.

 

J'ai croisé ou aperçu dans la foule quelques Marsus : Thom', Francis… mais ne les retrouve pas au moment où nous partons en faisant gaffe de ne pas en oublier: 8h et demie, il est largement temps.

 On débute par un tour en ville, très dispensable, mais dû sans doute au souci de ne pas lancer cyclos, marcheurs et vététistes dans la même rue directe qui borde, de plus la fête foraine, pourtant bien endormie à cette heure matinale.

 

Après le pont de la Petite Loire (on dit encore ça ? Il me semble que ça fait un moment que je n'ai pas entendu cette dénomination…) On échappe à la grosse foule pour se lancer sur les chemins du Val. D'accord on a laissé marcheurs et cyclos, mais on est un fameux paquet de vététistes (le bilan indiquera un total de 752, plus que l'an passé). On passe Bannay et l'on remonte le chemin empierré dans le fond du petit vallon en direction de Sury. C'est large, ça roule et il faut ça pour ne pas se gêner. Remarque, au Rallye des Vignobles, j'ai rarement vu des singles ! On est le plus souvent sur des chemins « bi traces ».  On est à la fois pris entre deux options : tendance à appuyer un peu pour gagner du temps sur cette partie roulante, et, en même temps, ne pas trop en faire sachant qu'il y aura pas mal d'efforts à fournir, aussi bien intenses que prolongés. C'est pourquoi j'opte pour le bitume sur quelques centaines de mètres lorsqu'on longe la route de Sury, avant de grimper à droite. De plus je connais ce « cul de vigne », pour m'y être couché sur le côté à la suite de roues bloquées par une boue collante, dans une terre à peine mouillée. Pas de risque aujourd'hui : le sol n'est même pas humide (si, si, Manu !) On aura même ici et là un (tout petit) peu de poussière, mais rien à voir avec le départ du Roc d'Azur, t'as pas vu ce nuage, à la TV ?

On grimpe entre les vignes vers Ste Gemme, quand Dudu crève. Le temps de l'aider, de repartir et c'est le tour de Michel-Léopold ! Tout le monde est parti devant et nous les voyons grimper au soleil, au milieu des vignes entre Ste Gemme et, en contrebas, le Château du Nozay. C'est bien joli, une vue classique des « Vignobles ». Autre vue classique, lorsque, à notre tour, nous montons aussi sur le coteau : le soleil au-dessus de la brume qui flotte encore sur le Val de Loire et aussi, en lambeaux légers, sur les vallons autour de la colline de Sancerre qui domine tout ça... « Tout ça !… » (clin d'œil à Maurice). On ne passe pas loin du hameau de « La Chaise », en haut d'une côte que nous connaissons bien. Le tracé ne l'a pas empruntée et c'est tant mieux car nous parcourons ainsi d'autres chemins que, perso, je ne connais pas. Des variantes intéressantes quoi. On plonge ainsi, par une descente assez accentuée, aux portes d'un hameau de Sury, pour, illico, remonter en face, le long d'une vigne, bien sûr, par un raidillon assez pentu et assez long aussi, qui impose le petit plateau. Celui-là, on va sûrement l'utiliser un brin dans les kilomètres qui viennent. Sur le haut, on longe le vallon dans le creux duquel je fais repérer à Michel-Léopold, une belle côte bien connue aussi, et parcourue lors de Gien-Sancerre-Gien, sans savoir que, quelques centaines de mètres plus loin nous allons la dévaler avec délice ! Une première aussi, en forme de revanche un peu car, dans le sens montant, j'ai souventes fois ahané sur ses cailloux. Belle montée, remarque, mais alors, dans le sens descendant, elle est vraiment pas mal non plus ; dommage que, fatalement, il y ait un peu de monde dedans et que la prudence, et un restant de courtoisie, nous empêchent d'en tirer le maximum.

 

On passe Sury, puis devant la maison de retraite où l'on pourra toujours (le plus tard possible) s'asseoir sur le pas de la porte pour regarder passer les copains le jour du Rallye des Vignobles (ça c'est pour couper l'herbe sous le pied de Manu, qui, à cette époque-là, tirera la langue derrière son futur fiston qui se foutra de lui, j'espère…et nous aussi!).

On sait bien qu'il va falloir maintenant grimper ce fameux coteau entre Sury et Verdigny. Simplement la question est :par quelle côte assassine ? Réponse immédiate : hop à gauche, 50  mètres de plat et un mur. Mais je reconnais ! J'avais bêtement cru, la semaine dernière pour les « Birettes », que ce chemin avait été bétonné ! Tout en basculant ma chaîne tout à gauche, ou presque, je pense (oui, oui, en même temps, tu te rends compte de l'étendue de mes facultés ? ) je pense, disais-je, que tout espoir n'est pas perdu, et puis aussi que pourquoi n'est-on pas passé par là pour les « Birettes », surtout que ça aurait été à la descente, et que (tout ça en même temps !) il va falloir s'accrocher pour arriver en haut sur le vélo, vu le pourcentage, les cailloux, et les autres qui décrochent et mettent pied à terre etc.… d'autant plus que, tout en haut, il y a des spectateurs, dont Actif-Michel, qui photographie (en plus, le sauvage, il guette notre faux-pas !). On le fait, Léopold et moi, excepté, parce ce que là faut pas exagérer, les deux derniers mètres en petite gravette blanche qui forment une véritable marche, en plus. Actif nous raconte qu'il vient de voir une espèce de balaise, passer ce dernier mètre façon trialiste qui monte  en travers, en sautant, tu vois ? S'appelait pas David, non ?  Non,celui-là, il doit être, à cette heure-ci, au Roc d'Azur.

 

Petit passage sur la crête et l'on retrouve, à l'envers, ce que nous avions monté pour les « Birettes » : la route vers Verdigny... Descendre sur le bitume, bof, par contre, un peu plus loin, sur la droite ce chemin encore un peu caillouteux qui descend avec un virage sur le val Chavignol, miam ! Je t'en avais causé la semaine dernière. Là je pressens  quelque chose de furieux, le Michel-Léopold et moi, sûr, on va faire voler la caillasse !

Justement, la caillasse, elle est aussi en haut, à la bifurcation, et, comme on arrive assez vite et, qu'en plus il y a un gars dans le début de la pente, en semi équilibre et tétanisé sur les manettes de freins, le passage est délicat. Derrière moi, j'entends le bruit classique qui fait « Scrouitch, bling guiling  » ? Attends, non, plutôt : « sssscrroutchchch, dang gan bling », oui, c'est ça ! Je pense que Michel s'est vautré, ou le frangin qui le suivait, je crois plutôt Michel. Surpris par la caillasse ? Ou il a voulu me faire un « intérieur », tu crois ?.. Je stoppe comme je peux.  Pas trop de bobo : il est déjà reparti.

On est lancé sur la petite trace roulante marquée par les passages, seulement, il y a du monde dessus ! Pas facile de doubler, à côté c'est la caillasse instable, Michel, de plus, risque d'arriver à donf, je double dans le virage, mais l'hésitation m'a fait ralentir et perdre une bonne partie du plaisir de cette descente.

On gagne les caves de la Mignonne et la cohue habituelle, où l'on tente de retrouver le reste du groupe, excepté Christian, qui a décidé de partir devant. Michel-Léopold peut faire admirer son avant-bras bien éraflé quand même, pendant qu'on se perd un peu dans la foule du ravito.

 

Faut pas trop traîner malgré tout, on n'est pas au bout ! le temps de se retrouver et on attaque la côte du cimetière. Celle-là, c'est le challenge habituel : à qui arrivera en haut sur le vélo. On s'y sort les tripes, en général. Mais, aujourd'hui, alors qu'il nous reste encore plus de la moitié du parcours et pas mal de côtes au menu, il vaudrait mieux se la jouer raisonnable, tu crois pas ? En fait, si Jean-Paul, qui, après un arrêt, essaie de repartir et met son vélo en travers, n'avait heurté ma roue avant, je crois bien que je me prenais au jeu ! Pas malin ! Merci, Jean-Paul... et bravo à Michel-Léopold qui a réussi la gageure !

Le même (Léopold) nous gratifie également d'un virage surprise (pour lui) et plongeant dans la pente qui nous descend théoriquement sur Ménétréol. Houhi !! On a bien failli se le morfler de côté, le Michel !

 Les traceurs se sont ingéniés à trouver un max de côtes, on dirait, car, plutôt que de se laisser glisser, cool, sur Ménétréol par le haut des vignes, on est descendu en dessous de la Ferme de l'Étang pour remonter, évidemment, avant de basculer le long du viaduc, et d'aboutir à l'endroit le plus dangereux du parcours : on débouche en angle aigu sur la petite route qui descend de l'Orme au Loup, pour la remonter sur 20m et la traverser en prenant à gauche.Il nous faut virer un peu large alors que dévalent, à fond la caisse, des myriades de cyclos.Personne pour la sécurité ! Z'auront eu du pot s'il n'y a pas eu de casse avant la fin de  la matinée !

 

Ménétréol, St Satur, le pont de Loire (eh oui, ce n'est pas le plus direct pour aller à Pouilly !). Route : on enroule un peu, car il est plus de 11 h et on n'a pas moitié fait, dis donc ! On bifurque sur Tracy en saluant le frangin qui rentre à Cosne sur le 40 km. Lui, au moins, sera dans les temps. Pour Pouilly, c'est aussi du grand classique pour les gars du coin : Boisgibault, les Girarmes, les Loges. Michel, Maurice et Jean-Paul découvrent.  Eux, il faudra revenir leur faire visiter le coin plus en détails. Dommage qu'on ne passe pas par le "sentier découverte" de Malaga, mais, outre le fait que les singles, ce n'est pas très « Rallye des Vignobles », on n'a guère le temps. Ravito au Caveau de Pouilly, consistant et bien. Pourquoi le Pouilly ou le Sancerre ne sont-il pas servis à l'arrivée, plutôt qu'ici, où on ne peut pas en profiter ?

On a croisé en arrivant des Tachetés et des Abeilles (= Frapadingues et Gien-Relax, tu me connais) mais pas de Christian, déjà sauvé ?  En repartant, on se compte : où est Jean-Paul ? Une rapide enquête nous mène à penser qu'il a suivi un groupe de « petits pneus » démarrant dans le sens opposé… Après essai d'appel au portable, qui ne donne rien, on se résigne à l'abandonner à son triste sort. Il n'est pas perdu, remarque, mais, décidément, celui-là il va falloir l'attacher. Deux ou trois fois qu'il nous fait le coup !

 

Montée vers St Andelain par le chemin derrière les Criots que l'aime bien, puis un bout de route  et on dévale vers le Château du Nozet. Hé oui, encore un château, et, de plus, qui porte le même nom (avec orthographe différente) que celui de ce matin. Celui-là, tu le connais forcément : tu admires sa façade en passant sur l'autoroute près de Pouilly. Très bon vin, mais chérot.

On remonte vers les Berthiers et l'on contourne le haut de la butte de St Andelain pour aller chercher le long chemin rectiligne qui descend doucement en direction de Moussard. Plus de côtes maintenant, on peut emmener gros car, si on aperçoit Cosne, là-bas au Nord, on n'y est pas encore. Des jambes deviennent lourdes, ici et là, mais il fait bon en lisière de bois, au soleil, du côté de Fontenille. Le chemin continue vers l'Étang des Granges à travers de grands champs un peu dénudés. Moins joli mais rapide, tant mieux. Actif et moi sommes dans notre pré-carré et l'on anticipe dans la tête: au hameau la route à gauche, puis Villechaud, les bords de Loire et c'est plié.

Tu parles tiens ! À l'aérodrome, on nous fait revenir en arrière pour un détour par les Foings ! Merci bien, ce n'était pas la peine d'en rajouter ! T'as vu l'heure ? Maurice s'inquiète pour Christian, son chauffeur, qui doit l'attendre, les uns ou les autres c'est pour le repas qui doit refroidir. Villechaud, le single des bords de Loire, on touche au but : Port Aubry. Actif et Anne nous y ont prévu le verre de l'amitié, sympa et bienvenu mais le groupe s'est effiloché et l'on ne reste que quatre à monter (avec le sourire!) l'ultime pente herbeuse qui mène à la terrasse de la maison, où les verres attendent. Moment sympa au possible. On a eu enfin des nouvelles de Jean-Paul qui a réussi à rallier (par quel détour ?) sa voiture !

 

« Rallye des Vignobles » costaud je trouve, et quand même un brin longuet : 70 bornes et 1000 m de D+ en gros, ce qui ne permet guère une moyenne faramineuse, malgré deux épisodes roulants.  Mais, pour une fois, voilà un beau pot d'arrivée, à ce Rallye, mais, dis donc Anne… t'avais ajouté quoi dans ton Pouilly ? Quand je suis remonté chez moi sur le vélo, j'avais les jambes douloureuses, pas croyable !

 

 

Dimanche prochain : l'offre est large. Au nord : La « Transgâtinaise » à Chalette-sur-loing (=Montargis) ( 17, 28, 38, 55 km) un classique, du populo aussi mais très bien. Au Sud : « La VTT St Patic » des copains de St Parize le Châtel(= Magny-Cours)(20 et 40 km), la rando porte bien son nom. Enfin, au milieu, à Thou, une petite rando (15 et 25 km) en Puisaye. Voilà le menu du week-end, bon appétit !

mercredi 07 octobre 2009, a 00:20
La Germignoise : J’ai r’mis ça à Germigny
 

  

 

Oui, bon… le titre est pas à la hauteur de la qualité de la rando du frangin, je te raconterai aussi, soit patient …

lundi 27 juillet 2009, a 00:19
Les An’tiers : Sury, est-ce boire ?
 


Un petit salut : je profite des quelques jours ici, où je récupère du long périple de la GTMC d'où nous sommes revenus jeudi. Je te raconterai ça en détail, je pense, et alors tu pourras t'installer devant ton ordi avec sandwiches boissons vu que 13 étapes, ça fait un bout sur le VTT mais p'tête encore plus à raconter. Enfin sache, pour te faire baver un peu en attendant, que ça a représenté 815 km et 14500 m de D+, respectable non ? C'est le côté chiffres, mais il y a des choses pas chiffrables et ça, justement, c'est ce que j'essaierai de te faire vivre au mieux sur ce blog.

 

Bon mais, pour le moment, c'est un brouillon sur un carnet, il faudra que tu attendes un peu, vu que j'ai bien l'intention, ces temps prochains, de retourner marquer de mes crampons des terres un peu plus dures et sèches que les nôtres de par ici.

Car, justement, j'ai un tâté du Pays Fort ce dimanche : c'était la « Rando des An'tiers » à Sury ès Bois (près de Vailly sur Sauldre). Je crois bien que je ne l'avais jamais faite, car il m'est rarement arrivé d'être dans le coin à cette époque-ci, et je me régalais de retrouver les sentiers de ce coin du Cher où j'ai si souvent roulé, fut un temps. Et puis je me réjouissais aussi de retrouver mes compères de l'aventure ci-dessus évoquée, car j'avoue que, depuis jeudi, ils commençaient à me manquer, eh oui !

Et puis, sur le vélo, après trois jours de break, ça allait se passer comment ? Mal aux fesses (car ça  a été THE Pb  de la Traversée), cuisses endolories aussi ? Enfin, bon… On allait tester.

 

Sur la route du Cher, on est déjà trois voitures garnies de VTT . Eh ? Ça attire comme ça, la Rando des An'tiers ? Eh ben, pas qu'un peu, mon n'veu ! On est un peu plus de cent vététistes (autant de cyclos) et il en est venu de Nevers, de Nogent-sur-Vernisson et de Bourges !Et encore certains se sont peut-être fourvoyés dans les destinations, vu que des « Sury », il y en a un paquet dans le coin : Sury-ès-Bois, donc, et puis aussi Sury-en Vaux et Sury-près-Léré !

 

Ça grouille dans la cour de l'ancienne école. Pas de Maurice, retenu, pas de Jean-Paul non plus ; seul Michel-Léopold (de St Martin) est là de l'équipe dont je te parlais, avec, comme moi, la tête encore pleine de souvenirs de sentiers magiques. Difficile de parler d'autre chose que de ce que nous venons de vivre alors on ne s'en prive pas entre nous et puis auprès des copains que nous rencontrons : les Gien-Relax, ceux d'Ouzouër, et des Frapadingues qui viennent de débarquer.

 

Bon, à ch'val, quand même !

On est tout de suite dans les chemins typiques de ce coin : c'est souvent à couvert, pittoresque, amusant, varié dans le profil. On devrait se régaler. On devrait, mais, même s'il fait un vrai temps d'été aujourd'hui, il est tout de même tombé pas mal de flotte ces jours derniers. Aussi tombons nous assez vite sur des flaques, puis carrément de la boue et même pas rien qu'un peu ! Ça, tu vois, on avait complètement oublié que ça existait, Michel et moi, vu que pendant 815 km, on n'en a jamais rencontré. Jamais, je te dis. De l'herbe ronde, qui glisse un peu  et qui sent bon, de la terre des volcans, de la pouzzolane, et surtout des cailloux, de lave, de schiste, de granit, de calcaire, ça oui, mais de la boue, non. D'ailleurs on croyait ça réservé à l'hiver. Et ben, ça nous fait un drôle d'effet de devoir s'extraire de bourbiers, de descendre d'un vélo bloqué dans la glaise, de rouler dans l'eau fangeuse. Pas trop marrant.

Remarque, c'est surtout au début, avant de monter sur Barlieu, et ça n'empêche pas le parcours d'être super : les chemins sont jolis et, en montant, on découvre des horizons bien nets (lavés par les averses de ces jours derniers, tu parles !).

Tiens, justement, en montant… Ça donne quoi, les cuisses ? Affûtées ou fatiguées ? Et ben, plutôt pas mal, et, comme le Tom',  qui nous a rejoint, prend un peu de distance dans la pente, je me paie le luxe de le rejoindre et de le suivre sans m'essouffler. Pas mal, dis ?  Ben ouais, mais il n'a pas roulé depuis un mois, ce qui amoindrit assez considérablement ma « performance » !

Reste que les côtes ne nous semblent pas bien longues, ni trop pentues non plus, après ce qu'on s'est mangé. Mais bon.

Du côté de Dampierre-en-Crot, on retrouve des chemins parcourus lors d'une édition du « Défi des Birettes » d'il y a quelques années  : on reconnaît bien les passages dans la flotte et encore la boue. Pas bien marrant, mais on pardonne le sol en regardant le cadre : des petits tunnels de verdure, des singles sinueux, rien de jamais ennuyeux. La fin est même assez saine et l'on se régale !

On se régale aussi à l'arrivée, après 43 km d'un parcours rythmé, avec les pots de fromagée qui nous attendent. L'affluence, le soleil, le dynamisme des organisateurs animateurs, le kir offert généreusement, font que l'on s'attarde plus que de raison, peut être pour prolonger un peu le plaisir de la matinée.

On sait aussi que chacun va repartir de son côté vers un coin de vacances… On va être un moment sans rouler ensemble… On en  avait agréablement pris l'habitude.

 

Voilà pour cet intermède de fin Juillet. Si tu pars, tâche de trouver des chemins sympas ; si tu restes, il te faudra inventer des circuits, trouver de la compagnie car, côté randos organisées, ça va être un peu juste : à part la Rando de ConflAns /Loing (= Montargis) le 15 Août, où Michel t'accueillera avec l'ECConflAns. Je n'ai rien d'autre en cave, avant fin août et la « Sauvignoise », puis les randos de septembre, mais là on n'est pas encore trop pressés, pas toi ?

Allez, bon vent à toi, et n'oublie pas de boire frais !

samedi 30 mai 2009, a 00:39
St Saulge : une légende ?
 


Vite un petit mot au sujet de notre sortie de dimanche, avant le black-out internet pour cause de déménagement: eh oui, ça fait un peu comme pour la rentrée des astronautes dans l'atmosphère (ou comme leur passage derrière la Lune, pour les plus anciens d'autres vous) pendant un moment (pour moi huit jours) : plus de news sur internet,  à cause du changement d'adresse, mais, pour vous autres, pas de Pb, continuez les visites et surtout les commentaires !

 

Donc on se retrouve à St Saulge dimanche dernier, car, eh oui, malgré la distance (pas loin d'une heure de route pour les cosnois !), on est... attends que je compte…Anne et Actif-Michel, Julos de Pouilly, mézigue et une palanquée de Frapadingues : Claude et Christophe et puis le Tom et Frank qui se pointent (ça t'étonne ?) alors qu'ont est déjà les pieds calés des les pédales. Affluence aux inscriptions et déjà un peu de pagaïe : à la table, on semble un peu perdu et l'on donne de la tête un peu partout. Pourtant bulletins d'inscription, et cartes photocopiées, c'est très O.K …Tiens ? En fait, il y a deux parcours qui sont simplement deux de ceux qui sont tracés en permanence ; au fond, pourquoi pas ?  32 et 25. On a choisi le 32 parce que, bon, on n'est pas d'ici, s'pas ? Et puis dans le coin, 32 ça doit représenter quelque chose.

Le départ, c'est où ? .. Pas bien clair… Deux organisateurs, qui semblent se demander comment ils vont faire si l'affluence continue, nous tuyautent.  C'est parti.

 

Début conforme à l'attendu : chemin sympa et ça monte illico. Car je ne t'ai pas parlé du spot ? Attends un peu :

St Saulge, c'est connu en Nivernais pour ses légendes un peu vieillottes qu'on trouve (trouvait ?) racontées sur des cartes postales sépia très kitsch, mettant en valeur (?) une espèce de bon sens primaire paysan. Le genre «  Pourquoué donc , qu'vous hissez c'te poure vache su' l'sommet d' l'église ? » « Eh , pardié, j'allons pas laisser parde eune si bounne harbe que pousse là-haut ! » Tu vois... et c'est la plus connue.

St Saulge est aussi au cœur (et ça nous rapproche plus directement de ce qui nous intéresse) d'un petit massif granitique appelé, pourquoi chercher loin, le « Massif de St Saulge », qui vaut à Nevers d'être la ville la plus arrosée de la Nièvre, vu que les nuages venant de l'Ouest vont se caller dessus.  Il est séparé du Morvan par la dépression du Bazois, un peu comme les Vosges le sont de la Forêt Noire par l'Alsace, rien que ça !

Du coup ça fait du coin une terre idéale pour le mountain bike, d'autant qu'un centre VTT y est né, avec circuits balisés, fiches et cartes allant avec, le tout nickel, ‘achement mieux encore que le centre VTT de Veaugues,  au temps où il existait. Ajoute à ça une organisation d'un championnat de France et t'auras un menu à te faire baver ! Une légende, quoi… ! On était venu en reconnaissance sur place avec Actif-Michel et l'on s'était plutôt régalés.

Aujourd'hui donc , il fait un temps super et l'on espère bien retrouver tout ça et, à priori c'est bien parti. Direction le sud, vers Saxi-Bourdon. Jusque-là, c'est plutôt sympa, le groupe roule pas mal, bonne ambiance. En fait, on s'éloigne un peu de la partie la plus accidentée et c'est assez roulant. Aux Simmonots : ravito. Heuh… c'est tout ? J'ai réussi à choper un bout de banane, sinon on n'a pas grand-chose à avaler, quelques raisins secs, deux carrés de chocolat… un peu mince, dis donc ! Et c'est le seul ravito annoncé !

Ça renaude un peu dans le groupe, en repartant bon train malgré tout. Devant, le Tom' emmène notre peloton avec, parfois, des fulgurances de Frank ou de Christophe. Je suis et Michel, semble avoir retrouvé aussi une bonne forme. Un bref arrêt, pour un petit Pb mécanique. Michel passe, sans doute pour prendre un peu d'avance (en fait pour s'isoler un instant). Et ça repart. On est pas mal sur le bitume depuis un moment et c'est un peu décevant, surtout que, quand chemin il y a, c'est aussi très roulant. On s'approche de l'église de Jailly, adossée à la colline : m'est avis qu'on va devoir quitter la plaque, car on roulait plutôt assez fort, et je m'étonnais de ne pas apercevoir le Michel devant. Il roule dis donc ! La fameuse grimpette, qui démarre au ras de l'église et de son cimetière, sonne le glas de la cohésion du groupe : difficile d'atteindre le haut sans avoir au moins un instant mis pied à terre, surtout dans le sous-bois où c'est un brin glissant. On continue, Tom et moi, sans voir devant nous le moindre Michel. On arrive à l'étang du Merle, touristico-pittoresque, et on longe un moment la  rive avant de bifurquer soudain à gauche pour une petite grimpette, stoppée net par un gros sapin abattu. On contourne à pied, pour en retrouver un autre, et encore un, puis d'autres et d'autres, couchés en tous sens. Eh? On est sur le bon chemin? J'essaie en vain de joindre au téléphone Michel, que je pense toujours devant nous, puis, les uns les autres, dispersés dans ce champ de bataille, on essaie de s'extraire comme on peut. Je garde en point de mire le maillot du Tom', au milieu d'autres et Julos nous rejoindra plus loin, après une belle descente vers St Saulge qu'on semble regagner en continuant à descendre sur la route.

Comme on y arrive presque, voilà, en face, remontant la route, le Frank et un autre mec. Il est arrivé comment lui ? Et qu'est-ce qu'il fait à repartir dans l'autre sens ? « Le gars, là, connaît une super descente, qui part un peu plus haut. » Ne Faut pas nous le dire deux fois, tu parles !  Demi-tour et, effectivement, on s'enquille un single sympa. Youhou !... Surtout au début, parce que, soudain, ça devient très étroit, mangé par la végétation luxuriante et.. piquante ! Ma doué les orties ! Tu serres tes petits molletons contre le cadre, comme tu peux, en plus, tu ne sais pas où tu roules et de grandes ronces amoureuses te tendent leurs bras. T'entends des cris, tu cherches à tenir debout sur ton spad et à ne pas te vautrer. Paraît pourtant que c'est ce qui arrive à Frank , derrière moi. J'ai pas bien pu m'en rendre compte , vu que, moi, je me fais à moitié arracher le lobe gauche (j'ai dit le Lobe !)que j'ai développé (aussi !) et qui pisse le sang. On rescape comme on peut, pour se retrouver au point d'accueil. Et là, c'est marrant, tu en retrouves des qui étaient derrière toi, d'autres que tu croyais devant et qui sont derrière (dont Actif-Michel, qui grogne qu'on ne l'a pas attendu ! Alors qu'on bourrait pour le rattraper !).Cette fin de parcours, c'est vraiment devenu n'importe quoi. Du coup les pauvres bénévoles, qui ont essayé de gérer une organisation un peu défaillante, sont assaillis de récriminations : les arbres, les ravitos (tout un club de Quincke, qui a fait l'autre circuit, râle vilain). Sont un peu submergés au ravito final aussi, où rien ne semble encore bien prêt, quoiqu'on s'active. On chope une ou deux tranches de saucisson et l'on arrive à avoir un demi-verre, mais on ne s'attarde guère : il faut rentrer !

 

Te dire qu'on est déçus ? Pas vraiment, car le coin, où l'on ne va pas souvent, est vraiment chouette, on a plutôt une impression de gâchis, d'amateurisme... un comble, ici ! Un peu de soin et ce serait idéal. Il faut que  St Saulge corresponde à l'image qu'on en a et que ce ne soit pas… qu'une légende !

 

Voilà : ce week-end, nada. Et puis, pour le 7 Juin, il y  en a partout, c'est  comme d'hab'.

Alors :

Mardié : ç a c'est pour les nordistes.

Chez nous : la Rando des écoles à Ciez (près de Donzy), 25 et 40 km, faut y être ! Soyez aussi (si vous avez le don d'ubiquité !) à St Gondon (juste à côté de Gien), c'est sympa, sans difficulté spéciale (22 et 52 km), mais il faut que vous alliez m'excuser auprès de la jeune présidente qui me prévient perso par mail  de son organisation et, l'an passé, m'a même fait... la bise !

mardi 05 mai 2009, a 08:46
Donzy : Cessy bon !
 

 

Pour un titre plus original, je suis preneur, en attendant, contente-toi de celui-là. Pas faux, non plus d'ailleurs.

 

La cohue inaugurée l'an passé, à Donzy, avec la coexistence d'une brocante importante et de la « Rando des Monts et des Villages » continue cette année. Faut connaître les lieux pour accéder au stade et se frayer un chemin entre les étalages, les voitures et les chineurs, parfois chargés de trucs encombrants. Il a fallu tuyauter quelques gars qui cherchaient où pouvait bien être l'accueil… D'accord, c'est animé et d'accès à peu près possible le matin, mais autrement plus délicat le midi, en pleine affluence. L'an passé, je m'étais retrouvé étalé, vieillerie parmi d'autres, au milieu d'un stand. Le truc qui nous guette encore cette année !

 

Alors, côté conditions z'atmosphériques ?  Bien mieux que dimanche dernier, en tout cas ! Mais le soleil annoncé peine à s'extraire d'une brume assez conséquente… Du coup on zite : long ? Court ? Couvert ? Pas trop ?  Avril étant passé, on peut se découvrir, s'pas ? Mais en allant (à vélo évidemment, vu où l'on a dû garer les voitures) jusqu'aux inscriptions, j'ai les poils des mollets qui se mettent au garde à vous !  Alors, bon, en revenant m'équiper, j'opte pour des jambières (normal, quand on s'appelle Jean-Bierre, pas vrai Tom ?) (Alors là, faut oser !!! Y  a pas plus foireux comme jeux de mots ?À pleurer, non ? T'es bien d'accord ?  Mettons ça sur le coup de la fatigue peut-être…)

D'aucuns, que je ne citerai pas, sont encore en tenue hivernale, z'auront chaud t't à l'heure dans les premières grimpettes, m'est avis ! Mieux vaut une tenue « pelable ».

 

Pendant  que je m'équipais (toujours long chez moi, ça), j'ai salué les uns, les autres, des transfuges, passé chez les cyclos comme les Ouzouériens des bords de la Trézée, Anne et Actif-Michel qui partent devant, conscients d'être en petite forme en ce moment, et un bon groupe de Frapadingues plus le Montargois Stéphane. Maurice a déclaré forfait, Michel-Léopold est dans le Sud, à tirer sur son wishbone, les Abeilles de Gien-relax ne s'aventurent pas sur ces terres éloignées (j'en connais pourtant à qui le coin plairait !). Pas de nivernais… Les Castors ont roulé vendredi, d'autres aussi, ça joue aussi…

 

On est un bon petit groupe de sept à partir le long du Nohain vers les Cabets. Sol dur : ça roule bien, ambiance sympa. Photos sur une passerelle pittoresque, puis on bifurque à gauche : direction les bois de Bellary. Chemin large et doucement montant : bonnes sensations dès le départ et j'ai suivi sans problème Tom' et Stéphane. Voilà qui ajoute aux promesses d'une belle rando. On va passer dans des coins où l'on s'est rarement aventuré. Pourtant, entre les randos-Pilou et celles-ci, on a eu l'occasion de ratisser la région donzioise ! On reconnaît quand même quelques points, la chartreuse de Bellary, par exemple, mais y suis-je passé à VTT, ou est-ce que je connais ce site autrement ? Bien possible. N'empêche que c'est assez intéressant. Dis donc, Pilou, en voilà un de château, où tu ne nous as pas encore amenés ! Il y a de  la ressource!.. Ou du « potentiel », si on juge l'état du dit château.

Un raidillon, soudain : tout à gauche ! Ouin, tiens ! Si je peux ! Impossible de passer la chaîne sur le petit plateau ! Rageant et pas facile non plus de la passer à la main. Et puis, faut se relancer (merci Pharmaton !) et puis revenir, remonter peu à peu le groupe, au fur et à mesure de la longue montée, assez régulière, dans une forêt claire et d'où on sort pour arriver au hameau du Mont, le bien nommé. Ravito : on y retrouve Anne et Actif-Michel. Pas trop la frite, le Michel, entre bronchite et manque de sorties, il a perdu une belle forme qu'il avait pourtant il n'y a pas longtemps. C'est dingue comme c'est fragile, un niveau de forme physique !

Bon, petit ravito, mais on nous promet du lourd à Cessy-les-Bois. On débâche un peu : fait meilleur sur cette hauteur, la côte y est sûrement pour quelque chose, mais le soleil retrouvé aussi.

Habituellement, après un ravito, il y a une côte. Ben là, c'est une descente, dans une verte vallée dominée par les maisons ensoleillées du hameau d'Asvins, auprès duquel on passera tout à l'heure. Ça veut dire grimpette, ça ! En attendant, on est repartis, sur le bitume : descente donc, puis route de Châteauneuf et, natürlich, chemin à gauche pour la grimpette annoncée. Rien de bien méchant. Ça monte doucement, sur un sol empierré. Moi des montées comme ça... tant que tu veux ! Roule ma poule ! En haut, on marque un arrêt pour s'occuper un peu de ce sacré dérailleur avant qui refuse de faire son office, du moins sur la gauche. Avec Tom et Stéphane aux manettes, on va te régler ça en moins de…et ben non… les experts ne réussissent pas à régler le Pb. Tant pis, faudra la jouer moyen et grand plateau, appuyer plus pour monter plus, c'est tout. D'ailleurs, pour le moment, on navigue sur le haut, au-dessus de Châteauneuf. Pas de lézard. La route de Menou… On passe au Potain, ce qui donne au Pharmaton l'occasion de nous gratifier d'un « Et les Potins, ça Menou ? » de bonne tenue, comparable au : « C'est quoi le Menou du jour ? »  qui a précédé.  Heuh… question menu, ce ne sera pas un « plat » mais une sérieuse côte, là sur la gauche. On la voit bien, avec les gars qui sont déjà dedans, un peu plus haut, le long de la lisière du bois.  Je m'applique à enrouler : essayer de ne pas avoir besoin du petit plateau ! On s'élève peu à peu, entre champ et forêt, éclairés par le soleil. J'ai fait glisser les manchettes, ça chaufferait bien un chouille, tu vois. Pente un peu plus raide…ça passe… Le chemin n'est pas piégeux et je peux jeter des coups d'œils à droite sur un vaste panorama. Le regard porte loin vers l'Est, sur les hauteurs de Varzy et, au delà, de Clamecy… Vraiment chouette ! Cela vaut bien la sympathique et habituelel halte à la chapelle de « Tête Ronde ». Les traceurs se sont donné du mal, mais chapeau ! C'est vraiment plaisant. Et pas connu. Côté boue, on aurait pu craindre du gras. Il y en a bien un peu, mais concentré sur des grosses flaques, qu'on essaie d'éviter ; rien de paralysant. Z'ont même balisé des « variantes » pour contourner les arbres abattus par la tempête. Et il y en a un paquet ! Vains dieux, ça a soufflé ! Et pas des sapins, tu sais, ni des baliveaux… des chênes déjà assez mastards se sont affalés, soulevant verticalement, de leurs racines impuissantes, un mur de terre tout rond. Du coup, c'est vrai que les opérations de débardage ont parfois défoncé un brin les chemins forestiers.  Pas trop méchant, heureusement!

On dévale sur Cessy, l'eau à la bouche, avec l'odeur du boudin qui monte de la cour de l'école où est le ravito. Pas mal de monde : du coup, le ravitaillement est plus léger qu'espéré… Dommage, parce qu'on a les dents. Le chemin parcouru  a un peu marqué les organismes. Avec Stéphane et Tom on a admiré le coin Je vais te dire un truc : viens monter sur le vélo entre Donzy, Menou, Colméry et Châteauneuf, il y a de quoi se régaler ! Regarde la carte : c'est brun de courbes de niveau ! Un signe, non ?  Avec Séphane, on se rappelle l'époque où les gens de St Père organisaient leur rando à Cessy, avant de la centrer à Ménestreau… Un bail et toute une époque…

 

D'ailleurs notre groupe, reconstitué autour de la table, considère gravement la carte, justement. (pas la carte-menu, le « Menou », ça mérite pas trop, mais la carte du parcours). Certains évitent la petite boucle supplémentaire du grand parcours, d'autres, franchement usés, optent pour un retour par la route, seule échappatoire possible, si tu ne veux pas escalader les collines qui cernent le village. Eh, oui, Cessy  est un trou… Joli, mais trou quand même… Comme je fais à Tom la proposition de s'emmancher sur le grand parcours, il me rétorque que son croupion est trop endolori… Eh oui… Me reste le Stéphane pour m'accompagner sur le 49.

Petite montée dans le vallon de Bondieuse, puis on s'attaque au dernier morceau consistant du jour : la pente, « tout d'bout » comme on dit, qui nous fait nous élever d'un coup de pas loin de cent mètres. Je serre un peu les dents pour ne pas m'arrêter pour passer sur le petit plateau à la main et réussis la grimpette comme ça. Ouf ! Ensuite c'est de l'allée forestière roulante. On retrouve le parcours  de 44 et l'on se dirige vers Donzy. Pas mal, cette boucle autour de Cessy, qui a permis, à partir de deux boucles distinctes, d'offrir la possibilité de quatre parcours.

Retour à travers la forêt de Donzy, ça roule pas mal, excepté sur un coin de débardage qui tabasse un brin, impose quelques actions techniques et d'où l'on sort avec soulagement ! Les Bois de l'Eminence et leur parc à gibier que l'on évite par la route qui redescend sur Donzy. Un dernier petit bout de chemin, au même niveau que le haut du clocher et on atterrit en ville. On trouve le passage qui nous ramène non loin de notre point d'accueil, évitant au mieux le gros de la brocante. On retrouve un partie du groupe en train d'arroser machines et gosiers.

Chouette sortie : 49 km, 17 et quelques de moyenne pour 550m de D+. Et puis… on Cessy bien baladé !

 

Bon, et cette semaine ? Vendredi 8 mai, il y avait ces années dernières, une rando l'après-midi à Bannay, mais il semble que ce soit juste une rando pédestre cette année. Sinon il y a « l'Amilloise » à Amilly (= Montargis ») 25, 40, 60 km, salle des sports. Et pour le dimanche 11, c'est nada ! Si tu connais quelque chose, manifeste-toi ! Sinon on propose quoi ? D'un autre côté…vendredi + dimanche, il y a à négocier…et puis, t'as vu Tom ? Jouet + Donzy = bobo. Alors…

mardi 28 avril 2009, a 20:48
Un fidèle à Imphy
 

 

« Euh là c't'agga d'ieau, ma pour' Sandrine ! » comme on disait… Samedi, pluie continue toute la journée, t'as vu ? Que, le vendredi, t'aurais voulu garder un peu de soleil, tellement il faisait bon et beau, en conserve ?  Comment ?  J'sais pas… Tu pensais à tous ces si beaux chemins bien secs et même poussiéreux, qui se transformaient déjà sous cette pluie continue…Vrai, non ?

 

De rage, je prépare mes affaires comme si de rien n'était... Enfin, pas tout à fait : j'ai ressorti du un peu chaud, les sur-chaussures, au moins en protection, les bras longs, les jambes aussi.. Peut-être que ça va conjurer le sort et les prévisions météo (abominables !).

Et puis le matin, j'y crois 10 secondes : c'est gris, sans plus on dirait…Et puis la flaque d'eau devant la maison et la pluie qui y danse… « La pluie fait des claquettes…» qu'il chantait Nougaro, tu parles, on risque davantage de claquer… des dents…des dents, dehors même (ce coup-ci c'est du Devos, référence, quoi, et même révérence aux grands Maîtres…).

 

J'y vas-t-y ? J'y vas-t-y pas ? Pas souvent que je me la pose la question… Pas souvent non plus, heureusement, qu'il fait un tel temps au départ ! Car ça a bien l'air de nous rejouer le même coup que la veille, parti pour la journée comme ça…

Bon alors ? Tu fais quoi ?

‘tain, les mecs qui ont tout organisé et qui se demandent s'ils vont voir un vélo…Je crois que c'est ça qui me décide. Et puis, Imphy, c'est Nevers, pas non plus si loin. Et puis, si je fais l'aller-retour tant pis… Et puis, ça m'est déjà arrivé de renoncer ? Pas beaucoup, je revois même pas quand…

 

Autoroute, essuie-glaces…

Un mec me double (un 68 ??? s'est trompé de dizaine ?) avec vélo derrière. Un fou ? Je le suis  jusqu'au parking d'accueil : eh ben, il y a un peu de monde, suis vraiment surpris. Le collègue de St Parize me salue : « Je serais bien resté au sec, mais les gamins (de son école de VTT, NDR) étaient tous là ! » Et ben, c'est super ça ! Coup d'œil à la carte affichée, bien détaillée, en couleurs, avec courbes de niveau visibles, graphique des dénivelés, temps de parcours etc…Se sont donné du mal les gars ! Dommage, ce temps !

Bon allez, la petite boucle de 20 km, ça peut se faire, pour le principe. Je serai pas fondu à l'arrivée… pis faut pas rentrer trop tôt, tu connais la blague ?  Non ? Si… Celle du vététiste qui part sous la pluie, fait demi-tour et rentre, se recouche près de sa femme et chuchote:  « Il pleut des cordes ! », et elle qui répond, sans se retourner : « Quand je pense à l'autre con qui est en train de pédaler dans la boue ! »… Hé ? T'en dis quoi ?

 

Comme je ressors m'équiper sans me presser, un klaxon : le fourgon du Tom ! Faut bien qu'il y en ait un pour justifier le nom des « Frapadingues », lui, of course !

Plastique sur le dos, sous le casque, on s'arrache pas loin avant neuf heures, dernier délai pour le grand parcours de 40km, mais  tu crois que ?…

Bords de Loire et montée vers Sauvigny-les Bois. J'ai du mal à me mettre en route, c'est pas une question d'horaire cette fois-ci, alors ?

Qu'est-ce tu dis ? … D'âge ?… Attends un peu !.. Quand les « Vierzon » (des tracteurs mythiques pour les ignâââres) étaient chauds, comment qu'ils y allaient !

En attendant, le rythme du Tom' est un chouïa au-dessus du mien. Sauvigny sous la pluie : pas grand monde aujourd'hui, fait remarquer Tom', en évoquant la foule de la « Sauvignoise » (29 et 30 Août cette année, note bien !). On attaque la montée dans les bois, tu vois, sur la droite ? Euh ben ! C'est drôlement ramolli et côté adhérence… Dur, dur !.. Enfin… mou, mou, oui…

Pourtant c'est globalement assez correct : bien sûr, on est capable de réaliser, en pensée, ce que ces chemins et sentiers pouvaient être l'avant-veille seulement :  ça devait être chouette ! Et, sais-tu ? Ça l'est encore souvent ! Il y a pas mal d'eau,    de flaques, parfois très larges, c'est plus mouillé que boueux, j'entends, tu vois, de la boue bien grasse. Non, on donne dans le liquide : ça jaillit de partout ! Malgré les pare-boue, les lunettes, on en reçoit dans les yeux (aïe !) et j'ai le plastron refait ! En contrepartie, les jeunes pousses des arbres, encore toutes frêles et souples, se courbent sous le poids des nouvelles feuilles, lourdes d'eau et l'on a bien souvent droit à un doux débarbouillage à l'eau de pluie, même quand celle-ci s'arrête.

Car, quand on sort un peu des bois, du côté de la Fermeté et de Triernay, on se rend compte que le ciel est un peu plus clair et, comme, en haut d'une montée, on s'arrête débâcher : on entrevoit l'ombre du soleil !…Quoi ? Ça te va pas « l'ombre » du soleil ? Tu dis que le soleil, à l'inverse, c'est de la lumière !  Je te parle pas en physicien, mon vieux, évidemment ! Mais le disque pâlichon glissant quasi furtivement derrière les nuages, c'est un fantôme de soleil, une ombre de soleil quoi, tu peux râler tout ce que tu veux, c'est comme ça !.. Pour moi, du moins…

Et puis je vais te dire, je dois être « météosensible » j'ai retrouvé une bonne pêche, il m'a bien fallu une dizaine de bornes, un « Vierzon » je te dis.. peut-être aussi que le Tom y va moins, mais c'est une question de ressenti plus que d'autre chose. Ça boume. On n'a même pas hésité,  à la bifurcation des deux circuits, tout à l'heure, et on est partis sur le grand, comme un seul homme. Côté parcours ? Ben, on est dans les Amognes mon vieux, et comme dit le Tom', « Quand ça descend pas ça monte… », et inversement, et puis c'est joli, c'est vert et tout et tout…Et puis, même si on n'est pas bien nombreux (une quarantaine sur le circuit de 40 et il paraît, 20 sur le circuit de 20 !), on double un peu de monde…

Le grand cercle, que le parcours figure sur la carte, se referme peu à peu (c'est à peu près le même que l'an passé en sens inverse…Seulement, l'an passé, on soulevait la poussière !) une ou deux grimpettes bien senties et puis le chemin qui se fait plus boueux, plus plein d'eau, comme s'il avait plu davantage dans le secteur. Les dix derniers kilomètres sont les plus difficiles... Pas fâchés qu'on est de descendre vers Imphy, d'autant que la pluie a l'air de vouloir remettre ça. Zone urbaine, zigzags dans les rues et retour au départ : lavage, et comment ! Et... rinçage (du gosier, bien sûr, non mais !). Content d'être venu, finalement, comme quoi, hein ?

 

Bon : vendredi 1er Mai : « Jouettoise Verte » à Jouet sur L'Aubois, c'est presque en face la Charité-sur-Loire, mais de l'autre côté de la Loire, côté Cher.. pas « coûteux », « Cher » comme berrichon, quoi !

Et puis dimanche 3 : « La Rando des Monts et des Villages » à Donzy. Avec le beau temps, alors va z'y don à Donzy !

mardi 21 avril 2009, a 09:09
Gien-Sancerre-Gien : Crevés.. mais on s’est aussi éclatés !!!
 


-- Tu sais ? J'ai fait la GSG à VTT au GPS !

-- Ah bon ? On paye la CSG avec un GPS ?

-- Meuh non, banane ! La GSG, Gien-Sancerre-Gien, quoi…

-- Ah bon, vous n'avez pas eu l'impôt ?

-- Non, mais on a eu le pot, le pot d'avoir du beau temps sur 130 km, ou presque.

-- 130 bornes !!! Vous deviez être crevés !

-- Ça c'est le mot : «crevés », mais attends que j'te raconte :

 

Fait noir quand je me lève : quatre heures trente du mat'. J'avais prévu cinq, mais voilà deux heures que je me tourne dans le lit. L'importance de l'enjeu ? Ou plutôt la crainte de rater le réveil, je crois. Pourtant, j'en ai prévu deux, des réveils ! Pas question de manquer ça : Gien-Sancerre-Gien avec les copains de Gien-Relax : 120 km prévus. Je me pose un peu des questions... Cent dix, j'ai déjà fait, avec la même fine équipe, entre La Source et Chambord, tu vois, quelque chose de l'ordre de quelques dizaines de mètres de dénivelé, et encore. Aujourd'hui, avec le Sancerrois au menu, ça risque d'être une autre paire de manches !

Justement, tiens, comment s'équipe-t-on ? Il faisait bon ces jours derniers, mais pour ce que j'en vois par la fenêtre, ça a l'air humide et je dois même mettre les essuie-glaces en partant chercher le Stéphane à Myennes. Maverdaveu ! S'il faut mettre l'imper ! Mais, bon, la radio nous apprends qu'il fera meilleur en cours de journée. 

 

Le petit jour, tout petit même… les tenues bariolées des « Abeilles » Gien-Relax, les vélos, des gestes amicaux : on arrive au départ. Chacun s'affaire. Mauvaise surprise : la batterie de mon appareil photo est déchargée ! Bonne surprise par contre : le fourgon avec remorque porte vélos (au cas où) que nous retrouverons régulièrement au long (au très long même !)du parcours, permet de se décharger du sandwich de midi que nous avions eu bien du mal à glisser dans le « Camel ». Heureusement, car certains avaient carrément prévu la glacière : pas facile à transporter sur le dos ! On peut, du coup, aussi y déposer nos sacs : on y laissera nos frusques en fonction de l'évolution du climat local. Pour le moment, sans sortir l'imper, car il fait plus brouillard que bruine, on garde le plus souvent les jambières, des gants complets parfois, un haut genre veste légère, brassières et même, pour certains, des sur-chaussures ! Mais ça, c'est plus pour la protection des godasses de la boue ou de l'eau. Car ça fait vraiment humide, comme ambiance, assez doux quand même heureusement.

 

Je t'assure que ç a fait un peu drôle de partir, pas trop bien réveillé, je trouve, dans un jour qui peine vraiment à se lever aussi. Premiers tours de roue à peine sept heures passées, on quitte Gien vers l'Ouest, direction Autry le Châtel. Éric « Œil de Lynx », GPS sur le guidon, roule devant et dirige notre groupe de 19 Vététistes : les Gien-Relax, enrichis (Tu parles ! On leur a donné 5 € de participation !) de Michel-Léopold avec son Antoine et Maurice, et donc Stéphane et moi. Jean-Paul doit nous attendre à Cernoy. Cette première partie, je ne la vis pas trop bien et il paraît qu'il en a été ainsi pour beaucoup. Pourquoi ? C'est vrai qu'il ne fait pas bien bon : l'air est humide et c'est dans cette partie qu'on va le plus crotter les vélos. Mon beau « Rocky », qui est revenu d'une semaine de vacances chez Tonton Stéphane propre comme un sou neuf, ne profite pas bien longtemps de cet état exceptionnel !

On roule, appliqués, en essayant de trouver son rythme. Devant, un petit groupe se détache souvent un peu… Derrière, on suit  de façon dispersée. Je me suis fixé de rester à mi-groupe si possible et je roule en ayant un œil sur le cardio : il s'agit d'être économe de ses efforts ! On est partis pour la journée, dis ! Donc, ne pas forcer, il y aura de quoi faire tout à l'heure en approchant Sancerre, et ne pas risquer l'accumulation de fatigue et donc les crampes de fin de journée. Appliqué, je ne regarde pas trop autour de moi, le pays qu'on traverse, attentif à mon pédalage et à rester intégré au groupe. Mais vraiment, je n'ai pas de plaisir à rouler. Pas réveillé ? Nuit trop courte ? Je m'inquiète pour la suite : ça va donner quoi quand nous serons confrontés aux premières montées ? Parce que pour le moment, à part un peu de boue, des passages collants qui freinent, on n'a pas de véritables difficultés. Opportunément, deux crevaisons, l'une de Maurice, l'autre de Stéphane, vont venir faire une coupure bienvenue. Loi de la sortie type S.E.C : tout le groupe attend. Réparation de roue engluées de boue… le pied !

