| mercredi 25 novembre 2009, a 00:16 |
| Bobo à Bonny |
Bonny! Bon ! On y part (de tarte) assez (gât-)tôt
pour ne pas être en retarte !
Ouf ! T'as résisté à
ça ? C'était juste pour essayer de mettre de l'ambiance parce que la fin
aura une autre tonalité…
Remarque, non, en fait, il
ne vaut mieux pas être trop en avance, car les premiers arrivés sont
parqués (et attention, le parking, à Bonny, ça ne rigole pas!) dans l'herbe et
assez loin, alors que, si tu t'y prends pas trop mal, tu peux arriver pile poil
pour être garé sur la dalle de ciment, forcément plus propre et plus près
de l'accueil aussi.
Ah ! parce que évidemment il
a plu cette nuit et même ce matin, c'était encore limite…Si bien
que, alors que la veille, on pouvait espérer voir un terrain assez propre,
et bien ce matin, on est fixé : ce sera une rando des pommes dans la plus
pure tradition du genre, à savoir sur sol glissant.
Remarque comme certains clichés
ont la peau dure : c'est vrai qu'il y a quelques années, un peu déjà, on a
connu des passages abominablement boueux et collants et tout, mais il faut
reconnaître que, depuis, les traceurs ont trouvé un circuit plutôt
correct : jamais on ne trouve de bourbiers infranchissables, nulle part la
terre ne colle aux roues ! Et si, évidemment, certains passages glissent
bien un peu et te décorent le plastron ou le popotin, il n'y a rien que de très
mesuré et normal vu la saison. D'ailleurs les organisateurs ont bien
compris et te resservent le même
tracé, à l'identique, chaque année (je me rappelle le leur avoir
conseillé !). Pourquoi pas, tout comptes faits? En tout cas, ça doit leur
simplifier la tâche ! Pourraient peut-être faire un balisage permanent,
finalement, hein ? Comme la rando de l'Ascension à Donzy…
Je me retrouve garé, comme je te
l'ai dit plus haut, avec Michel-Léopold juste à côté de moi. Comme
prévu, il y a affluence et du monde à saluer, pas seulement des
« Abeilles » (pas mal en nombre) et des « Marsus »(par
contre ils ne font pas le plein, bien qu'ils soient sur leurs terres) mais
aussi des têtes (et des maillots) qu'on n'a pas vues depuis un moment. C'est
vrai que Bonny est assez central et qu'on peut donc aussi bien y rencontrer des
bikers de Nevers que de Montargis.
On forme vite un groupe avec
Maurice, qui refait surface après un séjour alsacien, Christian, itou après une
bronchite, Jean-Paul, et puis un autre maillot de l'UM Veaugues avec Manu du
Berry, pas revu depuis « les Vignobles » et l'on attend François qui
arrive avec Catherine depuis Germigny. Les « tachetés » sont déjà
partis et même les deux Michel (Actif et Léopold) avec Anne et Noëlle qui ont
encore laissé le VTT à la maison et s'engagent sur un circuit marche.
Il ne pleut plus et il fait
plutôt bon. On part à travers champs, vent de travers, en direction de la voie
ferrée, tout de suite sur un bon rythme : faut dire qu'avec Jean-Paul et
Manu en pôle position, « ça le fait » et puis Maurice ne donne pas sa
part aux chiens, quelle forme il tient celui-là, malgré un petit break… On ne
discute guère et l'on appuie plutôt sur les pédales. Le fait de connaître le chemin
par cœur joue peut être aussi, et de même que le terrain soit pas mal
roulant : bord de voie ferrée et, plus loin, le sympathique passage en
bord de l'Ousson, avant d'arriver à l'étang, où force est d'alléger les tenues,
sous l'effet conjugué de la température et des efforts.
Et c'est reparti dans la même
cadence, on ne ralentit pas, même devant le beau domaine de la Colinière. Les
grosses pierres toujours un peu boueuses que l'on trouve un peu plus loin, nous
freinent à peine, alors, tu parles, quand on enquille la voie
romaine !…Pourtant, on n'a pas un tel trajet à faire ! Sans doute
sommes-nous saisis du syndrome du brave curé des « Trois messes
basses » de Daudet, qui accélérait l'office pour pouvoir passer plus vite
à la table du réveillon… Car nous savons que le célèbre ravito Bonnichon mérite
un bon arrêt. Le Frangin commence à sentir les effets du tempo et, dans une
moindre mesure, Christian, que l'on est plutôt habitués à voir devant.
La pause est bienvenue, donc,
dans cette étable où l'on sait « être bon envers les animaux »… et
les randonneurs, donc ! Bien que nous fassions honneur comme il se doit à
la table, on ne traîne pas non plus. Mais c'est pour mieux faire halte un peu
plus loin, lorsque nous rencontrons nos marcheurs, ce qui permet à Actif-Michel
d'assurer de nouveau le reportage photo (il maîtrise mieux son
appareil-téléphone etc…). Maurice recommande bien à Michel-Léopold de ne pas se
lancer trop vite dans la descente qui vient, mais, bon, Noëlle est là pour
raisonner son homme!
« Superdudu » et
« Roydudu » qui étaient repartis avec nous, ont, du coup, déjà
disparu.
La boucle qui nous fera revenir
au même point de ravito, file vers Neuvy qu'on évite par la belle descente
après Gardefort qui nous conduit au fameux gué sur la Vrille, qu'on se contente
de longer sur ce petit single en corniche, le long des barbelés, tu vois de
quoi je parle ? Maintenant, on va sur Annay, vent dans le dos, en
profitant du joli chemin entre les arbres qui descend vers le village. Miracle,
il est bien plus propre qu'au printemps et même encore quasiment sec. Plaisir.
Après Annay, que Christian a
voulu traverser, pour, croyait-il, trouver un raccourci, on se paye un bon bout
de bitume sur la route de Thou, d'abord par la grimpette au départ d'Annay et
puis jusqu'au hameau de « Grand Sermaise » (on évite les
« Grands Cocus » et même les « Petits », parce que,
bon…). Il vaut mieux ce bout de goudron que les chemins défoncés du bois d'à côté, où il nous est déjà
arrivé de nous aventurer. Mais, près d'une ferme, le bitume disparaît carrément
sous une couche de terre et de fumier, comme quoi…
On aperçoit déjà les sapins de « La Chaise » où
l'on repassera au ravitaillement. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la voie
romaine dans l'autre sens, sans apercevoir le joli petit château juste à côté,
derrière les arbres : une seconde belle petite descente, caillouteuse à
souhaits, puis les deux gués du Moulin Perré et retour au ravito. On n'a pas
réussi à rejoindre nos deux
« Dudu » qui ont si vite disparu tout à l'heure. Z'ont dropé
dis donc ! En fait, quand nous les retrouvons au ravito, ils nous
expliquent (entre deux bouchées de tarte aux pommes) qu'ils ont tout à
l'heure pris le chemin du retour et se sont retrouvés à Bonny. Du coup, ils ont
fait deux fois la première boucle pour avoir leur compte de kilomètres.
On repart donc de concert, nez
dans le vent, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui fatiguent un peu.
Regroupement à Bonny, où
Superdudu, en bon responsable de club, évoque la Rando des « Coteaux du Giennois »
et interviewe le frangin François pour tenter de comprendre comment lui et son
assoss, arrivent à attirer près de 700 vététistes à leur
« Germignoise ». T'inquiète, Dudu, ils ont commencé avec 35, tu
sais !
Bords de Cheuille puis raidillon
sous les murs, que le tracé officiel, curieusement, évite ! Il est
pourtant « trop cool » non ?
On remonte vers les vergers, par
le chemin qui contourne Bonny par les champs. Il est plutôt moins collant que
d'habitude. L'occasion de mettre
ce qui reste d'énergie et l'on joue même le jeu d'éviter le dernier bout de
route pour revenir le long des pommiers. Rien à se reprocher ! 45 km, pas
loin de 400m de D+
Faut un peu le chercher le Kir
d'accueil, là-bas au bout de la table (par ailleurs bien garnie) mais fais
confiance à mon flair! On retrouve les marcheurs, arrivés depuis un bail, les
discussions vont bon train, les rendez-vous sont fixés pour les
prochaines sorties. Le 29 : c'est loin, soit St Maurice sur Fressard (45)
soit Vouzeron (18). Sinon, faut se regrouper. Pas vu le Frapadingues en chef,
pour en parler, il devient quoi, le « Tarnais » ???
Et puis, bien sûr, la Rando du
Téléthon, chez les pompiers de Santranges, juste au-dessus de Belleville, le 6
Décembre, t'as bien noté, j'espère ?
Chacun regagne sa voiture, en
poussant un vélo plutôt crotté. Je lave ou pas ? Le tuyau, juste à côté,
est libre ! Vite ! Je me retourne et l'intérieur de mon pied gauche
accroche la roue avant de mon spad, posé contre la voiture. Damned !!! Le mouvement qu'il ne
fallait pas faire ! J'ai senti l'articulation du genou s'ouvrir et me
tiens la jambe. François, qui passe, croit à une crampe.
Mais non, c'est le ménisque
qui me coince l'articulation!!! Ça fait des mois, quelques années
même, peut-être, qu'il m'est arrivé assez régulièrement ce genre de chose.
Je connaissais depuis longtemps le geste antidote qu'il me fallait faire avec la
jambe, pour que le bout de ménisque reprenne sa place, mais ces derniers temps,
c'était devenu de plus en plus difficile, long et un peu douloureux aussi,
forcément. Ça m'était arrivé, un soir de préparation de la GTMC, chez
Michel-Léopold, devant mes compagnons interloqués. Tu parles que j'avais poussé
un « ouf » de soulagement dans j'avais réussi. Il s'en fallait de ma
participation à cette aventure, tu te rends compte !
Là, entre deux voitures, j'ai beau secouer la patte en
lançant le talon vers l'extérieur, rien n'y fait et le mouvement devient
douloureux. Un peu grimaçant et la jambe gauche un peu fléchie, je lave quand
même le spad, vais en claudiquant chercher mes pommes, en adressant quelques saluts crispés à
des voitures qui partent.
J'en fais autant. Pas de Pb pour
conduire : j'ai juste la jambe qui ne peut plus s'allonger à fond, ce
n'est pas même douloureux. Mon horizon vététistique s'est assombri, soudain. Je
vais passer une partie de l'après-midi et de la soirée à réessayer ce fameux
mouvement, et d'autres, rien n'y fait. Cette fois, ça sent le billard…
Le lendemain, visite exprès chez
le kiné : lui, au moins, saura sûrement…
Peau de balle, pas faute
d'essayer ! Tout ce qu'il réussit à faire c'est m'obtenir en exprès un
rendez-vous chez le chirurgien… Le chirur-Gien, en l'occurrence, tiens, oui…
Alors voilà, les côpains :
jeudi, entrée à la clinique de Gien, vendredi matin, billard et sortie, normalement
sur les deux pattes, le soir même. Je connais un peu, on m'a fait ça au genou
droit, il y a au moins quinze ans.
Mais bon…
Et puis… pas de VTT
pendant plus d'un mois Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!! Ça nous mène, au mieux, à la
« Rando des Gâteaux de riz et de Semoule », ou même St Satur ?
Ou encore la « Décrasseuse »… Tu te rends compte ?
Mais tu crois que j'aurai rien à
raconter ? Et la GTMC, alors ? C'est l'occase, non ?
N'empêche, quelle
hécatombe, ces temps, dans la gent vététistique !… Et Superdudu qui
me disait qu'Eric-Œil de Lynx était aussi sur le flanc !
Dis-donc, toi qui me lis et qui
n'a (encore) rien, tu te sens comment ?
Voilà…
Mais, dis donc, il y a un truc
qui me... turlupine (évidemment)… il sait bien lire le chirurGien, au
moins ?
Parce que, dis, une
« méniscectomie » (« coupure du ménisque », ce qu'il doit
me faire) si jamais, t'imagine… qu'il
prenne le M pour un P ???????? |
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| samedi 14 novembre 2009, a 14:43 |
| L’ami s’dit du 11 Novembre : C’est la « Montargoise » ! |
Halte ! Arrêtez ! Cessez le feu !!!
(évidemment)… Je sais bien qu'il est pire que jamais ce titre, mais quoi, un
vététiste, ça aime les jeux de mots laids, non ?
Enfin, je fais ce que je peux,
parce que, cette semaine, ça usine dur, dis donc: sur huit jours, ça fera trois
randos officielles, alors, non seulement je les fais, mais en plus tu attends
que je te raconte, pas le temps de souffler !
Enfin, heureusement qu'
après la « Montargoise », il n'y a pas eu à tellement nettoyer le
vélo, c'est déjà ça.
Remarque que, j'en connais qui
n'ont pas eu à le nettoyer, le vélo, c'est nos deux Michels, (Actif et Léopold)
interdits de selle, comme tu sais.
Justement, pour avoir le temps de
voir un peu le Michel-Léopold qui se contentera de marcher (quand même) ce
dimanche, je bourre un peu sur la route. Me faut combien de temps pour
aller là-bas ? Si bien que je double le marsu « Pieds Nus » et
Michel, sans m'en rendre compte et que , finalement je suis aux inscriptions
avant la foule.
D'accord, cette fois-ci, j'ai le
temps de profiter de l'arrivée de tout le monde, de saluer pas mal
d' « abeilles » de « Gien-Relax » avec qui on commente
encore leur belle organisation de dimanche dernier. Jean-Paul arrive, et l'on
piaffe en attendant Pierre, qui, comme il habite sur place, arrivera bien après
que « Pieds Nus » sera, lui, parti, las d'attendre. Le Pierre, on est
obligé de l'inscrire, carrément, tant il est sollicité à droite à gauche.
Bon. On y va oui ? Ben la
peine d'être arrivé si tôt ! Voilà pas loin d'une demi-heure que je suis
là.
Je ne vais pas tellement te
raconter le trajet : c'est : « Forêt de Montargis »
en long en large, en étoile surtout. Pas mal de singles et un peu d'allées
forestières pour permettre de doubler ou de l'être. On roule correct sans trop
forcer, Pierre, Jean-Paul plus Patrick et un autre gars de l'ECC et puis moi,
of course. Ça me va, ce rythme, il y a quand même 55km à faire. On est rejoint
en cours de route par le Thom', deuxième « Frapadingue » de la
sortie, qui roule avec nous.
Il ne fait pas trop froid et le
brouillard, un peu présent au départ, se dissipe peu à peu pour laisser passer
le soleil, qui va nous allumer les derniers feuillages, un peu clairsemés sans
doute, mais encore très beaux, certains hêtres en particulier. On croisera
d'ailleurs pas mal de chercheurs de champignons qui profitent de la belle
matinée à fouiller sous les fougères maintenant grillées.
On est arrivés au stade de
Paucourt, nœud des différents parcours et ravitaillement commun à tous. Bon
ravito, mais on a raison d'en profiter car à notre passage suivant, il ne
restera plus que de quoi boire et quelques carrés de chocolat à se mettre sous
la dent. Totalement anormal !
On est repartis par une descente
dans laquelle je dois m'arrêter, car j'entends le cliquetis du capteur de mon
compteur qui bat dans les rayons. Trop tard, le fil est coupé. Et un compteur,
un ! Du coup, je dois un peu forcer pour tâcher de rejoindre les autres et
me rends compte que je n'ai pas une réserve telle. Mollo mec !
Cette boucle d'une vingtaine de
bornes nous mène vers Griselles et donc un peu sortir de la forêt. Pas
désagréable d'avoir un horizon qui s'élargit, de passer près de maisons,
d'ailleurs souvent pittoresques. Ça fait quelque temps que les randos locales
ne nous avaient pas amenés par ici et je retrouve avec plaisir certains coins,
comme ce passage en équilibre sur des passerelles de pierre près d'un ancien
moulin. Devant, Jean-Paul s'en va dans la petite côte, peut-être rejoindre le
Thom' qui était parti devant, il y a un petit moment. Ma foi, je me mets à
rouler à mon rythme, sans que je compte bien sûr, rattraper Jean-Paul.
Conséquence de tout ça : on
finit par rouler tout seul, mais bon, au fond, ça permet de gérer son effort.
Retour au point de ravito que
Jean-Paul a shunté ; j'y retrouve le Thom' et nous repartons vite (pour la
raison que je t'ai donnée plus haut). Il nous reste un peu moins de 20 km,
mais à faire avec la fatigue qui se fait sentir. Sûr que le Thom' pourrait
rouler sur un tempo plus rapide mais, sympa, il m'attend. J'espère que ses
classiques crampes de fin de rando vont venir lui chatouiller les cuisses,
mais que dalle, elles le laissent
exceptionnellement tranquille… c'est bien mon bol ! Ceci dit, on maintient
un rythme très correct, et, dans les derniers kilomètres, si quelques gars nous
doublent, le Thom' les repasse illico. J'ai réussi à me caller dans sa roue et
je rigole en me rendant compte que l'on a là une vraie locomotive qui traîne
cinq ou six wagons, car les autres ont fait comme moi. Du moins pour un temps
car le Thom est passé sur la plaque et on a tôt fait de lâcher les autres
wagons ! Ça va qu'il ne restait que peu de chemin à faire et c'est avec
soulagement que je vois arriver le rond-point près du stade. Ouf, je suis
rincé !
On se requinque avec un petit
demi-verre de vin chaud (là aussi, il semble que les provisions soient un peu
justes) que l'on boit avec Michel-Léopold et sa Noëlle (qui ont fait un circuit
marche) et Jean-Paul.
On se dit vite à très bientôt,
puisque, dans trois jours, on remet ça. Simplement, on va passer de la Forêt de
Montargis à celle d'Orléans (vraiment très belle) où les gars
d'Ouzouer-sur-Loire (L'ASCO vont sûrement nous avoir concocté de chouettes
circuits !
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| jeudi 29 octobre 2009, a 00:31 |
| St Père : première SEC sur du mou |
Première chose en préambule : va voir les
commentaires de l'article de la Transgâtinaise : Bruno nous y a laissé un
lien vers un album des photos prises ce jour-là. Sympa !
Justement à propos de photos, il n'y aura que ce qu'il y a, pour
illustrer cet article. Je n'ai pas pris mon appareil et Actif-Michel, qui joue
les reporters sur les dernières sorties est plus ou moins tombé en panne de
téléphone-photo !
Comme ça tu ne me verras pas tirer la langue derrière tout
le monde ! Mais, au moins, tu peux juger que j'ai fait "pâle figure"!!!
Mais que je te raconte :
Comme convenu avec Actif-Michel on part directement à
vélo, chacun de chez soi pour se retrouver sur la route de St Père. Là-bas,
nous attend un bon groupe de Frapadingues, renforcé de Stéphane l'Amillois.
Aussi appuie-t-on un peu, sur la route, pour ne pas les faire languir, mais, tu
parles, la bande s'est envolée et, quand on arrive, ne reste que Stéphane. Je vais jeter un coup d'œil à
l'accueil, pour voir à quoi ressemble le circuit, mais sans plus. Tu te
souviens de ce que j'avais écrit la semaine dernière, et tous les gars
contactés avaient jugé le tarif (8€ !) un peu costaud, pour, en plus,
peut-être ne même pas pouvoir profiter des ravitos… Alors…
Nous on en était là quand on s'est élancés, sur la montée
un peu raide qui s'élève au-dessus du village, pour gagner les vignes. Mes deux
lascars me distancent pas mal sur ce coup-là. Pas chaud,encore ? Je me
rassure un peu sur les longs chemins rectilignes qui, dans les grands champs
ouverts, montent peu à peu vers « Evry », en direction d'Alligny. C'est
un peu dur, mais, après tout, ne cherchons-nous pas à rattraper les
autres ? Pourtant on sait bien que, pour reprendre une dizaine de minutes
seulement, il faut s'employer un brin ! On double pas mal de marcheurs, en
essayant d'être le plus corrects possible, d'autant que, même si la plupart se
montrent très amicaux, on voit bien une grimace chez certains…
On s'oriente un peu à gauche, en comprenant au bout d'un
moment que, s'il n'y a pas de balisage, c'est qu'on suit celui d'un GR. Peu à peu on se rapproche de la route
de Cosne à Alligny, qui nous était un peu parallèle, mais de loin, depuis le
début. Comme nous la coupons, nous retrouvons, de l'autre côté, le groupe des
sept, partis devant nous, et qui ont dû, quand même, un peu flâner pour que nous
puissions les rejoindre.
On a plongé vers les "Grands Maraux" et on essaie de saluer les uns et les
autres au fur et à mesure que nous remontons, (quand c'est possible !) le
groupe. J'ai ainsi pu souhaiter le bonjour à Jacquy, Didier, Claude, l'Tian, un
autre gars que je ne connaissais pas, mais pour taper sur l'épaule de Thom' et
du grand Stéphane, il me faudra attendre un bon moment : on vient
d'enquiller, en effet, ce fameux chemin herbeux qui monte, entre deux champs
dénudés, jusqu'au niveau des "Goumards". Je dis « ce fameux
chemin » parce que, quand tu l'as parcouru une fois, tu t'en souviens et
pas en bien, je te dis, moi ! Il n'a l'air de rien, le pourcentage de doit
pas être si énorme, mais il n'en finit pas de monter, tellement rectiligne que tu
te demandes si tu avances, et tellement herbeux que tu as l'impression de
n'avoir aucun rendement. Et encore, on pourrait avoir le vent de face et le sol
pourrait bien être plus mou qu'il n'est ! Le moins qu'on puisse dire c'est
que je n'ai pas l'impression du tout d'avoir une énergie bouillonnante dans les
mollets, alors j'y vais au train, et pourtant, en haut, j'aurai bien la
sensation d'en avoir laissé pas mal sur ce passage !
En haut des
"Goumards", une petite pause, pas mal venue, pour attendre vainement
Jacquy et l'Tian, qui souffre des côtes (les « douelles » comme il
dit). Il décide d'arrêter les frais pour rentrer avec Jacquy.
Nous poursuivons vers le haut d'Alligny par un chemin
vraiment superbe, mais non d'un chien que j'ai du mal à suivre le tempo,
surtout dès que ça monte ! Aussi, quand il est question d'un détour
par le bas du village pour revenir au même niveau un peu plus loin, je n'hésite
pas : Allez-y les gars, moi je coupe direct et vous me rejoindrez.
Seulement, tout le monde fait comme moi ! Raté pour
le moment à dérouler tranquille !
Sur les chemins qui vont vers St Verain, un peu herbeux,
pas toujours roulants, je suis carrément à la traîne ! C'est quoi ça, enfin ? Une journée
d'hier, très repas de famille, des tas de trucs bons à avaler, en solide ou
liquide, mais qui doivent faire mauvais ménage dans ma tuyauterie, j'ai un peu
l'estomac au bord des lèvres, comme l'a remarqué Stéphane sur ma mine tout
à l'heure. Je me prends à ruminer, à trouver que c'est à pleurer de ne plus
avoir de beau sol bien sec, qu'on est partis maintenant dans la moins belle
saison de VTT, pis que j'ai trop chaud aussi, et pis qu'on ne prend même pas le
temps de regarder autour de soi, et que pourquoi il faut aller aussi vite…
Pourtant il faut bien que je suive un peu le groupe, même
de loin, si je veux savoir où aller ! parce que je vais te dire un
truc : il y a beau temps qu'il n'est plus question de la rando pédestre de
St Père, prétexte à la sortie. En fait, on est sur le terrain d'entraînement
des Marsus du groupe, une boucle qu'ils sont accoutumés à suivre, avec plus ou
moins de variantes, dans un sens ou dans l'autre, assez régulièrement. Que la
rando de St Père suive, en gros, les mêmes chemins, n'est que secondaire.
Moralement, je trouve ça plutôt mieux. D'ailleurs, voilà beau temps qu'on ne
voit plus un marcheur et ce n'est que par hasard qu'on a dû passer très vite
près de ce qui devait être un ravito, du moins si j'en crois un :
« Hé, Biiiill !!! » que m'a lancé un gars, que les autres ont
reconnu comme étant « Loulou » des cyclos de St Père. Comme j'avais
déjà quelques longueurs de retard, tu parles que je me suis contenté d'un vague
signe de la main, en réponse.
St Verain : reconnaissable à la vieille porte, des
fortifications médiévales, sous laquelle nous passons. Je connais ce village
depuis mon enfance (l'école quasi essentiellement, où mon père venait visiter
un collègue), pourtant je n'ai jamais pris le temps de vraiment visiter les
vieilles ruines de son château, de me documenter sur son historique, et c'est à
15 mn en voiture de chez moi ! Navrant non ?
Mais là encore, pas même le temps de jeter un coup
d'œil : sont passés où ? La rue à droite, je crois, le chemin creux
qui descend. Te dire : j'ai même pas la niaque de descendre : je suis
sur les freins ! Pitoyable, le Bill !
Ouf, une crevaison les a arrêtés. Pas bien envie de
croquer quelque chose, comme tout le monde le fait plus ou moins, en profitant
de la halte ; j'accepte pourtant un bout de sablé de Didier, histoire de
me faire une bonne bouche.
Il y avait quoi dans son biscuit ? La côte qui suit
se fait et, comme on rejoint peu à peu la route de Cosne à St Amand, j'ai de
moins mauvaises sensations et je me remets à suivre à peu près.
C'est dingue,
je n'ai dû rouler dans le secteur qu'une ou deux fois, et encore, très
ponctuellement. Dommage car certains passages sont superbes. Côté sol, on ne
risque plus la poussière : avec la journée de pluie d'hier, faut s'estimer
heureux que ce soit un peu mou, sans trop. Parce que ça a plu du mieux possible
pour tout détremper, tu vois le genre de pluie pas trop forte, pour pas que ça
ruisselle et bien continue, pour bien imprégner. Mais bon, c'était tellement
sec qu'il y avait de la marge quand même, et tant mieux, car, vu la profondeur
de certains « roins » secs rencontrés, ça doit être quelque chose au
pire de la mauvaise saison, le
secteur !
Après de « Gué de Frise » et son centre
équestre, on revient vers les « Gauthiers ». Tout à l'heure j'ai même
eu l'illusion de retrouver un peu des jambes. Je vais finir moins en déroute
que je ne craignais. En plus, on revient vers Cosne et, donc, on suit un
profil globalement descendant. On l'apprécie particulièrement dans un bien
sympathique chemin, pittoresque à souhaits, qui nous ramène sur la route de
Cours aux "Gauthiers". Ce plaisir de rouler dans les feuilles mortes,
sous les arbres dorés allumés par le soleil ! (T'as vu ? Ça va mieux,
moi, voilà que je me mets à profiter de l'instant !). Gaffe aux traîtrises
cachées sous les feuilles, quand même.
La route regagnée, on ne la quitte plus pour aller vers
Cosne et la rue St Lazare : le Thom' y a prévu le pot de fin de rando. Le
temps qu'il se fasse invectiver par deux ou trois automobilistes devant
lesquels il traverse, tout maître chez lui qu'il se sent, indigne de s'arrêter,
par exemple, à un Stop, non mais !
Bel accueil: au soleil, autour de la table du salon de
jardin, le Thom' est à son affaire, et je le crois volontiers quand il me dit
que, question libations, je manque d'entraînement et qu'il faudrait qu'il me
coache un peu ! Sur ses indications, donc, et soignant donc le mal par le
mal, je fais honneur au Sancerre servi.
C'est pas tout ça, il faut rentrer, encore une 'tite côte à monter et ça devrait faire
pas loin de 50 km et à peu près 600m de D+.
…Et pis il y a encore un magnum de champ' et du Pommard au
menu de midi. Ce week-end est épuisant !
On va pouvoir se requinquer doucement, j'espère : la
semaine prochaine, rien d'organisé. Pour ma part, je serai plus au Sud, mais
serai au rendez-vous qu'aucun de vous ne doit rater : la rando des copains
de Gien-Relax : c'est une première, ils comptent sur nous. Ça part
d'Arrabloy (quasiment à un jet de pierre de la RN7) à partir de 9h à la salle
des fêtes (erreur, c'est à 8 heures, voir commentaire de Michel de St Martin). Trois circuits : 20, 40 et 60km avec pot, le tout pour 3
€ !!! Tu peux pas manquer ça ! De plus, on n'en sort pas, ils
ont baptisé (si j'ose dire) ça « Les Coteaux du Giennois » !!!
Attention aux embouteillages !
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| jeudi 15 octobre 2009, a 15:32 |
| Rallye des Vignobles : Route 66 ? (et des poussières !) |
Ben voilà, juste comme j'avais
commencé à te parler de cette Rando-« événement » local, j'ai jeté un
coup d'œil sur ce que je t'avais raconté à la même occasion l'an passé. Je
le faisais pour vérifier un truc : Le Thom' m'avait affirmé, au ravito de
Pouilly, que le tracé était en gros celui de l'an passé, à l'envers, et que,
donc, nous étions déjà passé à Pouilly-sur-Loire l'année dernière. Et ça
m'avait surpris. Inquiet de l'état de mes neurones, je suis donc allé vérifier
mon récit. Bon, non, Thom' désolé : on était resté sur le côté
Sancerrois !
J'ai réalisé par la même occasion
que je m'apprêtais à te raconter tout bien ce que représentait le "Rallye
des Vignobles" pour la région et pourquoi, peut être, ça attirait tant de
monde (en gros plus de 3000 personnes). Bref, exactement ce que j'avais dit
l'an passé. Donc, pourquoi pas ? Retourne-toi aussi en arrière et retrouve
cette page de haute littérature que je t'ai pondue l'automne dernier, et voilà.
Tu sauras tout de nouveau.
Toujours est-il qu'il y a aussi
cette année un sacré populo. La foule attire la foule, c'est classique, et ceci
explique que, malgré des côtés qui agacent souvent (j'entends dire chaque année
à l'un ou à l'autre : « Je ne le referai pas l'an prochain »), on se
retrouve toujours plus nombreux à VTT sur les chemins du Rallye.
Cette année pourtant les auspices
météorologiques ont annoncé de la flotte, et le matin même, encore ! Ce
que dément la lune qui brille derrière un peu de brouillard, à mon lever. On a
bien eu un peu de pluie (à peine) dans la semaine, mais rien de bien sérieux...
Par contre, côté température, ça sent l'automne.
Au stade où l'on cherche à
s'inscrire en faisant valoir (souvent en vain) sa licence UFOLEP ou FFC,
c'est la cohue habituelle. Un peu avant huit heures, c'est la foule des
marcheurs que j'ai croisée, et les cyclos s'agglutinent en groupes un peu
partout. Je rencontre ainsi Stéphane, qui s'apprête à partir avec un cousin,
sur la route justement. Il paraît que Jacquy, son paternel, est déjà sur les
chemins, Pieds Nus aussi. Pourtant, les vététistes ne vont débarquer en
nombre que vers 8 h un quart, c'est leur heure habituelle. C'est moment des
poignées de mains un peu partout et des premiers commentaires (sur le café
payant entre autres) et sur le parcours à faire que l'on vient seulement de
découvrir sur la carte affichée. On m'interroge et je confirme : il y
a de quoi s'employer au menu, avec pas mal de raidillons et un total annoncé de
66km. Faut pas traîner !
Arrive un petit groupe de
Gien-Relax (Eric « Œil de Lynx », Dudu, Pascal…) qu'on ne cherchera
sans doute pas à suivre et notre équipe habituelle : les deux Michel
(Actif et Léopold), Maurice (qui revient de Bretagne), Christian et le Manu « berrichon »
qui fait briller un autre maillot de l'UM Veaugues en plus du mien (et fait, du
coup, une petite sensation !). Au dernier moment arrive Jean-Paul,
que l'on croyait parti au Roc d'Azur, et puis mon frangin François qui fera
avec nous la longue première partie. Ça nous fait un bon groupe bien sympa,
mais on sait bien aussi que ça peut signifier risques de retards, en cas de Pb
mécaniques, par effet d'accumulation d'attentes. Et encore il manque le Manu
« Parisien » et puis Anne.
Tiens, à propos d'Anne, sa
tendinite persistante serait, plus précisément un « syndrome de
l'essuie-glace » ! Si, si ! Et pourtant, il fait sec ces temps,
non ? Ça t'intrigue ? Tu veux tout savoir ? Et bien va sur
le blog d'Actif et Anne et tu sauras tout. Un conseil : avale un comprimé
d'aspirine, préventif de mal de tête, et puis prends un bloc et un crayon et
interro à la prochaine sortie, c'est trapu, mais on en apprend de belles. C'est
là : http://michel120254.skyrock.com/.
J'ai croisé ou aperçu dans la
foule quelques Marsus : Thom', Francis… mais ne les retrouve pas au moment
où nous partons en faisant gaffe de ne pas en oublier: 8h et demie, il est
largement temps.
On débute par un tour en ville, très dispensable, mais dû
sans doute au souci de ne pas lancer cyclos, marcheurs et vététistes dans la
même rue directe qui borde, de plus la fête foraine, pourtant bien endormie à
cette heure matinale.
Après le pont de la Petite Loire
(on dit encore ça ? Il me semble que ça fait un moment que je n'ai pas
entendu cette dénomination…) On échappe à la grosse foule pour se lancer sur
les chemins du Val. D'accord on a laissé marcheurs et cyclos, mais on est un
fameux paquet de vététistes (le bilan indiquera un total de 752, plus que l'an
passé). On passe Bannay et l'on remonte le chemin empierré dans le fond du
petit vallon en direction de Sury. C'est large, ça roule et il faut ça
pour ne pas se gêner. Remarque, au Rallye des Vignobles, j'ai rarement vu des
singles ! On est le plus souvent sur des chemins « bi
traces ». On est à la fois
pris entre deux options : tendance à appuyer un peu pour gagner du
temps sur cette partie roulante, et, en même temps, ne pas trop en faire
sachant qu'il y aura pas mal d'efforts à fournir, aussi bien intenses que
prolongés. C'est pourquoi j'opte pour le bitume sur quelques centaines de
mètres lorsqu'on longe la route de Sury, avant de grimper à droite. De
plus je connais ce « cul de vigne », pour m'y être couché sur le côté
à la suite de roues bloquées par une boue collante, dans une terre à peine
mouillée. Pas de risque aujourd'hui : le sol n'est même pas humide (si,
si, Manu !) On aura même ici et là un (tout petit) peu de poussière, mais
rien à voir avec le départ du Roc d'Azur, t'as pas vu ce nuage, à la TV ?
On grimpe entre les vignes vers
Ste Gemme, quand Dudu crève. Le temps de l'aider, de repartir et c'est le tour
de Michel-Léopold ! Tout le monde est parti devant et nous les voyons
grimper au soleil, au milieu des vignes entre Ste Gemme et, en contrebas, le
Château du Nozay. C'est bien joli, une vue classique des
« Vignobles ». Autre vue classique, lorsque, à notre tour, nous
montons aussi sur le coteau : le soleil au-dessus de la brume qui flotte
encore sur le Val de Loire et aussi, en lambeaux légers, sur les vallons autour
de la colline de Sancerre qui domine tout ça... « Tout ça !… »
(clin d'œil à Maurice). On ne passe pas loin du hameau de « La
Chaise », en haut d'une côte que nous connaissons bien. Le tracé ne l'a
pas empruntée et c'est tant mieux car nous parcourons ainsi d'autres chemins
que, perso, je ne connais pas. Des variantes intéressantes quoi. On plonge
ainsi, par une descente assez accentuée, aux portes d'un hameau de Sury, pour,
illico, remonter en face, le long d'une vigne, bien sûr, par un raidillon assez
pentu et assez long aussi, qui impose le petit plateau. Celui-là, on va
sûrement l'utiliser un brin dans les kilomètres qui viennent. Sur le haut, on
longe le vallon dans le creux duquel je fais repérer à Michel-Léopold, une belle
côte bien connue aussi, et parcourue lors de Gien-Sancerre-Gien, sans savoir
que, quelques centaines de mètres plus loin nous allons la dévaler avec
délice ! Une première aussi, en forme de revanche un peu car, dans le sens
montant, j'ai souventes fois ahané sur ses cailloux. Belle montée, remarque,
mais alors, dans le sens descendant, elle est vraiment pas mal non plus ;
dommage que, fatalement, il y ait un peu de monde dedans et que la prudence, et
un restant de courtoisie, nous empêchent d'en tirer le maximum.
On passe Sury, puis devant la
maison de retraite où l'on pourra toujours (le plus tard possible) s'asseoir
sur le pas de la porte pour regarder passer les copains le jour du Rallye des
Vignobles (ça c'est pour couper l'herbe sous le pied de Manu, qui, à cette
époque-là, tirera la langue derrière son futur fiston qui se foutra de lui,
j'espère…et nous aussi!).
On sait bien qu'il va falloir
maintenant grimper ce fameux coteau entre Sury et Verdigny. Simplement la
question est :par quelle côte assassine ? Réponse immédiate :
hop à gauche, 50 mètres de plat et
un mur. Mais je reconnais ! J'avais bêtement cru, la semaine dernière pour
les « Birettes », que ce chemin avait été bétonné ! Tout en
basculant ma chaîne tout à gauche, ou presque, je pense (oui, oui, en même
temps, tu te rends compte de l'étendue de mes facultés ? ) je pense,
disais-je, que tout espoir n'est pas perdu, et puis aussi que pourquoi n'est-on
pas passé par là pour les « Birettes », surtout que ça aurait été à
la descente, et que (tout ça en même temps !) il va falloir s'accrocher
pour arriver en haut sur le vélo, vu le pourcentage, les cailloux, et les
autres qui décrochent et mettent pied à terre etc.… d'autant plus que, tout en
haut, il y a des spectateurs, dont Actif-Michel, qui photographie (en plus, le
sauvage, il guette notre faux-pas !). On le fait, Léopold et moi, excepté,
parce ce que là faut pas exagérer, les deux derniers mètres en petite gravette
blanche qui forment une véritable marche, en plus. Actif nous raconte qu'il
vient de voir une espèce de balaise, passer ce dernier mètre façon trialiste
qui monte en travers, en sautant,
tu vois ? S'appelait pas David, non ? Non,celui-là, il doit être, à cette heure-ci, au Roc d'Azur.
Petit passage sur la crête et
l'on retrouve, à l'envers, ce que nous avions monté pour les
« Birettes » : la route vers Verdigny... Descendre sur le
bitume, bof, par contre, un peu plus loin, sur la droite ce chemin encore un
peu caillouteux qui descend avec un virage sur le val Chavignol, miam ! Je
t'en avais causé la semaine dernière. Là je pressens quelque chose de furieux, le Michel-Léopold et moi, sûr, on
va faire voler la caillasse !
Justement, la caillasse, elle est
aussi en haut, à la bifurcation, et, comme on arrive assez vite et, qu'en plus
il y a un gars dans le début de la pente, en semi équilibre et tétanisé sur les
manettes de freins, le passage est délicat. Derrière moi, j'entends le bruit
classique qui fait « Scrouitch, bling guiling » ? Attends,
non, plutôt : « sssscrroutchchch, dang gan bling », oui, c'est
ça ! Je pense que Michel s'est vautré, ou le frangin qui le suivait, je
crois plutôt Michel. Surpris par la caillasse ? Ou il a voulu me faire un
« intérieur », tu crois ?.. Je stoppe comme je peux. Pas trop de bobo : il est déjà
reparti.
On est lancé sur la petite trace
roulante marquée par les passages, seulement, il y a du monde dessus ! Pas
facile de doubler, à côté c'est la caillasse instable, Michel, de plus,
risque d'arriver à donf, je double dans le virage, mais l'hésitation m'a fait
ralentir et perdre une bonne partie du plaisir de cette descente.
On gagne les caves de la Mignonne
et la cohue habituelle, où l'on tente de retrouver le reste du groupe, excepté
Christian, qui a décidé de partir devant. Michel-Léopold peut faire admirer son
avant-bras bien éraflé quand même, pendant qu'on se perd un peu dans la foule
du ravito.
Faut pas trop traîner malgré
tout, on n'est pas au bout ! le temps de se retrouver et on attaque la
côte du cimetière. Celle-là, c'est le challenge habituel : à qui
arrivera en haut sur le vélo. On s'y sort les tripes, en général. Mais,
aujourd'hui, alors qu'il nous reste encore plus de la moitié du parcours et pas
mal de côtes au menu, il vaudrait mieux se la jouer raisonnable, tu crois pas ?
En fait, si Jean-Paul, qui, après un arrêt, essaie de repartir et met son vélo
en travers, n'avait heurté ma roue avant, je crois bien que je me prenais au
jeu ! Pas malin ! Merci, Jean-Paul... et bravo à Michel-Léopold qui a
réussi la gageure !
Le même (Léopold) nous gratifie
également d'un virage surprise (pour lui) et plongeant dans la pente qui nous
descend théoriquement sur Ménétréol. Houhi !! On a bien failli se le
morfler de côté, le Michel !
Les traceurs se sont ingéniés à trouver un max de côtes, on
dirait, car, plutôt que de se laisser glisser, cool, sur Ménétréol par le haut
des vignes, on est descendu en dessous de la Ferme de l'Étang pour remonter,
évidemment, avant de basculer le long du viaduc, et d'aboutir à l'endroit le
plus dangereux du parcours : on débouche en angle aigu sur la petite route
qui descend de l'Orme au Loup, pour la remonter sur 20m et la traverser en
prenant à gauche.Il nous faut virer un peu large alors que dévalent, à fond la
caisse, des myriades de cyclos.Personne pour la sécurité ! Z'auront eu du
pot s'il n'y a pas eu de casse avant la fin de la matinée !
Ménétréol, St Satur, le pont de
Loire (eh oui, ce n'est pas le plus direct pour aller à Pouilly !).
Route : on enroule un peu, car il est plus de 11 h et on n'a pas moitié fait,
dis donc ! On bifurque sur Tracy en saluant le frangin qui rentre à Cosne
sur le 40 km. Lui, au moins, sera dans les temps. Pour Pouilly, c'est aussi du
grand classique pour les gars du coin : Boisgibault, les Girarmes, les
Loges. Michel, Maurice et Jean-Paul découvrent. Eux, il faudra revenir leur faire visiter le coin plus en
détails. Dommage qu'on ne passe pas par le "sentier découverte" de
Malaga, mais, outre le fait que les singles, ce n'est pas très « Rallye
des Vignobles », on n'a guère le temps. Ravito au Caveau de Pouilly,
consistant et bien. Pourquoi le Pouilly ou le Sancerre ne sont-il pas servis à
l'arrivée, plutôt qu'ici, où on ne peut pas en profiter ?
On a croisé en arrivant des
Tachetés et des Abeilles (= Frapadingues et Gien-Relax, tu me connais) mais pas
de Christian, déjà sauvé ? En
repartant, on se compte : où est Jean-Paul ? Une rapide enquête nous
mène à penser qu'il a suivi un groupe de « petits pneus » démarrant
dans le sens opposé… Après essai d'appel au portable, qui ne donne rien, on se
résigne à l'abandonner à son triste sort. Il n'est pas perdu,
remarque, mais, décidément, celui-là il va falloir l'attacher. Deux
ou trois fois qu'il nous fait le coup !
Montée vers St Andelain par le
chemin derrière les Criots que l'aime bien, puis un bout de route et on dévale vers le Château du Nozet.
Hé oui, encore un château, et, de plus, qui porte le même nom (avec orthographe
différente) que celui de ce matin. Celui-là, tu le connais forcément : tu
admires sa façade en passant sur l'autoroute près de Pouilly. Très bon vin,
mais chérot.