 On descend sur Cernoy comme le ciel s'éclaircit. Quelques bâtiments pittoresques, voire coquets, une petite place propre et tranquille. On se restaure au camion qui nous attend. Pour le moment, on est plus café  que Coca. Accueil de Jean-Paul, premiers délestages de pièces de vêtements.

Comme on repart, les premiers rayons de soleil pointent le nez et, miracle ! Les chemins sont secs ! Ça fait vite, dis donc ! En fait, il n'a pas dû pleuvoir dans ce secteur. Et pour moi, c'est comme le ciel et le terrain, il me semble renaître ! J'attaque les roins secs avec hargne et le plaisir de sentir ma belle fourche toute neuve bien réagir, je me pique à essayer de suivre les gars de devant, je n'ai plus l'impression de peiner, de m'appliquer, je retrouve le plaisir de rouler! C'est quoi cette transformation soudaine ? Le soleil ? Les chemins secs ? Le Café de tout à l'heure ? Je ne sais pas. Après tout, il est presque neuf heures, mon corps vient peut-être de se réveiller : c'est l'heure habituelle des départs de randos. Avant, mon organisme devait continuer sa nuit, je lui imposais quelque chose pour lequel il n'était pas encre prêt, je ne vois que ça…

Du coup je regarde autour de moi, profite du pays que nous traversons, cette région très bocagée du côté de Pierrefitte-ès-Bois (nouvelle halte-ravito, où l'on tombe les jambières) puis derrière Santranges, Savigny. De petits étangs, de simples flaques parfois, enserrés de verdure.Car verdure il y a mon vieux ! On vit cette période magique du printemps où les nouvelles feuilles sortent à peine des bourgeons : ça te donne un camaïeu de verts tendres, parfois soulignés d'un brin de rose des bougeons, ou d'un léger jaune. Ce n'est pas encore cette période du vert triomphant, exultant et envahissant tout, s'imposant, débordant, presque massivement… ça, ce sera pour mai et juin. Pour le moment, il y a de la discrétion dans cette manifestation du renouveau de la nature. Moi, ça me donnerait envie de m'asseoir près d'une branche et de regarder pousser ces petites feuilles. C'est émouvant, tu sais ?

 

Bon, on en est où, depuis que je suis parti dans mes considérations poético-écologiques ? Ben on progresse sans trop de mal dans cette région à peine vallonnée. Peu de relief et pourtant c'est varié, les chemins sont sympas et l'on progresserait bien  si…

…Si on n'était pas entré dans un cycle (évidemment !) infernal qui va durer toute la journée : celui des crevaisons !

Petit à petit, on va avoir du mal à faire plus de quelques kilomètres sans qu'un appel, un coup de sifflet ne signale un arrêt. Les réparations, grâce au temps et au sol devenu sec, ne durent pas bien longtemps, mais se répètent et ce, sous des formes diverses. Cela va du classique arrêt en arrière, jusqu'à la réparation qui se fait au moment judicieux du ravito, quand le camion est là avec la grosse pompe à pied qui facilite le travail, en passant par la crevaison qui se signale alors qu'un autre est déjà en train de réparer, ou, pire, juste au moment où on redémarre. On commente la technique des réparateurs, on échange les conseils, mais, peu à peu, la cible des quolibets va devenir les chambres à air latex, celles de couleur vert-bleu clair dont la souplesse permet soi-disant d'éviter les crevaisons…Eh ben, en tout cas pas aujourd'hui !  Tout ce que le peloton compte de latex va se trouver peu à peu épuisé, et l'une en particulier aura une fin spectaculaire, mais je t'en reparlerai. À la décharge des malheureux concernés, il faut reconnaître que la plupart de ces crevaisons sont causées par de grosses épines noires, auxquelles il faut bien dire que pas grand-chose ne résiste, or on se trouve souvent à passer près de haies  « taillées » dont les débris jonchent le chemin : vigilance ! Toujours est-il que, au fil des incidents, le nombre des rescapés diminue. J'en suis et l'on se fait discret, de peur, peut-être, d'attirer le mauvais sort sur soi. Bien sûr si, de temps en temps, un petit arrêt réparation peut être le bienvenu pour souffler un peu, trop c'est parfois trop et Lionel, le Président, commence à lorgner sur sa montre, se demandant à quelle heure on va enfin arriver à Sancerre.

  À Assigny, on évite le « Faît des Marnes », juste au-dessus, qui nous aurait ouvert une vue superbe sur le Val de Loire, permis une belle descente côté Sud mais imposé aussi, il est vrai, un petit coup de raidillon. C'est peu après qu'un incident d'un autre type survient : une patte de dérailleur qui casse, bêtement, dans un endroit sans difficulté spéciale. Ce n'est que matériel, mais le gars concerné en est réduit à se mettre au single speed, juste comme on aborde les choses sérieuses du Sancerrois ! Il tentera bien de continuer, mais devra renoncer dès la première côte, pour rejoindre le camion, sa remorque et un vélo de rechange, heureusement prévu par l'organisation, décidément impeccable.

 

Car, en effet, peu après Ste Gemme (que, je te rappelle, on prononce Ste GEAMME, comme « femme », na !), on a débouché en haut d'un plateau sur la colline de Sancerre. L'impression ressentie est peut-être, toutes proportions gardées, bien sûr, celle vécue par les pèlerins arrivant autrefois en vue de Jérusalem…

Cette fois, je suis en terrain connu, ou plutôt en chemins connus. Et on aborde les choses sérieuses :  une première vraie descente, près de Sury en Vaux . On va sans doute tourner à droite, pour aller vers le hameau de la Vallée et monter ensuite sa fameuse petite côte qui ramène sur le dessus. Non ? Ah bon ? Ça m'étonne de "Pieds Nus", qui a, paraît-il, tracé le parcours Sancerrois. On grimpe donc jusque sur la route qui arrive de Menetou vers Sury. Un premier coup de cul. Va-t-on continuer sur Mainbray directement ? Mais non, voilà qu'on prend la route à l'envers pour aller replonger (sur le bitume !) sur la Vallée pour aller remonter immédiatement la fameuse côte, dont au sujet de laquelle, comme disait Béru, je te causais plus avant. Du coup je shunte. Monter la côte, OK, mais descendre exprès pour aller au-dessus, ça s'apparente à du vice. Je poursuis donc la montée sur la route pour aller attendre les gars en haut de ladite côte et basta. On aura bien assez à faire plus loin, en particulier pour monter le raidillon bétonné qui nous nargue depuis tout à l'heure de l'autre côté de Maimbray. P'tit tour dans les vignes (quel bol qu'il n'ait pas plu la veille ici !). Et descente. Depuis l'arrivée en Sancerrois, je me suis glissé devant. Aussi, le temps de voir quelle option est prise dans la descente et je me lance. Cette dévalade-là, on ne la fait pas souvent, faut en profiter ! J'en passe un à gauche, l'autre à droite. C'te foot !!! La fourche neuve, c'est nickel et j'ai changé les plaquettes de devant hier. Vroum ! « Dis donc, t'es un guerrier ! » me fait, en bas, un collègue que j'ai doublé. Je rigole. C'est pas vraiment l'adjectif que je me serais collé pour me caractériser et j'en connais qui doivent se marrer.

 

Bon alors,c'te côte ?

Et ben, il faut simplement réussir à passer sur le petit plateau et puis, ma foi, chacun fait avec ce qu'il a, le tout étant d'arriver en haut. Re-vignes et on arrive au « Graveron » au-dessus de Chavignol. Arrêt réparation évidemment, mais aussi contemplation, car il faut bien reconnaître que nous nous trouvons devant un paysage splendide. Nous, bêtiaux, qui avons ça sous la main, ou plutôt sous les yeux souvent, on a peut-être tendance à banaliser, mais cette vue justifie à elle seule un voyage, et , en particulier cette sortie depuis Gien !  On en profite à loisir depuis le chemin en balcon sur les « Monts Damnés », surplombant Chavignol, avec la colline de Sancerre en toile de fond, comme on dit.  Un peu plus loin, brusque virage à droite pour dévaler en bas. Celle-là, je l'attendais et j'étais déjà devant, avec Éric. On se l'est déjà faite au coude à coude avec Manu et je pars comme si c'étais encore ça. Les petits cailloux ronds volent sous les crampons. Calé dans le creux de droite, je dévale. Au virage, je freine légèrement, malgré l'appui possible à droite, ça flottait un peu trop…Ce coup-ci, Manu m'aurait passé à gauche…

On gagne le pied des Caves de la Mignonne : à l'attaque, Sancerre ! On use encore les dents du petit plateau, pas le temps de souffler sur l'esplanade des caves et l'on enchaîne la côte du cimetière. La totale, quoi. Comme toujours la gageure, pour ceux qui sont arrivés en haut sur le vélo, est de franchir les cinq derniers mètres malgré la perte d'adhérence et la petite marche. Qui donc m'a foutu un morceau de bambou en travers du chemin ? La roue avant ripe dessus, raté !

Repas quasi gastronomique, mais en tout cas panoramique, sur la terrasse  baignée de soleil qui domine Saint Satur et le Val. Verre de Sancerre, St Estèphe... Eh ! Il n'y a pas que le sandwich ! On devait déjeuner en un quart d'heure, avait dit Lionel... En fait, on prend largement le temps : far breton, café…Un sifflement soudain, comme un pet sonore et prolongé... On se regarde : c'est quoi ça ? Le vélo d'Éric ! La dernière chambre latex vient spectaculairement de rendre l'âme ! Rigolades !

Bilan de la matinée : 70 bornes et 1000m de D+. Reste à rentrer ! Sur le plat des bords de Loire, mais quand même ! Qu'en sera-t-il de la fatigue de la matinée, du Sancerre et du far breton ?

 

Descente sur le  viaduc, que l'on traverse, la gare. Je pense qu'on va poursuivre, remonter un peu à gauche vers le bois de Charnes et redescendre vers le canal en passant sous la voie. Je m'en délecte déjà, mais non, on passe bêtement par la ville. Je tente un peu d'imposer la variante, mais ne veux pas trop chiquer au gars qui connaît trop. Passons par le port. À partir de maintenant c'est dénivelé = 0. Chaîne sur la plaque et l'on enroule. Je redoute un tempo très Gien-Relaxois, mais c'est moyennement soutenu sans plus. Comme en plus, le vent serait plutôt de trois quarts arrière, si tu trouves un dos assez large devant toi, ça beigne. Parfois un coup de sifflet : une crevaison ou un appel à la modération des tours de manivelles.Bannay, les Fouchards. Stéphane nous quitte pour rentrer direct. On n'est guère en avance, il faut reconnaître.

Les chemins du Val de Loire par Rognon, Sort, Sardat. Callé dans la roue d'Éric qui mène la danse en général, je me trouve assez dans le coup. Tout à l'heure, vers le golf. Une petite douleur au genou m'a inquiété, puis s'est estompée. Veiller à ne pas appuyer trop fort.

La Centrale, on retrouve le tracé de la Rando des Beignets, Pieds-Nus a encore frappé. Je suis passé devant pour conduire à la "musse à René"  et j'ai enchaîné. Suis surpris de me trouver avec encore de l'énergie. Rien à voir avec celle du départ !

Régulièrement nous retrouvons le camion pour une pause ravito. On récupère un peu : certains s'allongent même dans l'herbe, comme quoi le club justifie le nom de « Gien-Relax », mais le temps s'y prête ! À Bonny on passe sur la rive droite. Le petit single de pêcheurs, jusqu'à Ousson. Devant, j'ai voulu appuyer un peu pour maintenir un rythme digne du club organisateur, mais je le sens et me dis : « Après Ousson, je lève le pied ! ». En fait, on arrive doucement au Camping du pont de Châtillon. Dernier ravito. Pascal répare une crevaison (!) lente. On discute tranquille : « Dis donc, tu vas avoir à en raconter dans ton blog ! » Ben, justement, voilà du nouveau : une véritable explosion nous sidère ! Le pneu d'un vélo posé tranquillement contre un poteau et qui ne demandait rien à personne vient d'exploser !! Ce bruit !! Comme on réalise et rigole, je vois Pascal qui répare dans son coin tendre la main vers sa chambre à air qui sort du pneu : seconde explosion, identique à la première, et le Pascal qui se retrouve avec des lambeaux de chambre à air dans la main, l'air tout bête. On se dit que, vraiment, on aura tout eu côté pneus ! D'ailleurs on ne réussit plus à compter le nombre de crevaisons, 20 ? 30 ?

Sur le large et roulant chemin qui gagne Briare en suivant l'ancien canal, je me dis que les cadors vont mener un train d'enfer. En fait on maintient une bonne allure en tournant régulièrement autour de 27 à 28 km/h, que personne ne vient contester. Briare et ultime crevaison : c'est Maurice qui ferme le ban après l'avoir ouvert ce matin. Suite du chemin des bords de Loire jusqu'à Gien. Deux avions me passent soudain : tiens, l'emballage final… Suivre ? Impossible. J'essaie seulement d'appuyer un peu plus, mais je ne réussis qu'à passer de 27 à 28 à l'heure… D'ailleurs devant, on n'est pas allé bien loin. En fait on doit être tous un peu usés, et puis, il faut s'attendre pour l'arrivée. Il est sept heures du soir, on a parcouru 130 kilomètres à la moyenne (la mienne) de 18,5…la D+ n'a guère augmenté depuis Sancerre.

 

Au « Port au Bois », on y va d'un dernier verre de Sancerre. On commente : crevaisons, grimpettes, retour. On s'étonne aussi d'être parfois moins cuit que sur une rando « habituelle »: pas eu de problèmes de crampes par exemple…  Je constate avec un collègue qu'on a pu même relancer parfois en danseuse sur quelques mètres, sans sentir les cuisses se tordre en un début de crampe. Peut-être parce que nous avons enroulé sur le plat sans avoir vraiment à forcer, nous avons, ainsi, sans doute, éliminé le trop plein de toxines.

Lionel s'informe : contents ? Tu parles !  Quelle super-journée ! Et belle organisation ! Un G.S.G.  V.T.T. au G.P.S., c'est O.K…. C.Q.F.D !

 

Et la semaine prochaine ? Nous côté nivernais, on va aller à Imphy. Belle rando habituellement, dans des coins qui vont rappeler la Sauvignoise. Il y a aussi « Les sentiers verts » à  Massay (18) (attention, je n'ai pas dit « chez Massé » !)

 


lundi 13 avril 2009, a 12:36
Eux de Pâques
 

 

« Eux », ce sont  ceux qui se retrouvent sur la place de l'église (normal, il faut ce qu'il faut, en ce jour, non ?) de Bué, ce dimanche matin de Pâques. Il y a là une forte délégation de Frapadingues sous la conduite de Francis « La Tarnais » leur président et donc, Didier, « La Soudure » et puis « l'Tian » et son alter ego Stéphane. Le régional de l'étape, le Manu, né natif du lieu  comme on dit, nous rejoint vite. Il a plu la veille et le ciel est encore nuageux, mais ça a l'air de vouloir tenir, le soleil n'est pas loin, il fait plutôt bon : on a sorti les cuissards courts, mais pour certains dont je suis… avec les jambières encore ! Mais plus de sur-chaussures.

 

Tu connais Bué, non ?

Juste derrière Sancerre, un village vigneron au creux d'un véritable entonnoir à peine évasé côté sud… Te dire leurs problèmes lors de pluies d'orage ! Pour nous c'est surtout pour le moment : on sort comment ? On choisit l'option « costaud » en s'attaquant aux fameuses grimpettes sur les coteaux qui nous dominent, ou bien on fuit vers la plaine ?

En fait, on part en biais, on descend vers le bas de Bué, l'Estérille, et l'on prend à travers les vignes à mi-coteau. Surprise : le chemin, empierré, est sec et sain. Bonos, ça ! Bonnes sensations dès le départ, ça met bien dans le coup ; on vire un peu vers la pente au-dessus pour s'élever légèrement, histoire de chauffer un peu les mollets. Le coin est chouette, sans que nous soyons très haut, le regard porte depuis les collines de l'Orme au Loup vers l'Est, loin dans la plaine vers le Sud et même l'Ouest vers Avord. Seules les hauteurs de la Borne et d'Humbligny nous cachent Bourges et sa cathédrale.

Bon, point trop n'en faut et après la première petite « élévation » (!!!) , comme ça renaude un peu dans le groupe, on prend un nouveau chemin horizontal à gauche.

Mais là on change de chanson : comme on le craignait au départ, en bons pratiquants des sentiers locaux, on tombe sur cette terre de vigne qui, dès qu'elle est légèrement humide, alors que son apparence semble anodine, devient une pâte collante redoutable. Quasiment paralysant : tu as beau chercher les quelques cailloux du chemin ou les brins d'herbes protecteurs, tes pneus se recouvrent instantanément (un tour de roue suffit !) d'un manchon de terre qui bloque la roue illico. Force nous est de mettre pied à terre, de chercher entre les ceps un bout de sarment assez solide pour libérer les fourches, les haubans de leur gangue de glaise (car c'en est parfois) et de porter les bécanes jusqu'à un passage plus sain.

En tout cas, la décision est prise : on va éviter les hauteurs des Epsailles, Bué et Crézancy pour prendre l'option Veaugues puis Gardefort et Vinon.Plus plat sans doute mais on essaiera de trouver des coins sympas quand même, la région est riche et Manu, et même moi, la connaissons assez, normal.

 

Un peu de descente puis un peu de bitume pour décrasser et pour gagner le « Grand Senais » : de là le « Petit Senais » nous regarde de haut puisque le hameau est juste au-dessus :entre les deux un raidillon, assez court mais bien pentu : là c'est du tout à gauche (du moins quand on peut réussir à faire obéir une chaîne que la boue n'a pas épargnée tout à l'heure !) et un effort bref mais assez intense.  On passe la nationale et l'on dévale dans le bois de l'autre côté. Quelques flaques ici et là mais rien de méchant on se régale bien. Lisière du bois, puis on reprend à l'intérieur par un petit sentier qui monte de façon sympa au-dessus de Veaugues. Pas mal de branches tombées récemment imposent un peu de technique et l'on débouche soudain auprès de quelques vignes avec une vue sur le clocher pointu de Veaugues, à gauche. Encore un chemin à mi-hauteur dans le bois et l'on plonge vers le village pour arriver le long de la petite rivière. Pittoresque. Traversée du village, de la place devant le « Centre de Pleine Nature », ce qui génère toujours chez moi, et, j'en suis sûr aussi chez Manu, un peu de nostalgie de la grande époque de l'UM Veaugues... Enfin bon, il existe encore ce club : t'as vu mon maillot non ? Et puis je suis sur le vélo ! Je roule !.. Un peu façon « Dernier des Mohicans » je sais bien…

Allez, tant qu'on y est… retrouvons le théâtre de nos aventures locales : on a failli rater l'embranchement (maintenant goudronné au début) du chemin qui monte vers les bois de Veaugues. On bifurque vite pour arriver aux carrières. Et maintenant ? Eh ben, on fait ce qu'on veut : on marque une première pause pour quelques photos de franchissements près de la grotte puis on dévale à la hussarde pour gagner ce que Manu s'amuse à appeler le « Colorado Veauguois »… Eh ?.. Pourquoi pas ? C'est moins grand que le fameux « Colorado provençal » près d'Apt, auquel Manu se réfère, mais, la couleur du sol aidant, on peut s'y croire un peu… D'ailleurs on ne se prive pas d'en profiter.  Tout le monde, à son gré, s'amuse à chercher des passages sympas, des bosses, des trous, des montées plus ou moins possibles, des plongeons impressionnants, où l'exemple aidant, on finit par tous se lancer l'un après l'autre après, pour certains, avoir juré leurs grands Dieux que jamais ils passeraient là ! Moi je cours un peu à droite à gauche, l'appareil photo en main pour tenter de cadrer LA photo du siècle (au moins !), celle qui ferait baver les pros des magazines ? Mais, tu sais, le site s'y prête vraiment ! Faudra qu'on repasse par là sans tarder, lors d'une SEC qui partirait de Veaugues, comme on a déjà fait, on pourrait bien se prévoir un petit créneau horaire avant la rando ou au retour, pour faire un saut là-bas, c'est juste à côté. T'en dis quoi, papa ?

 

On quitte le site, un sourire jusqu'aux oreilles… On n'a même pas pris le temps de se restaurer un peu. Alors une barre, vite fait, et l'on se lance à travers champs, direction Gardefort. Le chemin est dur et on peut rouler « sur la plaque », pour tenter de suivre le Manu qui a piqué, comme il aime le faire, une accélération des familles. Faut dire que, à part une chouette vue sur les hauteurs ensoleillées de Bué, où nous étions tout à l'heure, la traversée des champs n'offre pas un intérêt majeur. On file tant qu'on zappe le changement de direction pour se retrouver sur la route, à quelques centaines de mètres de l'endroit visé. Bof, tant qu'on est sur le grand développement, on continue. Retour sur le bon chemin et montée vers Gardefort. Eh, Manu, si on prenait dans le bois ? Une petite variante…

Euh, ouais…mais un peu coton, pas bien frayée la trace, et puis, dis donc, la tempête  a fait un drôle de saccage ! Un brin de technique pour franchir les petits troncs et réussir à suivre la trace. Du coup on peine un peu à se reconnaître…. Faut prendre à gauche…Là, tu crois ? Ben, ça ne s'arrange pas : on est obligé de relever les branches pour passer. Mais on débouche sur un champ, avec le château d'Eau de Gardefort juste devant. Pas perdus... et puis, tiens, notre chemin est là-bas en lisière de bois…Un peu de tout terrain (après tout, hein ?…) et on  retrouve le chemin puis le bitume, qui s'est d'ailleurs bêtement étendu jusqu'à une petite descente qui était pourtant si sympa à dévaler… Un chemin herbeux et on arrive à Vinon. Il y a des jambes dans le groupe qui commencent à devenir lourdes, aussi, après avoir gagné le pied de Banon, on décide de ne pas monter jusqu'au « Crot à l'Âne », tout en haut, et d'éviter l'Orme au Loup. Juste un petit bout de grimpette, qui est d'ailleurs fatale à Stéphane qui casse sa chaîne. Réparation somme toute assez rapide. Après tout, on n'est pas dans la neige, loin de là ! Manu a successivement laissé tomber jambières, gants, T-shirt sous le maillot et on se demande, en le voyant se précipiter sur le bas-côté, si, cette-fois-ci, ça ne va pas carrément être le tour du cuissard !

 

On remonte doucement  vers la route, le temps de regonfler une roue devenue un peu molle et l'on attaque le petit single qui, du bas de la route de Vinon, va nous permettre de regagner la nationale, en haut. Bien sympa ce sentier, en sous-bois, étroit à souhaits, sinueux sans trop, que c'est amusant…de le descendre !!! Mais là, on le prend dans l'autre sens ! Et, sans qu'il soit très très pentu, il risque de nous poser quelques problèmes s'il est, comme c'est sûrement le cas, collant, malgré les quelques cailloux qu'on y trouve en haut et peut-être aussi à cause d'eux (de Pâques !!! J'insiste, des fois que tu n'aies pas compris !).  J'ai des souvenirs d'y avoir bien perdu le souffle, dans ce truc…

Donc, emmanchons nous (!?) dans le sentier… J'ai Manu devant et je redoute de bloquer quelqu'un dans la côte, car pas de possibilité de doubler dans ce passage. En fait j'enroule assez bien et lorsque, vers le haut, je dois rapidement poser un pied pour me permettre de suivre le roin qui est la seule trace, je me rends compte que celui qui me suit est assez loin. Je me sens plus dans le coup que la semaine dernière, finalement. Mais le tempo n'est pas le même non plus sans doute.

Regroupement en haut, traversée de la route et l'on enquille le chemin du tacot qui redescend, vers Bué. Tu sais, une ancienne voie ferrée descendante, sol roulant, pas de virages, c'est le truc que tu prends cool puis tu te mets sur la plaque et, peu à peu tu prends de la vitesse et tu te retrouves à tenter d'aller le plus vite possible, pour finir à fond. Faudrait pas qu'un lapin traverse ! Au départ on en a vu un qui donnait l'impression de courser un(e) écureuil(le) ! Les lapins quand même !!!

 

On regagne doucement la place de Bué. Belle sortie : une petite quarantaine de bornes, pas loin de 400m de D+ , à la louche, on s'est bien amusé, en plus. Du coup, on projette… on souhaite d'autres soties dans le coin… une sortie d'une journée complète peut-être, qui nous mènerait vers La Borne…

En attendant, notez la rando de Bué le 17 mai : je serai retenu, mais l'an passé, on avait vraiment apprécié !

Pour le prochain week-end, je fais un truc de oufs avec Gien-Relax,  mais lancez-vous à St Martin des Champs (89) pour la « 1ère Poyaudine » organisée par les gens de Lavau, c'est à découvrir, à côté de St Fargeau…  Si, toutefois, vous avez digéré le chocolat !

mardi 07 avril 2009, a 01:18
Annay : Un temps à aller se " Beignets" !
 

 

Les traditions se perdent mon bon monsieur ! Onques vit-on une « Rando des Beignets » sans boue, hm ? C'en devenait sans doute même bien agaçant pour la bande de Marsus à Francis, cette réputation collait au nom de la rando  comme la glaise de Puisaye  à nos crampons ! L'an passé, le grand circuit était super, mais gâché au dernier moment par de fameux passages boueux ! Tant et si bien que les Frapadingues en avaient envisagé de délocaliser (c'est à la mode) la rando, soit sur le calendrier, soit géographiquement. Te dire !

 

Et puis, meilleure solution : tâcher de trouver des zones plus dures, plus caillouteuses. Et j'aurais bien aimé cette année fouiner sur la carte et à vélo dans la région, avec Francis, pour chercher ces secteurs indispensables. Mais, cette année, je suis trop pris par les travaux de maison et  mes pénates à transporter, de 800m , mais à transporter quand même !… Aussi quand j'ai vu, dimanche dernier, les prévisions-météo annonçant une semaine printanière à souhaits, j'en aurais bien bouffé mes pinceaux et rouleaux  de ne pas pouvoir aller participer, avec le René-Coupe-épine et le Tarnais, au balisage des circuits. D'abord, pour leur donner un coup de main et puis, c'est toujours une opération sympa : la préparation, de la fête c'est déjà la fête, tu sais, comme quand on installe les projos, la sono, quand on sent l'odeur des rideaux, la poussière de la scène. Tiens, je te placerais bien encore un petit couplet souvenirs-nostalgie…la fête scolaire qu'on préparait à Couloutre, la scène qu'on installait dans la classe avec des planches d'échafaudage disposées sur de vieux pupitres, les structures portant les éclairages (des ampoules peintes à la gouache dans de vieilles boîtes de  conserves) et le rideau de scène, les tentures qui délimitaient les coulisses, lieux magiques. Et je t'assure que les cours habituels qui se déroulaient dans cette salle métamorphosée, n'étaient pas ceux auxquels nous étions les plus inattentifs, au contraire ! Tout ça comptait presque davantage que le spectacle lui-même qu'on donnait en fin de semaine devant la salle comble… Enfin je te raconte pas, Actif-Michel va encore me charrier !

Toujours est-il que je n'ai pu résister à aller le jeudi matin, les accompagner symboliquement sur la portion au-dessus de Neuvy. En culpabilisant deux fois, évidemment : une fois, parce que je ne les aidais pas assez, et une autre fois, parce que j'aurais quand même pu aller poser quelques lés de papier en plus dans la future salle de séjour au lieu de m'amuser sur le vélo !

Du coup, quitte à ne pas aider, je suis allé au bout de ma honte en participant en « extérieur » à la rando. Mais ça, avec un sol sec, je m'en réjouissais plutôt.

L'Actif-Michel, justement, il peut  bien rigoler, mais il n'était pas de la fête, enfin, de celle-là, parce qu'il a dû fêter un brin quand même ! Et puis le Michel-Léopold non plus, et toute l'équipe de l'ECC ! Il y avait de la désertion dans l'air, côté copains.

 

Ceci dit, comme j'arrive sur la place d'Annay, faut s'employer pour trouver une place pour la voiture ! Bon signe ! Pourtant, j'ai cherché à arriver assez tôt pour profiter un peu de tout le monde : une bise ici et là, des poignées de main un peu partout…Ça rigole déjà autour du café-viennoiseries. Francis s'affaire ici et là et chacun semble à son poste. Côté marcheurs, c'est la foule aux inscriptions et puis les vététistes arrivent. Le Stéphane de Montargis et une belle brochette de Gien-Relax, presque un essaim d'  « Abeilles », quoi.  Manu (encore  un ! l'UM Veaugues était riche de « Manus » !) nous hèle et se prépare vite pour se joindre à Stéphane et moi quand nous décollons, avec le groupe de Gien-Relax…Hé là ! Je vais où, moi? T'as  vu l'équipe ? Le Manu Vatan, c'est un rouleur, le Stéphane, je t'en cause pas... et puis si on  se mêle aux Gien Relax !!! Je te le dis, moi, j'ai, vite fait, mis en route le cardio : va falloir  contrôler !

 

Direction Neuvy quasi directement : la montée douce qui sort d'Annay, après le cimetière, ça fait déjà drôle de la trouver aussi sèche : du jamais vu, presque. Le single entre la Vrille sûrement glaciale encore et le barbelé, la passerelle et l'on se lance dans la montée vers Gardefort : pour un test, c'en est un. Je la connais bien cette montée, alors pourquoi je suis parti à ce rythme là-dedans ? Parce que ça allait bien ? Dans la première partie, oui, mais la fin m'asphyxie un peu. Faut pas que je m'occupe du reste du troupeau et que je monte à ma main. Point barre ! Coup de bol, mon téléphone sonne : c'est l'Actif-Michel qui doit l'avoir saumâtre un peu de ne pas être sur le spad par ce matin de printemps et qui nous fait un petit coucou à son lever (Déjà ? Il est à peine neuf heures !). Du coup, je reprends mon souffle et me ça me donne une excuse pour ne pas avoir à essayer de suivre le train des rouleurs rayés jaune et noir. On suit un peu la voie ferrée puis on dévale sur les bords de Loire pour rejoindre le point de ravito, près du pont, un point très « Centrale » n'est-ce pas puisque quasiment au pied des deux grandes tours de refroidissement, sur la rive en face. C'est le mot, en effet, puisque c'est d'ici que partent deux boucles : l'une qui fait l'aller-retour du pont de Bonny, de part et d'autre de la Loire et l'autre boucle qui va monter un peu au-dessus de Sury-près-Léré et Belleville. On peut faire son menu à la carte, quoi... Justement, côté menu, la table est tenue par des pas tristes :le Tom, Pharmaton, Christophe, ça ne génère pas vraiment l'ennui (voir le Dudu en train de mettre en scène ".. et la tête sous le robinet !!!"). Du coup, peut-être qu'on s'attarde un peu plus que la normale. De plus, du côté de la centrale, en gars qui connaissent le coin, on ne fait pas trop gaffe au balisage et l'on commence à se planter. Pas trop mais, on gagne du temps, tout ça (!) .

Chemins roulants du Val, bon rythme mais dans lequel j'ai du mal à être à l'aise... Pourquoi ? va savoir ? C'est la côte de tout à l'heure que je n'ai pas digérée ? Je ne réussis pas à avoir la niaque.  Bien sûr, on se grimpe le coteau en face, une fois, puis deux. Cette fois-ci je ne me fais plus prendre et ne regarde pas trop les roues des deux jeunes devant moi qui me prennent logiquement quelques longueurs dès que ça s'élève un peu.  On reste un peu en haut, des cyclos nous croisent sur la route, repèrent nos maillots, à Manu et moi : « Salut les gens de Veaugues !». Hé, ben !… Dans le dernier « Régional de Cosne », un article sur la rando de Pouilly saluait : « la participation importante du club Veaugues… » ! On remonte dans le temps !!!

Un passage un peu à l'ombre…Eh ? C'est de l'humidité ça ? Les roues marquent sur quelques dizaines de mètres ! Pour qu'on repère ça, c'est te dire si le reste est sec ! Sec et caillouteux, comme la descente délicieuse qu'on se fait juste après . On remonte tout de suite ? Ça a failli ! En fait, on regagne Belleville puis le pont et retour au ravito. C'est pas mal  ce système de boucles en trèfle (c'est de saison !). Non seulement on peut choisir son parcours, mais, en plus, on croise les uns et les autres, des qui partent, ou repartent, d'autres qui rentrent, des gens qu'on n'aurait peut-être pas aperçus sinon. On a ainsi salué Pilou, remis, un pars habituellement plus matinal que nous. T'as compris que la halte est encore une fois, peut-être, un peu plus longue que raisonnable.

 

 On rattrape le retard (quel retard, après tout ?) sur la boucle des deux rives où l'on roule sur la plaque presque tout le temps, sauf au passage de la « musse à René », bien sûr, et un peu après. Je me trouve un peu plus dans l'allure. RAS sur cette boucle à part un « bunker » de sable caché juste après une bosse et où Manu a bien failli plonger !

Troisième passage au ravito, qui commence à être pas mal dégarni (sauf la « Trousse-pinette » de dessous la table qui assure encore). On a un peu l'impression de faire l'arrière-garde.… Pourtant, je témoigne que ça roule, non ? Alors quoi ?

 

Aller on rentre ! Passage sous la nationale et la voie ferrée et on pénètre dans le site du parcours de santé (?). Un beau talus, en sous-bois, avec des chemins et sentiers en tous les sens : sens du haut en bas surtout, d'ailleurs.. Enfin, non, vu  le côté par lequel on arrive, c'est plutôt de bas en haut !!! On l'a parcouru bien des fois, ce secteur, du temps du Grand Jean-Pierre mais, l'autre jour, on y a découvert encore un single inconnu, que j'ai trouvé génial. Le problème c'est que, maintenant, faut le prendre dans l'autre sens, et je peux te dire que là, c'est petit plateau d'autor ! Comme quoi, sur cette rando, on aura tout usé, du grand au petit. C'est ce qu'il faut, non ? Comme on aborde le sérieux, je m'aperçois que le Francis est revenu flécher une variante moins inhumaine ! Dommage, non ? Je voudrais bien savoir combien auront eu la franchise (si, si, j'appelle ça comme ça !) de voir la bonne direction et faire le vrai passage ! Déjà, tu vois, le Stéphane, il était parti en biais, qu'heureusement je l'ai rappelé à ses z'obligations, ah, mais !

Eh ben, quoi ? Ça se monte ! C'est pentu, OK, mais pas bien long. C'est vrai qu'il faut un peu charger la roue avant qui a tendance à se prendre pour une montgolfière et sans soulager trop celle de derrière que tu t'ingénies à faire tourner à force de jus de mollet. Un petit replat et l'on continue le même genre de raidillon, en un peu moins pentu, mais assez délicat à négocier parce que juste  côté de petites marches (qu'empruntent, en plus, un groupe de marcheurs !). Le Stéphane, comme tu peux voir, il te monte ça quand même sur la roue arrière ! Il va même « faire la descente » un peu plus loin, en dévalant sur l'étang de Marvy ! Eh ben, dis donc, Stéphane !!!

Voilà, encore un peu de plat, puis une montée longuette au bord de l'autoroute et l'on est presque arrivé. Le temps de récupérer un gars à la dérive, de rater du coup nous aussi bêtement le balisage et l'on retrouve le bon chemin en haut de la dernière descente. Je bousculerais bien, tout juste, deux au trois vélos qui abordent la zone avec circonspection, mais comment  rater ce dernier toboggan, plein de roins qui se croisent, de feuilles sèches, que c'en est un régal ? Zou !!! Eh, attends, là, ces trente centimètres brun foncé, dans un creux d'ornière, c'était pas de la boue ? Le seul passage du jour, si on peut dire ! Parking d'arrivée : encore un bout de conversation avec les Zabeilles qui remballent et l'on se pointe juste pour vérifier qu'il reste bien encore (cette année) un peu de Kir pour faire passer les beignets !

 

Bon, là encore j'aimerais bien m'attarder encore. On "bilane" : 400m de D+ , 56 km à 20 de moyenne, comme beaucoup sans doute aujourd'hui.  On commente : « Faudrait prévoir deux circuits, que dit Francis, on choisirait au dernier moment, en fonction de la météo… » Il regrette presque de ne pas avoir repris celui de l'an passé… Sûr :  personne l'aurait reconnu. On l'aurait peut-être même trouvé roulant ! Un comble !

 

Bon, dimanche c'est Pâques : alors pas lerche d'organisations : Vienne en Val (45) pour les gens plus au nord, sinon rien dans le coin... c'est… cloche ! (oui, je sais, j'ai honte, mais je pouvais pas le laisser de côté, celui-là,  t'es bien d'accord !). Sinon, le Manu de Bué descend de sa région parisienne et propose un tour en Sancerrois. On en recause ? 

mardi 31 mars 2009, a 09:17
Pouilly : "Les Pas courts du qu' heure (d’été)"
 


Bon, ça s'arrange pas, je sais… À part ça ?


À part ça, eh ben, voilà : comme je t'ai dit, pour rouler ce dimanche, on avait un « Parcours du Cœur » à Pouilly, tracé par les « Castors Furieux » locaux. Pas mal, mais vingt bornes… alors Actif-Michel avait proposé : « On part de Cosne pour aller à Pouilly, on fait la boucle et on revient » Euh… oui, bien sûr, mais ça fera une bonne cinquantaine de bornes, ça …Mais il avait trouvé que, en prévision des étapes de la GTMC, il fallait commencer à faire de bonnes sorties. Alors, pourquoi pas ? On lance l'invite aux « Frapadingues » et on se dit RV dimanche matin départ huit heures.

Sauf que ça faisait sept heures du mat' de la veille, vu qu'on avançait (normalement !) les montres z'et autres réveils d'une heure dans la nuit, passage à l'heure d'été obligeant !

 

Doncques, nous voilà quelques transis ce dimanche matin sur un parking de Cosne-Sud, aux aurores, guettant l'arrivée des copains, d'une part, et les premiers rayons du soleil d'autre part, car il pèle un peu encore et l'on compte bien sur le Mahomet pour nous chauffer un p'tiot peu…

Christophe est déjà là, arrive le Franck, puis Didier qui tombe des nues en apprenant qu'on part pour Pouilly, lui qui croyait à une petite S.E.C dans le coin.. . Il commence à se demander quel plan on lui fait là… Francis, le Tarnais, arrive à son tour avec déjà quelques km dans les pattes et mon téléphone sonne une première fois…Devine ?  Ouais, t'as compris que c'est le Tom' qui vient de se faire sortir du lit par le Pharmaton et qui est à peine sauté dans le cuissard  et est en train de charger son bô nouveau vélo dans le fourgon. Il arrive dans deux minutes.
On, patiente donc un quart d'heure dans LE rayon de soleil qui passe par-dessus les blocs de magasins.

Évidemment, comme prévu, le téléphone sonne une deuxième fois : Actif et Anne qui nous attendent un peu plus bas près de chez eux et viennent aux nouvelles. On guette : le fourgon bariolé arrive, en sortent le Tom', le Pharmaton et un beau « Cube » tout flac, qui sent encore la peinture, mais ça vient peut-être du fourgon, en fait. Le temps d'admirer et on est partis. On récupère Anne et Michel et… direction Villechaud, puis Pouilly !

 

Comme on sort des bois à la Roche, Actif Michel se plaint d'un drôle de bruit puis s'arrête : crevaison, vite réparée, trop vite même puisque, sur la petite route du val où l'on vient juste de se mettre sur la plaque, on s'arrête de nouveau pour le même motif. Ben, oui, faut pas oublier d'enlever l'épine  (de ch'val ou d'ours, c'est pareil, en tout cas elle est noire !). Tu crois qu'on sera à neuf heures à la Maison de Loire, comme prévu ? Mais bon, c'est plat, on fait un bon bout de route et on y emmène bien. Tellement d'ailleurs que Michel vient devant demander qu'on lève un peu le pied pour Anne… avant de prendre la tête et d'emmener tout le monde, va comprendre !

 

Maison de Loire, inscriptions, on retrouve le Castor Juju, et l'on a à peine bu le café que la bande est déjà là-bas au bout du quai de Loire vers le sud de Pouilly. Faut déjà ramer pour recoller. On passe sous l'autoroute et  l'on s'élève en lisière de bois par un chemin très sympa au-dessus du hameau de Charenton. Bon, là t'attends le couplet  « Nostalgie, quand tu nous tiens… » Vu que, dans le hameau, on aperçoit le toit (mais il est où, au fait ?) d'une grande et belle maison que j'y ai construite dans une autre vie, mais ça fait un fameux bail !

Ben raté, je t'en parlerai pas plus, vu qu'on a déjà bifurqué sur la gauche pour monter un peu et revenir vers le bourg de Pouilly. D'ailleurs j'ai des plaques rouges qui me viennent de partout, ça me gratte et je tousse… Allergie ? Hmmm, c'est qu'on doit s'approcher du collège ! Par chance, la vue en est cachée par le gymnase et l'on tourne à droite pour prendre un chemin de vigne qui nous éloigne en montant doucement vers le Bouchot. Suis dans les premiers en haut, mais je ne tousse plus ! Chouette d'ailleurs, ce chemin, tu l'as remarqué, c'est sûr, quand tu passes sur l'autoroute près de Pouilly : y aurait pas les glissières de sécurité, sans t'en rendre compte, tu obliquerais dessus, tant il est tentant. 

En fait, tu crois souffler en arrivant au Bouchot mais le Juju, il ne nous arrête pas là : on continue le long de la vigne, en bord de route (que l'un d'entre nous, dont je tairai le nom, ose emprunter !). Là bas, Anne, loin devant, franchit la route et continue de monter entre les vignes. Elle a profité d'une brève halte tout à l'heure pour partir devant et, depuis, on ne réussit pas à la rejoindre, c'est marrant comme ça booste, d'être devant les autres, t'en connais pas un comme ça, toi ?

Toujours est-il qu'on s'élève au-dessus du Bouchot, en direction de St Andelain. C'est régulier et ce chemin de pierre entre les vignes est un vrai plaisir. Là-haut, une voiture et un groupe de personnes qui nous voient arriver de loin : le ravito. Belle vue sur la Loire, Pouilly et juste en dessous, les pointes des tours du château du Nozet, on n'en sort pas des châteaux, ces temps, qu'est-ce qu'on devient rupin !

 

Encore un bout de côte pour atteindre le bourg de St Andelain. Arrivé là, on est sûr d'une chose : ça va forcément descendre, vu qu'on est monté sur la butte (avec un  « B », hein !!!).  On fait ça en plusieurs temps et quelques zigzags qui nous font passer par les Berthiers (quoi ? oui, ça fait un peu « route des vins » notre affaire, c'est vrai). Encore une montée assez longue mais bien régulière, le long de l'autoroute pour arriver au-dessus de Pouilly.  On descend par la voie romaine ? Mais non, Juju a trouvé beaucoup mieux : une descente en direction du petit passage sous la voie ferrée : un miel, je te dis. On s'y tire la bourre, le Juju, le Tom' et moi : les roues dansent sur la caillasse, évitent les gros cailloux, les roins piégeux, prennent des appuis sur l'extérieur des virages ou cherchent à plonger dans l'intérieur, pour enrhumer celui qui précède. On sort du boyau humide et sombre qui passe sous la voie ferrée, heureux comme des gamins… Quel pied ! On serait bien plus essoufflés qu'après une montée !

Reste encore un super plaisir : le sentier de découverte qui serpente dans « l'île de Malaga » : il est bien sec, dégagé, c'est un régal de tourner, virer, dans la végétation. Dis donc, le Tom' il aura eu un vrai parcours de test de son spad, entre les montées, les descentes (ça avait l'air d'aller de ce côté-là, m'a semblé !), le plat roulant, et maintenant la maniabilité !

On sort du sentier devant la Maison de Loire : l'accueil est à la hauteur de la réputation locale : les bouteilles sont ouvertes et c'est une vraie dégustation comparée qui s'opère. « T'en penses quoi de celui-là—Lequel ? le 2006 ? Non, cette bouteille-là ! » Et ainsi de suite... On se sauve quand ils se mettent, devant notre enthousiasme, à sortir les toasts… En fait on n'est plus que deux quand on met le nez dehors, le reste de la bande est déjà reparti sur la route qui longe la Loire, vers Cosne : personne en vue. Du coup nous voilà, nez dans le cintre, plus gros développement possible et hardi que j't'appuie ! Les loges, personne encore, les vaches ! z'auraient pu attendre ! Les Girarmes, rien encore en vue ! L'ombre du Tom', sur la route, m'indique qu'il est dans ma roue, mais ne relaie pas le cochon ! Comme on prend le petit chemin le long de la voie ferrée, je vois le groupe, au bout. Les chameaux ! (je veux dire par là : ceux qui sont restés sobres » !). Sans baisser de rythme, je double et passe devant. On me dit « Et Tom' ? » « Ben, il est dans ma roue ! » Ils voient pas ? En fait quand on marque la pause au petit bourg (tout petit !) de Tracy, près de l'église et du château (encore ???), je me rends compte que le Tom est largué. On reste trois à l'attendre : et s'il avait un pb ? Dame, il en aurait bien un : les crampes ! Le vin blanc, tu crois ? Booof, il n'en a pas tellement bu plus que moi, non ?

 

Du coup il faut de nouveau chasser pour rejoindre le reste de la bande qui grimpe la petite côte sortant de Tracy. Ça deviendrait bien une espèce de retraite de Russie, notre affaire ! Chacun fait ce qu'il peut pour rentrer. Le Pharmaton a déjà choisi la route la plus plate, dans le val. Tom' et Christophe suivent derrière et vont choisir de rentrer par la route de Villechaud.

Moi j'ai les dents encore. Je voudrais bien passer par un autre chemin que celui de l'aller. J'essaie de proposer une variante, mais ça monte un peu… pas d'écho. Du coup, je ne résiste pas et part en franc-tireur. À moi le petit chemin caillouteux qui monte vers « Les Froids ». Oh, t'imagine pas que je déborde d'énergie ! Je marche plutôt à l'ivresse des chemins secs, je voudrais  rouler et encore rouler là-dessus ! Depuis l'automne qu'on attend ça, depuis le Rallye des Vignobles, en gros… alors, tu parles ! Je redescends vers les bois de Villechaud en appuyant un peu pour tenter de retrouver les autres. Je les rejoins peu avant la salle des fêtes, juste comme Francis part de son côté, par un chemin plus court pour rentrer chez lui. Je tente de nouveau de faire passer tout le monde par le sentier des bords de Loire, mais non, je suis seul à m'y lancer. Comment peut-on laisser ça de côté ? C'est fait pour le VTT, le spectacle de la Loire est évidemment magnifique et, ce qui ne gâte rien, on y est assez à l'abri d'un petit vent contraire pas très chaud, alors…

Je remonte vers la ferme de Port Aubry, quand je vois les autres passer à 50 m, Michel et Anne partent de leur côté, ils sont arrivés et je les hèle sans succès. Je rejoins Didier et Franck  puis Tom' et Christophe qui remontent vers notre parking : devant, nous voyons le Pharmaton qui y arrive tout juste. C'est rigolo qu'en ayant suivi trois  ou quatre chemins différents nous arrivions quasiment ensemble !

Vraiment belle sortie : la boucle (et les verres) de Pouilly étaient un vrai plaisir. Un total de 60 km, 400m de D+ (eh, oui, quand même) et quasiment 20  de moyenne mais avec pas mal de route !

Les amis, je vais vous dire un truc : on annonce du beau temps ! Si !si ! On va donc se faire une « Rando des Beignets » sur sol sec dimanche prochain ! Le panard, non ? Faut pas rater ce déplacement, les « Frapadingues » ont prévu des circuits côté Ouest, vers le Cher. Astiquez le biclou, et comme on a peut-être des chances de mettre le cuissard court … rasez les papattes et piquez l'autobronzant de madame !

mardi 24 mars 2009, a 08:44
Donzy : « Les Châteaux de la Gloire »
 

 

Mais c'est quoi ce titre ??? Hein ? N'importe quoi !.. Oui, oui, je sais... et alors ? Ça sonne non ? Et puis, les châteaux, t'es d'accord ? Bon, et puis la « gloire » au lieu de la « Loire »… allons, le Pilou, il est pas glorieux, dans ses réalisations ? Et puis il y avait du populo à sa rando de l'école, hein ? Alors, chipote pas, laisse-moi mon délire…

 

C'est vrai que le Pilou, il s'est piqué au jeu et que, depuis qu'il nous a fait un ravito dans la cour centrale (carrément !) de l'énorme forteresse de La Motte-Josserand, il y a quelques années, il a tenu la gageure (c'est mieux que « challenge », non ? Enfin, tu choisis, raye le mot qui ne te plaît pas), le défi, donc aussi si tu veux, de nous accueillir au ravito dans un château de la région. Faut le faire ! Et, tout en étant du coin, je ne pensais pas qu'il y aurait autant de possibilités ! Car chaque année il nous a trouvé un nouveau castel ! Attends, je réfléchis… La « Motte-Josserand » à Perroy, le château des Granges à Suilly-la-Tour, un petit manoir près de Vielmanay (d'où le nom peut-être ?) et cette année Villiers… Eh, Pilou, et le château de Couloutre ? Je le veux, celui-là ! C'est le mien, là où ce que j'allais chercher le lait avec ma laitière en alu, à pied, le soir. Tu sais, la laitière pleine de lait que l'on faisait tournoyer au bout du bras, pour impressionner la copine qui venait faire le trajet avec toi, à la tombée de la nuit… Le château, je devrais dire LES châteaux, car il y a l'ancien, devenu ferme, et le plus récent, entouré de douves…Tu comprends qu'il me faut revenir là-bas ! On n'en était pas loin cette année…

 

En tout cas, ce dimanche matin, on est tous fidèles au rendez-vous, malgré la rando de Tracy, venue se greffer bêtement sur le même jour. Tu parles qu'on se régale déjà : on connaît la qualité des tracés du Pilou :  il va y avoir LE château du jour, donc, et puis, SURTOUT, il fait beau, mon vieux, mais beau ! Un soleil qui, depuis plusieurs jours, doit avoir séché les chemins, ça va être la première vraie rando sèche de l'année. Justement, en arrivant au-dessus de Donzy, tout à l'heure, le soleil passait l'horizon et éclairait en un contre-jour d'école (forcément !), la brume bleue qui baignait la vallée du Nohain et d'où émergeait la silhouette de la vénérable tour de l'ancien prieuré de Donzy-le-Pré. Un choc esthétique, je te dis. Et il y en a qui se demandent ce qui nous pousse à nous lever si tôt !…

Par contre il ne fait pas chaud ; on annonçait des moins six, voire plus, à Nevers ce matin et je confirme un moins deux ici, moins glacial mais quand même. Du coup c'est hétéroclite dans les tenues : dans les gars qui se préparent, ça va du cuissard court et presque T-shirt à la veste thermique et sur-chaussures, mitaines et gants fourrés, il y a de tout. C'est vrai que l'on se dit que, en fin de matinée, avec quelques grimpettes en plus, il va faire bon sous les maillots mais en attendant… J'enfile-t-y la veste ? Ou ben le maillot ?… Un rayon de soleil qui passe les toitures me décide : pas de veste.