On remonte vers les Berthiers et
l'on contourne le haut de la butte de St Andelain pour aller chercher le long
chemin rectiligne qui descend doucement en direction de Moussard. Plus de côtes
maintenant, on peut emmener gros car, si on aperçoit Cosne, là-bas au
Nord, on n'y est pas encore. Des jambes deviennent lourdes, ici et là,
mais il fait bon en lisière de bois, au soleil, du côté de Fontenille. Le
chemin continue vers l'Étang des Granges à travers de grands champs un peu
dénudés. Moins joli mais rapide, tant mieux. Actif et moi sommes dans notre
pré-carré et l'on anticipe dans la tête: au hameau la route à gauche, puis
Villechaud, les bords de Loire et c'est plié.
Tu parles tiens ! À
l'aérodrome, on nous fait revenir en arrière pour un détour par les
Foings ! Merci bien, ce n'était pas la peine d'en rajouter ! T'as vu
l'heure ? Maurice s'inquiète pour Christian, son chauffeur, qui doit
l'attendre, les uns ou les autres c'est pour le repas qui doit refroidir.
Villechaud, le single des bords de Loire, on touche au but : Port Aubry.
Actif et Anne nous y ont prévu le verre de l'amitié, sympa et bienvenu mais le
groupe s'est effiloché et l'on ne reste que quatre à monter (avec le sourire!) l'ultime pente
herbeuse qui mène à la terrasse de la maison, où les verres attendent.
Moment sympa au possible. On a eu enfin des nouvelles de Jean-Paul qui a réussi
à rallier (par quel détour ?) sa voiture !
« Rallye des
Vignobles » costaud je trouve, et quand même un brin longuet : 70
bornes et 1000 m de D+ en gros, ce qui ne permet guère une moyenne faramineuse,
malgré deux épisodes roulants.
Mais, pour une fois, voilà un beau pot d'arrivée, à ce Rallye, mais, dis
donc Anne… t'avais ajouté quoi dans ton Pouilly ? Quand je suis remonté
chez moi sur le vélo, j'avais les jambes douloureuses, pas croyable !
Dimanche prochain : l'offre
est large. Au nord : La « Transgâtinaise » à Chalette-sur-loing
(=Montargis) ( 17, 28, 38, 55 km) un classique, du populo aussi mais très bien.
Au Sud : « La VTT St Patic » des copains de St Parize le
Châtel(= Magny-Cours)(20 et 40 km), la rando porte bien son nom. Enfin, au
milieu, à Thou, une petite rando (15 et 25 km) en Puisaye. Voilà le menu du
week-end, bon appétit !
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| mercredi 07 octobre 2009, a 00:20 |
| La Germignoise : J’ai r’mis ça à Germigny |
Oui, bon…
le titre est pas à la hauteur de la qualité de la rando du frangin, je te
raconterai aussi, soit patient … |
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| lundi 27 juillet 2009, a 00:19 |
| Les An’tiers : Sury, est-ce boire ? |
Un petit salut : je profite
des quelques jours ici, où je récupère du long périple de la GTMC d'où nous
sommes revenus jeudi. Je te raconterai ça en détail, je pense, et alors tu
pourras t'installer devant ton ordi avec sandwiches boissons vu que 13 étapes,
ça fait un bout sur le VTT mais p'tête encore plus à raconter. Enfin sache,
pour te faire baver un peu en attendant, que ça a représenté 815 km et 14500 m
de D+, respectable non ? C'est le côté chiffres, mais il y a des choses
pas chiffrables et ça, justement, c'est ce que j'essaierai de te faire vivre au
mieux sur ce blog.
Bon mais, pour le moment, c'est
un brouillon sur un carnet, il faudra que tu attendes un peu, vu que j'ai bien
l'intention, ces temps prochains, de retourner marquer de mes crampons des
terres un peu plus dures et sèches que les nôtres de par ici.
Car, justement, j'ai un tâté du
Pays Fort ce dimanche : c'était la « Rando des An'tiers » à Sury
ès Bois (près de Vailly sur Sauldre). Je crois bien que je ne l'avais jamais
faite, car il m'est rarement arrivé d'être dans le coin à cette époque-ci, et
je me régalais de retrouver les sentiers de ce coin du Cher où j'ai si souvent
roulé, fut un temps. Et puis je me réjouissais aussi de retrouver mes compères
de l'aventure ci-dessus évoquée, car j'avoue que, depuis jeudi, ils
commençaient à me manquer, eh oui !
Et puis, sur le vélo, après trois
jours de break, ça allait se passer comment ? Mal aux fesses (car ça a été THE Pb de la Traversée), cuisses endolories aussi ?
Enfin, bon… On allait tester.
Sur la route du Cher, on est déjà
trois voitures garnies de VTT . Eh ? Ça attire comme ça, la Rando des
An'tiers ? Eh ben, pas qu'un peu, mon n'veu ! On est un peu plus de
cent vététistes (autant de cyclos) et il en est venu de Nevers, de
Nogent-sur-Vernisson et de Bourges !Et encore certains se sont peut-être
fourvoyés dans les destinations, vu que des « Sury », il y en a un
paquet dans le coin : Sury-ès-Bois, donc, et puis aussi Sury-en Vaux et
Sury-près-Léré !
Ça grouille dans la cour de
l'ancienne école. Pas de Maurice, retenu, pas de Jean-Paul non plus ; seul
Michel-Léopold (de St Martin) est là de l'équipe dont je te parlais, avec,
comme moi, la tête encore pleine de souvenirs de sentiers magiques. Difficile
de parler d'autre chose que de ce que nous venons de vivre alors on ne s'en
prive pas entre nous et puis auprès des copains que nous rencontrons :
les Gien-Relax, ceux d'Ouzouër, et des Frapadingues qui viennent de débarquer.
Bon, à ch'val, quand même !
On est tout de suite dans les
chemins typiques de ce coin : c'est souvent à couvert, pittoresque,
amusant, varié dans le profil. On devrait se régaler. On devrait, mais, même
s'il fait un vrai temps d'été aujourd'hui, il est tout de même tombé pas
mal de flotte ces jours derniers. Aussi tombons nous assez vite sur des flaques,
puis carrément de la boue et même pas rien qu'un peu ! Ça, tu vois, on
avait complètement oublié que ça existait, Michel et moi, vu que pendant 815
km, on n'en a jamais rencontré. Jamais, je te dis. De l'herbe ronde, qui
glisse un peu et qui sent bon, de
la terre des volcans, de la pouzzolane, et surtout des cailloux, de lave, de
schiste, de granit, de calcaire, ça oui, mais de la boue, non. D'ailleurs on
croyait ça réservé à l'hiver. Et ben, ça nous fait un drôle d'effet de devoir
s'extraire de bourbiers, de descendre d'un vélo bloqué dans la glaise, de
rouler dans l'eau fangeuse. Pas trop marrant.
Remarque, c'est surtout au début,
avant de monter sur Barlieu, et ça n'empêche pas le parcours d'être
super : les chemins sont jolis et, en montant, on découvre des horizons
bien nets (lavés par les averses de ces jours derniers, tu parles !).
Tiens, justement, en montant… Ça
donne quoi, les cuisses ? Affûtées ou fatiguées ? Et ben, plutôt pas
mal, et, comme le Tom', qui nous a
rejoint, prend un peu de distance dans la pente, je me paie le luxe de le
rejoindre et de le suivre sans m'essouffler. Pas mal, dis ? Ben ouais, mais il n'a pas roulé depuis
un mois, ce qui amoindrit assez considérablement ma
« performance » !
Reste que les côtes ne nous
semblent pas bien longues, ni trop pentues non plus, après ce qu'on s'est
mangé. Mais bon.
Du côté de Dampierre-en-Crot, on
retrouve des chemins parcourus lors d'une édition du « Défi des Birettes » d'il y a quelques années : on reconnaît bien les passages dans la
flotte et encore la boue. Pas bien marrant, mais on pardonne le sol en
regardant le cadre : des petits tunnels de verdure, des singles sinueux,
rien de jamais ennuyeux. La fin est même assez saine et l'on se régale !
On se régale aussi à l'arrivée,
après 43 km d'un parcours rythmé, avec les pots de fromagée qui nous attendent.
L'affluence, le soleil, le dynamisme des organisateurs animateurs, le kir
offert généreusement, font que l'on s'attarde plus que de raison, peut être
pour prolonger un peu le plaisir de la matinée.
On sait aussi que chacun va
repartir de son côté vers un coin de vacances… On va être un moment sans rouler
ensemble… On en avait agréablement
pris l'habitude.
Voilà pour cet intermède de fin
Juillet. Si tu pars, tâche de trouver des chemins sympas ; si tu restes,
il te faudra inventer des circuits, trouver de la compagnie car, côté randos
organisées, ça va être un peu juste : à part la Rando de ConflAns /Loing (=
Montargis) le 15 Août, où Michel t'accueillera avec l'ECConflAns. Je n'ai rien
d'autre en cave, avant fin août et la « Sauvignoise », puis les
randos de septembre, mais là on n'est pas encore trop pressés, pas toi ?
Allez, bon vent à toi, et
n'oublie pas de boire frais ! |
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| samedi 30 mai 2009, a 00:39 |
| St Saulge : une légende ? |
Vite un petit mot au sujet de notre sortie de dimanche,
avant le black-out internet pour cause de déménagement: eh oui, ça fait un peu
comme pour la rentrée des astronautes dans l'atmosphère (ou comme leur passage
derrière la Lune, pour les plus anciens d'autres vous) pendant un moment (pour
moi huit jours) : plus de news sur internet, à cause du changement d'adresse, mais, pour vous autres, pas
de Pb, continuez les visites et surtout les commentaires !
Donc on se retrouve à St Saulge
dimanche dernier, car, eh oui, malgré la distance (pas loin d'une heure de
route pour les cosnois !), on est... attends que je compte…Anne et
Actif-Michel, Julos de Pouilly, mézigue et une palanquée de Frapadingues :
Claude et Christophe et puis le Tom et Frank qui se pointent (ça
t'étonne ?) alors qu'ont est déjà les pieds calés des les pédales.
Affluence aux inscriptions et déjà un peu de pagaïe : à la table, on
semble un peu perdu et l'on donne de la tête un peu partout. Pourtant bulletins
d'inscription, et cartes photocopiées, c'est très O.K …Tiens ? En fait, il
y a deux parcours qui sont simplement deux de ceux qui sont tracés en
permanence ; au fond, pourquoi pas ? 32 et 25. On a choisi le 32 parce que, bon, on n'est pas
d'ici, s'pas ? Et puis dans le coin, 32 ça doit représenter quelque chose.
Le départ, c'est où ? .. Pas
bien clair… Deux organisateurs, qui semblent se demander comment ils vont faire
si l'affluence continue, nous tuyautent.
C'est parti.
Début conforme à l'attendu :
chemin sympa et ça monte illico. Car je ne t'ai pas parlé du spot ?
Attends un peu :
St Saulge, c'est connu en
Nivernais pour ses légendes un peu vieillottes qu'on trouve (trouvait ?)
racontées sur des cartes postales sépia très kitsch, mettant en valeur (?) une
espèce de bon sens primaire paysan. Le genre « Pourquoué donc , qu'vous
hissez c'te poure vache su' l'sommet d' l'église ? » « Eh ,
pardié, j'allons pas laisser parde eune si bounne harbe que pousse
là-haut ! » Tu vois... et c'est la plus connue.
St Saulge est aussi au cœur (et
ça nous rapproche plus directement de ce qui nous intéresse) d'un petit massif
granitique appelé, pourquoi chercher loin, le « Massif de St
Saulge », qui vaut à Nevers d'être la ville la plus arrosée de la Nièvre, vu
que les nuages venant de l'Ouest vont se caller dessus. Il est séparé du Morvan par la
dépression du Bazois, un peu comme les Vosges le sont de la Forêt Noire par
l'Alsace, rien que ça !
Du coup ça fait du coin une terre
idéale pour le mountain bike, d'autant qu'un centre VTT y est né, avec circuits
balisés, fiches et cartes allant avec, le tout nickel, ‘achement mieux encore
que le centre VTT de Veaugues, au
temps où il existait. Ajoute à ça une organisation d'un championnat de France
et t'auras un menu à te faire baver ! Une légende, quoi… ! On était
venu en reconnaissance sur place avec Actif-Michel et l'on s'était plutôt
régalés.
Aujourd'hui donc , il fait un
temps super et l'on espère bien retrouver tout ça et, à priori c'est bien
parti. Direction le sud, vers Saxi-Bourdon. Jusque-là, c'est plutôt sympa, le
groupe roule pas mal, bonne ambiance. En fait, on s'éloigne un peu de la partie
la plus accidentée et c'est assez roulant. Aux Simmonots : ravito. Heuh…
c'est tout ? J'ai réussi à choper un bout de banane, sinon on n'a pas
grand-chose à avaler, quelques raisins secs, deux carrés de chocolat… un peu
mince, dis donc ! Et c'est le seul ravito annoncé !
Ça renaude un peu dans le groupe,
en repartant bon train malgré tout. Devant, le Tom' emmène notre peloton avec,
parfois, des fulgurances de Frank ou de Christophe. Je suis et Michel, semble
avoir retrouvé aussi une bonne forme. Un bref arrêt, pour un petit Pb
mécanique. Michel passe, sans doute pour prendre un peu d'avance (en fait
pour s'isoler un instant). Et ça repart. On est pas mal sur le bitume depuis un
moment et c'est un peu décevant, surtout que, quand chemin il y a, c'est aussi
très roulant. On s'approche de l'église de Jailly, adossée à la colline :
m'est avis qu'on va devoir quitter la plaque, car on roulait plutôt assez
fort, et je m'étonnais de ne pas apercevoir le Michel devant. Il roule dis
donc ! La fameuse grimpette, qui démarre au ras de l'église et de son
cimetière, sonne le glas de la cohésion du groupe : difficile d'atteindre
le haut sans avoir au moins un instant mis pied à terre, surtout dans le
sous-bois où c'est un brin glissant. On continue, Tom et moi, sans voir
devant nous le moindre Michel. On arrive à l'étang du Merle,
touristico-pittoresque, et on longe un moment la rive avant de bifurquer soudain à gauche pour une petite
grimpette, stoppée net par un gros sapin abattu. On contourne à pied, pour en
retrouver un autre, et encore un, puis d'autres et d'autres, couchés en tous
sens. Eh? On est sur le bon chemin? J'essaie en vain de joindre au téléphone
Michel, que je pense toujours devant nous, puis, les uns les autres,
dispersés dans ce champ de bataille, on essaie de s'extraire comme on peut. Je
garde en point de mire le maillot du Tom', au milieu d'autres et Julos nous
rejoindra plus loin, après une belle descente vers St Saulge qu'on semble
regagner en continuant à descendre sur la route.
Comme on y arrive presque, voilà,
en face, remontant la route, le Frank et un autre mec. Il est arrivé comment
lui ? Et qu'est-ce qu'il fait à repartir dans l'autre sens ?
« Le gars, là, connaît une super descente, qui part un peu plus
haut. » Ne Faut pas nous le dire deux fois, tu parles ! Demi-tour et, effectivement, on
s'enquille un single sympa. Youhou !... Surtout au début, parce que,
soudain, ça devient très étroit, mangé par la végétation luxuriante et..
piquante ! Ma doué les orties ! Tu serres tes petits molletons contre
le cadre, comme tu peux, en plus, tu ne sais pas où tu roules et de grandes
ronces amoureuses te tendent leurs bras. T'entends des cris, tu cherches à
tenir debout sur ton spad et à ne pas te vautrer. Paraît pourtant que c'est ce
qui arrive à Frank , derrière moi. J'ai pas bien pu m'en rendre compte , vu
que, moi, je me fais à moitié arracher le lobe gauche (j'ai dit le Lobe !)que
j'ai développé (aussi !) et qui pisse le sang. On rescape comme on peut,
pour se retrouver au point d'accueil. Et là, c'est marrant, tu en retrouves des
qui étaient derrière toi, d'autres que tu croyais devant et qui sont derrière
(dont Actif-Michel, qui grogne qu'on ne l'a pas attendu ! Alors qu'on
bourrait pour le rattraper !).Cette fin de parcours, c'est vraiment devenu
n'importe quoi. Du coup les pauvres bénévoles, qui ont essayé de gérer une
organisation un peu défaillante, sont assaillis de récriminations : les
arbres, les ravitos (tout un club de Quincke, qui a fait l'autre circuit, râle
vilain). Sont un peu submergés au ravito final aussi, où rien ne semble encore
bien prêt, quoiqu'on s'active. On chope une ou deux tranches de saucisson et
l'on arrive à avoir un demi-verre, mais on ne s'attarde guère : il faut
rentrer !
Te dire qu'on est déçus ?
Pas vraiment, car le coin, où l'on ne va pas souvent, est vraiment
chouette, on a plutôt une impression de gâchis, d'amateurisme... un
comble, ici ! Un peu de soin et ce serait idéal. Il faut que St Saulge corresponde à l'image qu'on
en a et que ce ne soit pas… qu'une légende !
Voilà : ce week-end, nada.
Et puis, pour le 7 Juin, il y en a
partout, c'est comme d'hab'.
Alors :
Mardié : ç a c'est pour les
nordistes.
Chez nous : la Rando des
écoles à Ciez (près de Donzy), 25 et 40 km, faut y être ! Soyez aussi (si
vous avez le don d'ubiquité !) à St Gondon (juste à côté de Gien), c'est
sympa, sans difficulté spéciale (22 et 52 km), mais il faut que vous alliez
m'excuser auprès de la jeune présidente qui me prévient perso par mail de son organisation et, l'an passé, m'a
même fait... la bise !
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| mardi 05 mai 2009, a 08:46 |
| Donzy : Cessy bon ! |
Pour un titre plus original, je suis preneur, en
attendant, contente-toi de celui-là. Pas faux, non plus d'ailleurs.
La cohue inaugurée l'an passé, à
Donzy, avec la coexistence d'une brocante importante et de la « Rando des
Monts et des Villages » continue cette année. Faut connaître les lieux
pour accéder au stade et se frayer un chemin entre les étalages, les voitures
et les chineurs, parfois chargés de trucs encombrants. Il a fallu tuyauter
quelques gars qui cherchaient où pouvait bien être l'accueil… D'accord, c'est
animé et d'accès à peu près possible le matin, mais autrement plus délicat le
midi, en pleine affluence. L'an passé, je m'étais retrouvé étalé, vieillerie
parmi d'autres, au milieu d'un stand. Le truc qui nous guette encore cette
année !
Alors, côté conditions
z'atmosphériques ? Bien mieux
que dimanche dernier, en tout cas ! Mais le soleil annoncé peine à
s'extraire d'une brume assez conséquente… Du coup on zite : long ? Court ?
Couvert ? Pas trop ?
Avril étant passé, on peut se découvrir, s'pas ? Mais en allant (à
vélo évidemment, vu où l'on a dû garer les voitures) jusqu'aux inscriptions,
j'ai les poils des mollets qui se mettent au garde à vous ! Alors, bon, en revenant m'équiper,
j'opte pour des jambières (normal, quand on s'appelle Jean-Bierre, pas vrai
Tom ?) (Alors là, faut oser !!! Y a pas plus foireux comme jeux de mots ?À pleurer,
non ? T'es bien d'accord ?
Mettons ça sur le coup de la fatigue peut-être…)
D'aucuns, que je ne citerai pas, sont encore en tenue
hivernale, z'auront chaud t't à l'heure dans les premières grimpettes, m'est
avis ! Mieux vaut une tenue « pelable ».
Pendant que je m'équipais (toujours long chez moi, ça), j'ai salué
les uns, les autres, des transfuges, passé chez les cyclos comme les
Ouzouériens des bords de la Trézée, Anne et Actif-Michel qui partent devant,
conscients d'être en petite forme en ce moment, et un bon groupe de
Frapadingues plus le Montargois Stéphane. Maurice a déclaré forfait,
Michel-Léopold est dans le Sud, à tirer sur son wishbone, les Abeilles de
Gien-relax ne s'aventurent pas sur ces terres éloignées (j'en connais pourtant
à qui le coin plairait !). Pas de nivernais… Les Castors ont roulé
vendredi, d'autres aussi, ça joue aussi…
On est un bon petit groupe de sept
à partir le long du Nohain vers les Cabets. Sol dur : ça roule bien,
ambiance sympa. Photos sur une passerelle pittoresque, puis on bifurque à
gauche : direction les bois de Bellary. Chemin large et doucement
montant : bonnes sensations dès le départ et j'ai suivi sans problème Tom'
et Stéphane. Voilà qui ajoute aux promesses d'une belle rando. On va
passer dans des coins où l'on s'est rarement aventuré. Pourtant, entre les
randos-Pilou et celles-ci, on a eu l'occasion de ratisser la région donzioise !
On reconnaît quand même quelques points, la chartreuse de Bellary, par exemple,
mais y suis-je passé à VTT, ou est-ce que je connais ce site autrement ?
Bien possible. N'empêche que c'est assez intéressant. Dis donc, Pilou, en voilà
un de château, où tu ne nous as pas encore amenés ! Il y a de la ressource!.. Ou du
« potentiel », si on juge l'état du dit château.
Un raidillon, soudain : tout
à gauche ! Ouin, tiens ! Si je peux ! Impossible de passer la
chaîne sur le petit plateau ! Rageant et pas facile non plus de la passer
à la main. Et puis, faut se relancer (merci Pharmaton !) et puis
revenir, remonter peu à peu le groupe, au fur et à mesure de la longue montée,
assez régulière, dans une forêt claire et d'où on sort pour arriver au hameau
du Mont, le bien nommé. Ravito : on y retrouve Anne et Actif-Michel. Pas
trop la frite, le Michel, entre bronchite et manque de sorties, il a perdu une
belle forme qu'il avait pourtant il n'y a pas longtemps. C'est dingue comme
c'est fragile, un niveau de forme physique !
Bon, petit ravito, mais on
nous promet du lourd à Cessy-les-Bois. On débâche un peu : fait meilleur
sur cette hauteur, la côte y est sûrement pour quelque chose, mais le soleil
retrouvé aussi.
Habituellement, après un ravito,
il y a une côte. Ben là, c'est une descente, dans une verte vallée dominée par
les maisons ensoleillées du hameau d'Asvins, auprès duquel on passera tout à
l'heure. Ça veut dire grimpette, ça ! En attendant, on est repartis, sur
le bitume : descente donc, puis route de Châteauneuf et, natürlich, chemin
à gauche pour la grimpette annoncée. Rien de bien méchant. Ça monte doucement,
sur un sol empierré. Moi des montées comme ça... tant que tu veux ! Roule
ma poule ! En haut, on marque un arrêt pour s'occuper un peu de ce sacré
dérailleur avant qui refuse de faire son office, du moins sur la gauche. Avec
Tom et Stéphane aux manettes, on va te régler ça en moins de…et ben non… les
experts ne réussissent pas à régler le Pb. Tant pis, faudra la jouer moyen et
grand plateau, appuyer plus pour monter plus, c'est tout. D'ailleurs, pour le
moment, on navigue sur le haut, au-dessus de Châteauneuf. Pas de lézard. La
route de Menou… On passe au Potain, ce qui donne au Pharmaton l'occasion de
nous gratifier d'un « Et les Potins, ça Menou ? » de bonne tenue,
comparable au : « C'est quoi le Menou du jour ? » qui
a précédé. Heuh… question menu, ce
ne sera pas un « plat » mais une sérieuse côte, là sur la gauche. On
la voit bien, avec les gars qui sont déjà dedans, un peu plus haut, le
long de la lisière du bois. Je
m'applique à enrouler : essayer de ne pas avoir besoin du petit
plateau ! On s'élève peu à peu, entre champ et forêt, éclairés par le
soleil. J'ai fait glisser les manchettes, ça chaufferait bien un chouille, tu
vois. Pente un peu plus raide…ça passe… Le chemin n'est pas piégeux et je peux
jeter des coups d'œils à droite sur un vaste panorama. Le regard porte loin
vers l'Est, sur les hauteurs de Varzy et, au delà, de Clamecy… Vraiment
chouette ! Cela vaut bien la sympathique et habituelel halte à la chapelle
de « Tête Ronde ». Les traceurs se sont donné du mal, mais
chapeau ! C'est vraiment plaisant. Et pas connu. Côté boue, on aurait pu
craindre du gras. Il y en a bien un peu, mais concentré sur des grosses
flaques, qu'on essaie d'éviter ; rien de paralysant. Z'ont même balisé des
« variantes » pour contourner les arbres abattus par la tempête. Et
il y en a un paquet ! Vains dieux, ça a soufflé ! Et pas des sapins,
tu sais, ni des baliveaux… des chênes déjà assez mastards se sont affalés,
soulevant verticalement, de leurs racines impuissantes, un mur de terre tout
rond. Du coup, c'est vrai que les opérations de débardage ont parfois défoncé
un brin les chemins forestiers.
Pas trop méchant, heureusement!
On dévale sur Cessy, l'eau à la
bouche, avec l'odeur du boudin qui monte de la cour de l'école où est le
ravito. Pas mal de monde : du coup, le ravitaillement est plus léger
qu'espéré… Dommage, parce qu'on a les dents. Le chemin parcouru a un peu marqué les organismes. Avec
Stéphane et Tom on a admiré le coin Je vais te dire un truc : viens monter
sur le vélo entre Donzy, Menou, Colméry et Châteauneuf, il y a de quoi se
régaler ! Regarde la carte : c'est brun de courbes de niveau !
Un signe, non ? Avec Séphane,
on se rappelle l'époque où les gens de St Père organisaient leur rando à Cessy,
avant de la centrer à Ménestreau… Un bail et toute une époque…
D'ailleurs notre groupe,
reconstitué autour de la table, considère gravement la carte, justement. (pas
la carte-menu, le « Menou », ça mérite pas trop, mais la carte du
parcours). Certains évitent la petite boucle supplémentaire du grand parcours,
d'autres, franchement usés, optent pour un retour par la route, seule
échappatoire possible, si tu ne veux pas escalader les collines qui cernent le
village. Eh, oui, Cessy est un
trou… Joli, mais trou quand même… Comme je fais à Tom la proposition de
s'emmancher sur le grand parcours, il me rétorque que son croupion est trop
endolori… Eh oui… Me reste le Stéphane pour m'accompagner sur le 49.
Petite montée dans le vallon de
Bondieuse, puis on s'attaque au dernier morceau consistant du jour : la
pente, « tout d'bout » comme on dit, qui nous fait nous élever d'un
coup de pas loin de cent mètres. Je serre un peu les dents pour ne pas m'arrêter
pour passer sur le petit plateau à la main et réussis la grimpette comme ça.
Ouf ! Ensuite c'est de l'allée forestière roulante. On retrouve le
parcours de 44 et l'on se dirige
vers Donzy. Pas mal, cette boucle autour de Cessy, qui a permis, à partir de
deux boucles distinctes, d'offrir la possibilité de quatre parcours.
Retour à travers la forêt de
Donzy, ça roule pas mal, excepté sur un coin de débardage qui tabasse un brin,
impose quelques actions techniques et d'où l'on sort avec soulagement !
Les Bois de l'Eminence et leur parc à gibier que l'on évite par la route qui
redescend sur Donzy. Un dernier petit bout de chemin, au même niveau que le
haut du clocher et on atterrit en ville. On trouve le passage qui nous ramène
non loin de notre point d'accueil, évitant au mieux le gros de la brocante. On
retrouve un partie du groupe en train d'arroser machines et gosiers.
Chouette sortie : 49 km, 17
et quelques de moyenne pour 550m de D+. Et puis… on Cessy bien baladé !
Bon, et cette semaine ?
Vendredi 8 mai, il y avait ces années dernières, une rando l'après-midi à
Bannay, mais il semble que ce soit juste une rando pédestre cette année. Sinon
il y a « l'Amilloise » à Amilly (= Montargis ») 25, 40, 60 km,
salle des sports. Et pour le dimanche 11, c'est nada ! Si tu connais quelque
chose, manifeste-toi ! Sinon on propose quoi ? D'un autre côté…vendredi
+ dimanche, il y a à négocier…et puis, t'as vu Tom ? Jouet + Donzy = bobo.
Alors…
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| mardi 28 avril 2009, a 20:48 |
| Un fidèle à Imphy |
« Euh là c't'agga d'ieau, ma pour'
Sandrine ! » comme on disait… Samedi, pluie continue toute la
journée, t'as vu ? Que, le vendredi, t'aurais voulu garder un peu de
soleil, tellement il faisait bon et beau, en conserve ? Comment ? J'sais pas… Tu pensais à tous ces si
beaux chemins bien secs et même poussiéreux, qui se transformaient déjà sous
cette pluie continue…Vrai, non ?
De rage, je prépare mes affaires
comme si de rien n'était... Enfin, pas tout à fait : j'ai ressorti du un
peu chaud, les sur-chaussures, au moins en protection, les bras longs, les
jambes aussi.. Peut-être que ça va conjurer le sort et les prévisions
météo (abominables !).
Et puis le matin, j'y crois 10
secondes : c'est gris, sans plus on dirait…Et puis la flaque d'eau devant
la maison et la pluie qui y danse… « La pluie fait des claquettes…» qu'il
chantait Nougaro, tu parles, on risque davantage de claquer… des dents…des
dents, dehors même (ce coup-ci c'est du Devos, référence, quoi, et même
révérence aux grands Maîtres…).
J'y vas-t-y ? J'y vas-t-y
pas ? Pas souvent que je me la pose la question… Pas souvent non plus,
heureusement, qu'il fait un tel temps au départ ! Car ça a bien l'air de
nous rejouer le même coup que la veille, parti pour la journée comme ça…
Bon alors ? Tu fais
quoi ?
‘tain, les mecs qui ont tout
organisé et qui se demandent s'ils vont voir un vélo…Je crois que c'est ça qui
me décide. Et puis, Imphy, c'est Nevers, pas non plus si loin. Et puis, si je
fais l'aller-retour tant pis… Et puis, ça m'est déjà arrivé de renoncer ?
Pas beaucoup, je revois même pas quand…
Autoroute, essuie-glaces…
Un mec me double (un 68 ???
s'est trompé de dizaine ?) avec vélo derrière. Un fou ? Je le
suis jusqu'au parking
d'accueil : eh ben, il y a un peu de monde, suis vraiment surpris. Le
collègue de St Parize me salue : « Je serais bien resté au sec, mais
les gamins (de son école de VTT, NDR)
étaient tous là ! » Et ben, c'est super ça ! Coup d'œil à la
carte affichée, bien détaillée, en couleurs, avec courbes de niveau visibles,
graphique des dénivelés, temps de parcours etc…Se sont donné du mal les
gars ! Dommage, ce temps !
Bon allez, la petite boucle de 20
km, ça peut se faire, pour le principe. Je serai pas fondu à l'arrivée…
pis faut pas rentrer trop tôt, tu connais la blague ? Non ? Si… Celle du vététiste qui
part sous la pluie, fait demi-tour et rentre, se recouche près de sa femme et
chuchote: « Il pleut des cordes ! », et elle qui répond,
sans se retourner : « Quand je pense à l'autre con qui est en train
de pédaler dans la boue ! »… Hé ? T'en dis quoi ?
Comme je ressors m'équiper sans
me presser, un klaxon : le fourgon du Tom ! Faut bien qu'il y en ait
un pour justifier le nom des « Frapadingues », lui, of course !
Plastique sur le dos, sous le
casque, on s'arrache pas loin avant neuf heures, dernier délai pour le grand
parcours de 40km, mais tu crois
que ?…
Bords de Loire et montée vers
Sauvigny-les Bois. J'ai du mal à me mettre en route, c'est pas une
question d'horaire cette fois-ci, alors ?
Qu'est-ce tu dis ? …
D'âge ?… Attends un peu !.. Quand les « Vierzon » (des
tracteurs mythiques pour les ignâââres) étaient chauds, comment qu'ils y
allaient !
En attendant, le rythme du Tom'
est un chouïa au-dessus du mien. Sauvigny sous la pluie : pas grand monde
aujourd'hui, fait remarquer Tom', en évoquant la foule de la
« Sauvignoise » (29 et 30 Août cette année, note bien !). On
attaque la montée dans les bois, tu vois, sur la droite ? Euh ben !
C'est drôlement ramolli et côté adhérence… Dur, dur !.. Enfin… mou, mou,
oui…
Pourtant c'est globalement assez
correct : bien sûr, on est capable de réaliser, en pensée, ce que ces
chemins et sentiers pouvaient être l'avant-veille seulement : ça devait être chouette ! Et,
sais-tu ? Ça l'est encore souvent ! Il y a pas mal d'eau,
de flaques, parfois très larges, c'est plus mouillé que boueux,
j'entends, tu vois, de la boue bien grasse. Non, on donne dans le
liquide : ça jaillit de partout ! Malgré les pare-boue, les lunettes,
on en reçoit dans les yeux (aïe !) et j'ai le plastron refait ! En
contrepartie, les jeunes pousses des arbres, encore toutes frêles et souples,
se courbent sous le poids des nouvelles feuilles, lourdes d'eau et l'on a bien
souvent droit à un doux débarbouillage à l'eau de pluie, même quand celle-ci
s'arrête.
Car, quand on sort un peu des
bois, du côté de la Fermeté et de Triernay, on se rend compte que le ciel est
un peu plus clair et, comme, en haut d'une montée, on s'arrête débâcher :
on entrevoit l'ombre du soleil !…Quoi ? Ça te va pas « l'ombre »
du soleil ? Tu dis que le soleil, à l'inverse, c'est de la
lumière ! Je te parle pas en
physicien, mon vieux, évidemment ! Mais le disque pâlichon glissant quasi
furtivement derrière les nuages, c'est un fantôme de soleil, une ombre de
soleil quoi, tu peux râler tout ce que tu veux, c'est comme ça !..
Pour moi, du moins…
Et puis je vais te dire, je dois
être « météosensible » j'ai retrouvé une bonne pêche, il m'a bien
fallu une dizaine de bornes, un « Vierzon » je te dis.. peut-être
aussi que le Tom y va moins, mais c'est une question de ressenti plus que
d'autre chose. Ça boume. On n'a même pas hésité, à la bifurcation des
deux circuits, tout à l'heure, et on est partis sur le grand, comme un seul
homme. Côté parcours ? Ben, on est dans les Amognes mon vieux, et comme
dit le Tom', « Quand ça descend pas ça monte… », et inversement, et
puis c'est joli, c'est vert et tout et tout…Et puis, même si on n'est pas bien
nombreux (une quarantaine sur le circuit de 40 et il paraît, 20 sur le circuit
de 20 !), on double un peu de monde…
Le grand cercle, que le parcours
figure sur la carte, se referme peu à peu (c'est à peu près le même que l'an
passé en sens inverse…Seulement, l'an passé, on soulevait la poussière !)
une ou deux grimpettes bien senties et puis le chemin qui se fait plus boueux,
plus plein d'eau, comme s'il avait plu davantage dans le secteur. Les dix
derniers kilomètres sont les plus difficiles... Pas fâchés qu'on est de
descendre vers Imphy, d'autant que la pluie a l'air de vouloir remettre ça. Zone
urbaine, zigzags dans les rues et retour au départ : lavage, et
comment ! Et... rinçage (du gosier, bien sûr, non mais !). Content
d'être venu, finalement, comme quoi, hein ?
Bon : vendredi 1er
Mai : « Jouettoise Verte » à Jouet sur L'Aubois, c'est presque
en face la Charité-sur-Loire, mais de l'autre côté de la Loire, côté Cher.. pas
« coûteux », « Cher » comme berrichon, quoi !
Et puis dimanche 3 :
« La Rando des Monts et des Villages » à Donzy. Avec le beau temps,
alors va z'y don à Donzy !
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| mardi 21 avril 2009, a 09:09 |
| Gien-Sancerre-Gien : Crevés.. mais on s’est aussi éclatés !!! |
-- Tu sais ? J'ai fait la GSG à VTT au GPS !
-- Ah bon ? On paye la CSG avec un GPS ?
-- Meuh non, banane ! La GSG, Gien-Sancerre-Gien, quoi…
-- Ah bon, vous n'avez pas eu l'impôt ?
-- Non, mais on a eu le pot, le pot d'avoir du beau temps
sur 130 km, ou presque.
-- 130 bornes !!! Vous deviez être crevés !
-- Ça c'est le mot : «crevés », mais attends que
j'te raconte :
Fait noir quand je me lève :
quatre heures trente du mat'. J'avais prévu cinq, mais voilà deux heures que je
me tourne dans le lit. L'importance de l'enjeu ? Ou plutôt la crainte de
rater le réveil, je crois. Pourtant, j'en ai prévu deux, des réveils ! Pas
question de manquer ça : Gien-Sancerre-Gien avec les copains de Gien-Relax :
120 km prévus. Je me pose un peu des questions... Cent dix, j'ai déjà
fait, avec la même fine équipe, entre La Source et Chambord, tu vois, quelque
chose de l'ordre de quelques dizaines de mètres de dénivelé, et encore.
Aujourd'hui, avec le Sancerrois au menu, ça risque d'être une autre paire de
manches !
Justement, tiens, comment
s'équipe-t-on ? Il faisait bon ces jours derniers, mais pour ce que j'en
vois par la fenêtre, ça a l'air humide et je dois même mettre les essuie-glaces
en partant chercher le Stéphane à Myennes. Maverdaveu ! S'il faut mettre
l'imper ! Mais, bon, la radio nous apprends qu'il fera meilleur en cours
de journée.
Le petit jour, tout petit même…
les tenues bariolées des « Abeilles » Gien-Relax, les vélos, des
gestes amicaux : on arrive au départ. Chacun s'affaire. Mauvaise
surprise : la batterie de mon appareil photo est déchargée ! Bonne
surprise par contre : le fourgon avec remorque porte vélos (au cas
où) que nous retrouverons régulièrement au long (au très long même !)du
parcours, permet de se décharger du sandwich de midi que nous avions eu bien du
mal à glisser dans le « Camel ». Heureusement, car certains avaient
carrément prévu la glacière : pas facile à transporter sur le dos !
On peut, du coup, aussi y déposer nos sacs : on y laissera nos frusques en
fonction de l'évolution du climat local. Pour le moment, sans sortir l'imper,
car il fait plus brouillard que bruine, on garde le plus souvent les jambières,
des gants complets parfois, un haut genre veste légère, brassières et même,
pour certains, des sur-chaussures ! Mais ça, c'est plus pour la protection
des godasses de la boue ou de l'eau. Car ça fait vraiment humide, comme
ambiance, assez doux quand même heureusement.
Je t'assure que ç a fait un peu
drôle de partir, pas trop bien réveillé, je trouve, dans un jour qui peine
vraiment à se lever aussi. Premiers tours de roue à peine sept heures passées,
on quitte Gien vers l'Ouest, direction Autry le Châtel. Éric « Œil de
Lynx », GPS sur le guidon, roule devant et dirige notre groupe de 19
Vététistes : les Gien-Relax, enrichis (Tu parles ! On leur a donné 5
€ de participation !) de Michel-Léopold avec son Antoine et Maurice, et
donc Stéphane et moi. Jean-Paul doit nous attendre à Cernoy. Cette première
partie, je ne la vis pas trop bien et il paraît qu'il en a été ainsi pour
beaucoup. Pourquoi ? C'est vrai qu'il ne fait pas bien bon : l'air
est humide et c'est dans cette partie qu'on va le plus crotter les vélos. Mon
beau « Rocky », qui est revenu d'une semaine de vacances chez Tonton
Stéphane propre comme un sou neuf, ne profite pas bien longtemps de cet état
exceptionnel !
On roule, appliqués, en essayant
de trouver son rythme. Devant, un petit groupe se détache souvent un peu…
Derrière, on suit de façon
dispersée. Je me suis fixé de rester à mi-groupe si possible et je roule en
ayant un œil sur le cardio : il s'agit d'être économe de ses
efforts ! On est partis pour la journée, dis ! Donc, ne pas forcer, il y
aura de quoi faire tout à l'heure en approchant Sancerre, et ne pas risquer
l'accumulation de fatigue et donc les crampes de fin de journée. Appliqué, je
ne regarde pas trop autour de moi, le pays qu'on traverse, attentif à mon
pédalage et à rester intégré au groupe. Mais vraiment, je n'ai pas de plaisir à
rouler. Pas réveillé ? Nuit trop courte ? Je m'inquiète pour la suite :
ça va donner quoi quand nous serons confrontés aux premières montées ?
Parce que pour le moment, à part un peu de boue, des passages collants qui
freinent, on n'a pas de véritables difficultés. Opportunément, deux crevaisons,
l'une de Maurice, l'autre de Stéphane, vont venir faire une coupure bienvenue.
Loi de la sortie type S.E.C : tout le groupe attend. Réparation de roue
engluées de boue… le pied !
On descend sur Cernoy comme le ciel s'éclaircit. Quelques
bâtiments pittoresques, voire coquets, une petite place propre et tranquille.
On se restaure au camion qui nous attend. Pour le moment, on est plus café que Coca. Accueil de Jean-Paul,
premiers délestages de pièces de vêtements.
Comme on repart, les premiers
rayons de soleil pointent le nez et, miracle ! Les chemins sont
secs ! Ça fait vite, dis donc ! En fait, il n'a pas dû pleuvoir
dans ce secteur. Et pour moi, c'est comme le ciel et le terrain, il me semble
renaître ! J'attaque les roins secs avec hargne et le plaisir de sentir ma
belle fourche toute neuve bien réagir, je me pique à essayer de suivre les gars
de devant, je n'ai plus l'impression de peiner, de m'appliquer, je retrouve le
plaisir de rouler! C'est quoi cette transformation soudaine ? Le
soleil ? Les chemins secs ? Le Café de tout à l'heure ? Je ne sais
pas. Après tout, il est presque neuf heures, mon corps vient peut-être de se
réveiller : c'est l'heure habituelle des départs de randos. Avant, mon
organisme devait continuer sa nuit, je lui imposais quelque chose pour lequel
il n'était pas encre prêt, je ne vois que ça…
Du coup je regarde autour de moi,
profite du pays que nous traversons, cette région très bocagée du côté de
Pierrefitte-ès-Bois (nouvelle halte-ravito, où l'on tombe les jambières) puis
derrière Santranges, Savigny. De petits étangs, de simples flaques parfois,
enserrés de verdure.Car verdure il y a mon vieux ! On vit cette période
magique du printemps où les nouvelles feuilles sortent à peine des
bourgeons : ça te donne un camaïeu de verts tendres, parfois soulignés
d'un brin de rose des bougeons, ou d'un léger jaune. Ce n'est pas encore cette
période du vert triomphant, exultant et envahissant tout, s'imposant,
débordant, presque massivement… ça, ce sera pour mai et juin. Pour le moment,
il y a de la discrétion dans cette manifestation du renouveau de la nature.
Moi, ça me donnerait envie de m'asseoir près d'une branche et de regarder
pousser ces petites feuilles. C'est émouvant, tu sais ?
Bon, on en est où, depuis que je
suis parti dans mes considérations poético-écologiques ? Ben on progresse
sans trop de mal dans cette région à peine vallonnée. Peu de relief et pourtant
c'est varié, les chemins sont sympas et l'on progresserait bien si…
…Si on n'était pas entré dans un
cycle (évidemment !) infernal qui va durer toute la journée : celui
des crevaisons !
Petit à petit, on va avoir du mal
à faire plus de quelques kilomètres sans qu'un appel, un coup de sifflet ne
signale un arrêt. Les réparations, grâce au temps et au sol devenu sec, ne
durent pas bien longtemps, mais se répètent et ce, sous des formes diverses.
Cela va du classique arrêt en arrière, jusqu'à la réparation qui se fait au
moment judicieux du ravito, quand le camion est là avec la grosse pompe à pied
qui facilite le travail, en passant par la crevaison qui se signale alors qu'un
autre est déjà en train de réparer, ou, pire, juste au moment où on redémarre.