Bon, tour d'horizon : Actif-Michel et Anne sont là-bas, j'ai vu passer Maurice et Christian et l'ECC est complétée par Michel-Léopold, qui vient d'arriver. Se pointent aussi les Frapadingues en force et même Stéphane.Pas de Gien-Relax : trop loin pour eux ? Et puis ils ont leur « TransCoralie » en interne. Ils nous enverront peut-être des cartes postales de la Coralie ?

Cour de l'école, inscriptions, salut à Maître Pilou et coup d'œil avec lui à la carte, comme on ferait au resto, en somme, c'est quoi le plat du jour ?…Il a même affiché l'adresse de ce blog ! Salut à toi qui, grâce à ça, viens lire mes délires !

Plus de quarante bornes, même si on a la promesse d'un sol sec, mieux vaut ne pas pater : en route ! On est un bon groupe, auquel s'est joint Pascal, un ancien de Veaugues (ça fait cinq maillots verts, on s'y croirait !) et un sien copain. On quitte Donzy par un petit chemin sympa qui s'élève vers le nord, jolie vue. Passage dans la cour d'un gros domaine, (le Pilou a l'art d'obtenir des autorisations !) et l'on se lance à travers la campagne, direction Perroy, en gros. On se dit que tout cela, on connaît, entre les randos de Pilou et celles de l'ES Donzy, on est souvent passé par ici. Pourtant on prend soudain un petit chemin bordé de broussailles, un sol sec et caillouteux comme dans le midi, miam ! On passe entre deux hauts talus, un pont au-dessus : mais c'est le passage de l'ancienne voie ferrée ! Ce n'est pas très long, mais c'est génial ! Après ce petit crochet qui valait le coup, on reprend notre cap initial et, en débouchant d'un bosquet, on se prend en pleine poire la vue sur les grosses tours et les lourdes murailles de la Motte-Josserand. Simple passage, sans arrêt particulier cette fois, et l'on s'éloigne par le joli chemin montant dans le petit bois en face et qui file sur Perroy. Au delà, on retrouvera la trace de l'ancienne voie ferrée de Clamecy à Cosne, c'est roulant et ça file…bon train natürlich ! Le chemin traverse de vastes étendues : heureusement que le sol est sec, sinon ça rappellerait douloureusement le retour de la « Décrasseuse ». Mais là, on peut profiter du soleil, de la vue aussi, vers l'arrière où l'on guette les plus gros rouleurs des « Frapadingues » dont on pensait qu'ils ne tarderaient pas à nous rejoindre… Mais on appuie pas mal quand même aussi ! Une petite chapelle entrevue dans la cour d'un gros domaine, auprès duquel on passe.  e cherche à montrer, devant, à mes collègues, les hauteurs de Bouhy, où avait lieu une belle rando la semaine dernière, mais l'horizon est brumeux. Deux hameaux familiers : mais c'est la « Bécasse » et la « Gueule du Four » ! On est au-dessus de mon village, Couloutre, dont le clocher émerge la brume, là-en dessous… On n'en verra pas plus et l'on file vers le domaine de Lativeau où tout le monde reconnaît le chemin que l'on suit pour la Rando des Gâteaux de Riz et de Semoule » de Ménestreau, la traditionnelle sortie de début janvier. On va passer carrément dans le village en question pour escalader, en face, la bosse du Minerai  et s'enfoncer dans le bois du même nom. On grimpe pendant un bon moment, avec le plaisir de retrouver des chemins sympas et l'on débouche presqu'en haut de la côte des Grandes Herbes, une route dont les deux ou trois lacets nous faisaient nous imaginer autrefois, mon frangin et moi, qu'on escaladait un col du Tour de France, au moins. On s'y affrontait, façon Anquetil et Poulidor dans le Puy de Dôme…

Délice d'une petite descente, suivie d'un bon  coup-de-cul, encore et l'on glisse doucement vers Villiers et son château et, donc, le ravito ! Enfin ! C'est vrai que nos estomacs l'ont pas mal attendu  et que les derniers kilomètres en ont été d'autant plus durs.

On profite donc du moment, de l'abri ensoleillé au pied des murailles, près d'une mare pittoresque. On admire les toitures dont on a suivi la réfection, au cours des années précédentes, chaque début janvier. Petite visite dans la cour intérieure pour admirer une tourelle octogonale et une belle arche. Ça a bien l'air d'une authentique ancienne forteresse…

 

Comme nous repartons se pointe Michel-Pieds-nus, et notre groupe se scinde un peu. Avec Michel-Léopold, nous attendons Pieds-Nus qui s'est sustenté juste le temps d'une photo ! Les autres sont partis un peu devant sur le chemin qui suit le talweg d'un vallon bien sympa, en montant, doucement d'abord, puis un peu plus sérieusement dans la forêt. Quelques gymnastiques pour passer dessus, ou dessous, ou autour d'arbres abattus sans doute lors des coups de vent de cet hiver. On a quitté les chemins connus et l'on suit une « Pilou's trail » pur sucre, avec le vrai plaisir de la découverte : jamais passé par ici ! Je me repère vaguement, selon la direction générale et en fonction des routes traversées, mais je me demande quand même où on est exactement. Un chemin légèrement descendant, à l'orée du bois, baigné de soleil. Régal. Fait du bien de le retrouver celui-là, parce qu'en sous-bois, faisait parfois un peu frisquet, malgré un parcours parfois exigeant.

Bon alors, on est où, là en sortant ? Ce hameau… Les Pénissiaux ! J'en connaissais surtout les quelques maisons plus bas, au bord de la route, vers laquelle on descend, pour prendre, juste avant, ce chemin, souventes fois parcouru, qui longe la Talvanne et qui peut mener, direct, à Donzy.

Mais le Pilou nous a encore réservé un dernier épisode : on quitte le val de la Talvanne pour prendre la direction de Cessy-les-Bois. Avec Actif, on regarde autour : ben oui, pour quitter le vallon qu'on vient de prendre, il n'y aura pas d'autre solution que grimper, nécessairement. Justement, on vire à droite et ça s'élève d'un coup. Hue donc ! Michel (Léopold) évoque les grimpettes qui nous attendent en Juillet entre Clermont-Ferrand et Sète, et que j'ai franchies, il y a douze ans : « Ça grimpe comme ça ? »…Ben ouais, mais plus longtemps, mon Michel ! Lui qui bosse depuis une quinzaine sur les réservations aux étapes, faut pas quand même que je le décourage !

 

On traverse encore la forêt dans un coin inconnu. C'est varié, parfois délicat et technique : roins, branches de sapins jonchant le sol (et encore, le Pilou, il s'est coltiné d'en ramasser plein avec ses petites papattes !). Et puis, soudain, on débouche sur les ruines de l'Épau ! Attends, j'ai pas dit l'E.P.O ! Tu fais une fixation, c'est pas possible ! Moi, je suis en plein choc émotionnel, successif à l'arrivée sur ces ruines d'une ancienne abbaye cistercienne, au-dessus de la Talvanne, et toi, tu divagues… C'est vrai que le nom du lieu prêterait (et même prêtre-rait en l'occurrence) à des jeux de mots laids : genre « on a l'Épau d'arriver là », « il ne faut pas vendre l'Épau de l'ours » et j'en passe des bien pires !

Bon ? Je te refais une séquence souvenirs ? Dans mon enfance (te dire s'il y a longtemps !) ces ruines émergeaient à peine de la broussaille, romantiques, tu peux pas plus … Alors tu parles ! Et plus, elles figuraient sur l'étiquette des coulommiers qu'on fabriquait (si ! si !) à la laiterie de Couloutre... Bon j'arrête là... Ben, justement, oui, je m'arrête, je prends le temps de quelques photos, de m'avancer un peu près des vieilles murailles  et de lire  un petit historique que le proprio actuel a sympathiquement disposé près d'un cubi de rafraîchissement, avec un petit mot d'encouragement. Il faut dire que le chemin et le lieu sont privés et ouverts spécialement pour nous aujourd'hui ! Démerde, le Pilou, non ? En tout cas, il m'a fait là un chouette cadeau !

 

On rejoint vite le chemin du bord de Talvanne et l'on  regagne vite Donzy. Quarante-six kilomètres et 500 m de D+  à bonne allure.

On discute de tout ça autour du pot largement offert. Lots à chacun, ça va de la casquette à la sacoche et passant par un tablier des plus seyants pour Actif-Michel (voir son blog:  http://michel120254.skyrock.com/)

Rendez-vous le 5 avril chez les Frapadingues pour la Rando des Beignets à Annay (58). On en reparlera, c'est indispensable. Mais avant ? La semaine prochaine ?  Alors que ces derniers dimanches, il fallait se partager et hésiter entre deux randos (Les Aix et Argent, Bouhy et Henrichemont, Donzy et Tracy) Voilà que le 29 il n'y a rien… Malin !

Enfin, si: les « Castors Furieux » de Pouilly font un circuit pour les Parcours du Cœur au départ de la Maison de la Loire, un petit 21 km, mais on est en terres connues et l'on pourra allonger la sauce sur place. On se dit là-bas ? Ou alors cherche dans ton coin, il y a peut-être aussi un « Parcours du Cœur ». Romain m'a signalé quelque chose au-delà de Bourges, dans l'Indre, mais je n'en sais pas plus ; il y a aussi une rando à St Jean de Braye (45). Loin pour moi, tout ça ( !) Bref, au p'tit bonheur la chance… Bonne semaine !

 

lundi 09 février 2009, a 10:02
Les Cot’hauts Sancerrois
 

 

Il y a des matins de rando où tu retiens ton souffle avant de monter sur le pèse-personne et où, un peu plus tard, tu regardes à deux fois le niveau de remplissage du Camel : ne pas trop en mettre dedans, surtout, parce que, tout ça, tes kilos superflus et ton chargement, il va falloir le hisser en haut des coteaux. Or, justement, aujourd'hui, il y a quelques côtes au menu, puisqu'on va à St Satur pour la "Rando des Coteaux Sancerrois". Il y a, comme ça dans l'année, quelques randos « physiques », pas énormément il faut bien le dire et j'en connais quelques-uns, des cadors du VTT (et d'autres moins cadors), qu'adorent pas trop ce type d'efforts et qui évitent soigneusement de venir en particulier à St Satur. Aujourd'hui, en plus ils auront une bonne excuse, au moins, car il a fait un temps assez pourri hier, avec un peu de neige et, ce matin un risque assez conséquent de verglas. On a eu connu ça, déjà, en cette occasion, et je me souviens d'un pont de St Thibault que j'ai traversé, au pas, en voiture derrière celle du Grand Jean-Pierre qui n'en menait pas large.

 C'est presque ça aujourd'hui, avec un joli coup d'œil, en arrivant, sur Sancerre et les collines qui dominent la Loire, joliment poudrées de blanc. Manque juste un petit rayon de soleil, car la brume du matin est venue boucher un peu l'horizon.

 

On commence par se fourvoyer, car le rendez-vous s'est déplacé de quelques centaines de mètres, à la nouvelle salle culturelle toute flac et dont on va bien dégeulasser  le nouveau carrelage en fin de matinée. Curieux mais bon.

Je me pointe pas trop tard, pour profiter de l'arrivée des autres mais Anne et Actif-Michel m'ont précédé : doivent être en manque, vu qu'ils n'ont pas roulé depuis trois dimanches ! Équipement « hiver » d'autor  et petit café chaud, merci, en saluant les copains : les locaux sont là, mais l'ECC n'est représentée que par Michel-Léopold de St Martin, qui sera d'ailleurs récompensé pour son mérite d'avoir bravé les kilomètres verglacés.

Actif-Michel et Anne ont déjà dropé devant et, en compagnie d'Œil de Lynx de Gien-Relax (sont deux avec le Claude, faudrait prendre un peu de risques les gars !!!), avec Léopold, on les rejoint au moment où, après le petit échauffement bienvenu dans le plat du Val, on arrive à Ménétréol, puisqu'on tourne cette année dans le sens des aiguilles d'une montre. En face : l'Orme au Loup, c'est là que ça devient sérieux. Première grimpette, dans le village d'abord puis au-dessus, bien sûr. Le sol est gelé et les crampons s'accrochent, si bien que cette première difficulté se grimpe assez cool, et c'est peut-être bien la première fois que je reste sur le plateau médian pour le raidillon final.

 

On commence déjà à croiser des marcheurs qui font le parcours dans l'autre sens, aussi je me méfie et jette un coup d'œil en contrebas quand il s'agit de se lancer dans la descente qui ramène au pied de Sancerre : on la connaît bien, elle est assez large et saine et l'on peut se lâcher, en faisant gaffe toutefois, tout en bas, au virage dans la caillasse avant de devoir tourner ensuite à angle droit .

On est bien lancés : pas de marcheurs à croiser. Roule ! On passe sans Pb une grille d'évacuation de l'eau de ruissellement nouvellement installée. Plus bas, une vététiste à doubler… je vise le côté gauche où elle a laissé de la place, quand, bien sûr elle s'y déporte au moment où j'arrive à sa hauteur, à moi la caillasse du bord de la vigne! Un peu chaud, mais c'est passé juste ! Le dernier virage, les petits cailloux, des marcheurs qui s'écartent, apeurés, à droite et à gauche, comme des poules. Tourner à gauche... eh ? c'est une impression ou quoi ? J'aurais bien freiné trop léger…

 

Premier ravito, premières gorgées de vin chaud…p'têt pas malin ça …Mais il faut bien se remettre, car on vient de se rendre compte (le panneau était à l'envers) que nous venons de traverser un territoire de chasse en cours… carrément !

Montée à Sancerre par la route, puis on bascule sur la Mignonne, sans trop se lâcher car, tout de même, il y a pas mal de neige, surtout au début… mais ensuite, banzaï!!! Sur ma lancée, je manque encore d'emplafonner Anne qui, elle aussi, fait un écart pour prendre une trace.

 

C'te fois-ci c'est tout à gauche : on attaque la côte qui mène à Amigny : départ très raide, puis ça s'adoucit progressivement pour finir sur le plat, à l'entrée du village. Là, il faut s'employer sérieux. Bon, le vin chaud n'ayant pas fait de ravages, j'escalade sans encombre cette deuxième difficulté, bien que, sur le haut, le chemin se soit couvert de glace. Pas facile : pas de mouvement brusque, bien rester le corps à l'aplomb du cadre. J'ai droit tout de même à un petit écart imprévu ! Je m'arrête attendre les côpains (pas le Eric qui, lui, caracole devant !). Le paysage est splendide : photo...C'est marrant de réaliser que le chemin qui, là-bas, monte au-dessus d'Amigny par une trouée entre les arbres, évoque aujourdhui une piste de descente de ski tracée dans la forêt!.. Mon séjour dans les Alpes n'est encore pas bien loin!...

On gagne, un peu prudemment, le bas de la côte sur la dorsale entre Amigny et Chavignol (tu me suis oui ? C'est toujours le même parcours, dans un sens, ou dans l'autre !). Ça glisse parfois sérieux et j'ai encore failli percuter une fille à VTT qui s'est brusquement mise en travers, décidément !!!

Bon, eh bien maintenant, à nous cette troisième grimpette.Pas bien facile habituellement, car, outre qu'elle est assez pentue, elle est recouverte de gravasse  et il faut y choisir son passage. J'y ai souventes fois eu des Pb d'adhérence. Aujourd'hui aussi, mais pas pour les mêmes raisons, tu devines !

 Avant de plonger sur Chavignolet, à droite, on roule carrément dans la neige. Descente un peu prudente puis on remonte le fond du vallon. On oublie souvent ce chemin dans les difficultés, peut être parce qu'il est dans un fond, pourtant il grimpe pas mal et là, avec la neige, c'en devient vite casse-pieds de le remonter, si bien que j'y mets un instant pied à terre, tant j'en ai marre de mouliner en cherchant, avec difficulté, adhérence et passage. Je me remets en selle un bout, mais, de toute façon, le raidillon à droite qui remonte au-dessus de Chavignol est imprenable dans sa première partie. Déjà dans de bonnes conditions, c'est  saqué, mais là... 

Je passe quand même le haut sur le spad et j'enquille le sentier entre les arbres bas : choc esthétique ! La neige est restée sur les branches des fourrés, c'est splendide ! De même que le vallon de Chavignol en dessous.

On gagne Verdigny, ravito chez Prieur qui nettoie gentiment les vélos au jet: la classe !

Derechef vin chaud ? Bon, mais juste un peu, hein ? Il ne reste plus beaucoup à grimper, je crois…Quoique, s'il leur prenait fantaisie de nous faire remonter le chemin des Blanchisseuses, hein ? Ça nous ferait drôle, non ?

Mais pas de fantaisie, on suit le parcours classique (ouf !). Faut quand même remonter le bois de Charnes…De là, on descend dans les vignes : zou ! Attention, prendre là-bas à mi-pente à gauche... EH, c'est quoi, ça ? Je freine à bloc et ne ralentis guère !!! Comment s'arrêter ? Tout droit ? Je prendrais encore de la vitesse ! Je tente la bifurcation à gauche, en allant m'appuyer sur une espèce de talus qui m'empêche d'aller dans les rangs de vigne. Ça marche. Ouf ! Va falloir éclaircir la question. Purger le circuit freins ? Sinon c'est quoi ?

 

Nouvel arrêt près de l'ancienne gare (sans prendre de vin chaud.. quoique… Si on nous poussait…) puis petit passage dans les vignes avant de plonger vers le golf.Le coin, qui dégage une belle vue sur le Val et Sancerre de profil, est joli mais assez galère à traverser, car on est en fin de matinée : glace et neige ont fondu dans le secteur et ça patte un peu mon n'veu ! Pour extraire les roues de la gadoue faut un brin tirer sur la chaîne !

On retrouve le chemin gravillonné de la « Loire à vélo », le long du canal. Bof ! Eric appuie un peu, et nous on essaie de suivre sa roue, comme on peut, avec ce gravier qui freine !

Il n'est pas bien tard : c'est vrai qu'on n'a fait que trente bornes mais quand même 600m de D+, bon, le tour de Sancerre, c'est pas le Tour du Mt Blanc, mais quand même…

 

Lavage de vélos, boudin, récompenses et apéro… Sympa, même si on se sent plus à l'étroit dans le hall d'entrée de cette nouvelle salle que dans l'ancienne. La nouvelle équipe a cherché à continuer dans la tradition avec un souci d'améliorer l'organisation. Pas mal.

 

Et dimanche prochain ? Que tu me demandes… Il y a Fourchambault.Le coin est sympa, avec les hauteurs de Garchizy et de Pougues en toile de fond, si tu vois ce que je veux dire…Quoi, c'est loin ? Bof, une demi-heure de Cosne et avec l'autoroute gratos, et puis moi, quand je vais à Vieilles maisons ou Chalette, c'est quoi ?

Bon allez, bonne semaine à tous !

mardi 03 février 2009, a 10:46
Des Crêpes glacées
 

 

Je ne sais pas si tu connais l'origine du mot « Chandeleur » (ça vient de « candela », la chandelle)   mais ce matin, il résonne comme mon réveil qui me CHANTE  L'HEURE de me lever !  Et, crois- moi, même si je suis revenu dans l'après-midi d'hier de mon épisode ski, (dont au sujet duquel je t'ai côsé dans l'article précédent), j'ai un bon passif de fatigue qui fait que le réveil est un poco duraille, je te dis, moi !

Car c'est la Chandeleur avant l'heure, aujourd'hui (en fait c'est demain), puisque c'est la  « Rando des Crêpes » chez les copains d'Ouzouër-sur-Trézée, et la Rando des Crêpes, c'est un truc auquel on se doit d'être fidèle. Je me demande de quand elle date cette rando, mais j'ai l'impression de l'avoir toujours faite. Ce doit être une des plus anciennes organisations de la région. Faudra demander à Pascal. C'est  toujours une organisation nickel, et, même si on patauge parfois dans la bouillasse, on se régale toujours, sur le plan VTT et puis z'aussi sur le plan gustatif, avec la quantité incroyable de crêpes qui sont préparées ce jour-là par une armada de cuisiniers et nières.

 

Mais en attendant d'en arriver là, faut déjà le mériter. Il pince ce matin, et pas qu'un peu ; pourtant il ne fait guère que moins 4, mais, alors que j'ai pris des moins 10 toute la semaine dernière sans trop le sentir, j'ai l'impression d'avoir plus froid. Zarbi, non ? Pourtant l'équipement est adapté dans les deux cas, alors ?

 

Z'ont du succès les Ouzouër's Boys : il y a des voitures partout et je me gare à perpète. Le froid a peut-être, paradoxalement, attiré du monde : pardi ! Les chemins seront durs (sinon secs) et donc agréables, aussi bien pour les marcheurs que pour les randonneurs à roues.

Dans la salle d'accueil, je retrouve tous les copains du coin : ECC, Gien-Relax en nombre et une bonne harde de Marsus des Frapadingues. Tout de même, il manque quelques têtes. Actif-Michel et Anne, rentrés tard hier soir, en sont encore à rêver des bosses où je les ai parfois entraînés. Bossez, bossez, il en restera toujours quelque chose !

 

Il fait bon dans cette salle, et pas seulement à cause de l'ambiance amicale : là-bas, derrière une batterie de cuisinières, on s'active sérieux : on se relaie pour préparer les fameuses crêpes que tout le monde attend. Tiens-toi bien, ils vont en cuisiner plus de 2500 !!! T'entends un peu ? Toi qui a, hier soir, manié la queue (de la poêle) pour (faire) sauter quelques belles (crêpes) blondes, tu te rends compte un peu de la performance ?

À peine de temps de s'en passer déjà une derrière la cravate, de compatir un instant devant l'articulation plus que fêlée du Sunn de Tom' que déjà mes compères Michel, Maurice and C° sont  en haut de la côte du village. Eh ?!!! Ouf ! ouf ! Me faut déjà bourrer, à froid, pour les rejoindre. Mes p'tits globules tout neufs ont peine à suffire !

 On revient vite vers le canal que l'on longe en allant vers Briare (alors que nous pensions tous partir vers les étangs, encore utile, pardon, encore eût-il  fallu repérer les flèches du sens de rotation sur la carte !!!). C'est décidément parti assez vite et mes gambettes qui faisaient plus les amortisseurs que les manivelles, ces temps derniers, ont un peu de mal à se remettre à leur boulot de vététistes. Mais le profil est facile. Briare, premier ravito et deuxième crêpe, puis sentier du bord de Loire jusqu'à Gien. C'est quasiment notre pré-carré et l'on enchaîne sans, parfois à tort, regarder le fléchage. Évidemment, plus on approche de Gien, plus on sait que la grimpette qui nous ramène sur le dessus sera sévère. Effectivement, on se paye le fameux petit coup-de-cul que l'on connaît bien, un peu avant l'entrée de Gien. Ça réchauffe le bonhomme, remarque, et ce n'est pas plus mal : il gèle toujours et l'on ne s'en plaint pas vraiment car, grâce à ça, les chemins sont plus durs que s'ils étaient secs, ce qui ne manque pas de poser problème aussi: pas toujours facile de ne pas se trouver coincé dans un roin durci, ou d'éviter à la roue avant de ne pas avoir de problème d'aiguillage entre toutes les traces. Pas pire qu'en été, vas-tu me dire ? Et ben pas vraiment, parce que, à cette époque-ci, les tracteurs et autres engins à bricole (euh… agricoles, plutôt) creusent des ornières assez profondes dans la boue qui se trouve ensuite « brutalement » durcie par le gel, alors qu' il y a peu d'ornières en été, vu ? D'où un autre problème auquel on est confrontés : les pédales accrochent à gauche et à droite, dès que l'on est, justement, enfoncé dans une ornière, ou seulement dans une trace un peu profonde, et comme les bords sont durs, ça fait drôlement sauter le vélo parfois !

 

Au fil du chemin, des arrêts parfois, ou aux ravitaillements, on retrouve les uns et les autres. Il y a du monde, je t'ai dit : on a toujours quelqu'un en vue sur le chemin, que ce soit devant ou derrière, signe que, même sur le grand parcours (et surtout sur celui-là, nous dira le président Pascal, au retour) il y a une belle affluence. Pas de crêpes au deuxième ravito, je me souviens pourtant d'un barnum au bord de l'étang de la Grand-rue, où les gars avaient carrément transporté des gazinières pour préparer les crêpes, impressionnant crois-moi !

Pas trop de difficultés sur le parcours, un peu de vent de face quelquefois, pas bien chaud, un ou deux passages légèrement humides parce qu'à l'abri, deux ou trois fondrières remplies de glace qu'il nous faut contourner, mais rien de méchant. Qu'est-ce que ça aurait été par un temps doux et pluvieux !

On aborde soudain un curieux passage : on est le long d'une rigole d'alimentation de canal, bien en contrebas et il nous faut passer sur le bord, entre les arbres à gauche et la pente bétonnée à droite, avec le plus souvent, tout juste la place pour le passage des roues. ! Heureusement que ce n'est pas glissant ! Ça aurait été passage impossible sinon. Risqué, mais, bien sûr, amusant… même si c'est un peu long.

 

On a gagné, pour finir, le secteur des étangs et l'on retrouve aussi les canaux avec leurs biefs, leurs passerelles à balancier si pittoresques. C'est de nouveau plus roulant et rapidement on aperçoit la flèche de l'église d'Ouzouër.

Dans la salle, c'est vraiment bondé et il faut jouer des coudes. Entre les crêpes d'un côté, le cidre et/ou l'apéro de l'autre, le parcours est, là aussi, très technique ! Tu parles que personne n'est pressé ! Mais c'est vraiment sympa. Du coup on s'attarde un peu aussi.

 

Bon, dimanche prochain ? Autre menu, qui n'aura rien d'une crêpe, puisqu'il ne sera pas vraiment plat ! C'est « Les Coteaux du Sancerrois » à St Satur. On donne là dans le consistant. Pas bien long, mais on risque d'y passer du temps quand même. Un conseil : vérifie bien, avant de venir, que la chaîne passe correctement sur le petit plateau, ça vaut mieux !

mardi 20 janvier 2009, a 00:29
Rand’eau chez M’eau-rice et M’eau-nique
 

 

Toute la semaine, les bulletins météo ont été formels : dimanche pluvieux (plus vieux que la semaine dernière en tout cas, sûr !), et pis tu pouvais regarder toutes les chaînes, les radios etc... U-na-ni-mi-té ! Avec, parfois, un petit commentaire pour te tourner le canon de soixante-quinze dans la plaie, du genre : « Précipitations SOUTENUES » ou, variante, « Pluies ABONDANTES »…Tout juste, au dernier moment, des cartes avec un léger mieux, possible… l'après-midi !

Alors te dire qu'au lever, je mets un moment avant de me décider à ouvrir les volets...  Déjà que j'entends le vent qui tourne autour de la maison, en ronflant… Aussi : surprise quand je mets le nez à l'extérieur : pas de pluie du tout et c'est même assez sec, signe que peut-être, il n'a PAS ENCORE plu !  Et, of course, lorsque, un peu plus tard, je monte en voiture, c'est pour actionner les essuie-glaces !  Car cette fois-ci, ça a l'air de s'y mettre sérieux.

 Fait rien, Rogntidiou ! J'y vas !

 D'abord on est invité pour une rando (j'ose pas dire une S.E.C, vu le temps) que les VTTistes de l'ECCOnflAns organisent pour les autres cyclos du club. Et c'est chez Maurice, à Nogent, que ça se passe. Alors… J'ai su au dernier moment que la Rando de la St Vincent, à Neuvy/Loire, c'était ce dimanche-ci et non le prochain. Flûte ! C'est toujours sympa, cette rando pédestre qui nous accepte fort aimablement, et où l'on a l'habitude de se regrouper pour allonger un peu les circuits prévus pour les marcheurs par une boucle supplémentaire, que nous concoctent en général les  « Frapadingues ». Dommage qu'on n'ait pas pu synchroniser ça un peu mieux !

Et Actif-Michel et Anne ? Se seront lancés de ce temps ? Pas eu de coup de bigo ce matin mais pas besoin, je n'ai pas atteint Bonny qu'un appel de phares, à travers le rideau de pluie, me renseigne : ils sont juste derrière moi !  Quel timing !

Même chose quand on arrive chez Maurice et Monique : en cinq minutes, tout le monde est arrivé ! On s'engouffre dans un sous-sol visiblement conçu pour accueillir du monde : la table est dressée : gâteaux, sucreries, tasses, verres, café, jus de fruits… Ça c'est de l'accueil ! En pas longtemps, on a fait connaissance avec les têtes peu ou pas encore connues et l'ambiance est au top…On en oublierait bien l'extérieur. Mais bon, on n'est pas venu QUE pour être autour de la table : on met le nez dehors pour constater que la chaleur de l'ambiance à dû conjurer le sort : il ne pleut plus ! On sort tout de même l'équipement ad hoc, photo et go !

 

Oui, bon, ça pleuvaille un p'tit chouille, mais rien de méchant. Nous voilà partis sur les chemins qui longent l'arboretum des Barres : Maurice nous a déjà emmenés par là et c'est sûr que, malgré la flotte, on y roulera sans trop avoir maille à partir avec la boue. D'ailleurs l'allure est vite bonne, malgré un vent que l'on sent même entre les arbres, et le groupe s'étire au gré des conversations ou des niveaux de forme. Histoire de regrouper, on fait un arrêt où certains se risquent à se débarrasser de l'imper ! Audacieux, non ? D'accord, même s'il ne tombe plus rien depuis cinq minutes et qu'on a aperçu un semblant de ciel bleu entre deux nuées tout à l'heure, il faut être d'un optimisme assez démesuré, je trouve, mais bon.

Ça ne rate pas ! Peu à peu, mine de rien, la pluie reprend. On fait un peu semblant de ne pas s'en soucier et de la traiter par le mépris, tout occupés qu'on est à admirer des chevreuils : deux ici, trois plus loin, un autre encore qui réapparaît un peu plus loin.

Vexée de notre attitude, la pluie y va maintenant avec la grosse artillerie ! Des gouttes, mon vieux, grosses comme ça ! Et serrées, avec ça ! Et froides en plus ! Le vent a redoublé aussi et comme on est en plein à découvert, à travers champs, on en profite un max ! Dos voûté, sous l'averse et les rafales, chacun a le nez dans le guidon, l'eau ruisselle à travers les ouvertures du casque coule sur le front, derrière les lunettes embuées, dégouline de la visière, imprègne les gants, le cuissard, les chaussures. Pour résister au vent latéral, on prend de l'angle avec le vélo, si bien qu'il arrive que l'on en perd un peu d'accroche latérale sur le chemin détrempé ! Même pas la niaque pour aller chercher un vague abri derrière un autre. On n'a pas même fait groupe pour lutter. Nous sommes plus ou moins égrenés au long du chemin où  chacun, vague silhouette grise au milieu du gris, nez sur les pédales, s'attache à lutter contre les éléments et tenter de progresser. Un tour de manivelles, puis un autre. On rêve de s'arrêter? Idiot. Cela ne stopperait pas la pluie que le vent, parfois, te fait même entrer dans les oreilles ! Il FAUT avancer. Certains s'essaient à discuter, pour tromper la difficulté. Mais je crois qu'on guette tous l'arrivée près d'une maison, d'une grange, d'un hameau où l'on pourrait souffler dans un abri, aussi précaire soit-il.

Un peu après un panneau indiquant « Les maisons sèches »(!!!) on traverse un petit hameau : dès qu'on a pu, on a tourné à droite pour s'arrêter derrière le mur d'une maison, à l'abri du vent et donc, un peu, de la pluie. Les autres passent tout droit : c'te blague ! À cinquante mètres, il y a un beau et grand hangar. Quel superbe refuge, où, de plus, nous attend un ravito comme on n'en a pas souvent pour des randos officielles !

 

Le moral est bien revenu. Mais bon, on ne va pas non plus passer le reste de la matinée là. D'autant pLus que, bien sûr, en s'arrêtant un peu longtemps, on prendrait bien un peu froid. Maurice et Christian, les deux locaux, se sont concertés : on va rentrer au plus court, car, même s'il pleut avec moins de violence que tout à l'heure, ça ne s'est quand même pas arrêté.

Alors on « prend la route en long », comme disait mon papa à moi. Un petit détour quand même pour passer par le site de direction de l'arboretum (intéressant !) et l'on rallie Nogent. Trempés des pieds à la tête, on n'a plus qu'une idée : être au sec ! On a investi tous les abris, garages et autres, de chez Maurice pour tâcher de se changer. Un p'tit coup au vélo et hop, on retrouve la chaleur du sous-sol de Maurice et Monique où nous attend, derechef, une table largement servie.Les bouteilles passent de main en main, les « clings » sonnent de verre en verre et les discussions vont bon train : on évoque, une autre histoire d'eau, évidemment, la Rando des Gués, pour laquelle, malicieusement, Michel-Léopold, enveloppé dans un peignoir d'un bleu tendre  particulièrement seyant, semble prêt ! Les verres se vidant facilement, on en arrive à lancer les paris les plus fous, ainsi Pierre se dit partant pour la « Forestière »… s'il perd 20 kg d'ici là ! Aussitôt un pèse-personne est apporté pour bien mesurer l'enjeu, séance tenante! Belle gageure …À suivre !

 

L'heure a vite tourné et l'on songe à regagner nos pénates, même si Maurice  propose maintenant de prolonger par un repas à la bonne franquette. Tentant, Maurice, bien sûr, on est si bien ici. D'ailleurs, décidément, il semble que notre amicale réunion ait le don de chasser les nuages, car, alors que nous regagnons nos voitures, la pluie a vraiment cessé et c'est maintenant le ciel bleu qui nous accompagne et même le soleil. Mais ça, nous l'avions déjà dans la tête et le cœur !

 

Pour trouver une rando organisée, dimanche prochain, il faudrait aller jusqu'à St Cyr-en-Val. Ou attendre, bien sûr, la « Rando des Crêpes » des amis d'Ouzouër sur Trézée, le 1er Février. Pour ma part, je vais, entre-temps, passer une semaine à la montagne. Avec des vététistes, bien sûr, mais pas nécessaire, je crois, d'emporter le vélo sur ce coup-là !

mardi 13 janvier 2009, a 00:42
Ménestreau : on en vœux !
 

 

En regardant l'ami Gérard, organisateur en chef de la rando de Ménestreau, tu sais la « Rando des gâteaux de riz et de semoule » (rien que ça !), qui, encagoulé et empanaché de buée, attend les voitures des participants, et leur indique parfois leur place en disant : « Là-bas, comme d'habitude ! », je me fais la réflexion que ce rendez-vous n'est vraiment pas ordinaire.

C'est vrai qu'aujourd'hui, un peu plus que d'habitude, on peut dire que c'est celui des mordus !  Des mordus de froid, oui, d'abord, parce que la température, dehors, c'est l'ordre de moins 8 ou moins 9… dans ces cas-là, on se dit qu'on trouvera des coins à moins dix, possible non ? Pour moi c'est mon maximum à VTT (ou plutôt minimum, non ? La langue française a de ces pièges !). Donc, seuls les mordus sont sortis. Et on s'équipe plutôt dans la voiture, à l'abri, ne pointant le nez dehors que pour saluer les autres tordus (tiens, il n'y a qu'une lettre de différence avec mordus, comme quoi, c'est voisin, non ?) et leur souhaiter la Bonne Année. La « boune an-née » qu'on disait justement dans ce pays, au temps jadis. Car je suis quasiment du coin, je te l'ai déjà moult fois  raconté. Tu vois le clocher qui dépasse là, derrière le coteau ? C'est Mon clocher, mon vieux, celui de Couloutre ! C'est à deux trois kilomètres, même pas, un tout petit village que j'ai traversé au pas tout à l'heure en arrivant, en mettant un nom à chaque maison… Le nom de ceux qui les habitaient autrefois, et quelquefois encore, même si la plupart sont fermées maintenant. Ma maison à moi c'était l'école, juste au pied du clocher qui me donnait l'heure la nuit. Une quinzaine d'années, j'y ai passé, mais quinze années qui comptent plus que trente dans une existence, je pense.

 Contrairement aux recommandations que j'ai données aux copains, j'ai, malgré les forts risques de verglas, suivi la toute petite route qui montait derrière chez moi, à la lisière du bois,  là où ce que j'ai fait (entre autres choses) du VTT, sur mon  «Alcyon » bleu (déjà !), bien avant qu'on ait donné un nom à cette pratique. Un pèlerinage, que je fais, un peu, tu vois.

Ben, justement, pèlerinage, ça tombe bien puisque Ménestreau, ça vient de « monasterium », tu me vois venir ? Rigolo d'ailleurs car la colline au-dessus, s'est quelquefois appelée « minaret », ou "minarai", corruption de minerai, évidemment, qu'on trouve aussi comme nom, car on extrayait du fer dans la région … dans l'temps !

 

 

Bon, alors, c'te rando ?

J'y viens. Mais, que veux-tu, le temps de s'équiper, de retrouver les copains, de remarquer que certains ne sont pas venus, de boire un caoua près du poêle…  Enfin, ça permet d'avoir pilepoil le soleil qui passe le haut du premier coteau, auquel on s'attaque juste en partant. Une petite montée pas trop méchante, entre deux champs enneigés, mais qui te fait vite fumer du bec comme une loco et qui t'offre l'avantage de réchauffer l'dedans, pire (et mieux) que la goutte du père Marlot, tu vois, au café du milieu du bourg…

On s'engage dans la forêt, en continuant de monter, qu'à force d'à force, notre groupe s'écrème sérieux. C'est vrai qu'on se demande un peu tous où l'on en est de la forme, après souvent une quinzaine de jours un peu costauds, côté flacons et fourchette. Qu'un certain Michel de St Martin (car tourte la bande de l'ECConflAns, ou presque, a fait le déplacement, je sais pas si tu te rends compte !), oui, donc que le Michel, il a même continué les abus hier encore (qui était d'ailleurs ce matin, au final) et donc… semble avoir du mal à trouver tout de suite le rythme. Par contre, je suis tout surpris de me sentir pas trop mal, parce que ces derniers temps, j'ai plus travaillé la descente que la montée, des descentes de côte, quand même, Côte Rôtie, Côtes de Blaye, tu vois le genre…

À force de grimper, on arrive de l'autre côté : c'est THE descente du jour, celle qui te mène à Villiers. C'est marrant d'ailleurs que, sur le schéma habituel, le Loulou et ses acolytes, ils ont trouvé, dans le tracé, des petites différences qui bluffent, comme s'il y avait un chemin parallèle. Enfin, toujours est-il que la descente, l'est vraiment sympa, dans les feuilles gelées, avec ce qu'il faut de côté technique pour s'amuser...  gaffe quand même aux « roins » gelés ! Le Michel s'y refait la cerise, comme de juste, et, après s'être regroupés en passant devant le château local, on se dirige vers la vallée du Nohain. Deuxième type de paysage, classique dans cette rando. Quelquefois, c'est le coin boueux et pas toujours marrant, mais aujourd'hui, le sol dur est un régal. C'est peut-être ça qui me donne la forme, j'adore ces conditions où le vélo répond bien, les roues accrochent…un délice !

 

Un p'tit coucou de loin au clocher dont au sujet duquel je te causais t'tà l'heure, un passage auprès de domaines dont les noms sonnent profond dans mes souvenirs, et puis c'en est tout de Couloutre, on n'ira pas par là… Trop compliqué paraît-il, pour des organisateurs qui ont de plus en plus de boulot administratif dans la préparation d'une rando, je ne leur en veux pas...D'ailleurs, qu'est-ce que j‘attends, moi ? J'ai qu'à prendre mon biclou et me lancer par là quand je veux, non ?

Le temps que je te raconte ça, on a gagné le ravito après avoir traversé de grands champs qui ont au moins l'avantage aujourd'hui d'être au soleil. Pause auprès du feu, avec un petit vin chaud (le sevrage, ça se fait doucement, hein, pas trop vite…) le temps aussi de réconforter Pilou qui a cassé son câble de dérailleur et roule, du coup, sur la route. Dommage pour lui, aujourd'hui, c'est un jour à être sur les chemins, vraiment. J'en profite aussi pour comprendre pourquoi mon « Camel » semblait bouché : j'ai voulu utiliser (Enfin ! car j'avais ça au fond d'un tiroir depuis un an ou deux) le tube avec valve recouvert d'isolant. Seulement je ne l'ai pas essayé avant de partir, et donc pas donné le petit coup de canif nécessaire pour ouvrir la valve. On procède au dépucelage et ça roule de nouveau.

 

Cette fois on est dans les bois du « Minerai » entre Entrains et Ménestreau, une espèce de bosse comme un dos de baleine, pas bien pentu, sauf au-dessus de Ménestreau, mais  que l'on monte et descend un certain nombre de fois. Le plus souvent, on se trouve sur des allées assez droites et on voit, là-bas, les gars qui sont devant, plus haut... Histoire de te donner le moral… Un qui ne doit pas l'avoir, c'est le Michel de St Martin. On roule tous plutôt O.K, avec Alain, Christian (qui a fait ressouder le haut du tube vertical de son cadre, pas mal !) Maurice, Actif-Michel et Anne aussi, mais notre Ocrien de St Martin, il a décidément du mal à retrouver le rythme après sa soirée d'hier… Pourtant, ce genre de truc, c'est surtout au début qu'on le sent, souvent, en roulant, la forme revient peu à peu. Ben là, on dirait plutôt l'inverse. Les montées ne sont pas méchantes mais longues et ça, ça ne passe pas.

En plus dans les derniers kilomètres montants, on a lâchement un peu appuyé,  avec Alain, grisés par le jeu de la trace que l'on cherche entre les différentes ornières gelées où l'on trouve parfois un passage carrément sur la glace (Ouf, ça tient ! Mais gaffe à la glissade !). Ou bien alors, c'est le parfum des gâteaux de riz que l'on sent déjà ?  Toujours est-il qu'on a dû laisser un peu les autres derrière. Un passage près d'une mare gelée (où j'en ai déjà vu un s'étaler) et l'on arrive au-dessus du village, on laisse une belle descente sur la gauche (dommage) pour regagner directement la salle d'accueil, où l'on s'attaque alors sérieux aux fameux desserts promis, à côté des trois « Frapadingues » qui ne donnent pas leur part aux chiens. C'est juste comme on en est au deuxième verre et à l'assiette de rab' qu'on a réussi à négocier, que se pointe l'ami Michel qu'on a bien laissé tombé ! Et de nous expliquer qu'il a fait toute la rando avec un boîtier de pédalier bien mal-en-point : du coup, on va voir : il a une drôle de touche, c'est vrai, son axe, mais surtout, pour réussir à tourner les manivelles, même à la main, faut s'employer un brin ! Eh ben, chapeau le Michel ! Tu parles d'un handicap ! Dommage qu'on n'ait pas eu de galette, car c'était lui qui méritait la couronne, en ce dimanche qui suit l'Épiphanie…(car tu sais, n'est-ce pas, que Marius et César épient Fanny !).

 

Bon, la météo annoncée n'est pas folichonne pour dimanche prochain et je n'ai rien d'autre en rayon qu'une rando en Sologne à Nouan le Fuselier, si tu te sens… Sinon, on épluche les calendriers qui sont parus pour faire le nôtre. Si tu as des infos, merci.

Et pis… Boune An-née !!!!   à toué, ta douce, le reste de la compagnie et pis… ton vélo, pardié !

dimanche 28 décembre 2008, a 20:05
Noël et St Sylvestre : c’est l’étang des oies et des canards… cygnés Alain !
 


Actif-Michel est passé me chercher avant l'aube et nous roulons vers les Choux (plutôt Varennes-sur Truc ou machin) où nous attend Alain. Il fait encore bien noir, mais j'apprécie ce moment où nous pouvons encore profiter des décorations de Noël des rues et surtout des maisons, de part et d'autre de la route. C'est parfois un peu tape à l'œil, souvent naïf mais toujours gai. Les autres maisons en semblent d'autant plus sombres et même tristes, en comparaison, comme des maisons vides et anonymes. Il suffit d'un tout petit rien allumé pour que tout change : comme un clin d'œil de connivence, c'est sympa, enfin moi, je trouve.

On a donc un œil ébloui sur ces décors et l'autre sur le tableau de bord où le chiffre de la température extérieure tourne autour de –5° ou –6°… Pas chaud, hein ? Même si tout à l'heure le  soleil remplacera les étoiles, on le trouvera drôle en quittant la chaleur de la voiture. Michel baisse peu à peu le chauffage intérieur de deux ou trois degrés pour qu'à l'arrivée on ne subisse pas trop d'effet frigorifiant, pourtant l'habitacle semble un doux cocon, un abri préservé et moelleux : j'ai toujours bien aimé cette sensation de rouler dans la nuit bien au chaud dans une voiture ; gamin, j'essayais de ne pas m'endormir pour en profiter, je l'appréciais même quand, le lundi matin, mon père me reconduisait à l'internat, et pourtant !… Tu sais cette sensation qui te fait te recaler comme si tu voulais t'enfoncer un peu plus dans ton siège, tu vois ce que je veux dire ?

 

Timing impeccable : on retrouve aux Choux l'ami Michel qui arrive de St Martin pile à l'heure pour nous conduire jusque chez Alain. Le ciel blanchit à peine du côté de l'Est et ce n'est qu'après avoir pris un café-croissant bien agréable, devant l'insert surchauffé, après avoir complété et vérifié notre harnachement (multicouches de vêtements spéciaux, sachets chauffants, qui sous les pieds, qui dans les gants, etc.) que le soleil passera timidement la crête de la forêt en face la maison d'Alain. Actif-Michel est déjà le nez penché sur sa machine : l'amortisseur semble affaissé et le débattement réduit. Effet du froid ? Ça ne s'arrangera pas vraiment en roulant…

On a juste suivi un tout petit bout de route pour vite chercher le couvert de  la forêt, d'accord on ne profitera pas de la très relative petite chaleur du soleil, sans doute, mais on sera à l'abri d'un petit vent qui, par cette température, nous aurait vite glacé ! Les premiers chemins sont assez défoncés, mais, magie du gel, ils sont durs. Il faut évidemment soigner sa trajectoire, se méfier des roins qui t'enferment et font accrocher les pédales, mais quand on voit ce que les sangliers ont fait subir à certains passages, on se dit qu'il aurait été encore plus difficile de rouler par temps doux ! On évite (ou pas) les flaques gelées dont la glace craque sous le poids des vélos (et de leurs pilotes, après les agapes de Noël !). C'est tout de même très roulant dans l'ensemble, mais on roule assez pépère : pas trop envie de se geler les extrémités en créant, par la vitesse, un vent que l'on est bien content d'éviter en sous-bois. Justement, tiens, les sous-bois sont bien agréables : un vrai décor de Sologne, avec bruyères, terre sablonneuse, bouleaux et… étangs ! Question de ça on est servis, on passe d'un bord d'étang à un autre : tous sont gelés et l'on s'amuse de voir les canards, les oies et les cygnes réduits au patinage imposé. Comme en Sologne aussi, des panneaux annoncent de beaux domaines et aussi des interdictions de passage, parfois. Parfois aussi des chasses en cours… Alain et Christian jonglent avec les traces, les allées, les carrefours, nous on suit…Quelques haltes, quelques photos. Avec la matinée qui s'avance, on est vraiment bien à rouler dans un paysage pareil sous le soleil. Mais le froid persiste : aucun signe de dégel au sol (et c'est tant mieux) et dans l'air non plus d'ailleurs : un petit passage sur le bitume, où nous nous risquons à appuyer un peu (si peu) plus, a vite fait de nous geler mains et pieds. Ici et là, nous reconnaissons tel ou tel endroit, déjà traversé lors des randos organisées aux Choux, mais rien qui puisse nous repérer vraiment et l'on se retrouve devant chez Alain sans nous être rendu compte du retour.

Quelques tours de roue supplémentaires pour faire le tour du propriétaire, du petit étang en sous-bois, et l'on se retrouve acagnardés autour de la cheminée, verre en main…Gagné par la chaleur du lieu, des verres, des copains, on discute de tout et de rien, des problèmes de bris de cadre, tiens, en particulier, car figure-toi que Christian, en rangeant son vélo dans la voiture a remarqué une cassure du tube vertical au ras de la tige de selle, alors les « Vitus », ça casse aussi ? À quoi se fier ma bonne dame !