On commente la technique des réparateurs, on échange les conseils, mais, peu à
peu, la cible des quolibets va devenir les chambres à air latex, celles de
couleur vert-bleu clair dont la souplesse permet soi-disant d'éviter les
crevaisons…Eh ben, en tout cas pas aujourd'hui ! Tout ce que le peloton compte de latex va se trouver peu à
peu épuisé, et l'une en particulier aura une fin spectaculaire, mais je t'en
reparlerai. À la décharge des malheureux concernés, il faut reconnaître que la
plupart de ces crevaisons sont causées par de grosses épines noires, auxquelles
il faut bien dire que pas grand-chose ne résiste, or on se trouve souvent à
passer près de haies
« taillées » dont les débris jonchent le chemin :
vigilance ! Toujours est-il que, au fil des incidents, le nombre des
rescapés diminue. J'en suis et l'on se fait discret, de peur, peut-être,
d'attirer le mauvais sort sur soi. Bien sûr si, de temps en temps, un petit arrêt
réparation peut être le bienvenu pour souffler un peu, trop c'est parfois trop
et Lionel, le Président, commence à lorgner sur sa montre, se demandant à
quelle heure on va enfin arriver à Sancerre.
À Assigny, on évite le « Faît des Marnes », juste
au-dessus, qui nous aurait ouvert une vue superbe sur le Val de Loire, permis
une belle descente côté Sud mais imposé aussi, il est vrai, un petit coup de
raidillon. C'est peu après qu'un incident d'un autre type survient : une
patte de dérailleur qui casse, bêtement, dans un endroit sans difficulté
spéciale. Ce n'est que matériel, mais le gars concerné en est réduit à se
mettre au single speed, juste comme on aborde les choses sérieuses du
Sancerrois ! Il tentera bien de continuer, mais devra renoncer dès la
première côte, pour rejoindre le camion, sa remorque et un vélo de
rechange, heureusement prévu par l'organisation, décidément
impeccable.
Car, en effet, peu après Ste
Gemme (que, je te rappelle, on prononce Ste GEAMME, comme « femme »,
na !), on a débouché en haut d'un plateau sur la colline de Sancerre.
L'impression ressentie est peut-être, toutes proportions gardées, bien sûr,
celle vécue par les pèlerins arrivant autrefois en vue de Jérusalem…
Cette fois, je suis en terrain
connu, ou plutôt en chemins connus. Et on aborde les choses
sérieuses : une première
vraie descente, près de Sury en Vaux . On va sans doute tourner à droite,
pour aller vers le hameau de la Vallée et monter ensuite sa fameuse petite côte
qui ramène sur le dessus. Non ? Ah bon ? Ça m'étonne de "Pieds
Nus", qui a, paraît-il, tracé le parcours Sancerrois. On grimpe donc
jusque sur la route qui arrive de Menetou vers Sury. Un premier coup de cul.
Va-t-on continuer sur Mainbray directement ? Mais non, voilà qu'on prend
la route à l'envers pour aller replonger (sur le bitume !) sur la Vallée
pour aller remonter immédiatement la fameuse côte, dont au sujet de laquelle,
comme disait Béru, je te causais plus avant. Du coup je shunte. Monter la côte,
OK, mais descendre exprès pour aller au-dessus, ça s'apparente à du vice. Je
poursuis donc la montée sur la route pour aller attendre les gars en haut de
ladite côte et basta. On aura bien assez à faire plus loin, en particulier pour
monter le raidillon bétonné qui nous nargue depuis tout à l'heure de l'autre
côté de Maimbray. P'tit tour dans les vignes (quel bol qu'il n'ait pas plu la
veille ici !). Et descente. Depuis l'arrivée en Sancerrois, je me suis
glissé devant. Aussi, le temps de voir quelle option est prise dans la descente
et je me lance. Cette dévalade-là, on ne la fait pas souvent, faut en
profiter ! J'en passe un à gauche, l'autre à droite. C'te foot !!! La
fourche neuve, c'est nickel et j'ai changé les plaquettes de devant hier.
Vroum ! « Dis donc, t'es un guerrier ! » me fait, en bas,
un collègue que j'ai doublé. Je rigole. C'est pas vraiment l'adjectif que je me
serais collé pour me caractériser et j'en connais qui doivent se marrer.
Bon alors,c'te côte ?
Et ben, il faut simplement
réussir à passer sur le petit plateau et puis, ma foi, chacun fait avec ce
qu'il a, le tout étant d'arriver en haut. Re-vignes et on arrive au
« Graveron » au-dessus de Chavignol. Arrêt réparation évidemment, mais aussi contemplation, car il faut bien reconnaître que nous nous trouvons devant un paysage splendide. Nous, bêtiaux, qui avons ça sous la main, ou plutôt sous les yeux souvent, on a peut-être tendance à banaliser, mais cette vue justifie à elle seule un voyage, et , en particulier cette sortie depuis Gien ! On en profite à loisir depuis le chemin en balcon sur les « Monts Damnés », surplombant Chavignol, avec la colline de Sancerre en toile de fond, comme on dit. Un peu plus loin, brusque virage à droite pour dévaler en bas.
Celle-là, je l'attendais et j'étais déjà devant, avec Éric. On se l'est
déjà faite au coude à coude avec Manu et je pars comme si c'étais encore ça.
Les petits cailloux ronds volent sous les crampons. Calé dans le creux de
droite, je dévale. Au virage, je freine légèrement, malgré l'appui possible à
droite, ça flottait un peu trop…Ce coup-ci, Manu m'aurait passé à gauche…
On gagne le pied des Caves de la
Mignonne : à l'attaque, Sancerre ! On use encore les dents du petit
plateau, pas le temps de souffler sur l'esplanade des caves et l'on enchaîne la
côte du cimetière. La totale, quoi. Comme toujours la gageure, pour ceux qui
sont arrivés en haut sur le vélo, est de franchir les cinq derniers mètres
malgré la perte d'adhérence et la petite marche. Qui donc m'a foutu un morceau
de bambou en travers du chemin ? La roue avant ripe dessus, raté !
Repas quasi gastronomique, mais
en tout cas panoramique, sur la terrasse
baignée de soleil qui domine Saint Satur et le Val. Verre de Sancerre,
St Estèphe... Eh ! Il n'y a pas que le sandwich ! On devait déjeuner
en un quart d'heure, avait dit Lionel... En fait, on prend largement le
temps : far breton, café…Un sifflement soudain, comme un pet sonore et
prolongé... On se regarde : c'est quoi ça ? Le vélo d'Éric ! La
dernière chambre latex vient spectaculairement de rendre l'âme !
Rigolades !
Bilan de la matinée : 70
bornes et 1000m de D+. Reste à rentrer ! Sur le plat des bords de Loire,
mais quand même ! Qu'en sera-t-il de la fatigue de la matinée, du Sancerre
et du far breton ?
Descente sur le viaduc, que l'on traverse, la gare. Je
pense qu'on va poursuivre, remonter un peu à gauche vers le bois de Charnes et
redescendre vers le canal en passant sous la voie. Je m'en délecte déjà, mais
non, on passe bêtement par la ville. Je tente un peu d'imposer la variante,
mais ne veux pas trop chiquer au gars qui connaît trop. Passons par le port. À
partir de maintenant c'est dénivelé = 0. Chaîne sur la plaque et l'on enroule.
Je redoute un tempo très Gien-Relaxois, mais c'est moyennement soutenu sans
plus. Comme en plus, le vent serait plutôt de trois quarts arrière, si tu
trouves un dos assez large devant toi, ça beigne. Parfois un coup de
sifflet : une crevaison ou un appel à la modération des tours de
manivelles.Bannay, les Fouchards. Stéphane nous quitte pour rentrer direct. On
n'est guère en avance, il faut reconnaître.
Les chemins du Val de Loire par
Rognon, Sort, Sardat. Callé dans la roue d'Éric qui mène la danse en
général, je me trouve assez dans le coup. Tout à l'heure, vers le golf. Une
petite douleur au genou m'a inquiété, puis s'est estompée. Veiller à ne pas
appuyer trop fort.
La Centrale, on retrouve le tracé
de la Rando des Beignets, Pieds-Nus a encore frappé. Je suis passé devant pour
conduire à la "musse à René" et j'ai enchaîné. Suis surpris de me trouver avec encore de
l'énergie. Rien à voir avec celle du départ !
Régulièrement nous retrouvons le
camion pour une pause ravito. On récupère un peu : certains s'allongent
même dans l'herbe, comme quoi le club justifie le nom de
« Gien-Relax », mais le temps s'y prête ! À Bonny on passe sur
la rive droite. Le petit single de pêcheurs, jusqu'à Ousson. Devant, j'ai voulu
appuyer un peu pour maintenir un rythme digne du club organisateur, mais je le
sens et me dis : « Après Ousson, je lève le pied ! ». En
fait, on arrive doucement au Camping du pont de Châtillon. Dernier ravito.
Pascal répare une crevaison (!) lente. On discute tranquille : « Dis
donc, tu vas avoir à en raconter dans ton blog ! » Ben, justement,
voilà du nouveau : une véritable explosion nous sidère ! Le pneu d'un
vélo posé tranquillement contre un poteau et qui ne demandait rien à personne
vient d'exploser !! Ce bruit !! Comme on réalise et rigole, je vois
Pascal qui répare dans son coin tendre la main vers sa chambre à air qui sort
du pneu : seconde explosion, identique à la première, et le Pascal qui se
retrouve avec des lambeaux de chambre à air dans la main, l'air tout bête. On
se dit que, vraiment, on aura tout eu côté pneus ! D'ailleurs on ne
réussit plus à compter le nombre de crevaisons, 20 ? 30 ?
Sur le large et roulant chemin
qui gagne Briare en suivant l'ancien canal, je me dis que les cadors vont mener
un train d'enfer. En fait on maintient une bonne allure en tournant
régulièrement autour de 27 à 28 km/h, que personne ne vient contester. Briare
et ultime crevaison : c'est Maurice qui ferme le ban après l'avoir ouvert
ce matin. Suite du chemin des bords de Loire jusqu'à Gien. Deux avions me
passent soudain : tiens, l'emballage final… Suivre ? Impossible.
J'essaie seulement d'appuyer un peu plus, mais je ne réussis qu'à passer de 27
à 28 à l'heure… D'ailleurs devant, on n'est pas allé bien loin. En fait on
doit être tous un peu usés, et puis, il faut s'attendre pour l'arrivée. Il est
sept heures du soir, on a parcouru 130 kilomètres à la moyenne (la mienne) de
18,5…la D+ n'a guère augmenté depuis Sancerre.
Au « Port au
Bois », on y va d'un dernier verre de Sancerre. On commente :
crevaisons, grimpettes, retour. On s'étonne aussi d'être parfois moins cuit que
sur une rando « habituelle »: pas eu de problèmes de crampes par
exemple… Je constate avec un
collègue qu'on a pu même relancer parfois en danseuse sur quelques mètres, sans
sentir les cuisses se tordre en un début de crampe. Peut-être parce que nous
avons enroulé sur le plat sans avoir vraiment à forcer, nous avons, ainsi, sans
doute, éliminé le trop plein de toxines.
Lionel s'informe :
contents ? Tu parles !
Quelle super-journée ! Et belle organisation ! Un G.S.G. V.T.T. au G.P.S., c'est O.K….
C.Q.F.D !
Et la semaine prochaine ?
Nous côté nivernais, on va aller à Imphy. Belle rando habituellement, dans des
coins qui vont rappeler la Sauvignoise. Il y a aussi « Les sentiers
verts » à Massay (18) (attention,
je n'ai pas dit « chez Massé » !)
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| lundi 13 avril 2009, a 12:36 |
| Eux de Pâques |
« Eux », ce sont ceux qui se retrouvent sur la place de l'église (normal, il
faut ce qu'il faut, en ce jour, non ?) de Bué, ce dimanche matin de
Pâques. Il y a là une forte délégation de Frapadingues sous la conduite de
Francis « La Tarnais » leur président et donc, Didier, « La
Soudure » et puis « l'Tian » et son alter ego Stéphane. Le
régional de l'étape, le Manu, né natif du lieu comme on dit, nous rejoint vite. Il a plu la veille et le
ciel est encore nuageux, mais ça a l'air de vouloir tenir, le soleil n'est pas
loin, il fait plutôt bon : on a sorti les cuissards courts, mais pour
certains dont je suis… avec les jambières encore ! Mais plus de
sur-chaussures.
Tu connais Bué, non ?
Juste derrière Sancerre, un
village vigneron au creux d'un véritable entonnoir à peine évasé côté sud… Te
dire leurs problèmes lors de pluies d'orage ! Pour nous c'est surtout pour
le moment : on sort comment ? On choisit l'option
« costaud » en s'attaquant aux fameuses grimpettes sur les coteaux
qui nous dominent, ou bien on fuit vers la plaine ?
En fait, on part en biais, on
descend vers le bas de Bué, l'Estérille, et l'on prend à travers les vignes à
mi-coteau. Surprise : le chemin, empierré, est sec et sain. Bonos,
ça ! Bonnes sensations dès le départ, ça met bien dans le coup ; on
vire un peu vers la pente au-dessus pour s'élever légèrement, histoire de
chauffer un peu les mollets. Le coin est chouette, sans que nous soyons très
haut, le regard porte depuis les collines de l'Orme au Loup vers l'Est, loin dans
la plaine vers le Sud et même l'Ouest vers Avord. Seules les hauteurs de la
Borne et d'Humbligny nous cachent Bourges et sa cathédrale.
Bon, point trop n'en faut et
après la première petite « élévation » (!!!) , comme ça renaude
un peu dans le groupe, on prend un nouveau chemin horizontal à gauche.
Mais là on change de
chanson : comme on le craignait au départ, en bons pratiquants des
sentiers locaux, on tombe sur cette terre de vigne qui, dès qu'elle est
légèrement humide, alors que son apparence semble anodine, devient une pâte
collante redoutable. Quasiment paralysant : tu as beau chercher les
quelques cailloux du chemin ou les brins d'herbes protecteurs, tes pneus se
recouvrent instantanément (un tour de roue suffit !) d'un manchon de terre
qui bloque la roue illico. Force nous est de mettre pied à terre, de chercher
entre les ceps un bout de sarment assez solide pour libérer les fourches, les
haubans de leur gangue de glaise (car c'en est parfois) et de porter les
bécanes jusqu'à un passage plus sain.
En tout cas, la décision est
prise : on va éviter les hauteurs des Epsailles, Bué et Crézancy pour
prendre l'option Veaugues puis Gardefort et Vinon.Plus plat sans doute mais on
essaiera de trouver des coins sympas quand même, la région est riche et Manu,
et même moi, la connaissons assez, normal.
Un peu de descente puis un peu de
bitume pour décrasser et pour gagner le « Grand Senais » : de là
le « Petit Senais » nous regarde de haut puisque le hameau est juste
au-dessus :entre les deux un raidillon, assez court mais bien pentu :
là c'est du tout à gauche (du moins quand on peut réussir à faire obéir une
chaîne que la boue n'a pas épargnée tout à l'heure !) et un effort bref
mais assez intense. On passe la
nationale et l'on dévale dans le bois de l'autre côté. Quelques flaques ici et
là mais rien de méchant on se régale bien. Lisière du bois, puis on reprend à
l'intérieur par un petit sentier qui monte de façon sympa au-dessus de
Veaugues. Pas mal de branches tombées récemment imposent un peu de technique et
l'on débouche soudain auprès de quelques vignes avec une vue sur le clocher
pointu de Veaugues, à gauche. Encore un chemin à mi-hauteur dans le bois et
l'on plonge vers le village pour arriver le long de la petite rivière.
Pittoresque. Traversée du village, de la place devant le « Centre de
Pleine Nature », ce qui génère toujours chez moi, et, j'en suis sûr aussi
chez Manu, un peu de nostalgie de la grande époque de l'UM Veaugues... Enfin
bon, il existe encore ce club : t'as vu mon maillot non ? Et puis je
suis sur le vélo ! Je roule !.. Un peu façon « Dernier des
Mohicans » je sais bien…
Allez, tant qu'on y est…
retrouvons le théâtre de nos aventures locales : on a failli rater
l'embranchement (maintenant goudronné au début) du chemin qui monte vers les
bois de Veaugues. On bifurque vite pour arriver aux carrières. Et
maintenant ? Eh ben, on fait ce qu'on veut : on marque une première
pause pour quelques photos de franchissements près de la grotte puis on dévale
à la hussarde pour gagner ce que Manu s'amuse à appeler le « Colorado
Veauguois »… Eh ?.. Pourquoi pas ? C'est moins grand que le
fameux « Colorado provençal » près d'Apt, auquel Manu se réfère,
mais, la couleur du sol aidant, on peut s'y croire un peu… D'ailleurs on ne se
prive pas d'en profiter. Tout le
monde, à son gré, s'amuse à chercher des passages sympas, des bosses, des
trous, des montées plus ou moins possibles, des plongeons impressionnants, où
l'exemple aidant, on finit par tous se lancer l'un après l'autre après, pour
certains, avoir juré leurs grands Dieux que jamais ils passeraient là !
Moi je cours un peu à droite à gauche, l'appareil photo en main pour tenter de
cadrer LA photo du siècle (au moins !), celle qui ferait baver les pros
des magazines ? Mais, tu sais, le site s'y prête vraiment ! Faudra
qu'on repasse par là sans tarder, lors d'une SEC qui partirait de
Veaugues, comme on a déjà fait, on pourrait bien se prévoir un petit
créneau horaire avant la rando ou au retour, pour faire un saut là-bas, c'est
juste à côté. T'en dis quoi, papa ?
On quitte le site, un sourire
jusqu'aux oreilles… On n'a même pas pris le temps de se restaurer un peu. Alors
une barre, vite fait, et l'on se lance à travers champs, direction Gardefort.
Le chemin est dur et on peut rouler « sur la plaque », pour tenter de
suivre le Manu qui a piqué, comme il aime le faire, une accélération des
familles. Faut dire que, à part une chouette vue sur les hauteurs ensoleillées
de Bué, où nous étions tout à l'heure, la traversée des champs n'offre pas un
intérêt majeur. On file tant qu'on zappe le changement de direction pour se
retrouver sur la route, à quelques centaines de mètres de l'endroit visé. Bof,
tant qu'on est sur le grand développement, on continue. Retour sur le bon
chemin et montée vers Gardefort. Eh, Manu, si on prenait dans le bois ?
Une petite variante…
Euh, ouais…mais un peu coton, pas
bien frayée la trace, et puis, dis donc, la tempête a fait un drôle de saccage ! Un brin de technique pour
franchir les petits troncs et réussir à suivre la trace. Du coup on peine un
peu à se reconnaître…. Faut prendre à gauche…Là, tu crois ? Ben, ça ne
s'arrange pas : on est obligé de relever les branches pour passer. Mais on
débouche sur un champ, avec le château d'Eau de Gardefort juste devant. Pas perdus...
et puis, tiens, notre chemin est là-bas en lisière de bois…Un peu de tout
terrain (après tout, hein ?…) et on
retrouve le chemin puis le bitume, qui s'est d'ailleurs bêtement étendu
jusqu'à une petite descente qui était pourtant si sympa à dévaler… Un chemin
herbeux et on arrive à Vinon. Il y a des jambes dans le groupe qui
commencent à devenir lourdes, aussi, après avoir gagné le pied de Banon, on
décide de ne pas monter jusqu'au « Crot à l'Âne », tout en haut, et
d'éviter l'Orme au Loup. Juste un petit bout de grimpette, qui est d'ailleurs
fatale à Stéphane qui casse sa chaîne. Réparation somme toute assez rapide.
Après tout, on n'est pas dans la neige, loin de là ! Manu a successivement
laissé tomber jambières, gants, T-shirt sous le maillot et on se demande, en le
voyant se précipiter sur le bas-côté, si, cette-fois-ci, ça ne va pas carrément
être le tour du cuissard !
On remonte doucement vers la route, le temps de regonfler
une roue devenue un peu molle et l'on attaque le petit single qui, du bas de la
route de Vinon, va nous permettre de regagner la nationale, en haut. Bien sympa
ce sentier, en sous-bois, étroit à souhaits, sinueux sans trop, que c'est
amusant…de le descendre !!! Mais là, on le prend dans l'autre sens !
Et, sans qu'il soit très très pentu, il risque de nous poser quelques problèmes
s'il est, comme c'est sûrement le cas, collant, malgré les quelques cailloux
qu'on y trouve en haut et peut-être aussi à cause d'eux (de Pâques !!!
J'insiste, des fois que tu n'aies pas compris !). J'ai des souvenirs d'y avoir bien perdu
le souffle, dans ce truc…
Donc, emmanchons nous (!?) dans
le sentier… J'ai Manu devant et je redoute de bloquer quelqu'un dans la côte,
car pas de possibilité de doubler dans ce passage. En fait j'enroule assez bien
et lorsque, vers le haut, je dois rapidement poser un pied pour me permettre de
suivre le roin qui est la seule trace, je me rends compte que celui qui me suit
est assez loin. Je me sens plus dans le coup que la semaine dernière,
finalement. Mais le tempo n'est pas le même non plus sans doute.
Regroupement en haut, traversée
de la route et l'on enquille le chemin du tacot qui redescend, vers Bué. Tu
sais, une ancienne voie ferrée descendante, sol roulant, pas de virages, c'est
le truc que tu prends cool puis tu te mets sur la plaque et, peu à peu tu
prends de la vitesse et tu te retrouves à tenter d'aller le plus vite possible,
pour finir à fond. Faudrait pas qu'un lapin traverse ! Au départ on en a
vu un qui donnait l'impression de courser un(e) écureuil(le) ! Les lapins
quand même !!!
On regagne doucement la place de
Bué. Belle sortie : une petite quarantaine de bornes, pas loin de 400m de
D+ , à la louche, on s'est bien amusé, en plus. Du coup, on projette… on
souhaite d'autres soties dans le coin… une sortie d'une journée complète
peut-être, qui nous mènerait vers La Borne…
En attendant, notez la rando de
Bué le 17 mai : je serai retenu, mais l'an passé, on avait vraiment
apprécié !
Pour le prochain week-end, je
fais un truc de oufs avec Gien-Relax,
mais lancez-vous à St Martin des Champs (89) pour la « 1ère
Poyaudine » organisée par les gens de Lavau, c'est à découvrir, à côté de
St Fargeau… Si, toutefois, vous
avez digéré le chocolat ! |
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| mardi 07 avril 2009, a 01:18 |
| Annay : Un temps à aller se " Beignets" ! |
Les traditions se perdent mon bon monsieur ! Onques
vit-on une « Rando des Beignets » sans boue, hm ? C'en devenait
sans doute même bien agaçant pour la bande de Marsus à Francis, cette
réputation collait au nom de la rando
comme la glaise de Puisaye
à nos crampons ! L'an passé, le grand circuit était super, mais
gâché au dernier moment par de fameux passages boueux ! Tant et si bien
que les Frapadingues en avaient envisagé de délocaliser (c'est à la mode) la
rando, soit sur le calendrier, soit géographiquement. Te dire !
Et puis, meilleure
solution : tâcher de trouver des zones plus dures, plus caillouteuses. Et
j'aurais bien aimé cette année fouiner sur la carte et à vélo dans la région,
avec Francis, pour chercher ces secteurs indispensables. Mais, cette année, je
suis trop pris par les travaux de maison et mes pénates à transporter, de 800m , mais à transporter
quand même !… Aussi quand j'ai vu, dimanche dernier, les
prévisions-météo annonçant une semaine printanière à souhaits, j'en aurais bien
bouffé mes pinceaux et rouleaux de
ne pas pouvoir aller participer, avec le René-Coupe-épine et le Tarnais, au
balisage des circuits. D'abord, pour leur donner un coup de main et puis, c'est
toujours une opération sympa : la préparation, de la fête c'est déjà la
fête, tu sais, comme quand on installe les projos, la sono, quand on sent
l'odeur des rideaux, la poussière de la scène. Tiens, je te placerais bien
encore un petit couplet souvenirs-nostalgie…la fête scolaire qu'on préparait à
Couloutre, la scène qu'on installait dans la classe avec des planches
d'échafaudage disposées sur de vieux pupitres, les structures portant les
éclairages (des ampoules peintes à la gouache dans de vieilles boîtes de conserves) et le rideau de scène, les
tentures qui délimitaient les coulisses, lieux magiques. Et je t'assure que les
cours habituels qui se déroulaient dans cette salle métamorphosée, n'étaient
pas ceux auxquels nous étions les plus inattentifs, au contraire ! Tout ça
comptait presque davantage que le spectacle lui-même qu'on donnait en fin de
semaine devant la salle comble… Enfin je te raconte pas, Actif-Michel va encore
me charrier !
Toujours est-il que je n'ai pu
résister à aller le jeudi matin, les accompagner symboliquement sur la portion
au-dessus de Neuvy. En culpabilisant deux fois, évidemment : une fois,
parce que je ne les aidais pas assez, et une autre fois, parce que j'aurais
quand même pu aller poser quelques lés de papier en plus dans la future salle
de séjour au lieu de m'amuser sur le vélo !
Du coup, quitte à ne pas aider,
je suis allé au bout de ma honte en participant en « extérieur » à la
rando. Mais ça, avec un sol sec, je m'en réjouissais plutôt.
L'Actif-Michel, justement, il
peut bien rigoler, mais il n'était
pas de la fête, enfin, de celle-là, parce qu'il a dû fêter un brin quand
même ! Et puis le Michel-Léopold non plus, et toute l'équipe de
l'ECC ! Il y avait de la désertion dans l'air, côté copains.
Ceci dit, comme j'arrive sur la
place d'Annay, faut s'employer pour trouver une place pour la voiture !
Bon signe ! Pourtant, j'ai cherché à arriver assez tôt pour profiter un
peu de tout le monde : une bise ici et là, des poignées de main un peu
partout…Ça rigole déjà autour du café-viennoiseries. Francis s'affaire ici et
là et chacun semble à son poste. Côté marcheurs, c'est la foule aux
inscriptions et puis les vététistes arrivent. Le Stéphane de Montargis et une
belle brochette de Gien-Relax, presque un essaim d'
« Abeilles », quoi. Manu
(encore un ! l'UM Veaugues
était riche de « Manus » !) nous hèle et se prépare vite pour se
joindre à Stéphane et moi quand nous décollons, avec le groupe de Gien-Relax…Hé
là ! Je vais où, moi? T'as vu
l'équipe ? Le Manu Vatan, c'est un rouleur, le Stéphane, je t'en cause pas...
et puis si on se mêle aux Gien
Relax !!! Je te le dis, moi, j'ai, vite fait, mis en route le
cardio : va falloir
contrôler !
Direction Neuvy quasi
directement : la montée douce qui sort d'Annay, après le cimetière, ça
fait déjà drôle de la trouver aussi sèche : du jamais vu, presque. Le
single entre la Vrille sûrement glaciale encore et le barbelé, la passerelle et
l'on se lance dans la montée vers Gardefort : pour un test, c'en est un.
Je la connais bien cette montée, alors pourquoi je suis parti à ce rythme
là-dedans ? Parce que ça allait bien ? Dans la première partie, oui,
mais la fin m'asphyxie un peu. Faut pas que je m'occupe du reste du
troupeau et que je monte à ma main. Point barre ! Coup de bol, mon
téléphone sonne : c'est l'Actif-Michel qui doit l'avoir saumâtre un peu de
ne pas être sur le spad par ce matin de printemps et qui nous fait un petit
coucou à son lever (Déjà ? Il est à peine neuf heures !). Du coup, je
reprends mon souffle et me ça me donne une excuse pour ne pas avoir à essayer
de suivre le train des rouleurs rayés jaune et noir. On suit un peu la voie
ferrée puis on dévale sur les bords de Loire pour rejoindre le point de ravito,
près du pont, un point très « Centrale » n'est-ce pas puisque
quasiment au pied des deux grandes tours de refroidissement, sur la rive en
face. C'est le mot, en effet, puisque c'est d'ici que partent deux
boucles : l'une qui fait l'aller-retour du pont de Bonny, de part et
d'autre de la Loire et l'autre boucle qui va monter un peu au-dessus de Sury-près-Léré
et Belleville. On peut faire son menu à la carte, quoi... Justement, côté menu,
la table est tenue par des pas tristes :le Tom, Pharmaton, Christophe, ça
ne génère pas vraiment l'ennui (voir le Dudu en train de mettre en scène ".. et la tête sous le robinet !!!"). Du coup, peut-être qu'on s'attarde un peu
plus que la normale. De plus, du côté de la centrale, en gars qui connaissent
le coin, on ne fait pas trop gaffe au balisage et l'on commence à se planter.
Pas trop mais, on gagne du temps, tout ça (!) .
Chemins roulants du Val, bon
rythme mais dans lequel j'ai du mal à être à l'aise... Pourquoi ? va
savoir ? C'est la côte de tout à l'heure que je n'ai pas digérée ? Je
ne réussis pas à avoir la niaque.
Bien sûr, on se grimpe le coteau en face, une fois, puis deux. Cette
fois-ci je ne me fais plus prendre et ne regarde pas trop les roues des deux
jeunes devant moi qui me prennent logiquement quelques longueurs dès que ça
s'élève un peu. On reste un peu en
haut, des cyclos nous croisent sur la route, repèrent nos maillots, à Manu et
moi : « Salut les gens de Veaugues !». Hé, ben !… Dans le
dernier « Régional de Cosne », un article sur la rando de Pouilly
saluait : « la participation importante du club
Veaugues… » ! On remonte dans le temps !!!
Un passage un peu à
l'ombre…Eh ? C'est de l'humidité ça ? Les roues marquent sur quelques
dizaines de mètres ! Pour qu'on repère ça, c'est te dire si le reste est
sec ! Sec et caillouteux, comme la descente délicieuse qu'on se fait juste
après . On remonte tout de suite ? Ça a failli ! En fait, on
regagne Belleville puis le pont et retour au ravito. C'est pas mal ce système de boucles en trèfle (c'est
de saison !). Non seulement on peut choisir son parcours, mais, en plus,
on croise les uns et les autres, des qui partent, ou repartent, d'autres qui
rentrent, des gens qu'on n'aurait peut-être pas aperçus sinon. On a ainsi salué
Pilou, remis, un pars habituellement plus matinal que nous. T'as compris que la
halte est encore une fois, peut-être, un peu plus longue que raisonnable.
On rattrape le retard (quel retard, après tout ?) sur la
boucle des deux rives où l'on roule sur la plaque presque tout le temps, sauf
au passage de la « musse à René », bien sûr, et un peu après. Je me
trouve un peu plus dans l'allure. RAS sur cette boucle à part un
« bunker » de sable caché juste après une bosse et où Manu a bien
failli plonger !
Troisième passage au ravito, qui
commence à être pas mal dégarni (sauf la « Trousse-pinette » de
dessous la table qui assure encore). On a un peu l'impression de faire
l'arrière-garde.… Pourtant, je témoigne que ça roule, non ? Alors
quoi ?
Aller on rentre ! Passage
sous la nationale et la voie ferrée et on pénètre dans le site du parcours de
santé (?). Un beau talus, en sous-bois, avec des chemins et sentiers en tous
les sens : sens du haut en bas surtout, d'ailleurs.. Enfin, non, vu le côté par lequel on
arrive, c'est plutôt de bas en haut !!! On l'a parcouru bien des
fois, ce secteur, du temps du Grand Jean-Pierre mais, l'autre jour, on y a
découvert encore un single inconnu, que j'ai trouvé génial. Le problème c'est
que, maintenant, faut le prendre dans l'autre sens, et je peux te dire que là,
c'est petit plateau d'autor ! Comme quoi, sur cette rando, on aura tout
usé, du grand au petit. C'est ce qu'il faut, non ? Comme on aborde le
sérieux, je m'aperçois que le Francis est revenu flécher une variante moins
inhumaine ! Dommage, non ? Je voudrais bien savoir combien auront eu
la franchise (si, si, j'appelle ça comme ça !) de voir la bonne
direction et faire le vrai passage ! Déjà, tu vois, le Stéphane, il était
parti en biais, qu'heureusement je l'ai rappelé à ses z'obligations, ah,
mais !
Eh ben, quoi ? Ça se
monte ! C'est pentu, OK, mais pas bien long. C'est vrai qu'il faut un peu
charger la roue avant qui a tendance à se prendre pour une montgolfière et sans
soulager trop celle de derrière que tu t'ingénies à faire tourner à force de
jus de mollet. Un petit replat et l'on continue le même genre de raidillon, en
un peu moins pentu, mais assez délicat à négocier parce que juste côté de petites marches (qu'empruntent,
en plus, un groupe de marcheurs !). Le Stéphane, comme tu peux voir, il te
monte ça quand même sur la roue arrière ! Il va même « faire la
descente » un peu plus loin, en dévalant sur l'étang de Marvy ! Eh
ben, dis donc, Stéphane !!!
Voilà, encore un peu de plat,
puis une montée longuette au bord de l'autoroute et l'on est presque arrivé. Le
temps de récupérer un gars à la dérive, de rater du coup nous aussi bêtement le
balisage et l'on retrouve le bon chemin en haut de la dernière descente. Je
bousculerais bien, tout juste, deux au trois vélos qui abordent la zone avec
circonspection, mais comment rater
ce dernier toboggan, plein de roins qui se croisent, de feuilles sèches, que
c'en est un régal ? Zou !!! Eh, attends, là, ces trente centimètres
brun foncé, dans un creux d'ornière, c'était pas de la boue ? Le seul
passage du jour, si on peut dire ! Parking d'arrivée : encore un bout
de conversation avec les Zabeilles qui remballent et l'on se pointe juste pour
vérifier qu'il reste bien encore (cette année) un peu de Kir pour faire passer
les beignets !
Bon, là encore j'aimerais bien
m'attarder encore. On "bilane" : 400m de D+ , 56 km à 20 de
moyenne, comme beaucoup sans doute aujourd'hui. On commente : « Faudrait prévoir deux circuits,
que dit Francis, on choisirait au dernier moment, en fonction de la
météo… » Il regrette presque de ne pas avoir repris celui de l'an passé…
Sûr : personne l'aurait
reconnu. On l'aurait peut-être même trouvé roulant ! Un comble !
Bon, dimanche c'est Pâques :
alors pas lerche d'organisations : Vienne en Val (45) pour les gens plus
au nord, sinon rien dans le coin... c'est… cloche ! (oui, je sais, j'ai
honte, mais je pouvais pas le laisser de côté, celui-là, t'es bien d'accord !). Sinon, le
Manu de Bué descend de sa région parisienne et propose un tour en Sancerrois.
On en recause ? |
|
| mardi 31 mars 2009, a 09:17 |
| Pouilly : "Les Pas courts du qu' heure (d’été)" |
Bon, ça s'arrange pas, je sais… À
part ça ?
À part ça, eh ben, voilà :
comme je t'ai dit, pour rouler ce dimanche, on avait un « Parcours du
Cœur » à Pouilly, tracé par les « Castors Furieux » locaux. Pas
mal, mais vingt bornes… alors Actif-Michel avait proposé : « On part
de Cosne pour aller à Pouilly, on fait la boucle et on revient » Euh… oui,
bien sûr, mais ça fera une bonne cinquantaine de bornes, ça …Mais il avait
trouvé que, en prévision des étapes de la GTMC, il fallait commencer à faire de
bonnes sorties. Alors, pourquoi pas ? On lance l'invite aux
« Frapadingues » et on se dit RV dimanche matin départ huit heures.
Sauf que ça faisait sept heures
du mat' de la veille, vu qu'on avançait (normalement !) les montres z'et
autres réveils d'une heure dans la nuit, passage à l'heure d'été
obligeant !
Doncques, nous voilà quelques
transis ce dimanche matin sur un parking de Cosne-Sud, aux aurores, guettant
l'arrivée des copains, d'une part, et les premiers rayons du soleil d'autre
part, car il pèle un peu encore et l'on compte bien sur le Mahomet pour nous
chauffer un p'tiot peu…
Christophe est déjà là, arrive le
Franck, puis Didier qui tombe des nues en apprenant qu'on part pour Pouilly,
lui qui croyait à une petite S.E.C dans le coin.. . Il commence à se
demander quel plan on lui fait là… Francis, le Tarnais, arrive à son tour avec
déjà quelques km dans les pattes et mon téléphone sonne une première
fois…Devine ? Ouais, t'as
compris que c'est le Tom' qui vient de se faire sortir du lit par le Pharmaton
et qui est à peine sauté dans le cuissard
et est en train de charger son bô nouveau vélo dans le fourgon. Il
arrive dans deux minutes.
On, patiente donc un quart d'heure dans LE rayon de soleil qui passe par-dessus
les blocs de magasins.
Évidemment, comme prévu, le
téléphone sonne une deuxième fois : Actif et Anne qui nous attendent un
peu plus bas près de chez eux et viennent aux nouvelles. On guette : le
fourgon bariolé arrive, en sortent le Tom', le Pharmaton et un beau
« Cube » tout flac, qui sent encore la peinture, mais ça vient
peut-être du fourgon, en fait. Le temps d'admirer et on est partis. On récupère
Anne et Michel et… direction Villechaud, puis Pouilly !
Comme on sort des bois à la
Roche, Actif Michel se plaint d'un drôle de bruit puis s'arrête :
crevaison, vite réparée, trop vite même puisque, sur la petite route du val où
l'on vient juste de se mettre sur la plaque, on s'arrête de nouveau pour le
même motif. Ben, oui, faut pas oublier d'enlever l'épine (de ch'val ou d'ours, c'est pareil, en
tout cas elle est noire !). Tu crois qu'on sera à neuf heures à la Maison
de Loire, comme prévu ? Mais bon, c'est plat, on fait un bon bout de
route et on y emmène bien. Tellement d'ailleurs que Michel vient devant
demander qu'on lève un peu le pied pour Anne… avant de prendre la tête et
d'emmener tout le monde, va comprendre !
Maison de Loire, inscriptions, on
retrouve le Castor Juju, et l'on a à peine bu le café que la bande est déjà
là-bas au bout du quai de Loire vers le sud de Pouilly. Faut déjà ramer pour
recoller. On passe sous l'autoroute et
l'on s'élève en lisière de bois par un chemin très sympa au-dessus du
hameau de Charenton. Bon, là t'attends le couplet « Nostalgie, quand
tu nous tiens… » Vu que, dans le hameau, on aperçoit le toit (mais il est
où, au fait ?) d'une grande et belle maison que j'y ai construite dans une
autre vie, mais ça fait un fameux bail !
Ben raté, je t'en parlerai pas
plus, vu qu'on a déjà bifurqué sur la gauche pour monter un peu et revenir vers
le bourg de Pouilly. D'ailleurs j'ai des plaques rouges qui me viennent de
partout, ça me gratte et je tousse… Allergie ? Hmmm, c'est qu'on doit
s'approcher du collège ! Par chance, la vue en est cachée par le gymnase
et l'on tourne à droite pour prendre un chemin de vigne qui nous éloigne en
montant doucement vers le Bouchot. Suis dans les premiers en haut, mais je ne
tousse plus ! Chouette d'ailleurs, ce chemin, tu l'as remarqué, c'est sûr,
quand tu passes sur l'autoroute près de Pouilly : y aurait pas les
glissières de sécurité, sans t'en rendre compte, tu obliquerais dessus, tant il
est tentant.
En fait, tu crois souffler en
arrivant au Bouchot mais le Juju, il ne nous arrête pas là : on continue
le long de la vigne, en bord de route (que l'un d'entre nous, dont je tairai le
nom, ose emprunter !). Là bas, Anne, loin devant, franchit la route et
continue de monter entre les vignes. Elle a profité d'une brève halte tout à
l'heure pour partir devant et, depuis, on ne réussit pas à la rejoindre, c'est
marrant comme ça booste, d'être devant les autres, t'en connais pas un comme
ça, toi ?
Toujours est-il qu'on s'élève
au-dessus du Bouchot, en direction de St Andelain. C'est régulier et ce chemin
de pierre entre les vignes est un vrai plaisir. Là-haut, une voiture et un
groupe de personnes qui nous voient arriver de loin : le ravito. Belle vue
sur la Loire, Pouilly et juste en dessous, les pointes des tours du château du
Nozet, on n'en sort pas des châteaux, ces temps, qu'est-ce qu'on devient
rupin !
Encore un bout de côte pour
atteindre le bourg de St Andelain. Arrivé là, on est sûr d'une chose : ça
va forcément descendre, vu qu'on est monté sur la butte (avec un
« B », hein !!!).
On fait ça en plusieurs temps et quelques zigzags qui nous font passer
par les Berthiers (quoi ? oui, ça fait un peu « route des vins »
notre affaire, c'est vrai). Encore une montée assez longue mais bien régulière,
le long de l'autoroute pour arriver au-dessus de Pouilly. On descend par la voie romaine ?
Mais non, Juju a trouvé beaucoup mieux : une descente en direction du
petit passage sous la voie ferrée : un miel, je te dis. On s'y tire la
bourre, le Juju, le Tom' et moi : les roues dansent sur la caillasse,
évitent les gros cailloux, les roins piégeux, prennent des appuis sur
l'extérieur des virages ou cherchent à plonger dans l'intérieur, pour enrhumer
celui qui précède. On sort du boyau humide et sombre qui passe sous la voie
ferrée, heureux comme des gamins… Quel pied ! On serait bien plus
essoufflés qu'après une montée !
Reste encore un super
plaisir : le sentier de découverte qui serpente dans « l'île de
Malaga » : il est bien sec, dégagé, c'est un régal de tourner, virer,
dans la végétation. Dis donc, le Tom' il aura eu un vrai parcours de test de son
spad, entre les montées, les descentes (ça avait l'air d'aller de ce côté-là,
m'a semblé !), le plat roulant, et maintenant la maniabilité !
On sort du sentier devant la
Maison de Loire : l'accueil est à la hauteur de la réputation
locale : les bouteilles sont ouvertes et c'est une vraie dégustation
comparée qui s'opère. « T'en penses quoi de celui-là—Lequel ? le
2006 ? Non, cette bouteille-là ! » Et ainsi de suite... On se
sauve quand ils se mettent, devant notre enthousiasme, à sortir les toasts… En
fait on n'est plus que deux quand on met le nez dehors, le reste de la bande
est déjà reparti sur la route qui longe la Loire, vers Cosne : personne en
vue. Du coup nous voilà, nez dans le cintre, plus gros développement possible
et hardi que j't'appuie ! Les loges, personne encore, les vaches !
z'auraient pu attendre ! Les Girarmes, rien encore en vue ! L'ombre
du Tom', sur la route, m'indique qu'il est dans ma roue, mais ne relaie pas le
cochon ! Comme on prend le petit chemin le long de la voie ferrée, je vois
le groupe, au bout. Les chameaux ! (je veux dire par là : ceux qui
sont restés sobres » !). Sans baisser de rythme, je double et passe
devant. On me dit « Et Tom' ? » « Ben, il est dans ma
roue ! » Ils voient pas ? En fait quand on marque la pause au
petit bourg (tout petit !) de Tracy, près de l'église et du château
(encore ???), je me rends compte que le Tom est largué. On reste trois à
l'attendre : et s'il avait un pb ? Dame, il en aurait bien un :
les crampes ! Le vin blanc, tu crois ? Booof, il n'en a pas
tellement bu plus que moi, non ?
Du coup il faut de nouveau
chasser pour rejoindre le reste de la bande qui grimpe la petite côte sortant
de Tracy. Ça deviendrait bien une espèce de retraite de Russie, notre
affaire ! Chacun fait ce qu'il peut pour rentrer. Le Pharmaton a déjà
choisi la route la plus plate, dans le val. Tom' et Christophe suivent derrière
et vont choisir de rentrer par la route de Villechaud.