 

Il faut bien briser le moment magique : saluts, souhaits de bonne fin d'année et à plus, on ne s'éternise pas dehors. Le rendez-vous suivant est surtout pris pour Ménestreau, tu sais, je t'en ai parlé la dernière fois, n'oublie pas !  Et puis, si tes divers réveillons et repas t'ont laissé un peu de place, tu auras droit là-bas à un fameux gâteau de riz (ou de semoule) accompagné de crème anglaise ! Si Si ! Ah, tu vois, je t'ai convaincu ? M'étonne pas, un bec-fin comme toi ! Alors pas trop d'excès côté fourchette d'ici là, et tu seras top pour l'année prochaine !

mardi 23 décembre 2008, a 11:10
Rando du solstice : le jour le plus court !
 


«  T'es sûr qu'il faut qu'on y soit à 8h et quart ? Mais il va encore faire nuit ! » Actif-Michel m'avait prévenu :  le rendez-vous chez Michel à St Martin-sur-Ocre, en ce jour de solstice d'hiver, c'était un débarquement… « Le jour le plus …court ! ». Autrement dit on allait démarrer dès potron-minet. (j'aime bien cette expression, « potron-minet », faudra que je cherche d'où ça vient, tu sais, toi ?). D'ailleurs, sur la route qui même au fief ocrien du Sire de St Martin, ce sont surtout des phares que j'ai dans le rétro, impossible de savoir qu'il s'agit de la voiture d'Actif et Anne qui m'ont rejoint peu avant d'arriver.

De là à avoir besoin de mettre les gilets fluos pour entamer notre rando…faut pas exagérer, parce que avant d'enfourcher nos montures, il y a le café prévu sous l'abri des copains. Le Michel, c'est un gars qui sait recevoir : outre caoua, panetone et cake, préparés pour nous, le garçon a passé une partie de son samedi sur le vélo (bon, O.K. y'a pire comme contrainte, mais quand même !) pour vérifier l'état de certains passages où il compte nous conduire. Du pro, quoi !

Car même si c'est aujourd'hui l'hiver, pas de gel qui durcirait le sol et rendrait traversables certains bourbiers potentiels : il fait plutôt doux et on se plaindra davantage de s‘être trop couvert que de froid aux pattes, au cours de notre sortie.

On prend des nouvelles des uns et des autres copains : des gens de Gien-Relax, avec Christian, le moustachu président historique, qui a passé la main lors de l'A.G de vendredi, des « Frapadingues » aussi, qui roulent ce matin côté Berry, pour préparer la future « Rando des Beignets »

On a fini par partir à une heure encore raisonnable. On est huit en tout, les cinq de l'ECConflAns, Anne et Actif-Michel et puis mézigue. Où va-t-on rouler ? Bords de Loire ?…Mouillé, par ces temps…  Les grimpettes du côté de Châtillon ? Ou encore Outre-Loire, derrière Gien ? Entre les randos ici, les S.E.C avec Gien-Relax, les randos de St Gondon et de Châtillon, on commence un peu à connaître. Pourtant Michel va trouver, pour la deuxième fois en pas longtemps, des secteurs inconnus. D'abord il réussit à nous faire traverser un domaine privé, une ferme en plein champ, au moment où le proprio traverse la cour… hum ! Ben, la moindre des choses est de s'arrêter saluer le monsieur et lui expliquer que… Le mec est sympa et apprécie la courtoisie, dont chaque vététiste qui se respecte doit se prévaloir (en plus c'est écrit sur la charte du vététiste punaisée au mur de mon bureau, na !) et nous fait remarquer que nombre de motos n'ont pas cette attention ! Bon, ben, M'sieur, merci, on continue.

Ici et là, on va bien reconnaître un bout de route ou de chemin mais très vite, on sera de nouveau désorienté par une bifurcation inattendue. Tiens, cette traversée de bois, chouette, non ? Connaissais pas. Du coup on y reste un peu plus longtemps, car le « Lapierre » d'Actif-Michel crève pour la première fois de son existence! L'occasion d'une réparation collective, tu vois le genre : un qui passe une chambre à air, un autre qui démonte, un qui passe le chiffon pour essuyer la merdasse de ce qui reste de produit anti-crevaison, un autre la pompe, un autre (devine) qui photographie, et deux ou trois qui en profitent pour libérer le café avalé avant le départ…

On continue nos zigs et nos zags, dans le paysage local, avec, comme repère, dès que l'on peut voir un bout d'horizon, le clocher et le château de Gien, sur notre droite le plus souvent, et bien sûr le triple panache de vapeur de la centrale de Dampierre. On s'en rapproche d'ailleurs de plus en plus  au fur et à mesure que des chemins plus familiers nous ramènent vers les abords de St Gondon : Michel a tout prévu: un bout de descente nous conduit chez les poules:  elles ont les jambes longues et fines et et le derrière orné d'un bouquet de plumes d'autruches !... Normal puisque c'en sont (et Dalila?), des autruches (tu croyais quoi, toi?Hein?) Les fameuses bestioles de l'élevage local que nous avons l'habitude de saluer de nos quolibets, lors des S.E.C hivernales de Gien-Relax, mais qui sont une découverte pour Actif-Michel et Anne. On se ferait bien une petite pause-ravito, non ? Notre driver Michel nous a prévu ça en fait dans un site pittoresque, auprès d'un ancien lavoir bien retapé, en bord de rivière, à côté d'un vieux pont (photo).

On repart à travers les rues et ruelles anciennes du charmant village, une traversée touristique qui nous conduit en fait sur un parcours aménagé avec bosses, virages, creux etc… Alain est devant et s'arrête brusquement en haut de la bosse : pas possible ! Le trou derrière doit être vraiment impressionnant pour qu'il « refuse l'obstacle » ainsi ! En fait, il vient de se prendre une petite branche acérée qui s'est plantée dans sa pommette juste en dessous de l'œil gauche ! À deux centimètres près…  Portez des lunettes les gars, complément indispensable du casque !

On reste un petit moment sur le site à tourner-virer comme des gamins, qu'on est forcément, comme je te l'ai expliqué lors d'un précédent article, on prend des photos en action et puis on s'extrait pour regagner un peu pus loin la levée, direction Poilly-lès-Gien ; il fait vraiment bon  et il s'en faut de peu que l'on ne voie le soleil. On remonte vers St Martin où l'on fait un petit crochet, pour visiter le chantier de la maison d'un collègue des gars de l'ECC. Ça permet, du coup de voir nos compteurs  afficher un total de 40 km raisonnable. Il n'est pas trop tard, mais entre lavage des vélos et rinçage... des gosiers, ça nous prend une bonne heure… Faut c'qui faut, non ?

 

Un préambule, en quelque sorte aux futures agapes. Usez-en sans z ‘abuser, festoyez de belle façon, Gente compagnie, que Papa Noël vous apporte la paire de roues, le dérailleur ou la sonnette dont vous rêvez, vous nous montrerez tout ça lors de la prochaine sortie. Au niveau de « l'organisé », il faudra attendre la rando des amis de St Père, à Ménestreau (pas en Villette, mais près de Donzy, Nièvre), le 11 Janvier, je crois. Bonnes Fêtes à tous !

lundi 01 décembre 2008, a 15:56
Faire sienne la « Vetuladomussienne »
 

 

Boudiou, le bulletin météo du samedi soir ! Tu parles que, comme beaucoup d'autres, je me colle devant la carte télévisée du ciel du lendemain : là, c'est : « Restez chez vous, ne circulez qu'en cas d'extrême nécessité », le tout assorti de mots comme : risque important, niveau de vigilance, neige, verglas, brouillard et même rafales de vent (et derrière et sur les deux côtés !) tout le toutim, quoi. C'est bien simple, j'ai zappé avant que le reste de la famille ne voie ou n'entende ça de peur qu'on ne me séquestre au petit matin.

Car j'ai bien l'intention de voir de quoi il retourne en réalité ! 

 

À travers les persiennes, je ne perçois dans la nuit du petit matin (il est 5 h 30 tout juste) aucune clarté particulière, caractéristique d'une couche de neige, c'est déjà ça ! Pas de bruit de vent non plus et, lorsque je mets le nez dehors : pas de pluie ! Le sol est archi détrempé, c'est sûr, mais, bon, on a eu connu pire !

 

Les essuie-glaces ont bien balayé un peu de neige, trace d'une averse de la nuit sans doute. Si ce n'est que ça, pas bien grave. Il est tôt encore et je ne reconnais pas encore les émissions radio qui rythment mes départs du dimanche matin. J'ai prévu une heure de route…

En quittant la RN 7 à Briare, mes phares balayent des champs blancs de neige et, plus loin, à Gien, la route de Lorris, que je trouve non sans avoir un peu hésité, est, elle aussi, d'un blanc juste marqué par le passage de quelques voitures. Bon, ben… Je tente quand même de m'aventurer plus loin, vers des contrées inconnues. Je t'avoue que l'idée de faire demi-tour et de passer un coup de bigo à Michel de St Martin m'a effleuré un instant. Mais ça roule quand même sans PB, simplement j'ai levé le pied, évidemment et lorsque je découvre le petit et coquet village de « Vieilles Maisons », tout près de Lorris, il y a déjà du populo arrivé, comme quoi,  « Neige du matin… tu viens ! ». Tout près de l'accueil, je vais vite m'inscrire et signaler aux copains, que, si ! si !, je suis bien là, des fois qu'ils partent sans moi ! Car il va falloir du temps quand même pour m'équiper :  une couche, une autre, une autre encore et, surtout, protéger les pieds. La sortie de Bonny avait marqué mes chers nougats… bobo ! Alors je sors le grand jeu : crème chauffante sur mes arpions mignons, chaussettes de soie, coussinets chauffants sous l'avant-pied, chaussettes étanches, chaussures et ces damnées sur-chaussures si difficiles à enfiler. Inutile de te dire qu'avec tout ça, je n'ai pas eu le temps d'aller avaler un café, pourtant j'aurais bien aimé…Les copains piaffent, impatients de partir. Un coup d'œil circulaire : pas ou très peu de têtes connues. La distance et le temps ont rebuté les gens du « Sud ». Actif-Michel a renoncé, une rando plus une heure de route pour rentrer, dur d'être à temps à la maison…Pas eu de nouvelles des « Frapadingues », salué juste Claude de Gien-Relax, qui m'a semblé bien esseulé. Michel m'a signalé quelques Trézeéens d'Ouzouër. D'autres sont peut-être partis pour Vouzeron, ça ne devait pas être mal non plus par là. Je me demande si Jacky aura maintenu sa sortie à la journée en Forêt de Tronçais…

 

On est partis sur le parcours de 44 km. Les deux circuits de 61 et 72 km ont été annulés, sinon, tu parles !…

En fait, si j'avais été tout seul, je crois bien que je m'en serais tenu à 35 km car je sais d'expérience que des sorties dans la neige… (vois plus en arrière sur mon blog !). Mais, bon, ici, on ne dépassera pas 180m de D+… N'empêche, dis donc, que les baliseurs ont dû s'amuser : bonjour le marquage au plâtre dans la neige ! Il leur a fallu tout refaire avec un fléchage de couleur !

 

Sympa le départ, le long d'une rigole d'alimentation de canal. Ça ne roule pas trop mal, dans une neige peu épaisse qui ne freine pas trop. Il ne pleut pas, comme annoncé et l'on ne sent pas de vent, et, en plus, c'est joli ! Curieusement, malgré les conditions, on dirait qu'il y a du monde, côté participants (que des VTT, dont on nous dira plus tard que nous avons passé la centaine) et jamais on ne sera isolés sur les chemins. Évidemment, dans un décor pareil, on pense photos mais attention, poser le pied par terre (par neige plutôt) te fait repartir avec un sabot de neige qui ne décolle pas. Bonjour les PB de pédales automatiques ! Je roule ainsi quelques kilomètres sans pouvoir réussir à accrocher les miennes.

 

Canaux, écluses pittoresques, forêt, étangs… Le décor, magnifié par la neige, est superbe. On longe un étang par un single sinueux bien sympa et j'entends derrière moi un participant commenter : « On fait LA partie technique du jour ! ». Oui da ! Tu verras plus loin, mon gars ! Car, après avoir emprunté une allée forestière large et juste un peu collante où Christian et Maurice placent une mine qui m'asphyxie, on enquille une série de singles pas piqués des hannetons : arbres, zigzags, racines glissantes, cailloux, ch'tites passerelles de bois bien mouillé, tout y est. J'ai posé pied à terre pour un passage délicat qu'un gars, un vrai, un costaud, s'entête à vouloir passer sur la machine : ça ne rate pas, il dérape, se met en travers, peine à récupérer son spad. Tu parles que j'ai perdu les copains de vue dans tous ces tours et détours. D'autant que ça ne s'arrange pas, on suit maintenant une trace étroite, en surplomb au-dessus d'un fossé bien creux, c'est sinueux au possible, de temps à autre un trou risque de t'emmener dans le fossé, à gauche! Entre ça, les racines, deux trois cailloux cachés par les bruyères et le terrain quand même un peu (oh, si peu !) glissant, tu vigiles, mon vieux, tu vigiles ! (Quoi?" vigiler" c'est pas dans la langue française? Tu chipotes, je trouve, tu m'as compris, oui?  Vigiler, c'est rester en état de vigilitude, O.K?).  Et puis, tu vois, malgré la nécessaire prudence, on appuie comme des malades pour faire ce passage le plus vite possible, c'est pas radoxal, ça? Le « seul passage technique » qu'il disait t't à l'heure l'autre gars ? Et celui-là alors ? On l'avait déjà suivi lors d'une rando d'Ouzouer-sur-Loire et je rêve de revenir passer là par temps sec, ça doit être un vrai régal avec, en plus, les parfums qui doivent flotter dans ces coins-là, quand il fait bon.

Ouf, on arrive au ravito, sous une sorte de kiosque bâti dans une clairière, près d'un bon feu autour duquel il y a du monde. Ravito unique, eh oui, mais bien pourvu : on y trouve, je ne me rappelle pas avoir déjà vu ça, je crois, des yaourts et des crèmes desserts ! Le chocolat chaud et le café ont plus de succès, je pense. J'ai la surprise de retrouver là le « Pharmaton » des « Frapadingues », accompagné du Tom, sur la boucle de 44, qui arrive justement. Eh ben, la ville de Cosne est bien représentée ! Je me croyais le seul fou à m'être lancé sur les routes. Reste, qu'ils me font remarquer qu'on aimerait bien trouver des randos plus près, côté Nevers par exemple… Attends, je t'en annonce une tout à l‘heure.

 

On est repartis  à travers cette Forêt d'Orléans, dont on ne se lasse pas. Organisation nickel : pas de faille dans le balisage et bénévoles à tous les carrefours routiers, ici et là on salue même un photographe. C'est vrai que le cadre prête aux clichés, on s'en met plein les mirettes, comme avec cette vue sur un étang figé, semé de canards et d'une bonne dizaine de cygnes blancs, cygnes (signes) de neige…C'était peut-être avant le ravitaillement, je ne sais plus, mais tu ne m'en voudras pas ? On passe même à côté d'un ensemble de bâtiments modernes, isolé dans la forêt et on s'interroge: labo? Centre de recherche?... Un panneau nous renseigne: il s'agit d'un monastère ! Eh ben, on est loin de l'image médiévale de la chose !

Comme on avance dans la matinée, la neige, déjà molle  devient plus pâteuse encore. On ne rencontre pas de bourbiers infranchissables à proprement (si l'on peut dire) parler, mais tout est, au moins, fort mouillé de patouille. Dans les passages plus difficiles, on sent (et on entend) les disques et  les plaquettes se livrer à un corps à corps…usant, et sur les portions bien roulantes, l'eau boueuse jaillit des roues, empattant les lunettes et donnant aux plus rapides, donc plus arrosés, des airs de mécaniciens sur les locos d'antan. Eric, de Gien-Relax, (tiens, un deuxième !) nous salue ainsi au passage et je t'assure que j'ai eu du mal à reconnaître notre Papy Mac Cain sous la couche de boue qui lui recouvrait le visage ! Par contre on n'a pas revu notre duo de Marsus…

La traversée du camping de L'Étang des Bois (c'est ça?), désert mais pittoresque, annonce l'arrivée. Finalement on n'a pas mal roulé : il n'est pas midi. Dans la salle d'accueil, le pot nous attend avec une tombola, des coupes (et encore une, chouette, pour Maurice) et, je vois ça pour la première fois, la projection en continu sur le mur des photos de la rando prises au long du parcours ! En voilà une idée qu'elle est bonne ! La Maison des Loisirs et de la Culture sait organiser, il faudra recommander cette rando qui a lieu normalement le dernier dimanche d'octobre, je dis ça pour que tu notes.

 

On se sépare vite, il va y avoir du boulot de nettoyage à la maison ! Et déjà sur place pour être en état de remonter en voiture. On serre des louches : à la prochaine, le Dimanche 7 décembre, rendez-vous à Santranges, c'est dans le Cher au-dessus de Belleville et Léré, pas trop loin donc, et c'est pour la bonne cause (Téléthon) et puis l'an passé on s'y était régalé : c'est l'ami René qui avait tracé le parcours, un connaisseur du coin, je te garantis. Au programme 16, 30 et 50 km. Info que je viens d'avoir à la mairie. Profitez-en bien et merci de laisser le balisage pour que je puisse la faire le lundi, car je suis pris dimanche.

Je penserai bien à vous !

Et puis, pendant que j'y suis :  le 14, il y aura la Rando Agglo Noël à Montargis (20, 30, 40 km, au Vélodrome de l'âme de Montargis)

lundi 24 novembre 2008, a 23:01
Abonnés à Bonny
 

 

Premier véritable froid : ce matin, le ciel est clair, mais il a gelé. Le pare-brise est givré, il faudra faire tourner un peu le moteur avant de partir. Dans le noir du petit matin, je charge vélo et matériel avant de rentrer au chaud, choisir une tenue adaptée. Me suis pas levé tard . La force de l'habitude de ces derniers dimanches, car j'aurais pu traîner un peu plus que d'ordinaire : ce matin c'est le jour des « pommes », la Rando de Bonny sur Loire. Tant mieux, je serai sur place assez tôt et j'aurai ainsi le temps de voir les uns et les autres.

En fait, il y a déjà pas mal de monde sur place, car c'est aussi un gros rendez-vous pour les marcheurs, qui sont souvent à pied(!)d'œuvre  de bonne heure. Sur le parking improvisé, les placeurs s'affairent avec l'énergie habituelle. J'ai le bol de me voir imposer (car ça ne rigole pas ici, je te l'ai déjà raconté) une place pas trop loin et pas trop patouilleuse. Le René se gare à côté de moi, ça me permet de me tuyauter auprès de lui sur la rando du Téléthon de Santranges, qu'on avait bien appréciée l'an passé : ce serait pour le dimanche 14 Décembre… à suivre.

 

Sous le barnum, pas grand monde encore, côté VTT. De fait, c'est marrant, tous arrivent en 10 mn de temps. Pendant que je m'équipe, je vois arriver les copains de l'EC ConflAns, de Gien-Relax, des Frapadingues, d'Ouzouër/Trézée etc… C'est le fameux créneau de 8 h 15 ! Bon. Tout est O.K ? Sur-chaussures (vains dieux que c'est dur à enfiler !) veste thermique… Dès que je suis sur le vélo, l'air vif me rappelle qu'il serait bon de couvrir aussi les z'oreilles. Vite un saut à la voiture, sans traîner : c'est vrai que j'ai été content de saluer bon nombre de gens que je n'avais pas vus depuis un moment, mais comme on ne nous offre pas le café ce matin (et pourtant ça aurait été bien venu !), personne ne s'attarde beaucoup au départ. Pas de Manu en vue, il était descendu ce week-end, mais se montrait un peu circonspect hier. N'aura pas pu sortir de sous la couette, si j'en crois son téléphone éteint. Il devait être occupé aussi à négocier un séjour ski, m'est avis ! Faut c'qui faut, pas vrai ?

 

Notre petit groupe habituel s'est formé et a commencé à rouler sur un sol avantageusement gelé. La terre craque comme des gaufrettes sous les crampons tandis que nous traversons les premiers champs givrés. Sensation assez agréable, avec le soleil qui se lève derrière les brumes.  On respire l'air vif et nos conversations font de la buée au-dessus de nous. Les chemins du secteur nous sont si connus que nous avons l'impression de reprendre le même circuit  que l'an passé. Vérification faite, il n'en est rien, puisque, l'an passé, le parcours était assez différent : nous partions vers Neuvy et, de plus, nous n'avions eu droit qu'à un seul ravito sur le circuit de 45km. Si, à Bonny, on n'a plus notre compte en ravitaillement, ça ne va plus, car, justement, c'est un des attraits de cette organisation ! D'ailleurs, c'est tellement connu que la pub est faite en partie autour de ça. Les papillons qui annoncent la rando sont barrés de la mention « Ravitaillements gastronomiques », c'est dire !

 

Je roule un moment auprès de Jacky, du VTT Nivernais : il organise, dimanche prochain, une journée de rando en Forêt de Tronçais. La Forêt est nationalement connue, ce doit être un truc à faire, cette rando ! Pour ceux que ça tente : départ de St Bonnet-de-Tronçais à 10h. Renseignements : 03 86 93 40 57. Jacky, si tu me lis, n'hésite pas à donner des précisions en commentaires de cet article.

Bon alors, j'en étais où ? On passe devant la « Collinière » cette belle demeure isolée qui semble toujours déserte et l'on gagne la voie romaine. Parcourus lors des randos de Bonny, de Neuvy, de la Rando des Beignets etc… Ces chemins nous sont si familiers que l'on peut anticiper le parcours qui va être suivi, pronostiquer l'état qui va être celui de tel ou tel passage. Les marcheurs que nous croisons annoncent par leur présence le ravito : enfin un café ! … Euh, après hésitation (du moins de moi, d'autres se sont précipités, tu parles !), je me laisse tenter par un peu de vin chaud. Ça réchauffe les doigts sur le gobelet et puis c'est pas dégueu non plus, tiens !

Pourquoi le ravito me semble-t-il moins fourni que d'habitude ? Tout est là pourtant : toasts de rillettes et saucisson, et bien sûr les (petites) parts de tartes aux pommes. Après tout, les cuisiniers(ères) bénévoles font ce qu'ils peuvent, c'est déjà pas mal ! En fait, un coup d'œil sur les tables, derrière, où attendent les réserves, m'apprend qu'il y a ce qu'il faut… Simplement, il faut savoir doser, si on veut fournir jusqu'en fin de matinée.

Car  nous donnons rendez-vous à tout à l'heure, en repartant pour une deuxième boucle. On s'est correctement restauré, on a pu se regrouper, papoter avec les copains arrivés avant ou  pendant, car on s'attarde nécessairement à ce genre de pause. On file vers Neuvy, qu'on évite pour repartir vers Annay, après un vaste gué où il est rare, sauf sur coup de frime, que beaucoup s'engagent, surtout en cette saison ! Bien sûr, on l'évite (comme un moine tibétain en méditation!!!--N'importe quoi !)  soigneusement en passant sur un petit sentier en corniche, où on ne sait pas trop ce qu'il faut le plus craindre : les barbelés à gauche ou bien l'eau glaciale en dessous ?

 Au fur et à mesure de l'avancement de la matinée, le sol s'est vite dégelé et on roule souvent sur une fine couche de boue assez liquide qui ne nous freine guère, mais commence à donner aux vélos et aux bonshommes la parure hivernale habituelle, les garde-boue constituant, il faut bien l'avouer, une protection toute relative. Petite halte au pont sur la vrille, à Annay, pour se regrouper, puis grimpette au-dessus. On a retrouvé un bon groupe des Frapadingues, que l'on suivra jusqu'à la deuxième halte-ravitaillement au château de la Chaise. Derechef petit vin chaud, on y prendrait bien goût, pardi, et honneur à la table, plus généreusement fournie cette fois-ci, comme je le supputais.

 

Il ne reste plus que quelques kilomètres et l'on file presque directement vers Bonny. Petit contournement « habituel » du côté du camping, grimpette sous les remparts et retour par le chemin toujours un peu collant qui revient par le champ au nord du bourg. Christian a accéléré et Maurice, s'est collé dans sa roue, pour le dépasser un peu plus loin. Sacré Maurice ! Alain démarre à son tour, histoire d'aller l'asticoter, mais tiens ! Le Maurice restera intouchable, devant. Cette dernière traversée a bien chargé les crampons et on sème de la terre sur le bitume des dernières centaines de mètres qui ramènent vers les vergers des Beaumonts. Vite se changer en gros, pas le temps de laver le vélo. Un petit pot pour trinquer avec les potes, deux ou trois ponctions dans le buffet d'arrivée (miam !) et je me sauve, parce qu'une répétition m'attend à Nevers à deux heures. Tu me vois me pointer comme ça ? Déjà que l'air frais respiré depuis le matin m'arrange bien la voix…

 

Va encore falloir faire un fameux chemin dimanche prochain pour trouver une rando organisée : c'est à Vielles Maisons, un (petit) peu plus loin qu'Ouzouer-sur-Loire (45). Sinon, tu connais autre chose, toi ?  Si oui, signale-le vite dans un commentaire pour que tout le monde en profite !

lundi 17 novembre 2008, a 11:47
L’Accro de L ‘ASCO
 

 

Aïe ! aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !!!!!! C'est tellement tiré par les cheveux, ce titre, que c'est à t‘arracher le scalp !  Et puis c'est vraiment usé jusqu'à la corde, le coup de la grotte ou des hommes de L'ASCO, le club sympa d'Ouzouer-sur-loire, j'aurais pu me forcer à chercher autre chose. Mais, d'un autre côté, c'est tellement tentant… et puis tu ne vas pas m'en faire une (pré)histoire (aïe ! me frappe pas !)

 

Toujours est-il quand même – je tiens à justifier mon titre, du moins en partie – qu' il y a de quoi devenir accro de cette rando « Entre Loire et Forêt » ! Même que cette année, mon Frangin, « P'tit Bill » de Germigny, a fait le voyage (il a du mérite, il est parti alors que beaucoup étaient à peine levés !) pour participer, avec femme et copains. Une sorte de voyage d'étude: z'étaient donc une petite brochette de délégués de la « Germignoise », venus étudier ce qui se fait un peu plus loin sur le bord de la Loire, sur le plan organisation et là, ils étaient venus frapper à la bonne porte vu que, justement, les hommes de L'ASCO sont des pros.

 

J'ai même réussi à être à l'heure et l'on partirait presque dans l'étang … qu'est-ce que je raconte, moi, je veux dire : « dans les temps » bien sûr, les EC ConfAnais, le frangin et ma pomme, si, du côté du vélo d'Alain, il n'y avait un blème : ça remue bizarre du côté de sa suspension, ou de sa boite de pédalier, ou bien des deux, j'ai pas bien pigé… En tout cas, ça a l'air de rouler quand même, mais en faisant un bruit un peu curieux, genre percussion brésilienne, you see ? Enfin, bon, il faudrait juste que l'Alain, il pédale sur un rythme de « bossa » et ça nous ferait un petit accompagnement sympa, mais bon, il a pas l'air de vouloir se donner la peine, occupé qu'il est à ouvrir la route sur le bord de Loire. Z'ont eu du mérite à nous trouver une voie, avec la crue de la semaine dernière, ça le fait bien quand même, malgré un passage un peu craignos, en surplomb au-dessus d'un riau qui sort de la levée. Mais il y a deux personnes chargées de la sécurité sur place. Nickel.

Après ce petit passage, disons classique, on s'enfonce dans la forêt. Il fait assez doux  (à l'inverse de l'an passé où l'on se pelait), et Actif-Michel et Anne, s'ils étaient là, auraient largement pu remettre le cuissard court (qui leur seyait tant, ceci étant) mardi dernier. On est sous un vieux temps gris, mais sans que ça mouille, alors que de Cosne à Briare il y en avait tant (du Briare justement)( bruits de mitrailleuse) que j'ai roulé avec les essuie-glaces. Manque quand même un petit rayon de soleil pour allumer l'or des feuilles qui restent.

On est un petit groupe de sept, on a croisé en partant trois Frapadingues : Francis, Frank et Tom. Ce dernier nous doublera un peu plus loin, lancé sans doute à la poursuite des rouleurs de Gien-Relax qui nous passeront sans oublier une petite tape sur l'épaule et/ou un brin de discussion. J'aime bien cette convivialité : on ne peut pas rouler avec tout le monde, mais par ce contact, même bref, le cœur y est.

Car notre allure est correcte sans excès. Les discussions vont souvent meilleur train que les uns ou les autres, du coup on s'attend un peu ou l'on adapte la vitesse. Pas de problème, les chemins sont bien agréables : peu de boue, et encore est-elle légère, et des passages légèrement collants. Mais l'ensemble est plat. Le seul risque  serait la couverture de feuille qui peut cacher quelque roin traître, ou encore une racine glissante, un trou, une pierre… On entend ainsi, soudain, un cri derrière : en me retournant, j'ai le temps d'apercevoir un gars faire un OTB d'école et attaquer le terrain, les dents en avant. Impressionnant… Mais il se relève sans dommage, du bol ! C'est l'ami Maurice, aussi, qui nous fera une chute surprise un peu plus tard dans la matinée, il faut dire que, pour discuter ou parfois pour rigoler un brin, on est parfois un peu touche à touche et il y a des zigzags disons « limite ».

 

On arrive au ravito, après avoir parcouru vingt bornes sans presque s'en être rendu compte. C'est le vaste et superbe  « Carrefour de la Résistance » qui sert de point central de ravitaillement pour tous les circuits. Le site est soigné et un peu grandiose, à cause des huit larges allées forestières qui le forment et, sans doute aussi, en raison de l'important monument élevé aux maquisards de Lorris qui sont tombés là. Un peu solennel, sans trop. Moi je trouve plutôt sympa d'être là à se retrouver et casser une petite graine à côté de ce site commémoratif, ça lui enlève son côté figé et le rend soudain plus familier, plus…comment dire ?…plus dans la vie ? … Tu crois pas que si on remplaçait, ou complétait si tu veux, les commémorations drapeaux tsoin tsoin, par un gueuleton sur place, ce ne serait pas plus sympa, je n'ose  dire : plus vivant ? Moi, je veux bien, et même je vous demande, les amis, de vous servir de ma pierre tombale comme table de repas. À la bonne franquette. Il n'y  a rien de tel. Vous rigolerez bien, je suis sûr, et moi donc !!! L'expression « rire en dessous » sera à prendre au sens littéral !  Il y a bien un film, comme ça où des copains viennent boire le coup  sur la tombe de l'un des leurs…Je ne retrouve plus son titre...En tout cas j'ai un ami, sous terre, en Allemagne, à qui, lorsque je passe, j'aime offrir un verre de Pouilly : la terre de sa tombe l'avale cul sec ! Dame! Le "Bouilly Vumé", il aimait ça, l'ami Heinz! Si on généralisait ça ? Les cimetières auraient une autre gueule  et ressembleraient davantage à d'agréables jardins qu'à ce qu'ils sont…Il y en a...  mais peu chez nous…

 

On est repartis, sans suivre l'une des allées forestières dont je t'ai parlé, ce qui est assez fort, non ? Francis et Franck nous ont suivis, il me semble. Sympa, on va rouler avec eux. En fait, l'ami Pierre était parti devant et on a mis le nez dans le guidon pour le rejoindre. On roule donc avec une certaine application pendant un bon moment, avant que notre groupe se reforme et, du coup, je ne vois plus nos collègues tachetés. Z'ont bifurqué ou quoi ? Franchement on se régale dans cette rando : bien qu'on roule en forêt comme à Montargis ou Chalette, on n'a pas cette impression d'être un peu enfermé. Ici, le regard porte dans le sous-bois, on respire… et l'on admire. Les amis de l'ASCO, nous ont trouvé des petits sentiers au milieu de tout ça, superbes et amusants. On ne s'ennuie jamais.

Deuxième passage au point de ravitaillement. Les autres repartent vite. On suit un peu après avec Michel et François et, comme on appuie un peu pour tenter de rejoindre les autres, on se rend compte que François roule un peu moins. Sa dernière sortie date des « Vignobles » et il est un peu court. Pas grave : on vient d'attaquer le « Sentier des Fontaines » et on prend le temps d'en profiter car c'est un régal. Le sentier lui-même, single sinueux avec, même, des petites montées et descentes, et puis ce à côté de quoi l'on passe : des chênes remarquables, des petites fontaines, des étangs. Du coup, on prend le temps de faire quelques photos et l'on revient assez cool, avec Jean-Paul qui nous a attendus un peu plus loin. On arrive ainsi pile-poil pour l'apéro et la remise des récompenses : car coupes il y a! Une pour Maurice, à cause de sa belle barbe, et une pour les Germignois, pour leur long déplacement. La discussion s'est d'ailleurs engagée entre les collègues organisateurs : on compare, on échange des techniques, et l'ASCO promet d'être présente à la prochaine « Germignoise », super! Bref, l'ambiance est bonne autour des verres et, encore une fois, on a du mal à quitter ce local où il fait chaud, chaud et sombre un peu comme dans une grotte… Hein ? Ah non !!! Pas encore le coup de …la grotte de l'ASCO !!!

 

Dimanche : évidemment la rando des Vergers des Beaumonts à Bonny-sur-Loire. Côté VTT : 20 et 40 km.. On y a notre rond de serviette, là-bas… parce que c'est LE  plus fameux ravito de l'année. Noël avant l'heure, quoi ! 

lundi 10 novembre 2008, a 12:03
Sortie en Val de Loire : L’eusses-tu « crue » ?
 


Sortie entre copains, derechef, puisque rien n'est organisé ; une S.E.C., donc, mais bien humide cette fois-ci !

Pourtant, au matin, il ne pleut pas et lorsqu'on se retrouve à 1000m de chez moi, chez Didier, avec Claude et le Tom, trois de la bande des Frapadingues. On enfile un café mais pas l'imper (qu'on garde quand même au chaud dans le Camel).

Où c'qu'on va ? Pas trop loin, pour Didier, qui veut être renté à midi (et comme il est déjà neuf heures…), plutôt face au vent qui a l'air de souffler un peu. De là à trouver des coins pas trop patouillous…Vu le temps des derniers jours, et l'importante crue de la Loire (qui a paraît-il bien baissé ces dernières 24 heures), faut pas trop rêver.

 

Cap au Sud, en gros, direction Fontenille, derrière Maltaverne, en passant par Bois-Rabot et L'étang des Granges : la longue traversée des champs dénudés, le long d'un immense arroseur, en face l'aérodrome, se fait plutôt pas mal : le chemin n'est pas particulièrement boueux et le vent tolérable. La fuite de trois chevreuils nous donne notre image « nature » du jour.

Près de l' « Aire des Vignobles », on décide de la suite : St Andelain, dont le clocher somme la colline là-bas, est trop loin pour un retour dans les temps, alors on repassera l'autoroute un peu plus loin pour aller traverser la Loire par le pont de St Satur, puisqu'il paraît que le passage est libre. Je sens bien que l'ami Tom se grimperait bien une ou deux collines sancerroises, non ?

Tandis que l'on longe l'autoroute, le long des vignes, pour gagner un pont un peu plus haut, les gouttes qui tombaient déjà sérieusement deviennent une pluie nettement plus organisée, que l'on entend bruire dans les feuilles des vignes alentour : faudrait s'arrêter enfiler l'imper et, justement, mon téléphone qui sonne m'en donne l'occasion. C'est Actif-Michel qui se demande où je suis : alors qu'il m'avait dit ne pas vouloir rouler, le voilà qui, malgré  la pluie,  est monté sur le vélo. Je l'incite à venir nous rejoindre, ce serait assez facile, mais il redoute de trop rouler. Dommage ! J'ai à peine raccroché que le bigo résonne de nouveau ! C'est pas possible, il se passe quoi, ce matin ? Cette fois-ci c'est le Grand Jean-Pierre, ex-Grand Marsu, qui du fond de son Roussillon d'élection prend des nouvelles. C'te blague ! Il sait bien, que, un dimanche matin, on est à rouler et qu'il touchera ainsi un max de monde. Le téléfon passe donc de main en main et d'oreille en oreille, l'occasion de blagues et de grands éclats de voix. Ça fait plaisir de l'entendre, le Grand, et de savoir qu'il pense à nous (avec sans doute pas mal de nostalgie !). On promet de se rappeler vite pour pouvoir discuter un peu plus longtemps, parce que là, tu vois, il faut qu'on enfile le plastique !

On descend longer les étangs de Boisgibault pour remonter vers les « Froids » et basculer vers la Loire par une descente caillouteuse  mais bien humide qui nous relooke le portrait vite fait. Sur la route et le pont de Loire, les voitures qui nous doublent et nous croisent dans de grandes gerbes d'eau roulent toutes les phares allumés… Euh ? Au fait, on serait pas sur une route dans des conditions de visibilité médiocres ? Et donc susceptibles  de se prendre une prune pour non-port de gilet fluo ?

Le pont vite passé, on tourne vers le port puis on longe le canal, direction Bannay. Alors de grimpette, point ? Faut dire que l'heure avance, comme on dit, et que la pluie, fait plus rêver à une bonne douche chaude qu'autre chose.

Le golf, à droite, est semé de grandes flaques, mais n'est plus inondé. Dis donc, on pourrait prendre le chemin qui le rejoint, à droite, au lieu de suivre bêtement « l'autoroute à vélos » qu'est le nouveau chemin de la « Loire à Vélo ». Sitôt dit, sitôt fait. Nous voilà bientôt pédalant sur ce classique sympa (où, pour les « Birettes », Antoine a pourtant cassé trois rayons !). Pas de boue, spécialement, surprenant pour un chemin qui était sous l'eau il y a encore peu. On rencontre quand même une ou deux belles flaques, inévitables, que l'on passe quand même sans problème : on n'a guère de l'eau qu'au pédalier, pourtant Didier a suggéré de remonter dès que possible en bord de canal… avant de filer tout droit alors qu'une opportunité se présentait à gauche. Va comprendre !

Une nouvelle traversée de ce qui pourrait s'appeler un gué nous fait hésiter, avant de nous lancer, emmenés par Tom : l'eau arrive quand même au moyeu, mais, stagnante, elle ne nous semble pas vraiment froide. Les photos s'imposent même si, pour accéder à l'appareil, il faut retirer l'imperméable, quitter le Camel, les gants…On évoque la rando des « Gués de Sauldre » à Brinon, à laquelle ces traversées font immanquablement penser, mais ça se passe en plein mois de juin, petite nuance d'importance !

 

On arrive presque jusqu'au bout quand, soudain, Tom s'arrête : devant lui, la dernière portion droite, avant le double virage en pif-paf, disparaît complètement sous l'eau : il y a bien au moins cent à deux cents mètres à traverser, et puis, derrière le virage , quoi ? Je ne sais même pas si l'idée de faire demi-tour nous a traversé l'esprit, aux uns et aux autres, en tout cas Tom s'est lancé dans la traversée, en disant, à juste raison, que c'est pas parce qu'il y en a long qu'il y en a profond. Ce qui peut ce concevoir, d'autant que nous savons ce chemin, plutôt plat.

Je me suis engagé derrière Tom et, du coup, les deux autres ont suivi. « Flofoflofoflofof » nos jambes font un bruit de pédalo bien régulier, développement pas trop gros, nous progressons tranquillement, de l'eau jusqu'au moyeu, en général. Ce n'est pas pire que déjà passé, simplement beaucoup plus long. La roue avant fendant la surface à la manière de l'étrave d'un bateau, je suis à peu près Tom, car bien évidemment, il est impossible de savoir sur quoi nous roulons. Quand je pense qu'il se plaignait de ça tout à l'heure alors que nous roulions dans les feuilles mortes ! On remonte un peu et l'on a l'impression de sortir de l'eau alors que nous n'en avons plus qu'au pédalier et puis on replonge un peu plus. Comme nous approchons du virage, nous nous enfonçons soudain davantage : alors là, c'est du jamais vécu : l'eau arrive quasiment en haut des roues qui affleurent à peine la surface ! Mais, comme il n'y a pas de courant, on arrive à rouler quand même. Ça baigne, quoi… Sensation unique et quand même impressionnante. Comme il ne fait pas vraiment froid et que nous en avons oublié la pluie, on prend le temps de quelques photos. On a juste oublié le gel de bain, fait remarquer Claude.

 

Finalement ça fait tout drôle, après le virage, de se retrouver à rouler « au sec ». Claude se met même à appuyer sérieusement sur les pédales tandis que nous avançons sur la digue pour regagner le pont de Cosne. Tout content d'avoir réussi à perdre quelques kilos, il en profite. Comme, finalement, on serait assez contents de retrouver au logis pour se (faire ?) sécher, on ne proteste pas.

On se sépare assez vite, comme il se met à pleuvoir un peu plus fort : 36 km, un peu plus de 200m de D+ et surtout un sacré moment vécu. Maintenant il va falloir s'occuper (aussi) un peu du vélo, car il s'agit de pouvoir rouler mardi matin à la Montargoise : circuits 25, 35, et 55km au stade Champfleuri, tout contre la forêt. Dimanche : Rando orientation à Guérigny (Nièvre) et Rando « Entre Loire et Forêt » à Ouzouër sur Loire, on en reparle.

dimanche 02 novembre 2008, a 23:13
Arabloy sans soif !
 


Une S.E.C. au sec ! Je sais c'est facile, mais au vu de ce qui a dégringolé cette semaine (souviens toi des gros flocons de neige de jeudi !), et particulièrement hier samedi, ce n'était pas si facile à réussir ! Les cartes météo ne nous donnaient guère de chance de rouler sans imper ! D'ailleurs je m'étais déjà résigné à rouler dans la boue… Comment aurait-il pu en être autrement, dis-moi un peu ! Aussi avais-je changé de roues, non sans difficulté, d'ailleurs, tant il n'est pas facile de dévisser les vis « torx » des disques, même avec une clé ad hoc ! Un signe du matériel d'été qui ne voulait pas laisser la place, peut-être…

 

Michel de St Martin avait battu le rappel et lancé l'invitation : on roulerait en partant de chez lui. Après tout, un café sous son accueillant abri à copains, c'était toujours sympa pour y attendre une éclaircie possible et rouler un peu.


Garde-boue en place, imper dans le Camel, j'ouvre les volets : un, pas de pluie dans la lumière de l'éclairage public : bon, ça ! Et deux : le bitume de la rue est sec ! Et trois : le ciel ne serait pas un peu clair là-bas vers Gien ? Extra bonos, comme on disait un temps !

 

Du coup, une fois l'équipe de l'ECConfAns plus mézigue rassemblée, on ne traîne pas trop au café(quoique): en route !

Déjà dès le départ et en filant sur St Brisson, le Michel nous bouscule : alors qu'on est déjà passé X fois par là, on se regarde : « Tu reconnais ce chemin ? ».  Comment a-t-il pu trouver un passage jamais fait ? Chapeau !

Bien sûr, on retrouve quand même des coins classiques mais marqués d'un choix minutieux de notre hôte : le petit single descendant au-dessus de St Firmin est bien plaisant. Passage du pont-canal de Briare, joli cadre pour une photo mais il me faut cravacher pour rejoindre le groupe qui n'a pas même pris la pose !

Reste qu'on roule assez cool, en prenant à l'envers un parcours que l'on emprunte souvent dans l'autre sens, ce qui, finalement, permet de voir les choses sous un autre aspect. Petit arrêt au bord de l'étang au nord de Briare, on casse une petite graine (normal avec des barres de céréales), imités par un cormoran qui engloutit gloutonnement (glou, glou !) poisson sur poisson !

Peu après avoir longé l'autoroute et alors qu'on s'approche d'Arabloy, Michel nous perd de nouveau dans un petit single (qui sent un peu la crevaison, mais bon…) puis un autre, avant qu'un large chemin ne nous permette de repartir de bon train. Normal, tu me diras, puisque cette allée rectiligne est en fait l'emplacement d'une ancienne voie ferrée ! On apercevra même, ici ou là, une ou deux traverses ensablées (heureusement !) et quelques rails. Le plus curieux, c'est quand même les panneaux indicateurs SNCF qui sont toujours plantés au bord de la voie. En tout cas c'est fameusement roulant, sans aucune trace de boue et, sans jouer au TGV, ça roule bien. Vraiment curieux qu'on ne soit jamais passé par là !

Retour sur Arabloy, tout ça sans que l'on n'ait rencontré le moindre passage boueux ! Des flaques, bien sûr et encore pas trop…Passage près d'un enclos à sangliers : noboddy, mais une grosse pile de bois dégage une bonne odeur de bûches coupées : ça suffit pour que je me revoie, gamin, avec les copains ou les frangins, creusant l'énorme tas de bois que les employés communaux déversaient dans la cour de l'école avant l'hiver. On grimpait là-dessus et puis, en enlevant un à un les morceaux de bois d'un mètre, on y creusait une sorte de puits qui descendait jusqu'au sol, il arrivait même qu'on le recouvre d'un toit de rondins. Cachés là-dedans et baignés dans cette odeur de bois,  on était dans un sous-marin, ou bien un tank. Magique, mon vieux ! On n'avait pas la télé, ni les consoles… Impossible à l'heure actuelle, où on nous interdirait ce genre de jeu, sans doute.

 On se retrouve bientôt sur les hauts de Gien et l'on descend dans le val. On approche de midi, mais Michel nous fait faire, pour le fun, le tour du circuit où se sont déroulées les 3 heures de Gien-Relax, la semaine dernière : single amusant dans les bords de Loire. « À gauche ! »  crie Michel à Jean-Paul qui s'engage de bon cœur et plonge derrière une bosse… Plonge?...« Plaoutchhh !!! » qu'on entend… avant de découvrir Jean-Paul qui extrait le vélo d'un énorme trou d'eau … ! Lui qui, tout à l'heure, passait précautionneusement dans une petite flaque en expliquant : « J' ai pas sali le vélo jusqu'ici, alors j'y vais molo ! » Gagné !

 

On remonte sur St Martin quand, en haut de  la (toute) petite côte, Alain qui a toujours roulé devant au cours de la sortie, se jette sur le bas-côté en grimaçant salement : des crampes aux deux cuisses. Pas grand chose à faire pour l'aider, à part compatir et je sens bien que ça doit l'aider vachement d'entendre les doctes explications et recommandations que nous énonçons en le regardant se tortiller dans l'herbe. Seul Docteur Maurice essaie quelque chose en sortant un flacon de camphre ou un truc analogue, mais l'idée de se faire masser par Maurice a l'air de requinquer un peu notre Alain qui réussit à retrouver la position verticale en avouant qu'il avait tout simplement oublié d'emporter à boire ! Ô toi, jeune vététiste néophyte qui me lit, retiens bien la leçon : bois, bois sans soif mais bois, on ne boit jamais assez à vélo !

Fortement marqués par cette malheureuse expérience, nous décidons illico de nous appliquer à prendre de l'avance pour la prochaine sortie en faisant honneur à deux bouteilles de Sauvignon que vient d'ouvrir Michel, décidément hôte  parfait. Faut c'qui faut, non ?

 

Dimanche prochain : quoi ? À chercher ou inventer, et puis bien sûr le mardi 11 : la Montargoise, à Montargis natürlich !

mardi 21 octobre 2008, a 13:12
Tant d’gars à la « Transgât’ » !
 


J'aurais pu reprendre le même titre que l'an passé (remonte un peu en arrière : « Transis et gâtés ») parce que, ce matin de départ pour Chalette-sur-Loing, ça pince un brin ! Comme je me suis levé tôt, j'ai un peu traîné (il y a une logique) et, lorsque je m'assois au volant, en me disant que je ne suis pas en avance, je découvre mon pare-brise givré ! Où est c'te bon sang de raclette grattoir ? Le temps de vider rageusement le foutoir de la boîte à gants qui s'est encore accru avec la présence d'un gilet-fluo, et je trouve enfin l'objet. M'en étais pas servi depuis quelque temps, il faut dire !

Eh oui, la température flirte avec le 0° ! Et passe même à –1° ici ou là.  Fort heureusement, il y a peu de brouillard  et l'aube annonce le soleil. Il devrait même faire très doux en fin de matinée. Du coup on ne sait pas trop comment s'équiper. Sur le vaste parking bien pratique, on voit de tout, côté tenues. Je tente encore le cuissard court, mais le temps d'aller m'inscrire et je me ravise en enfilant les jambières. Pour le haut, j'opte pour une tenue millefeuille : j'en enlèverai au fur et à mesure de  la matinée si besoin. Gants longs pas trop épais et pas encore de sur-chaussures même si, au départ, ce ne serait pas de refus. Mais le soleil se lève déjà, juste en face, éclairant la légère brume qui flotte au-dessus du lac. Magique !  Dire qu'on pourrait rater des moments comme ça !

Bon voilà, on est tous entassés sur l'espace de départ entre les deux portiques gonflables, à attendre le top-départ de neuf heures. Il faut un peu jouer des coudes pour atteindre le café, pain au raisin et saluer les copains qu'on entrevoit, au milieu des tenues multicolores. On serait un millier et que des vététistes. Personne de l'EC ConflAns (pour Michel et Maurice, je savais, mais les autres…). Pas de Stéphane, le régional de l'étape. Une belle brochette de Gien-Relax, Super-Dudu en tête, et puis des plus mordus des Frapadingues dont Francis qui découvre cette manifestation, et, avec l'œil d'un président organisateur, admire toute l'infrastructure de cette Base de Loisirs du Lac. C'est vrai que ça aide quand on dispose d'un d'espace et de moyens comme ça !

 

Les fauves sont lâchés ! la vague des participants aux deux plus grands circuits (50 et 38) s'élance sous le portique et contourne le lac par un chemin assez large. L'an passé, on avait traîné un peu en arrière, pour profiter de la vue de cette guirlande de maillots colorés festonnant la rive du lac dans le soleil levant… Joli coup d'œil ! Qu'en sera-t-il de telles images quand la réglementation nous aura contraint à tous porter le même gilet-fluo, comme nous le pronostique Francis? T'imagine un peu ? Qu'est-ce qu'on sera beaux ! Et puis pratique aussi pour se repérer ! Remarque les Marsus n'auront qu'à le consteller de quelques taches noires et les guêpes de Gien-Relax de quelques traits noirs et ce sera O.K pour eux. Je te parle de ça parce que, en ce moment où l'on roule dans la foule, j'essaie de ne pas perdre de vue le Francis, qui, lui tâche de coller à Tom qui est parti comme un dératé. Alors on évite l'un, double un paquet, coupe à travers l'herbe, essaie une variante en tâchant de ne pas se prendre un banc de bois, de bousculer le moins de monde possible et d'éviter de l'être soi-même . Difficile, dans ces conditions, de profiter du site, des canards transis sur le miroir fumant de l'eau du lac. Mais c'est aussi un jeu, une fois de temps en temps, pourquoi pas ?

Une main sur mon épaule, un : « Alors Papy ? » Non, Mais ???  C'est Claude de Gien-Relax, qui doit vouloir rattraper ses collègues-aux-mollets-d'acier et qui bourre comme un malade, quitte à frotter un gros peu le « Pharmaton » au passage et s'attirer, de sa part, une répartie… fleurie !

Un bout de bitume, deux ou trois virages ne font qu'accélérer le train et, au moment où on s'engage dans la forêt, après un petit tunnel sous la voie ferrée, je souffle déjà comme un phoque ! C'te cadence qu'ils nous mènent, le Tom et le Francis. En gros, je suis, mais je ne regrette pas quand on est un peu freinés par un bouchon. Dès la moindre portion un peu montante, je perds quelques longueurs. M'ont cueilli à froid. On va pas faire 50 bornes comme ça ?

Alors voilà, je ne te raconte pas le parcours, tu vois le topo : on est dans la Forêt de Montargis, on tourne à gauche à droite, on roule sur de larges allées forestières, puis on s'engouffre dans des singles et ainsi de suite. Le sol est sec : un miel ! (normal en Gâtinais !) tout ça sur du quasiment plat. Quelquefois, dans les monotraces, on est ralenti un peu mais ce n'est que pour mieux mettre les watts en doublant n'importe comment. J'aimerais bien jeter un coup d'œil au cardio, mais les manches des multiples couches de vêtements le recouvrent et puis, de toute façon je ne l'ai pas mis en route, et puis, le faire en roulant dans ces conditions, maccache !

Enfin, bon, je colle à peu près à Francis et Tom et, peu à peu, ça irait plutôt mieux. Mais faut reconnaître qu'on n'a pas vraiment fait la conversation depuis le départ !

Tiens, on sort de la forêt ! C'est plutôt agréable d'avoir le regard qui porte un peu plus loin et puis, surtout, on trouve les rayons d'un soleil qui n'est qu'automnal et donc chauffe encore bien agréablement. En fait, on arrive au village des Stroumpfs.  Si, si ! Paucourt est au centre de la Forêt de Montargis, au milieu d'une clairière, suffisamment grande pour quelques cultures, mais vraiment cernée par la forêt. M'est avis que les gars qui cultivent le coin doivent avoir fort à faire pour garer leurs récoltes des sangliers ! Enfin, c'est là que se trouve le ravito, comme l'an passé (après tout, c'est peut-être le même circuit aussi, non ? Comment veux-tu reconnaître ?).

On souffle un pneu, et, justement, le pneu de Francis souffle aussi, en ce sens qu'il se dégonfle ! Et, justement, Francis a oublié sa pompe… gonflé, non ?

Se contente de remettre un peu d'air… hum ? Suffira sûrement pas… Aussi me demande-t-il de ne pas partir devant et de l'attendre pour le cas où.. Alors là, ça me scotche, vu que pour le moment, je voyais plutôt sa roue arrière !

 

Nous voilà repartis, on longe l'arrière de pavillons dont le jardinet donne sur notre chemin et…il me semble bien reconnaître la maison de Fabrice et Nadine, des copains de vacances, j'halte au portillon… Quoi ? « J'halte », ça te prend le français à rebrousse-poil ? T'as compris quand même, bon… Moi ça m'est tombé sur le clavier et j'ai laissé, parce j'ai trouvé ça sympa, alors… donc j'halte et j'hèle (tiens d'ailleurs, il ne gèle plus, il ferait même bon…) à travers le jardin…Seul Lulu, le Labrador, me répond, vient chercher une caresse et m'apporte son soutien à grands aboiements, qui font s'ouvrir un Velux sur le toit.. « Tiens c'est Toi ! » qu'ils me crient, justement, les habitants du toit qui, jusqu'ici, se sont tus (on est ensemble, à tu et à toi, évidemment !). On s'échange deux trois phrases, du style : « On s'appelle, on se fait une bouffe—Excusez, il faut que je rattrape les copains, A+, bises ».

Ben, Francis, il ne risque pas de m'avoir devant lui !  Quelques minutes, ça ne se récupère pas comme ça, que je me dis en appuyant derechef sur les pédales ! En réalité, le Francis est arrêté à peine un kilomètre plus loin, à réparer sérieusement la crevaison et soutenu matériellement par le Pharmaton qui l'a rejoint et me fait remarquer qu'il va me falloir bien indiquer dans  mon récit de l'événement qu'il est bien passé devant moi… ce dont acte.

 

Mine de rien, et vu la rapidité d'écoulement du trafic sur ces chemins roulants, quand on repart, quelques minutes après, on n'a plus l'impression d'être avec le même type de participants. C'est plus cool et familial… Par contre, quand on bifurquera sur le grand parcours, il nous semblera 'être tous seuls ! Curieux, non ? Pourtant on bourrait bien !

Tom est parti depuis longtemps devant et nous ne roulons plus qu'à deux avec Francis. Du coup on a pris un train qui, tout en étant soutenu, comme on dit, est plus raisonnable.

Un peu plus de relief dans cette partie, j'explique : ça veut dire que l'on rencontre deux brefs raidillons et deux ou trois faux-plats montants avec un bout de descente. Pour le reste, on pourrait tourner en rond, le paysage reste le même. Mais les chemins sont bien sympas, et un sous-bois d'automne, sous le soleil, c'est évidemment superbe, ce qui explique le nombre important de randonneurs ou de promeneurs à pied que nous rencontrons. C'est beau, mais c'est frais, c'est vrai, et c'est  curieux comme, dès qu'il nous arrive de sortir (rarement) du couvert des arbres, on a une impression de chaleur. Deuxième ravito, encore une fois au même endroit que l'an passé... Je te dis, si ça se trouve c'est le même circuit !

Plus loin on effleurera Paucourt une deuxième fois, près du Stade, point de départ de la « Paucourtoise » qui avait lieu le lendemain du « Défi des Birettes ». Les kilomètres ont bien défilé, ça sent l'écurie, maintenant : sortie de la forêt  et petit tour attendu sur le chemin de pêcheurs entre les bassins de la sablière, avec une petite déception : le single un peu technique et, en tout cas, amusant, qui serpentait entre les broussailles a été élargi et est devenu plus roulant. Dommage. On revient par le bord du canal en roulant bien encore, je trouve. Un pont, la base de loisirs, le portique, un nième T-Shirt cadeau et…un Super-Dudu qui me tombe dans les bras en pleurs (simulés of course, le Super-Dudu, c'est un homme !). Moi je pense que, ça y est, il est encore tombé sur la fesse ! Mais non, même vélo (ou presque lui c'est un « Combi », mais Commençal quand même), et même problèmes : il a cassé le triangle arrière au niveau de la base droite, celle qui est déportée vers le bas. Moi ça m'était arrivé dans les bois de Jouet-sur-l'Aubois. On compatit, on se dit : « Que veux-tu qu'on y fesse, pardon, qu'on y fasse ? ». J'ai toujours le cadre de mon « Doktor », le triangle arrière est intact, ça pourrait aller ? À voir …

Voilà, 53 km, 21 de moyenne (20,97 pour être exact), pas regardé le dénivelé…On traîne un peu, juste pour, et puis on remballe, il fait bon, et presque chaud, espérons que ça va durer un peu… Dame, faudrait pas que le temps s'gâte à la Transgât', ouahhh !!!  Celle-là tu pouvais pas y échapper !

 

Alors maintenant ça va manquer un peu, côté rando organisée. Il faudra être imaginatifs, avoir un peu d'initiative. Reste que, dimanche prochain, on peut jouer au compétiteur pour les copains de Gien-Relax qui organisent leurs « Trois heures ». Il y a aussi une rando à Vieillemaisons (45). Ça peu paraître loin, mais pas plus que Montargis, et le coin est vraiment pittoresque. Moi je joue aux déménageurs à Grenoble.  Si vous voyez autre chose, en particulier pour l'autre week-end, signalez-le. Je n'ai plus rien d'ici la « Montargoise » le 11.

mardi 14 octobre 2008, a 23:02
Reliés par le Rallye
 

 

On dira ce qu'on voudra mais il y a quand même un truc avec ce « Rallye des Vignobles » ! Autant le côté  grôsse organisation, affluence et tout, peut effrayer ou agacer (si bien que j'en connais quelques-uns qui préfèrent, le même jour, rouler à Lavau), et bien, autant ça arrive partout pour participer, on a l'impression que «  Ah ben, oui, c'est « les Vignobles », alors… » . Et je te parle de ça de mon petit point de vue de vététiste, mais je t'assure que, dans le coin, le « Rallye » c'est l'occasion où l'on sort le biclou. Tu vois, c'est un peu comme « Je vais à l'église parce que c'est Pâques », et bien, là, on dépoussière le vélo, on le graisse (peut-être ?), on le vérifie (j'espère !) et on monte dessus, si possible en rameutant famille et copains pour l'occasion. Dans la région, tu vas aux « Vignobles » comme tu vas à la St Michel. C'est la fête, quoi ! Et ça, c'est quand même éminemment sympathique, moi je trouve. Même si ça ne fait pas sérieux et que ça explique que dès la première côte un peu côte, t'as toute la Sainte Famille à pince, à pousser le vélo…mais bon… Tu vois, ce côté festif, c'est assez VTT, comme esprit, le côté « je me prend pas la tête, je fais ça pour le fun », sans doute plus VTT que cyclo, et ça améliorerait bien l'image de cette manifestation, me semble-t-il.

Voilà, c'était le point philosophique du jour. En tout cas, dans ma petite sphère, ça c'est pas mal passé ainsi et ça a remué un pneu les deux trois jours d'avant : entre mails et téléphone, ça a chauffé quelque peu : les Vignobles attiraient. En gros : Manu descendait de la capitale, le frangin et madame faisaient leur première avec des potes, Stéphane amenait femme et copains et puis personne ne manquait des habitués puisque, après nous avoir fait croire (et cru lui-même !) qu'il ne viendrait pas, Michel de St Martin and C° s'annonçait au dernier moment. Ça promettait !

De fait, ça promettait déjà du sport pour se retrouver à l'heure dite ! Et dans quel lieu ? Au stade (mais cohue !) ? Au pont ? Devant les baraques de la St Michel ? Étant déjà d'accord sur l'heure, on y arriverait peut-être.

Première alerte : le bigo qui sonne à 7h un quart : le frangin a trouvé sa voiture un pneu à plat ! Ben d'habitude, c'est plutôt le vélo qu'on redoute de trouver comme ça au départ. Sûrement une birette qui n'avait pas vidé  son sac de mauvais tours la semaine dernière !

Après avoir changé le vélo de voiture (ce que c'est que l'opulence !), il arrivait dans les temps à la maison : descente au stade, où nous nous pointons en même temps que Manu, Stéphane et sa bande, et Michel et Anne. Super timing ! Cohue habituelle sur l'aire d'accueil, mais sans ça, ce ne serait pas l'atmosphère de fête pareille… On s'aperçoit, s'interpelle, on serre des louches de partout. On retrouve des copains qu'on n'avait pas vus depuis un bail : tiens, par exemple, les « guêpes » de Gien-Relax sont là en force. Sympa de les retrouver. Les « Frapadingues » sont bien représentés aussi, on les disait à Lavau mais, outre Francis qu'on a croisé en arrivant, j'en verrai bien au moins cinq ou six entre le départ et l'arrivée. Pas de gens de Pouilly, pas de Ludo (tu deviens quoi, ç a fait une paye !). La bande à Michel est déjà là et, tout en discutant à droite à gauche, on réussit à se regrouper. Dis donc, on est un fameux groupe ! Stéphane rigole : « Ça va faire comme aux Birettes ! On va sans arrêt s'attendre ! » On verra. Il aurait peut-être fallu porter des fanions au bout d'une tige, dressée au-dessus du vélo, pour se repérer comme on a vu faire au Roc d'Azur. Ben oui, tiens, le Roc, c'est en ce moment… Dommage de ne pas y être…

 

Dis donc, si on se lançait ? Le menu du jour est copieux : 65 km, et du consistant, faut pas traîner.Bon c'est pas le café qui nous a retardé cette fois-ci, puisque on n'y a pas droit…Ben ? Et Michel et Maurice ? Antoine ? Sont où ? On avait réussi à se regrouper et puis… Coups d'œils circulaires…Avançons quand même. On s'arrête (déjà !!!) à l'entrée du pont : je risque un coup de portable à Michel de St Martin qui ne répond pas, puisque son portable est astucieusement resté dans sa voiture…

Tant pis, nous continuons et passons outre-Loire pour… retrouver nos lascars qui nous attendent au début du chemin vers Bannay…

Direction Bannay, donc par des chemins larges, plats et bien connus. On roule à deux de front, parfois plus, et les conversations vont bon train en passant de l'un à l'autre. Sympa, même si on doit un peu faire bouchon pour les autres gars pressés. Déjà Actif-Michel se montre, justement, actif, et roule devant le groupe : l'aurait bien une forme plus pointue que la semaine dernière, mais bon, on est partis pour une chevauchée un peu longuette et exigeante, alors économisons nous. Car hier, lorsque je nous ai inscrits, j'ai un peu étudié en détail le parcours de 65 bornes : en gros, comme d'hab' Cosne –St Satur sur le plat, ça, c'est ce qu'on est en train de faire. Puis on attaque le solide à l'entrée de St Satur, comme déjà la semaine dernière. De là, zigzags en grimpette dans les vignes, direction finale le haut près de Charnes, la Crèle et plus loin : le traditionnel ravito aux caves de la Mignonne. Jusque-là, rien que du normal. Seulement, j'ai bien repéré qu'ensuite, le grand circuit s'en va du côté de Bué puis Reigny pour aller escalader THE Côte of Champtin.  Et ça, tu vois, je redoute un brin. Je ne l'ai grimpée qu'une seule fois et il y a un fameux bail, et j'en ai gardé un souvenir, disons essoufflé ! Alors, maintenant, ça va donner quoi ?

On verra bien. Déjà on a attaqué les vignes de St Satur et pas du tout conformément à ce qui était indiqué sur la carte, alors… d'ailleurs ce serait plutôt plus progressif, et donc plus digeste. Reste qu'il y a du monde et que, entre les passages caillouteux, les virages entre les rangs de vignes, les petits bouts descendants, il faut être un peu attentif, surtout si on veut garder le contact avec le groupe, lequel d'ailleurs s'est déjà bien étiré et ne résistera pas à la portion la plus pentue : une montée droit dans la pente vers le sommet que l'on s'est déjà farcie la semaine dernière (en plus long). Même en cherchant à ne pas s'épuiser d'un coup, il faut quand même user des watts. Pour ma part, j'aurais bien de moins bonnes sensations que l'autre jour, mais enfin, bon, ça monte quand même.

Une nouvelle fois, on descend vers le « col »(c'en est un) de la Crêle, sans passer par le bord du bois de Charnes, où il y aurait pourtant un crochet sympa à faire. Pourquoi l'éviter ? Je ne comprends pas... J'hésite à faire le détour tout seul, de peur de me couper du groupe qui se reconstitue, du moins en partie. Une série de pif-pafs dans les vignes sur le dessus, d'où on aperçoit, un peu partout dans le secteur, des maillots colorés sur les chemins, sur la route, tous dispersés mais reliés par le même esprit du Rallye … Puis on plonge dans la descente qui débute près de l'ancien moulin-à-vent lequel, sauvegardé plus que retapé, ressemble à une Tour Génoise, veillant sur le val. Descente rapide, mais qu'on fait quand même sans se lâcher complètement. Il y a une petite affluence, de gens plus ou moins sûrs d'ailleurs, et  elle semble plus piégeuse qu'avant. C'est là aussi que Michel (L'Ocrien de St Martin) nous avait fait l'an passé une belle gamelle dans les vignes ! D'ailleurs une bifurcation, à droite avant le bas, déclanche une série de coups de freins d'urgence. On nous dira au ravito qui approche que le site a connu une belle double chute peu de temps avant notre passage.

 

Ravito, donc aux Caves de la Mignonne, que l'on gagne par la route, sans doute pour éviter le croisement sur le chemin avec ceux qui repartent sur le grand circuit. Mais, bof, c'est moyen.

Exceptionnellement, les cyclos n'étant pas encore arrivés, ce n'est pas la cohue et l'on profite bien du moment pour retrouver ceux que l'on n'avait pas encore croisés. Tiens, le gars qui me tamponne ma feuille, c'est « Titi » !… Souvenirs… Titi, c'était le champion de mon village, sur son vélo, lors de la course du 14 juillet qui voyait s'affronter les jeunes du patelin (une course sans aucune sécurité particulière sur la route principale, t'imagine ça aujourd'hui !).Il gagnait à chaque fois. Moi, du haut de mes cinq ans, j'admirais... Bien sûr qu'il est bien diminué, le vieux monsieur qu'il est devenu et qui peine à marcher, mais qu'il sache que dans un coin de ma mémoire, il est toujours le Titi de l'époque.

 

C'est là qu'on se sépare : « P'tit Bill », le frangin s'en va attaquer la côte du cimetière avec Anne, Véro et bien d'autres (je crois bien que j'ai vu Super-Dudu et les Gien-Relax partir aussi par là). C'est vrai que la matinée s'avance et qu'on a encore du pain sur la planche. J'ai, une nouvelle fois, à peine eu le temps d'avaler ma dernière bouchée que mon groupe, ou ce qu'il en reste, est reparti : Actif-Michel, et puis aussi Pierre qui prend les devants pour attaquer les côtes plus tôt et puis Maurice et Michel. Manu, fidèlement, m'a attendu, pendant que le groupe de Stéphane s'attardait un peu (sans doute dans des adieux déchirants), avec ces dames qui partaient sur le 45. Jean-Paul et Antoine ont décidé de shunter un bout aussi en se dirigeant directement vers Verdigny.

Bon alors.. c'te côte ?

Ben… passé Bué, on a le regard qui se tourne fréquemment vers la droite. C'est vrai qu'elle est superbe : ce chemin qui monte droit en suivant la ligne dorsale de cette croupe couverte de vignes qui domine toute la plaine qui va vers Veaugues. On la voit de loin, en particulier quand on passe sur la route de Bourges. Assez impressionnant. C'est marrant d'ailleurs, le chemin que nous suivons semble l'éviter, comme si on hésitait… On a l'impression de tourner autour : on s'élève doucement dans les chemins de vignes puis, par un peu de route, vers Crézancy. On ne quitte guère des yeux  le chemin blanc qui se dresse là-bas et dont on s'approche, malgré tout, peu à peu, dans un mouvement tournant. Dessus, accrochés comme des mouches sur un ruban collant, des petits points des collègues en plein effort.  On suppute (Ah, tu sues, pute ?) « Tu crois qu'on la prend du bas ?…On se la fait jusqu'en haut ? ». Bien entendu, on redescend au maximum pour attaquer du plus bas possible. D'abord un simple petit « coup de cul » qui mène au ravito, à Champtin : on se sustente au maximum, sachant qu'il n'y a plus rien avant l'arrivée, mais les yeux restent fixés sur la pente qui domine la cour où nous sommes…

Cette fois il faut y aller ! Actif est déjà dans la roue de Stéphane, Christophe et Nico qui nous ont rejoints au ravito. Ouh là là ! N'a pas peur ! Je pars le plus tranquillement possible avec Manu. Choisir son développement, enrouler…En fait, au pied, elle semble moins impressionnante. Et puis le chemin est moins caillouteux que je ne le craignais. Encore une couronne. Ça monte progressivement, mais, devant, voilà Actif-Michel qui pousse le vélo.  Pas encourageant ! Manu, près de moi, fait comme s'il peinait… Tu parles ! Petit à petit, les mètres défilent et les courbes de niveau aussi, parce que là, on en coupe par fagots, je te dis ! On est maintenant dans le plus pentu et je ne suis pas à la peine comme je me souvenais de l'avoir été lors de ma première ascension. Faut dire qu'à l'époque, le chemin devait être moins bon, et je devais tirer un 28 X 28 ou 24 même, alors que là, je dispose encore d'une couronne de 34 en réserve. Au moment où la pente s'adoucit un peu, on bifurque à droite : photos des copains qui en terminent et coup d'œil sur l'immensité du panorama… Rapide, mais Manu croit avoir aperçu les hauteurs du Morvan.  Pourquoi pas... il n'y avait pas le Mont-Blanc derrière, aussi, non ?

Pendant ce temps-là , Actif a filé et repris du poil de la bête, parce qu'il faut s'employer pour le rejoindre, en suivant les hauteurs de Bué jusqu'au Carroué du Marloup. On a lâchement laissé Maurice et Michel avec Pierre. C'est vrai que le temps tourne, le frangin est peut-être déjà à l'apéro à la maison. Roule ! On est quand même sur la plaque : d'avoir derrière nous la grosse difficulté du jour rassure : on peut y aller franchement et sans retenue. Il reste du kilométrage, mais, de toute façon, on n'ira pas plus haut !

Non mais on va redescendre, et ça se fait en haut de Chavignolet, à la Croix : ce petit single ‘achement technique, sur des cailloux, mouillés sur la fin, avec la reprise de la côte, sévère, en tournant court à gauche, c'est pas à la portée de tout le monde, même si on connaît, qu'on s'est préparé en mettant, justement, tout à gauche. Manu réussit la gageure, scotchant les gars qui montent à pied, mais, comme il leur dit, il est sur son terrain d'entraînement. Moi, je n'ai pas pu réussir le virage à gauche, il y avait un gars qui occupait le passage au large     (et puis même…) et je pousse le vélo sur quelques mètres avant, de rage, de remonter dessus pleine pente et de finir le passage sur le vélo ! Hé… Il y a longtemps que je n'avais pas réussi ce truc-là ! Petit passage en sous-bois et l'on débouche soudain sur le vallon de Chavignol, avec le village en dessous et Sancerre derrière sur fond de Val de Loire. Cent fois passé là, avec toujours cette beauté immanente du paysage qui te coupe le souffle (faut dire que la grimpette, juste avant, un peu aussi…). On connaît bien ce passage qui suit la vallée en balcon et on se le fait à fond.  Tu crois que c'est prudent, ça, de gaspiller son énergie ?  Car il faut ensuite remonter un bout de route en quittant le versant de Verdigny, pour passer au-dessus de Sury-en-Vaux : on suit des zones cimentées, coupées de grilles d'écoulement des eaux font qu'on se méfie (mais le balisage est explicite). On devrait en avoir fini avec les grimpettes : on bascule sur Chappe, pour enquiller le long chemin qui passe en dessous Ste Gemme. Ici et là, on reconnaît le balisage de la semaine dernière, et celui de la Rando de Boulleret, d'il y a deux ou trois semaines. Car on s'approche de Boulleret : on a passé les grands champs vides par un chemin en légère descente, en enroulant bien. Chaque petite montée devient maintenant un peu plus dure :là, je racle le fond des réserves, me semble-t-il. Actif-Michel me semble moins atteint : il pense que, d'avoir tant peiné aux Birettes l'a « débourré » et qu'il se sent vraiment mieux aujourd'hui.Ce qui est sûr, c'est que je ne sais pas si j'aurais osé affronter le grand circuit aujourd'hui, si je n'avais pas fait les 95 bornes de la semaine dernière.

Pour la beauté du site, on nous fait passer au pied du Château de Buranlure, si coquet au fond de son vallon. Le sentier technique qui le contourne est devenu l'autoroute de la « Loire à Vélo »,   mais la pente reste là, qui fait un peu mal en fin de rando. On revient par les ponts de Loire, doublés par les cyclos qui en finissent aussi et qu' Actif tenterait bien un peu de suivre, mais…

On se serre la louche, chacun regagnant son chez soi. La fête est finie…Je tente de prolonger un peu (pas trop) en regagnant le stade, bien que je sache qu'aucun pot ne nous y attend. Je croise en chemin Stéphane and C° qui repartent, discute un peu là-bas, passe rapidement devant les quelques stands puis repars vite, et suis tout content de croiser Michel et Maurice qui arrivent. On compare les compteurs : en moyenne 800m de dénivelé et pour ma part 17 km/h de moyenne. Du coup je remonte à la maison en faisant bien attention de ne pas descendre en dessous, voire de l'améliorer un peu. Plein les pattes quand même, mais ravi. Beau cru cette année!

 

Dimanche prochain : une belle manifestation encore ; c'est la « Transgâtinaise » à Chalette-sur-Loing (= Montargis), il faut se déplacer, mais ça vaut vraiment le coup. Par contre je n'ai pas de détails. Merci à ceux qui savent de me renseigner là-dessus.

lundi 06 octobre 2008, a 22:24
Ah ! Trop de route aux Birettes !
 

 

Titre pour les amateurs de contrepèteries (trop facile !) et un clin d'œil à ce cher Henri IV, qui y croyait un os (plutôt que des arêtes !) et qui est venu promener ses guêtres dans la région concernée, puisqu'une anecdote savoureuse le signale au Château de Boucard, près de Sens-Beaujeu.

C'est vrai qu'il y avait pas mal de bitume sur le circuit mais, quoi, sur 95 km (bon poids), on ne va pas chipoter, et même plutôt apprécier parce que, t'as bien lu, on s'est fait plus de 90 bornes ce samedi au « Défi des Birettes », LA grosse organisation VTT de l'année de Vailly-Loisirs à Vailly-sur-Sauldre.  Pas souvent qu'on a l'occasion de se faire un tel parcours. J'ai bien déjà franchi les 100 bornes, lors de La Source-Chambord, mais sur un terrain archi-plat, alors que samedi, on s'est dégusté entre 1250 et 1350m (selon les altimètres) de dénivelé. Même à l'époque de la « Trace- ou de la Trans-Sancerroise » où l'on se trouvait à rouler sur la journée, voire sur un jour et demi, et dans la même région, on n'accumulait pas autant de kilomètres sur un jour.

Les «Birettes», comme on dit, j'en avais déjà fait un bout : le matin OU l'après-midi et j'étais déjà souvent bien cassé après l'affaire, alors toute la journée, je n'avais pas osé. Michel de St Martin et Maurice en étaient des habitués, c'était bien tentant de les imiter. Alors, cette année, c'est dit : on défie les birettes. Emmené par la dynamique et une météo qui ne s'annonce pas trop défavorable, Actif-Michel a confié les clés de l'agence à Anne et se joint au groupe. Côté EC ConflAns, le groupe s'enrichit également d'un beau-frère, de copains, du fiston Antoine… et puis Stéphane descend de Montargis pour se joindre à la fête. On va être une bonne bande ! De bons rouleurs tout ça, eh, faudra y aller molo !

 

Seulement les « Birettes », c'est du paranormal ! Ça ne te dit peut-être rien, mais on touche là au mystérieux. Rapidement dit, les « birettes » ce sont des sorcières et s'il y a un coin célèbre dans ce domaine c'est bien la région de Sancerre et du Pays Fort. Mais, en fait, c'est beaucoup plus bizarre que ça. Ma grand-tante me disait : « Une birette, pour moi, ça ressemble à un p'tit chien, pourquoi ? ». Ma mère redoutait certains coins où on lui avait dit que se cachait une birette… Et puis moi, je vais te dire, je n'ai jamais participé au « Défi » sans qu'il ne s‘y passe de drôles de trucs, comme casser une chaîne ou autre. Tiens, dis-moi pourquoi, la veille au soir, je trouve mon pneu arrière assez dégonflé, un tubeless costaud qui a enduré les épineux et les cailloux tranchants tout l'été, c'est pas un petit tour sur la route qui l'aura crevé ! Je regonfle en me disant que je vais vérifier le lendemain matin. Et puis bien sûr, au matin, il est à plat. Ça commence bien tu crois pas ? Et que je te démonte tout ça (roue arrière, bien entendu, pour que ce soit plus rigolo), essuie le produit anti-crevaison et monte une chambre à air, le tout un peu fébrilement, because l'heure qui tourne. Pas très Zen tout ça pour se mettre en train pour une sortie qui stresse un peu.

 

Bien, j'arrive à Vailly plutôt en avance (j'avais prévu large heureusement !). Pneu arrière à plat !!!! Une birette je te dis ! Le genre de truc c'est : pas la peine d'aller plus loin, demi-tour, on rentre à la maison ou bien, heureusement, les copains vont arriver, j'aurai au moins un réconfort moral et sans doute de l'aide. Je vais donc m'inscrire comme si de rien n'était ou presque et pour me forcer à rester là. Et puis Maurice, Michel de St Martin et son beau-frère arrivent, démontent, essuient, cherchent, gonflent et remontent pendant que je récite des formules de désempicassement (anti-mauvais sort). Pourvu que ça tienne ! Départ à neuf heures, ça donne le temps et puis… on a toute la journée, pas vrai ?

Départ groupé, on essaie de ne pas se perdre au milieu de tous les VTT, mais bon, ce n'est pas la cohue non plus. D'ailleurs, contrairement à ce que se passe d'ordinaire lors de tels départs, personne ne bourre vraiment, c'est cool. On se dirige en gros vers Pierrefitte-es-bois et Santranges. Malgré les averses de la veille, le sol est resté sain. Un régal. Par contre il ne fait pas chaud. Tout à l'heure, on parlait de températures à peine positives, genre 1 ou 2°, et chacun avait ressorti tenues longues et sous couches chaudes.On aurait même pu mettre les sur-chaussures !

Et bien sûr les « birettes » s'en donnent à cœur joie. Ça crève de partout : on double plein de gars qui réparent et notre groupe n'échappe pas à la malédiction. Pourtant les chemins ont l'air propres. Ils sont aussi bien agréables : beaucoup de chemins couverts, comme cheminant au milieu d'une haie. Très joli, d'autant plus que le soleil se montre plus généreux qu'annoncé. On s'attend volontiers, en roulant sans trop forcer. Dès que ça monte un peu, pour ma part je mets petit et tente de garder le maximum de réserves, d'autant plus qu'il m'a fallu un moment pour me réchauffer. En s'approchant de Léré puis de Savigny, on reconnaît des sentes souventes fois parcourues. Et puis Maurice et les autres lorgnent à droite du côté du Faît des Marnes d'Assigny qui domine le secteur et que Pied-Nu nous avait fait escalader, il y a quelque temps, par des raidillons qui avaient marqué nos mémoires (et nos guibolles !). En fait on tournera autour sans l'aborder vraiment. Notre circuit prend un aspect descendant en se dirigeant vers la Loire : on évite Boulleret pour gagner Bannay. Ravito (il y en aura cinq en tout, l'organisation est efficace et discrète, le balisage OK.).

 Bien. Maintenant on est en bas, au niveau de la Loire et les hauteurs de Sancerre, nous narguent un peu, tout éclairées du soleil matinal. Que nous a-t-on concocté ? On sait bien que c'est là que débute vraiment les choses sérieuses et l'on attend le moment décisif. Pour le moment on se « promène » tranquillou, sur le chemin entre Bannay et le golf de St Satur en discutant… Une pierre soulevée par la roue d'Antoine claque bruyamment dans ses roues et celles de son père Michel qui roulait près de lui. Tout le monde a entendu et réagi, puis continué. Antoine s'est arrêté un instant pour vérifier. On revient en arrière . Nouveau coup des birettes : trois rayons consécutifs cassés, arrachés de la jante (et disparus d'ailleurs !).  Que faire ? Espérer que la roue tiendra sans trop se voiler, mais le trou est impressionnant !

 

Un pont sur le canal, un autre sous l'ancienne voie ferrée et début des hostilités : premier raidillon dans les cailloux, bien connu. Déjà, on envisage la suite : la gare et l'attaque dans les vignes au-dessus du viaduc. Là c'est du sérieux : pentu et long, que l'on escalade sur le petit développement en se glissant entre les machines à vendanger qui ont commencé leur boulot. Je ne grimpe pas trop mal, mais redoute d'avoir déjà trop donné. Car il y en aura d'autres même si, pour le moment, on est tout en haut, près du bois de Charnes et qu'on profite du panorama sur St Satur et Sancerre. On gagne les vignes (sans passer par le bois de Charnes, curieux, on a raté une flèche ?) puis Verdigny. Là, bout de route pour grimper au-dessus du stade, vers Sury, encore une fois il s'agit de mettre les watts.  On plonge sur Sury d'abord par la route (quel dommage !) puis par un petit toboggan technique délicieux. Antoine, qui craint pour sa roue, continue la route. Avec Stéphane et Actif-Michel, on l'a rejoint puis continué vers Chappe. Arrêtés à la route de Ste Gemme, on attend un bon moment le groupe qui attend Antoine, qui, lui, les attend…

Montée vers Ste Gemme : ravito de midi. Sur les conseils des habitués, on a renoncé à s'inscrire pour le repas, pour ne passe refroidir trop, prévoyant quand même un sandwich. Bien nous en a pris, car ce ravito, qu'on espérait aussi correct que les autres, a été littéralement pillé.  Certains qui comptaient dessus font museau ! Peut-être est-ce pour cela qu'on ne s'attarde pas beaucoup… du moins à peine le temps pour moi de descendre mon sandwich (il est vrai que je mange lentement…) et que, la bouche encore pleine, je dois cravacher un peu pour rejoindre le groupe montant là-bas sur la route qui s'élève un peu au-dessus du village. De fait, on revient presque à Sury après une première descente pour aller prendre le creux du vallon qui monte au-dessus de « la Vallée ». S'appliquer à monter en dosant les efforts…On se regroupe en haut et une birette nous y attend de nouveau : elle nous fait partir sur la route de Menetou-Râtel, alors qu'il fallait aller tout droit. Bien sûr, deux kilomètres plus loin, on hésite, Antoine revient en arrière, puis nous fait signe de loin. On a bien fait 3 ou 4 kilomètres de plus et perdu de nouveau un quart d'heure.  On dévale vers Mainbray : qu'elle est belle cette descente, mais elle signifie aussi qu'il va falloir remonter. Et l'on fait ça en deux temps : une première fois dans la caillasse des vignes où nous avons la concurrence d'un tracteur attelé qui semble devoir basculer en avant. Là il faut mettre pied à terre, ce serrait suicidaire d'insister. Redescente puis regrimpette (un peu) plus douce. Arrivés à la route, on attend le regroupement qui tarde. Les nouvelles arrivent : crevaison avec difficultés de réparation dues à un remplacement de chambre à air par un modèle trop grand et inadapté. Comment veux-tu que ce soit autre chose qu'un sale tour de birette encore ? C'est la loi du groupe. Certes, c'est vraiment sympathique, c'est sécurisant aussi, mais tous les retards des uns ou des autres s'additionnent. Mais bon, à part un petit vent, on est bien et puis on a notre temps. On tourne autour de Menetou-Râtel. Depuis quelque temps, on parle beaucoup entre nous des avertissements de Jacky, l'organisateur en chef. « Un retour avec du solide » qu'il avait dit. On en a déjà tâté, OK. Mais il était question d'une fameuse montée aux Marnes de Menetou…On devrait s'en approcher, non ? Et l'on redoute un brin. On vire à droite, quelques maisons… et LA pente est devant nous : dénudée, rectiligne, elle escalade le ciel comme sa sœur jumelle d'Assigny. Deux sont devant, Michel de St Martin s'élance, Maurice met pied à terre…Maurice ! Je m'accroche, sûr de ne pas tenir longtemps. Mais Michel est devant et résiste... il faut que je tienne, il ne doit plus y  avoir de grosse côte ensuite… un tour de pédales puis un autre, je m'accroche avec hargne, p'têt' même que j'en mords le guidon. Et puis il semble que la pente s'adoucit. Le souffle court, j'arrive en haut. Quel panorama ! Ce sommet est quasiment identique à son homologue, avec son arbre unique sur la crête.Je ne connaissais pas.

 Le chemin continue pour dévaler de l'autre côté, tout droit. Michel y a déjà disparu, je m'élance à donf ! Virage en bas à gauche, c'était limite, on pouvait croire qu'il fallait continuer tout droit. Je recolle à Michel et aux deux autres. On attend le groupe. Mais où est Jean-Paul ? Serait pas allé tout droit ? On essaie le téléphone, deux reviennent en arrière. Les plus entamés continuent. Derechef, on attend. Au bout d'un bon moment, l'expédition de secours revient : ils ont réussi à joindre Jean-Paul au téléphone : suite à un sale coup de birette, il est parti dans une mauvaise direction et se trouve seul perdu, il ne sait où ! Il doit tenter de revenir vers la gauche dès qu'il trouvera une route… Repartons bon train à quatre rescapés : les autres sont devant, difficile de les rattraper avant le ravito. En fait ils sont arrêtés sur un charmant chemin au soleil à l'orée d'un sous-bois, d'où la vue porte sur les hauteurs des Bois de Beaujeu et, au-delà, de La Borne. Nous venons de couper une route et Michel a joint le naufragé Jean-Paul au téléphone…  alors que celui-ci arrivait au bout de cette même route ! Pendant que nous attendons apparaît un vététiste isolé qui nous semble familier : c'est mon frangin François, « P'tit Bill », qui est venu participer au parcours de l'après-midi depuis Ste Gemme ! Quelle bonne surprise ! Du coup, après avoir salué le retour de l'enfant prodigue Jean-Paul, nous repartons. Inutile de dire qu'avec tous ces arrêts, ces attentes, nous ne sommes pas en avance sur l'horaire. Quelle importance ! Il fait plutôt bon, les chemins sont superbes la région également, on est à VTT avec  des copains. Le panard, mon vieux…Se presser reviendrait à vouloir raccourcir ces moments uniques, tu crois pas ?

 

Notre trajet semble bien nous ramener peu à peu vers Vailly-sur-Sauldre, notre point de départ, mais il s'en faut, si l'on en croit nos compteurs, de quelques bons kilomètres. On accueille les descentes avec encore plus de plaisir (dont une large, sinueuse, rapide sans trop et pas trop piégeuse, quoique…) tout en redoutant la côte assassine qui nous jetterait à terre. Les quelques petites montées que l'on rencontre font, il faut bien l'avouer, assez mal aux pattes, quoique je sois surpris d'y arriver encore. On débouche sur la route Sancerre-Vailly (je crois), je me laisse emmener dans la descente, d'autant plus que la route se redresse ensuite en une longue ligne droite vers le village de Thou (il y en a un aussi ici, comme en Puisaye), là-bas, me semble-t-il, des maillots de notre groupe. Sur la plaque, j'appuie. Au village, on reprend un chemin. Mon frangin est devant, le groupe  a l'air de suivre. Je continue : Vailly, sauf erreur de ma part et de mon compteur (qui a déjà largement dépassé les 90 bornes), c'est à côté. Je profite de l'espèce d'exaltation de fin de parcours, en emmenant bien. Faudrait pas que le chemin se redresse ! Aïe ! Ça monte ! Mais ce n'est rien, je reconnais le stade de Vailly, en haut duquel nous débouchons…Traversée de la ville en roue libre : on est arrivés au bout !

 

L'accueil est à l'image du reste : du solide, bon et bien fait. Dans la salle, pendant la remise des récompenses, on casse une bonne graine (hot-dogs à volonté, mes amis !) correctement arrosée d'un rouge local de bonne tenue et d'un « élixir de birettes » dont il ne faudrait pas abuser… On passe du temps à discuter, à apprécier ce moment de satisfaction d'avoir réussi ce truc de oufs ! Je t'ai dit : 95 km, 1300m+ en gros, 6 heures sur la machine à 16 de moyenne. Correct, non ? Usé je suis, sans doute, mais je craignais bien pire : il y a des randos moins longues où en roulant plus fort, je finis aussi cuit !

 

Bon, la semaine prochaine : grosse sortie encore avec le « Rallye des Vignobles » à Cosne : grôsse organisazion, mais du sérieux et du costaud (17, 40 et 55 km dont une belle partie en Sancerrois), simplement il ne faudra pas compter sur un pot à l'arrivée, c'est comme ça il ne semble pas qu'il y ait quoique ce soit à y faire !  Certains qui y sont un peu allergiques  préféreront aller à la « Rando du Boudin » à Lavau (après Bonny direction Auxerre) boucle de 33 km     (il y a aussi de la marche). 

 

Woualà pour aujourd'hui. Bonne semaine !

 

vendredi 03 octobre 2008, a 16:10
Le Caylar (suite)
 

Il fallait absolument que je te montre d'autres photos...

vendredi 03 octobre 2008, a 15:28
C’est au « Caylar » qu’est l’art … du VTT
 


Séjour au Sud, donc. Des petits tours dans le coin immédiat mais il faut du consistant pour ce week-end. Avec les « Virades de l'espoir », il doit bien y avoir moyen de trouver une rando VTT. Je t'en fiche ! Rien du tout : affiches, offices de tourisme etc. …Nada ! Pas de bol. Je me résignerai à faire une sortie tout seul, genre tour du Lac du Salagou, un classique toujours bien sympa, mais j'aurais aimé avoir de la compagnie. Par acquis de conscience et en dernier recours, je jette un coup d'œil sur le calendrier du Vélo-Vert du mois. En général c'est assez pauvre, je trouve, mais là je tombe sur deux lignes : « Le Caylar en Larzac VTT 2008 ». coup de bigo pour vérifier : l'organisateur me confirme et affiche le programme avec une certaine fierté, me semble-t-il : 650 vététistes l'an passé, un circuit championnat régional de X Country marathon de 70 km, un grand prix départemental sur circuit de 40 km et rando sur le même circuit…Eh ben, pour un truc dont le compte-rendu tiendra une page complète dans le « Midi Libre » du lundi suivant, bonjour la com' ! Mais là où il me sidère c'est quand il m'annonce un départ à… 10 h du mat' ! « Ça permettra à ceux qui sont loin de venir » qu'il dit… Eh ? On n'aime pas se lever tôt dans le midi ?   Ça risque de me bouffer la journée, ça, du moins un bon bout… va falloir négocier… Enfin, vu que Le Caylar, c'est à un quart d'heure- vingt minutes de là où je suis, j'aurai quasiment le temps de faire la grasse mat' !.

Bon, je t'explique le topo … que tu situes le Caylar pour te faire une idée du spot.

Au sud de Millau (la ville du viaduc, tu vois ?) 50 bornes de Plateau du Larzac assez « arizonesque » genre cailloux calcaires sur lesquels il ne pousse que des herbes rases, du thym et surtout du buis et des moutons, un peu d'écologistes aussi mais pas tant que l'on croit, un peu de forêt rabougrie dans les creux, car le plateau n'est pas à proprement parler vraiment plat, oh que non ! Le Larzac s'arrête au sud, juste après le village du Caylar et son gros rocher, par des bords abrupts, genre falaises, qui dominent de 3 à 400 m la plaine du Languedoc, avec, là-bas, Montpellier, Sète et la Grande Bleue, tu vois ? Et puis, au pied, Lodève où ce que je suis.

 

J'ai déjà pas mal parcouru ce coin-là, bien sûr, et la carte des circuits que je consulte en arrivant, après avoir réussi à trouver une place de parking au bol (pas de parking organisé, chacun se débrouille) me permet de visualiser assez vite ce que l'on aura à parcourir : en gros j'ai déjà roulé sur les trois quarts  du circuit avec Manu l'an passé. Par contre les marathoniens vont se lancer dans un truc dément : descendre dans les gorges de la Vis (ça tourne, forcément !), un genre de gorges du Tarn, en plus désolé, longer le cañon en partie à mi-hauteur (tu te souviens Manu, on l'a fait lors de notre GTMC d'il y a dix ans ?) et puis regrimper en lacets vertigineux sur le plateau. Fabuleux, mais loin d'être roulant !

Bon, inscriptions : il y a un trèpe pas possible, s'est pas gouré le gars, on doit bien être encore plus de 600. Attends, c'est pas le prix ça ? QUOUAH ?  15 € !!!!! Pas possible, le forfait remonte-pente est inclus, avec le foie gras au ravito et le champ' à l'arrivée ? Se croient au Roc d'Azur ! En tout cas, qu'ils ne prétextent pas les frais de publicité ! Le VTT à ce tarif-là, ça va devenir ‘achement rupinos ! Heureusement que ce n'est pas comme ça tous les dimanches ! Quand je pense que certains râlent dès que ça dépasse 5 € ! Et qu'on ne nous fasse pas le coup de la crise financière ! Enfin, pour ce prix, on aura le sol sec et le soleil, même si il fait un chouïa frisquet  ce matin (on est à 700m d'altitude, non mais !).

On poirote en attendant que le marathon démarre (au coup de pistolet, si, si ! la chasse est ouverte !). On a fixé nos plaques de cadre sur lesquelles est inscrit : « La Roger Pingeon ». Tiens ? C'est un autre nom de la manifestation ou c'est de la récup' ? Parce que Roger Pingeon et le VTT… enfin, ce que j'en dis…moi je pencherais plutôt pour « pigeon » oui, vu le prix !

Il y a une pagaïe pas croyable dans le petit patelin : tiens, déjà, donner le départ dans la rue principale (et presque unique) dans le sens inverse de ceux qui arrivent pour prendre leur place derrière le groupe de départ, ça c'est une idée ! C'te bousculade ! Sans compter deux ou trois voitures qui essaient de trouver la déviation mise en place pour elles et totalement obstruée par la masse  des vélos ! Les gens de la « Germignoise » qui te gèrent presque 700 gus à VTT quasiment les doigts dans le nez, ils verraient ça ils seraient fous !

 

Les 70 km sont partis, puis les compétiteurs du 40 km et puis enfin nous, avec chaque fois un petit speech, sans doute pas inutile, mais que personne ne semble écouter. Il est pas loin de 10 h 30 quand on s'élance ! Du coup, dans le petit tour de vielles rues du village qu'on fait avant de gagner les vastes z'espaces, ça roule pas mal ! Chacun doit avoir envie de ne pas être trop en retard pour l'apéro de midi, ou peut-être aussi d'essayer de rattraper le groupe de compétiteurs partis juste devant. Possible aussi.

Un bout sur le goudron, qui ne décante pas grand-chose, ce sont les roues de mon vélo qui me disent qu'on a quitté le bitume et qu'on est sur le chemin : dans le paquet, je n'y voyais rien. Une petite côte allonge enfin un peu tout ça et, dans la descente qui suit, un gilet fluo indique brutalement la gauche. Le gars, à côté de moi, surpris, n'arrive pas à freiner, dérape et se paye déjà une gamelle… il y en aura pas mal d'autres, il y a de quoi !

C'est maintenant le plaisir vététistique total : les crampons agrippent les dalles rocheuses, les roues sautent de caillou et caillou, cherchent la bonne trace, s'extraient des pièges sableux dans les creux, cherchent le passage entre deux roches, où, parfois les pédales accrochent dans un bruit métallique, jetant le vélo sur le côté. Il ne faut pas suivre de trop près celui qui précède et calculer serré ses dépassements sur le chemin qui serpente, monte soudain ou plonge entre les petits arbres rabougris, les épineux et la végétation grise qui sent si bon. Ici et là des randonneurs ou des spectateurs, juchés sur les rochers qui surplombent le chemin, nous encouragent. Ce n'est plus la cohue, mais on est encore assez nombreux pour se planter en suivant bêtement le groupe qui précède et a raté le bon fléchage. L'occasion d'échanger un peu, de blaguer… plaisir du groupe.

Attention, là ça devient sérieux : malgré mes gros pneus, que j'ai bien fait de garder encore un peu, les roues ont du mal à sauter les roches : on pousse ou, plus facilement, on porte. D'ailleurs, là, on nous arrête : portage obligatoire pour descendre une dizaine de mètres, le vélo sur le dos, en faisant gaffe de ne pas se tordre une patte, parce que les chaussures de VTT, avec les cales qui glissent sur la roche, ce n'est pas exactement des chaussures de montagne ! On aura droit deux ou trois fois à un bon portage dans cette première partie, plus, souvent à un peu de poussette dans des coins rocheux trop costauds. C'est, du reste, délicieusement varié.

On débouche, après quelques singles techniques, sur un large chemin forestier roulant, dont je sais que, un peu plus loin, il va plonger en lacets vers la plaine en contrebas. Je ne me suis donc pas trop lancé et ne suis pas surpris par une bifurcation soudaine à gauche, dans la caillasse qui mène vers le bord du plateau. Derrière moi, j'entends des appels : je me retourne pour voir tout un groupe lancé à fond sur le chemin que l'on vient de quitter. Ils n'entendent rien et me semblent bien partis pour se retrouver, après une descente grisante sans doute, quelque 350 m plus bas ! Seront contents d'avoir à remonter ce dénivelé !

On arrive enfin au top du top du parcours : le « Cirque du bout du monde » surmonté de sa falaise sur le bord de laquelle on roule.  Photos bien sûr. Tout le monde s'ecstasy, pardon : s'extasie devant le site et le panorama. Un comble : c'est moi, qui ne suis qu'occasionnellement un  « local », qui renseigne les autres.Si on veut admirer, il faut s'arrêter car le passage est hyper technique, gaffe les chutes ! On amorce un bout de descente sur le rocher : aïe, aïe, j'y vais-t'y ? J'y vais-t'y pas ? La roue avant plonge, j'amortis, complètement en arrière, ça passe. Plus question d'arrêter, j'enchaîne à peu près correctement sur la roche nue, mais …dure aussi certainement : s'il y a chute, il y a bobo ! Heureusement c'est franc et l'accroche est bonne : ça passe et je pousse un gros soupir en bas : je me suis fait un brin froid aux lombaires.