Moi j'ai les dents encore. Je
voudrais bien passer par un autre chemin que celui de l'aller. J'essaie de
proposer une variante, mais ça monte un peu… pas d'écho. Du coup, je ne résiste
pas et part en franc-tireur. À moi le petit chemin caillouteux qui monte vers
« Les Froids ». Oh, t'imagine pas que je déborde d'énergie ! Je
marche plutôt à l'ivresse des chemins secs, je voudrais rouler et encore rouler
là-dessus ! Depuis l'automne qu'on attend ça, depuis le Rallye des
Vignobles, en gros… alors, tu parles ! Je redescends vers les bois de
Villechaud en appuyant un peu pour tenter de retrouver les autres. Je les
rejoins peu avant la salle des fêtes, juste comme Francis part de son côté, par
un chemin plus court pour rentrer chez lui. Je tente de nouveau de faire passer
tout le monde par le sentier des bords de Loire, mais non, je suis seul à m'y
lancer. Comment peut-on laisser ça de côté ? C'est fait pour le VTT,
le spectacle de la Loire est évidemment magnifique et, ce qui ne gâte rien, on
y est assez à l'abri d'un petit vent contraire pas très chaud, alors…
Je remonte vers la ferme de Port
Aubry, quand je vois les autres passer à 50 m, Michel et Anne partent de leur
côté, ils sont arrivés et je les hèle sans succès. Je rejoins Didier et
Franck puis Tom' et Christophe qui
remontent vers notre parking : devant, nous voyons le Pharmaton qui y
arrive tout juste. C'est rigolo qu'en ayant suivi trois ou quatre chemins différents nous
arrivions quasiment ensemble !
Vraiment belle sortie : la
boucle (et les verres) de Pouilly étaient un vrai plaisir. Un total de 60 km,
400m de D+ (eh, oui, quand même) et quasiment 20 de moyenne mais avec pas mal de route !
Les amis, je vais vous dire un
truc : on annonce du beau temps ! Si !si ! On va donc se
faire une « Rando des Beignets » sur sol sec dimanche prochain !
Le panard, non ? Faut pas rater ce déplacement, les « Frapadingues »
ont prévu des circuits côté Ouest, vers le Cher. Astiquez le biclou, et comme
on a peut-être des chances de mettre le cuissard court … rasez les
papattes et piquez l'autobronzant de madame ! |
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| mardi 24 mars 2009, a 08:44 |
| Donzy : « Les Châteaux de la Gloire » |
Mais c'est quoi ce titre ??? Hein ? N'importe
quoi !.. Oui, oui, je sais... et alors ? Ça sonne non ? Et puis,
les châteaux, t'es d'accord ? Bon, et puis la « gloire » au lieu
de la « Loire »… allons, le Pilou, il est pas glorieux, dans ses réalisations ?
Et puis il y avait du populo à sa rando de l'école, hein ? Alors, chipote
pas, laisse-moi mon délire…
C'est vrai que le Pilou, il s'est
piqué au jeu et que, depuis qu'il nous a fait un ravito dans la cour centrale
(carrément !) de l'énorme forteresse de La Motte-Josserand, il y a
quelques années, il a tenu la gageure (c'est mieux que « challenge »,
non ? Enfin, tu choisis, raye le mot qui ne te plaît pas), le défi,
donc aussi si tu veux, de nous accueillir au ravito dans un château de la
région. Faut le faire ! Et, tout en étant du coin, je ne pensais pas qu'il
y aurait autant de possibilités ! Car chaque année il nous a trouvé un
nouveau castel ! Attends, je réfléchis… La « Motte-Josserand » à
Perroy, le château des Granges à Suilly-la-Tour, un petit manoir près de
Vielmanay (d'où le nom peut-être ?) et cette année Villiers… Eh, Pilou, et
le château de Couloutre ? Je le veux, celui-là ! C'est le mien, là où
ce que j'allais chercher le lait avec ma laitière en alu, à pied, le soir. Tu
sais, la laitière pleine de lait que l'on faisait tournoyer au bout du bras,
pour impressionner la copine qui venait faire le trajet avec toi, à la tombée
de la nuit… Le château, je devrais dire LES châteaux, car il y a l'ancien,
devenu ferme, et le plus récent, entouré de douves…Tu comprends qu'il me faut
revenir là-bas ! On n'en était pas loin cette année…
En tout cas, ce dimanche matin,
on est tous fidèles au rendez-vous, malgré la rando de Tracy, venue se greffer
bêtement sur le même jour. Tu parles qu'on se régale déjà : on connaît la
qualité des tracés du Pilou :
il va y avoir LE château du jour, donc, et puis, SURTOUT, il fait beau,
mon vieux, mais beau ! Un soleil qui, depuis plusieurs jours, doit avoir
séché les chemins, ça va être la première vraie rando sèche de l'année.
Justement, en arrivant au-dessus de Donzy, tout à l'heure, le soleil passait
l'horizon et éclairait en un contre-jour d'école (forcément !), la
brume bleue qui baignait la vallée du Nohain et d'où émergeait la silhouette de
la vénérable tour de l'ancien prieuré de Donzy-le-Pré. Un choc esthétique, je
te dis. Et il y en a qui se demandent ce qui nous pousse à nous lever si
tôt !…
Par contre il ne fait pas
chaud ; on annonçait des moins six, voire plus, à Nevers ce matin et je
confirme un moins deux ici, moins glacial mais quand même. Du coup c'est
hétéroclite dans les tenues : dans les gars qui se préparent, ça va du
cuissard court et presque T-shirt à la veste thermique et sur-chaussures,
mitaines et gants fourrés, il y a de tout. C'est vrai que l'on se dit que, en
fin de matinée, avec quelques grimpettes en plus, il va faire bon sous les
maillots mais en attendant… J'enfile-t-y la veste ? Ou ben le
maillot ?… Un rayon de soleil qui passe les toitures me décide : pas
de veste.
Bon, tour d'horizon :
Actif-Michel et Anne sont là-bas, j'ai vu passer Maurice et Christian et l'ECC
est complétée par Michel-Léopold, qui vient d'arriver. Se pointent aussi les
Frapadingues en force et même Stéphane.Pas de Gien-Relax : trop loin pour
eux ? Et puis ils ont leur « TransCoralie » en interne. Ils nous
enverront peut-être des cartes postales de la Coralie ?
Cour de l'école, inscriptions,
salut à Maître Pilou et coup d'œil avec lui à la carte, comme on ferait au
resto, en somme, c'est quoi le plat du jour ?…Il a même affiché l'adresse
de ce blog ! Salut à toi qui, grâce à ça, viens lire mes délires !
Plus de quarante bornes, même si
on a la promesse d'un sol sec, mieux vaut ne pas pater : en route !
On est un bon groupe, auquel s'est joint Pascal, un ancien de Veaugues (ça fait
cinq maillots verts, on s'y croirait !) et un sien copain. On quitte Donzy
par un petit chemin sympa qui s'élève vers le nord, jolie vue. Passage dans la
cour d'un gros domaine, (le Pilou a l'art d'obtenir des autorisations !)
et l'on se lance à travers la campagne, direction Perroy, en gros. On se dit
que tout cela, on connaît, entre les randos de Pilou et celles de l'ES Donzy,
on est souvent passé par ici. Pourtant on prend soudain un petit chemin bordé
de broussailles, un sol sec et caillouteux comme dans le midi, miam ! On
passe entre deux hauts talus, un pont au-dessus : mais c'est le passage de
l'ancienne voie ferrée ! Ce n'est pas très long, mais c'est génial !
Après ce petit crochet qui valait le coup, on reprend notre cap initial et, en
débouchant d'un bosquet, on se prend en pleine poire la vue sur les grosses
tours et les lourdes murailles de la Motte-Josserand. Simple passage, sans
arrêt particulier cette fois, et l'on s'éloigne par le joli chemin montant dans
le petit bois en face et qui file sur Perroy. Au delà, on retrouvera la trace
de l'ancienne voie ferrée de Clamecy à Cosne, c'est roulant et ça file…bon
train natürlich ! Le chemin traverse de vastes étendues :
heureusement que le sol est sec, sinon ça rappellerait douloureusement le
retour de la « Décrasseuse ». Mais là, on peut profiter du soleil, de
la vue aussi, vers l'arrière où l'on guette les plus gros rouleurs des
« Frapadingues » dont on pensait qu'ils ne tarderaient pas à nous
rejoindre… Mais on appuie pas mal quand même aussi ! Une petite chapelle
entrevue dans la cour d'un gros domaine, auprès duquel on passe. e
cherche à montrer, devant, à mes collègues, les hauteurs de Bouhy, où avait lieu une
belle rando la semaine dernière, mais l'horizon est brumeux. Deux hameaux familiers :
mais c'est la « Bécasse » et la « Gueule du Four » !
On est au-dessus de mon village, Couloutre, dont le clocher émerge la brume,
là-en dessous… On n'en verra pas plus et l'on file vers le domaine de Lativeau
où tout le monde reconnaît le chemin que l'on suit pour la Rando des Gâteaux de
Riz et de Semoule » de Ménestreau, la traditionnelle sortie de début
janvier. On va passer carrément dans le village en question pour escalader, en
face, la bosse du Minerai et s'enfoncer dans le bois du même nom. On
grimpe pendant un bon moment, avec le plaisir de retrouver des chemins sympas
et l'on débouche presqu'en haut de la côte des Grandes Herbes, une route dont
les deux ou trois lacets nous faisaient nous imaginer autrefois, mon frangin et
moi, qu'on escaladait un col du Tour de France, au moins. On s'y affrontait,
façon Anquetil et Poulidor dans le Puy de Dôme…
Délice d'une petite descente,
suivie d'un bon coup-de-cul,
encore et l'on glisse doucement vers Villiers et son château et, donc, le
ravito ! Enfin ! C'est vrai que nos estomacs l'ont pas mal
attendu et que les derniers
kilomètres en ont été d'autant plus durs.
On profite donc du moment, de
l'abri ensoleillé au pied des murailles, près d'une mare pittoresque. On admire
les toitures dont on a suivi la réfection, au cours des années précédentes,
chaque début janvier. Petite visite dans la cour intérieure pour admirer une
tourelle octogonale et une belle arche. Ça a bien l'air d'une authentique
ancienne forteresse…
Comme nous repartons se pointe
Michel-Pieds-nus, et notre groupe se scinde un peu. Avec Michel-Léopold, nous
attendons Pieds-Nus qui s'est sustenté juste le temps d'une photo ! Les
autres sont partis un peu devant sur le chemin qui suit le talweg d'un vallon
bien sympa, en montant, doucement d'abord, puis un peu plus sérieusement dans
la forêt. Quelques gymnastiques pour passer dessus, ou dessous, ou autour
d'arbres abattus sans doute lors des coups de vent de cet hiver. On a quitté
les chemins connus et l'on suit une « Pilou's trail » pur sucre, avec
le vrai plaisir de la découverte : jamais passé par ici ! Je me
repère vaguement, selon la direction générale et en fonction des routes
traversées, mais je me demande quand même où on est exactement. Un chemin
légèrement descendant, à l'orée du bois, baigné de soleil. Régal. Fait du bien
de le retrouver celui-là, parce qu'en sous-bois, faisait parfois un peu
frisquet, malgré un parcours parfois exigeant.
Bon alors, on est où, là en
sortant ? Ce hameau… Les Pénissiaux ! J'en connaissais surtout
les quelques maisons plus bas, au bord de la route, vers laquelle on descend,
pour prendre, juste avant, ce chemin, souventes fois parcouru, qui longe la
Talvanne et qui peut mener, direct, à Donzy.
Mais le Pilou nous a encore
réservé un dernier épisode : on quitte le val de la Talvanne pour prendre
la direction de Cessy-les-Bois. Avec Actif, on regarde autour : ben oui,
pour quitter le vallon qu'on vient de prendre, il n'y aura pas d'autre solution
que grimper, nécessairement. Justement, on vire à droite et ça s'élève d'un
coup. Hue donc ! Michel (Léopold) évoque les grimpettes qui nous
attendent en Juillet entre Clermont-Ferrand et Sète, et que j'ai franchies, il
y a douze ans : « Ça grimpe comme ça ? »…Ben ouais, mais
plus longtemps, mon Michel ! Lui qui bosse depuis une quinzaine sur les
réservations aux étapes, faut pas quand même que je le décourage !
On traverse encore la forêt dans
un coin inconnu. C'est varié, parfois délicat et technique : roins,
branches de sapins jonchant le sol (et encore, le Pilou, il s'est coltiné d'en
ramasser plein avec ses petites papattes !). Et puis, soudain, on débouche
sur les ruines de l'Épau ! Attends, j'ai pas dit l'E.P.O ! Tu fais
une fixation, c'est pas possible ! Moi, je suis en plein choc émotionnel,
successif à l'arrivée sur ces ruines d'une ancienne abbaye cistercienne,
au-dessus de la Talvanne, et toi, tu divagues… C'est vrai que le nom du lieu
prêterait (et même prêtre-rait en l'occurrence) à des jeux de mots laids :
genre « on a l'Épau d'arriver là », « il ne faut pas vendre
l'Épau de l'ours » et j'en passe des bien pires !
Bon ? Je te refais une
séquence souvenirs ? Dans mon enfance (te dire s'il y a longtemps !)
ces ruines émergeaient à peine de la broussaille, romantiques, tu peux pas
plus … Alors tu parles ! Et plus, elles figuraient sur l'étiquette
des coulommiers qu'on fabriquait (si ! si !) à la laiterie de
Couloutre... Bon j'arrête là... Ben, justement, oui, je m'arrête, je prends le
temps de quelques photos, de m'avancer un peu près des vieilles murailles et de lire un petit historique que le proprio actuel a sympathiquement
disposé près d'un cubi de rafraîchissement, avec un petit mot d'encouragement.
Il faut dire que le chemin et le lieu sont privés et ouverts spécialement pour
nous aujourd'hui ! Démerde, le Pilou, non ? En tout cas, il m'a fait
là un chouette cadeau !
On rejoint vite le chemin du bord
de Talvanne et l'on regagne vite
Donzy. Quarante-six kilomètres et 500 m de D+ à bonne allure.
On discute de tout ça autour du
pot largement offert. Lots à chacun, ça va de la casquette à la sacoche et
passant par un tablier des plus seyants pour Actif-Michel (voir son blog: http://michel120254.skyrock.com/) Rendez-vous le 5 avril chez les
Frapadingues pour la Rando des Beignets à Annay (58). On en reparlera, c'est
indispensable. Mais avant ? La semaine prochaine ? Alors que ces derniers dimanches, il
fallait se partager et hésiter entre deux randos (Les Aix et Argent, Bouhy et
Henrichemont, Donzy et Tracy) Voilà que le 29 il n'y a rien… Malin !
Enfin, si: les « Castors
Furieux » de Pouilly font un circuit pour les Parcours du Cœur au départ
de la Maison de la Loire, un petit 21 km, mais on est en terres connues et l'on
pourra allonger la sauce sur place. On se dit là-bas ? Ou alors cherche
dans ton coin, il y a peut-être aussi un « Parcours du Cœur ». Romain
m'a signalé quelque chose au-delà de Bourges, dans l'Indre, mais je n'en sais
pas plus ; il y a aussi une rando à St Jean de Braye (45). Loin pour moi,
tout ça ( !) Bref, au p'tit bonheur la chance… Bonne semaine !
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| lundi 09 février 2009, a 10:02 |
| Les Cot’hauts Sancerrois |
Il y a des matins de rando où tu retiens ton souffle avant
de monter sur le pèse-personne et où, un peu plus tard, tu regardes à deux fois
le niveau de remplissage du Camel : ne pas trop en mettre dedans, surtout,
parce que, tout ça, tes kilos superflus et ton chargement, il va falloir le
hisser en haut des coteaux. Or, justement, aujourd'hui, il y a quelques côtes
au menu, puisqu'on va à St Satur pour la "Rando des Coteaux
Sancerrois". Il y a, comme ça dans l'année, quelques randos
« physiques », pas énormément il faut bien le dire et j'en connais
quelques-uns, des cadors du VTT (et d'autres moins cadors), qu'adorent pas trop
ce type d'efforts et qui évitent soigneusement de venir en particulier à St
Satur. Aujourd'hui, en plus ils auront une bonne excuse, au moins, car il a
fait un temps assez pourri hier, avec un peu de neige et, ce matin un risque
assez conséquent de verglas. On a eu connu ça, déjà, en cette occasion, et je
me souviens d'un pont de St Thibault que j'ai traversé, au pas, en voiture
derrière celle du Grand Jean-Pierre qui n'en menait pas large.
C'est presque
ça aujourd'hui, avec un joli coup d'œil, en arrivant, sur Sancerre et les
collines qui dominent la Loire, joliment poudrées de blanc. Manque juste un
petit rayon de soleil, car la brume du matin est venue boucher un peu
l'horizon.
On commence par se fourvoyer, car
le rendez-vous s'est déplacé de quelques centaines de mètres, à la nouvelle
salle culturelle toute flac et dont on va bien dégeulasser le nouveau carrelage en fin de matinée.
Curieux mais bon.
Je me pointe pas trop tard, pour
profiter de l'arrivée des autres mais Anne et Actif-Michel m'ont précédé :
doivent être en manque, vu qu'ils n'ont pas roulé depuis trois dimanches !
Équipement « hiver » d'autor
et petit café chaud, merci, en saluant les copains : les locaux
sont là, mais l'ECC n'est représentée que par Michel-Léopold de St Martin, qui
sera d'ailleurs récompensé pour son mérite d'avoir bravé les kilomètres
verglacés.
Actif-Michel et Anne ont déjà dropé
devant et, en compagnie d'Œil de Lynx de Gien-Relax (sont deux avec le Claude,
faudrait prendre un peu de risques les gars !!!), avec Léopold, on les
rejoint au moment où, après le petit échauffement bienvenu dans le plat du Val,
on arrive à Ménétréol, puisqu'on tourne cette année dans le sens des aiguilles
d'une montre. En face : l'Orme au Loup, c'est là que ça devient sérieux. Première grimpette, dans le village d'abord puis au-dessus, bien sûr. Le sol
est gelé et les crampons s'accrochent, si bien que cette première difficulté se
grimpe assez cool, et c'est peut-être bien la première fois que je reste sur le
plateau médian pour le raidillon final.
On commence déjà à croiser des
marcheurs qui font le parcours dans l'autre sens, aussi je me méfie et jette un
coup d'œil en contrebas quand il s'agit de se lancer dans la descente qui
ramène au pied de Sancerre : on la connaît bien, elle est assez large et
saine et l'on peut se lâcher, en faisant gaffe toutefois, tout en bas, au
virage dans la caillasse avant de devoir tourner ensuite à angle droit .
On est bien lancés : pas de
marcheurs à croiser. Roule ! On passe sans Pb une grille d'évacuation de
l'eau de ruissellement nouvellement installée. Plus bas, une vététiste à
doubler… je vise le côté gauche où elle a laissé de la place, quand, bien sûr
elle s'y déporte au moment où j'arrive à sa hauteur, à moi la caillasse du bord de la
vigne! Un peu chaud, mais c'est passé juste ! Le dernier virage, les petits
cailloux, des marcheurs qui s'écartent, apeurés, à droite et à gauche, comme
des poules. Tourner à gauche... eh ? c'est une impression ou quoi ?
J'aurais bien freiné trop léger…
Premier ravito, premières gorgées
de vin chaud…p'têt pas malin ça …Mais il faut bien se remettre, car on vient de
se rendre compte (le panneau était à l'envers) que nous venons de traverser un
territoire de chasse en cours… carrément !
Montée à Sancerre par la route,
puis on bascule sur la Mignonne, sans trop se lâcher car, tout de même, il y a
pas mal de neige, surtout au début… mais ensuite, banzaï!!! Sur ma lancée, je
manque encore d'emplafonner Anne qui, elle aussi, fait un écart pour prendre
une trace.
C'te fois-ci c'est tout à
gauche : on attaque la côte qui mène à Amigny : départ très raide,
puis ça s'adoucit progressivement pour finir sur le plat, à l'entrée du
village. Là, il faut s'employer sérieux. Bon, le vin chaud n'ayant pas fait de
ravages, j'escalade sans encombre cette deuxième difficulté, bien que, sur le
haut, le chemin se soit couvert de glace. Pas facile : pas de mouvement
brusque, bien rester le corps à l'aplomb du cadre. J'ai droit tout de même à un
petit écart imprévu ! Je m'arrête attendre les côpains (pas le Eric qui,
lui, caracole devant !). Le paysage est splendide : photo...C'est marrant de réaliser que le chemin qui, là-bas, monte au-dessus d'Amigny par une trouée entre les arbres, évoque aujourdhui une piste de descente de ski tracée dans la forêt!.. Mon séjour dans les Alpes n'est encore pas bien loin!...
On gagne, un peu prudemment, le
bas de la côte sur la dorsale entre Amigny et Chavignol (tu me suis oui ?
C'est toujours le même parcours, dans un sens, ou dans l'autre !). Ça
glisse parfois sérieux et j'ai encore failli percuter une fille à VTT qui s'est
brusquement mise en travers, décidément !!!
Bon, eh bien maintenant, à nous
cette troisième grimpette.Pas bien facile habituellement, car, outre qu'elle
est assez pentue, elle est recouverte de gravasse et il faut y choisir son passage. J'y ai souventes fois eu
des Pb d'adhérence. Aujourd'hui aussi, mais pas pour les mêmes raisons, tu
devines !
Avant de plonger sur Chavignolet, à droite, on roule
carrément dans la neige. Descente un peu prudente puis on remonte le fond du
vallon. On oublie souvent ce chemin dans les difficultés, peut être parce qu'il
est dans un fond, pourtant il grimpe pas mal et là, avec la neige, c'en devient
vite casse-pieds de le remonter, si bien que j'y mets un instant pied à terre,
tant j'en ai marre de mouliner en cherchant, avec difficulté, adhérence et
passage. Je me remets en selle un bout, mais, de toute façon, le raidillon à droite qui
remonte au-dessus de Chavignol est imprenable dans sa première partie. Déjà
dans de bonnes conditions, c'est
saqué, mais là...
Je passe quand même le haut sur
le spad et j'enquille le sentier entre les arbres bas : choc
esthétique ! La neige est restée sur les branches des fourrés, c'est
splendide ! De même que le vallon de Chavignol en dessous.
On gagne Verdigny, ravito chez
Prieur qui nettoie gentiment les vélos au jet: la classe !
Derechef vin chaud ? Bon,
mais juste un peu, hein ? Il ne reste plus beaucoup à grimper, je
crois…Quoique, s'il leur prenait fantaisie de nous faire remonter le chemin des
Blanchisseuses, hein ? Ça nous ferait drôle, non ?
Mais pas de fantaisie, on suit le
parcours classique (ouf !). Faut quand même remonter le bois de Charnes…De
là, on descend dans les vignes : zou ! Attention, prendre là-bas à
mi-pente à gauche... EH, c'est quoi, ça ? Je freine à bloc et ne ralentis
guère !!! Comment s'arrêter ? Tout droit ? Je prendrais encore
de la vitesse ! Je tente la bifurcation à gauche, en allant m'appuyer sur
une espèce de talus qui m'empêche d'aller dans les rangs de vigne. Ça marche.
Ouf ! Va falloir éclaircir la question. Purger le circuit
freins ? Sinon c'est quoi ?
Nouvel arrêt près de l'ancienne
gare (sans prendre de vin chaud.. quoique… Si on nous poussait…) puis petit
passage dans les vignes avant de plonger vers le golf.Le coin, qui dégage une
belle vue sur le Val et Sancerre de profil, est joli mais assez galère à
traverser, car on est en fin de matinée : glace et neige ont fondu dans le
secteur et ça patte un peu mon n'veu ! Pour extraire les roues de la
gadoue faut un brin tirer sur la chaîne !
On retrouve le chemin gravillonné
de la « Loire à vélo », le long du canal. Bof ! Eric appuie un
peu, et nous on essaie de suivre sa roue, comme on peut, avec ce gravier qui
freine !
Il n'est pas bien tard :
c'est vrai qu'on n'a fait que trente bornes mais quand même 600m de D+, bon, le
tour de Sancerre, c'est pas le Tour du Mt Blanc, mais quand même…
Lavage de vélos, boudin,
récompenses et apéro… Sympa, même si on se sent plus à l'étroit dans le hall
d'entrée de cette nouvelle salle que dans l'ancienne. La nouvelle équipe a
cherché à continuer dans la tradition avec un souci d'améliorer l'organisation.
Pas mal.
Et dimanche prochain ? Que
tu me demandes… Il y a Fourchambault.Le coin est sympa, avec les hauteurs de
Garchizy et de Pougues en toile de fond, si tu vois ce que je veux dire…Quoi,
c'est loin ? Bof, une demi-heure de Cosne et avec l'autoroute gratos, et
puis moi, quand je vais à Vieilles maisons ou Chalette, c'est quoi ?
Bon allez, bonne semaine à
tous ! |
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| mardi 03 février 2009, a 10:46 |
| Des Crêpes glacées |
Je ne sais pas si tu connais l'origine du mot
« Chandeleur » (ça vient de « candela », la chandelle) mais ce matin, il résonne comme
mon réveil qui me CHANTE L'HEURE
de me lever ! Et, crois- moi,
même si je suis revenu dans l'après-midi d'hier de mon épisode ski, (dont au
sujet duquel je t'ai côsé dans l'article précédent), j'ai un bon passif de
fatigue qui fait que le réveil est un poco duraille, je te dis, moi !
Car c'est la Chandeleur avant
l'heure, aujourd'hui (en fait c'est demain), puisque c'est la « Rando des Crêpes » chez les
copains d'Ouzouër-sur-Trézée, et la Rando des Crêpes, c'est un truc auquel on
se doit d'être fidèle. Je me demande de quand elle date cette rando, mais j'ai
l'impression de l'avoir toujours faite. Ce doit être une des plus anciennes
organisations de la région. Faudra demander à Pascal. C'est toujours une organisation nickel, et,
même si on patauge parfois dans la bouillasse, on se régale toujours, sur le
plan VTT et puis z'aussi sur le plan gustatif, avec la quantité incroyable de
crêpes qui sont préparées ce jour-là par une armada de cuisiniers et nières.
Mais en attendant d'en arriver
là, faut déjà le mériter. Il pince ce matin, et pas qu'un peu ; pourtant
il ne fait guère que moins 4, mais, alors que j'ai pris des moins 10 toute la
semaine dernière sans trop le sentir, j'ai l'impression d'avoir plus froid.
Zarbi, non ? Pourtant l'équipement est adapté dans les deux cas,
alors ?
Z'ont du succès les Ouzouër's
Boys : il y a des voitures partout et je me gare à perpète. Le froid a
peut-être, paradoxalement, attiré du monde : pardi ! Les chemins
seront durs (sinon secs) et donc agréables, aussi bien pour les marcheurs que
pour les randonneurs à roues.
Dans la salle d'accueil, je
retrouve tous les copains du coin : ECC, Gien-Relax en nombre et une bonne
harde de Marsus des Frapadingues. Tout de même, il manque quelques têtes.
Actif-Michel et Anne, rentrés tard hier soir, en sont encore à rêver des bosses
où je les ai parfois entraînés. Bossez, bossez, il en restera toujours quelque
chose !
Il fait bon dans cette salle, et
pas seulement à cause de l'ambiance amicale : là-bas, derrière une
batterie de cuisinières, on s'active sérieux : on se relaie pour préparer
les fameuses crêpes que tout le monde attend. Tiens-toi bien, ils vont en
cuisiner plus de 2500 !!! T'entends un peu ? Toi qui a, hier soir,
manié la queue (de la poêle) pour (faire) sauter quelques belles (crêpes)
blondes, tu te rends compte un peu de la performance ?
À peine de temps de s'en passer
déjà une derrière la cravate, de compatir un instant devant l'articulation plus
que fêlée du Sunn de Tom' que déjà mes compères Michel, Maurice and C° sont en haut de la côte du village. Eh ?!!! Ouf ! ouf ! Me faut déjà
bourrer, à froid, pour les rejoindre. Mes p'tits globules tout neufs ont peine
à suffire ! On revient vite vers le canal que l'on longe en allant vers
Briare (alors que nous pensions tous partir vers les étangs, encore utile,
pardon, encore eût-il fallu
repérer les flèches du sens de rotation sur la carte !!!). C'est
décidément parti assez vite et mes gambettes qui faisaient plus les
amortisseurs que les manivelles, ces temps derniers, ont un peu de mal à se
remettre à leur boulot de vététistes. Mais le profil est facile. Briare, premier
ravito et deuxième crêpe, puis sentier du bord de Loire jusqu'à Gien. C'est
quasiment notre pré-carré et l'on enchaîne sans, parfois à tort, regarder le
fléchage. Évidemment, plus on approche de Gien, plus on sait que la grimpette
qui nous ramène sur le dessus sera sévère. Effectivement, on se paye le fameux
petit coup-de-cul que l'on connaît bien, un peu avant l'entrée de Gien. Ça
réchauffe le bonhomme, remarque, et ce n'est pas plus mal : il gèle
toujours et l'on ne s'en plaint pas vraiment car, grâce à ça, les chemins sont
plus durs que s'ils étaient secs, ce qui ne manque pas de poser
problème aussi: pas toujours facile de ne pas se trouver coincé dans un
roin durci, ou d'éviter à la roue avant de ne pas avoir de problème
d'aiguillage entre toutes les traces. Pas pire qu'en été, vas-tu me dire ?
Et ben pas vraiment, parce que, à cette époque-ci, les tracteurs et autres
engins à bricole (euh… agricoles, plutôt) creusent des ornières assez profondes
dans la boue qui se trouve ensuite « brutalement » durcie par le gel,
alors qu' il y a peu d'ornières en été, vu ? D'où un autre problème auquel
on est confrontés : les pédales accrochent à gauche et à droite, dès que
l'on est, justement, enfoncé dans une ornière, ou seulement dans une trace un
peu profonde, et comme les bords sont durs, ça fait drôlement sauter le vélo
parfois !
Au fil du chemin, des arrêts
parfois, ou aux ravitaillements, on retrouve les uns et les autres. Il y a du
monde, je t'ai dit : on a toujours quelqu'un en vue sur le chemin, que ce
soit devant ou derrière, signe que, même sur le grand parcours (et surtout sur
celui-là, nous dira le président Pascal, au retour) il y a une belle affluence.
Pas de crêpes au deuxième ravito, je me souviens pourtant d'un barnum au bord de
l'étang de la Grand-rue, où les gars avaient carrément transporté des
gazinières pour préparer les crêpes, impressionnant crois-moi !
Pas trop de difficultés sur le
parcours, un peu de vent de face quelquefois, pas bien chaud, un ou deux
passages légèrement humides parce qu'à l'abri, deux ou trois fondrières
remplies de glace qu'il nous faut contourner, mais rien de méchant. Qu'est-ce
que ça aurait été par un temps doux et pluvieux !
On aborde soudain un curieux
passage : on est le long d'une rigole d'alimentation de canal, bien en
contrebas et il nous faut passer sur le bord, entre les arbres à gauche et la
pente bétonnée à droite, avec le plus souvent, tout juste la place pour le
passage des roues. ! Heureusement que ce n'est pas glissant ! Ça
aurait été passage impossible sinon. Risqué, mais, bien sûr, amusant… même si
c'est un peu long.
On a gagné, pour finir, le
secteur des étangs et l'on retrouve aussi les canaux avec leurs biefs, leurs
passerelles à balancier si pittoresques. C'est de nouveau plus roulant et
rapidement on aperçoit la flèche de l'église d'Ouzouër.
Dans la salle, c'est vraiment
bondé et il faut jouer des coudes. Entre les crêpes d'un côté, le cidre et/ou
l'apéro de l'autre, le parcours est, là aussi, très technique ! Tu parles
que personne n'est pressé ! Mais c'est vraiment sympa. Du coup on
s'attarde un peu aussi.
Bon, dimanche prochain ?
Autre menu, qui n'aura rien d'une crêpe, puisqu'il ne sera pas vraiment
plat ! C'est « Les Coteaux du Sancerrois » à St Satur. On donne
là dans le consistant. Pas bien long, mais on risque d'y passer du temps quand
même. Un conseil : vérifie bien, avant de venir, que la chaîne passe
correctement sur le petit plateau, ça vaut mieux ! |
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| mardi 20 janvier 2009, a 00:29 |
| Rand’eau chez M’eau-rice et M’eau-nique |
Toute la semaine, les bulletins météo ont été
formels : dimanche pluvieux (plus vieux que la semaine dernière en tout
cas, sûr !), et pis tu pouvais regarder toutes les chaînes, les radios
etc... U-na-ni-mi-té ! Avec, parfois, un petit commentaire pour te tourner
le canon de soixante-quinze dans la plaie, du genre :
« Précipitations SOUTENUES » ou, variante, « Pluies
ABONDANTES »…Tout juste, au dernier moment, des cartes avec un léger mieux,
possible… l'après-midi !
Alors te dire qu'au lever, je
mets un moment avant de me décider à ouvrir les volets... Déjà que
j'entends le vent qui tourne autour de la maison, en ronflant… Aussi :
surprise quand je mets le nez à l'extérieur : pas de pluie du tout et c'est
même assez sec, signe que peut-être, il n'a PAS ENCORE plu ! Et, of course, lorsque, un peu plus
tard, je monte en voiture, c'est pour actionner les essuie-glaces ! Car cette fois-ci, ça a l'air de s'y
mettre sérieux.
Fait rien, Rogntidiou ! J'y vas !
D'abord on est invité pour une rando (j'ose pas dire une
S.E.C, vu le temps) que les VTTistes de l'ECCOnflAns organisent pour les autres
cyclos du club. Et c'est chez Maurice, à Nogent, que ça se passe. Alors… J'ai
su au dernier moment que la Rando de la St Vincent, à Neuvy/Loire, c'était ce
dimanche-ci et non le prochain. Flûte ! C'est toujours sympa, cette rando
pédestre qui nous accepte fort aimablement, et où l'on a l'habitude de se
regrouper pour allonger un peu les circuits prévus pour les marcheurs par une
boucle supplémentaire, que nous concoctent en général les
« Frapadingues ». Dommage qu'on n'ait pas pu synchroniser ça un peu
mieux !
Et Actif-Michel et Anne ? Se
seront lancés de ce temps ? Pas eu de coup de bigo ce matin mais pas
besoin, je n'ai pas atteint Bonny qu'un appel de phares, à travers le rideau de
pluie, me renseigne : ils sont juste derrière moi ! Quel timing !
Même chose quand on arrive chez
Maurice et Monique : en cinq minutes, tout le monde est arrivé ! On
s'engouffre dans un sous-sol visiblement conçu pour accueillir du monde :
la table est dressée : gâteaux, sucreries, tasses, verres, café, jus
de fruits… Ça c'est de l'accueil ! En pas longtemps, on a fait
connaissance avec les têtes peu ou pas encore connues et l'ambiance est au
top…On en oublierait bien l'extérieur. Mais bon, on n'est pas venu QUE pour
être autour de la table : on met le nez dehors pour constater que la
chaleur de l'ambiance à dû conjurer le sort : il ne pleut plus ! On
sort tout de même l'équipement ad hoc, photo et go !
Oui, bon, ça pleuvaille un p'tit
chouille, mais rien de méchant. Nous voilà partis sur les chemins qui longent
l'arboretum des Barres : Maurice nous a déjà emmenés par là et c'est sûr
que, malgré la flotte, on y roulera sans trop avoir maille à partir avec la
boue. D'ailleurs l'allure est vite bonne, malgré un vent que l'on sent même
entre les arbres, et le groupe s'étire au gré des conversations ou des niveaux
de forme. Histoire de regrouper, on fait un arrêt où certains se risquent à se
débarrasser de l'imper ! Audacieux, non ? D'accord, même s'il ne
tombe plus rien depuis cinq minutes et qu'on a aperçu un semblant de ciel bleu
entre deux nuées tout à l'heure, il faut être d'un optimisme assez démesuré, je
trouve, mais bon.
Ça ne rate pas ! Peu à peu,
mine de rien, la pluie reprend. On fait un peu semblant de ne pas s'en soucier
et de la traiter par le mépris, tout occupés qu'on est à admirer des
chevreuils : deux ici, trois plus loin, un autre encore qui réapparaît un
peu plus loin.
Vexée de notre attitude, la pluie
y va maintenant avec la grosse artillerie ! Des gouttes, mon vieux,
grosses comme ça ! Et serrées, avec ça ! Et froides en plus ! Le
vent a redoublé aussi et comme on est en plein à découvert, à travers champs,
on en profite un max ! Dos voûté, sous l'averse et les rafales, chacun a
le nez dans le guidon, l'eau ruisselle à travers les ouvertures du casque coule
sur le front, derrière les lunettes embuées, dégouline de la visière, imprègne
les gants, le cuissard, les chaussures. Pour résister au vent latéral, on prend
de l'angle avec le vélo, si bien qu'il arrive que l'on en perd un peu
d'accroche latérale sur le chemin détrempé ! Même pas la niaque pour aller
chercher un vague abri derrière un autre. On n'a pas même fait groupe pour
lutter. Nous sommes plus ou moins égrenés au long du chemin où chacun, vague silhouette grise au
milieu du gris, nez sur les pédales, s'attache à lutter contre les éléments et
tenter de progresser. Un tour de manivelles, puis un autre. On rêve de
s'arrêter? Idiot. Cela ne stopperait pas la pluie que le vent, parfois, te fait
même entrer dans les oreilles ! Il FAUT avancer. Certains s'essaient à
discuter, pour tromper la difficulté. Mais je crois qu'on guette tous l'arrivée
près d'une maison, d'une grange, d'un hameau où l'on pourrait souffler dans un
abri, aussi précaire soit-il.
Un peu après un panneau indiquant
« Les maisons sèches »(!!!) on traverse un petit hameau : dès qu'on a
pu, on a tourné à droite pour s'arrêter derrière le mur d'une maison, à l'abri
du vent et donc, un peu, de la pluie. Les autres passent tout droit : c'te
blague ! À cinquante mètres, il y a un beau et grand hangar. Quel superbe
refuge, où, de plus, nous attend un ravito comme on n'en a pas souvent pour des
randos officielles !
Le moral est bien revenu. Mais
bon, on ne va pas non plus passer le reste de la matinée là. D'autant pLus que,
bien sûr, en s'arrêtant un peu longtemps, on prendrait bien un peu froid.
Maurice et Christian, les deux locaux, se sont concertés : on va rentrer
au plus court, car, même s'il pleut avec moins de violence que tout à l'heure,
ça ne s'est quand même pas arrêté.
Alors on « prend la route en
long », comme disait mon papa à moi. Un petit détour quand même pour
passer par le site de direction de l'arboretum (intéressant !) et l'on
rallie Nogent. Trempés des pieds à la tête, on n'a plus qu'une idée : être
au sec ! On a investi tous les abris, garages et autres, de chez Maurice
pour tâcher de se changer. Un p'tit coup au vélo et hop, on retrouve la chaleur
du sous-sol de Maurice et Monique où nous attend, derechef, une table largement
servie.Les bouteilles passent de main en main, les « clings » sonnent
de verre en verre et les discussions vont bon train : on évoque, une autre
histoire d'eau, évidemment, la Rando des Gués, pour laquelle, malicieusement,
Michel-Léopold, enveloppé dans un peignoir d'un bleu tendre particulièrement seyant, semble
prêt ! Les verres se vidant facilement, on en arrive à lancer les paris
les plus fous, ainsi Pierre se dit partant pour la « Forestière »… s'il
perd 20 kg d'ici là ! Aussitôt un pèse-personne est apporté pour bien
mesurer l'enjeu, séance tenante! Belle gageure …À suivre !
L'heure a vite tourné et l'on
songe à regagner nos pénates, même si Maurice propose maintenant de prolonger par un repas à la bonne
franquette. Tentant, Maurice, bien sûr, on est si bien ici. D'ailleurs,
décidément, il semble que notre amicale réunion ait le don de chasser les
nuages, car, alors que nous regagnons nos voitures, la pluie a vraiment cessé
et c'est maintenant le ciel bleu qui nous accompagne et même le soleil. Mais
ça, nous l'avions déjà dans la tête et le cœur !
Pour trouver une rando organisée,
dimanche prochain, il faudrait aller jusqu'à St Cyr-en-Val. Ou attendre, bien
sûr, la « Rando des Crêpes » des amis d'Ouzouër sur Trézée, le 1er
Février. Pour ma part, je vais, entre-temps, passer une semaine à la montagne.
Avec des vététistes, bien sûr, mais pas nécessaire, je crois, d'emporter le
vélo sur ce coup-là !
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| mardi 13 janvier 2009, a 00:42 |
| Ménestreau : on en vœux ! |
En regardant l'ami Gérard, organisateur en chef de la
rando de Ménestreau, tu sais la « Rando des gâteaux de riz et de
semoule » (rien que ça !), qui, encagoulé et empanaché de buée,
attend les voitures des participants, et leur indique parfois leur place en
disant : « Là-bas, comme d'habitude ! », je me fais la
réflexion que ce rendez-vous n'est vraiment pas ordinaire.
C'est vrai qu'aujourd'hui, un peu
plus que d'habitude, on peut dire que c'est celui des mordus ! Des mordus de froid, oui, d'abord,
parce que la température, dehors, c'est l'ordre de moins 8 ou moins 9… dans ces
cas-là, on se dit qu'on trouvera des coins à moins dix, possible non ?
Pour moi c'est mon maximum à VTT (ou plutôt minimum, non ? La langue française
a de ces pièges !). Donc, seuls les mordus sont sortis. Et on s'équipe
plutôt dans la voiture, à l'abri, ne pointant le nez dehors que pour saluer les
autres tordus (tiens, il n'y a qu'une lettre de différence avec mordus, comme quoi, c'est voisin, non ?) et leur
souhaiter la Bonne Année. La « boune an-née » qu'on disait justement
dans ce pays, au temps jadis. Car je suis quasiment du coin, je te l'ai déjà
moult fois raconté. Tu vois le
clocher qui dépasse là, derrière le coteau ? C'est Mon clocher, mon vieux,
celui de Couloutre ! C'est à deux trois kilomètres, même pas, un tout
petit village que j'ai traversé au pas tout à l'heure en arrivant, en mettant
un nom à chaque maison… Le nom de ceux qui les habitaient autrefois, et quelquefois encore, même si la plupart sont fermées maintenant. Ma maison à moi
c'était l'école, juste au pied du clocher qui me donnait l'heure la nuit. Une
quinzaine d'années, j'y ai passé, mais quinze années qui comptent plus que
trente dans une existence, je pense.
Contrairement aux recommandations que j'ai données aux
copains, j'ai, malgré les forts risques de verglas, suivi la toute petite route
qui montait derrière chez moi, à la lisière du bois, là où ce que j'ai fait (entre autres choses) du VTT, sur
mon «Alcyon » bleu (déjà !), bien avant qu'on ait donné un nom
à cette pratique. Un pèlerinage, que je fais, un peu, tu vois.
Ben, justement, pèlerinage, ça
tombe bien puisque Ménestreau, ça vient de « monasterium », tu me
vois venir ? Rigolo d'ailleurs car la colline au-dessus, s'est quelquefois
appelée « minaret », ou "minarai", corruption de minerai,
évidemment, qu'on trouve aussi comme nom, car on extrayait du fer dans la
région … dans l'temps !
Bon, alors, c'te rando ?
J'y viens. Mais, que veux-tu, le
temps de s'équiper, de retrouver les copains, de remarquer que certains ne sont
pas venus, de boire un caoua près du poêle… Enfin, ça permet d'avoir
pilepoil le soleil qui passe le haut du premier coteau, auquel on s'attaque
juste en partant. Une petite montée pas trop méchante, entre deux champs
enneigés, mais qui te fait vite fumer du bec comme une loco et qui t'offre
l'avantage de réchauffer l'dedans, pire (et mieux) que la goutte du père
Marlot, tu vois, au café du milieu du bourg…
On s'engage dans la forêt, en
continuant de monter, qu'à force d'à force, notre groupe s'écrème sérieux.