Allez, roule un peu, c'est plat ! On arrive à St Pierre-de-la-Fage : le ravito est là. On s'attend à une table de choix (vu le prix !) mais c'est platement ordinaire sans plus. Cela dit, c'est bien venu car il commence à faire faim. D'ailleurs, comme je repars, le clocher du village égrenne douze coups : midi ! On se regarde les uns les autres : eh ben ! Le rôti va être brûlé à la maison !

Allez !La partie la plus technique est passée, maintenant ça doit rouler : on suit pendant un moment le balisage du « Réseau vert », le tracé de la « Grande Traversée de l'Hérault à VTT », appuie un peu ! Sur le chemin large et légèrement montant, je double du monde qui commence à fatiguer semble-t-il . C'est moins technique, mais il y a maintenant des côtes plus longues et plus marquées et puis, les seuils rocheux, ça réclame de l'énergie pour les passer quand on est en plein effort. « Faut se sortir les tripes ! » que crie une jeunette un peu affûtée à une copine qui l'est moins. Moi, en tout cas, je suis de plus en plus écrasé sur ma machine, signe que je puise dans les réserves…Faut dire que, soucieux de ne pas rentrer trop tard, j'ai tenté de garder un bon tempo.

On atteint le village de St Michel, surmonté des restes d'un vieux château. Tiens au fait, j'ai omis de souhaiter leur fête à tous les « Michel » ! Excusez- moi, Sire de St Martin, Actif, Top et Pieds-Nus, mais la toute petite chapelle St Michel (XIIème) est ma plus proche voisine, j'y ferai pénitence !

On se lance dans la descente rapide vers le hameau du « Cros », des cailloux très roulants dans la pente, un appui  dans le virage qui lâche et ma roue avant flotte dangereusement ! J'ai rattrapé de justesse et me suis vu par terre. Attention, la fatigue fait commettre des erreurs de pilotage !

Les derniers kilomètres vers le Caylar. Je découvre ce passage plus technique mais aussi plus exigeant. On trouve quand même le moyen de se tirer la bourre à trois ou quatre dans le final.

Les barrières, les stands où je ne m'attarde pas devant de superbes machines: je récupère vite un sachet qui contient une bouteille de rosé local et surtout des prospectus. Je regagne la voiture en jetant un coup d'œil au bilan chiffré : 600m de dénivelé, ça ne paraissait pas… la moyenne ne signifie pas grand-chose avec les nombreux portages ou poussages. Je remballe vite, il est presque 13h 30, c'est que je n'ai pas que ç a à faire, dis donc : cette aprème il y a bain de soleil sur la plage et puis, en repartant, je ferais bien un petit crochet par Bouzigues pour voir le coucher de soleil sur l'étang de Thau, même s'il est tard (ouaf !), et déguster une douzaine d'huîtres de la taille de la main.  Qu'est-ce t'as ta ?…Non, mais ! Faut bien en profiter tant qu'on peut pas vrai ? Ça ferait pas une belle journée tout ça ?

 

Bon maintenant que je t'écris tout ça, la pluie bat les carreaux de la fenêtre… Peu engageant pour le « Défi des Birettes » à Vailly-sur-Sauldre, demain. T'oublie pas ? Ça c'est demain samedi, sinon dimanche ,  il faut aller jusqu'à Paucourt (Montargis) pour la « Paucourtoise », ou attendre la semaine prochaine pour le « Rallye des Vignobles » à Cosne.

lundi 22 septembre 2008, a 12:21
La Germignoise : une vraie marée (humaine) d’équinoxe !
 

 

De l'influence de la Lune (peut-être) ou du soleil (à coup sûr !) la Germignoise a (encore) battu son record d'affluence, il s'en est fallu d'un rien (9 personnes, tu parles !) pour que le chiffre soit de 700 participants ! T'entends un peu : presque 700 ! et QUE des vététistes, je te dis ! T'imagine derrière ça un énorme club, une machine quasi-pro quoi. Je t'en fous, qui est-ce qui t'organise ça ? Une petite association comme il y a en a dans beaucoup de villages, du genre organisation du concours de belotte, de sorties ici ou là de riffles et de brocante locale. Oui, c'est ça, mais simplement un jour, ils se sont dit : « On pourrait faire une matinée de rando VTT ? »… C'était il y a douze ans et je t'assure qu 'ils étaient contents d'avoir réuni une cinquantaine de vélos. Alors maintenant …La « Grôsse Tête » ? Connaissent pas ! se demandent toujours si ce qu'ils ont fait est bien, si les participants sont contents de ce qu'ils ont préparé, eux, les quasi non spécialistes (ouais, parce que, entre temps, certains se sont un peu équipés et se sont mis à la pratique aussi, ne serait-ce que pour aller voir comment ça se passe ailleurs). Parce que question préparation, ils préparent, je t'assure.Une rando est à peine finie qu'ils sont déjà dans la suivante.

Ce qui est le plus fantastique, c'est le nombre de bénévoles qu'ils fédèrent et tout dans la bonne humeur et la décontraction. C'est peut-être ça aussi leur secret, tout ça reste bon enfant. Ludo (qui n'était pas là aujourd'hui, because fête familiale, mais on a bien pensé à lui, vu qu'en plus on passait quasiment à côté de chez lui), Ludo donc, disait que ce qui lui faisait préférer la Germignoise, c'était l'état d'esprit. On me l'a répété aujourd'hui.

Bon, d'accord, mon Frangin François et ma belle sœur sont deux des chevilles ouvrières de l'affaire, alors évidemment, je manque sans doute d'objectivité…mais tout de même.

Cette année ils ont même réussi à avoir le beau temps, mais l'automne se fait aussi singulièrement sentir ! Ça pince un peu, mon n'veu, en attendant le départ! Beaucoup ont ressorti les vrais gants et l'on aperçoit déjà des cuissards longs, et c'est justifié. C'est vrai que c'est aujourd'hui l'automne (du moins à ce qu'on m'apprenait dans le temps, maintenant l'équinoxe serait le 22, tout change ma bonne dame !). À propos d'équinoxe, c'est une Grande Marée (humaine) qui s'annonce. Va falloir trouver un autre champ pour le parking, bientôt ! Je cherche dans la foultitude des maillots et/ou des têtes connues et j'en trouve malgré tout bien peu. Je connais assez peu les gens du sud nivernais que l'on ne rencontre guère qu'à cette époque de l'année, en gros jusqu'au Rallye des Vignobles. Actif-Michel et Anne sont déjà prêts mais pas de Marsus par exemple, ou pas encore…Les gens de Gien et plus au nord  roulent ailleurs, dommage. Dans la foule soudain, un maillot vert de l'U.M Veaugues, je rêve ? C'est l'ami Pascal, un  ex de la grande époque, qui a ressorti le maillot-collector et … le vélo, d'époque également. Ne roule plus guère, l'ami, et pourtant, on verra plus loin qu'il a encore de beaux restes ! S'il veut bien s ‘y remettre, comme il promet (souvent !)…

On  part juste derrière le gros du troupeau, vers 8 h 30. Chemin des bords de Loire, pas mal pour un départ, c'est large et on peut s'arranger pour attaquer la partie single sinueux hors du troupeau. C'est pittoresque à souhait, mais si la Loire est déjà baignée de soleil, nous, on est à l'ombre et le bout des doigts qui sort des mitaines souffre comme en plein hiver. On atteint La Marche  et on monte (la Marche, évidemment !) : on attaque la première côte et rapidement la deuxième.C'est bien venu car ça réchauffe mais dans l'envie d'en profiter, j'ai peut-être été un peu vite  et le souffle est court, en haut. Baste ! C'est l'occasion de profiter d'un panorama de 180° au moins. Rapide descente puis traversée de grands champs en légère montée. Un peu rasoir mais bon, il faut en passer par là. Ravito au Grand Soury et on se lance vers Chaulgnes avec appétit (ben et le ravito alors ?) car on sait que cette partie-là sera intéressante. On évitera totalement cette année la Forêt de Bertranges pour parcourir cette région bocagée et doucement vallonnée entre Raveau et Pougues (en gros). Petites montées, passages dans quelques sous-bois (quand même), prés et bosquets. Il fait bon, on ne se bouscule pas car les chemins permettent de dépasser assez facilement, c'est assez roulant sans être jamais ennuyeux et surtout, le sol est sec, un vrai régal ! Tiens à propos de régal : après Chaulgnes on s'enquille deux petites descentes dans un single en gouttière …mmmm !!!

Je stoppe un instant et tente ensuite de rejoindre Actif-Michel. J'ai perdu, quoi, une minute ? mais impossible de le rejoindre ! ‘le fait exprès, le chameau, d'appuyer comme un sourd sur les pédales ou quoi ? En même temps je me dis de ne pas trop me dépenser car, après le ravito de Pougues, la boucle des 45 km pourrait bien nous réserver quelques passages un peu costauds… Je rallie donc le ravito, dans le parc thermal, juste à côté du gracieux pavillon des sources, cadre magnifique. De Michel, point ! Ben, mince alors ? Il arrive pendant que j'échange quelques mots avec Pilou. Il a raté une bifurcation. Tu parles que je pouvais bien m'employer à tenter de le rattraper !  Ça me rappelle, en juillet, au Trèfle de Châtillon/Loire (va voir un peu plus haut).

Tiens ? Un tacheté ! c'est Tom des « Frapadingues », qui nous apprend qu'ils sont une belle brochette de six participants. Bien, ça, ils n'ont pas raté le rendez-vous. Du coup on les attend un instant pour les saluer. Et puis on attaque le tour du Mont Givre. Car c'est en gros de ça qu'il s'agit. Une nouveauté et une découverte aussi, bien agréable. Comme de juste on a droit à deux ou trois petits « coups de cul », avec, même, le choix entre un passage « très difficile » ou sa variante « très difficile » (selon le panneau des organisateurs). Alors, nous, pas dégonflés, on prend le plus « très difficile » (qu'il nous semble).  Priez (c'est le nom du patelin pas une injonction !) puis Foncelin. Une belle montée puis, logique, une longue descente roulante vers Garchizy. On regagne les bords de Loire sur le bitume, ça sent l'écurie et, façon « final, on brûle ce qui reste », sur la plaque, on ne respecte pas trop le code de la route et la vitesse limitée à 30. Crochet à droite sur un chemin, puis nouveau crochet qui découvre, quoi ? Une côte bien coquette ! Nous fourguer ça alors qu'on pensait en avoir fini ! Il me semble entendre rigoler le Dominique qui a tracé le passage ! Après quelques protestations, on passe du grand plateau au tout petit, et puis on s'avale la côte quand même. Paraît même qu'il y en a une autre un peu plus loin (comme quoi on a encore du souffle, tout en grimpant, pour échanger avec les autres participants !). Effectivement, là-bas c'est un peu la cohue dans la montée où tous les circuits se retrouvent avant l'arrivée. Cette-fois on est au bout : encore un virage et… mais c'est quoi ça ? On nous oriente vers un champ ! Quelques zigzags descendants à travers un « pailleri » (c'est comme ça qu'on appelait les champs après la moisson, dans mon enfance. Question orthographe, je ne garantis rien…). Amusant comme tout, on trouve le moyen de s'y tirer la bourre pour le final sous le grand portique gonflable.

Z'on fait les choses bien pour l'accueil : chacun est attendu par deux ou trois personnes, cadeau, bise … enfin moi, du moins, j'ai la bise, vu que c'est ma Martine qui fait l'accueil !

Bonne moyenne, +555m, et grande satisfaction d'une belle balade. Dans la cour, sur le parking, sur l'aire d'accueil, il y a du populo ! Il fait bon au soleil de midi. On profite du pot-sandwich (à discrétion !) et il a file d'attente pour les crêpes…Bref on s'éternise volontiers et franchement, l'impression qui se dégage est que chacun profite du moment et s'éternise un peu plus que d'habitude. C'est enfin l'occasion de saluer davantage de monde et d'échanger ses impressions de la matinée, de prolonger un peu la magie. Pour ma part je passe côté organisateurs pour la suite : casse-dalle en commun sur place puis démontage et rangement, le tout dans une belle ambiance. L'occasion de réaliser un peu plus ce que représente la préparation et la réalisation d'une telle manifestation. Et ceci est sans doute valable, à un degré ou un autre, pour tous ceux qui se lancent là-dedans. De quoi avoir un peu recul et de relativiser quand on se rend compte, ici ou là lors de nos sorties, qu'il y a un truc pou un autre qui pèche.

 

Voilà, c'est pas tout ça, mais je repars quelques jours. Je vous laisse sur place avec les « Virades de l'espoir » dimanche prochain. Il y a des randos VTT à Bonny sur Loire et à Nevoy (près de Gien), l'occasion de se retrouver sur le site qui a connu les randos de la « Fun-Bike », une autre époque…Et puis l'autre semaine il y a aura le « Défi des Birettes », belle organisation aussi, à Vailly sur Sauldre (Cher), attention ! C'est le samedi !

lundi 08 septembre 2008, a 12:25
Pas de Piranhas à Parigny
 


Le titre, c'est vraiment n'importe quoi aujourd'hui ! Mais, bon, ça m'amuse…

 

Sacrée rando hier, donc à Parigny les Vaux. Les « Randos Vertes » des amis du VTT nivernais, c'est toujours un truc superbe, pas de la rando de gamin en général, c'est plutôt du physique et on n'arrive jamais au bout, frais comme une rose … (normal, c'est « Parigny les Vaux », pas « Parigny  la Rose » (près de Varzy), oh qu'il est drôle, ce matin, décidément !)

Comme en plus le cadre est agréable et les circuits super bien choisis, c'est un rendez-vous incontournable, comme on dit (trop).

D'accord il a bien plu ces derniers jours, et surtout la veille, et on sait bien ce que ça signifiera au niveau des chemins, malgré l'abri de la forêt…de plus il fait bien frisquet sur le pré-parking près de la salle des fêtes où l'on se retrouve. Je suis garé juste à côte de Ludo et l'on discute un peu en choisissant la tenue adéquate : j'opte pour les manchettes (déjà !) et le plastique est roulé dans le sac. J'ai encore les mitaines et le cuissard court heureusement ! C'est vers huit heures et demie que, décidément, le flot des participants arrive. Je prends un café (car ici, on en a un, pas comme à Sauvigny) en attendant qu'Actif-Michel et Anne soient prêts et en saluant quelques Frapadingues, enfin : pas de Francis mais il y a Tom, le Pharmaton, et Franck, qui, paraît-il, étaient aussi à Sauvigny mais qu'on n'a pas vus dans la foule. Le René doit déjà être sur les chemins, c'est un matinal : on ne verra de lui que son 4 X 4 ! Michel de St Martin a renoncé, face à l'éloignement, et roule sur l'Etang du Puits. D'autres seront aux 8 h de Verdigny…

François, mon frangin germignois, vient d'arriver aussi et il se joint  à nous trois pour démarrer sur le raidillon qui s'élève tout de suite au-dessus du village. On a dû faire cent mètres de bitume c'est tout  (et n'on n'en fera jamais plus tout au long de la rando !): il n'y a pas de phase d'approche, d'échauffement ou tout ce que tu voudras, ici. Et aujourd'hui en particulier, on est directement dans le bain : on grimpe déjà dans la forêt. Et comme, en plus, on est à l'heure de pointe, tu vois le plan. Pas très facile. Pourtant, pour le moment, les chemins sont assez corrects ; d'accord c'est un peu humide, il faut se cramponner parfois, faire attention aux cailloux glissants et aux racines, on rencontre quelques gués, mais la boue n'est pas trop présente. Pas de quoi s'ennuyer toutefois : ici  c'est vallonné, on le sait et on se régale de montées pas trop exigeantes et de descentes, où, toutefois, on hésite à se lâcher (et surtout à lâcher les freins), vu l'humidité du terrain : la roue avant a parfois bien du mal à accrocher, attention ! Bon, on ne fait pas non plus de débauche d'énergie : on est parti pour un bout de chemin et l'on se rend compte que, même si on n'a pas à appuyer comme des malades sur les pédales, rien que d'être tout le temps vigilant pour éviter une glissade, pour rattraper une roue qui s'écarte, pour se sortir d'un trou boueux, fait que l'on n'a aucun moment de relâchement  et que les muscles sont tendus. Sans que l'on traîne, on ne peut pas dire qu'on n'avance très vite, le terrain ne s'y prête guère : les singles, c'est bougrement sympa et tous les vététistes adorent, mais ce n'est pas très rapide et l'on ne roule quasiment que là-dessus. C'est évidemment chouette… Des chiens qui hurlent annoncent la maison forestière de la « Grande Mare » et son chenil. C'est le point de ravito habituel : un peu effrayant quand même cette meute magnifique. Euh…le ravito, c'est pour nous ? Pas nous pour les chiens ? On est un peu surpris d'y être déjà, ce n'est pas qu'on n'en ait pas besoin, mais on n'a fait encore que 10 km ! On n'ose pas regarder la moyenne et puis…Il en reste un bout, dis donc !

Bah, on a fait le gros du dénivelé, d'après la carte, et l'on devrait rouler mieux maintenant.

À la bifurcation, toutefois, Anne et François, optent pour le circuit de 35 km. C'est vrai que la matinée est déjà un peu avancée et qu'ils ont peur d'être un peu justes sur le grand circuit. Michel me suit : on doit faire une boucle supplémentaire d'une bonne vingtaine de kilomètres qui tourne autour du « Rond de la Réserve », non loin des Bois de Raveau. On n'aura pas de gros dénivelé, ça devrait aller… Qu'on se dit…

Pour la première partie, c'est O.K. On suit des singles qui tabassent un max (heureusement que la plupart sont en légère descente). Ça chahute un brin le vélo ! Si tu n'as pas de tout-mou là-dessus ça doit être l'enfer. Donc, passages plutôt amusants. Mais la suite devient galère avec des secteurs boueux comme aux pires moments du cœur de l'hiver. J'ai toujours mes gros pneus de caillasse (2.3 quand même !) et je t'assure que c'est pas le pied sur ce terrain, sauf quand, justement, pour éviter un coin glissant, tu optes pour les cailloux juste à côté . Reste que je suis obligé, souventes fois (tiens, j'aime bien cette expression, « souventes fois » c'est pas très courant et un brin désuet, mais je connais un gars qui en parsème son discours, pourtant), donc, souventes fois, je disais, je suis obligé de prendre un bout de bois pour dégager le pneu arrière qui frotte sur les bases. Quel dommage, cette boue ! Parce que, sinon, qu'est ce qu'on se serait régalés ! Les gars ont trouvé des passages incroyables : parfois, on a l'impression que ce sont les VTT qui ont frayé la trace. Il y a même des trucs déments comme ce sentier où l'on est en équilibre au-dessus d'un profond fossé rempli d'eau, ou cet autre que l'on essaie de suivre, entre les arbres les racines et les cailloux, le long d'une très haute clôture électrique, destinée à arrêter les cerfs, et qui, selon ce que nous dira le Jacky de l'organisation, est directement reliée au secteur !!! Tu crois ça possible, toi ? J'entends : autorisé ? Toujours est-il que le petit « tic, tic » que l'on entend en passant le long nous avertit : y' a volt !!!

D'autres coins sont plus sereins comme les fontaines auprès desquelles ont passe, et qui inciteraient à la flânerie ou au pique-nique… s'il faisait meilleur ! Mais de flânerie, point, car on n'est guère en avance, quant au pique-nique, il faut d'abord que l'on rallie de nouveau la « Grande Mare » et ça ne semble pas encore pour tout de suite. Un ou deux passages sur une allée forestière empierrée et bien roulante permettent quand même de rehausser une moyenne bien anémique. On a même droit à une superbe, large et longue descente, bien franche, que l'on dévale à fond… ça dépatte les pneus, j'te dis !

On rencontre quand même d'autres aventuriers, comme Stéphane, un familier du blog. On réussit à discuter un peu malgré les aléas du chemin… N'oublie pas de me rappeler les références du bouquin dont tu m'as parlé : « Envie de vélo », le titre, je crois ?

Enfin , à force d'à force, on retrouve le point de ravito : on retrouve aussi quelques autres rescapés : on avait l'impression, depuis qu'on était parti sur cette boucle, d'être tout seuls sur le circuit ! En plus il est midi, dis donc, c'est le déjeuner !

On ne traîne pas trop : il faut tâcher de rentrer sans trop tarder ; heureusement le retour est plus facile. Humide bien sûr, mais pas trop, et la boue se limite à quelques grosses flaques. Côté gambettes, ça commence un peu à être endolori et Michel, qui a bien tenu le coup jusqu'ici, commence à redouter les crampes. On retrouve des coins déjà connus : après les hauts de Chaulgnes, on sent l'écurie. Je double un gars qui pousse son vélo : « Eh, Tac, qu'est-ce qui t'arrive ? » Un pneu éclaté. Pas tellement étonnant vu le nombre de petits bouts de souches qu'on a vus, de silex aussi. Je descends (belle descente encore, un miel !), jusqu'au hameau de Pinay où je retrouve les collègues de Tac qui cherchent à organiser un moyen de le récupérer. Mais… sur la carte qu'on nous a fournie, il y a bien un numéro de téléphone ? Je laisse la carte en question aux rescapés et je continue. L'arrivée ne doit pas être loin. Quoi ? un ravito ? En fait il s'agit d'une sorte de promotion-dégustation chez un viticulteur des coteaux charitois. Je goûterais bien mais…Bien m'en prend car, juste après, on a droit à un premier petit raidillon, suivi d'un autre plus long qui casserait bien le moral et les pattes si on ne savait pas qu'en fait, il conduit au début d'un long final descendant qui ramène en toboggan sur Parigny et où l'on se régale toujours. J'ai laissé Michel un peu derrière et l'on se retrouve au lavage (un seul robinet un peu anémique ! Sûr, ce n'est pas la lance à incendie que l'on sort à Neuvy-sur-loire !). Il n'y a pas trop affluence heureusement. Voyons le bilan ? 48 km, normal, et 620 m de dénivelé. On a envie de dire : « seulement ? » tant il nous semble avoir dépensé d'énergie. La semaine dernière nous avait semblé moins physique et pourtant on avait grimpé davantage.

Petit tour à l'accueil pour un rapide pot et récupérer… un T-Shirt ! Encore !

 

La semaine prochaine, rien sur le calendrier : va falloir vous regrouper. Moi je serai en Auvergne, j'y trouverai peut-être quelque chose. En tout cas rendez-vous le 21 Septembre à la GERMIGNOISE : ne pas rater !!!! Renseignements :06 81 21 47 22 ou 03 86 68 86 74

lundi 01 septembre 2008, a 20:13
Sauvigny, vidi, réussi
 

 

Ouf !Bien content de la journée, avec  une "Sauvignoise" bien réussie : les cartes météo inquiétantes aperçues sur les chaînes TV ou les ordinateurs devaient avoir angoissé outre les organisateurs, bien sûr, tous les possibles participants, dont j'étais, évidemment. Orages ou pas orages ? Rien ne m'avait réveillé par la fenêtre laissée ouverte pour la nuit et, au matin, du côté Est, le ciel semblait bien serein, avec son aube naissante, par contre le côté ouest était nuageux, mais pas encore trop menaçant. Vite ! À Sauvigny !

J'avais faim de VTT, pourtant cette semaine, on s'était fait une sortie bien sympa avec Stéphane, descendu de Montargis, et Actif-Michel, qui, pour ne pas rater l'occasion, avait mis la clé sous la porte de l'agence pour une partie de l'après-midi. Un tour du côté de Savigny en Sancerre, sur les terres de Michel-Pieds-Nus et son frangin René. Nous manquaient bien d'ailleurs, eux qui connaissent chaque single du secteur, alors que nous en étions réduits à suivre un parcours du Topo-guide du Sancerrois (ne cherchez pas, son tirage est épuisé depuis quelques années et c'est fort dommage !), mais c'était un plaisir aussi (« Quoi ? Tu vas me dire, et ton GPS, ? » … Oui, bon, on verra, pas tout à la fois…). On s'est bien régalé et je me suis surpris, en fin de rando, à piquer un démarrage pour rejoindre un cyclo puis prendre sa roue quelque temps… N'importe quoi ! Mais ça devait être le résultat de cette faim de rouler.

 

Enfin bon, ce dimanche matin, j'arrive à Sauvigny, pas aussi tôt que nous l'avions fait l'an, passé, avec Manu, Stéphane, Michel et Anne, mais pas trop tard non plus. En fait, je ne sais pas qui vient rouler ici mais tu sais ce que c'est : on trouve tout de suite du monde. Mon frangin François (de la « Germignoise ») est là: il a amené son copain Dominique et est maintenant nanti d'un nouveau vélo, un N.E.U.F, de Décath', superbe! Le v'là équipé et j'espère qu'on aura l'occasion de rouler un peu ensemble, Ludo est là (tout à l'heure, sur l'aire d'arrivée, il nous présentera Madame et … le jeune Lubin !) et puisqu'il est question de matos, on admire (aussi) sa mini caméra de guidon (ou de casque) très chouette !

J'ai aperçu un maillot tacheté : c'est l'ami Francis, le Frapadingue en chef, sans sa troupe. On part ensemble, escortés et (vite) précédés de Ludo et de Jean Chassang qui nous confirme qu'il n'y aura pas cette année de rando à son nom, comme ces dernières années… Si les retraités, dont il fait partie maintenant, ne s'invertissent plus, où va-t-on Madâme Michu ?

À force de discuter, on n'est pas parti si tôt, et on est dans la foule, mais le début se fait plutôt sur des portions assez larges, direction St Benin d'Azy, c'est-à-dire au milieu de paysages verdoyants vallonnés, bocagers, avec quasiment toujours, si tu regardes bien, dans un coin, et généralement plutôt sur une hauteur, un petit château.  Typique du nivernais central. On admire tout ça quand, du moins, on sort des bois. Car la commune de Sauvigny-les-bois porte bien son nom et j'ai bien fait de ne pas chausser les lunettes de soleil, qui me tentaient pourtant au départ. Je me répéterai sûrement pus loin, mais les chemins sont vraiment super. Il y a de tout : de la variété en profil, en largeur de chemin, en type de sol. Jamais franchement de plat et, pour la première partie, au moins, c'est vallonné sans excès et je t'assure qu'on se régale ! Évidemment, on trouve ici et là quelques bourbiers, qu'on arrive le plus souvent à éviter par une mini « variante », et qui ne sont pas très conséquents grâce, je pense, au beau temps de cette semaine.

 On n'a pas mal roulé jusqu'au ravito de St Benin. C'est  à partir de là que l'on attaque la boucle de 15 km qui distingue le grand circuit. Le ton est donné immédiatement par une longue montée dans un pittoresque chemin creux qui requiert tout de même un bon petit effort, on en aura une autre, un peu plus loin, nettement plus conséquente et qui imposera à beaucoup de mettre pied à terre : je réussis à me maintenir en équilibre sur mes deux roues et suis un autre gars qui s'acharne également, tout en grimpant de conserve, on communique : « Tu veux passer ? » -« T'inquiète ! Ça me va comme ça ! Appuie garçon, on a fait le plus dur »-« Tu parles ! T'as vu devant ? » Car cette bon sang de côte n'en finit pas et, s'accentue parfois singulièrement mais... « Il n'est de côte qui n'ait un sommet » n'est-ce pas? Et on finit, bien contents de nous, par arriver en haut. Le Francis, qui n'a pas trop roulé ces temps derniers, est un peu juste et le ravito de Limon est le bienvenu. Jamais venu dans ce village et pourtant c'est à partir de là qu'a lieu la « Rando Look » au mois de juin. Nous venons de vérifier que son caractère « physique », qui fait sa réputation entre autres, s'explique tout à fait. Je te parle côtes, mais il ne faut pas oublier l'autre côté de la médaille, ou du versant plutôt : on se lance aussi dans de chouettes descentes, variées elles aussi, parfois on est bloqué par le gars de devant, on ne se lâche pas comme on le souhaiterait, car même sur le grand circuit, il y a du monde. (J'ai lu dans le journal que nous étions plus de 1400, avec plus de 200 compétiteurs sur la « first night »).C'est d'ailleurs à cette affluence que je me dois une petite « chaleur » : on s'est lancé dans une descente sur un chemin empierré large, mais couvert de petits cailloux rendant la trajectoire délicate. Soudain, devant moi, un groupe arrêté sur toute la largeur consécutivement à une chute ! S'arrêter ? Impossible à cette vitesse et sur ces petits cailloux qui font même des amas où la roue avant flotte. Je tâche de trouver un secteur moins meuble où le freinage réponde, tout en tâchant de viser une « musse » entre les mecs arrêtés n'importe comment. Ouf ! Ça passe de justesse ! C'était moins une ! Je me voyais tel la boule de bowling lancée vers les quilles !

On a entretemps retrouvé le circuit de 35km : plus de monde de nouveau. Mais le tracé est toujours aussi agréable. Francis redoute de plus en plus les crampes et l'on temporise un peu. Qu'importe, il fait bon, l'ambiance est nickel, l'organisation au top. Remarque à ce sujet : c'est  curieux comme il est difficile de réussir un sans faute intégral : le balisage est impeccable, le plus souvent redondant avec flèches fluos en hauteur + fléchage à la bombe sur le sol + rubalise, impeccable quoi. Pourtant nous trouverons deux possibilités de se fourvoyer ! Et pas dues à une quelconque malveillance comme cela arrive hélas !

Après un dernier passage sur un single délicieux en sous-bois, on débouche au pied de Sauvigny, pour un final déjà emprunté : gué + raidillon par les rues d'un lotissement, qui dénote de soin apporté au choix du tracé, jusque dans le détail. Ça nous permet d'atteindre un dénivelé de 750m (Pour les 50 bornes, il faut rouler un peu sur la route pour que le chiffre soit exact).  Arrivée sous le grand portique : après avoir reçu notre énième T-Shirt (celui-ci est plutôt pas mal), on profite de la foule, de l'ambiance, en commentant, sandwich d'une main et verre de bière dans l'autre, les péripéties de cette édition 2008, avec les uns z'et les autres.C'est presque à regret, et pas moins d'une heure après notre arrivée à vélo, que l'on quitte les lieux. Les orages ont eu le bon goût d'attendre. Je crois que c'est Ludo qui nous avait dit « Il est prévu qu'il pleuvra à partir de 14 heures ».

Pas tout à fait vrai : il n'a commencé à pleuvoir qu'au moment où j'allongeais les jambes sous la table du déjeuner, dressée dans le jardin, près du barbeuq' : il était …14h et…cinq minutes !

 

C'est pas tout ça et la semaine prochaine ? Y'a de quoi faire : samedi 6 à14 h aux  Aix d'Angilon (18) : Rando. Dimanche 7 : 8h 30  « Les Randos Vertes » des amis du VTT Nivernais à Parigny-les Vaux (58) avec 4 (excusez du peu) nouveaux circuits. Qualité assurée et profil sportif. Pour du plat, voir le même jour à Amilly (= Montargis) la « Rando des chouquettes » ambiance particulière, vaut surtout pour les fameuses chouquettes. Une autre Rando à l'Étang du Puits  et une aussi à Ménestreau en Villette (45). Enfin les compétiteurs seront à Verdigny-en-Sancerre, pour les célèbres 8 h de Verdigny.

 

lundi 25 août 2008, a 12:30
Murs et murailles
 

 

Comme je te disais dans l'article précédent, je me suis borné à de petites sorties sur les  contreforts du Larzac, tu sais (ou tu sais pas, dans ce cas je t'apprends !) que le Larzac se balade autour des 600 à 700 m d'altitude et qu'il se termine en général par des falaises calcaires qui dominent la « plaine » du Languedoc (qui n'est souvent pas plus plate d'ailleurs que le Larzac ne l'est !) de plus  500m. Bon, moi où je suis (près de Lodève, t'en as entendu parler ces temps, il me semble), j'ai  3 à 400m à grimper pour y  accéder, donc j'ai déjà de quoi m'occuper. Mais, voir article précédent, j'ai pas eu trop l'occasion. Juste quelques « petits tours » le matin, avant la chaleur, mais qui me faisaient en quelques kilomètres atteindre des dénivelés respectables.

Par contre, et tout autre chose, j'ai fait une escapade de quelques jours en bord de « Grande Bleue » à la Grande-Motte et, bizarrement, en ce lieu coincé entre la plage surpeuplée et les étangs dédiés aux flamants roses sans compter encore le canal du Rhône et où rien ne semble fait pour le VTT, tu trouves à l'Office de Tourisme un plan de quelques circuits et il y avait même , il y a deux ou trois ans, un club local qui te faisait des sorties accompagnées gratos une fois par semaine, vachement sympa. Par contre, ce dernier truc, comme tout ce qui est bien et pratique, ça a disparu.

J'ai donc fait deux ou trois petits tours dont une incursion aux marges de la Camargue, entre les chevaux, les vachettes noires, les marais salants, les vignes de « vin des sables » (et ça, c'est pas du pipeau, les ceps sont vraiment plantés dans le sable !) et les inévitables Pink Flamingos (et pas Pink Floyds ! Tiens à ce propos, t'as pas raté la rediff' cet été de ce mémorable enregistrement du Floyd à Pompéi, j'espère ?). C'est comme ça que je suis tombé sur un vieux fort Vauban en ruines, les pieds dans les eaux du marais et noyé de mosquitos. Désolé et pittoresque.

Et puis, autres remparts, plus nobles et justement célèbres, ceux, magnifiquement épargnés et toujours tels que Saint Louis les a vus, de la ville d'Aigues-mortes. Avec mon heaume, mon destrier fringant, je n'ai pas pu résister à la photo façon : « Bayard ! Du Guesclin ! Sachez vos lances manier ! Oncques ne faiblirai face à vos assauts ! »

N'empêche qu'en près de 60 bornes, j'ai fait 40 m de dénivelé ! Un exploit, je te dis car plus plat que ce coin-là, y a pas !

lundi 25 août 2008, a 11:49
Mise sur « Orb »ite
 


Salut à tous ! Petit passage local après un séjour estival méridional. Moins de VTT que l'an passé : peu ou pas de rando organisées. Difficulté pour les détecter peut-être ? Les Offices de Tourisme ignorent en général tout, les vélocistes, quand on en trouve, semblent peu au courant aussi, et la lecture des calendriers de nos mensuels spécialisés ne nous renseigne guère non plus, beaucoup d'organisateurs oubliant de signaler leur manifestation sur ces vecteurs. Il faudrait contacter les clubs locaux, peut-être…Enfin, bon, à part la rando que je te narre ci-après, nothing ! Faut dire qu'il faisait sacrément chaud cet été dans le coin et que, par 36° à l'ombre, tu manques un peu de motivation à partir suer sur une bécane. T'as pas connu ça, toi, cet été ? Justement, je n'ai pas eu de visites de copains vététistes non plus, du coup j'en ai été réduit à quelques sorties en solo quand même autour de mon fief Lodévois et puis, donc cette rando dans les « hauts cantons » comme ils disent là-bas, autour du lac d'Avène. Une rando que j'ai déjà faite deux fois et, du coup, les organisateurs, tenant sans doute beaucoup à ma présence, m'envoient chaque année un petit courrier, sympa non ?

 

Ce lac est un lac de barrage, avec des tas de vallons boisés qui convergent vers lui, de sorte qu'il affecte un peu la forme d'une étoile de mer, ou d'une pièce de puzzle si tu veux... Il n'est pas très étendu mais dans un site encaissé et, donc, assez biscornu et il a la particularité de n'être accessible qu'à ses deux extrémités opposées : d'une part, du côté du barrage qui domine, façon film-catastrophe, la petite station thermale d'Avène (Tu ne connais pas mais ta douce sûrement, ou du moins les produits de beauté qui portent ce nom) et donc, d'autre part, à Ceilhes, côté début du lac, seule partie à la rive douce (il y a même une mini-plage) et là où se jette la rivière « Orb »(euh, attends, elle se jette dans la Méditerranée, c'est donc un fleuve, un fleuve côtier mais un fleuve quand même !). Ça y est j'ai encore fait une phrase interminable !

 

C'est donc là que je me pointe ce dimanche matin, pour la « Rando des Monts d'Orb »qui, alternativement, part soit d'Avène, soit de Ceihles à l'autre bout. Comme je te l'ai dit, je l'ai déjà faite deux fois et j'ai même dû déjà te raconter ça, remonte voir pas mal en arrière sur le blog, tu devrais trouver ça sous le titre : « Quand on a de l'Avène », je crois, ou une autre subtilité de la même eau.

Le parcours est qualifié de « sportif » (le petit s'appelle « familial », mais plutôt, à mon avis, pour familles sportives aussi !).Il fait le tour du lac et je t'entends déjà réagir : « Ouah, un tour de lac, pépère, oui ! » mais ne te leurre pas : si aucune route n'accède aux rives, c'est que celles-là sont du genre abruptes et qui dit abruptes dit « pentes », donc « grimpettes », vu ? Comme de juste, le parcours ne varie pas ou très peu d'une année sur l'autre, mais c'est la première fois que je le fais avec un départ de ce côté. Voyons…

 

On est une cinquantaine à se lancer sur la première difficulté : une côte pas trop accentuée mais bien longue, sur un chemin forestier comme on en suivra les trois quarts du temps. Il serpente au flanc de la colline, au milieu de la végétation locale, genre méditerranéen : ce n'est pas bien haut (à part les pins) ça sent bon et c'est plutôt piquant. Au bout d'un moment de montée que je ne gère pas trop mal (style assez cool, ne pas s'asphyxier dès le départ), la végétation se dégage un peu et bonjour la vue sur le lac tout bleu en dessous ! Superbe !

À partir de là, ça monte et ça descend en fonction des différents vallons dont je te causais plus haut et qu'il faut bien franchir : le balisage est O.K et, ici et là, un gars en tenue de « soldat du feu » (sans le casque quand même, c'est réservé à nous et, crois-moi, il fait chaud dessous !) assure la sécurité et l'orientation. Au long de la grande montée de départ, on s'est un peu égrené sur le parcours et je me sens un brin seulâtre. Un signal d'un gars en uniforme : il faut enquiller une petite « musse » descendante à droite. Je m'en souviens en effet et je saute illico du vélo : les premiers 15 m sont suicidaires, dans la caillasse énorme et sur pente accentuée. Instruit par mes deux gamelles de l'an passé (j't'ai pas raconté ? Si, une je crois, l'autre faudra que je trouve un instant  pour le faire : c'était pas une sortie ordinaire !), je descends  ma selle de quelques cm pour, quand même, me faire plaisir à descendre le reste du passage sur ce single bien tabasseux. Ce sera le seul passage très technique de la rando. Pour le reste : chemin forestier, mais jamais ennuyeux  car toujours varié et pas vraiment roulant.

On arrive sur la route qui plonge vers Avène. Dommage de le faire par la route, il ne doit pas y avoir autre chose…

Moi, tu vois, je me dis : on va avoir le ravito au patelin : ça doit être pratique, et puis on est à mi-rando, mais les mecs me dirigent sur le pont : « Ravito un peu plus loin ! ». Bon, c'est vrai qu'il y a un peu de route, pas trop montante encore, avant d'attaquer le gros morceau : une grimpette qui te fait remonter à l'altitude du barrage et encore au moins deux fois plus haut. Mieux vaut ne pas faire ça le ventre creux !… Ah ! Un organisateur : le ravito ? Penses-tu ! Il me crie : « Il est en haut de la côte ! » Quouaxxx ???? Il est 10 h et quelques, on a passé 20 bornes pas vraiment faciles, le Mahomet cogne en plein sur les cailloux du chemin et il  faut se farcir THE côte avec simplement du jus de Camel ???

En râlant, je me  mets au taf : cette côte, elle m'avait occis la première fois que je l'avais grimpée. Depuis, connaissant sa longueur et ses fluctuations de pourcentage au long de ses différents lacets, j'ai appris à la gérer… je préférerais digérer, oui ! Car mon estomac réclame, tout au long de la montée ! Pas marrant… Je pense bien à une barre de céréales plus ou moins écrasée, voire périmée, qui doit se trouver au fond de mon sac, mais je suis dans mon effort et répugne à le couper, je suis parti, tant pis… Heureusement la montée se fait en bonne partie à l'ombre. D'ailleurs, c'est  justement là où elle est le plus dense, l'ombre, et quasiment en haut de la côte, qu'attendent les gars préposés au ravitaillement : des anciens, assis au fond de leurs fauteuils de toile, façon portail de maison de retraite et que ça l'air d'amuser de te voir arriver la langue pendante, ou presque. Côté ravito, c'est menu minceur : aqua simplex et pain d'épices ! Et ça pour 6 € ! Il faut réclamer pour obtenir une pâte de fruits dont je vois une réserve à l'arrière de la fourgonnette. « On ne les met pas sur la table, parce que les gars s'en bourrent les poches… » Ben, c'te blague ! Vu comme on a attendu le ravito !

À partir de là, c'est un peu comme de l'autre côté du lac : chemin forestier un peu plus roulant mais sans ennui : c'est sinueux, jamais plat avec de super descentes et des vues splendides. Attention les virages gravillonneux en surplomb au-dessus du lac ! Justement, là, le chemin semble devenir un tremplin : au bout, le vide ? Un pompier posté là me crie  « À gauche! »? Euh…mais j'avais pas l'intention d'aller tout droit non plus !

Deux gars m'ont doublé, bonne allure, que je repasserai pus loin, à la faveur d'une crevaison de l'un d'eux, puis qui me redoubleront. On s'arsouille un peu avec un autre gars qui roule presque à mon allure : un peu plus vite que moi en descente, un peu moins en montée. On se passe, et repasse  ( comme « L'eau ferrugineuse » sur le fer de ce célèbre vieux sketch) et puis vient le toboggan final après un chemin bien orniéreux et amusant qui ramène sur la route (plate !) du bout du lac et l'arrivée…

Je suis un eu surpris de ne nous voir que quelques-uns. Au pointage de l'arrivée, on m'a dit, sans que je comprenne bien :  «  8ème », d'accord c'était un départ groupé, mais on ne faisait pas la course non plus…et puis, faut relativiser : le premier est arrivé il y a vingt minutes, même si je me suis arrêté prendre une photo. Bon, je ne suis pas mécontent : je ne  suis pas trop rincé et cette rando était à taille humaine », pas comme d'autres que j'ai pu faire dans le coin.

Par contre je trouve que le contact avec les autres n'est pas chaleureux, c'est le moins que l'on puisse dire… J'ai connu plus sympa…Tu crois que c'est le fait qu'ils ont couru cette rando comme une compète ? Décidément c'est pas un truc qui me branche trop. D'ailleurs, « compète » ça commence comme … ?  Et ça finit par… ?

 

mercredi 16 juillet 2008, a 21:14
Avoir du trèfle...
 


Avoir du trèfle, c'est avoir de la chance... Chance ou pas, le « Trèfle Châtillonnais », c'est une rando assez originale. Pas tant par les sentiers et chemins que l'on connaît quasiment tous (quoique…) pour les avoir parcourus depuis Briare, Bonny, Gien, en S.E.C ou non, mais par sa conception particulière. Je t'explique : au lieu de la boucle « classique » sur laquelle se greffe(nt) une ou plusieurs extensions et au cours de laquelle tu rencontreras, si tu ne te loupe pas, un ou deux ravitos (il arrive qu'il y en ait plus d'ailleurs !), les concepteurs de la rando de Châtillon-sur-Loire, eux, ont tracé trois boucles, de longueur à peu près équivalente (ça tourne autour de vingt et quelques bornes) qui reviennent toutes au point de départ pour le ravitaillement. Effectivement, en forme d'une espèce de trèfle biscornu.  Ça a le mérite d'être original, je l'ai déjà dit, car je ne connais pas d'autre exemple de rando de ce type. Pour les organisateurs, ça résout le PB des points de ravito à gérer, mais leur impose la difficulté de trouver des parcours qui puissent se renouveler chaque année. Pas très facile, sans jeu de mots, on risque vite de tourner en rond. Z'ont tout de même le mérite d'essayer de donner un profil différent à chaque boucle. Du point de vue des participants, il est assez amusant de composer son menu. Ça se fait en fonction de la carte des parcours, des expériences des années précédentes ou en demandant aux autres, car, à la fin de chaque boucle, on se retrouve autour de la table de ravitaillement, occasion d'échanger sur ce que l'on vient de parcourir.

 

Ce matin, il fait un temps moyen moyen ? J'ai essayé d'arriver pas trop tard, mais il y a déjà pénurie de places de parking sur le champ de foire pourtant vaste : vététistes + cyclos + marcheurs sur une autre organisation, ça fait du populo ! Côté vététistes seulement, il y a déjà l'occasion de saluer bien du monde, un vrai plaisir. Outre Actif et Anne qui se retrouvent (enfin) à leur première rando estampillée « pur sucre » depuis longtemps, il y a aussi pas mal de « Frapadingues », dont le Jacky que je n'ai pas vu depuis longtemps ! Et puis les gars de L'EC ConflAns  et une belle troupe de Gien-Relax. Bon, on part sur quelle boucle et comment ?

Actif-Michel et les Frapadingues sont déjà sur le départ que je n'ai pas encore bu mon café. « Vous nous rattraperez ! » que me lance Michel en disparaissant en direction de la boucle 2.

Justement j'avais décidé de la jouer 2 puis 3 et négliger la boucle 1, au profil roulant et plutôt plat, pour se consacrer à une boucle deux, plus intéressante, sur des chemins connus, entre Val de Loire et dessus du coteau, avec, certainement quelques passages plus pentus puis une N° 3 prometteuse également. Je pars avec les gars de l'ECC, Michel, Christian et Pierre. On n'est pas nez dans le guidon, mais ça ne roule pas mal. Toutefois Pierre a toujours du mal à se hisser en haut des côtes et, lui qui est si puissant sur le plat habituellement, semble un peu émoussé. Notre progression ne peut donc nous permettre de rattraper près d'un quart d'heure de retard sur Actif-Michel and C°. Parmi les côtes prévues, on se cogne la grimpette de Beauregard, une des plus sévères de cette façade entre St Martin et Châtillon, que Michel de St Martin et les autres de Gien devront bien un jour référencer pour en faire un catalogue, de façon à n'en oublier aucune et à savoir de laquelle on parle. Celle-ci réclame un bon coup de pédale et aussi un brin de technique. Jamais facile à négocier. Un peu plus loin c'est la côte du Plessis, que l'on a plutôt l'habitude de descendre qui nous oblige à poser pied à terre : trop glissante décidément !

Évidemment, on ne rejoint pas le groupe précédent qui nous attend avec un grand sourire au ravito. Sympa ce moment où chacun échange : « Tu as fait quelle boucle ? C'est comment ? ». Super Dudu me signale que la boucle N°1 n'est pas si plate que ça ! Ah bon ? Justement Pierre décide de s'y attaquer et Christian l'accompagne. Michel de St Martin et moi nous en tenons à ce que nous avions prévu : la boucle 3, certainement la plus exigeante et technique. Elle fait une sorte d'étoile autour de Châtillon, une façon sans doute de nous en faire gravir toutes les montées qu'on y trouve (et il y en a !). On se lance vite derrière Actif-Michel et les Frapadingues qui sont partis devant depuis pas trop longtemps et ne doivent pas encore être très loin. Cette-fois-ci, sûr, on va les rejoindre !

Comme  prévu cette boucle sera rythmée : on attaque direct par letout petit single qui grimpe à mort en travers d'une pente engazonnée pour s'extraire du centre ville, faut pas se rater malgré le tout petit développement sinon…Va-t-on, de là-haut replonger pour aller chercher cette sacrée « montée impossible » comme l'appelle Michel, et qui part du bord du canal ?  Mais non, on s'éloigne vers Pierrefitte. Longs faux-plats montants, petites descentes dans la verdure, gués que l'on va même traverser, on « y emmène bien »,  tant, même, que j'oublie une bifurcation et qu'on se paye une petite côte inutile. Le circuit ramène vers la vile puis repart, alternant aussi les types de passages. C'est de loin, la boucle la plus intéressante, et la plus jolie aussi mais, bon sang, malgré notre rythme soutenu, on ne réussit pas à apercevoir le moindre des gars qui sont partis devant nous ! Certes, certains ont largement de quoi nous tenir à distance mais, sur le groupe, il doit bien y en avoir qui sont moins au top et que l'on devrait rattraper. On se dit que ceux-là, justement, ont peut-être profité d'un des retours vers Châtillon pour couper, sinon c'est à  désespérer de nos efforts ! N'empêche qu'on se la pète pas trop quand on regagne le point central pour retrouver les autres, forcément un peu hilares. Explications… Comment ce peut-il, Odile ? Vous avez drôlement bourré !  Oh que oui, en bord de canal, ça y allait fort !.. Euh... Comment ça en bord de canal ? Vous étiez bien sur la boucle 2 ?.. La 2 ? Ah, ben, non, sur la n°1… Ouahhhh ! On a couru après des absents ! Tu parles qu'on ne voyait personne !

 

Ambiance discussion de fin de rando autour des bols de fromagée (miam, super !). C'est aussi le moment où chacun va partir vers un horizon ou un autre à l'occasion des vacances. Ça se sent dans l'ambiance. Il y a aussi le regret de n'avoir pas pu parler un peu plus à l'un au l'autre, de n'avoir pas pu rouler avec tout le monde. Jacky me salue, je n'ai même pas eu l'occasion de parler un peu avec lui...  Et puis le lieu se vide un peu…Bonnes vacances, bon été les gars…

Onze heures et demie, il n'est pas si tard, et puis j'aurais bien encore une petite faim. Pas côté estomac, la fromagée y a pourvu mais côté gambettes… La 1 ? Tu crois ? C'est pas raisonnable, mon Bill…J'ai enfourché le vélo et arrive à la voiture, la dépasse, enquille une petite rue, flèche VTT 1, le vélo a décidé plus que moi, tu crois ? Alors je fonce : écluse de Mantelot puis grands et larges chemins du Val, le compteur ne descend pas en dessous 25, passe souvent au-dessus de 30, malgré mes grosses roues d'été que j'ai remises en prévision de circuits caillasseux (2.30 quand même !). La suspension vient d'être révisée, la transmission itou, ça roule. Je teste même une selle très évidée (bec compris) qui s'avère assez efficace. J'atteins vite Beaulieu. Je sais Francis devant et le guette un peu, mais il était parti pas mal de temps avant moi, alors, sauf pépin de sa part…À Beaulieu, on remonte vers la route par une petite côte connue mais pas bien méchante, c'est quand même pas ça qui a pu effrayer le Dudu ? Redescente ver le hameau de l'Étang et hop à gauche, pour regrimper sur le dessus : deux gamins sur leur petit biclou me lancent : « Attention il y a une côte ! » .. Oui, un peu plus longue, mais que je ne trouve pas assassine non plus, malgré mes jambes quand même un brin endolories. Puis on suit le haut du plateau pour revenir. On approche des 60 bornes, mine de rien...  Côté papattes c'est une bonne fatigue, sans plus, côté fondement ce serait un peu douloureux, mais avec ma selle habituelle il en serait au moins pareil sinon plus vu la distance parcourue et là, le périnée n'est absolument pas endolori, impeccable !

Je suis presque surpris d'atteindre déjà les premières maisons de Châtillon, le retour a été rapide aussi ! Je souris du petit plus que nous font les organisateurs d'une nouvelle grimpette dans la ville, histoire d'en apprécier tout le côté pittoresque, et j'atterris sur le champ de foire. Salle d'accueil où il n'y a plus grand monde mais encore un peu de kir à boire. Petite discussion. Bravo pour l‘organisation nickel. Retour au parking, où je retrouve Francis qui charge le vélo . On discute un peu…pas trop la frite le Francis…dommage qu'on n'ait pas fait cette dernière boucle ensemble…

Parking est presque vide maintenant, ça sent la fin de fête. Ça ajoute à la petite nostalgie de tout à l'heure. Mais quelle belle sortie : 65 bornes à bonne moyenne (presque 19, ça aurait pu être plus), 450 m environ de dénivelé.

 

Voilà les amis : j'aurais dû partir en vacs  demain, mais la voiture a eu quelques vapeurs, c'est remis à la fin de semaine. N'oubliez pas : dimanche 20, c'est la rando de Nogent/Vernisson pour les plus au Nord, chez le Maurice, qu'il faudra embrasser pour moi ! Les autres, ne ratez pas la sortie organisée par Pilou, autour de Ste Colombe des Bois : il vous prépare un départ accompagné depuis Donzy, place Gambetta, mais il faut le prévenir (06 11 59 42 24). Le reste du trajet est un régal, je l'ai reconnu avec lui, l'autre mercredi : les sous-bois vers Châteauneuf sont superbes avec des vues vers les hauteurs de Varzy, un single descendant dont je ne vous dis que ça, profitez-en !

J'essaierai de vous narrer mes aventures méridionales, autant que je pourrai. Bon été à tous !

mardi 01 juillet 2008, a 11:47
Un p'tit air de vacances
 

Enfin un Dimanche qui corresponde au calendrier ! Il fait beau et presque déjà chaud lorsque j'arrive à Briare ce matin pour la « Rando des Canaux et des Étangs ». Cette rando, c'est en général la dernière avant de partir en vacances ou presque ; et bien elle a l'air de tenir ses promesses, au moins au niveau du thermomètre. D'ailleurs, ça a dû rameuter pas mal de monde parce que pour trouver à se garer, c'est un peu coton ! À moi le parking en catastrophe sur un bout de trottoir, en essayant de ne pas trop barrer une sortie. Je crois que cette année la rando est couplée avec une Fête de la Loire, et des étalages ont en partie envahi la zone parking habituelle. Bon, grouille, il faut s'inscrire !

Michel de St Martin est déjà arrivé (à vélo). Il y a tout Gien-relax, pas encore de Frapadingues. On regarde la carte : le parcours de 60 bornes est bien tentant. Rien de difficile si ce n'est que ç a va vers Faverelles, au delà de Bonny, sur les terres des Frapadingues. Mais ç a fait une grande boucle de 20 bornes qui s'ajoute dès le départ, à la boucle de 40km, qui va vers Ouzouër sur Trézée. Problème, ou plutôt problèmes : comment vais-je rouler après mon petit épisode de fièvre de la semaine ? Et deusio, comment faire pour ne pas rentrer trop tard : j'ai la maison plein de monde et on va m'attendre pour le déjeuner. Comme bien sûr, on a discuté un (tout) petit peu ici et là et que l'on approche de 8 h 45, on se dit qu'il faudrait une bonne moyenne  pour réussir le parcours dans les temps. Car on a vu passer Francis, qui lui, n'a pas dû perdre son temps comme nous et a dû déjà partir et puis aussi le Tom' qui démarre à fond sur le bord de Loire, comme nous on se lance.

Quais de Loire puis bord de l'ancien canal, il n'y a pas plus roulant… Et puis on arrive au pont de Châtillon et il faut se décider : le grand parcours reste sur le chemin de Loire, l'autre prend le dessus de la digue pour monter ensuite « dans les terres » comme on dit. Arrêt à la bifurcation, on hésite. Enfin, J'hésite, car Michel, lui, il est prêt à faire l'un ou l'autre. C'est vrai que c'est à peu près sûr que le grand parcours doit pouvoir se faire assez vite, quoique, vers Faverelles ? Un coup d'œil à la montre… faudrait faire du 20 de moyenne…possible ou non, avec ma condition physique ? La raison me dit que 42, ce sera suffisant pour ne pas être en retard, mais l'envie de rouler m'attire sur le grand parcours, et à hésiter on perd encore du temps...Tant pis, la mort dans l'âme et le rouge de la honte au front (ça change de celui de la fièvre) je me résigne à me contenter de la boucle de quarante…

C'est sans grande surprise: Tous ces chemins, on les a de longtemps parcourus, c'est en général large, si bien qu'on est le plus souvent côte à côte à papotter avec Michel, sympa aussi ! Parfois quelques flaques nous imposent des zigs ou des zags, parfois même des zigzags, mais rien de méchant, on réussit pour le moment à garder les vélos propres. On s'arrête près d'un groupe de Gien-Relax, où l'un deux a des soucis de dérailleur qui a failli se mettre dans les rayons. Plus loin, un passage de canal pittoresque m'incite à sortir l'appareil photo. C'est vrai quoi, je ne vais pas encore faire comme la dernière fois ! Cela permet à Coralie de Gien-Relax de  nous rejoindre pour demander du secours pour son compagnon qui a crevé et se trouve sans moyen de réparer ! Comme souvent, on se retrouve tout un groupe : deux démontent, un autre sort une chambre à air, les autres comparent les performances de leurs pompes…Puis c'est la séance photo… de vrais touristes, je te dis ! Mais si j'en crois mon compteur et ma pompe, on n'est pas en retard.

Pas en retard mais on a faim, voilà trente bornes qu'on roule, on a même passé Ouzouër et l'on n'a pas vu le moindre ravito ! Ah si ! Alors qu'on roulait en bord d'un pré, j'aperçois au loin un regroupement à l'orée du bois : « Tiens voilà le ravito ! » que je dis à Michel… avant de me rendre compte, en me rapprochant, qu'il s'agit d'un troupeau  de vaches (colorées il est vrai !).

Te dire si on a faim !

Enfin on trouve ce fameux ravitaillement, pardon, ici il s'appelle « P.C » (= point de convivialité) ! Bien pourvu il est vrai. Comme on en repart, on croise le Pilou qui roule, lui, sur le grand parcours… Mais est parti depuis 7 h 30 ! On passe, là encore, un peu de temps à discuter puis on se lance sur les derniers kilomètres, dont une partie dans un bois sur un chemin large et tout détrempé. Pas question de dégueulasser nos vélos pour quelques centaines de mètres de boue. Nous voilà en portage à travers les branches du bois, évitant les zones fangeuses et nous battant contre les moustiques. La fin se fait vite et l'on aborde bientôt les hauts de Briare, quand Emmanuel Vattan, un ancien de Veaugues, nous rejoint. On finit avec lui, sur ces bords de canal si pittoresques et curieux avec des biefs qui se jettent les uns dans les autres. De plus, il y a de l'affluence, il fait un soleil superbe et la Fête de Loire semble attirer du monde. Il est  temps qu'on arrive : depuis quelques centaines de mètres, j'ai senti un flottement dans ma roue arrière : elle se dégonfle (Qui a dit : « Comme toi qui n'a pas voulu faire les 60 bornes ! » hein ?) mais me laisse aller jusqu'à l'arrivée. Fromagée traditionnelle à l'accueil, c'est bien sympa. D'ailleurs on trouve quantité de gens avec qui parler, et puis on s'intéresse au matériel exposé, comme une selle percée, posée sur un support qui te permet de l'essayer, c'est astucieux, mais évoque inévitablement un autre type de siège percé (photo, bien sûr : c'est où la chasse ?) si bien qu'arrivent les premiers de Gien-Relax sur la grande boucle, (mais bon, ceux-là sont des rouleurs) et puis même Tom et Francis, qui sont partis juste devant nous. Finalement, entre la réparation, les discussions ici ou là et à l'arrivée, on a perdu le temps que l'on a gagné à couper… Un peu rageant, mais bon… Il faut bien profiter de cette ambiance un peu vacances.

Justement question ambiance un peu particulière : Dimanche prochain, c'est la rando de Batilly-en-Puisaye, pas bien loin de Bonny sur Loire : c'est cool, très « comité des fêtes » avec en plus une petite brocante dans le village, une tombola. Le genre rando pas difficile mais attention, il y a deux ans, l'Actif-Michel le Grand Jean-Pierre des Frapadingues et même Maurice, avaient chuté à cause de trous cachés dans l'herbe et avaient été sonnés un peu. Il n'y  a pas de « petite rando »…

mercredi 25 juin 2008, a 12:16
Un « p’tit tour… »
 


Oui, tu t'es dit : « Le Bill il est resté aux plumes ce week-end et n'a pas sorti le VTT ! » ou bien un truc du genre. Tu n'étais pas loin de la vérité, vu que le plumard, j'y ai passé une grande parie du temps hier et avant-hier. La fièvre m'a pris lundi à grelotter, trembler de partout, j'te dis pas ! Poche de glace, arsenal médicamenteux anti-fièvre... du coup ça va un brin mieux ce matin, avant, je ne risquais pas de réussir à taper sur le clavier, vu la précision de mes gestes (déjà qu'en temps ordinaire..).

Ben si, donc, j'ai sorti le vélo mais pas facile de trouver de l'accompagnement dimanche ! Le Grand Prix de France avait frappé : un, en faisant annuler la seule rando organisée dans le coin, à Challuy, près de Nevers, une rando que j'avais bien appréciée l'an passé (va voir l'article) et deux, en faisant que, côté Frapadingues en particulier, on avait délaissé le vélo pour la moto pour se rendre là-bas. Et puis il y avait en plus la Fête de la Musique : on risquait de se coucher tard, etc. Mon petit appel à compagnie n'avait pas eu beaucoup de succès. Donc je me suis tourné vers les fidèles des fidèles : Actif-Michel et Anne qui reprennent peu à peu leur activité vététistique, après un hiver de bâtisseurs. Michel m'a prévenu : « On fait juste un petit tour, une heure et demie, à peine plus, le truc en bord de Loire ». Ben, ok, c'est sympa, j‘allongerai un peu la sauce, si on rentre tôt, pas grave…

À huit heures et demie pétantes, je suis chez eux, leur belle nouvelle maison au-dessus de la Loire. Le beau temps chaud mais lourd de la veille a fait place à un temps menaçant qui sent la pluie, dommage mais peut-être pas plus mal : la chaleur étouffante était pénible, dans les rues de Nevers cette nuit (ben oui, quoi, j'y étais quand même à la Fête de la Zique !).

On part, ça s'impose, directement par le petit chemin qui débute presque devant chez eux et gagne Villechaud en longeant la Loire. On s'enfonce ensuite dans les Bois de Villechaud et là Michel nous fait remonter vers les Braults, on sort déjà du circuit le plus basique, ils n'ont pas l'air d'être si hors de forme que ça, les deux bâtisseurs, et puis Michel nous lance en direction de Pouilly ! Ah bon ?  On ne prend pas le pont de St Thibault ?  Là, on change de catégorie : la boucle s'allonge singulièrement et puis, pour gagner Pouilly, en dehors de la route de bord de Loire, il faut faire les montagnes russes au-dessus, ce n'est plus la petite balade d'une heure trente… Mais bon, même si je ne me sens pas au mieux, moi, ça va, je suis, je veux bien.

Aux Girarmes, il faut attaquer la côte, Michel fait ça en ajoutant, pour la beauté du geste, le court mais sévère raidillon que l'on pourrait éviter qui sert de mise entrain, si on peut dire. Alors qu'on arrive au-dessus du hameau des Loges, niché dans son vallon un peu comme Chavignol, Michel hésite : la côte l'a marqué et Anne aussi et de l'autre côté du hameau s'en annonce une plus sévère encore... Je propose de contourner autant que ça se peut en passant à travers les vignes, pour aller longer l'autoroute, il y a bien une montée mais plus atténuée. De là-haut, on n'a plus qu'à plonger sur Pouilly par la « Voie Romaine », dont les pavés constituent, malgré nos suspensions perfectionnées, un passage pas le plus amusant. Les mecs de Paris-Roubaix, des kilomètres  là-dessus, sans suspension, des boyaux gonflés à huit kilos, bonjour les bras et les poignets !

À Pouilly, une grande brocante barre la rue principale, ça me rappelle celle que l'on avait traversée à Donzy, on ne renouvelle pas l'expérience et on traverse le pont : objectif revenir le plus cool possible. Pas dur, juste en bord de Loire le parcours « La Loire à Vélo » déroule son ruban, je ne l'ai jamais suivi, alors voyons…

En fait, je me rends compte que le tracé reprend le parcours que l'on suivait le long de la Loire : le chemin de pêcheurs, avec les ronces parfois, ses pièges aussi comme des trous de ragondins ou autres, tout cela a disparu, remplacé par un chemin routier, vaguement bitumé mais surtout fortement gravillonné. Il reprend aussi les passages plus roulants qui revenaient vers Ménétréol, puis St Thibault. Ça manque pas mal de fantaisie, d'accord c'est facile, mais le gravillon qui crisse sous les pneus, freine un peu, rend la direction parfois imprécise, est franchement casse-pieds pendant des kilomètres. Reste que le paysage n'a pas changé, et que, comme on peut plus facilement lever le nez, on profite davantage des collines qui dominent le Val, L'Orme-au-Loup, Sancerre…Le temps qui s'était gâté en début de balade  et m'avait contraint à sortir l'imper plastique, s'est stabilisé. On revient donc tranquillou. À Bannay, que l'on gagne par le bord du canal depuis St Thibault (sans, donc, passer par le golf), Anne, qui « pédale avec les oreilles » depuis un peu, décide de nous fausser compagnie et de rentrer directement par le pont du P.O. , ex-pont du chemin de fer, qui l'amènera quasiment devant sa porte. Avec Michel, on poursuit sur la route de la levée et nous gagnons le pont de Cosne et sa circulation. J'entends Michel derrière moi : « T'as pas pensé à faire une photo ? ». Flûte, ça me fait comme la semaine dernière ! Pas de photo à Brinon : et pourtant il y en avait une belle à faire : je me souviens avoir vu une dizaine de gars attaquer ensemble un gué, dans de grandes gerbes de flotte, ça aurait été chouette, mais le temps de sortir l'appareil etc. tu parles !

Du coup, juste avant de se séparer pour rentrer at home, on se fait une petite pause touristique sur le quai de Loire à Cosne, sans Anne, donc, pardon.

Bon total : un p'tit tour qu'il avait dit : il est pas loin de midi et on s'est fait bien cinquante bornes, ça conserve, le bâtiment !

Dimanche 29 Juin : "Rando des Canaux et des Étangs" à Briare : 15, 25, 40,60 km. Centre Socio-culturel au port de plaisance. info : 02 38 36 97 95

lundi 16 juin 2008, a 08:51
Rando des gués: quand on en est...
 

Ouf ouf ! Je cours. Pas le temps de te pondre un article. Juste un petit mot pour te dire qu'on était à la « Rando des Gués de Sauldre » à Brinon/Beuvron. On a eu du mérite ! Il faisait un temps de chien en partant le matin ! Ça plus 3/4 d'h de route pour aller patauger dans la flotte et la boue, c'était pas trop encourageant. Pourtant une fois équipé et sur le vélo, on ne s'est pas trop rendu compte qu'il pleuvait (pas trop fort, il est vrai !). On a donc laissé de côté le 70 + km pour se contenter du 45 , déjà pas mal. Des passages roulants quand même (entre les flaques) d'autres plus raidos, avec boue, ornières, sable, racines (Michel de St Martin s'est vautré sur l'une d'elle : bobo !) et ma pédale de gauche a failli exploser et m'éjecter  du vélo en en heurtant une autre ! (Avoir des problèmes de pédales, pour une Rando des Gays, pardon, des Gués, un comble !).

Justement, côté gués, une hauteur d'eau et un courant jamais connus ! Pas facile ! Mais pas beaucoup de gués non plus, moins que l'an passé.

Reste que il y avait pas mal de monde : 180 VTT, un peu moins que d'hab' seulement. Le Tom' qui ne rate jamais cette sortie, était le seul des « Frapadingues » mais tout Gien-Relax (du moins le gratin !) en était (de la rando, bien sûr, qu'est que t'insinues ?).

 

Dimanche : « Rando Verte » à Vignoux sur Barangeon (18). Sinon, on fait quoi ?

mardi 03 juin 2008, a 09:13
Les temps de pluies à l’Étang du Puits
 

  

Le blog a bien servi encore de plate-forme d'infos et c'est tant mieux ! Mais les précisions définitives me sont parvenues un peu tard samedi pour que je puisse le faire savoir  à tous (à tousse, d'ailleurs, un peu, avec ce temps !).

Finalement entre les « Grenouilles » de Pigny, la Décathlonienne de St Doulchard qui ne prenait pas le départ de Décath' '(merci Romain) et celle de Décath' de Nevers (merci Ludo, heureusement que tu étais là car leur com' est superficielle) et puis aussi le « Marathon Solognot » de St Cyr en Val qui pouvait se faire (en partie) au départ de l'Étang du Puits(à côté d'Argent sur Sauldre 18), il y avait de quoi user ses crampons... et user du gas-oil aussi, car tout ça n'était pas la porte d'à côté (comme qu'on cause cheux nous).

Les « Grenouilles » ? Tu rigoles, mais le souvenir des trombes d'eau que j'y ai reçues me glace encore, il faudrait une météo super optimiste pour que j'y aille sans crainte, alors vu le ciel menaçant annoncé !.. La Décath' de St Doulchard, ça aurait été sympa d'y faire connaissance de Romain, mais celle de Nevers était plus proche, avec les promesses d'un parcours peut-être sur les côtes de Marzy et les bords de Loire, j'y ai de bons souvenirs de randos (aussi!) par là, organisées à Marzy (par qui à l'époque?), ça ne s'est (hélas) plus refait. Enfin l'Étang du Puits, près d'Argent-sur-Sauldre, pas trop loin (quoique, pas loin de 40 mn de route) l'occasion de retrouver Michel de St Martin et Maurice et toute la bande de l'EC ConfAns et puis aussi sans doute les Gien-Relax, que je n'ai pas vus, tous, depuis un fameux bail !Enfin, et ce n'est pas la moindre des raisons : les terres sablonneuses de Sologne seraient sans doute plus praticables que d'autres, avec toute la flotte qu'on s'était prise cette semaine (et qu'on risquait bien de prendre encore ce dimanche matin). Enfin voilà des tas de raisons que tu n'avais pas besoin que je te donne, parce que quoi, quand même, JE FAIS CE QUE JE VEUX ? NON ?

 

Donc sur la digue de l'étang, je retrouve ceux que j'avais prévus : il y a les « guêpes »(tu ne trouves pas ? Avec leur tenue jaune et noire) de Gien-Relax : on discute un peu, de leur sortie en Luberon bien sûr et puis ils s'envolent vite, pas grave je leur promets qu'on les reverra ! Maurice, Michel and C° sont là bien sûr et déjà inscrits, les hommes de l'ASCO sont là aussi, par contre pas de "Frapadingues" ni de Trézéens d'Ouzouër.

En fait, c'est une super idée qu'ont eue les organisateurs du « Marathon Solognot » de St Cyr en Val : leurs parcours de 70 et 90 km passent par ici et y font une boucle : on peut donc, en partant de l'étang, ne faire que ces deux boucles de trente et quelques pour l'une et d'une bonne quarantaine de kilomètres pour l'autre.En plus, le coin est évidemment roulant, pas le moindre dénivelé (160 m en tout !.. ah oui, tout de même, t'aurais dit dix fois moins, je suis sûr !), alors tu parles si ça va rouler !  Et c'est parti ! Pas le nez dans le guidon, mais pas mal quoi. Comme prévu, c'est bien roulant, l'inévitable bord  de canal, en file indienne, en faisant gaffe de pas se serrer de trop près parce qu'il y a des surprises sous forme de trous cachés par l'herbe qui te feraient bien faire le plongeon ! On enchaîne dans l'herbe (et l'herbe dans la chaîne ! lol) avec traversée d'un massif d'orties toutes neuves dont je ne te dis que ça ! Ça renaude des mollets, un brin ! Sous-bois sableux quelques flaques, normal, on évite et roule ma poule ! Et puis voilà que les flaques prennent toute la largeur du chemin, et puis que, en plus des flaques, on a de la boue! Ah, là, ça ne va plus ! De la boue en Sologne ? Bon, d'accord, c'est pas la terre de Lavau ou même du Pays Fort, rien qui colle vraiment, mais quoi, bon, on s'enfonce quand même et on appuie comme des malades sur les pédales (tu crois que la chaîne va résister ?) et que même on descend de vélo pour patauger. Jean-Paul, lui a bien failli se vautrer… s'est retrouvé en appui sur les mains, de justesse !

D'accord entre les bourbiers, il y a de jolis passages entre bouleaux et fougères, on n'a pas de panorama en haut d'une colline, mais les arrivées au bord de quelqu'étang mystérieux niché au cœur de la sylve et fréquenté des seuls hérons sont un ravissement… Quoi ? Ça ne te plaît pas quand je la joue « Poète prend ton luth et me donne un baiser » ? Ça jette pourtant, je trouve : tiens : « la sylve » au lieu de dire bêtement « la forêt », nous qui y sommes tout le temps fourré, je n'avais jamais osé. Si, si, je t'assure samedi prochain, au dîner de chez Madââme Du Brancard de la Carriaule, parle donc à sa fifille de l'emmener « courre la sylve », ça aura plus de classe que de lui proposer une virée en forêt…Non ? …Ah bon, moi ce que je t'en dis…

Donc dans la sylve, il y aussi les magnifiques et inaccessibles demeures de Sologne, inaccessibles de par leur prix, natürlich, mais aussi de par les clôtures commack qui les ceinturent. Impressionnant ! 

Tiens? Eric-Œil-de-Lynx et les Gien-Relax qui passent, je leur avais bien dit qu'on les reverrait : se sont trompés à une bifurcation et les revoilà ! Un peu plus tard c'est « Top' » et « Dudu » qui suivent. C'est vrai qu'il faut un peu faire gaffe : si tu te goures et que tu pars sur le parcours  90… T'es mal ! Et en plus tu te retrouves à St Cyr en Val ! Parce que, les repères visuels, ça manque un peu. Pas le balisage, non, l'organisation est O.K ., mais un coin de forêt ressemble à un autre, un étang à un autre... tu manques de recul, c'est pas Sancerre ou Bouhy, ça non, mais pourtant ça commence à tirer un peu sur les pattes, les bourbiers, je te dis, ça laisse des traces, et pas que sur le fondement de nos cuissards ! Des trucs comme ça, ça t'use pire qu'une franche montée. Heureusement qu'on arrive au bout ! Au bout de quoi ? Il est où le balisage, à ce carrefour ? Michel et moi étions devant, ça roulait bien, on discutait, on a dû rater la flèche... Pourtant... Enfin, bon l'Étang du Puits, c'est juste là à côté, nous dit Jean-Paul, le régional de l'étape : un chemin bien empierré nous invite dans la direction : pourquoi pas ?  Ben…un coup à gauche, un coup à droite, tout au feeling, on y arrive, mais, quand même, on s'est mangé quelques kilomètres supplémentaires et au lieu de 41 on est plus près de 50…mais bon, il n'est pas trop tard. Parce que j'ai répète à trois heures et concert à cinq, faut pas que je patte !

Eh ? Le mec qui nous suivait t't'à l'heure, quand on s'est perdus et qu'on a vu partir dans l'autre sens ? P'têtre qu'il roule vers St Cyr en Val... au cœur de la sylve…

 

Bon, derechef Sologne ou avoisinant dimanche, avec la Rando de St Gondon, juste en face Gien. Départ : école primaire. Accueil pas mal, si je ne me trompe pas... et puis, on va p't être aller voir les poules de  St Gondon, avec leurs longues, longues jambes, leur popotin emplumé et leur long cou... Tu rêves, hein ? Ben, viens à St Gondon, tu verras, je ne mens pas, de sacrées demoiselles !

 

 

 

 

!

jeudi 29 mai 2008, a 17:51
photo Sprint
 

Avis aux lecteurs du "Régional de Cosne" paru ce jeudi 29 mai:
il y a eu inversion du commentaire et de la photo pour l'article que j'y ai rédigé concernant la rando de Ciez; reportez vous à l'article de mon blog, juste ci-dessous : le sous-titre" Photo choc du sprint final" devait aller, of course, avec la photo du duel au couteau entre Francis (dont on ne voit que la roue du vélo), et un bon gros gastéropode bien d'cheux nous... humour!
Quand à la photo parue, l'autre sur mon blog, où l'on voit, outre Francis, le Thom' et le René débarrasser leurs dérailleurs de l'herbe, j'avais proposé comme sous-titre: "« Éviter de rouler (le dérailleur) bourré (d'herbe) », mais ce n'était peut-être pas assez politicly correct... bref tel quel, ça n'a aucun sens!

lundi 26 mai 2008, a 15:03
Quand on se fait Ciez…
 

 

T'inquiète pour le titre, fallait bien la faire, et puis, rendons à César ce qui appartient à Jules : Michel de St Martin en est l'auteur (involontaire ?).

 

Donc, voilà deux dimanches de suite, où l'on roule sur des randos organisées pour la première fois. Dimanche dernier, c'était le cas à Bué  où le comité des fêtes local avait pris l'initiative de cette très belle rando, et, cette semaine, à Ciez, c'était le tour des écoles de Ciez-Perroy-Couloutre (un regroupement pédagogique) de se lancer dans l'aventure nouvelle de ce type d'organisation, histoire de trouver quelques fonds pour les écoles, incitées dans leur démarche par l'exemple de Pilou et de l'école de Donzy.

Évidemment, ce genre de première fois, on a envie que ça marche pour que ça n'en reste pas là. Or les vététistes s'étaient mobilisés moyen, je trouve. C'est vrai qu'on nous avait tellement annoncé la flotte et les orages qu'il y avait de quoi faire peur, même si le samedi qui devait se passer sous les trombes d'eau n'avait été qu'à peine humide. D'ailleurs, ce dimanche matin, il pleuvaillait quelques gouttes, sans plus. Enfin bon, il y avait y peut-être de quoi faire peur à quelques-uns… Et puis, il y avait aussi la fête des mères…

Bref, on a de quoi se garer dans la cour de l'école quand on arrive et, ma foi, on est quand même une bonne petite bande. Quelques têtes connues et puis les « Frapadingues » qui forment le seul club vraiment constitué à être dignement représenté, même si, de leur côté, il en manque aussi à l'appel.

Accueil sympa, carte détaillée pour tout le monde : une palette de circuits plutôt bien composée, avec une boucle centrale  entre Ciez et Bouhy et deux extensions, une sur le plat, en direction de Donzy et l'autre qui moissonne les courbes de niveau jusqu'à Bouhy. Eh…c'est pas Sancerre, mais on va avoir de quoi s'amuser ! C'est vrai que Ciez, on pense : campagne plate, mais c'est idiot : le village est adossé aux premières collines qui vont vers Bouhy qui est quand même le point culminant de tout le nord de la Nièvre, ah mais !!!

 

On n'a pas trop traîné et il est à peine huit heures et demie quand je  démarre avec cinq ou six marsus. On s'engage sur des chemins entre les champs : c'est plat, voire légèrement descendant et sous l'impulsion de Thom' « L'artiste », l'allure est vite soutenue : d'accord, la tondeuse n'est pas passée et l'on roule le plus souvent dans l'herbe haute, mouillée, bien entendu, ce qui fait qu'on a vite les pieds « mous » comme on dit dans le coin et qu'on fait parfois de petites haltes pour dégager dérailleurs et pédales de l'herbe qui s'y coince. C'est aussi l'occasion de se regrouper. Faut dire que, parfois, on s'engage carrément à travers champs, qu'on « fait la trace ». Amusant. Alors que l'on aperçoit la masse des toitures du château de la Motte-Josserand (eh oui, on s'est approché Perroy donc pas loin de Donzy), on  tourne carrément bride pour revenir vers le Nord. Deux ou trois fois, on s'engage dans des traces improbables, pas toujours faciles, l'occasion pour le « Tian » de faire le spectacle avec une chute-roulé boulé en sous-bois. C'est d'ailleurs là que l'on sort la carte une première fois : c'est-y à travers les broussailles, vers chemin en contrebas ou pas ? On retrouve le fléchage et on longe, toujours à couvert, un curieux ruisseau qui s'étale sous les branchages (comme le « Tian » tout à l'heure). Finalement, on rejoint, en débouchant sur la route, un trio qui nous précédait depuis tout à l'heure. Derechef, on a sorti la carte…  Fléchage déplacé ? On se retrouve sans Pb et l'on repart en discutant un brin avec eux. Sont venus à Ciez  en ayant visité ce blog ! Sympa de savoir que ça ait pu servir de pool de renseignements. Eh ! les visiteurs de tout poil, laissez donc un p'tit message ! C'est pas difficile à faire et puis ça crée des liens, c'est un petit salut. N'hésitez pas !

 

On est revenu à hauteur de Ciez et, justement, en parlant de hauteur, le parcours en prend (de la hauteur, bien sûr, tu me suis ou pas ?). On attaque la partie centrale du parcours, et, du coup ça commence à grimper. J'ai peut-être eu tort de vouloir suivre le Thom' qui roulait depuis le début, je vais grimper comment aujourd'hui? On coupe de la courbe de niveau par paquets, mais ça se fait. Bon, on verra. Je reconnais un peu le coin, il fut un temps où, entre Ciez et Bouhy, j'avais pas mal de famille. Tiens, on passe à Panloup… « L' Père Dupanloup sur son vélo, L' Père Dupanloup sur son vélo… pom pom pom pom… » Y'en a encore qui connaissent la complainte de cet ecclésiastique si bien constitué ? Des bouts de descentes (parfois sur le bitume hélas) et de nouveau des petites montées, le parcours a singulièrement changé  et est devenu rythmé. Le plat pays, c'est pas ici ! Une bifurcation soudaine  à gauche et c'est le ravito. Un ravito façon « parents d'élèves » : des tartes, des gâteaux, tous plus goûteux les uns que les autres, par contre c'est du sucré, quasi exclusivement… Le traceur nous dit :  « Maintenant, vous abordez la portion difficile ! » Ah bon ? Parce que, avant, c'était de la bricole ? Pourtant on est haut, là, au-dessus de Villesauge, on découvre un chouette panorama, difficile de faire mieux : Sancerre, La Charité-sur-Loire, la Forêt de Bertranges…Difficile de faire plus haut dans le coin … Si ? Ben, on n'a qu'aller carrément à Bouhy, derrière :  il y a le château d'eau et puis le clocher qui nous narguent. Tu vois ce raidillon, tout debout ? On l'a eu pris des fois, en fin de rando de Bouhy en plein hiver, on le sentait bien dans les pattes, tu vas voir. On voit. Depuis un moment, Francis est un peu en retrait et l'on n'est plus que trois: René « Coupe épine », le Thom' « L'artiste », et moi. Des gars qui ne donnent pas leur part au chat quand il s'agit de grimper. Ma fois jusqu'ici, une fois chaud (les vieux diesels, qu'est-ce que tu veux…) j'ai au moins fait jeu égal avec eux. Dans les montées, on est au coude à coude avec René et en descente, c'est plutôt avec Thom' qu'on s'arsouille. Le René y allant plus molo dans ce genre d'exercice. Dame ! Il  a peut-être raison, car l'herbe cache des roins un peu traîtres : tout à l'heure vers le Moulin Blot, ma roue arrière a fait un écart et le Thom' a failli partir en travers aussi, chaud, un peu…On est redescendu ? Et ben, on remonte ! Voilà, c'est pas plus difficile que ça, la colline, on peut nous la faire faire sur toutes ses faces, pas vrai ? Bon on ne se plaint pas, on n'a pas beaucoup de neige aujourd'hui… Quoi ? T'es pas au courant ? Figure-toi qu'on est venu ces trois dernières années faire une rando à Bouhy, une chouette rando, bien nerveuse, qui n'a pas eu lieu cette année mais qu'on espère bien revoir l'an prochain. Et ben, les TROIS fois, on l'a faite dans la neige ! Et pas qu'un peu, mon n'veu! La dernière fois, c'était à ne pas pouvoir avancer ! Eh ben, c'est la première fois qu'on roule ici sans être dans la neige, vrai ou non ? Quoi, on est en mai alors que les autres fois, on était en janvier ? Tu chipotes, je trouve : le fait est, non ? Bon !

Bref à chaque fois qu'on s'enquille une descente, d'abord on sème le René, et puis on se dit :"Ça y est! On revient vers Ciez!", et puis hop, ça part à droite, ça regrimpe (et René nous rejoint). Ça userait ben un peu ce petit jeu, tu vois, d'autant que, tout à l'heure, il y a eu un petit passage humide et herbeux, ça n'a pas aidé. En haut des côtes, je fais des ronds en attendant le Thom' : ça lui permettra tout à l'heure de se foutre de ma moyenne (un peu) inférieure à la sienne, l'ours !

Et puis voilà soudain qu'on se trouve en haut d'une descente rectiligne, sur du dur... un vrai toboggan !… On s'est lancé là-dedans,  Thom' et moi, le vent qu'on a fait à dû arracher les vêtements des marcheurs que nos cris ont fait s'écarter à temps. THE foot ! On arrive en bas (d'ailleurs, oui, on est arrivés à Ciez) hilares et essoufflés de plaisir.  C'était vraiment un chouette accord final pour cette rando. Bon, 34 bornes, on aurait pu se refaire un bout, mais on est tous plus ou moins attendu, et puis on s'est bien dépensé, le final était royal, pourquoi chercher autre chose qui ne pourrait être que moins bien ?

 

Voilà, cette fois-ci on a parfois dû éviter les escargots, dimanche prochain les grenouilles ? C'est en effet la « Ronde des Grenouilles » à Pigny (nord immédiat de Bourges). La seule rando que j'aie connue annulée une fois en cours de route pour cause de… déluge et d'inondation. Espérons que ce ne sera pas le cas ! Il y a aussi quelque chose à St Cyr en Val (Loiret). Sinon quoi ? N'hésitez pas, si vous avez une suggestion ou une info… le blog est ouvert jour et nuit.

lundi 19 mai 2008, a 16:56
Le bon début de Bué
 

 

Sûr qu'on n'allait pas rater la rando de Bué ! En tant que vététiste Veauguois, j'y suis un peu chez moi, et puis c'est le pays de mon pote Manu et puis enfin tout vététiste de la région se sent un peu chez lui en Sancerrois. Le hic c'est que des randos organisées dans le coin, il n'y en a pas moult : le défi des Birettes l'effleure, le Rallye des Vignobles, à l'automne aussi, impose de venir de Cosne avant de commencer le sérieux, il n'y a guère que la rando de St Satur en hiver qui soit vraiment sur le site. Une rando dans ce coin par un temps à priori meilleur qu'en hiver, c'est donc plutôt sympa !

J'arrive donc sur place, alléché par le menu du jour : il fait soleil, le ciel ne semble pas menaçant pour le moment, il n'y a pas eu d'averse hier, le terrain devrait être OK , d'accord il y a un petit vent un peu frais mais, pas de lézard, les grimpettes qu'on va sûrement se goinfrer, vont se charger de nous réchauffer ! Dommage, Manu, le local de l'étape, n'est pas là et puis Michel de St Martin non plus. Je retrouve les marsus, un festin comme aujourd'hui, il faut plusieurs convives et on va se régaler.

Pourtant j'ai une petite sueur froide en montant le vélo : je découvre qu'il me manque le boulon du serrage rapide de la roue avant.Et il n'est pas au fond du sac ! Avoue que c'est con, ce truc, c'est comme quand Stéphane avait oublié sa selle ! Immédiatement, heureusement, je pense au serrage rapide qui équipe mon support de vélo que j'ai installé dans la voiture. J'y récupère le boulon et le ressort qui me sauvent. Ouf !

 

On part cool vers le bas de Bué pour s'orienter à droite vers Champtin. Le Frank se régale d'une transmission neuve qu'il vient de se faire installer : « Ça passe tout seul, c'est un régal ! » Oui da ! Sauf que, 500m plus loin  la chaîne craque pire qu'un cadre sup' surmené ! L'auscultation du Dr Francis semble bien déceler un plateau du milieu un brin usé qu'il aurait fallu AUSSI changer. Le Frank, il va s'amuser à jongler entre les deux plateaux extrêmes.Bon courage.

Du courage, on sait bien, qu'il va nous en falloir d'ici peu. Sur la droite, ça grimpe de partout : des chemins de vigne escaladent la pente, tous plus raides les uns que les autres . On passe au pied de la fameuse côte de Champtin qui suit une dorsale bien droite, une des plus célèbres du Sancerrois. Je ne sais pas si j'oserais à l'heure actuelle m'y attaquer de nouveau. Je l'ai eu fait, comme on dit, mais ça fait une paire d'année.  De toute façon, « y faut c'qui faut » : il paraît qu'on va aux « Epsailles », dont on voit les maisons tout là-haut, cent mètres au-dessus, alors…On espère quelque chose de raisonnable, mais quand, d'un seul coup, on tourne à gauche, on se trouve face à un raidillon un brin impressionnant ! Petit plateau direct, puis les vitesses qui passent, peu à peu, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus et là, il n'y a plus qu'à appuyer et essayer de tenir en équilibre car, bien sûr, ça ne va pas bien vite et, en plus, il y a des petits cailloux. Certains sont déjà à pinces et je sens le Didier juste derrière moi. Je me dis que si je mets pied à terre, ça va le bloquer, alors j'appuie ! Un petit passage plus raide, plus caillouteux, ça va le faire ? Je trouve une accroche dans un peu d'herbe et réussis à passer et je crois bien que je suis le seul du groupe, ensuite ça s'adoucit et je récupère un peu. Figure toi que c'est moi qui attends les copains en haut ! Eh ben, ça fait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! Suis bien surpris, je n'ai pas roulé depuis 15 jours… Mais j'ai perdu un ou deux kilos, ça compte…Ravito près du château d'eau, puis on suit la crête au-dessus de Bué pour gagner le haut de Chavignolet et on plonge dans le petit single qui descend raide depuis la croix de pierre. Technique, dans la caillasse, surtout quand ça se met à ruisseler dedans. Faut pas se rater ! Je réussis à passer « tout à gauche » pour préparer la montée très raide aussi que je soupçonne que nous allons prendre à gauche en cours de pente. Déjà, réussir à virer ! J'attaque pas trop mal le raidillon et je crois un moment que je vais réussir à l'escalader mais je n'ai peut-être pas assez la foi, tant je sais que ce truc, on le monte toujours à pied, et puis ma roue avant qui ripe et c'est foutu. Bien essayé pourtant.

On contourne Chavignol qu'on domine depuis le chemin « classique » en balcon. Fait des dizaines de fois, avec toujours le même plaisir de rouler dans un si beau paysage. Finalement on plonge sur Chavignol, à donf !.. Attention les clebs ! Et l'on remonte de l'autre côté pour couper la côte d'Amigny. Ravito à la croix, au pied de cette sacrée côte qu'on n'escaladera pas aujourd'hui. Amigny donc, puis de nouveau une descente ouaouf vers le val de la Mignonne. Je connais par cœur mais c'est un régal. On prend le fond du vallon, à droite, qui remonte vers Amigny et que l'on quitte à gauche pour monter couper la route de Vailly. Je passe encore Didier dans la côte et reviens sur un autre devant. J'ai de super sensations aujourd'hui et j'ai rarement eu autant de plaisir à grimper. J'ai bouffé quoi ? Ou alors, un peu de repos c'est bénéfique ?

On coupe la route Sancerre-Bourges et on bascule sur le versant Sud-Ouest, à travers les vignes en évitant, c'est dommage, la petite descente à travers bois qui ramène au pied de l'Orme au Loup. On se retrouve sur le chemin très roulant au pied des vignes, qui file tout droit vers l'ancienne gare de Vinon-Bué. Grand plateau et appuie, ça roule super. Tu parles qu'à ce rythme, maintenant qu'on est en terrain plat, on arrive vite au Grand Voisy. On a encore deux ou trois bornes à faire et c'est plié. Il est 10 h 30 à peine passés…Je stoppe en laissant continuer les autres qui n'ont pas envie d'en faire plus. Moi, je me paierais bien le luxe d'une petite boucle « off » tu crois pas ? Il fait beau, sans forcer trop on pourrait aller vers Veaugues, c'est pas des chemins difficiles. Francis me rejoint, accepte ma proposition et je l'embarque. J'espère que je n'ai pas prévu trop long... Quand on regarde le paysage, comme ça, ça semble simple, mais c'est parfois autre chose de le parcourir à vélo que du regard !

On revient un peu en arrière, en croisant quelques copains qui nous regardent interloqués, pour prendre la voie romaine du « Chemin Jacques Cœur » qu'on suit jusqu'à ce qu'on bifurque vers Veaugues et son clocher tout pointu, tout proche. On passe par le « centre ville » jeter un coup d'œil au tableau des circuits de l'ex-centre VTT. Des trucs qui ont été chouettes, des regrets aussi…Il faudrait au moins entretenir ce balisage…

On récupère le chemin qui remonte vers le Briou, un peu de sous-bois, puis une côte. Je grimpe encore, mais j'ai quand même un peu « tapé dedans » tout à l'heure et maintenant qu'on a passé les 40 bornes je le sens quand même : on tourne et vire dans le Briou à chercher un chemin qui se trouve en fait à côté, au Petit Senais ; mais on finit par trouver et on dévale pour regagner la grande voie du départ. Un coup de petit chemin parallèle à la rue principale et on se retrouve place de l'église, ‘hachement content ! 48 bornes, 17,8 de moyenne, 670m (bave pas, pauv' Ludo !) Le temps de se poser et arrivent deux autres Frapadingues, Pied-nu et le Barbu qui se sont attaqués à la rando à dix heures ! Pied-Nu, lui, en plus, il est venu de Sury-près-Léré à vélo ! Une paille !

Bon, des randos comme ça on en redemande ! On espère bien que les gens du cru vont remettre ça l'an prochain. À propos de cru, bien sûr qu'on s'en enfile un gorgeon… « Qui est à Bué boira » non ?

 

Et dimanche prochain ? Rando à Ciez, pas loin de Donzy mais plus direct, de Cosne, par Alligny. Départ cour de l'école primaire, 13, 25 et 40 km, mais il y a aussi Levet (sud de Bourges)30, 45, 60 km (plat) et puis aussi les copains de Gien-Relax qui organisent sur la journée Gien-Sancerre-Gien, un must, mais grouillez vous pour vous inscrire !

Roulez bien !

 

lundi 05 mai 2008, a 12:36
Faire la chine à VTT…
 


Deuxième dimanche de super temps ! Il fait y encore meilleur qu'à Imphy et j'arrive à Donzy avec une envie de rouler pas croyable. Pourtant, la veille, j'ai fait un déménagement à Paris qui m'a bien cassé les pattes. L'ascenceur ne fonctionnait qu'à partir de l'étage inférieur, tu vois le genre ! Et puis dans l'autre sens même si ce n'était qu'au deuxième étage, il fallait souvent passer par l'escalier pour aller un peu plus vite. Enfin, juste pour te dire, quoi . Mais j'ai vu, samedi , des mecs rouler à travers les chemins du bois de Vincennes.. Faisaient envie, même si ce n'était que le Bois de Vincennes...


Il y a un monde quand j'arrive!  Rue barrée par une brocante qui occupe la rue du stade (et le reste du centre ville, on le verra plus loin). Par contre, à l'accueil, ce n'est pas la foule je trouve. J'y retrouve bien quelques têtes: Ouzouër sur Trézée a fait le déplacement en nombre mais d'autres se font remarquer par leur absence. Le “Pont du premier Mai” a frappé, sûrement ! L'accueil est sympa, les organisateurs n'étant pas débordés, ils ont le temps de t'expliquer tout bien leur parcours. Outre la carte affichée, on t'en fournit une pour le trajet. Nickel ! Arrivent des Frapadingues, et leur président Francis, que je n'avais pas revu depuis la « Rando des Beignets » et que j'ai plaisir à retrouver. Les aller-retours entre accueil et voiture prennent un peu de temps et Francis et deux autres sont déjà partis quand nous nous mettons en route avec le reste de la  bande . On est cinq ou six à rouler comme ça sur le chemin qui longe la Talvane et qui constitue la voie traditionnelle pour sortir de Donzy vers l'Est. C'est une bonne mise en jambes d'ailleurs, un léger faux-plat assez roulant qui donne déjà quelques indications. Sur le terrain déjà : un peu d'humidité, mais rien de terrible comme on aurait pu craindre après le déluge de mercredi et jeudi ! Côté forme, c'est moyen : j'ai les cannes un peu douloureuses et j'ai même l'impression de sentir un chatouillement annonciateur de crampes dans une jambe. Mauvais ça ! Si ça se confirme je ne ferai pas grand chemin ! Ce serait vraiment dommage car la matinée s'annonce superbe, on a vite tombé les vagues coupe-vent qu'on avait enfilés pour le principe. D'ailleurs, on vient de virer à droite pour s'orienter vers Cessy-les-Bois : les premières côtes s'annoncent. On aborde un secteur que l'on a bien parcouru à l'époque où le club de St Père organisait sa rando de début janvier dans le coin, avant de se rabattre sur Ménestreau. Toute une époque, que mes compagnons de chemin à qui j'en parle n'ont pas connue… Mince ! C'était déjà il y a si longtemps ?


On passe un petit gué à gauche qui me rappelle une bonne grimpette ensuite. Elle tarde à arriver mais elle est bien là. Premiers vrais efforts. Je m'en tire moyen, mais bon, ça va. On plonge sur Paray par la route. Rageant. Bien sûr, je sais que l'on va regrimper de l'autre côté. Là, c'est plus sérieux : un bon coup-de-cul et puis la côte s'adoucit mais n'en finit pas de monter pendant un bon moment. J'ai mieux négocié ce coup là et je finis pas mal. On est maintenant au-dessus de Colméry et cerné par les collines vertes. Qu'est-ce que c'est vert ! Depuis les feuilles toutes neuves jusqu'aux champs, tout  est du même vert tout propre. Il n'y a que les champs de colza en fleur pour couper cette marée verte ! On prend du vert plein la poire ! (Ce qui vaut bien un plein verre de poire, non?) Quand on parle de Rando Verte...

On bascule sur Colméry, en dessous, par la route encore une fois, mais c'est vrai que là il n'y a pas de chemin, et puis ce n'est pas désagréable de descendre ce tronçon que je me suis fait mal à monter dans l'autre sens quelquefois. 

Arrivé en bas on réattaque en face, c'est la règle du jeu dans le coin. On démarre par un “chemin blanc” bien roulant qui nous permet de rejoindre Francis que l'on avait aperçu tout à l'heure. Des vaches nous préviennent “Boue, Boue!” qu'elles font. Z'ont raison: la rampe devant nous n'est pas roulable et tout le monde est à pinces à essayer de grimper dans le gras. Ça ne dure pas et on atteint le haut d'où on découvre un chouette panorama : tous les bois et les hauteurs vers Varzy et, au-delà vers les Vaux d'Yonne et Clamecy. Des coins où il y aurait tant de belles randos possibles. Il  faut dire qu'avec le temps qu'il fait, on a envie d'espace. Je pense à Eric-Œil de Lynx et ses compères qui roulent dans le Luberon en ce moment et puis à Manu, Stéphane, Christophe et David qui se morfalent depuis deux jours “Valence-Gap” et grimpent dur-dur et descendent technique-technique! 