C'est vrai qu'on se demande un peu tous où l'on en est de la forme, après
souvent une quinzaine de jours un peu costauds, côté flacons et fourchette.
Qu'un certain Michel de St Martin (car tourte la bande de l'ECConflAns, ou
presque, a fait le déplacement, je sais pas si tu te rends compte !), oui,
donc que le Michel, il a même continué les abus hier encore (qui était
d'ailleurs ce matin, au final) et donc… semble avoir du mal à trouver tout
de suite le rythme. Par contre, je suis tout surpris de me sentir pas trop mal,
parce que ces derniers temps, j'ai plus travaillé la descente que la montée,
des descentes de côte, quand même, Côte Rôtie, Côtes de Blaye, tu vois le
genre…
À force de grimper, on arrive de
l'autre côté : c'est THE descente du jour, celle qui te mène à
Villiers. C'est marrant d'ailleurs que, sur le schéma habituel, le Loulou et
ses acolytes, ils ont trouvé, dans le tracé, des petites différences qui
bluffent, comme s'il y avait un chemin parallèle. Enfin, toujours est-il que la
descente, l'est vraiment sympa, dans les feuilles gelées, avec ce qu'il faut de
côté technique pour s'amuser... gaffe quand même aux « roins »
gelés ! Le Michel s'y refait la cerise, comme de juste, et, après s'être
regroupés en passant devant le château local, on se dirige vers la vallée du
Nohain. Deuxième type de paysage, classique dans cette rando. Quelquefois,
c'est le coin boueux et pas toujours marrant, mais aujourd'hui, le sol dur est
un régal. C'est peut-être ça qui me donne la forme, j'adore ces conditions où
le vélo répond bien, les roues accrochent…un délice !
Un p'tit coucou de loin au
clocher dont au sujet duquel je te causais t'tà l'heure, un passage auprès de
domaines dont les noms sonnent profond dans mes souvenirs, et puis c'en est
tout de Couloutre, on n'ira pas par là… Trop compliqué paraît-il, pour des
organisateurs qui ont de plus en plus de boulot administratif dans la
préparation d'une rando, je ne leur en veux pas...D'ailleurs, qu'est-ce que
j‘attends, moi ? J'ai qu'à prendre mon biclou et me lancer par là quand je
veux, non ?
Le temps que je te raconte ça, on
a gagné le ravito après avoir traversé de grands champs qui ont au moins
l'avantage aujourd'hui d'être au soleil. Pause auprès du feu, avec un petit vin
chaud (le sevrage, ça se fait doucement, hein, pas trop vite…) le temps aussi
de réconforter Pilou qui a cassé son câble de dérailleur et roule, du coup, sur
la route. Dommage pour lui, aujourd'hui, c'est un jour à être sur les chemins,
vraiment. J'en profite aussi pour comprendre pourquoi mon « Camel »
semblait bouché : j'ai voulu utiliser (Enfin ! car j'avais ça au fond d'un tiroir depuis un an ou deux) le tube avec valve recouvert d'isolant. Seulement
je ne l'ai pas essayé avant de partir, et donc pas donné le petit coup de canif
nécessaire pour ouvrir la valve. On procède au dépucelage et ça roule de
nouveau.
Cette fois on est dans les bois
du « Minerai » entre Entrains et Ménestreau, une espèce de bosse
comme un dos de baleine, pas bien pentu, sauf au-dessus de Ménestreau,
mais que l'on monte et descend un
certain nombre de fois. Le plus souvent, on se trouve sur des allées assez
droites et on voit, là-bas, les gars qui sont devant, plus haut...
Histoire de te donner le moral… Un qui ne doit pas l'avoir, c'est le Michel de
St Martin. On roule tous plutôt O.K, avec Alain, Christian (qui a fait
ressouder le haut du tube vertical de son cadre, pas mal !) Maurice,
Actif-Michel et Anne aussi, mais notre Ocrien de St Martin, il a décidément du mal à
retrouver le rythme après sa soirée d'hier… Pourtant, ce genre de truc, c'est
surtout au début qu'on le sent, souvent, en roulant, la forme revient peu à
peu. Ben là, on dirait plutôt l'inverse. Les montées ne sont pas méchantes mais
longues et ça, ça ne passe pas.
En plus dans les derniers
kilomètres montants, on a lâchement un peu appuyé, avec Alain, grisés par le jeu de la trace que l'on cherche
entre les différentes ornières gelées où l'on trouve parfois un passage carrément
sur la glace (Ouf, ça tient ! Mais gaffe à la glissade !). Ou bien
alors, c'est le parfum des gâteaux de riz que l'on sent déjà ? Toujours est-il qu'on a dû laisser un
peu les autres derrière. Un passage près d'une mare gelée (où j'en ai déjà vu un
s'étaler) et l'on arrive au-dessus du village, on laisse une belle descente sur
la gauche (dommage) pour regagner directement la salle d'accueil, où l'on
s'attaque alors sérieux aux fameux desserts promis, à côté des trois
« Frapadingues » qui ne donnent pas leur part aux chiens. C'est juste comme
on en est au deuxième verre et à l'assiette de rab' qu'on a réussi à négocier,
que se pointe l'ami Michel qu'on a bien laissé tombé ! Et de nous
expliquer qu'il a fait toute la rando avec un boîtier de pédalier bien
mal-en-point : du coup, on va voir : il a une drôle de touche, c'est
vrai, son axe, mais surtout, pour réussir à tourner les manivelles, même à la
main, faut s'employer un brin ! Eh ben, chapeau le Michel ! Tu parles
d'un handicap ! Dommage qu'on n'ait pas eu de galette, car c'était lui qui
méritait la couronne, en ce dimanche qui suit l'Épiphanie…(car tu sais,
n'est-ce pas, que Marius et César épient Fanny !).
Bon, la météo annoncée n'est pas
folichonne pour dimanche prochain et je n'ai rien d'autre en rayon qu'une rando
en Sologne à Nouan le Fuselier, si tu te sens… Sinon, on épluche les
calendriers qui sont parus pour faire le nôtre. Si tu as des infos, merci.
Et pis… Boune
An-née !!!! à toué, ta
douce, le reste de la compagnie et pis… ton vélo, pardié ! |
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| dimanche 28 décembre 2008, a 20:05 |
| Noël et St Sylvestre : c’est l’étang des oies et des canards… cygnés Alain ! |
Actif-Michel est passé me chercher avant l'aube et nous
roulons vers les Choux (plutôt Varennes-sur Truc ou machin) où nous attend
Alain. Il fait encore bien noir, mais j'apprécie ce moment où nous pouvons
encore profiter des décorations de Noël des rues et surtout des maisons, de
part et d'autre de la route. C'est parfois un peu tape à l'œil, souvent naïf
mais toujours gai. Les autres maisons en semblent d'autant plus sombres et même
tristes, en comparaison, comme des maisons vides et anonymes. Il suffit d'un
tout petit rien allumé pour que tout change : comme un clin d'œil de
connivence, c'est sympa, enfin moi, je trouve.
On a donc un œil ébloui sur ces
décors et l'autre sur le tableau de bord où le chiffre de la température
extérieure tourne autour de –5° ou –6°… Pas chaud, hein ? Même si tout à
l'heure le soleil remplacera les
étoiles, on le trouvera drôle en quittant la chaleur de la voiture. Michel
baisse peu à peu le chauffage intérieur de deux ou trois degrés pour qu'à
l'arrivée on ne subisse pas trop d'effet frigorifiant, pourtant l'habitacle
semble un doux cocon, un abri préservé et moelleux : j'ai toujours bien
aimé cette sensation de rouler dans la nuit bien au chaud dans une
voiture ; gamin, j'essayais de ne pas m'endormir pour en profiter, je
l'appréciais même quand, le lundi matin, mon père me reconduisait à l'internat,
et pourtant !… Tu sais cette sensation qui te fait te recaler comme si tu
voulais t'enfoncer un peu plus dans ton siège, tu vois ce que je veux
dire ?
Timing impeccable : on
retrouve aux Choux l'ami Michel qui arrive de St Martin pile à l'heure pour
nous conduire jusque chez Alain. Le ciel blanchit à peine du côté de l'Est et
ce n'est qu'après avoir pris un café-croissant bien agréable, devant l'insert
surchauffé, après avoir complété et vérifié notre
harnachement (multicouches de vêtements spéciaux, sachets chauffants, qui
sous les pieds, qui dans les gants, etc.) que le soleil passera timidement la
crête de la forêt en face la maison d'Alain. Actif-Michel est déjà le nez
penché sur sa machine : l'amortisseur semble affaissé et le débattement
réduit. Effet du froid ? Ça ne s'arrangera pas vraiment en roulant…
On a juste suivi un tout petit
bout de route pour vite chercher le couvert de la forêt, d'accord on ne profitera pas de la très relative
petite chaleur du soleil, sans doute, mais on sera à l'abri d'un petit vent
qui, par cette température, nous aurait vite glacé ! Les premiers chemins
sont assez défoncés, mais, magie du gel, ils sont durs. Il faut évidemment
soigner sa trajectoire, se méfier des roins qui t'enferment et font accrocher
les pédales, mais quand on voit ce que les sangliers ont fait subir à certains
passages, on se dit qu'il aurait été encore plus difficile de rouler par temps
doux ! On évite (ou pas) les flaques gelées dont la glace craque sous le
poids des vélos (et de leurs pilotes, après les agapes de Noël !). C'est
tout de même très roulant dans l'ensemble, mais on roule assez pépère :
pas trop envie de se geler les extrémités en créant, par la vitesse, un vent que
l'on est bien content d'éviter en sous-bois. Justement, tiens, les sous-bois
sont bien agréables : un vrai décor de Sologne, avec bruyères, terre
sablonneuse, bouleaux et… étangs ! Question de ça on est servis, on passe
d'un bord d'étang à un autre : tous sont gelés et l'on s'amuse de voir les
canards, les oies et les cygnes réduits au patinage imposé. Comme en Sologne
aussi, des panneaux annoncent de beaux domaines et aussi des interdictions de
passage, parfois. Parfois aussi des chasses en cours… Alain et Christian
jonglent avec les traces, les allées, les carrefours, nous on suit…Quelques
haltes, quelques photos. Avec la matinée qui s'avance, on est vraiment bien à
rouler dans un paysage pareil sous le soleil. Mais le froid persiste :
aucun signe de dégel au sol (et c'est tant mieux) et dans l'air non plus
d'ailleurs : un petit passage sur le bitume, où nous nous risquons à
appuyer un peu (si peu) plus, a vite fait de nous geler mains et pieds. Ici et
là, nous reconnaissons tel ou tel endroit, déjà traversé lors des randos
organisées aux Choux, mais rien qui puisse nous repérer vraiment et l'on se
retrouve devant chez Alain sans nous être rendu compte du retour.
Quelques tours de roue
supplémentaires pour faire le tour du propriétaire, du petit étang en
sous-bois, et l'on se retrouve acagnardés autour de la cheminée, verre en
main…Gagné par la chaleur du lieu, des verres, des copains, on discute de tout
et de rien, des problèmes de bris de cadre, tiens, en particulier, car
figure-toi que Christian, en rangeant son vélo dans la voiture a remarqué une
cassure du tube vertical au ras de la tige de selle, alors les
« Vitus », ça casse aussi ? À quoi se fier ma bonne dame !
Il faut bien briser le moment
magique : saluts, souhaits de bonne fin d'année et à plus, on ne
s'éternise pas dehors. Le rendez-vous suivant est surtout pris pour Ménestreau,
tu sais, je t'en ai parlé la dernière fois, n'oublie pas ! Et puis, si tes divers réveillons et
repas t'ont laissé un peu de place, tu auras droit là-bas à un fameux gâteau de
riz (ou de semoule) accompagné de crème anglaise ! Si Si ! Ah, tu
vois, je t'ai convaincu ? M'étonne pas, un bec-fin comme toi ! Alors
pas trop d'excès côté fourchette d'ici là, et tu seras top pour l'année
prochaine ! |
|
| mardi 23 décembre 2008, a 11:10 |
| Rando du solstice : le jour le plus court ! |
« T'es sûr qu'il faut qu'on y soit à 8h et
quart ? Mais il va encore faire nuit ! » Actif-Michel m'avait
prévenu : le rendez-vous chez
Michel à St Martin-sur-Ocre, en ce jour de solstice d'hiver, c'était un débarquement…
« Le jour le plus …court ! ». Autrement dit on allait démarrer
dès potron-minet. (j'aime bien cette expression, « potron-minet »,
faudra que je cherche d'où ça vient, tu sais, toi ?). D'ailleurs, sur la
route qui même au fief ocrien du Sire de St Martin, ce sont surtout des phares
que j'ai dans le rétro, impossible de savoir qu'il s'agit de la voiture d'Actif
et Anne qui m'ont rejoint peu avant d'arriver.
De là à avoir besoin de mettre les gilets fluos pour
entamer notre rando…faut pas exagérer, parce que avant d'enfourcher nos
montures, il y a le café prévu sous l'abri des copains. Le Michel, c'est un
gars qui sait recevoir : outre caoua, panetone et cake, préparés pour
nous, le garçon a passé une partie de son samedi sur le vélo (bon, O.K.
y'a pire comme contrainte, mais quand même !) pour vérifier l'état de
certains passages où il compte nous conduire. Du pro, quoi !
Car même si c'est aujourd'hui l'hiver, pas de gel qui
durcirait le sol et rendrait traversables certains bourbiers potentiels :
il fait plutôt doux et on se plaindra davantage de s‘être trop couvert que de
froid aux pattes, au cours de notre sortie.
On prend des nouvelles des uns et des autres
copains : des gens de Gien-Relax, avec Christian, le moustachu président
historique, qui a passé la main lors de l'A.G de vendredi, des
« Frapadingues » aussi, qui roulent ce matin côté Berry, pour
préparer la future « Rando des Beignets »
On a fini par partir à une heure encore raisonnable. On
est huit en tout, les cinq de l'ECConflAns, Anne et Actif-Michel et puis
mézigue. Où va-t-on rouler ? Bords de Loire ?…Mouillé, par ces
temps… Les grimpettes du côté de
Châtillon ? Ou encore Outre-Loire, derrière Gien ? Entre les randos
ici, les S.E.C avec Gien-Relax, les randos de St Gondon et de Châtillon, on
commence un peu à connaître. Pourtant Michel va trouver, pour la deuxième fois
en pas longtemps, des secteurs inconnus. D'abord il réussit à nous faire
traverser un domaine privé, une ferme en plein champ, au moment où le proprio
traverse la cour… hum ! Ben, la moindre des choses est de s'arrêter saluer
le monsieur et lui expliquer que… Le mec est sympa et apprécie la courtoisie,
dont chaque vététiste qui se respecte doit se prévaloir (en plus c'est écrit
sur la charte du vététiste punaisée au mur de mon bureau, na !) et nous
fait remarquer que nombre de motos n'ont pas cette attention ! Bon, ben,
M'sieur, merci, on continue.
Ici et là, on va bien reconnaître un bout de route ou de
chemin mais très vite, on sera de nouveau désorienté par une bifurcation
inattendue. Tiens, cette traversée de bois, chouette, non ? Connaissais
pas. Du coup on y reste un peu plus longtemps, car le « Lapierre »
d'Actif-Michel crève pour la première fois de son existence! L'occasion
d'une réparation collective, tu vois le genre : un qui passe une chambre à
air, un autre qui démonte, un qui passe le chiffon pour essuyer la merdasse de
ce qui reste de produit anti-crevaison, un autre la pompe, un autre
(devine) qui photographie, et deux ou trois qui en profitent pour libérer le
café avalé avant le départ…
On continue nos zigs et nos zags, dans le paysage local,
avec, comme repère, dès que l'on peut voir un bout d'horizon, le clocher et le
château de Gien, sur notre droite le plus souvent, et bien sûr le triple
panache de vapeur de la centrale de Dampierre. On s'en rapproche d'ailleurs de
plus en plus au fur et à mesure
que des chemins plus familiers nous ramènent vers les abords de St
Gondon : Michel a tout prévu: un bout de descente nous conduit chez les poules: elles ont les jambes longues et fines et et le derrière orné d'un bouquet de plumes d'autruches !... Normal puisque c'en sont (et Dalila?), des autruches (tu croyais quoi, toi?Hein?) Les fameuses bestioles de l'élevage local que nous avons l'habitude de saluer de
nos quolibets, lors des S.E.C hivernales de Gien-Relax, mais qui sont une
découverte pour Actif-Michel et Anne. On se ferait bien une petite
pause-ravito, non ? Notre driver Michel nous a prévu ça en fait dans un
site pittoresque, auprès d'un ancien lavoir bien retapé, en bord de rivière, à
côté d'un vieux pont (photo).
On repart à travers les rues et ruelles anciennes du
charmant village, une traversée touristique qui nous conduit en fait sur un
parcours aménagé avec bosses, virages, creux etc… Alain est devant et s'arrête
brusquement en haut de la bosse : pas possible ! Le trou derrière
doit être vraiment impressionnant pour qu'il « refuse l'obstacle »
ainsi ! En fait, il vient de se prendre une petite branche acérée qui
s'est plantée dans sa pommette juste en dessous de l'œil gauche ! À deux
centimètres près… Portez des
lunettes les gars, complément indispensable du casque !
On reste un petit moment sur le site à tourner-virer comme
des gamins, qu'on est forcément, comme je te l'ai expliqué lors d'un précédent
article, on prend des photos en action et puis on s'extrait pour regagner un
peu pus loin la levée, direction Poilly-lès-Gien ; il fait vraiment
bon et il s'en faut de peu que
l'on ne voie le soleil. On remonte vers St Martin où l'on fait un petit
crochet, pour visiter le chantier de la maison d'un collègue des gars de l'ECC.
Ça permet, du coup de voir nos compteurs
afficher un total de 40 km raisonnable. Il n'est pas trop tard, mais
entre lavage des vélos et rinçage... des gosiers, ça nous prend une bonne
heure… Faut c'qui faut, non ?
Un préambule, en quelque sorte aux futures agapes. Usez-en
sans z ‘abuser, festoyez de belle façon, Gente compagnie, que Papa Noël
vous apporte la paire de roues, le dérailleur ou la sonnette dont vous rêvez,
vous nous montrerez tout ça lors de la prochaine sortie. Au niveau de
« l'organisé », il faudra attendre la rando des amis de St Père, à
Ménestreau (pas en Villette, mais près de Donzy, Nièvre), le 11 Janvier, je
crois. Bonnes Fêtes à tous ! |
|
| lundi 01 décembre 2008, a 15:56 |
| Faire sienne la « Vetuladomussienne » |
Boudiou, le bulletin météo du samedi soir ! Tu parles
que, comme beaucoup d'autres, je me colle devant la carte télévisée du ciel du
lendemain : là, c'est : « Restez chez vous, ne circulez qu'en
cas d'extrême nécessité », le tout assorti de mots comme : risque
important, niveau de vigilance, neige, verglas, brouillard et même rafales de
vent (et derrière et sur les deux côtés !) tout le toutim, quoi. C'est
bien simple, j'ai zappé avant que le reste de la famille ne voie ou n'entende
ça de peur qu'on ne me séquestre au petit matin.
Car j'ai bien l'intention de voir
de quoi il retourne en réalité !
À travers les persiennes, je ne
perçois dans la nuit du petit matin (il est 5 h 30 tout juste) aucune clarté
particulière, caractéristique d'une couche de neige, c'est déjà ça ! Pas
de bruit de vent non plus et, lorsque je mets le nez dehors : pas de
pluie ! Le sol est archi détrempé, c'est sûr, mais, bon, on a eu connu
pire !
Les essuie-glaces ont bien balayé
un peu de neige, trace d'une averse de la nuit sans doute. Si ce n'est que ça,
pas bien grave. Il est tôt encore et je ne reconnais pas encore les émissions
radio qui rythment mes départs du dimanche matin. J'ai prévu une heure de
route…
En quittant la RN 7 à Briare, mes
phares balayent des champs blancs de neige et, plus loin, à Gien, la route de
Lorris, que je trouve non sans avoir un peu hésité, est, elle aussi, d'un blanc
juste marqué par le passage de quelques voitures. Bon, ben… Je tente quand même
de m'aventurer plus loin, vers des contrées inconnues. Je t'avoue que l'idée de
faire demi-tour et de passer un coup de bigo à Michel de St Martin m'a effleuré
un instant. Mais ça roule quand même sans PB, simplement j'ai levé le pied,
évidemment et lorsque je découvre le petit et coquet village de « Vieilles
Maisons », tout près de Lorris, il y a déjà du populo arrivé, comme
quoi, « Neige du matin… tu
viens ! ». Tout près de l'accueil, je vais vite m'inscrire et
signaler aux copains, que, si ! si !, je suis bien là, des fois
qu'ils partent sans moi ! Car il va falloir du temps quand même pour
m'équiper : une couche, une
autre, une autre encore et, surtout, protéger les pieds. La sortie de Bonny avait marqué
mes chers nougats… bobo ! Alors je sors le grand jeu : crème
chauffante sur mes arpions mignons, chaussettes de soie, coussinets chauffants
sous l'avant-pied, chaussettes étanches, chaussures et ces damnées
sur-chaussures si difficiles à enfiler. Inutile de te dire qu'avec tout ça, je
n'ai pas eu le temps d'aller avaler un café, pourtant j'aurais bien aimé…Les
copains piaffent, impatients de partir. Un coup d'œil circulaire : pas ou
très peu de têtes connues. La distance et le temps ont rebuté les gens du
« Sud ». Actif-Michel a renoncé, une rando plus une heure de route
pour rentrer, dur d'être à temps à la maison…Pas eu de nouvelles des
« Frapadingues », salué juste Claude de Gien-Relax, qui m'a semblé
bien esseulé. Michel m'a signalé quelques Trézeéens d'Ouzouër. D'autres sont
peut-être partis pour Vouzeron, ça ne devait pas être mal non plus par là. Je
me demande si Jacky aura maintenu sa sortie à la journée en Forêt de Tronçais…
On est partis sur le parcours de
44 km. Les deux circuits de 61 et 72 km ont été annulés, sinon, tu
parles !…
En fait, si j'avais été tout
seul, je crois bien que je m'en serais tenu à 35 km car je sais d'expérience
que des sorties dans la neige… (vois plus en arrière sur mon blog !).
Mais, bon, ici, on ne dépassera pas 180m de D+… N'empêche, dis donc, que les
baliseurs ont dû s'amuser : bonjour le marquage au plâtre dans la
neige ! Il leur a fallu tout refaire avec un fléchage de couleur !
Sympa le départ, le long d'une
rigole d'alimentation de canal. Ça ne roule pas trop mal, dans une neige peu
épaisse qui ne freine pas trop. Il ne pleut pas, comme annoncé et l'on ne sent
pas de vent, et, en plus, c'est joli ! Curieusement, malgré les conditions,
on dirait qu'il y a du monde, côté participants (que des VTT, dont on nous dira
plus tard que nous avons passé la centaine) et jamais on ne sera isolés sur les
chemins. Évidemment, dans un décor pareil, on pense photos mais attention,
poser le pied par terre (par neige plutôt) te fait repartir avec un sabot de
neige qui ne décolle pas. Bonjour les PB de pédales automatiques ! Je
roule ainsi quelques kilomètres sans pouvoir réussir à accrocher les miennes.
Canaux, écluses
pittoresques, forêt, étangs… Le décor, magnifié par la neige, est superbe.
On longe un étang par un single sinueux bien sympa et j'entends derrière moi un
participant commenter : « On fait LA partie technique du jour ! ».
Oui da ! Tu verras plus loin, mon gars ! Car, après avoir emprunté
une allée forestière large et juste un peu collante où Christian et Maurice
placent une mine qui m'asphyxie, on enquille une série de singles pas piqués
des hannetons : arbres, zigzags, racines glissantes, cailloux, ch'tites
passerelles de bois bien mouillé, tout y est. J'ai posé pied à terre pour un
passage délicat qu'un gars, un vrai, un costaud, s'entête à vouloir passer sur
la machine : ça ne rate pas, il dérape, se met en travers, peine à
récupérer son spad. Tu parles que j'ai perdu les copains de vue dans tous ces
tours et détours. D'autant que ça ne s'arrange pas, on suit maintenant une trace
étroite, en surplomb au-dessus d'un fossé bien creux, c'est sinueux au
possible, de temps à autre un trou risque de t'emmener dans le fossé, à
gauche! Entre ça, les racines, deux trois cailloux cachés par les bruyères et
le terrain quand même un peu (oh, si peu !) glissant, tu vigiles, mon
vieux, tu vigiles ! (Quoi?" vigiler" c'est pas dans la langue française? Tu chipotes, je trouve, tu m'as compris, oui? Vigiler, c'est rester en état de vigilitude, O.K?). Et puis, tu vois, malgré la nécessaire prudence, on appuie comme des malades pour faire ce passage le plus vite possible, c'est pas radoxal, ça? Le « seul passage technique » qu'il disait
t't à l'heure l'autre gars ? Et celui-là alors ? On l'avait déjà
suivi lors d'une rando d'Ouzouer-sur-Loire et je rêve de revenir passer là par
temps sec, ça doit être un vrai régal avec, en plus, les parfums qui doivent
flotter dans ces coins-là, quand il fait bon.
Ouf, on arrive au ravito, sous
une sorte de kiosque bâti dans une clairière, près d'un bon feu autour duquel
il y a du monde. Ravito unique, eh oui, mais bien pourvu : on y trouve, je
ne me rappelle pas avoir déjà vu ça, je crois, des yaourts et des crèmes
desserts ! Le chocolat chaud et le café ont plus de succès, je pense. J'ai
la surprise de retrouver là le « Pharmaton » des
« Frapadingues », accompagné du Tom, sur la boucle de 44, qui arrive
justement. Eh ben, la ville de Cosne est bien représentée ! Je me croyais
le seul fou à m'être lancé sur les routes. Reste, qu'ils me font remarquer
qu'on aimerait bien trouver des randos plus près, côté Nevers par exemple…
Attends, je t'en annonce une tout à l‘heure.
On est repartis à travers cette Forêt d'Orléans, dont
on ne se lasse pas. Organisation nickel : pas de faille dans le balisage
et bénévoles à tous les carrefours routiers, ici et là on salue même un
photographe. C'est vrai que le cadre prête aux clichés, on s'en met plein les
mirettes, comme avec cette vue sur un étang figé, semé de canards et d'une bonne
dizaine de cygnes blancs, cygnes (signes) de neige…C'était peut-être avant le
ravitaillement, je ne sais plus, mais tu ne m'en voudras pas ? On passe même à côté d'un ensemble de bâtiments modernes, isolé dans la forêt et on s'interroge: labo? Centre de recherche?... Un panneau nous renseigne: il s'agit d'un monastère ! Eh ben, on est loin de l'image médiévale de la chose !
Comme on avance dans la matinée,
la neige, déjà molle devient plus
pâteuse encore. On ne rencontre pas de bourbiers infranchissables à proprement
(si l'on peut dire) parler, mais tout est, au moins, fort mouillé de patouille.
Dans les passages plus difficiles, on sent (et on entend) les disques
et les plaquettes se livrer à un
corps à corps…usant, et sur les portions bien roulantes, l'eau boueuse jaillit
des roues, empattant les lunettes et donnant aux plus rapides, donc plus
arrosés, des airs de mécaniciens sur les locos d'antan. Eric, de Gien-Relax,
(tiens, un deuxième !) nous salue ainsi au passage et je t'assure que j'ai
eu du mal à reconnaître notre Papy Mac Cain sous la couche de boue qui lui
recouvrait le visage ! Par contre on n'a pas revu notre duo de Marsus…
La traversée du camping de
L'Étang des Bois (c'est ça?), désert mais pittoresque, annonce l'arrivée.
Finalement on n'a pas mal roulé : il n'est pas midi. Dans la salle
d'accueil, le pot nous attend avec une tombola, des coupes (et encore une,
chouette, pour Maurice) et, je vois ça pour la première fois, la projection en
continu sur le mur des photos de la rando prises au long du parcours ! En
voilà une idée qu'elle est bonne ! La Maison des Loisirs et de la Culture
sait organiser, il faudra recommander cette rando qui a lieu normalement le
dernier dimanche d'octobre, je dis ça pour que tu notes.
On se sépare vite, il va y avoir
du boulot de nettoyage à la maison ! Et déjà sur place pour être en état
de remonter en voiture. On serre des louches : à la prochaine, le
Dimanche 7 décembre, rendez-vous à Santranges, c'est dans le Cher au-dessus de
Belleville et Léré, pas trop loin donc, et c'est pour la bonne cause (Téléthon)
et puis l'an passé on s'y était régalé : c'est l'ami René qui avait tracé
le parcours, un connaisseur du coin, je te garantis. Au programme 16, 30 et 50
km. Info que je viens d'avoir à la mairie. Profitez-en bien et merci de laisser
le balisage pour que je puisse la faire le lundi, car je suis pris dimanche.
Je penserai bien à vous !
Et puis, pendant que j'y
suis : le 14, il y aura la
Rando Agglo Noël à Montargis (20, 30, 40 km, au Vélodrome de l'âme de
Montargis) |
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| lundi 24 novembre 2008, a 23:01 |
| Abonnés à Bonny |
Premier véritable froid : ce matin, le ciel est
clair, mais il a gelé. Le pare-brise est givré, il faudra faire tourner un peu
le moteur avant de partir. Dans le noir du petit matin, je charge vélo et
matériel avant de rentrer au chaud, choisir une tenue adaptée. Me suis pas levé
tard . La force de l'habitude de ces derniers dimanches, car j'aurais pu
traîner un peu plus que d'ordinaire : ce matin c'est le jour des
« pommes », la Rando de Bonny sur Loire. Tant mieux, je serai sur
place assez tôt et j'aurai ainsi le temps de voir les uns et les autres.
En fait, il y a déjà pas mal de
monde sur place, car c'est aussi un gros rendez-vous pour les marcheurs, qui
sont souvent à pied(!)d'œuvre de
bonne heure. Sur le parking improvisé, les placeurs s'affairent avec l'énergie
habituelle. J'ai le bol de me voir imposer (car ça ne rigole pas ici, je te
l'ai déjà raconté) une place pas trop loin et pas trop patouilleuse. Le René se
gare à côté de moi, ça me permet de me tuyauter auprès de lui sur la rando du
Téléthon de Santranges, qu'on avait bien appréciée l'an passé : ce serait
pour le dimanche 14 Décembre… à suivre.
Sous le barnum, pas grand monde
encore, côté VTT. De fait, c'est marrant, tous arrivent en 10 mn de
temps. Pendant que je m'équipe, je vois arriver les copains de l'EC
ConflAns, de Gien-Relax, des Frapadingues, d'Ouzouër/Trézée etc… C'est le
fameux créneau de 8 h 15 ! Bon. Tout est O.K ? Sur-chaussures (vains
dieux que c'est dur à enfiler !) veste thermique… Dès que je suis sur le
vélo, l'air vif me rappelle qu'il serait bon de couvrir aussi les z'oreilles.
Vite un saut à la voiture, sans traîner : c'est vrai que j'ai été content
de saluer bon nombre de gens que je n'avais pas vus depuis un moment, mais
comme on ne nous offre pas le café ce matin (et pourtant ça aurait été bien
venu !), personne ne s'attarde beaucoup au départ. Pas de Manu en vue, il
était descendu ce week-end, mais se montrait un peu circonspect hier. N'aura
pas pu sortir de sous la couette, si j'en crois son téléphone éteint. Il devait
être occupé aussi à négocier un séjour ski, m'est avis ! Faut c'qui faut,
pas vrai ?
Notre petit groupe habituel s'est
formé et a commencé à rouler sur un sol avantageusement gelé. La terre craque
comme des gaufrettes sous les crampons tandis que nous traversons les premiers
champs givrés. Sensation assez agréable, avec le soleil qui se lève derrière
les brumes. On respire l'air vif
et nos conversations font de la buée au-dessus de nous. Les chemins du secteur
nous sont si connus que nous avons l'impression de reprendre le même
circuit que l'an passé.
Vérification faite, il n'en est rien, puisque, l'an passé, le parcours était
assez différent : nous partions vers Neuvy et, de plus, nous n'avions eu
droit qu'à un seul ravito sur le circuit de 45km. Si, à Bonny, on n'a plus
notre compte en ravitaillement, ça ne va plus, car, justement, c'est un des
attraits de cette organisation ! D'ailleurs, c'est tellement connu que la
pub est faite en partie autour de ça. Les papillons qui annoncent la rando sont
barrés de la mention « Ravitaillements gastronomiques », c'est
dire !
Je roule un moment auprès de
Jacky, du VTT Nivernais : il organise, dimanche prochain, une journée de
rando en Forêt de Tronçais. La Forêt est nationalement connue, ce doit être un
truc à faire, cette rando ! Pour ceux que ça tente : départ de St
Bonnet-de-Tronçais à 10h. Renseignements : 03 86
93 40 57. Jacky, si
tu me lis, n'hésite pas à donner des précisions en commentaires de cet article.
Bon alors, j'en étais où ? On passe devant la
« Collinière » cette belle demeure isolée qui semble toujours déserte
et l'on gagne la voie romaine. Parcourus lors des randos de Bonny, de Neuvy, de
la Rando des Beignets etc… Ces chemins nous sont si familiers que l'on peut
anticiper le parcours qui va être suivi, pronostiquer l'état qui va être celui
de tel ou tel passage. Les marcheurs que nous croisons annoncent par leur présence
le ravito : enfin un café ! … Euh, après hésitation (du moins de moi,
d'autres se sont précipités, tu parles !), je me laisse tenter par un peu
de vin chaud. Ça réchauffe les doigts sur le gobelet et puis c'est pas dégueu
non plus, tiens !
Pourquoi le ravito me semble-t-il
moins fourni que d'habitude ? Tout est là pourtant : toasts de
rillettes et saucisson, et bien sûr les (petites) parts de tartes aux pommes.
Après tout, les cuisiniers(ères) bénévoles font ce qu'ils peuvent, c'est déjà pas
mal ! En fait, un coup d'œil sur les tables, derrière, où attendent les
réserves, m'apprend qu'il y a ce qu'il faut… Simplement, il faut savoir doser,
si on veut fournir jusqu'en fin de matinée.
Car nous donnons rendez-vous à tout à l'heure, en repartant pour
une deuxième boucle. On s'est correctement restauré, on a pu se regrouper,
papoter avec les copains arrivés avant ou
pendant, car on s'attarde nécessairement à ce genre de pause. On file
vers Neuvy, qu'on évite pour repartir vers Annay, après un vaste gué où il est
rare, sauf sur coup de frime, que beaucoup s'engagent, surtout en cette
saison ! Bien sûr, on l'évite (comme un moine tibétain en
méditation!!!--N'importe quoi !) soigneusement en passant sur un petit
sentier en corniche, où on ne sait pas trop ce qu'il faut le plus
craindre : les barbelés à gauche ou bien l'eau glaciale en dessous ?
Au fur et à mesure de l'avancement de la matinée, le sol
s'est vite dégelé et on roule souvent sur une fine couche de boue assez liquide
qui ne nous freine guère, mais commence à donner aux vélos et aux bonshommes la
parure hivernale habituelle, les garde-boue constituant, il faut bien
l'avouer, une protection toute relative. Petite halte au pont sur la vrille, à
Annay, pour se regrouper, puis grimpette au-dessus. On a retrouvé un bon groupe
des Frapadingues, que l'on suivra jusqu'à la deuxième halte-ravitaillement au
château de la Chaise. Derechef petit vin chaud, on y prendrait bien goût,
pardi, et honneur à la table, plus généreusement fournie cette fois-ci, comme je
le supputais.
Il ne reste plus que quelques
kilomètres et l'on file presque directement vers Bonny. Petit contournement
« habituel » du côté du camping, grimpette sous les remparts et
retour par le chemin toujours un peu collant qui revient par le champ au nord
du bourg. Christian a accéléré et Maurice, s'est collé dans sa roue, pour le
dépasser un peu plus loin. Sacré Maurice ! Alain démarre à son tour,
histoire d'aller l'asticoter, mais tiens ! Le Maurice restera intouchable,
devant. Cette dernière traversée a bien chargé les crampons et on sème de la
terre sur le bitume des dernières centaines de mètres qui ramènent vers les
vergers des Beaumonts. Vite se changer en gros, pas le temps de laver le vélo.
Un petit pot pour trinquer avec les potes, deux ou trois ponctions dans le
buffet d'arrivée (miam !) et je me sauve, parce qu'une répétition m'attend
à Nevers à deux heures. Tu me vois me pointer comme ça ? Déjà que l'air
frais respiré depuis le matin m'arrange bien la voix…
Va encore falloir faire un fameux
chemin dimanche prochain pour trouver une rando organisée : c'est à
Vielles Maisons, un (petit) peu plus loin qu'Ouzouer-sur-Loire (45). Sinon, tu
connais autre chose, toi ? Si
oui, signale-le vite dans un commentaire pour que tout le monde en profite !
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| lundi 17 novembre 2008, a 11:47 |
| L’Accro de L ‘ASCO |
Aïe ! aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !!!!!! C'est
tellement tiré par les cheveux, ce titre, que c'est à t‘arracher le
scalp ! Et puis c'est
vraiment usé jusqu'à la corde, le coup de la grotte ou des hommes de L'ASCO, le
club sympa d'Ouzouer-sur-loire, j'aurais pu me forcer à chercher autre chose.
Mais, d'un autre côté, c'est tellement tentant… et puis tu ne vas pas m'en
faire une (pré)histoire (aïe ! me frappe pas !)
Toujours est-il quand même – je
tiens à justifier mon titre, du moins en partie – qu' il y a de quoi devenir
accro de cette rando « Entre Loire et Forêt » ! Même que cette
année, mon Frangin, « P'tit Bill » de Germigny, a fait le voyage (il
a du mérite, il est parti alors que beaucoup étaient à peine levés !) pour
participer, avec femme et copains. Une sorte de voyage d'étude: z'étaient donc
une petite brochette de délégués de la « Germignoise », venus étudier
ce qui se fait un peu plus loin sur le bord de la Loire, sur le plan
organisation et là, ils étaient venus frapper à la bonne porte vu que,
justement, les hommes de L'ASCO sont des pros.
J'ai même réussi à être à l'heure
et l'on partirait presque dans l'étang … qu'est-ce que je raconte, moi, je veux
dire : « dans les temps » bien sûr, les EC ConfAnais, le frangin
et ma pomme, si, du côté du vélo d'Alain, il n'y avait un blème : ça remue
bizarre du côté de sa suspension, ou de sa boite de pédalier, ou bien des deux,
j'ai pas bien pigé… En tout cas, ça a l'air de rouler quand même, mais en
faisant un bruit un peu curieux, genre percussion brésilienne, you see ?
Enfin, bon, il faudrait juste que l'Alain, il pédale sur un rythme de
« bossa » et ça nous ferait un petit accompagnement sympa, mais bon,
il a pas l'air de vouloir se donner la peine, occupé qu'il est à ouvrir la
route sur le bord de Loire. Z'ont eu du mérite à nous trouver une voie, avec la
crue de la semaine dernière, ça le fait bien quand même, malgré un passage un
peu craignos, en surplomb au-dessus d'un riau qui sort de la levée. Mais il y a
deux personnes chargées de la sécurité sur place. Nickel.
Après ce petit passage, disons
classique, on s'enfonce dans la forêt. Il fait assez doux (à l'inverse de l'an passé où l'on se
pelait), et Actif-Michel et Anne, s'ils étaient là, auraient largement pu
remettre le cuissard court (qui leur seyait tant, ceci étant) mardi dernier. On
est sous un vieux temps gris, mais sans que ça mouille, alors que de Cosne à
Briare il y en avait tant (du Briare justement)( bruits de
mitrailleuse) que j'ai roulé avec les
essuie-glaces. Manque quand même un petit rayon de soleil pour allumer l'or des
feuilles qui restent.
On est un petit groupe de sept,
on a croisé en partant trois Frapadingues : Francis, Frank et Tom. Ce
dernier nous doublera un peu plus loin, lancé sans doute à la poursuite des rouleurs
de Gien-Relax qui nous passeront sans oublier une petite tape sur l'épaule
et/ou un brin de discussion. J'aime bien cette convivialité : on ne peut
pas rouler avec tout le monde, mais par ce contact, même bref, le cœur y est.
Car notre allure est correcte
sans excès. Les discussions vont souvent meilleur train que les uns ou les
autres, du coup on s'attend un peu ou l'on adapte la vitesse. Pas de problème,
les chemins sont bien agréables : peu de boue, et encore est-elle légère,
et des passages légèrement collants. Mais l'ensemble est plat. Le seul
risque serait la couverture de
feuille qui peut cacher quelque roin traître, ou encore une racine
glissante, un trou, une pierre… On entend ainsi, soudain, un cri
derrière : en me retournant, j'ai le temps d'apercevoir un gars faire un
OTB d'école et attaquer le terrain, les dents en avant. Impressionnant… Mais il
se relève sans dommage, du bol ! C'est l'ami Maurice, aussi, qui nous fera
une chute surprise un peu plus tard dans la matinée, il faut dire que, pour
discuter ou parfois pour rigoler un brin, on est parfois un peu touche à touche
et il y a des zigzags disons « limite ».
On arrive au ravito, après avoir
parcouru vingt bornes sans presque s'en être rendu compte. C'est le vaste et
superbe « Carrefour de la
Résistance » qui sert de point central de ravitaillement pour tous les
circuits. Le site est soigné et un peu grandiose, à cause des huit larges
allées forestières qui le forment et, sans doute aussi, en raison de l'important monument élevé aux
maquisards de Lorris qui sont tombés là. Un peu solennel, sans trop. Moi je
trouve plutôt sympa d'être là à se retrouver et casser une petite graine à côté
de ce site commémoratif, ça lui enlève son côté figé et le rend soudain plus
familier, plus…comment dire ?…plus dans la vie ? … Tu crois pas que
si on remplaçait, ou complétait si tu veux, les commémorations drapeaux tsoin
tsoin, par un gueuleton sur place, ce ne serait pas plus sympa, je n'ose dire : plus vivant ? Moi, je
veux bien, et même je vous demande, les amis, de vous servir de ma pierre
tombale comme table de repas. À la bonne franquette. Il n'y a rien de tel. Vous rigolerez
bien, je suis sûr, et moi donc !!! L'expression « rire en
dessous » sera à prendre au sens littéral ! Il y a bien un film, comme ça où des copains viennent boire
le coup sur la tombe de l'un des leurs…Je ne retrouve plus son titre...En
tout cas j'ai un ami, sous terre, en Allemagne, à qui, lorsque je passe, j'aime
offrir un verre de Pouilly : la terre de sa tombe l'avale cul sec ! Dame! Le "Bouilly Vumé", il aimait ça, l'ami Heinz! Si on généralisait ça ? Les cimetières auraient une autre gueule et ressembleraient davantage à
d'agréables jardins qu'à ce qu'ils sont…Il y en a... mais peu chez nous…
On est repartis, sans suivre
l'une des allées forestières dont je t'ai parlé, ce qui est assez fort,
non ? Francis et Franck nous ont suivis, il me semble. Sympa, on va rouler
avec eux. En fait, l'ami Pierre était parti devant et on a mis le nez dans le
guidon pour le rejoindre. On roule donc avec une certaine application pendant
un bon moment, avant que notre groupe se reforme et, du coup, je ne vois plus
nos collègues tachetés. Z'ont bifurqué ou quoi ? Franchement on se régale
dans cette rando : bien qu'on roule en forêt comme à Montargis ou
Chalette, on n'a pas cette impression d'être un peu enfermé. Ici, le regard
porte dans le sous-bois, on respire… et l'on admire. Les amis de l'ASCO, nous
ont trouvé des petits sentiers au milieu de tout ça, superbes et amusants. On
ne s'ennuie jamais.
Deuxième passage au point de
ravitaillement. Les autres repartent vite. On suit un peu après avec Michel et
François et, comme on appuie un peu pour tenter de rejoindre les autres, on se
rend compte que François roule un peu moins. Sa dernière sortie date des « Vignobles »
et il est un peu court. Pas grave : on vient d'attaquer le « Sentier
des Fontaines » et on prend le temps d'en profiter car c'est un régal. Le
sentier lui-même, single sinueux avec, même, des petites montées et descentes,
et puis ce à côté de quoi l'on passe : des chênes remarquables, des
petites fontaines, des étangs. Du coup, on prend le temps de faire quelques
photos et l'on revient assez cool, avec Jean-Paul qui nous a attendus un peu
plus loin. On arrive ainsi pile-poil pour l'apéro et la remise des
récompenses : car coupes il y a! Une pour Maurice, à cause de sa
belle barbe, et une pour les Germignois, pour leur long déplacement. La discussion
s'est d'ailleurs engagée entre les collègues organisateurs : on compare,
on échange des techniques, et l'ASCO promet d'être présente à la prochaine
« Germignoise », super! Bref, l'ambiance est bonne autour des verres
et, encore une fois, on a du mal à quitter ce local où il fait chaud, chaud et
sombre un peu comme dans une grotte… Hein ? Ah non !!! Pas
encore le coup de …la grotte de l'ASCO !!!
Dimanche : évidemment la
rando des Vergers des Beaumonts à Bonny-sur-Loire. Côté VTT : 20 et 40 km..
On y a notre rond de serviette, là-bas… parce que c'est LE plus fameux ravito de l'année. Noël
avant l'heure, quoi ! |
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| lundi 10 novembre 2008, a 12:03 |
| Sortie en Val de Loire : L’eusses-tu « crue » ? |
Sortie entre copains, derechef, puisque rien n'est
organisé ; une S.E.C., donc, mais bien humide cette fois-ci !
Pourtant, au matin, il ne pleut
pas et lorsqu'on se retrouve à 1000m de chez moi, chez Didier, avec Claude et
le Tom, trois de la bande des Frapadingues. On enfile un café mais pas l'imper
(qu'on garde quand même au chaud dans le Camel).
Où c'qu'on va ? Pas trop
loin, pour Didier, qui veut être renté à midi (et comme il est déjà neuf
heures…), plutôt face au vent qui a l'air de souffler un peu. De là à trouver
des coins pas trop patouillous…Vu le temps des derniers jours, et l'importante
crue de la Loire (qui a paraît-il bien baissé ces dernières 24 heures), faut
pas trop rêver.
Cap au Sud, en gros, direction
Fontenille, derrière Maltaverne, en passant par Bois-Rabot et L'étang des
Granges : la longue traversée des champs dénudés, le long d'un immense
arroseur, en face l'aérodrome, se fait plutôt pas mal : le chemin n'est
pas particulièrement boueux et le vent tolérable. La fuite de trois chevreuils
nous donne notre image « nature » du jour.
Près de l' « Aire des
Vignobles », on décide de la suite : St Andelain, dont le clocher
somme la colline là-bas, est trop loin pour un retour dans les temps, alors on
repassera l'autoroute un peu plus loin pour aller traverser la Loire par le
pont de St Satur, puisqu'il paraît que le passage est libre. Je sens bien que
l'ami Tom se grimperait bien une ou deux collines sancerroises, non ?
Tandis que l'on longe
l'autoroute, le long des vignes, pour gagner un pont un peu plus haut, les
gouttes qui tombaient déjà sérieusement deviennent une pluie nettement plus
organisée, que l'on entend bruire dans les feuilles des vignes alentour :
faudrait s'arrêter enfiler l'imper et, justement, mon téléphone qui sonne m'en
donne l'occasion. C'est Actif-Michel qui se demande où je suis : alors
qu'il m'avait dit ne pas vouloir rouler, le voilà qui, malgré la
pluie, est monté sur le vélo. Je
l'incite à venir nous rejoindre, ce serait assez facile, mais il redoute de
trop rouler. Dommage ! J'ai à peine raccroché que le bigo résonne de
nouveau ! C'est pas possible, il se passe quoi, ce matin ? Cette
fois-ci c'est le Grand Jean-Pierre, ex-Grand Marsu, qui du fond de son
Roussillon d'élection prend des nouvelles. C'te blague ! Il sait bien,
que, un dimanche matin, on est à rouler et qu'il touchera ainsi un max de
monde. Le téléfon passe donc de main en main et d'oreille en oreille,
l'occasion de blagues et de grands éclats de voix. Ça fait plaisir de
l'entendre, le Grand, et de savoir qu'il pense à nous (avec sans doute pas mal
de nostalgie !). On promet de se rappeler vite pour pouvoir discuter un
peu plus longtemps, parce que là, tu vois, il faut qu'on enfile le
plastique !
On descend longer les étangs de
Boisgibault pour remonter vers les « Froids » et basculer vers la
Loire par une descente caillouteuse
mais bien humide qui nous relooke le portrait vite fait. Sur la route et
le pont de Loire, les voitures qui nous doublent et nous croisent dans de
grandes gerbes d'eau roulent toutes les phares allumés… Euh ? Au fait, on
serait pas sur une route dans des conditions de visibilité médiocres ? Et
donc susceptibles de se prendre
une prune pour non-port de gilet fluo ?
Le pont vite passé, on tourne
vers le port puis on longe le canal, direction Bannay. Alors de grimpette,
point ? Faut dire que l'heure avance, comme on dit, et que la pluie, fait
plus rêver à une bonne douche chaude qu'autre chose.
Le golf, à droite, est semé de
grandes flaques, mais n'est plus inondé. Dis donc, on pourrait prendre le chemin
qui le rejoint, à droite, au lieu de suivre bêtement « l'autoroute à
vélos » qu'est le nouveau chemin de la « Loire à Vélo ». Sitôt
dit, sitôt fait. Nous voilà bientôt pédalant sur ce classique sympa (où, pour
les « Birettes », Antoine a pourtant cassé trois rayons !). Pas
de boue, spécialement, surprenant pour un chemin qui était sous l'eau il y a
encore peu. On rencontre quand même une ou deux belles flaques, inévitables,
que l'on passe quand même sans problème : on n'a guère de l'eau qu'au
pédalier, pourtant Didier a suggéré de remonter dès que possible en bord de
canal… avant de filer tout droit alors qu'une opportunité se présentait à
gauche. Va comprendre !
Une nouvelle traversée de ce qui
pourrait s'appeler un gué nous fait hésiter, avant de nous lancer, emmenés par
Tom : l'eau arrive quand même au moyeu, mais, stagnante, elle ne nous
semble pas vraiment froide. Les photos s'imposent même si, pour accéder à
l'appareil, il faut retirer l'imperméable, quitter le Camel, les gants…On
évoque la rando des « Gués de Sauldre » à Brinon, à laquelle ces
traversées font immanquablement penser, mais ça se passe en plein mois de juin,
petite nuance d'importance !
On arrive presque jusqu'au bout
quand, soudain, Tom s'arrête : devant lui, la dernière portion droite,
avant le double virage en pif-paf, disparaît complètement sous l'eau : il
y a bien au moins cent à deux cents mètres à traverser, et puis, derrière le
virage , quoi ? Je ne sais même pas si l'idée de faire demi-tour nous
a traversé l'esprit, aux uns et aux autres, en tout cas Tom s'est lancé dans la
traversée, en disant, à juste raison, que c'est pas parce qu'il y en a long
qu'il y en a profond. Ce qui peut ce concevoir, d'autant que nous savons ce
chemin, plutôt plat.
Je me suis engagé derrière Tom et,
du coup, les deux autres ont suivi. « Flofoflofoflofof » nos jambes
font un bruit de pédalo bien régulier, développement pas trop gros, nous
progressons tranquillement, de l'eau jusqu'au moyeu, en général. Ce n'est
pas pire que déjà passé, simplement beaucoup plus long. La roue avant fendant
la surface à la manière de l'étrave d'un bateau, je suis à peu près Tom, car
bien évidemment, il est impossible de savoir sur quoi nous roulons. Quand je
pense qu'il se plaignait de ça tout à l'heure alors que nous roulions dans les
feuilles mortes ! On remonte un peu et l'on a l'impression de sortir de
l'eau alors que nous n'en avons plus qu'au pédalier et puis on replonge un peu
plus. Comme nous approchons du virage, nous nous enfonçons soudain
davantage : alors là, c'est du jamais vécu : l'eau arrive quasiment
en haut des roues qui affleurent à peine la surface ! Mais, comme il n'y a
pas de courant, on arrive à rouler quand même. Ça baigne, quoi… Sensation
unique et quand même impressionnante. Comme il ne fait pas vraiment froid et
que nous en avons oublié la pluie, on prend le temps de quelques photos. On a
juste oublié le gel de bain, fait remarquer Claude.
Finalement ça fait tout drôle,
après le virage, de se retrouver à rouler « au sec ». Claude se met
même à appuyer sérieusement sur les pédales tandis que nous avançons sur la
digue pour regagner le pont de Cosne. Tout content d'avoir réussi à perdre
quelques kilos, il en profite. Comme, finalement, on serait assez contents de
retrouver au logis pour se (faire ?) sécher, on ne proteste pas.
On se sépare assez vite, comme il
se met à pleuvoir un peu plus fort : 36 km, un peu plus de 200m de D+ et
surtout un sacré moment vécu. Maintenant il va falloir s'occuper (aussi) un peu
du vélo, car il s'agit de pouvoir rouler mardi matin à la Montargoise :
circuits 25, 35, et 55km au stade Champfleuri, tout contre la forêt.
Dimanche : Rando orientation à Guérigny (Nièvre) et Rando « Entre
Loire et Forêt » à Ouzouër sur Loire, on en reparle.
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| dimanche 02 novembre 2008, a 23:13 |
| Arabloy sans soif ! |
Une S.E.C. au sec ! Je sais
c'est facile, mais au vu de ce qui a dégringolé cette semaine (souviens toi des
gros flocons de neige de jeudi !), et particulièrement hier samedi, ce
n'était pas si facile à réussir ! Les cartes météo ne nous donnaient guère
de chance de rouler sans imper ! D'ailleurs je m'étais déjà résigné à
rouler dans la boue… Comment aurait-il pu en être autrement, dis-moi un
peu ! Aussi avais-je changé de roues, non sans difficulté, d'ailleurs,
tant il n'est pas facile de dévisser les vis « torx » des disques,
même avec une clé ad hoc ! Un signe du matériel d'été qui ne voulait pas
laisser la place, peut-être…
Michel de St Martin avait battu
le rappel et lancé l'invitation : on roulerait en partant de chez lui.
Après tout, un café sous son accueillant abri à copains, c'était toujours sympa
pour y attendre une éclaircie possible et rouler un peu.
Garde-boue en place, imper dans
le Camel, j'ouvre les volets : un, pas de pluie dans la lumière de
l'éclairage public : bon, ça ! Et deux : le bitume de la rue est
sec ! Et trois : le ciel ne serait pas un peu clair là-bas vers
Gien ? Extra bonos, comme on disait un temps !
Du coup, une fois l'équipe de
l'ECConfAns plus mézigue rassemblée, on ne traîne pas trop au café(quoique): en route !
Déjà dès le départ et en filant
sur St Brisson, le Michel nous bouscule : alors qu'on est déjà passé X
fois par là, on se regarde : « Tu reconnais ce
chemin ? ». Comment
a-t-il pu trouver un passage jamais fait ? Chapeau !
Bien sûr, on retrouve quand même
des coins classiques mais marqués d'un choix minutieux de notre hôte : le
petit single descendant au-dessus de St Firmin est bien plaisant. Passage du
pont-canal de Briare, joli cadre pour une photo mais il me faut cravacher pour
rejoindre le groupe qui n'a pas même pris la pose !
Reste qu'on roule assez cool, en
prenant à l'envers un parcours que l'on emprunte souvent dans l'autre sens, ce
qui, finalement, permet de voir les choses sous un autre aspect. Petit arrêt au
bord de l'étang au nord de Briare, on casse une petite graine (normal avec des
barres de céréales), imités par un cormoran qui engloutit gloutonnement (glou,
glou !) poisson sur poisson !
Peu après avoir longé l'autoroute
et alors qu'on s'approche d'Arabloy, Michel nous perd de nouveau dans un petit
single (qui sent un peu la crevaison, mais bon…) puis un autre, avant qu'un
large chemin ne nous permette de repartir de bon train. Normal, tu me diras, puisque cette allée rectiligne est en fait l'emplacement d'une ancienne voie
ferrée ! On apercevra même, ici ou là, une ou deux traverses
ensablées (heureusement !) et quelques rails. Le plus curieux, c'est
quand même les panneaux indicateurs SNCF qui sont toujours plantés au bord de
la voie. En tout cas c'est fameusement roulant, sans aucune trace de boue et, sans jouer au TGV, ça roule bien. Vraiment curieux qu'on ne soit jamais passé
par là !
Retour sur Arabloy, tout ça sans
que l'on n'ait rencontré le moindre passage boueux ! Des flaques, bien sûr
et encore pas trop…Passage près d'un enclos à sangliers : noboddy, mais
une grosse pile de bois dégage une bonne odeur de bûches coupées : ça
suffit pour que je me revoie, gamin, avec les copains ou les frangins, creusant
l'énorme tas de bois que les employés communaux déversaient dans la cour de
l'école avant l'hiver. On grimpait là-dessus et puis, en enlevant un à un les
morceaux de bois d'un mètre, on y creusait une sorte de puits qui descendait
jusqu'au sol, il arrivait même qu'on le recouvre d'un toit de rondins. Cachés
là-dedans et baignés dans cette odeur de bois, on était dans un sous-marin, ou bien un tank. Magique, mon
vieux ! On n'avait pas la télé, ni les consoles… Impossible à l'heure actuelle,
où on nous interdirait ce genre de jeu, sans doute.
On se retrouve bientôt sur les hauts de Gien et l'on descend
dans le val. On approche de midi, mais Michel nous fait faire, pour le fun, le
tour du circuit où se sont déroulées les 3 heures de Gien-Relax, la semaine
dernière : single amusant dans les bords de Loire. « À
gauche ! » crie Michel à Jean-Paul qui s'engage de bon cœur et plonge derrière une bosse… Plonge?...« Plaoutchhh !!! » qu'on
entend… avant de découvrir Jean-Paul qui extrait le vélo d'un énorme trou
d'eau … ! Lui qui, tout à l'heure, passait précautionneusement dans une
petite flaque en expliquant : « J' ai pas sali le vélo
jusqu'ici, alors j'y vais molo ! » Gagné !
On remonte sur St Martin quand,
en haut de la (toute) petite
côte, Alain qui a toujours roulé devant au cours de la sortie, se jette sur le
bas-côté en grimaçant salement : des crampes aux deux cuisses. Pas grand
chose à faire pour l'aider, à part compatir et je sens bien que ça doit l'aider
vachement d'entendre les doctes explications et recommandations que nous
énonçons en le regardant se tortiller dans l'herbe. Seul Docteur Maurice essaie
quelque chose en sortant un flacon de camphre ou un truc analogue, mais l'idée
de se faire masser par Maurice a l'air de requinquer un peu notre Alain qui
réussit à retrouver la position verticale en avouant qu'il avait tout
simplement oublié d'emporter à boire ! Ô toi, jeune vététiste néophyte
qui me lit, retiens bien la leçon : bois, bois sans soif mais bois, on ne boit jamais assez à vélo !
Fortement marqués par cette
malheureuse expérience, nous décidons illico de nous appliquer à prendre de
l'avance pour la prochaine sortie en faisant honneur à deux bouteilles de
Sauvignon que vient d'ouvrir Michel, décidément hôte parfait. Faut c'qui faut, non ?
Dimanche prochain :
quoi ? À chercher ou inventer, et puis bien sûr le mardi 11 : la
Montargoise, à Montargis natürlich ! |
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| mardi 21 octobre 2008, a 13:12 |
| Tant d’gars à la « Transgât’ » ! |
J'aurais pu reprendre le même titre que l'an passé
(remonte un peu en arrière : « Transis et gâtés ») parce que, ce
matin de départ pour Chalette-sur-Loing, ça pince un brin ! Comme je me
suis levé tôt, j'ai un peu traîné (il y a une logique) et, lorsque je m'assois
au volant, en me disant que je ne suis pas en avance, je découvre mon
pare-brise givré ! Où est c'te bon sang de raclette grattoir ? Le
temps de vider rageusement le foutoir de la boîte à gants qui s'est encore accru
avec la présence d'un gilet-fluo, et je trouve enfin l'objet. M'en étais pas
servi depuis quelque temps, il faut dire !
Eh oui, la température flirte
avec le 0° ! Et passe même à –1° ici ou là. Fort heureusement, il y a peu de brouillard et l'aube annonce le soleil. Il devrait
même faire très doux en fin de matinée. Du coup on ne sait pas trop comment
s'équiper. Sur le vaste parking bien pratique, on voit de tout, côté tenues. Je
tente encore le cuissard court, mais le temps d'aller m'inscrire et je me
ravise en enfilant les jambières. Pour le haut, j'opte pour une tenue
millefeuille : j'en enlèverai au fur et à mesure de la matinée si besoin. Gants longs pas
trop épais et pas encore de sur-chaussures même si, au départ, ce ne serait pas
de refus. Mais le soleil se lève déjà, juste en face, éclairant la légère brume
qui flotte au-dessus du lac. Magique ! Dire qu'on pourrait rater des moments comme ça !
Bon voilà, on est tous entassés
sur l'espace de départ entre les deux portiques gonflables, à attendre le
top-départ de neuf heures. Il faut un peu jouer des coudes pour atteindre le
café, pain au raisin et saluer les copains qu'on entrevoit, au milieu des
tenues multicolores. On serait un millier et que des vététistes. Personne de
l'EC ConflAns (pour Michel et Maurice, je savais, mais les autres…). Pas de
Stéphane, le régional de l'étape. Une belle brochette de Gien-Relax, Super-Dudu
en tête, et puis des plus mordus des Frapadingues dont Francis qui découvre
cette manifestation, et, avec l'œil d'un président organisateur, admire toute
l'infrastructure de cette Base de Loisirs du Lac. C'est vrai que ça aide quand
on dispose d'un d'espace et de moyens comme ça !
Les fauves sont lâchés ! la
vague des participants aux deux plus grands circuits (50 et 38) s'élance sous
le portique et contourne le lac par un chemin assez large. L'an passé, on avait
traîné un peu en arrière, pour profiter de la vue de cette guirlande de
maillots colorés festonnant la rive du lac dans le soleil levant… Joli coup
d'œil ! Qu'en sera-t-il de telles images quand la réglementation nous aura
contraint à tous porter le même gilet-fluo, comme nous le pronostique Francis?
T'imagine un peu ? Qu'est-ce qu'on sera beaux ! Et puis pratique
aussi pour se repérer ! Remarque les Marsus n'auront qu'à le consteller de
quelques taches noires et les guêpes de Gien-Relax de quelques traits noirs et
ce sera O.K pour eux. Je te parle de ça parce que, en ce moment où l'on roule
dans la foule, j'essaie de ne pas perdre de vue le Francis, qui, lui tâche de
coller à Tom qui est parti comme un dératé. Alors on évite l'un, double un
paquet, coupe à travers l'herbe, essaie une variante en tâchant de ne pas se
prendre un banc de bois, de bousculer le moins de monde possible et d'éviter de
l'être soi-même . Difficile, dans ces conditions, de profiter du site, des
canards transis sur le miroir fumant de l'eau du lac. Mais c'est aussi un jeu,
une fois de temps en temps, pourquoi pas ?
Une main sur mon épaule,
un : « Alors Papy ? » Non, Mais ??? C'est Claude de Gien-Relax, qui doit
vouloir rattraper ses collègues-aux-mollets-d'acier et qui bourre comme un
malade, quitte à frotter un gros peu le « Pharmaton » au passage et
s'attirer, de sa part, une répartie… fleurie !
Un bout de bitume, deux ou trois
virages ne font qu'accélérer le train et, au moment où on s'engage dans la
forêt, après un petit tunnel sous la voie ferrée, je souffle déjà comme un
phoque ! C'te cadence qu'ils nous mènent, le Tom et le Francis. En gros,
je suis, mais je ne regrette pas quand on est un peu freinés par un bouchon.
Dès la moindre portion un peu montante, je perds quelques longueurs. M'ont
cueilli à froid. On va pas faire 50 bornes comme ça ?
Alors voilà, je ne te raconte pas
le parcours, tu vois le topo : on est dans la Forêt de Montargis, on
tourne à gauche à droite, on roule sur de larges allées forestières, puis on
s'engouffre dans des singles et ainsi de suite. Le sol est sec : un
miel ! (normal en Gâtinais !) tout ça sur du quasiment
plat. Quelquefois, dans les monotraces, on est ralenti un peu mais ce
n'est que pour mieux mettre les watts en doublant n'importe comment. J'aimerais
bien jeter un coup d'œil au cardio, mais les manches des multiples couches de
vêtements le recouvrent et puis, de toute façon je ne l'ai pas mis en route, et
puis, le faire en roulant dans ces conditions, maccache !
Enfin, bon, je colle à peu près à
Francis et Tom et, peu à peu, ça irait plutôt mieux. Mais faut reconnaître
qu'on n'a pas vraiment fait la conversation depuis le départ !
Tiens, on sort de la forêt !
C'est plutôt agréable d'avoir le regard qui porte un peu plus loin et puis,
surtout, on trouve les rayons d'un soleil qui n'est qu'automnal et donc chauffe
encore bien agréablement. En fait, on arrive au village des Stroumpfs. Si, si ! Paucourt est au centre de
la Forêt de Montargis, au milieu d'une clairière, suffisamment grande pour
quelques cultures, mais vraiment cernée par la forêt. M'est avis que les gars
qui cultivent le coin doivent avoir fort à faire pour garer leurs récoltes des
sangliers ! Enfin, c'est là que se trouve le ravito, comme l'an
passé (après tout, c'est peut-être le même circuit aussi, non ?
Comment veux-tu reconnaître ?).
On souffle un pneu, et,
justement, le pneu de Francis souffle aussi, en ce sens qu'il se
dégonfle ! Et, justement, Francis a oublié sa pompe… gonflé, non ?
Se contente de remettre un peu
d'air… hum ? Suffira sûrement pas… Aussi me demande-t-il de ne pas partir
devant et de l'attendre pour le cas où.. Alors là, ça me scotche, vu que pour
le moment, je voyais plutôt sa roue arrière !
Nous voilà repartis, on longe
l'arrière de pavillons dont le jardinet donne sur notre chemin et…il me semble
bien reconnaître la maison de Fabrice et Nadine, des copains de vacances,
j'halte au portillon… Quoi ? « J'halte », ça te prend le
français à rebrousse-poil ? T'as compris quand même, bon… Moi ça m'est
tombé sur le clavier et j'ai laissé, parce j'ai trouvé ça sympa, alors… donc
j'halte et j'hèle (tiens d'ailleurs, il ne gèle plus, il ferait même bon…) à
travers le jardin…Seul Lulu, le Labrador, me répond, vient chercher une caresse
et m'apporte son soutien à grands aboiements, qui font s'ouvrir un Velux sur le
toit.. « Tiens c'est Toi ! » qu'ils me crient, justement, les
habitants du toit qui, jusqu'ici, se sont tus (on est ensemble, à tu et à toi,
évidemment !). On s'échange deux trois phrases, du
style : « On s'appelle, on se fait une bouffe—Excusez, il faut
que je rattrape les copains, A+, bises ».
Ben, Francis, il ne risque pas
de m'avoir devant lui !
Quelques minutes, ça ne se récupère pas comme ça, que je me dis en
appuyant derechef sur les pédales ! En réalité, le Francis est arrêté à
peine un kilomètre plus loin, à réparer sérieusement la crevaison et soutenu
matériellement par le Pharmaton qui l'a rejoint et me fait remarquer qu'il va
me falloir bien indiquer dans mon
récit de l'événement qu'il est bien passé devant moi… ce dont acte.
Mine de rien, et vu la rapidité
d'écoulement du trafic sur ces chemins roulants, quand on repart, quelques
minutes après, on n'a plus l'impression d'être avec le même type de
participants. C'est plus cool et familial… Par contre, quand on bifurquera sur
le grand parcours, il nous semblera 'être tous seuls ! Curieux,
non ? Pourtant on bourrait bien !
Tom est parti depuis longtemps devant
et nous ne roulons plus qu'à deux avec Francis. Du coup on a pris un train qui,
tout en étant soutenu, comme on dit, est plus raisonnable.
Un peu plus de relief dans cette
partie, j'explique : ça veut dire que l'on rencontre deux brefs raidillons
et deux ou trois faux-plats montants avec un bout de descente. Pour le reste,
on pourrait tourner en rond, le paysage reste le même. Mais les chemins sont
bien sympas, et un sous-bois d'automne, sous le soleil, c'est évidemment
superbe, ce qui explique le nombre important de randonneurs ou de promeneurs à
pied que nous rencontrons. C'est beau, mais c'est frais, c'est vrai, et
c'est curieux comme, dès qu'il
nous arrive de sortir (rarement) du couvert des arbres, on a une impression de
chaleur. Deuxième ravito, encore une fois au même endroit que l'an passé... Je
te dis, si ça se trouve c'est le même circuit !
Plus loin on effleurera Paucourt
une deuxième fois, près du Stade, point de départ de la
« Paucourtoise » qui avait lieu le lendemain du « Défi des Birettes ».
Les kilomètres ont bien défilé, ça sent l'écurie, maintenant : sortie de
la forêt et petit tour attendu sur
le chemin de pêcheurs entre les bassins de la sablière, avec une petite
déception : le single un peu technique et, en tout cas, amusant, qui
serpentait entre les broussailles a été élargi et est devenu plus roulant.
Dommage. On revient par le bord du canal en roulant bien encore, je trouve. Un
pont, la base de loisirs, le portique, un nième T-Shirt cadeau et…un Super-Dudu
qui me tombe dans les bras en pleurs (simulés of course, le Super-Dudu, c'est
un homme !). Moi je pense que, ça y est, il est encore tombé sur la
fesse ! Mais non, même vélo (ou presque lui c'est un « Combi »,
mais Commençal quand même), et même problèmes : il a cassé le triangle
arrière au niveau de la base droite, celle qui est déportée vers le bas. Moi ça
m'était arrivé dans les bois de Jouet-sur-l'Aubois. On compatit, on se
dit : « Que veux-tu qu'on y fesse, pardon, qu'on y
fasse ? ». J'ai toujours le cadre de mon « Doktor », le
triangle arrière est intact, ça pourrait aller ? À voir …
Voilà, 53 km, 21 de moyenne
(20,97 pour être exact), pas regardé le dénivelé…On traîne un peu, juste pour,
et puis on remballe, il fait bon, et presque chaud, espérons que ça va durer un
peu… Dame, faudrait pas que le temps s'gâte à la Transgât',
ouahhh !!! Celle-là tu
pouvais pas y échapper !
Alors maintenant ça va manquer un
peu, côté rando organisée. Il faudra être imaginatifs, avoir un peu
d'initiative. Reste que, dimanche prochain, on peut jouer au compétiteur pour
les copains de Gien-Relax qui organisent leurs « Trois heures ». Il y
a aussi une rando à Vieillemaisons (45). Ça peu paraître loin, mais pas plus
que Montargis, et le coin est vraiment pittoresque. Moi je joue aux déménageurs
à Grenoble. Si vous voyez autre
chose, en particulier pour l'autre week-end, signalez-le. Je n'ai plus rien
d'ici la « Montargoise » le 11. |
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| mardi 14 octobre 2008, a 23:02 |
| Reliés par le Rallye |
On dira ce qu'on voudra mais il y a quand même un truc
avec ce « Rallye des Vignobles » ! Autant le côté grôsse organisation, affluence et tout,
peut effrayer ou agacer (si bien que j'en connais quelques-uns qui préfèrent,
le même jour, rouler à Lavau), et bien, autant ça arrive partout pour
participer, on a l'impression que « Ah ben, oui, c'est « les
Vignobles », alors… » . Et je te parle de ça de mon petit point de
vue de vététiste, mais je t'assure que, dans le coin, le « Rallye »
c'est l'occasion où l'on sort le biclou. Tu vois, c'est un peu comme
« Je vais à l'église parce que c'est Pâques », et bien, là, on
dépoussière le vélo, on le graisse (peut-être ?), on le vérifie
(j'espère !) et on monte dessus, si possible en rameutant famille et
copains pour l'occasion. Dans la région, tu vas aux « Vignobles »
comme tu vas à la St Michel. C'est la fête, quoi ! Et ça, c'est quand même
éminemment sympathique, moi je trouve. Même si ça ne fait pas sérieux et que ça
explique que dès la première côte un peu côte, t'as toute la Sainte Famille à
pince, à pousser le vélo…mais bon… Tu vois, ce côté festif, c'est assez VTT,
comme esprit, le côté « je me prend pas la tête, je fais ça pour le
fun », sans doute plus VTT que cyclo, et ça améliorerait bien l'image de
cette manifestation, me semble-t-il.
Voilà, c'était le point
philosophique du jour. En tout cas, dans ma petite sphère, ça c'est pas
mal passé ainsi et ça a remué un pneu les deux trois jours d'avant : entre
mails et téléphone, ça a chauffé quelque peu : les Vignobles attiraient.
En gros : Manu descendait de la capitale, le frangin et madame faisaient
leur première avec des potes, Stéphane amenait femme et copains et puis
personne ne manquait des habitués puisque, après nous avoir fait croire (et cru
lui-même !) qu'il ne viendrait pas, Michel de St Martin and C° s'annonçait
au dernier moment. Ça promettait !
De fait, ça promettait déjà
du sport pour se retrouver à l'heure dite ! Et dans quel lieu ? Au
stade (mais cohue !) ? Au pont ? Devant les baraques de la St
Michel ? Étant déjà d'accord sur l'heure, on y arriverait peut-être.
Première alerte : le bigo
qui sonne à 7h un quart : le frangin a trouvé sa voiture un pneu à
plat ! Ben d'habitude, c'est plutôt le vélo qu'on redoute de trouver comme
ça au départ. Sûrement une birette qui n'avait pas vidé son sac de
mauvais tours la semaine dernière !
Après avoir changé le vélo de
voiture (ce que c'est que l'opulence !), il arrivait dans les temps à la
maison : descente au stade, où nous nous pointons en même temps que Manu,
Stéphane et sa bande, et Michel et Anne. Super timing ! Cohue habituelle
sur l'aire d'accueil, mais sans ça, ce ne serait pas l'atmosphère de fête
pareille… On s'aperçoit, s'interpelle, on serre des louches de partout. On retrouve
des copains qu'on n'avait pas vus depuis un bail : tiens, par exemple, les
« guêpes » de Gien-Relax sont là en force. Sympa de les
retrouver. Les « Frapadingues » sont bien représentés aussi, on les
disait à Lavau mais, outre Francis qu'on a croisé en arrivant, j'en verrai bien
au moins cinq ou six entre le départ et l'arrivée. Pas de gens de Pouilly, pas
de Ludo (tu deviens quoi, ç a fait une paye !). La bande à Michel est déjà
là et, tout en discutant à droite à gauche, on réussit à se regrouper. Dis donc,
on est un fameux groupe ! Stéphane rigole : « Ça va faire comme
aux Birettes ! On va sans arrêt s'attendre ! » On verra. Il
aurait peut-être fallu porter des fanions au bout d'une tige, dressée au-dessus
du vélo, pour se repérer comme on a vu faire au Roc d'Azur. Ben oui, tiens, le
Roc, c'est en ce moment… Dommage de ne pas y être…
Dis donc, si on se lançait ?
Le menu du jour est copieux : 65 km, et du consistant, faut pas
traîner.Bon c'est pas le café qui nous a retardé cette fois-ci, puisque on n'y a
pas droit…Ben ? Et Michel et Maurice ? Antoine ? Sont où ?
On avait réussi à se regrouper et puis… Coups d'œils circulaires…Avançons quand
même. On s'arrête (déjà !!!) à l'entrée du pont : je risque un
coup de portable à Michel de St Martin qui ne répond pas, puisque son portable
est astucieusement resté dans sa voiture…
Tant pis, nous continuons et
passons outre-Loire pour… retrouver nos lascars qui nous attendent au début du
chemin vers Bannay…
Direction Bannay, donc par des
chemins larges, plats et bien connus. On roule à deux de front, parfois plus,
et les conversations vont bon train en passant de l'un à l'autre. Sympa,
même si on doit un peu faire bouchon pour les autres gars pressés. Déjà
Actif-Michel se montre, justement, actif, et roule devant le groupe :
l'aurait bien une forme plus pointue que la semaine dernière, mais bon, on est
partis pour une chevauchée un peu longuette et exigeante, alors économisons
nous. Car hier, lorsque je nous ai inscrits, j'ai un peu étudié en détail le
parcours de 65 bornes : en gros, comme d'hab' Cosne –St Satur sur le plat,
ça, c'est ce qu'on est en train de faire. Puis on attaque le solide à
l'entrée de St Satur, comme déjà la semaine dernière. De là, zigzags en
grimpette dans les vignes, direction finale le haut près de Charnes, la Crèle
et plus loin : le traditionnel ravito aux caves de la Mignonne. Jusque-là,
rien que du normal. Seulement, j'ai bien repéré qu'ensuite, le grand
circuit s'en va du côté de Bué puis Reigny pour aller escalader THE Côte of
Champtin. Et ça, tu vois, je
redoute un brin. Je ne l'ai grimpée qu'une seule fois et il y a un fameux
bail, et j'en ai gardé un souvenir, disons essoufflé ! Alors, maintenant,
ça va donner quoi ?
On verra bien. Déjà on a attaqué
les vignes de St Satur et pas du tout conformément à ce qui était indiqué sur
la carte, alors… d'ailleurs ce serait plutôt plus progressif, et donc plus
digeste. Reste qu'il y a du monde et que, entre les passages caillouteux, les
virages entre les rangs de vignes, les petits bouts descendants, il faut
être un peu attentif, surtout si on veut garder le contact avec le groupe,
lequel d'ailleurs s'est déjà bien étiré et ne résistera pas à la portion la
plus pentue : une montée droit dans la pente vers le sommet que l'on s'est
déjà farcie la semaine dernière (en plus long). Même en cherchant à ne pas
s'épuiser d'un coup, il faut quand même user des watts. Pour ma part, j'aurais
bien de moins bonnes sensations que l'autre jour, mais enfin, bon, ça monte
quand même.
Une nouvelle fois, on descend vers
le « col »(c'en est un) de la Crêle, sans passer par le bord du bois
de Charnes, où il y aurait pourtant un crochet sympa à faire. Pourquoi
l'éviter ? Je ne comprends pas... J'hésite à faire le détour tout seul, de
peur de me couper du groupe qui se reconstitue, du moins en partie. Une série
de pif-pafs dans les vignes sur le dessus, d'où on aperçoit, un peu partout
dans le secteur, des maillots colorés sur les chemins, sur la route, tous
dispersés mais reliés par le même esprit du Rallye … Puis on plonge dans
la descente qui débute près de l'ancien moulin-à-vent lequel, sauvegardé plus
que retapé, ressemble à une Tour Génoise, veillant sur le val. Descente rapide,
mais qu'on fait quand même sans se lâcher complètement. Il y a une petite
affluence, de gens plus ou moins sûrs d'ailleurs, et elle semble plus piégeuse qu'avant.
C'est là aussi que Michel (L'Ocrien de St Martin) nous avait fait l'an passé
une belle gamelle dans les vignes ! D'ailleurs une bifurcation, à droite
avant le bas, déclanche une série de coups de freins d'urgence. On nous dira au
ravito qui approche que le site a connu une belle double chute peu de temps
avant notre passage.
Ravito, donc aux Caves de la
Mignonne, que l'on gagne par la route, sans doute pour éviter le croisement sur
le chemin avec ceux qui repartent sur le grand circuit. Mais, bof, c'est moyen.
Exceptionnellement, les cyclos
n'étant pas encore arrivés, ce n'est pas la cohue et l'on profite bien du
moment pour retrouver ceux que l'on n'avait pas encore croisés. Tiens, le gars
qui me tamponne ma feuille, c'est « Titi » !… Souvenirs… Titi,
c'était le champion de mon village, sur son vélo, lors de la course du 14
juillet qui voyait s'affronter les jeunes du patelin (une course sans aucune
sécurité particulière sur la route principale, t'imagine ça
aujourd'hui !).Il gagnait à chaque fois. Moi, du haut de mes cinq ans,
j'admirais... Bien sûr qu'il est bien diminué, le vieux monsieur qu'il est
devenu et qui peine à marcher, mais qu'il sache que dans un coin de ma mémoire,
il est toujours le Titi de l'époque.
C'est là qu'on se sépare :
« P'tit Bill », le frangin s'en va attaquer la côte du cimetière avec
Anne, Véro et bien d'autres (je crois bien que j'ai vu Super-Dudu et les
Gien-Relax partir aussi par là). C'est vrai que la matinée s'avance et qu'on a
encore du pain sur la planche. J'ai, une nouvelle fois, à peine eu le temps
d'avaler ma dernière bouchée que mon groupe, ou ce qu'il en reste, est
reparti : Actif-Michel, et puis aussi Pierre qui prend les devants pour
attaquer les côtes plus tôt et puis Maurice et Michel. Manu, fidèlement, m'a
attendu, pendant que le groupe de Stéphane s'attardait un peu (sans doute dans
des adieux déchirants), avec ces dames qui partaient sur le 45. Jean-Paul et
Antoine ont décidé de shunter un bout aussi en se dirigeant directement vers
Verdigny.
Bon alors.. c'te côte ?
Ben… passé Bué, on a le regard
qui se tourne fréquemment vers la droite. C'est vrai qu'elle est superbe :
ce chemin qui monte droit en suivant la ligne dorsale de cette croupe couverte
de vignes qui domine toute la plaine qui va vers Veaugues. On la voit de loin,
en particulier quand on passe sur la route de Bourges. Assez impressionnant.
C'est marrant d'ailleurs, le chemin que nous suivons semble l'éviter, comme si
on hésitait… On a l'impression de tourner autour : on s'élève doucement
dans les chemins de vignes puis, par un peu de route, vers Crézancy. On ne
quitte guère des yeux le chemin
blanc qui se dresse là-bas et dont on s'approche, malgré tout, peu à peu,
dans un mouvement tournant. Dessus, accrochés comme des mouches sur un ruban
collant, des petits points des collègues en plein effort. On suppute (Ah, tu sues, pute ?)
« Tu crois qu'on la prend du bas ?…On se la fait jusqu'en
haut ? ». Bien entendu, on redescend au maximum pour attaquer du plus
bas possible. D'abord un simple petit « coup de cul » qui mène au
ravito, à Champtin : on se sustente au maximum, sachant qu'il n'y a plus
rien avant l'arrivée, mais les yeux restent fixés sur la pente qui domine
la cour où nous sommes…
Cette fois il faut y aller !
Actif est déjà dans la roue de Stéphane, Christophe et Nico qui nous ont
rejoints au ravito. Ouh là là ! N'a pas peur ! Je pars le plus
tranquillement possible avec Manu. Choisir son développement, enrouler…En fait,
au pied, elle semble moins impressionnante. Et puis le chemin est moins
caillouteux que je ne le craignais. Encore une couronne. Ça monte
progressivement, mais, devant, voilà Actif-Michel qui pousse le vélo. Pas encourageant ! Manu, près de
moi, fait comme s'il peinait… Tu parles ! Petit à petit, les mètres
défilent et les courbes de niveau aussi, parce que là, on en coupe par fagots,
je te dis ! On est maintenant dans le plus pentu et je ne suis pas à la
peine comme je me souvenais de l'avoir été lors de ma première ascension. Faut
dire qu'à l'époque, le chemin devait être moins bon, et je devais tirer un 28 X
28 ou 24 même, alors que là, je dispose encore d'une couronne de 34 en réserve.
Au moment où la pente s'adoucit un peu, on bifurque à droite : photos des
copains qui en terminent et coup d'œil sur l'immensité du panorama… Rapide,
mais Manu croit avoir aperçu les hauteurs du Morvan. Pourquoi pas... il n'y avait pas le Mont-Blanc derrière,
aussi, non ?
Pendant ce temps-là , Actif a
filé et repris du poil de la bête, parce qu'il faut s'employer pour le
rejoindre, en suivant les hauteurs de Bué jusqu'au Carroué du Marloup. On a
lâchement laissé Maurice et Michel avec Pierre. C'est vrai que le temps tourne,
le frangin est peut-être déjà à l'apéro à la maison. Roule ! On est quand
même sur la plaque : d'avoir derrière nous la grosse difficulté du jour
rassure : on peut y aller franchement et sans retenue. Il reste du
kilométrage, mais, de toute façon, on n'ira pas plus haut !
Non mais on va redescendre, et ça
se fait en haut de Chavignolet, à la Croix : ce petit single ‘achement
technique, sur des cailloux, mouillés sur la fin, avec la reprise de la côte,
sévère, en tournant court à gauche, c'est pas à la portée de tout le monde,
même si on connaît, qu'on s'est préparé en mettant, justement, tout à
gauche. Manu réussit la gageure, scotchant les gars qui montent à pied, mais,
comme il leur dit, il est sur son terrain d'entraînement. Moi, je n'ai pas
pu réussir le virage à gauche, il y avait un gars qui occupait le passage au
large (et puis même…) et je pousse le vélo
sur quelques mètres avant, de rage, de remonter dessus pleine pente et de finir
le passage sur le vélo ! Hé… Il y a longtemps que je n'avais pas réussi ce
truc-là ! Petit passage en sous-bois et l'on débouche soudain sur le
vallon de Chavignol, avec le village en dessous et Sancerre derrière sur fond
de Val de Loire. Cent fois passé là, avec toujours cette beauté immanente du
paysage qui te coupe le souffle (faut dire que la grimpette, juste avant, un peu
aussi…). On connaît bien ce passage qui suit la vallée en balcon et on se le
fait à fond. Tu crois que c'est
prudent, ça, de gaspiller son énergie ? Car il faut ensuite remonter un bout de route en quittant le
versant de Verdigny, pour passer au-dessus de Sury-en-Vaux : on suit des
zones cimentées, coupées de grilles d'écoulement des eaux font qu'on se méfie
(mais le balisage est explicite). On devrait en avoir fini avec les
grimpettes : on bascule sur Chappe, pour enquiller le long chemin qui
passe en dessous Ste Gemme. Ici et là, on reconnaît le balisage de la semaine
dernière, et celui de la Rando de Boulleret, d'il y a deux ou trois semaines.
Car on s'approche de Boulleret : on a passé les grands champs vides par un
chemin en légère descente, en enroulant bien. Chaque petite montée devient
maintenant un peu plus dure :là, je racle le fond des réserves, me
semble-t-il. Actif-Michel me semble moins atteint : il pense que, d'avoir
tant peiné aux Birettes l'a « débourré » et qu'il se sent vraiment
mieux aujourd'hui.Ce qui est sûr, c'est que je ne sais pas si j'aurais osé
affronter le grand circuit aujourd'hui, si je n'avais pas fait les 95 bornes de
la semaine dernière.
Pour la beauté du site, on nous
fait passer au pied du Château de Buranlure, si coquet au fond de son vallon.