Ben nous, ce n'est pas mal non plus! On s'enquille un petit single tracé à même le sous-bois (je trouve que les organisateurs se sont donné du mal à trouver des passages sympas cette année et sont sortis du truc habituel) et puis on enquille la descente qui nous amène en haut de la belle allée du château de Menou. Superbe. Une montée, un petit single raidillon et on est à Tête-Ronde. Pause ravito boudin, tout c'qui faut! J'adore ce coin de Tête Ronde. J'y viens de temps en temps. À l'automne les hêtres y sont magnifiques (et en ce moment ce n'est pas mal non plus). Tout le monde s'est regroupé et on discute un peu avec Francis: les Frapadingues songent à organiser la “Rando des Beignets” justement en mai, l'an prochain... Si on veut éviter la boue, il faut peut-être en passer par là, évidemment... Petit tour à vélo de la chapelle qui somme la bosse, et on repart. C'est en fini des grimpettes, de la partie “Monts” de cette “Rando des Monts et des Villages”. On a déjà fait quelques villages, continuons. Continuons plutôt d'ailleurs par des châteaux. On a vu celui de Menou, après une longue partie en sous -bois on effleure celui de Villiers, près de Ménestreau, puis on débouche au-dessus de Couloutre et son château aussi, que l'on entrevoit au fond de son vallon. On poursuit à travers bois, ça devient un peu patouillou mais pas trop. On gagne  par le bitume (les autorisations n'ont pas été obtenues dans le secteur) la vallée du Nohain. Ce n'est pas très long, ce sont des bouts de petite route et ce n'est pas désagréable. On profite de la vue sur le château de la Garde, auprès duquel on passe. On n'est pas loin de Perroy que l'on traverse avant de se lancer en direction du château suivant. Et quel! C'est la massive forteresse de la Motte-Josserand où Pilou nous avait  organisé un ravitaillement pour sa rando d'il y a deux ans. En fait, du château, on n'en verra que les toitures car le trajet s'oriente plus directement vers Donzy. Enfin, directement... On fait pas mal de tour et détours, assez sympas d'ailleurs. Depuis un peu avant Tête Ronde j'ai retrouvé une bonne pêche et on est parti devant avec Thom'', Didier et Franck . Thom' a quelques Pb de genou et c'est moi qui suis devant, avec un vrai plaisir à tourner- virer sur les dernières portions qui nous amènent au-dessus de Donzy. On retrouve la cohue de la brocante. On fait quoi? On passe quand même? On essaie. Au pas, en faisant attention (si! si!!), on essaie de se faufiler entre les chineurs. Pas facile. Je reçois un coup de coude malencontreux et me voilà qui tombe sur le côté, de tout mon long ,sur le dos, au milieu d'un étalage. Je crois qu'on rate une photo: tu vois façon “Vieillerie à vendre au milieu d'autres, peut encore servir”... Du coup la dame qui m'a donné le coup de coude et s'apprêtait à grogner a disparu... au milieu d'autres vieilleries aussi! La chine à VTT, pas facile !!!


Bon, c'est pas le tout, comme on dit. C'était une chouette rando. 49 km 16,7km/h et +575m . Vitesse maxi : 53kmm/h , je crois que Thom' a dû faire mieux.Voyons la suite: moi, je vais voir un peu côté grand Sud et , à propos de "pont" je vais passer le viaduc de Millau. Vous qui restez, je vous conseille: Jeudi 8 mai rando à Bannay (18) départ mairie à 14 heures (attention !) . Également la « Rando des Légendes » à St Saulge (58) départ 8h à 9 h, secteur superbe dédié au VTT. Pas d'organisation locale en vue le 11 mai. Retenir déjà le 18 mai : Rando à Bué (18).



lundi 28 avril 2008, a 11:54
Soleil et chaleur : Imphy soit-il !
 

 

Ouahhh ! Il fait beau ! On a sorti le cuissard court, les mitaines, les manches courtes ! Et puis ce soleil et les p'tites fleurs, les p'tites feuilles vertes, comme les chemins doivent être beaux… et secs ! Et puis je n'ai pas roulé depuis deux semaines, je suis en manque ! Alors, avec ses conditions là, j'ai hâte de rallier Imphy pour dévorer la campagne ! (non, j'ai pas dit « brouter la compagne » Manu !). Imphy, c'est sur les mêmes terres que la « Sauvignoise », en gros : de jolis sous-bois, et la campagne nivernaise doucement vallonnée de la région des Amognes : un beau coin de VTT.

 Suis pas trop en avance et je ne sais pas qui je vais retrouver là-bas. Ludo, peut-être ? Mais il doit déjà être parti. En fait, j'arrive en même temps que Didier et Franck des « Frapadingues », on se met donc en route ensemble pour un circuit de 40 km. Le temps de s'extraire de la ville d'Imphy, on guette avidement les premiers chemins : vivement que ça saute et ça danse sur les cailloux !

On va pas être déçus…

C'est vrai que dès que tu roules sur des passages qui ont vu le soleil, c'est un peu ça, on retrouve des sensations estivales, et c‘est un délice, mais…mais en sous-bois, c'est pas les deux trois jours de beau qu'on vient d'avoir qui ont pu faire sécher les tonnes de boues de l'hiver. Alors on a vite fait de rencontrer un passage boueux, un autre impossible et, en fait on se retrouve dans les situations que tu connais, à tirer comme un malade sur la chaîne qui n'en  peut plus, avec un vélo qui s'enlise, se met en travers, se bloque… On met pied à terre (ou plutôt « pied à »boue »),  on contourne quand on peut…Bref, tu connais la galère…

En gros les quinze premiers kilomètres sont assez éprouvants comme ça. Sûr qu'on a tôt fait de tomber le vague coupe-vent et les manchettes qu'on avait enfilés dans le petit vent du début de matinée ! Car, quand même, ce n'est pas la galère totale, loin de là ! Il reste qu'il fait un temps ab-so-lu-ment  superbe ! Une première vraie sortie d'été ! Et puis c'est vrai aussi, comme je te l'ai dit, qu'on trouve des passages secs où les feuilles mortes volent derrière le vélo, des côtes bien franches, sur le caillou, des singles sympas, quelques descentes amusantes (même si on a droit à TROIS descentes sur le bitume, une hérésie !). Les petites feuilles nouvelles, d'un vert tendre, te caressent la tête au passage. À croquer ! (c'est d'ailleurs ce que je ne résiste pas à faire, en bon amateur de salade que je suis !). On trouve même (et cueille !) les premiers brins de muguet… Ce qui fait que, globalement, on est tout de même ravis de rouler. D'ailleurs l'ambiance est bonne et on fait pratiquement toute la rando avec les mêmes collègues, dont un couple en tandem assez sympa. On dépanne deux gars qui ont cassé une chaîne, pas vraiment surprenant dans ces conditions.

En fin de matinée, les jambes commencent à tirer, la débauche d'énergie pour s'extraire de la boue se fait sentir et l'on est bien contents de traverser Sauvigny-les-Bois, signe qu'on approche d'Imphy. Une dernière côte, pour sortir du village (aïe, elle fait mal, celle-là !) et puis on gagne les bords de Loire. Normalement on est au bout et je brûle ce qui me reste d'énergie à emmener Didier sur les deux derniers kilomètres de plat avant l'arrivée (en faisant gaffe car, sur une relance en danseuse, j'ai senti une petite alerte de crampe), ce qui est fatal au pauvre Franck qui venait presque de réussir à nous rejoindre. Pas mécontent de ma sortie, j'avais peur de ne pas être trop en forme après une petite coupure. C'est plutôt O.K.

À l'accueil, on explique au préposé aux boissons que les vététistes aiment bien finir par une boisson d'hommes, genre Kir, au lieu d'un sirop à l'eau et, l'œil malicieux, il réussit à nous dégoter le nécessaire pour ladite boisson. Sympa, je te dis. On reviendra.

 

Bon si tu veux rouler, ces temps-ci, tourne-toi vers Donzy (58). Jeudi 1er mai est aussi le jour de l'Ascension et il y a une méga rando pédestre à partir de 8 h.Habituellement, ils acceptent gentiment les VTT, 43 km départ salle des associations, pas loin du Crédit Agricole.Une rando aussi à Blancafort (18), comme l'an passé, mais vérifie ! Peut-être quelque chose à St Saulge, vérifie aussi.

Et puis dimanche prochain, c'est soit la « Jouettoise verte » à Jouet-sur-l'Aubois (18) en face la Charité-sur-Loire, soit, donc, à Donzy (58) la « Rando des Monts et des Villages » départ du stade. Très chouette habituellement.

Woualà pour aujourd'hui ! Ah, et puis une nouvelle : Actif-Michel et Anne sont remontés sur le vélo ! Si, si ! Z'ont pas pu résister à l'appel du beau temps ! Z'ont bien fait, non ? Bonne nouvelle !

lundi 28 avril 2008, a 10:39
Après la boue… la boue !
 



 Retour au pays, et je en résiste pas à te faire un petit bout d'article pour te parler de la Rando du Boudin à Lavau. Je n'y étais pas, pourtant j'étais rentré  la veille au soir, fin crevé, et devais repartir le lendemain. Alors j'étais finalement assez peu chaud pour aller « rouler » à Lavau, vu le temps des jours précédents et connaissant les terres de Puisaye. Je suis donc resté au plumard… eh oui ! Mais vu les commentaires que j'ai lus sur le forum de Gien-Relax et le compte-rendu que m'en a fait Michel de St Martin, j'ai peu de regrets… à part de ne pas avoir retrouvé les copains (et goûté le boudin ?). Si j'en juge par la situation du pauvre Pierre (regarde la photo), je l'ai échappé belle ! (et encore, il paraît qu'un gars a carrément bu la tasse en se vautrant dans une mare !

 

Pour être complet : j'ai roulé le dimanche 13 avec Michel de St Martin, entre Briare et Bonny, sur des chemins connus mais aussi dans des passages que j'ai découverts : eh oui ! Même sur des terres archi-parcourues, on peut encore être surpris : il suffit qu'un gars du coin (en l'occurrence le fameux Eric « Œil de Lynx » de Gien-Relax) se donne la peine de t'emmener. Car on roulait avec les cadors de Gien-Relax, ah mais !!!  Quand on a vu le groupe au départ, Michel et moi, on s'est un peu angoissé pour la suite du programme ! Tous sont bien sympas évidemment : ils ont roulé « pédale légère » mais quand même ! D'une certaine façon on a eu de la chance que trois crevaisons retardent le groupe : on a pu un peu souffler et on en a fait moins long. N'empêche qu'on était contents de notre sortie… et peut-être un peu fiers aussi d'avoir fait partie de ce groupe ?

lundi 07 avril 2008, a 17:17
Frapadingues: "La Rando B & B" ( Beignets et Boue)
 


 

Voilà une belle fin de semaine VTT ! Et qui fait du bien dans le corps et dans la tête !

Comme promis, j'ai prêté la main aux « Frapadingues » pour le balisage  des parcours de la Rando des Beignets et pour le jour même de la rando.

Donc dès jeudi, je me suis retrouvé sur le vélo avec le René et Francis le Tarnais, le Président des Marsus, qui chevauchait lui, un quad.

Objectif : baliser le parcours marche/retour VTT (l'un dans un sens, l'autre dans l'autre ce qui n'est pas toujours évident).  On attaque donc direct les bois au dessus de la route Neuvy-St Amand et, très vite, on doit renoncer : le quad, qui porte le gros du matériel, n'a pas pu nous rejoindre car l'allée forestière était barrée et, en faisant un détour, le Francis s'est planté dans un trou d'eau !  Opération secours (cf. photo), mais le ton est donné : il faudra revenir baliser ce secteurs avec  d'autres moyens. On reprend donc du côté du château de la Coudre, qui servira comme l'an passé de poste central de ravitaillement.Le proprio des lieux se montre très accueillant, d'autant plus que le Francis lui a refait la plomberie de la petite remise où sera entreposé le ravito.En fait c'est presque le QG du jour de la rando  qu'il faudrait y installer, on s'en rendra vite compte le jour « J », car tous les circuits passent à ce fameux carrefour,situé sur la voie romaine : les deux circuits VTT , les circuits marche, le tout auquel s'ajoute la boucle supplémentaire pour l'allongement des circuits : tout le monde devra passer ici au moins une fois et le balisage que l'on va faire, quoique complet, sera aussi complexe et pas mal de participants auront du mal à s'y retrouver, malgré la carte en couleur que chacun recevra !

On balise donc une bonne partie de cette boucle : il fait plutôt bon et ça tourne pas mal, même si on sent Francis un peu tendu : l'échéance approche, il bosse là-dessus depuis des semaines et maintenant, il faut assurer.

Il a fait un boulot énorme, le Francis et avec beaucoup de sérieux, et en reprenant la présidence du groupe depuis relativement peu ; il n'a pas eu à s'amuser. On a un peu de mal à se rendre bien compte de tout ce que ça représente. J'ai un peu le souvenir de ce qu'était la préparation  des « Trans- » puis « Traces Sancerroises » de Veaugues, j'ai une certaine perception de la préparation de la "Germignoise" dont s'occupe mon frangin (là, je sais qu'il leur faut un an de préparation, à des rythmes divers) alors je ne m'étonne pas que le Francis ait dû prendre des jours de congés pour assurer. Imagine, en plus, que les circuits de  leur randos sont sur trois départements : la Nièvre à Annay, Neuvy, puis le Cher, de l'autre côté de la Loire et puis le Loiret au-delà de Bonny, ce qui multiplie la paperasse par autant ! Tout ça doit nous rendre un peu plus compréhensifs quand, au cours d'une rando organisée, on constate des manques ici ou là.

C'est aussi à ça qu'on pense, tout en continuant notre balisage l'après-midi entre Neuvy et Ousson : on essaie de se mettre dans la peau du gars qui arrive sur son vélo. Ça ira comme ça ? Assez clair? Mais le rythme est bien pris : les flèches de gauche dans la poche gauche, les flèches à droite dans la poche de droite, les piquets, les élastiques, le marteau et roule ma poule ! Moi, je biche, j'aime bien préparer quelque chose comme ça. Le Pilou me parlait de chef cuisinier qui prépare un plat pour la venue du critique gastronomique, il y a de ça… Moi je pense plus à la préparation d'une fête : que tout soit tip-top pour que tout le monde s'amuse. En plus on est dehors, sur le vélo et il fait bon. Bien sûr, sur le front de Francis, il y a toujours ces trois grosses rides : la météo annoncée n'est vraiment pas folichonne !.. On verra… qu'est-ce qu'on y peut ?…

Vendredi : ils continuent sans moi, qui les laisse lâchement tomber : d'autres impératifs me retiennent, à mon grand regret mais le samedi, je retrouve l'équipe, ou plutôt LES équipes : Il s'agit en gros de vérifier le balisage qui doit avoir été fait à peu près partout maintenant et de compléter quelques points. Je suis avec Michel-Pied-Nu et Jean de Sancerre au départ de Neuvy : point de départ chez le Grand Jean-Pierre à qui ça doit faire un peu drôle de voir tout se faire sans lui. C'est peut-être pour ça que je le trouve tout chose l'ex-Grand Marsu. Entre ses Pb de déménagement-changement de  région-vente de maison qui connaissent des hoquets sérieux, et puis son club et sa rando qu'il a créés et animés et qui tournent maintenant sans lui, c'est peut-être pas très facile à vivre.

On vérifie tout ce qu'on a fait avec le René le jeudi, facile ; puis on attaque toute la partie depuis l'entreprise Berton sur la route d'Ousson jusqu'à la voie romaine : là ça aurait dû être balisé, mais le René n'a pas été en mesure de finir tout seul. Pas de Pb, on fait ça à trois en tournant bien : on n'a qu'à remettre quelques flèches, finir par un balisage au plâtre deux trois points… nickel. Toute cette partie est bien roulante, pas un poil de boue, et tous les trois sur le vélo, dans le soleil et la douceur, on se dit qu'on est vraiment les rois ; dommage vraiment que l'on annonce de la flotte pour l'aprème et, surtout, demain !.. On termine à midi et l'on se quitte en se donnant RV pour le lendemain, le grand jour. Mais je sais bien qu'en fait le Pied-Nu et le Francis vont encore bosser tout l'après-midi pour préparer les ravitos… entre autres…

 

Dur, le lendemain matin ! Les kilomètres parcourus ces derniers jours m'ont fait du bien moralement et physiquement, mais je les sens dans les pattes, et puis surtout il est cinq heures du mat' à ma tocante ! Je jette un coup d'œil à l'extérieur, dans la nuit : des étoiles ! Un peu, au moins… bonos ! Il ne pleut pas, ou pas encore…Un peu excité, comme pour un jour de fête, j'arrive sur place à Annay où l'on est deux ou trois, déjà, pour préparer les tables, les tableaux, l'accueil. En même temps je me suis équipé et ai préparé le vélo : avec Michel-Pied-nu, notre taf sera d'ouvrir le circuit marche et la grande boucle supplémentaire autour de Faverelles. Tant qu'aucun marcheur n'est arrivé, on peut s'affairer sur le site de départ. Les téléphones chantent déjà, les « tachetés » arrivent, chacun se mettant vite à son poste, malgré la fébrilité que l'on sent surtout autour de la zone d'accueil. J'adore cette ambiance, un peu comme la préparation d'un concert, le trac en moins (enfin, le Francis, il ne dirait peut-être pas ça !). Justement le Francis passe, entre deux tentatives pour être partout : premier sourire depuis un moment : il y a du soleil et un givre bien marqué,  super pour la rando !

Le premier marcheur arrive à l'inscription : sept heures et demie ! « Michel , il faut y aller ! » Pas le temps de prendre un café, qui n'est peut-être encore même pas fait, quelques flèches en poche, deux trois bouteilles de plâtre sur le vélo et en route. Avec le raidillon de départ, les premiers chemins boueux, le fléchage à repréciser un peu ici et là, c'est tout juste si le marcheur et sin kien (je cède à la déferlante ch'ti !), ils ne nous rattrapent pas : ils sont sur nos talons et quand on arrive au ravito de la Coudre, on s'inquiète bien un peu de n'y trouver encore personne. Ouf, les voitures arrivent : on attrape un ou deux beignets et on attaque la boucle. Si le début ça va (pour le vététiste en fait c'est la fin , puisque nous on la fait à l'envers, tu m'suis ou quoi ?), joli petit single mais après Faverelles, ça devient un peu galère avec la boue. Mince alors. Je savais que, entre la Coudre et Annay, c'était plus que gras dans les bois, que sur la voie romaine, il y avait des places un peu limite mais pas longues, mais je ne pensais pas que la plus grande partie de cette boucle serait si dure. Pourtant les coins sont jolis. Il faudra revenir faire ce circuit par temps sec. Les gars qui vont se cogner le grand parcours de 54 bornes, il faudra qu'ils soient costauds ! Francis nous rappelle à la Coudre et l'on croise sur la voie romaine un sacré nombre de marcheurs et nos premiers vététistes. Le temps de régler un ou deux Pb, de renseigner l'un ou l'autre qui se perd dans sa carte, le terrain et le balisage (pourtant remarquablement fait, puisque fait par nous, t'es bien d'accord… s'pas ?). On revient en arrière pour finir par le retour de la marche. Qu'est ce qu'il y a comme populo ! Je sais pas le reste, mais côté marcheurs c'est un succès !

Dans la salle d'arrivée, c'est toujours la fébrilité : il faut maintenant préparer les lots et le retour des randonneurs qui arrivent déjà par pleines pallerées. Entre deux coups de main, je me change un peu et nettoie le vélo. Il faut fournir pour alimenter les mecs qui arrivent... et les abreuver ! On va être juste en kir ! C'est pas mal d'être à l'arrivée, ça permet un peu de voir tout le monde. Il y avait longtemps que je n'avais pas discuté avec Pascal et les gens de son club d'Ouzouër sur Trézée, de Gien-Relax je ne vois qu'Éric qui reprend bien après une interruption et sera tip-top, je sens, pour son séjour qu'il organise dans le Luberon au premier mai.Je ne peux pas en être, malgré son invitation sympa, mais je bave de ce qu'ils vont vivre là-bas. Ludo est arrivé aussi : il est des rares à avoir fait le grand parcours et, comme la plupart, il parle surtout de la boue. Normal, ils ont fini par ça et ça les a bien cassés, mais le reste était sympa non ? Beaucoup reconnaissent que c'était dur, en effet à cause de la boue mais que le parcours était du vrai VTT, bien varié, avec ce qu'il fallait aussi pour bien s'amuser. Un beignet ici un beignet par là, une gorgée de kir, les discussions y vont bien.Ludo annonce qu'il crée un club à Pougues et déjà m'invite à l'y rejoindre ! Sympa, merci, Ludo. On te fera de la pub. Mais mon maillot vert de Veaugues me colle un peu à la peau, même s'il ne représente plus guère grand-chose que pour moi... Ah, si, j'ai vu le Marco sur le parcours, avec sa veste de Veaugues !

Je voudrais discuter avec l'un et l'autre, Pilou est passé, Jacky du VTT Nivernais, Juju…ne manquent que les copains ConfAnais, Michel, Maurice and C° retenus par la course de leur club, et puis, quand même, plus de Gien-Relax !.. Les copains reviennent aussi de leurs différents postes sur la rando, Frank, Jacky et Françoise, le Tian…Il me faut aussi aller vite prendre quelques photos : je fonce à pied jusqu'à la descente finale des VTT qui doit permettre de bons clichés et je reviens. J‘ai un peu une boule qui me serre l'estomac. C'est quoi ça ? Il y a que c'est la fin de la fête, les derniers randonneurs arrivent et les voitures repartent déjà et puis… moi aussi, il faut que je rentre. Je vais laisser les  « Frapadingues » finir ça en déjeunant ensemble sur place. J'étais invité, bien sûr mais, bon, je ne peux pas être partout non plus. Je guette Francis pour au moins le saluer avant de partir. Il arrive et, pour la première fois depuis longtemps, il a quitté son air soucieux et arbore un large sourire détendu ! Au moins un qui est content que ce soit fini,  et heureusement fini.

 

Bravo à tous, je repars avec les essuie glace : on a échappé à la pluie et surtout la neige (eh oui !) qui, je t'assure que c'est vrai, en fin d'après-midi, m'a empêché d'aller jusqu'à Faverelles. Des Beignets à la neige ? Ça se fait ? On a déjà connu les « Choux » à la neige, là c'était moins une !

 

Bon. Dimanche : Beaumont-La Ferrière : la « Rando d'Achille Millien » en pleine campagne nivernaise typique. Dieu que le coin est joli par un beau jour de printemps, mais on a bien galéré aussi par là il y a deux ans ! La rando est à recommander. Renseignements au : 03.86.37.38.15   . Moi je serai sans doute déjà en Auvergne : bricolage au programme. Et pas de place pour emporter le vélo, ni sans doute de temps pour le ski (le Sancy ne ferme que le 20, et avec ce qui vient de retomber..)

 

mercredi 02 avril 2008, a 09:56
Donzy: " Ah mon beau château… "
 

 

Les évènements vont plus vite que moi sur mon Rocky !  Déjà le fichu temps pourri peine à nous quitter et le printemps a bien du mal à passer dans une réalité autre que celle du calendrier.Pas de regrets pour le week-end de Pâques : j'étais au chaud à festoyer pour un anniversaire et les efforts se sont concentrés sur le lever de coude et un peu la piste de danse. ….Et puis… ma vieille maman s'est définitivement endormie lundi, chez elle et dans son lit, sans nous prévenir et sans le savoir non plus. Ce n'est pas ça qui allait ramener le soleil dans mon ciel intérieur non plus. Quelque soit l'âge où l'on perd ses parents, on devient toujours orphelin…

Je compte donc un peu sur la Rando de Pilou, ce dimanche, pour m'éclaircir et me décrasser le moral et le physique. Je suis un peu patraque de partout, je tousse et j'ai même eu un brin de fièvre.Mais c'est un rendez-vous que l'on ne manque pas et le Pilou nous a tellement habitué à des circuits inventifs, variés, amusants, sportifs et même touristiques que j'ai bien envie de savoir ce qu'il nous a préparé cette année.D'autant plus que, cet ours, il fait toujours cela dans le plus grand secret, le plus souvent seul, mais, je le sens, je le sais : avec gourmandise ! Et puis, il s'agit d'aider la coop. scolaire de l'école où il a œuvré, avant de passer le témoin à sa fille.Il y a donc la bonne cause en plus. Alors, tant pis si je fais demi-tour au bout de cinq kilomètres (te dire si je sens que je tiens la forme !) mais j'y vais.

Comble de pourriture de météo : la pluie est annoncée, attendra-t-ele la fin de la matinée ? On est tout de même un bon groupe d'habitués à se retrouver devant l'école.Les Marsus arrivent en bon nombre, Ludo semble prêt à bouffer du lion, lui qui a, en raison des conditions atmosphériques détestables, déclaré forfait au « Morvandiau » d'Autun, il y a quinze jours et à la « Ronde de  Vézelay » la semaine dernière, s'est bien rattrapé dans l'intervalle par des sorties boueuses en Bertranges et a hâte de s'élancer ! Je le laisse partir, je ne suis vraiment pas de niveau ! Michel de St Martin est arrivé, mais on attend Maurice qui vient de Nogent ! On veut rouler ensemble  avant de  finir la journée à la maison, histoire de mettre un peu de soleil dans ce climat général maussade !

 

La cour de l'école, centre stratégique de l'organisation du jour, grouille de gamins comme pour un jour de classe, mais tous, ce jour-là, avec leur vélo: dame ! Les premiers concernés, sont aussi les premiers participants ! On retrouve l'esprit de l'époque des « Pilou's boys » Pour un peu on improviserait bien une ronde (à VTT, pourquoi pas,) en chantant la fameuse comptine enfantine : " Ah mon beau château, ma tante tire lire lire… ", car, depuis la création de la rando  il y a quelques années, la tradition semble établie que l'on fera halte, en cours de chemin,  dans un château de la région. Après la massive forteresse médiévale de " La Motte-Josserand ", le parc du " Château des Granges " l'an passé : quelle demeure remarquable nous accueillera cette année ? Un coup d'œil sur la carte pour repérer l'option de l'année :  une grande boucle de 47 km qui s'allonge vers le sud jusqu'au delà de Vielmanay  et qui permet un retour par la superbe Forêt de Bellary. Trois traverses offrent le choix de raccourcir cette boucle pour constituer trois plus petits circuits (rien que ça !) de 14, 24, 33 km ! Du travail de spécialiste. On cherche un café d'accueil… pas ! Le « Pilou », qui va ici et là, semble bien isolé : c'est sa fille qui fait les inscriptions et lui qui accueille, tout en se préparant à guider un groupe de tout jeunots sur un circuit. Il m'explique qu'il a tout préparé et balisé tout seul : VTT et marche ! Quel boulot ! C'est vrai qu'il ne bénéficie du support d'aucun club et que côté collègues et parents d'élèves, il n'y a pas forcément de gens disponibles ni équipés pour ce travail !

On a fini par partir :  il est presque neuf heures, et ben ! Passages de rivières, chemins assez larges et plutôt roulants : humides mais peu boueux, ça c'est une bonne surprise. On suit un train de sénateur vraiment pépère et pourtant je rame : pas de souffle et jambes douloureuses bien que nous ne rencontrions aucune difficulté . On doit pouvoir rouler facile là-dessus ! Michel et Maurice font la discussion, mais j'ai même du mal à participer… quelle panade !

On approche peu à peu de Vielmanay, et puis, soudain, après une courte descente, apparaissent, à travers les arbres, les tourelles du « Château du Vieux Moulin ». Je suis scotché :je connais le coin, le village, les bois d'à côté, où je vais parfois aux champignons, et j'ignorais ce gros manoir caché par des arbres ! (Vieux manoir = Vielmanay ?). Il est curieux avec ses restes d'ancienne forteresse : sa porte d'entrée, une tour latérale, une autre fissurée et cerclée de métal pour éviter l'effondrement et puis un corps de logis et une  tour pointue flanquée d'une poivrière, plus gothique/Renaissance… Et il appartient à… .Monsieur de Lafontaine… Fabuleux… évidemment !

 

On passe un peu de temps à visiter à photographier alors qu'il reste encore un bon bout de chemin, dont une partie un peu plus physique, aussi, à la bifurcation entre le grand circuit et celui de 35 km, on marque une hésitation et l'on tergiverse : on regarde l'heure, juge de la forme. J'ai du mal à me résoudre à ne pas faire la grande boucle, mais c'est irréaliste… Maurice, en doyen responsable, impose son choix raisonnable : on shunte ! Le retour se fait par des chemins plutôt faciles, quelques allées forestières, un peu de route, mais aussi quelques passages pittoresques, petites passerelles, étangs, jolies maisons. Et on arrive au-dessus de Donzy : je suis soulagé d'être au bout, mais intensément frustré de ne pas avoir pu profiter de cette sortie ! Je n'ai fait qu'essayer de passer une pédale devant l'autre, sans être même capable d'appuyer dans les passages descendants ! Tu crois que je vais perdre le goût du VTT ? L'idée m'effleure et je la repousse avec effroi ! Dommage quand même de ne pas avoir profité de cette balade dans cette région qui est un peu la mienne et que j'aime bien…

On termine en touristes en se promenant dans les vieux quartiers de Donzy : les maisons à colombages, l'église et son inscription : « République Française  Liberté, Égalité Fraternité »…le Moulin de Maupertuis, puis retour à la cour de l'école.  Au lavage des vélos, les gamins arrosent les filles qui poussent des cris effarouchés mais n'attendent que ça ! Le monde ne change pas !

Tout le monde est reparti, je pense. On récupère la carte du parcours en se promettant de revenir faire ce que nous avons raté aujourd'hui, d'ailleurs Pilou propose des idées de sorties : pourquoi pas ? Entre retraités, on pourrait bien se faire des virées dans la région qu'il connaît sur le bout du doigt. Depuis le temps que je le lui demande ! Mais il faudrait que je retrouve un semblant de forme !

 

La semaine qui vient va peut-être m'en fournir l'occasion : c'est la préparation de la « Rando des Beignets » des Frapadingues. Francis a déjà passé des journées entières à l'organisation, un peu seul, je crois. Il reste surtout à baliser les circuits VTT et marche. On doit attaquer dès jeudi, car j'en serai, même si ma disponibilité n'est pas celle que je pensais, j'ai promis d'aider, en voisin, en ami, même si j'entends des reproches de ne pas porter la même couleur…Il n'y a que l'esprit qui compte à mes yeux.

 

Donc rendez-vous dimanche  6 à Annay (salle des fêtes). Ce sera une belle rando, promis !


Autre chose: il semble que certains aient des difficultés à me faire parvenir des commentaires sur les articles. Persistez, surtout!  Ce n'est pas moi qui ne les valide pas !

mardi 18 mars 2008, a 09:38
Henrichemont: Sully sous l'eau!
 

Patiente un peu, l'article est sous presse, repasse dans la journée, je suis un peu à la bourre !


Voilà, voilà, j'arrive !!!  Tiens, c'est tout chaud:

 

T'as vu le temps qu'il faisait jeudi et vendredi ? T'as vu ce que c'est devenu samedi soir ? Rageant non ? Alors tu parles qu'en mettant le nez à la fenêtre dimanche matin, je suis méfiant !

Ben, il ne pleut pas. Ou du moins pas vraiment. Pas vraiment encore du moins. Donc en route ! La rando d'Henrichemont c'est un truc à ne pas manquer. D'accord l'an passé, ils se sont un peu ratés, il paraît…et puis cette année, on n'en a guère connu l'existence que par le bouche-à-oreille (ou le mail-à-ordi !). heureusement qu'on en  a parlé à la Rando des Aix !

Donc, à cause de ça et des conditions météo, il est vrai que la rando tient un peu cette année de la rando confidentielle, rando de connaisseurs, ou de vrais mordus de VTT. Et c'est  vrai aussi que, en apercevant, entre les essuie-glaces de la voiture, le faîte de la Motte d'Humbligny caché par les nuages bas, je pense bien un peu à ceusses qui ont encore le nez sous la couette, bien au chaud.

Et puis à l'arrivée à Henrichemont, ça s'est un peu éclairci.  On se salue entre arrivants avec une amusante complicité : de se retrouver quelques-uns par ce temps fait connivence. Il y a quelques gars vus la semaine précédente aux Aix, des Frapadingues courageux, plutôt en nombre, Pieds-Nus, Jacky et l'Tian, Frank et Didier et puis Francis le Tarnais. Michel de St Martin est arrivé en même temps que moi et on va s'inscrire. Accueil sympa : carte des parcours bien nette, fournie avec n° de téléphone. De l'organisation propre. Détail : alors que j'annonce le nom de mon club, une jeune minette, à la table, fait les yeux ronds : « Veaugues ? » Ben oui, et c'est une fille de Veaugues et elle ignore notre existence… T'entends, Président ?

 

En sortant du local, mon talon glisse sur le carrelage de l'escalier trempé de pluie, qui descend au parking et je chute lourdement sur le coccyx, deux marches plus bas ! Ça secoue un p'tit peu tu sais ! Je mets un peu de temps à récupérer, entouré des autres qui sont accourus. Outch ! J'ai surtout mal aux cervicales et aux premières dorsales, pour le reste, ça va… Le temps que je me prépare, j'entends une bordée de jurons qui annonce une nouvelle chute au même endroit : c'est Michel, le père de Manuel, traceur des « Coteaux de Morogues » et dont je t'ai parlé la semaine dernière, qui vient de glisser à son tour…Comme quoi, porter des bottes de caoutchouc, ce n'est pas non plus la panacée ! Car Manuel est là, justement : un deuxième maillot de Veaugues ! C'est devenu rarissime. Peu après notre départ,Michel (de St Martin) et moi, on les rejoint assez vite sur le bout de route qui fait contourner Henrichemont avant de monter doucement vers les Bois de La Borne. On retrouve vite les sentiers que nous avons suivis la semaine passée, dans l'autre sens, ce qui n'est pas sans poser quelques Pb d'interprétation à ceux qui n'étaient pas de la fête la dernière fois, mais bon, un peu d'attention et ça va. Le sous-bois n'est pas trop boueux et c'est un passage sympa. Sympa aussi le fait de pouvoir discuter un peu en roulant avec Manuel : il me parle de sites internet où trouver des traces GPS à importer, dont celle de la dernière rando des « Coteaux de Morogues » (t'entends Robert ?). Il faut vraiment que je prenne le temps de m'y recoller sérieusement à ce truc-là ! On descend ainsi jusque vers « les Pellets », sans doute va-t-on maintenant remonter vers La Motte, mais on bifurque à droite pour enquiller le fameux chemin balisé « VTT 10 » que nous avions monté dimanche dernier. Oh là ! Va falloir remonter l'équivalent ensuite ! Tant pis, on en profite et on plonge dans la descente… On plonge, c'est le cas de le dire, car si le chemin est délicieusement caillouteux, il est aussi, aujourd'hui, ruisselant d'eau qui coule de partout et, comme on ne boude pas notre plaisir de rouler à toc en sautant sur les cailloux, on se prend plein de flotte boueuse, qui vole de la roue avant, dans la figure. C'te tête qu'on se fait sûrement ! Un petit replat et on continue la descente jusqu'au bout de route qui nous ramène au lavoir, traditionnel lieu de ravitaillement comme dimanche dernier déjà.Seulement maintenant, il faut remonter tout ça jusqu'à la Motte d'Humbligny qui nous domine maintenant. Accompagné de Jean-Paul, qu'on a retrouvé au ravito, on attaque la remontée par un bout de  route.  Ça se fait bien jusqu'à ce qu'on bifurque sur un chemin dans le bois : là, force est de mettre pied à terre, ou plutôt pied à boue ! On patine tout ce qu'on sait ! On arrive enfin sur la route, que l'on traverse pour basculer sur l'autre versant, par un petit sentier creux, tout boueux mais pas difficile car, comme c'est descendant, il n'y a qu' à piloter le vélo. Il a du mal à garder la trajectoire, mais, comme on est callé dans le fond du chemin, on y arrive, c'est même plutôt amusant. Deuxième ravito aux Poteries, au pied de la grande antenne TV qui arrose la région. Puis on se lance dans le val qui sépare la ligne de hauteurs d'Humbligny de celle, parallèle, des Bois de Beaujeu. Ça pourrait faire une belle descente, mais on la fait par la route ! Sacrilège ! En temps (sec !) ordinaire, je râlerais, mais, bon, aujourd'hui, un peu de parcours facile, hors de la flotte ou de la boue, on ne dira rien. Dès le bas, on tourne à gauche, un peu de plat, un « au revoir » à Jean-Paul qui shunte par la route pour rentrer plus tôt, et on attaque, toujours en compagnie de Manuel et de son paternel Michel, le faux plat très montant quand même, qui se redresse d'ailleurs de plus en plus et qui permet d'atteindre, en roulant sur un chemin assez dur et bordé de ronces déjà très amoureuses pour la saison, le hameau des « Petits ». Troisième ravito au site « classique » de la mièlerie. Sur les tôles du hangar qui nous sert d'abri, on entend soudain le bruissement de la pluie… l'une des giboulées annoncées ? On repart sur le chemin qui gagne presque la crête pour la longer par une allée bien plus sympa que l'espèce de route forestière qui lui est presque parallèle, de l'autre côté de la crête. Puis on plonge sur les Girardins (attention Michel dans le virage !!!).Où l'on s'arrête sous un hangar pour enfiler l'imper ! Car la pluie ne s'est pas arrêtée, ou du moins reprend bien. Passage ,nez baissé, le long de l'étang de Morue où, pourtant, il est toujours bien agréable de marquer une petite pause, ne serait-ce que pour une photo. Va-t-on aller vers "Le Sanglier" et remonter par ce petit single bien sympa mais sûrement aujourd'hui bien pourri de boue ? Ouf ! Le parcours suit le chemin de droite, plutôt sain, mais, forcément, montant aussi.Toutefois, si on ne passe pas au « Sanglier », c'est un sanglier qui passe devant nous à une centaine de mètres à peine, cool et aussi tranquille que sa taille et sa puissance visibles peuvent le lui permettre... Quel bestiau !!!

Bon la flotte, ça commence à faire et l'on approche de midi. On a déjà sorti la carte, avec Michel, pour envisager la suite du programme, histoire de raccourcir un peu . La bifurcation vers le plus petit circuit nous en donne l'occasion, aucune hésitation, hop, à gauche.  Ici au moins, le balisage est clair : flèches vertes pour le plus petit circuit, bleues pour le moyen et rouges pour le grand, c'est-y pas mieux comme ça ? Chouette passage que je ne connaissais pas, puis on arrive à une route. Depuis un moment, on a quitté l'abri de la forêt et l'on se prend pleine poire vent et pluie, aussi, quand le circuit quitte encore la route que nous venions d'atteindre, il n'y a pas non plus de tergiversations : tout droit mon gars, en souhaitant que mon sens de l'orientation (?) m'ait fait choisir le bon sens de la route (on a déjà vu l'inverse, et dans le même coin d'ailleurs, pas vrai Manu ?). Au bout moment, un clocher effilé émerge derrière le coteau : ouf ! Comme on atteint les premières maisons, la sirène retentit ! On a déclenché les recherches déjà ? En fait, il est juste midi. On  se précipite pour vite pour rincer, ranger le vélo et… se restaurer d'un bout de boudin et d'un verre de blanc !  Chacun est presque accueilli comme un rescapé par les membres de l'association organisatrice, disponibles, attentifs et prévenants. Un modèle décidément. Dommage que nous n'ayons été qu'un peu plus de soixante. Faute au temps bien sûr et sans doute à une pub maladroite. Mais là encore, c'est un circuit à se garder sous le coude pour le refaire dans de meilleures conditions météo.

Trempés, on n'aspire plus qu'à une bonne douche… chaude ! (la froide merci, c'est fait !) certains la prennent même sur place :une possibilité à noter, c'est assez rare ! Vite un petit salut à Michel et aux autres, dont Pieds-nus qui arrive après avoir (quasiment) fait le parcours intégral. Rendez-vous quand ? Le Week-end prochain, Pâques obligent, on ne roulera guère, rien n'est organisé et les prévisions-météo sont une fois encore assez désastreuses, mais on n'oubliera pas le 30 mars à Donzy la « Rando de l'École Primaire » de l'ami Pilou qui nous concocte toujours des trucs pas ordinaires.

Et surtout on souhaite à l'ami Christian, de Gien-Relax ,de vite se remettre de ses ennuis de santé. Tiens bien le guidon, frère moustachu !!!

lundi 10 mars 2008, a 17:19
Les Aix…cellents !
 


Il faut oser les Aix ! Oser se  lever un peu plus tôt, oser prendre le risque d'être un peu mouillé, peut-être, puisque le ciel est menaçant ce matin, pour, surtout, oser affronter les « Coteaux de Morogues ». La rando est typée « physique » et, on m'en a toujours dit qu'elle était hyper dure et bizarrement, je l'avais toujours évitée, me rabattant lâchement sur la Rando d'Argent/Sauldre qui a lieu le même jour, avec un profil plus solognot, genre étangs et bords de canal. Et puis l'an passé, j'avais passé le pas et avais osé les Aix ! Pour trouver que, ma fois ce n'était pas pire que bien d'autres choses, St Satur en particulier pour rester sur le plan local… Seulement… seulement, l'an passé, j'y avais laissé mon « Doctor », cadre cassé en deux ! Ça marque !

Alors, c'est peut-être ça qui me tarabuste... Je ne me sens pas dans mes baskets, vaguement mal de tête depuis deux trois jours, pas la forme, quoi, et puis, j'ai peiné dimanche dernier sur un terrain plat, alors là... qu'est-ce que ça risque d'être ! 

 

Mais tout de suite à l'arrivée, l'ambiance est bonne, il y a des copains qui viennent de partout, Stéphane et Véro me suivaient en voiture quand j'arrivais, Michel de St Martin se gare à côté de moi, il y a des « Frapadingues » de partout, il y a même David que je n'avais pas vu depuis une paye (mais dont Manu me narre les histoires régulièrement) et mon vélociste de Bourges, Tony. J'ai à peine posé le pied en dehors de la voiture que des mecs que je n'ai pas l‘impression de connaître me serrent la louche ne me disant : « Eh, cette année, pas question de casser encore le vélo ! ». Eh bé !…Par contre, j'espérais un peu voir quelques maillots de Veaugues, le « président Olivier » ayant passé un mail pour inviter à venir. Or, noboddy… navrant décidément. Pourtant c'est Manuel (un adhérent de l'UM Veaugues et ancien président) et son père Michel qui sont les chevilles ouvrières du truc.

Justement le Manuel, il arrive, perché sur sa moto. En fait tout le monde reste sur place (ou presque, j'en sais qui sont partis devant depuis un peu, pas vrai Francis ?) car le départ est, théoriquement, groupé. Tout en discutant à droite à gauche, je me prépare en pointillés, je salue Ludo qui arrive à la bourre sur son vélo et que je ne reverrai pas et dont je n'aurai ed nouvelles que le soir venu et consultant son blog (que je te rappelle, si tu n'y es pas encore allé, dépêche-toi un peu !)

 D'un seul coup, tout le monde décampe en suivant la moto. Bien sûr, je n'ai pas même enfilé mes sur-chaussures et je ne réussis qu'à prendre la queue du peloton. Esthétiquement, c'est sympa un départ groupé : j'aime bien le ruban de vélos sur la route. En plus, on peut échanger un peu avec les autres. On cherche les maillots des copains : comme on roule un bout sur la route et que les chemins sont larges au départ, on ne se bouscule pas.

Hop, on bifurque à gauche. Petit gué. Cohue sur la passerelle, on passe dans l'eau, ça a l'air d'aller, Jean-Paul avance prudemment et… s'étale de tout son long dans la flotte devant ma roue. Exclamations, quolibets … ambiance ! On attaque un peu les champs, bonne surprise, le terrain n'est pas vraiment gras. Premières petites montées, je teste, ça l'air d'aller à peu près. Un petit passage de boue : devant moi Tony, sur un tandem, nous fait un OTB d'école en passant un petit fossé ! Deux photos ratées, dommage ! Morogues et le château de Maupas, souvenirs de randos, de Bourges-Sancerre, à l'époque où ça existait, en octobre. À partir de maintenant, ça devient plus sérieux : juste au-dessus de nous, on voit bien les hauteurs de la Motte d'Humbligny et de La Borne. Va falloir y grimper c'est sûr, mais comment ? Et dans quel état ? Ravito, comme on s'amuse à faire la  photo que tu vois: "Pour faire cette rando, il faut être affuté!", on n'a guère le temps de discuter, hop, on est repartis ; bon, ben... maintenant, on s‘y colle !.. On a attaqué la côte par un chemin où l'eau ruisselle mais qui est caillouteux à souhaits, les crampons peuvent accrocher. Ça grimpe régulièrement : je reconnais ces coins, on les parcourt lorsqu'on fait les circuits 8 et 10 de l'ex-centre VTT de Veaugues. On monte vers les "Pellets" et Dieu sait que ce chemin-là, pris dans l'autre sens, est un régal, mais, bon, là… faut l'escalader ! C'est long, mais ça se grimpe, on s'élève… Un peu de plat aux « Pellets » et on continue la grimpette. Cette fois, on s'approche de "La Borne". Nouveau ravito : Michel Gérard, qui a tracé le parcours, nous promet, l'œil malicieux, du technique. Ce gars, c'est un cas: tu sais qu'il s'est construit son cadre de vélo en alu himself ? Spectaculaire : ça a un peu l'air d'un tank, mais c'est léger. Fut un temps, il roulait avec des bottes et un casque de chantier. Je rigole, mais tu sais que son casque, un vrai cette fois ci, il l'a quand même pris couleur orange…pour changer !

On contourne le village et on s'enquille un petit single sympa, il ne fait pas six kilomètres comme le single à Manu mais il est long quand même et je tourne, je vire, c'est étroit, on se fait grafigner par les houx mais c'est chouette comme tout.  Virage à gauche …Ouahh…ça plonge dans un trou de 4 ou 5 mètres ! Pause photos et ça continue, deuxième trou du même acabit. Se sont amusés les traceurs. À peine le temps de souffler sur une partie plus large et hop, j'ai failli rater le sentier qui suit la crête du petit talus qui surplombe le fossé à travers la forêt. On en trouve souvent, de ces passages, en Bertranges par exemple, au sommet de la bosse, entre les arbres et sur les racines, c'est pas toujours facile. Là, le single, ce qu'il a, c'est qu'il est en pente un peu descendante. Quelques coups de pédales à donner et encore, juste à piloter.Mais là, faut être précis, sinon… au tas ! ou du moins, au fossé ! Des fois, il faut s'accrocher à un tronc pour passer.Et encore, moi, avec mon citre étroit, je passe entre deux troncs, mais derrière, le Michel, je l'entends qui galère. Un régal, je te dis. On arrive sur la route, en bas, ravis.

Tu crois que maintenant qu'on s'est bien amusés en haut, on va redescendre, cool, sur Morogues et les Aix. Meuhh non ! Un petit chemin ici, un bourbier là (pas trop, le plus souvent il y a de l'eau mais, au fond, ça accroche super) un gué encore avec cette-fois-ci Christian dans le rôle du plongeur(et pas qu'un peu, mon n'veu !). Ce qui est sympa c'est qu'on retrouve les uns ici, les autres là, au gré des arrêts techniques, des progressions plus ou moins aisées, des gués, justement…Vu les échanges et les blagues, chacun a l'air heureux ! On récupère Olivier et Pied-Nu des « Frapadingues » et aussi le Pharmaton et le Thom'… avant de s'arrêter à notre tour pour raccrocher deux maillons de chaîne. On a quitté la forêt pour gagner les vignes : du coup, on aperçoit les collègues qui pédalent là-bas et surtout… là-haut ! On plonge (miam !) on regrimpe (aïe), comme ça deux fois. Je suis surpris d'avoir encore des ressources. Rien n'est vraiment ingrimpable, mais les montées sont souvent longues. On dévale sur Morogues dans son trou et au bord de sa rivière (car à Morogues il y a de l'eau, parce que, Morogues, sans « o »au milieu, c'est sinistre, tu trouves pas ? Ouaf !). Là, on se dit : « Fini les grosses côtes » et … on tourne brutalement à gauche… pour attaquer un mur qui nous remonte en haut des vignes et d'où l'on redescend illico, presque d'où on venait, c'te farce ! Comme il faut bien sortir du trou de Morogues,  on enquille la petite montée, tu sais en sortant à droite : c'est régulier, sain de sol, mais en fin de rando, tu  vois, j'en sais qui tirent la langue. Et enfin, du haut, on voit la cathédrale de  Bourges et puis les Aix : Allez Luya !  Pardon, « alléluia », on est quasiment  des pèlerins en vue de Jérusalem ! Mais, pour faire bonne mesure il reste une petite montée, pas bien méchante, mais longue, plein ouest et bien dégagée pour pouvoir profiter comme il faut du vent qui nous vient d'en face. Heureusement que le sol est encore sec (car la pluie s'annonce, on a senti quelques gouttes !) ça se fait bien. Ultime descente sur Ruelle et l'on se regroupe pour faire le petit bout de route qui nous ramène au départ.

On compare les altimètres: autour de + 800m... Mais...c'est le jet qui m'éclabousse en lavant mon vélo ? Non, c'est la pluie qui s'est décidée à temps. On court se changer à la va vite, et on se précipite pour attraper un bout d'boudin et boire un p'tiot coup à l'abri. On y discute avec d'autres furieux : on évoque Valence-Gap avec « les Nourrins du Berry » , on félicite Manuel et son père Michel pour la rando qu'ils ont tracée, super bien balisée et tout et tout et on se renseigne : mais oui, dimanche prochain, il y a bien la « Ronde de Sully » à Henrichemont.Ça fera parcourir l'autre versant, la face Nord quoi, ou Nord-est, de la Motte d'Humbligny et sans doute jusqu'à l'étang de Morue et même au delà sur les hauteurs des Bois de Sens-Beaujeu, car le grand circuit fait 48 km... seulement ? Qu'est-c't'en penses Hermance ? C'est habituellement un beau circuit mais ils doivent avoir peur qu'on le leur détériore, parce qu'ils n'ont fait aucune pub'... du confidentiel, quoi. Mais moi, je te dis : ce coin-là, entre Humbligny, Morogues et La Borne, , pour un vététiste, surtout ces deux dimanches-ci, c'est vraiment sa terre d'élection.

Présentation
Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!

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commentaire(s)
Bobo à Bonny . (25/11/2009 22:31)

Eh ben dis donc, c&#...

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