Le sentier technique qui le contourne est devenu l'autoroute de la « Loire
à Vélo », mais la pente
reste là, qui fait un peu mal en fin de rando. On revient par les ponts de
Loire, doublés par les cyclos qui en finissent aussi et qu' Actif tenterait
bien un peu de suivre, mais…
On se serre la louche, chacun
regagnant son chez soi. La fête est finie…Je tente de prolonger un peu (pas
trop) en regagnant le stade, bien que je sache qu'aucun pot ne nous y
attend. Je croise en chemin Stéphane and C° qui repartent, discute un peu
là-bas, passe rapidement devant les quelques stands puis repars vite, et suis
tout content de croiser Michel et Maurice qui arrivent. On compare les
compteurs : en moyenne 800m de dénivelé et pour ma part 17 km/h de
moyenne. Du coup je remonte à la maison en faisant bien attention de ne pas
descendre en dessous, voire de l'améliorer un peu. Plein les pattes quand même,
mais ravi. Beau cru cette année!
Dimanche prochain : une
belle manifestation encore ; c'est la « Transgâtinaise » à
Chalette-sur-Loing (= Montargis), il faut se déplacer, mais ça vaut vraiment le
coup. Par contre je n'ai pas de détails. Merci à ceux qui savent de me
renseigner là-dessus.
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| lundi 06 octobre 2008, a 22:24 |
| Ah ! Trop de route aux Birettes ! |
Titre pour les amateurs de contrepèteries (trop
facile !) et un clin d'œil à ce cher Henri IV, qui y croyait un os (plutôt
que des arêtes !) et qui est venu promener ses guêtres dans la région
concernée, puisqu'une anecdote savoureuse le signale au Château de Boucard,
près de Sens-Beaujeu.
C'est vrai qu'il y avait pas mal
de bitume sur le circuit mais, quoi, sur 95 km (bon poids), on ne va pas
chipoter, et même plutôt apprécier parce que, t'as bien lu, on s'est fait plus
de 90 bornes ce samedi au « Défi des Birettes », LA grosse
organisation VTT de l'année de Vailly-Loisirs à Vailly-sur-Sauldre. Pas souvent qu'on a l'occasion de se
faire un tel parcours. J'ai bien déjà franchi les 100 bornes, lors de La
Source-Chambord, mais sur un terrain archi-plat, alors que samedi, on s'est
dégusté entre 1250 et 1350m (selon les altimètres) de dénivelé. Même à l'époque
de la « Trace- ou de la Trans-Sancerroise » où l'on se trouvait à
rouler sur la journée, voire sur un jour et demi, et dans la même région, on
n'accumulait pas autant de kilomètres sur un jour.
Les «Birettes», comme on dit,
j'en avais déjà fait un bout : le matin OU l'après-midi et j'étais déjà
souvent bien cassé après l'affaire, alors toute la journée, je n'avais pas osé.
Michel de St Martin et Maurice en étaient des habitués, c'était bien tentant de
les imiter. Alors, cette année, c'est dit : on défie les birettes. Emmené
par la dynamique et une météo qui ne s'annonce pas trop défavorable,
Actif-Michel a confié les clés de l'agence à Anne et se joint au groupe. Côté
EC ConflAns, le groupe s'enrichit également d'un beau-frère, de copains, du
fiston Antoine… et puis Stéphane descend de Montargis pour se joindre à la
fête. On va être une bonne bande ! De bons rouleurs tout ça, eh, faudra y
aller molo !
Seulement les
« Birettes », c'est du paranormal ! Ça ne te dit peut-être rien,
mais on touche là au mystérieux. Rapidement dit, les « birettes » ce
sont des sorcières et s'il y a un coin célèbre dans ce domaine c'est bien la région
de Sancerre et du Pays Fort. Mais, en fait, c'est beaucoup plus bizarre que
ça. Ma grand-tante me disait : « Une birette, pour moi, ça
ressemble à un p'tit chien, pourquoi ? ». Ma mère redoutait certains
coins où on lui avait dit que se cachait une birette… Et puis moi, je vais te
dire, je n'ai jamais participé au « Défi » sans qu'il ne s‘y passe de
drôles de trucs, comme casser une chaîne ou autre. Tiens, dis-moi pourquoi, la
veille au soir, je trouve mon pneu arrière assez dégonflé, un tubeless costaud
qui a enduré les épineux et les cailloux tranchants tout l'été, c'est pas un
petit tour sur la route qui l'aura crevé ! Je regonfle en me disant que je
vais vérifier le lendemain matin. Et puis bien sûr, au matin, il est à plat. Ça
commence bien tu crois pas ? Et que je te démonte tout ça (roue arrière,
bien entendu, pour que ce soit plus rigolo), essuie le produit anti-crevaison
et monte une chambre à air, le tout un peu fébrilement, because l'heure qui
tourne. Pas très Zen tout ça pour se mettre en train pour une sortie qui
stresse un peu.
Bien, j'arrive à Vailly plutôt en
avance (j'avais prévu large heureusement !). Pneu arrière à plat !!!!
Une birette je te dis ! Le genre de truc c'est : pas la peine d'aller
plus loin, demi-tour, on rentre à la maison ou bien, heureusement, les copains
vont arriver, j'aurai au moins un réconfort moral et sans doute de l'aide. Je
vais donc m'inscrire comme si de rien n'était ou presque et pour me forcer à
rester là. Et puis Maurice, Michel de St Martin et son beau-frère arrivent,
démontent, essuient, cherchent, gonflent et remontent pendant que je récite des
formules de désempicassement (anti-mauvais sort). Pourvu que ça tienne !
Départ à neuf heures, ça donne le temps et puis… on a toute la journée, pas
vrai ?
Départ groupé, on essaie de ne
pas se perdre au milieu de tous les VTT, mais bon, ce n'est pas la cohue non
plus. D'ailleurs, contrairement à ce que se passe d'ordinaire lors de tels
départs, personne ne bourre vraiment, c'est cool. On se dirige en gros vers Pierrefitte-es-bois
et Santranges. Malgré les averses de la veille, le sol est resté sain. Un
régal. Par contre il ne fait pas chaud. Tout à l'heure, on parlait de
températures à peine positives, genre 1 ou 2°, et chacun avait ressorti tenues
longues et sous couches chaudes.On aurait même pu mettre les
sur-chaussures !
Et bien sûr les
« birettes » s'en donnent à cœur joie. Ça crève de partout : on
double plein de gars qui réparent et notre groupe n'échappe pas à la
malédiction. Pourtant les chemins ont l'air propres. Ils sont aussi bien
agréables : beaucoup de chemins couverts, comme cheminant au milieu d'une
haie. Très joli, d'autant plus que le soleil se montre plus généreux
qu'annoncé. On s'attend volontiers, en roulant sans trop forcer. Dès que ça monte
un peu, pour ma part je mets petit et tente de garder le maximum de réserves,
d'autant plus qu'il m'a fallu un moment pour me réchauffer. En s'approchant de
Léré puis de Savigny, on reconnaît des sentes souventes fois parcourues. Et
puis Maurice et les autres lorgnent à droite du côté du Faît des Marnes
d'Assigny qui domine le secteur et que Pied-Nu nous avait fait escalader, il y
a quelque temps, par des raidillons qui avaient marqué nos mémoires (et nos
guibolles !). En fait on tournera autour sans l'aborder vraiment. Notre
circuit prend un aspect descendant en se dirigeant vers la Loire : on
évite Boulleret pour gagner Bannay. Ravito (il y en aura cinq en tout,
l'organisation est efficace et discrète, le balisage OK.).
Bien. Maintenant on est en bas, au niveau de la Loire et les
hauteurs de Sancerre, nous narguent un peu, tout éclairées du soleil matinal.
Que nous a-t-on concocté ? On sait bien que c'est là que débute vraiment
les choses sérieuses et l'on attend le moment décisif. Pour le moment on se « promène »
tranquillou, sur le chemin entre Bannay et le golf de St Satur en discutant…
Une pierre soulevée par la roue d'Antoine claque bruyamment dans ses roues et
celles de son père Michel qui roulait près de lui. Tout le monde a entendu et
réagi, puis continué. Antoine s'est arrêté un instant pour vérifier. On revient
en arrière . Nouveau coup des birettes : trois rayons consécutifs
cassés, arrachés de la jante (et disparus d'ailleurs !). Que faire ? Espérer que la roue
tiendra sans trop se voiler, mais le trou est impressionnant !
Un pont sur le canal, un autre
sous l'ancienne voie ferrée et début des hostilités : premier
raidillon dans les cailloux, bien connu. Déjà, on envisage la suite : la
gare et l'attaque dans les vignes au-dessus du viaduc. Là c'est du
sérieux : pentu et long, que l'on escalade sur le petit développement en
se glissant entre les machines à vendanger qui ont commencé leur boulot. Je ne
grimpe pas trop mal, mais redoute d'avoir déjà trop donné. Car il y en aura
d'autres même si, pour le moment, on est tout en haut, près du bois de
Charnes et qu'on profite du panorama sur St Satur et Sancerre. On gagne les
vignes (sans passer par le bois de Charnes, curieux, on a raté une
flèche ?) puis Verdigny. Là, bout de route pour grimper au-dessus du
stade, vers Sury, encore une fois il s'agit de mettre les watts. On plonge sur Sury d'abord par la route
(quel dommage !) puis par un petit toboggan technique délicieux. Antoine,
qui craint pour sa roue, continue la route. Avec Stéphane et Actif-Michel, on
l'a rejoint puis continué vers Chappe. Arrêtés à la route de Ste Gemme, on
attend un bon moment le groupe qui attend Antoine, qui, lui, les attend…
Montée vers Ste Gemme :
ravito de midi. Sur les conseils des habitués, on a renoncé à s'inscrire pour le
repas, pour ne passe refroidir trop, prévoyant quand même un sandwich. Bien
nous en a pris, car ce ravito, qu'on espérait aussi correct que les autres, a
été littéralement pillé. Certains
qui comptaient dessus font museau ! Peut-être est-ce pour cela qu'on ne
s'attarde pas beaucoup… du moins à peine le temps pour moi de descendre mon
sandwich (il est vrai que je mange lentement…) et que, la bouche encore pleine,
je dois cravacher un peu pour rejoindre le groupe montant là-bas sur la route
qui s'élève un peu au-dessus du village. De fait, on revient presque à Sury
après une première descente pour aller prendre le creux du vallon qui monte
au-dessus de « la Vallée ». S'appliquer à monter en dosant les
efforts…On se regroupe en haut et une birette nous y attend de nouveau :
elle nous fait partir sur la route de Menetou-Râtel, alors qu'il fallait aller
tout droit. Bien sûr, deux kilomètres plus loin, on hésite, Antoine revient en
arrière, puis nous fait signe de loin. On a bien fait 3 ou 4 kilomètres de plus
et perdu de nouveau un quart d'heure.
On dévale vers Mainbray : qu'elle est belle cette descente, mais
elle signifie aussi qu'il va falloir remonter. Et l'on fait ça en deux
temps : une première fois dans la caillasse des vignes où nous avons la
concurrence d'un tracteur attelé qui semble devoir basculer en avant. Là il
faut mettre pied à terre, ce serrait suicidaire d'insister. Redescente puis
regrimpette (un peu) plus douce. Arrivés à la route, on attend le regroupement
qui tarde. Les nouvelles arrivent : crevaison avec difficultés de
réparation dues à un remplacement de chambre à air par un modèle trop grand et
inadapté. Comment veux-tu que ce soit autre chose qu'un sale tour de birette
encore ? C'est la loi du groupe. Certes, c'est vraiment sympathique, c'est
sécurisant aussi, mais tous les retards des uns ou des autres s'additionnent.
Mais bon, à part un petit vent, on est bien et puis on a notre temps. On tourne
autour de Menetou-Râtel. Depuis quelque temps, on parle beaucoup entre nous des
avertissements de Jacky, l'organisateur en chef. « Un retour avec du
solide » qu'il avait dit. On en a déjà tâté, OK. Mais il était question
d'une fameuse montée aux Marnes de Menetou…On devrait s'en approcher,
non ? Et l'on redoute un brin. On vire à droite, quelques maisons… et LA
pente est devant nous : dénudée, rectiligne, elle escalade le ciel comme
sa sœur jumelle d'Assigny. Deux sont devant, Michel de St Martin s'élance,
Maurice met pied à terre…Maurice ! Je m'accroche, sûr de ne pas tenir
longtemps. Mais Michel est devant et résiste... il faut que je tienne, il ne
doit plus y avoir de grosse côte
ensuite… un tour de pédales puis un autre, je m'accroche avec hargne, p'têt'
même que j'en mords le guidon. Et puis il semble que la pente s'adoucit. Le
souffle court, j'arrive en haut. Quel panorama ! Ce sommet est quasiment
identique à son homologue, avec son arbre unique sur la crête.Je ne connaissais
pas.
Le chemin continue pour dévaler de l'autre côté, tout droit.
Michel y a déjà disparu, je m'élance à donf ! Virage en bas à gauche,
c'était limite, on pouvait croire qu'il fallait continuer tout droit. Je
recolle à Michel et aux deux autres. On attend le groupe. Mais où est
Jean-Paul ? Serait pas allé tout droit ? On essaie le téléphone, deux
reviennent en arrière. Les plus entamés continuent. Derechef, on attend. Au
bout d'un bon moment, l'expédition de secours revient : ils ont réussi à
joindre Jean-Paul au téléphone : suite à un sale coup de birette, il est
parti dans une mauvaise direction et se trouve seul perdu, il ne sait où !
Il doit tenter de revenir vers la gauche dès qu'il trouvera une route…
Repartons bon train à quatre rescapés : les autres sont devant, difficile
de les rattraper avant le ravito. En fait ils sont arrêtés sur un charmant
chemin au soleil à l'orée d'un sous-bois, d'où la vue porte sur les hauteurs
des Bois de Beaujeu et, au-delà, de La Borne. Nous venons de couper une route
et Michel a joint le naufragé Jean-Paul au téléphone… alors que celui-ci arrivait au bout de cette même
route ! Pendant que nous attendons apparaît un vététiste isolé qui nous
semble familier : c'est mon frangin François, « P'tit Bill »,
qui est venu participer au parcours de l'après-midi depuis Ste Gemme !
Quelle bonne surprise ! Du coup, après avoir salué le retour de l'enfant
prodigue Jean-Paul, nous repartons. Inutile de dire qu'avec tous ces arrêts,
ces attentes, nous ne sommes pas en avance sur l'horaire. Quelle
importance ! Il fait plutôt bon, les chemins sont superbes la région
également, on est à VTT avec des
copains. Le panard, mon vieux…Se presser reviendrait à vouloir raccourcir ces
moments uniques, tu crois pas ?
Notre trajet semble bien nous
ramener peu à peu vers Vailly-sur-Sauldre, notre point de départ, mais il s'en
faut, si l'on en croit nos compteurs, de quelques bons kilomètres. On accueille
les descentes avec encore plus de plaisir (dont une large, sinueuse, rapide
sans trop et pas trop piégeuse, quoique…) tout en redoutant la côte assassine
qui nous jetterait à terre. Les quelques petites montées que l'on rencontre
font, il faut bien l'avouer, assez mal aux pattes, quoique je sois surpris d'y
arriver encore. On débouche sur la route Sancerre-Vailly (je crois), je me
laisse emmener dans la descente, d'autant plus que la route se redresse ensuite
en une longue ligne droite vers le village de Thou (il y en a un aussi ici,
comme en Puisaye), là-bas, me semble-t-il, des maillots de notre groupe. Sur la
plaque, j'appuie. Au village, on reprend un chemin. Mon frangin est devant, le
groupe a l'air de suivre. Je
continue : Vailly, sauf erreur de ma part et de mon compteur (qui a déjà
largement dépassé les 90 bornes), c'est à côté. Je profite de l'espèce
d'exaltation de fin de parcours, en emmenant bien. Faudrait pas que le chemin
se redresse ! Aïe ! Ça monte ! Mais ce n'est rien, je reconnais
le stade de Vailly, en haut duquel nous débouchons…Traversée de la ville en
roue libre : on est arrivés au bout !
L'accueil est à l'image du
reste : du solide, bon et bien fait. Dans la salle, pendant la remise des
récompenses, on casse une bonne graine (hot-dogs à volonté, mes amis !)
correctement arrosée d'un rouge local de bonne tenue et d'un « élixir de
birettes » dont il ne faudrait pas abuser… On passe du temps à discuter, à
apprécier ce moment de satisfaction d'avoir réussi ce truc de oufs ! Je
t'ai dit : 95 km, 1300m+ en gros, 6 heures sur la machine à 16 de moyenne.
Correct, non ? Usé je suis, sans doute, mais je craignais bien pire :
il y a des randos moins longues où en roulant plus fort, je finis aussi cuit !
Bon, la semaine prochaine :
grosse sortie encore avec le « Rallye des Vignobles » à Cosne : grôsse
organisazion, mais du sérieux et du costaud (17, 40 et 55 km dont une belle
partie en Sancerrois), simplement il ne faudra pas compter sur un pot à
l'arrivée, c'est comme ça il ne semble pas qu'il y ait quoique ce soit à y
faire ! Certains qui y sont
un peu allergiques préféreront
aller à la « Rando du Boudin » à Lavau (après Bonny direction
Auxerre) boucle de 33 km
(il y a aussi de la
marche).
Woualà pour aujourd'hui. Bonne
semaine !
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| vendredi 03 octobre 2008, a 16:10 |
| Le Caylar (suite) |
Il fallait absolument que je te montre d'autres photos... |
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| vendredi 03 octobre 2008, a 15:28 |
| C’est au « Caylar » qu’est l’art … du VTT |
Séjour au Sud, donc. Des petits tours dans le coin
immédiat mais il faut du consistant pour ce week-end. Avec les « Virades
de l'espoir », il doit bien y avoir moyen de trouver une rando VTT. Je
t'en fiche ! Rien du tout : affiches, offices de tourisme etc.
…Nada ! Pas de bol. Je me résignerai à faire une sortie tout seul, genre
tour du Lac du Salagou, un classique toujours bien sympa, mais j'aurais aimé
avoir de la compagnie. Par acquis de conscience et en dernier recours, je jette
un coup d'œil sur le calendrier du Vélo-Vert du mois. En général c'est assez
pauvre, je trouve, mais là je tombe sur deux lignes : « Le
Caylar en Larzac VTT 2008 ». coup de bigo pour vérifier :
l'organisateur me confirme et affiche le programme avec une certaine fierté, me
semble-t-il : 650 vététistes l'an passé, un circuit championnat régional
de X Country marathon de 70 km, un grand prix départemental sur circuit de 40
km et rando sur le même circuit…Eh ben, pour un truc dont le compte-rendu
tiendra une page complète dans le « Midi Libre » du lundi suivant,
bonjour la com' ! Mais là où il me sidère c'est quand il m'annonce un
départ à… 10 h du mat' ! « Ça permettra à ceux qui sont loin de
venir » qu'il dit… Eh ? On n'aime pas se lever tôt dans le
midi ? Ça risque de me
bouffer la journée, ça, du moins un bon bout… va falloir négocier… Enfin, vu
que Le Caylar, c'est à un quart d'heure- vingt minutes de là où je suis,
j'aurai quasiment le temps de faire la grasse mat' !.
Bon, je t'explique le topo … que tu situes le Caylar pour
te faire une idée du spot.
Au sud de Millau (la ville du viaduc, tu vois ?) 50
bornes de Plateau du Larzac assez « arizonesque » genre cailloux
calcaires sur lesquels il ne pousse que des herbes rases, du thym et surtout
du buis et des moutons, un peu d'écologistes aussi mais pas tant que l'on
croit, un peu de forêt rabougrie dans les creux, car le plateau n'est pas à
proprement parler vraiment plat, oh que non ! Le Larzac s'arrête au sud,
juste après le village du Caylar et son gros rocher, par des bords abrupts,
genre falaises, qui dominent de 3 à 400 m la plaine du Languedoc, avec, là-bas,
Montpellier, Sète et la Grande Bleue, tu vois ? Et puis, au
pied, Lodève où ce que je suis.
J'ai déjà pas mal parcouru ce coin-là, bien sûr, et la
carte des circuits que je consulte en arrivant, après avoir réussi à trouver
une place de parking au bol (pas de parking organisé, chacun se débrouille) me
permet de visualiser assez vite ce que l'on aura à parcourir : en gros j'ai
déjà roulé sur les trois quarts du
circuit avec Manu l'an passé. Par contre les marathoniens vont se lancer dans
un truc dément : descendre dans les gorges de la Vis (ça tourne,
forcément !), un genre de gorges du Tarn, en plus désolé, longer le cañon
en partie à mi-hauteur (tu te souviens Manu, on l'a fait lors de notre GTMC
d'il y a dix ans ?) et puis regrimper en lacets vertigineux sur le
plateau. Fabuleux, mais loin d'être roulant !
Bon, inscriptions : il y a un trèpe pas possible,
s'est pas gouré le gars, on doit bien être encore plus de 600. Attends, c'est
pas le prix ça ? QUOUAH ?
15 € !!!!! Pas possible, le forfait remonte-pente est
inclus, avec le foie gras au ravito et le champ' à l'arrivée ? Se
croient au Roc d'Azur ! En tout cas, qu'ils ne prétextent pas les frais de
publicité ! Le VTT à ce tarif-là, ça va devenir ‘achement rupinos !
Heureusement que ce n'est pas comme ça tous les dimanches ! Quand je pense
que certains râlent dès que ça dépasse 5 € ! Et qu'on ne nous fasse pas le
coup de la crise financière ! Enfin, pour ce prix, on aura le sol sec et
le soleil, même si il fait un chouïa frisquet ce matin (on est à 700m d'altitude, non mais !).
On poirote en attendant que le marathon démarre (au coup
de pistolet, si, si ! la chasse est ouverte !). On a fixé nos plaques
de cadre sur lesquelles est inscrit : « La Roger Pingeon ».
Tiens ? C'est un autre nom de la manifestation ou c'est de la
récup' ? Parce que Roger Pingeon et le VTT… enfin, ce que j'en dis…moi je
pencherais plutôt pour « pigeon » oui, vu le prix !
Il y a une pagaïe pas croyable dans le petit
patelin : tiens, déjà, donner le départ dans la rue principale (et presque
unique) dans le sens inverse de ceux qui arrivent pour prendre leur place
derrière le groupe de départ, ça c'est une idée ! C'te bousculade !
Sans compter deux ou trois voitures qui essaient de trouver la déviation mise
en place pour elles et totalement obstruée par la masse des vélos ! Les gens de la
« Germignoise » qui te gèrent presque 700 gus à VTT quasiment les
doigts dans le nez, ils verraient ça ils seraient fous !
Les 70 km sont partis, puis les compétiteurs du 40 km et
puis enfin nous, avec chaque fois un petit speech, sans doute pas inutile, mais
que personne ne semble écouter. Il est pas loin de 10 h 30 quand on s'élance !
Du coup, dans le petit tour de vielles rues du village qu'on fait avant de
gagner les vastes z'espaces, ça roule pas mal ! Chacun doit avoir envie de
ne pas être trop en retard pour l'apéro de midi, ou peut-être aussi d'essayer
de rattraper le groupe de compétiteurs partis juste devant. Possible aussi.
Un bout sur le goudron, qui ne décante pas grand-chose, ce
sont les roues de mon vélo qui me disent qu'on a quitté le bitume et qu'on est
sur le chemin : dans le paquet, je n'y voyais rien. Une petite côte
allonge enfin un peu tout ça et, dans la descente qui suit, un gilet fluo
indique brutalement la gauche. Le gars, à côté de moi, surpris, n'arrive pas à
freiner, dérape et se paye déjà une gamelle… il y en aura pas mal d'autres, il
y a de quoi !
C'est maintenant le plaisir vététistique total : les
crampons agrippent les dalles rocheuses, les roues sautent de caillou et
caillou, cherchent la bonne trace, s'extraient des pièges sableux dans les
creux, cherchent le passage entre deux roches, où, parfois les pédales
accrochent dans un bruit métallique, jetant le vélo sur le côté. Il ne faut pas
suivre de trop près celui qui précède et calculer serré ses dépassements sur le
chemin qui serpente, monte soudain ou plonge entre les petits arbres rabougris,
les épineux et la végétation grise qui sent si bon. Ici et là des randonneurs
ou des spectateurs, juchés sur les rochers qui surplombent le chemin, nous
encouragent. Ce n'est plus la cohue, mais on est encore assez nombreux pour se
planter en suivant bêtement le groupe qui précède et a raté le bon fléchage.
L'occasion d'échanger un peu, de blaguer… plaisir du groupe.
Attention, là ça devient sérieux : malgré mes gros
pneus, que j'ai bien fait de garder encore un peu, les roues ont du mal à
sauter les roches : on pousse ou, plus facilement, on porte. D'ailleurs,
là, on nous arrête : portage obligatoire pour descendre une dizaine de
mètres, le vélo sur le dos, en faisant gaffe de ne pas se tordre une patte,
parce que les chaussures de VTT, avec les cales qui glissent sur la roche, ce
n'est pas exactement des chaussures de montagne ! On aura droit deux ou
trois fois à un bon portage dans cette première partie, plus, souvent à un peu
de poussette dans des coins rocheux trop costauds. C'est, du reste, délicieusement
varié.
On débouche, après quelques singles techniques, sur un
large chemin forestier roulant, dont je sais que, un peu plus loin, il va
plonger en lacets vers la plaine en contrebas. Je ne me suis donc pas trop
lancé et ne suis pas surpris par une bifurcation soudaine à gauche, dans la
caillasse qui mène vers le bord du plateau. Derrière moi, j'entends des
appels : je me retourne pour voir tout un groupe lancé à fond sur le
chemin que l'on vient de quitter. Ils n'entendent rien et me semblent bien
partis pour se retrouver, après une descente grisante sans doute, quelque 350 m
plus bas ! Seront contents d'avoir à remonter ce dénivelé !
On arrive enfin au top du top du parcours : le
« Cirque du bout du monde » surmonté de sa falaise sur le bord de
laquelle on roule. Photos bien
sûr. Tout le monde s'ecstasy, pardon : s'extasie devant le site et le
panorama. Un comble : c'est moi, qui ne suis qu'occasionnellement un « local », qui renseigne les
autres.Si on veut admirer, il faut s'arrêter car le passage est hyper
technique, gaffe les chutes ! On amorce un bout de descente sur le
rocher : aïe, aïe, j'y vais-t'y ? J'y vais-t'y pas ? La roue
avant plonge, j'amortis, complètement en arrière, ça passe. Plus question
d'arrêter, j'enchaîne à peu près correctement sur la roche nue, mais …dure
aussi certainement : s'il y a chute, il y a bobo ! Heureusement c'est
franc et l'accroche est bonne : ça passe et je pousse un gros soupir en
bas : je me suis fait un brin froid aux lombaires.
Allez, roule un peu, c'est plat ! On arrive à St
Pierre-de-la-Fage : le ravito est là. On s'attend à une table de choix (vu
le prix !) mais c'est platement ordinaire sans plus. Cela dit, c'est bien
venu car il commence à faire faim. D'ailleurs, comme je repars, le clocher du
village égrenne douze coups : midi ! On se regarde les uns les
autres : eh ben ! Le rôti va être brûlé à la maison !
Allez !La partie la plus technique est passée,
maintenant ça doit rouler : on suit pendant un moment le balisage du
« Réseau vert », le tracé de la « Grande Traversée de l'Hérault
à VTT », appuie un peu ! Sur le chemin large et légèrement montant,
je double du monde qui commence à fatiguer semble-t-il . C'est moins
technique, mais il y a maintenant des côtes plus longues et plus marquées et puis,
les seuils rocheux, ça réclame de l'énergie pour les passer quand on est en
plein effort. « Faut se sortir les tripes ! » que crie une
jeunette un peu affûtée à une copine qui l'est moins. Moi, en tout cas, je suis
de plus en plus écrasé sur ma machine, signe que je puise dans les
réserves…Faut dire que, soucieux de ne pas rentrer trop tard, j'ai tenté de
garder un bon tempo.
On atteint le village de St Michel, surmonté des restes
d'un vieux château. Tiens au fait, j'ai omis de souhaiter leur fête à tous les
« Michel » ! Excusez- moi, Sire de St Martin, Actif, Top et
Pieds-Nus, mais la toute petite chapelle St Michel (XIIème) est ma plus proche
voisine, j'y ferai pénitence !
On se lance dans la descente rapide vers le hameau du
« Cros », des cailloux très roulants dans la pente, un appui dans le virage qui lâche et ma roue
avant flotte dangereusement ! J'ai rattrapé de justesse et me suis vu par
terre. Attention, la fatigue fait commettre des erreurs de pilotage !
Les derniers kilomètres vers le Caylar. Je découvre
ce passage plus technique mais aussi plus exigeant. On trouve quand même le
moyen de se tirer la bourre à trois ou quatre dans le final.
Les barrières, les stands où je ne m'attarde
pas devant de superbes machines: je récupère vite un sachet qui contient
une bouteille de rosé local et surtout des prospectus. Je regagne la voiture en
jetant un coup d'œil au bilan chiffré : 600m de dénivelé, ça ne paraissait
pas… la moyenne ne signifie pas grand-chose avec les nombreux portages ou
poussages. Je remballe vite, il est presque 13h 30, c'est que je n'ai pas que ç
a à faire, dis donc : cette aprème il y a bain de soleil sur la plage et
puis, en repartant, je ferais bien un petit crochet par Bouzigues pour voir le
coucher de soleil sur l'étang de Thau, même s'il est tard (ouaf !), et
déguster une douzaine d'huîtres de la taille de la main. Qu'est-ce t'as ta ?…Non,
mais ! Faut bien en profiter tant qu'on peut pas vrai ? Ça ferait pas
une belle journée tout ça ?
Bon maintenant que je t'écris tout ça, la pluie bat les carreaux
de la fenêtre… Peu engageant pour le « Défi des Birettes » à
Vailly-sur-Sauldre, demain. T'oublie pas ? Ça c'est demain samedi, sinon
dimanche , il faut aller jusqu'à
Paucourt (Montargis) pour la « Paucourtoise », ou attendre la semaine
prochaine pour le « Rallye des Vignobles » à Cosne. |
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| lundi 22 septembre 2008, a 12:21 |
| La Germignoise : une vraie marée (humaine) d’équinoxe ! |
De l'influence de la Lune (peut-être) ou du soleil (à coup
sûr !) la Germignoise a (encore) battu son record d'affluence, il s'en est
fallu d'un rien (9 personnes, tu parles !) pour que le chiffre soit de 700
participants ! T'entends un peu : presque 700 ! et QUE des
vététistes, je te dis ! T'imagine derrière ça un énorme club, une machine
quasi-pro quoi. Je t'en fous, qui est-ce qui t'organise ça ? Une
petite association comme il y a en a dans beaucoup de villages, du genre
organisation du concours de belotte, de sorties ici ou là de riffles et de
brocante locale. Oui, c'est ça, mais simplement un jour, ils se sont
dit : « On pourrait faire une matinée de rando VTT ? »…
C'était il y a douze ans et je t'assure qu 'ils étaient contents d'avoir
réuni une cinquantaine de vélos. Alors maintenant …La « Grôsse
Tête » ? Connaissent pas ! se demandent toujours si ce qu'ils
ont fait est bien, si les participants sont contents de ce qu'ils ont préparé,
eux, les quasi non spécialistes (ouais, parce que, entre temps, certains
se sont un peu équipés et se sont mis à la pratique aussi, ne serait-ce que
pour aller voir comment ça se passe ailleurs). Parce que question préparation,
ils préparent, je t'assure.Une rando est à peine finie qu'ils sont déjà
dans la suivante.
Ce qui est le plus fantastique,
c'est le nombre de bénévoles qu'ils fédèrent et tout dans la bonne humeur et la
décontraction. C'est peut-être ça aussi leur secret, tout ça reste bon enfant.
Ludo (qui n'était pas là aujourd'hui, because fête familiale, mais on a bien
pensé à lui, vu qu'en plus on passait quasiment à côté de chez lui), Ludo donc,
disait que ce qui lui faisait préférer la Germignoise, c'était l'état
d'esprit. On me l'a répété aujourd'hui.
Bon, d'accord, mon Frangin
François et ma belle sœur sont deux des chevilles ouvrières de l'affaire, alors
évidemment, je manque sans doute d'objectivité…mais tout de même.
Cette année ils ont même réussi à
avoir le beau temps, mais l'automne se fait aussi singulièrement sentir !
Ça pince un peu, mon n'veu, en attendant le départ! Beaucoup ont ressorti les
vrais gants et l'on aperçoit déjà des cuissards longs, et c'est justifié. C'est
vrai que c'est aujourd'hui l'automne (du moins à ce qu'on m'apprenait dans le
temps, maintenant l'équinoxe serait le 22, tout change ma bonne dame !). À
propos d'équinoxe, c'est une Grande Marée (humaine) qui s'annonce. Va falloir
trouver un autre champ pour le parking, bientôt ! Je cherche dans la
foultitude des maillots et/ou des têtes connues et j'en trouve malgré tout bien
peu. Je connais assez peu les gens du sud nivernais que l'on ne rencontre guère
qu'à cette époque de l'année, en gros jusqu'au Rallye des Vignobles.
Actif-Michel et Anne sont déjà prêts mais pas de Marsus par exemple, ou pas
encore…Les gens de Gien et plus au nord
roulent ailleurs, dommage. Dans la foule soudain, un maillot vert
de l'U.M Veaugues, je rêve ? C'est l'ami Pascal, un ex de la grande époque, qui a ressorti
le maillot-collector et … le vélo, d'époque également. Ne roule plus guère,
l'ami, et pourtant, on verra plus loin qu'il a encore de beaux restes !
S'il veut bien s ‘y remettre, comme il promet (souvent !)…
On part juste derrière le gros du troupeau, vers 8 h 30. Chemin
des bords de Loire, pas mal pour un départ, c'est large et on peut s'arranger
pour attaquer la partie single sinueux hors du troupeau. C'est pittoresque à
souhait, mais si la Loire est déjà baignée de soleil, nous, on est à l'ombre et
le bout des doigts qui sort des mitaines souffre comme en plein hiver. On
atteint La Marche et on monte (la
Marche, évidemment !) : on attaque la première côte et rapidement la
deuxième.C'est bien venu car ça réchauffe mais dans l'envie d'en profiter, j'ai
peut-être été un peu vite et le
souffle est court, en haut. Baste ! C'est l'occasion de profiter d'un
panorama de 180° au moins. Rapide descente puis traversée de grands champs en
légère montée. Un peu rasoir mais bon, il faut en passer par là. Ravito au
Grand Soury et on se lance vers Chaulgnes avec appétit (ben et le ravito
alors ?) car on sait que cette partie-là sera intéressante. On évitera
totalement cette année la Forêt de Bertranges pour parcourir cette région
bocagée et doucement vallonnée entre Raveau et Pougues (en gros). Petites montées,
passages dans quelques sous-bois (quand même), prés et bosquets. Il fait bon,
on ne se bouscule pas car les chemins permettent de dépasser assez facilement,
c'est assez roulant sans être jamais ennuyeux et surtout, le sol est sec, un
vrai régal ! Tiens à propos de régal : après Chaulgnes on s'enquille
deux petites descentes dans un single en gouttière …mmmm !!!
Je stoppe un instant et tente
ensuite de rejoindre Actif-Michel. J'ai perdu, quoi, une minute ? mais
impossible de le rejoindre ! ‘le fait exprès, le chameau, d'appuyer comme
un sourd sur les pédales ou quoi ? En même temps je me dis de ne pas trop
me dépenser car, après le ravito de Pougues, la boucle des 45 km pourrait bien
nous réserver quelques passages un peu costauds… Je rallie donc le ravito, dans
le parc thermal, juste à côté du gracieux pavillon des sources, cadre
magnifique. De Michel, point ! Ben, mince alors ? Il arrive pendant
que j'échange quelques mots avec Pilou. Il a raté une bifurcation. Tu parles
que je pouvais bien m'employer à tenter de le rattraper ! Ça me rappelle, en juillet, au Trèfle
de Châtillon/Loire (va voir un peu plus haut).
Tiens ? Un tacheté !
c'est Tom des « Frapadingues », qui nous apprend qu'ils sont une
belle brochette de six participants. Bien, ça, ils n'ont pas raté le
rendez-vous. Du coup on les attend un instant pour les saluer. Et puis on
attaque le tour du Mont Givre. Car c'est en gros de ça qu'il s'agit. Une
nouveauté et une découverte aussi, bien agréable. Comme de juste on a droit à
deux ou trois petits « coups de cul », avec, même, le
choix entre un passage « très difficile » ou sa variante
« très difficile » (selon le panneau des organisateurs). Alors, nous,
pas dégonflés, on prend le plus « très difficile » (qu'il nous
semble). Priez (c'est le nom du
patelin pas une injonction !) puis Foncelin. Une belle montée puis,
logique, une longue descente roulante vers Garchizy. On regagne les bords de
Loire sur le bitume, ça sent l'écurie et, façon « final, on brûle ce qui
reste », sur la plaque, on ne respecte pas trop le code de la route et la
vitesse limitée à 30. Crochet à droite sur un chemin, puis nouveau crochet qui
découvre, quoi ? Une côte bien coquette ! Nous fourguer ça alors
qu'on pensait en avoir fini ! Il me semble entendre rigoler le Dominique qui
a tracé le passage ! Après quelques protestations, on passe du grand
plateau au tout petit, et puis on s'avale la côte quand même. Paraît même qu'il
y en a une autre un peu plus loin (comme quoi on a encore du souffle, tout en
grimpant, pour échanger avec les autres participants !). Effectivement,
là-bas c'est un peu la cohue dans la montée où tous les circuits se retrouvent
avant l'arrivée. Cette-fois on est au bout : encore un virage et… mais
c'est quoi ça ? On nous oriente vers un champ ! Quelques zigzags
descendants à travers un « pailleri » (c'est comme ça qu'on appelait
les champs après la moisson, dans mon enfance. Question orthographe, je ne
garantis rien…). Amusant comme tout, on trouve le moyen de s'y tirer la bourre
pour le final sous le grand portique gonflable.
Z'on fait les choses bien pour
l'accueil : chacun est attendu par deux ou trois personnes, cadeau, bise …
enfin moi, du moins, j'ai la bise, vu que c'est ma Martine qui fait
l'accueil !
Bonne moyenne, +555m, et grande
satisfaction d'une belle balade. Dans la cour, sur le parking, sur l'aire
d'accueil, il y a du populo ! Il fait bon au soleil de midi. On profite du
pot-sandwich (à discrétion !) et il a file d'attente pour les crêpes…Bref
on s'éternise volontiers et franchement, l'impression qui se dégage est que
chacun profite du moment et s'éternise un peu plus que d'habitude. C'est enfin
l'occasion de saluer davantage de monde et d'échanger ses impressions de la
matinée, de prolonger un peu la magie. Pour ma part je passe côté organisateurs
pour la suite : casse-dalle en commun sur place puis démontage et
rangement, le tout dans une belle ambiance. L'occasion de réaliser un peu plus
ce que représente la préparation et la réalisation d'une telle manifestation.
Et ceci est sans doute valable, à un degré ou un autre, pour tous ceux qui se
lancent là-dedans. De quoi avoir un peu recul et de relativiser quand on se
rend compte, ici ou là lors de nos sorties, qu'il y a un truc pou un autre qui
pèche.
Voilà, c'est pas tout ça, mais je
repars quelques jours. Je vous laisse sur place avec les « Virades de
l'espoir » dimanche prochain. Il y a des randos VTT à Bonny sur Loire et à
Nevoy (près de Gien), l'occasion de se retrouver sur le site qui a connu les
randos de la « Fun-Bike », une autre époque…Et puis l'autre semaine
il y a aura le « Défi des Birettes », belle organisation aussi, à
Vailly sur Sauldre (Cher), attention ! C'est le samedi ! |
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| lundi 08 septembre 2008, a 12:25 |
| Pas de Piranhas à Parigny |
Le titre, c'est vraiment
n'importe quoi aujourd'hui ! Mais, bon, ça m'amuse…
Sacrée rando hier, donc à Parigny
les Vaux. Les « Randos Vertes » des amis du VTT nivernais, c'est
toujours un truc superbe, pas de la rando de gamin en général, c'est plutôt du
physique et on n'arrive jamais au bout, frais comme une rose … (normal, c'est
« Parigny les Vaux », pas « Parigny la Rose » (près de Varzy), oh qu'il est drôle, ce
matin, décidément !)
Comme en plus le cadre est
agréable et les circuits super bien choisis, c'est un rendez-vous
incontournable, comme on dit (trop).
D'accord il a bien plu ces
derniers jours, et surtout la veille, et on sait bien ce que ça signifiera au
niveau des chemins, malgré l'abri de la forêt…de plus il fait bien frisquet sur
le pré-parking près de la salle des fêtes où l'on se retrouve. Je suis
garé juste à côte de Ludo et l'on discute un peu en choisissant la tenue
adéquate : j'opte pour les manchettes (déjà !) et le plastique est
roulé dans le sac. J'ai encore les mitaines et le cuissard court
heureusement ! C'est vers huit heures et demie que, décidément, le flot
des participants arrive. Je prends un café (car ici, on en a un, pas comme à
Sauvigny) en attendant qu'Actif-Michel et Anne soient prêts et en saluant
quelques Frapadingues, enfin : pas de Francis mais il y a Tom, le
Pharmaton, et Franck, qui, paraît-il, étaient aussi à Sauvigny mais qu'on n'a
pas vus dans la foule. Le René doit déjà être sur les chemins, c'est un
matinal : on ne verra de lui que son 4 X 4 ! Michel de St Martin a
renoncé, face à l'éloignement, et roule sur l'Etang du Puits. D'autres seront
aux 8 h de Verdigny…
François, mon frangin germignois,
vient d'arriver aussi et il se joint
à nous trois pour démarrer sur le raidillon qui s'élève tout de suite
au-dessus du village. On a dû faire cent mètres de bitume c'est tout (et
n'on n'en fera jamais plus tout au long de la rando !): il n'y a pas de
phase d'approche, d'échauffement ou tout ce que tu voudras, ici. Et
aujourd'hui en particulier, on est directement dans le bain : on grimpe
déjà dans la forêt. Et comme, en plus, on est à l'heure de pointe, tu vois le
plan. Pas très facile. Pourtant, pour le moment, les chemins sont assez
corrects ; d'accord c'est un peu humide, il faut se cramponner parfois,
faire attention aux cailloux glissants et aux racines, on rencontre quelques
gués, mais la boue n'est pas trop présente. Pas de quoi s'ennuyer
toutefois : ici c'est
vallonné, on le sait et on se régale de montées pas trop exigeantes et de descentes,
où, toutefois, on hésite à se lâcher (et surtout à lâcher les freins), vu
l'humidité du terrain : la roue avant a parfois bien du mal à accrocher,
attention ! Bon, on ne fait pas non plus de débauche d'énergie : on
est parti pour un bout de chemin et l'on se rend compte que, même si on n'a pas
à appuyer comme des malades sur les pédales, rien que d'être tout le temps
vigilant pour éviter une glissade, pour rattraper une roue qui s'écarte, pour
se sortir d'un trou boueux, fait que l'on n'a aucun moment de relâchement et que les muscles sont tendus. Sans
que l'on traîne, on ne peut pas dire qu'on n'avance très vite, le terrain ne
s'y prête guère : les singles, c'est bougrement sympa et tous les vététistes
adorent, mais ce n'est pas très rapide et l'on ne roule quasiment que
là-dessus. C'est évidemment chouette… Des chiens qui hurlent annoncent la
maison forestière de la « Grande Mare » et son chenil. C'est le point
de ravito habituel : un peu effrayant quand même cette meute magnifique.
Euh…le ravito, c'est pour nous ? Pas nous pour les chiens ? On est un
peu surpris d'y être déjà, ce n'est pas qu'on n'en ait pas besoin, mais on n'a
fait encore que 10 km ! On n'ose pas regarder la moyenne et puis…Il en
reste un bout, dis donc !
Bah, on a fait le gros du dénivelé,
d'après la carte, et l'on devrait rouler mieux maintenant.
À la bifurcation, toutefois, Anne
et François, optent pour le circuit de 35 km. C'est vrai que la matinée est
déjà un peu avancée et qu'ils ont peur d'être un peu justes sur le grand circuit.
Michel me suit : on doit faire une boucle supplémentaire d'une bonne
vingtaine de kilomètres qui tourne autour du « Rond de la Réserve »,
non loin des Bois de Raveau. On n'aura pas de gros dénivelé, ça devrait aller…
Qu'on se dit…
Pour la première partie, c'est
O.K. On suit des singles qui tabassent un max (heureusement que la plupart sont
en légère descente). Ça chahute un brin le vélo ! Si tu n'as pas de
tout-mou là-dessus ça doit être l'enfer. Donc, passages plutôt amusants. Mais
la suite devient galère avec des secteurs boueux comme aux pires moments du
cœur de l'hiver. J'ai toujours mes gros pneus de caillasse (2.3 quand
même !) et je t'assure que c'est pas le pied sur ce terrain, sauf quand,
justement, pour éviter un coin glissant, tu optes pour les cailloux juste à
côté . Reste que je suis obligé, souventes fois (tiens, j'aime bien cette
expression, « souventes fois » c'est pas très courant et un brin
désuet, mais je connais un gars qui en parsème son discours, pourtant), donc, souventes
fois, je disais, je suis obligé de prendre un bout de bois pour dégager le pneu
arrière qui frotte sur les bases. Quel dommage, cette boue ! Parce que,
sinon, qu'est ce qu'on se serait régalés ! Les gars ont trouvé des
passages incroyables : parfois, on a l'impression que ce sont les
VTT qui ont frayé la trace. Il y a même des trucs déments comme ce sentier où
l'on est en équilibre au-dessus d'un profond fossé rempli d'eau, ou cet autre
que l'on essaie de suivre, entre les arbres les racines et les cailloux, le long
d'une très haute clôture électrique, destinée à arrêter les cerfs, et qui,
selon ce que nous dira le Jacky de l'organisation, est directement reliée au
secteur !!! Tu crois ça possible, toi ? J'entends :
autorisé ? Toujours est-il que le petit « tic, tic » que l'on
entend en passant le long nous avertit : y' a volt !!!
D'autres coins sont plus sereins
comme les fontaines auprès desquelles ont passe, et qui inciteraient à la
flânerie ou au pique-nique… s'il faisait meilleur ! Mais de flânerie,
point, car on n'est guère en avance, quant au pique-nique, il faut d'abord que
l'on rallie de nouveau la « Grande Mare » et ça ne semble pas encore
pour tout de suite. Un ou deux passages sur une allée forestière empierrée et
bien roulante permettent quand même de rehausser une moyenne bien anémique. On
a même droit à une superbe, large et longue descente, bien franche, que l'on
dévale à fond… ça dépatte les pneus, j'te dis !
On rencontre quand même d'autres
aventuriers, comme Stéphane, un familier du blog. On réussit à discuter un peu
malgré les aléas du chemin… N'oublie pas de me rappeler les références du
bouquin dont tu m'as parlé : « Envie de vélo », le titre, je
crois ?
Enfin , à force d'à force, on
retrouve le point de ravito : on retrouve aussi quelques autres
rescapés : on avait l'impression, depuis qu'on était parti sur cette
boucle, d'être tout seuls sur le circuit ! En plus il est midi, dis donc,
c'est le déjeuner !
On ne traîne pas trop : il
faut tâcher de rentrer sans trop tarder ; heureusement le retour est plus
facile. Humide bien sûr, mais pas trop, et la boue se limite à quelques grosses
flaques. Côté gambettes, ça commence un peu à être endolori et Michel, qui a
bien tenu le coup jusqu'ici, commence à redouter les crampes. On retrouve des
coins déjà connus : après les hauts de Chaulgnes, on sent l'écurie. Je
double un gars qui pousse son vélo : « Eh, Tac, qu'est-ce qui
t'arrive ? » Un pneu éclaté. Pas tellement étonnant vu le nombre de
petits bouts de souches qu'on a vus, de silex aussi. Je descends (belle
descente encore, un miel !), jusqu'au hameau de Pinay où je retrouve les
collègues de Tac qui cherchent à organiser un moyen de le récupérer. Mais… sur
la carte qu'on nous a fournie, il y a bien un numéro de téléphone ? Je
laisse la carte en question aux rescapés et je continue. L'arrivée ne doit pas
être loin. Quoi ? un ravito ? En fait il s'agit d'une sorte de
promotion-dégustation chez un viticulteur des coteaux charitois. Je goûterais
bien mais…Bien m'en prend car, juste après, on a droit à un premier petit
raidillon, suivi d'un autre plus long qui casserait bien le moral et les pattes
si on ne savait pas qu'en fait, il conduit au début d'un long final descendant
qui ramène en toboggan sur Parigny et où l'on se régale toujours. J'ai laissé
Michel un peu derrière et l'on se retrouve au lavage (un seul robinet un peu
anémique ! Sûr, ce n'est pas la lance à incendie que l'on sort à
Neuvy-sur-loire !). Il n'y a pas trop affluence heureusement. Voyons le
bilan ? 48 km, normal, et 620 m de dénivelé. On a envie de dire :
« seulement ? » tant il nous semble avoir dépensé d'énergie. La
semaine dernière nous avait semblé moins physique et pourtant on avait grimpé
davantage.
Petit tour à l'accueil pour un
rapide pot et récupérer… un T-Shirt ! Encore !
La semaine prochaine, rien sur le
calendrier : va falloir vous regrouper. Moi je serai en Auvergne, j'y
trouverai peut-être quelque chose. En tout cas rendez-vous le 21 Septembre à la
GERMIGNOISE : ne pas rater !!!! Renseignements :06 81 21 47 22
ou 03 86 68 86 74 |
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| lundi 01 septembre 2008, a 20:13 |
| Sauvigny, vidi, réussi |
Ouf !Bien content de la journée, avec une "Sauvignoise" bien
réussie : les cartes météo inquiétantes aperçues sur les chaînes TV ou les
ordinateurs devaient avoir angoissé outre les organisateurs, bien sûr, tous les
possibles participants, dont j'étais, évidemment. Orages ou pas orages ? Rien
ne m'avait réveillé par la fenêtre laissée ouverte pour la nuit et, au matin,
du côté Est, le ciel semblait bien serein, avec son aube naissante, par contre
le côté ouest était nuageux, mais pas encore trop menaçant. Vite ! À
Sauvigny !
J'avais faim de VTT, pourtant cette semaine, on s'était
fait une sortie bien sympa avec Stéphane, descendu de Montargis, et
Actif-Michel, qui, pour ne pas rater l'occasion, avait mis la clé sous la porte
de l'agence pour une partie de l'après-midi. Un tour du côté de Savigny en
Sancerre, sur les terres de Michel-Pieds-Nus et son frangin René. Nous
manquaient bien d'ailleurs, eux qui connaissent chaque single du secteur, alors
que nous en étions réduits à suivre un parcours du Topo-guide du Sancerrois (ne
cherchez pas, son tirage est épuisé depuis quelques années et c'est fort
dommage !), mais c'était un plaisir aussi (« Quoi ? Tu vas me
dire, et ton GPS, ? » … Oui, bon, on verra, pas tout à la fois…). On
s'est bien régalé et je me suis surpris, en fin de rando, à piquer un démarrage
pour rejoindre un cyclo puis prendre sa roue quelque temps… N'importe
quoi ! Mais ça devait être le résultat de cette faim de rouler.
Enfin bon, ce dimanche matin, j'arrive à Sauvigny, pas
aussi tôt que nous l'avions fait l'an, passé, avec Manu, Stéphane, Michel et
Anne, mais pas trop tard non plus. En fait, je ne sais pas qui vient rouler ici
mais tu sais ce que c'est : on trouve tout de suite du monde. Mon frangin
François (de la « Germignoise ») est là: il a amené son copain Dominique et est maintenant nanti d'un nouveau vélo, un N.E.U.F, de Décath', superbe! Le v'là équipé et
j'espère qu'on aura l'occasion de rouler un peu ensemble, Ludo est là (tout à
l'heure, sur l'aire d'arrivée, il nous présentera Madame et … le jeune
Lubin !) et puisqu'il est question de matos, on admire (aussi) sa mini
caméra de guidon (ou de casque) très chouette !
J'ai aperçu un maillot tacheté : c'est l'ami Francis,
le Frapadingue en chef, sans sa troupe. On part ensemble, escortés et (vite)
précédés de Ludo et de Jean Chassang qui nous confirme qu'il n'y aura pas cette
année de rando à son nom, comme ces dernières années… Si les retraités, dont il
fait partie maintenant, ne s'invertissent plus, où va-t-on Madâme Michu ?
À force de discuter, on n'est pas parti si tôt, et on est
dans la foule, mais le début se fait plutôt sur des portions assez larges,
direction St Benin d'Azy, c'est-à-dire au milieu de paysages verdoyants
vallonnés, bocagers, avec quasiment toujours, si tu regardes bien, dans un
coin, et généralement plutôt sur une hauteur, un petit château. Typique du nivernais central. On admire
tout ça quand, du moins, on sort des bois. Car la commune de Sauvigny-les-bois
porte bien son nom et j'ai bien fait de ne pas chausser les lunettes de
soleil, qui me tentaient pourtant au départ. Je me répéterai sûrement pus loin,
mais les chemins sont vraiment super. Il y a de tout : de la variété en
profil, en largeur de chemin, en type de sol. Jamais franchement de plat et,
pour la première partie, au moins, c'est vallonné sans excès et je
t'assure qu'on se régale ! Évidemment, on trouve ici et là quelques
bourbiers, qu'on arrive le plus souvent à éviter par une mini
« variante », et qui ne sont pas très conséquents grâce, je pense, au
beau temps de cette semaine.
On n'a pas
mal roulé jusqu'au ravito de St Benin. C'est à partir de là que l'on attaque la boucle de 15 km qui
distingue le grand circuit. Le ton est donné immédiatement par une longue
montée dans un pittoresque chemin creux qui requiert tout de même un bon petit
effort, on en aura une autre, un peu plus loin, nettement plus conséquente et
qui imposera à beaucoup de mettre pied à terre : je réussis à me maintenir
en équilibre sur mes deux roues et suis un autre gars qui s'acharne également,
tout en grimpant de conserve, on communique : « Tu veux
passer ? » -« T'inquiète ! Ça me va comme
ça ! Appuie garçon, on a fait le plus dur »-« Tu
parles ! T'as vu devant ? » Car cette bon sang de côte n'en
finit pas et, s'accentue parfois singulièrement mais... « Il n'est
de côte qui n'ait un sommet » n'est-ce pas? Et on finit, bien contents de
nous, par arriver en haut. Le Francis, qui n'a pas trop roulé ces temps
derniers, est un peu juste et le ravito de Limon est le bienvenu. Jamais venu
dans ce village et pourtant c'est à partir de là qu'a lieu la « Rando
Look » au mois de juin. Nous venons de vérifier que son caractère
« physique », qui fait sa réputation entre autres, s'explique tout à
fait. Je te parle côtes, mais il ne faut pas oublier l'autre côté de la
médaille, ou du versant plutôt : on se lance aussi dans de chouettes
descentes, variées elles aussi, parfois on est bloqué par le gars de devant, on
ne se lâche pas comme on le souhaiterait, car même sur le grand circuit, il y a
du monde. (J'ai lu dans le journal que nous étions plus de 1400, avec plus de
200 compétiteurs sur la « first night »).C'est d'ailleurs à cette
affluence que je me dois une petite « chaleur » : on s'est lancé
dans une descente sur un chemin empierré large, mais couvert de petits cailloux
rendant la trajectoire délicate. Soudain, devant moi, un groupe arrêté sur
toute la largeur consécutivement à une chute ! S'arrêter ? Impossible
à cette vitesse et sur ces petits cailloux qui font même des amas où la roue
avant flotte. Je tâche de trouver un secteur moins meuble où le freinage
réponde, tout en tâchant de viser une « musse » entre les mecs
arrêtés n'importe comment. Ouf ! Ça passe de justesse ! C'était moins
une ! Je me voyais tel la boule de bowling lancée vers les quilles !
On a entretemps retrouvé le circuit de 35km : plus de
monde de nouveau. Mais le tracé est toujours aussi agréable. Francis redoute de
plus en plus les crampes et l'on temporise un peu. Qu'importe, il fait
bon, l'ambiance est nickel, l'organisation au top. Remarque à ce
sujet : c'est curieux comme
il est difficile de réussir un sans faute intégral : le balisage est
impeccable, le plus souvent redondant avec flèches fluos en hauteur + fléchage
à la bombe sur le sol + rubalise, impeccable quoi. Pourtant nous trouverons
deux possibilités de se fourvoyer ! Et pas dues à une quelconque
malveillance comme cela arrive hélas !
Après un dernier passage sur un single délicieux en
sous-bois, on débouche au pied de Sauvigny, pour un final déjà emprunté :
gué + raidillon par les rues d'un lotissement, qui dénote de soin apporté au
choix du tracé, jusque dans le détail. Ça nous permet d'atteindre un dénivelé
de 750m (Pour les 50 bornes, il faut rouler un peu sur la route pour que le
chiffre soit exact). Arrivée sous le grand portique : après avoir
reçu notre énième T-Shirt (celui-ci est plutôt pas mal), on profite de la
foule, de l'ambiance, en commentant, sandwich d'une main et verre de bière dans
l'autre, les péripéties de cette édition 2008, avec les uns z'et les
autres.C'est presque à regret, et pas moins d'une heure après notre arrivée à
vélo, que l'on quitte les lieux. Les orages ont eu le bon goût d'attendre. Je
crois que c'est Ludo qui nous avait dit « Il est prévu qu'il pleuvra à
partir de 14 heures ».
Pas tout à fait vrai : il n'a commencé à pleuvoir
qu'au moment où j'allongeais les jambes sous la table du déjeuner, dressée dans
le jardin, près du barbeuq' : il était …14h et…cinq minutes !
C'est pas tout ça et la semaine prochaine ? Y'a de
quoi faire : samedi 6 à14 h aux
Aix d'Angilon (18) : Rando. Dimanche 7 : 8h 30
« Les Randos Vertes » des amis du VTT Nivernais à Parigny-les Vaux
(58) avec 4 (excusez du peu) nouveaux circuits. Qualité assurée et profil
sportif. Pour du plat, voir le même jour à Amilly (= Montargis) la « Rando
des chouquettes » ambiance particulière, vaut surtout pour les fameuses
chouquettes. Une autre Rando à l'Étang du Puits et une aussi à Ménestreau en Villette (45). Enfin les compétiteurs seront à Verdigny-en-Sancerre, pour les
célèbres 8 h de Verdigny.
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| lundi 25 août 2008, a 12:30 |
| Murs et murailles |
Comme je te disais dans l'article précédent, je me suis
borné à de petites sorties sur les
contreforts du Larzac, tu sais (ou tu sais pas, dans ce cas je
t'apprends !) que le Larzac se balade autour des 600 à 700 m d'altitude et
qu'il se termine en général par des falaises calcaires qui dominent la
« plaine » du Languedoc (qui n'est souvent pas plus plate d'ailleurs
que le Larzac ne l'est !) de plus
500m. Bon, moi où je suis (près de Lodève, t'en as entendu parler ces
temps, il me semble), j'ai 3 à
400m à grimper pour y accéder,
donc j'ai déjà de quoi m'occuper. Mais, voir article précédent, j'ai pas eu
trop l'occasion. Juste quelques « petits tours » le matin, avant la
chaleur, mais qui me faisaient en quelques kilomètres atteindre des dénivelés
respectables.
Par contre, et tout autre chose,
j'ai fait une escapade de quelques jours en bord de « Grande Bleue »
à la Grande-Motte et, bizarrement, en ce lieu coincé entre la plage surpeuplée
et les étangs dédiés aux flamants roses sans compter encore le canal du Rhône
et où rien ne semble fait pour le VTT, tu trouves à l'Office de Tourisme un plan
de quelques circuits et il y avait même , il y a deux ou trois ans, un club
local qui te faisait des sorties accompagnées gratos une fois par semaine,
vachement sympa. Par contre, ce dernier truc, comme tout ce qui est bien et
pratique, ça a disparu.
J'ai donc fait deux ou trois
petits tours dont une incursion aux marges de la Camargue, entre les chevaux,
les vachettes noires, les marais salants, les vignes de « vin des
sables » (et ça, c'est pas du pipeau, les ceps sont vraiment plantés dans
le sable !) et les inévitables Pink Flamingos (et pas Pink Floyds !
Tiens à ce propos, t'as pas raté la rediff' cet été de ce mémorable
enregistrement du Floyd à Pompéi, j'espère ?). C'est comme ça que je suis
tombé sur un vieux fort Vauban en ruines, les pieds dans les eaux du marais et
noyé de mosquitos. Désolé et pittoresque.
Et puis, autres remparts, plus
nobles et justement célèbres, ceux, magnifiquement épargnés et toujours tels
que Saint Louis les a vus, de la ville d'Aigues-mortes. Avec mon heaume, mon
destrier fringant, je n'ai pas pu résister à la photo façon :
« Bayard ! Du Guesclin ! Sachez vos lances manier ! Oncques
ne faiblirai face à vos assauts ! »
N'empêche qu'en près de 60
bornes, j'ai fait 40 m de dénivelé ! Un exploit, je te dis car plus plat
que ce coin-là, y a pas ! |
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| lundi 25 août 2008, a 11:49 |
| Mise sur « Orb »ite |

Salut à tous ! Petit passage local après un séjour
estival méridional. Moins de VTT que l'an passé : peu ou pas de rando
organisées. Difficulté pour les détecter peut-être ? Les Offices de
Tourisme ignorent en général tout, les vélocistes, quand on en trouve, semblent
peu au courant aussi, et la lecture des calendriers de nos mensuels spécialisés
ne nous renseigne guère non plus, beaucoup d'organisateurs oubliant de signaler
leur manifestation sur ces vecteurs. Il faudrait contacter les clubs
locaux, peut-être…Enfin, bon, à part la rando que je te narre ci-après,
nothing ! Faut dire qu'il faisait sacrément chaud cet été dans le coin et
que, par 36° à l'ombre, tu manques un peu de motivation à partir suer sur une
bécane. T'as pas connu ça, toi, cet été ? Justement, je n'ai pas eu de
visites de copains vététistes non plus, du coup j'en ai été réduit à quelques
sorties en solo quand même autour de mon fief Lodévois et puis, donc cette
rando dans les « hauts cantons » comme ils disent là-bas, autour du
lac d'Avène. Une rando que j'ai déjà faite deux fois et, du coup, les
organisateurs, tenant sans doute beaucoup à ma présence, m'envoient chaque année
un petit courrier, sympa non ?
Ce lac est un lac de barrage, avec des tas de vallons
boisés qui convergent vers lui, de sorte qu'il affecte un peu la forme d'une
étoile de mer, ou d'une pièce de puzzle si tu veux... Il n'est pas très étendu
mais dans un site encaissé et, donc, assez biscornu et il a la particularité de
n'être accessible qu'à ses deux extrémités opposées : d'une part, du côté
du barrage qui domine, façon film-catastrophe, la petite station thermale
d'Avène (Tu ne connais pas mais ta douce sûrement, ou du moins les produits de
beauté qui portent ce nom) et donc, d'autre part, à Ceilhes, côté début du lac,
seule partie à la rive douce (il y a même une mini-plage) et là où se jette la
rivière « Orb »(euh, attends, elle se jette dans la Méditerranée,
c'est donc un fleuve, un fleuve côtier mais un fleuve quand même !). Ça y
est j'ai encore fait une phrase interminable !
C'est donc là que je me pointe ce dimanche
matin, pour la « Rando des Monts d'Orb »qui, alternativement,
part soit d'Avène, soit de Ceihles à l'autre bout. Comme je te l'ai dit,
je l'ai déjà faite deux fois et j'ai même dû déjà te raconter ça, remonte voir
pas mal en arrière sur le blog, tu devrais trouver ça sous le titre :
« Quand on a de l'Avène », je crois, ou une autre subtilité de la
même eau.
Le parcours est qualifié de « sportif » (le petit
s'appelle « familial », mais plutôt, à mon avis, pour familles
sportives aussi !).Il fait le tour du lac et je t'entends déjà
réagir : « Ouah, un tour de lac, pépère, oui ! » mais ne te
leurre pas : si aucune route n'accède aux rives, c'est que celles-là sont
du genre abruptes et qui dit abruptes dit « pentes », donc
« grimpettes », vu ? Comme de juste, le parcours ne varie pas ou
très peu d'une année sur l'autre, mais c'est la première fois que je le fais
avec un départ de ce côté. Voyons…
On est une cinquantaine à se lancer sur la première
difficulté : une côte pas trop accentuée mais bien longue, sur un chemin
forestier comme on en suivra les trois quarts du temps. Il serpente au
flanc de la colline, au milieu de la végétation locale, genre
méditerranéen : ce n'est pas bien haut (à part les pins) ça sent bon
et c'est plutôt piquant. Au bout d'un moment de montée que je ne gère pas
trop mal (style assez cool, ne pas s'asphyxier dès le départ), la végétation se
dégage un peu et bonjour la vue sur le lac tout bleu en dessous !
Superbe !
À partir de là, ça monte et ça
descend en fonction des différents vallons dont je te causais plus haut et
qu'il faut bien franchir : le balisage est O.K et, ici et là, un gars en
tenue de « soldat du feu » (sans le casque quand même, c'est réservé
à nous et, crois-moi, il fait chaud dessous !) assure la sécurité et
l'orientation. Au long de la grande montée de départ, on s'est un peu égrené
sur le parcours et je me sens un brin seulâtre. Un signal d'un gars en
uniforme : il faut enquiller une petite « musse » descendante à
droite. Je m'en souviens en effet et je saute illico du vélo : les
premiers 15 m sont suicidaires, dans la caillasse énorme et sur pente accentuée.
Instruit par mes deux gamelles de l'an passé (j't'ai pas raconté ? Si, une
je crois, l'autre faudra que je trouve un instant pour le faire : c'était pas une sortie
ordinaire !), je descends ma
selle de quelques cm pour, quand même, me faire plaisir à descendre le reste du
passage sur ce single bien tabasseux. Ce sera le seul passage très technique de
la rando. Pour le reste : chemin forestier, mais jamais ennuyeux car toujours varié et pas vraiment
roulant.
On arrive sur la route qui plonge
vers Avène. Dommage de le faire par la route, il ne doit pas y avoir autre
chose…
Moi, tu vois, je me dis : on
va avoir le ravito au patelin : ça doit être pratique, et puis on est à
mi-rando, mais les mecs me dirigent sur le pont : « Ravito un peu
plus loin ! ». Bon, c'est vrai qu'il y a un peu de route, pas trop
montante encore, avant d'attaquer le gros morceau : une grimpette qui te
fait remonter à l'altitude du barrage et encore au moins deux fois plus haut.
Mieux vaut ne pas faire ça le ventre creux !… Ah ! Un
organisateur : le ravito ? Penses-tu ! Il me crie :
« Il est en haut de la côte ! » Quouaxxx ???? Il est 10 h
et quelques, on a passé 20 bornes pas vraiment faciles, le Mahomet cogne en
plein sur les cailloux du chemin et il
faut se farcir THE côte avec simplement du jus de Camel ???
En râlant, je me mets au taf : cette côte, elle
m'avait occis la première fois que je l'avais grimpée. Depuis, connaissant sa
longueur et ses fluctuations de pourcentage au long de ses différents lacets, j'ai
appris à la gérer… je préférerais digérer, oui ! Car mon estomac réclame,
tout au long de la montée ! Pas marrant… Je pense bien à une barre de
céréales plus ou moins écrasée, voire périmée, qui doit se trouver au fond de
mon sac, mais je suis dans mon effort et répugne à le couper, je suis parti,
tant pis… Heureusement la montée se fait en bonne partie à l'ombre. D'ailleurs,
c'est justement là où elle est le
plus dense, l'ombre, et quasiment en haut de la côte, qu'attendent les gars
préposés au ravitaillement : des anciens, assis au fond de leurs fauteuils
de toile, façon portail de maison de retraite et que ça l'air d'amuser de te
voir arriver la langue pendante, ou presque. Côté ravito, c'est menu
minceur : aqua simplex et pain d'épices ! Et ça pour 6 € ! Il
faut réclamer pour obtenir une pâte de fruits dont je vois une réserve à
l'arrière de la fourgonnette. « On ne les met pas sur la table, parce que
les gars s'en bourrent les poches… » Ben, c'te blague ! Vu comme on a
attendu le ravito !
À partir de là, c'est un peu comme de l'autre côté du
lac : chemin forestier un peu plus roulant mais sans ennui : c'est
sinueux, jamais plat avec de super descentes et des vues splendides. Attention
les virages gravillonneux en surplomb au-dessus du lac ! Justement, là, le
chemin semble devenir un tremplin : au bout, le vide ? Un pompier
posté là me crie « À gauche! »? Euh…mais j'avais pas l'intention
d'aller tout droit non plus !
Deux gars m'ont doublé, bonne allure, que je repasserai
pus loin, à la faveur d'une crevaison de l'un d'eux, puis qui me redoubleront.
On s'arsouille un peu avec un autre gars qui roule presque à mon allure :
un peu plus vite que moi en descente, un peu moins en montée. On se passe, et
repasse ( comme « L'eau
ferrugineuse » sur le fer de ce célèbre vieux sketch) et puis vient
le toboggan final après un chemin bien orniéreux et amusant qui ramène sur la
route (plate !) du bout du lac et l'arrivée…
Je suis un eu surpris de ne nous voir que quelques-uns. Au
pointage de l'arrivée, on m'a dit, sans que je comprenne bien :
« 8ème », d'accord c'était un départ groupé, mais on ne
faisait pas la course non plus…et puis, faut relativiser : le premier est
arrivé il y a vingt minutes, même si je me suis arrêté prendre une photo. Bon,
je ne suis pas mécontent : je ne
suis pas trop rincé et cette rando était à taille humaine », pas
comme d'autres que j'ai pu faire dans le coin.
Par contre je trouve que le contact avec les autres n'est
pas chaleureux, c'est le moins que l'on puisse dire… J'ai connu plus sympa…Tu
crois que c'est le fait qu'ils ont couru cette rando comme une compète ?
Décidément c'est pas un truc qui me branche trop. D'ailleurs,
« compète » ça commence comme … ? Et ça finit par… ?
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| mercredi 16 juillet 2008, a 21:14 |
| Avoir du trèfle... |
Avoir du trèfle, c'est avoir de la chance... Chance ou pas, le « Trèfle
Châtillonnais », c'est une rando assez originale. Pas tant par les
sentiers et chemins que l'on connaît quasiment tous (quoique…) pour les avoir
parcourus depuis Briare, Bonny, Gien, en S.E.C ou non, mais par sa conception
particulière. Je t'explique : au lieu de la boucle « classique »
sur laquelle se greffe(nt) une ou plusieurs extensions et au cours de laquelle
tu rencontreras, si tu ne te loupe pas, un ou deux ravitos (il arrive qu'il y
en ait plus d'ailleurs !), les concepteurs de la rando de
Châtillon-sur-Loire, eux, ont tracé trois boucles, de longueur à peu près
équivalente (ça tourne autour de vingt et quelques bornes) qui reviennent
toutes au point de départ pour le ravitaillement. Effectivement, en forme d'une
espèce de trèfle biscornu. Ça a le
mérite d'être original, je l'ai déjà dit, car je ne connais pas d'autre exemple
de rando de ce type. Pour les organisateurs, ça résout le PB des points de
ravito à gérer, mais leur impose la difficulté de trouver des parcours qui puissent
se renouveler chaque année. Pas très facile, sans jeu de mots, on risque vite
de tourner en rond. Z'ont tout de même le mérite d'essayer de donner un profil
différent à chaque boucle. Du point de vue des participants, il est assez
amusant de composer son menu. Ça se fait en fonction de la carte des
parcours, des expériences des années précédentes ou en demandant aux autres,
car, à la fin de chaque boucle, on se retrouve autour de la table de
ravitaillement, occasion d'échanger sur ce que l'on vient de parcourir.
Ce matin, il fait un temps moyen
moyen ? J'ai essayé d'arriver pas trop tard, mais il y a déjà pénurie de
places de parking sur le champ de foire pourtant vaste : vététistes +
cyclos + marcheurs sur une autre organisation, ça fait du populo ! Côté
vététistes seulement, il y a déjà l'occasion de saluer bien du monde, un vrai
plaisir. Outre Actif et Anne qui se retrouvent (enfin) à leur première rando
estampillée « pur sucre » depuis longtemps, il y a aussi pas mal de
« Frapadingues », dont le Jacky que je n'ai pas vu depuis
longtemps ! Et puis les gars de L'EC ConflAns et une belle troupe de Gien-Relax. Bon, on part sur quelle
boucle et comment ?
Actif-Michel et les Frapadingues
sont déjà sur le départ que je n'ai pas encore bu mon café. « Vous nous
rattraperez ! » que me lance Michel en disparaissant en direction de
la boucle 2.
Justement j'avais décidé de la
jouer 2 puis 3 et négliger la boucle 1, au profil roulant et plutôt plat, pour
se consacrer à une boucle deux, plus intéressante, sur des chemins connus,
entre Val de Loire et dessus du coteau, avec, certainement quelques passages
plus pentus puis une N° 3 prometteuse également. Je pars avec les gars de
l'ECC, Michel, Christian et Pierre. On n'est pas nez dans le guidon, mais ça ne
roule pas mal. Toutefois Pierre a toujours du mal à se hisser en haut des côtes
et, lui qui est si puissant sur le plat habituellement, semble un peu émoussé.
Notre progression ne peut donc nous permettre de rattraper près d'un quart
d'heure de retard sur Actif-Michel and C°. Parmi les côtes prévues, on se cogne
la grimpette de Beauregard, une des plus sévères de cette façade entre St
Martin et Châtillon, que Michel de St Martin et les autres de Gien devront bien
un jour référencer pour en faire un catalogue, de façon à n'en oublier aucune
et à savoir de laquelle on parle. Celle-ci réclame un bon coup de pédale et
aussi un brin de technique. Jamais facile à négocier. Un peu plus loin c'est la
côte du Plessis, que l'on a plutôt l'habitude de descendre qui nous oblige à
poser pied à terre : trop glissante décidément !
Évidemment, on ne rejoint pas le
groupe précédent qui nous attend avec un grand sourire au ravito. Sympa ce
moment où chacun échange : « Tu as fait quelle boucle ? C'est
comment ? ». Super Dudu me signale que la boucle N°1 n'est pas si
plate que ça ! Ah bon ? Justement Pierre décide de s'y attaquer et
Christian l'accompagne. Michel de St Martin et moi nous en tenons à ce que nous
avions prévu : la boucle 3, certainement la plus exigeante et technique.
Elle fait une sorte d'étoile autour de Châtillon, une façon sans doute de nous
en faire gravir toutes les montées qu'on y trouve (et il y en a !).
On se lance vite derrière Actif-Michel et les Frapadingues qui sont partis
devant depuis pas trop longtemps et ne doivent pas encore être très loin.
Cette-fois-ci, sûr, on va les rejoindre !
Comme prévu cette boucle sera rythmée : on attaque direct par
letout petit single qui grimpe à mort en travers d'une pente engazonnée pour
s'extraire du centre ville, faut pas se rater malgré le tout petit
développement sinon…Va-t-on, de là-haut replonger pour aller chercher cette
sacrée « montée impossible » comme l'appelle Michel, et qui part du
bord du canal ? Mais non, on
s'éloigne vers Pierrefitte. Longs faux-plats montants, petites descentes dans
la verdure, gués que l'on va même traverser, on « y emmène
bien », tant, même, que
j'oublie une bifurcation et qu'on se paye une petite côte inutile. Le circuit
ramène vers la vile puis repart, alternant aussi les types de passages. C'est
de loin, la boucle la plus intéressante, et la plus jolie aussi mais, bon sang,
malgré notre rythme soutenu, on ne réussit pas à apercevoir le moindre des gars
qui sont partis devant nous ! Certes, certains ont largement de quoi nous
tenir à distance mais, sur le groupe, il doit bien y en avoir qui sont moins au
top et que l'on devrait rattraper. On se dit que ceux-là, justement, ont
peut-être profité d'un des retours vers Châtillon pour couper, sinon c'est
à désespérer de nos efforts !
N'empêche qu'on se la pète pas trop quand on regagne le point central pour
retrouver les autres, forcément un peu hilares. Explications… Comment ce
peut-il, Odile ? Vous avez drôlement bourré ! Oh que oui, en bord de canal, ça y
allait fort !.. Euh... Comment ça en bord de canal ? Vous étiez bien
sur la boucle 2 ?.. La 2 ? Ah, ben, non, sur la n°1… Ouahhhh !
On a couru après des absents ! Tu parles qu'on ne voyait
personne !
Ambiance discussion de fin de
rando autour des bols de fromagée (miam, super !). C'est aussi le moment
où chacun va partir vers un horizon ou un autre à l'occasion des vacances. Ça
se sent dans l'ambiance. Il y a aussi le regret de n'avoir pas pu parler un peu
plus à l'un au l'autre, de n'avoir pas pu rouler avec tout le monde. Jacky me
salue, je n'ai même pas eu l'occasion de parler un peu avec
lui... Et puis le lieu se vide un peu…Bonnes vacances, bon été les
gars…
Onze heures et demie, il n'est
pas si tard, et puis j'aurais bien encore une petite faim. Pas côté estomac, la
fromagée y a pourvu mais côté gambettes… La 1 ? Tu crois ? C'est pas
raisonnable, mon Bill…J'ai enfourché le vélo et arrive à la voiture, la
dépasse, enquille une petite rue, flèche VTT 1, le vélo a décidé plus que
moi, tu crois ? Alors je fonce : écluse de Mantelot puis grands et
larges chemins du Val, le compteur ne descend pas en dessous 25, passe souvent
au-dessus de 30, malgré mes grosses roues d'été que j'ai remises en prévision
de circuits caillasseux (2.30 quand même !). La suspension vient d'être
révisée, la transmission itou, ça roule. Je teste même une selle très évidée
(bec compris) qui s'avère assez efficace. J'atteins vite Beaulieu. Je sais
Francis devant et le guette un peu, mais il était parti pas mal de temps avant
moi, alors, sauf pépin de sa part…À Beaulieu, on remonte vers la route par une
petite côte connue mais pas bien méchante, c'est quand même pas ça qui a pu
effrayer le Dudu ? Redescente ver le hameau de l'Étang et hop à gauche,
pour regrimper sur le dessus : deux gamins sur leur petit biclou me
lancent : « Attention il y a une côte ! » .. Oui, un peu
plus longue, mais que je ne trouve pas assassine non plus, malgré mes jambes
quand même un brin endolories. Puis on suit le haut du plateau pour revenir. On
approche des 60 bornes, mine de rien... Côté papattes c'est une
bonne fatigue, sans plus, côté fondement ce serait un peu douloureux, mais avec
ma selle habituelle il en serait au moins pareil sinon plus vu la distance
parcourue et là, le périnée n'est absolument pas endolori, impeccable !
Je suis presque surpris
d'atteindre déjà les premières maisons de Châtillon, le retour a été rapide
aussi ! Je souris du petit plus que nous font les organisateurs d'une
nouvelle grimpette dans la ville, histoire d'en apprécier tout le côté
pittoresque, et j'atterris sur le champ de foire. Salle d'accueil où il n'y a
plus grand monde mais encore un peu de kir à boire. Petite
discussion. Bravo pour l‘organisation nickel. Retour au parking, où je
retrouve Francis qui charge le vélo . On discute un peu…pas trop la frite le
Francis…dommage qu'on n'ait pas fait cette dernière boucle ensemble…
Parking est presque vide
maintenant, ça sent la fin de fête. Ça ajoute à la petite nostalgie de tout à
l'heure. Mais quelle belle sortie : 65 bornes à bonne moyenne (presque 19,
ça aurait pu être plus), 450 m environ de dénivelé.
Voilà les amis : j'aurais dû
partir en vacs demain, mais la
voiture a eu quelques vapeurs, c'est remis à la fin de semaine. N'oubliez
pas : dimanche 20, c'est la rando de Nogent/Vernisson pour les plus au
Nord, chez le Maurice, qu'il faudra embrasser pour moi ! Les autres, ne
ratez pas la sortie organisée par Pilou, autour de Ste Colombe des Bois :
il vous prépare un départ accompagné depuis Donzy, place Gambetta, mais il faut
le prévenir (06 11 59 42 24). Le reste du trajet est
un régal, je l'ai reconnu avec lui, l'autre mercredi : les sous-bois vers
Châteauneuf sont superbes avec des vues vers les hauteurs de Varzy, un single
descendant dont je ne vous dis que ça, profitez-en !
J'essaierai de vous narrer mes aventures
méridionales, autant que je pourrai. Bon été à tous !
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| mardi 01 juillet 2008, a 11:47 |
| Un p'tit air de vacances |
Enfin un Dimanche qui corresponde
au calendrier ! Il fait beau et presque déjà chaud lorsque j'arrive à
Briare ce matin pour la « Rando des Canaux et des Étangs ». Cette
rando, c'est en général la dernière avant de partir en vacances ou
presque ; et bien elle a l'air de tenir ses promesses, au moins au niveau
du thermomètre. D'ailleurs, ça a dû rameuter pas mal de monde parce que
pour trouver à se garer, c'est un peu coton ! À moi le parking en
catastrophe sur un bout de trottoir, en essayant de ne pas trop barrer une
sortie. Je crois que cette année la rando est couplée avec une Fête de la
Loire, et des étalages ont en partie envahi la zone parking habituelle. Bon,
grouille, il faut s'inscrire !
Michel de St Martin est déjà
arrivé (à vélo). Il y a tout Gien-relax, pas encore de Frapadingues. On regarde
la carte : le parcours de 60 bornes est bien tentant. Rien de difficile si
ce n'est que ç a va vers Faverelles, au delà de Bonny, sur les terres des
Frapadingues. Mais ç a fait une grande boucle de 20 bornes qui s'ajoute
dès le départ, à la boucle de 40km, qui va vers Ouzouër sur
Trézée. Problème, ou plutôt problèmes : comment vais-je rouler après
mon petit épisode de fièvre de la semaine ? Et deusio, comment faire pour
ne pas rentrer trop tard : j'ai la maison plein de monde et on va
m'attendre pour le déjeuner. Comme bien sûr, on a discuté un (tout) petit
peu ici et là et que l'on approche de 8 h 45, on se dit qu'il faudrait une
bonne moyenne pour réussir le
parcours dans les temps. Car on a vu passer Francis, qui lui, n'a pas dû perdre
son temps comme nous et a dû déjà partir et puis aussi le Tom' qui démarre à
fond sur le bord de Loire, comme nous on se lance.
Quais de Loire puis bord de
l'ancien canal, il n'y a pas plus roulant… Et puis on arrive au pont de
Châtillon et il faut se décider : le grand parcours reste sur le chemin de
Loire, l'autre prend le dessus de la digue pour monter ensuite « dans les
terres » comme on dit. Arrêt à la bifurcation, on hésite. Enfin, J'hésite,
car Michel, lui, il est prêt à faire l'un ou l'autre. C'est vrai que c'est à
peu près sûr que le grand parcours doit pouvoir se faire assez vite, quoique,
vers Faverelles ? Un coup d'œil à la montre… faudrait faire du 20 de
moyenne…possible ou non, avec ma condition physique ? La raison me
dit que 42, ce sera suffisant pour ne pas être en retard, mais l'envie de
rouler m'attire sur le grand parcours, et à hésiter on perd encore du
temps...Tant pis, la mort dans l'âme et le rouge de la honte au front (ça
change de celui de la fièvre) je me résigne à me contenter de la boucle de
quarante…
C'est sans grande surprise: Tous ces chemins, on les a de
longtemps parcourus, c'est en général large, si bien qu'on est le plus souvent
côte à côte à papotter avec Michel, sympa aussi ! Parfois quelques flaques
nous imposent des zigs ou des zags, parfois même des zigzags, mais rien de
méchant, on réussit pour le moment à garder les vélos propres. On s'arrête près
d'un groupe de Gien-Relax, où l'un deux a des soucis de dérailleur qui a failli
se mettre dans les rayons. Plus loin, un passage de canal pittoresque m'incite
à sortir l'appareil photo. C'est vrai quoi, je ne vais pas encore faire comme
la dernière fois ! Cela permet à Coralie de Gien-Relax de nous rejoindre pour demander du secours
pour son compagnon qui a crevé et se trouve sans moyen de réparer ! Comme
souvent, on se retrouve tout un groupe : deux démontent, un autre sort une
chambre à air, les autres comparent les performances de leurs pompes…Puis c'est
la séance photo… de vrais touristes, je te dis ! Mais si j'en crois mon
compteur et ma pompe, on n'est pas en retard.
Pas en retard mais on a faim,
voilà trente bornes qu'on roule, on a même passé Ouzouër et l'on n'a pas vu le
moindre ravito ! Ah si ! Alors qu'on roulait en bord d'un pré, j'aperçois
au loin un regroupement à l'orée du bois : « Tiens voilà le
ravito ! » que je dis à Michel… avant de me rendre compte, en me
rapprochant, qu'il s'agit d'un troupeau
de vaches (colorées il est vrai !).
Te dire si on a faim !
Enfin on trouve ce fameux
ravitaillement, pardon, ici il s'appelle « P.C » (= point de
convivialité) ! Bien pourvu il est vrai. Comme on en repart, on croise le
Pilou qui roule, lui, sur le grand parcours… Mais est parti depuis 7 h
30 ! On passe, là encore, un peu de temps à discuter puis on se lance sur
les derniers kilomètres, dont une partie dans un bois sur un chemin large et
tout détrempé. Pas question de dégueulasser nos vélos pour quelques centaines
de mètres de boue. Nous voilà en portage à travers les branches du bois, évitant
les zones fangeuses et nous battant contre les moustiques. La fin se fait vite
et l'on aborde bientôt les hauts de Briare, quand Emmanuel Vattan, un ancien de
Veaugues, nous rejoint. On finit avec lui, sur ces bords de canal si
pittoresques et curieux avec des biefs qui se jettent les uns dans les autres.
De plus, il y a de l'affluence, il fait un soleil superbe et la Fête de
Loire semble attirer du monde. Il est
temps qu'on arrive : depuis quelques centaines de mètres, j'ai
senti un flottement dans ma roue arrière : elle se dégonfle (Qui a
dit : « Comme toi qui n'a pas voulu faire les 60 bornes ! »
hein ?) mais me laisse aller jusqu'à l'arrivée. Fromagée traditionnelle à
l'accueil, c'est bien sympa. D'ailleurs on trouve quantité de gens avec qui
parler, et puis on s'intéresse au matériel exposé, comme une selle percée,
posée sur un support qui te permet de l'essayer, c'est astucieux, mais évoque
inévitablement un autre type de siège percé (photo, bien sûr : c'est
où la chasse ?) si bien qu'arrivent les premiers de Gien-Relax sur la
grande boucle, (mais bon, ceux-là sont des rouleurs) et puis même Tom et
Francis, qui sont partis juste devant nous. Finalement, entre la réparation,
les discussions ici ou là et à l'arrivée, on a perdu le temps que l'on a gagné
à couper… Un peu rageant, mais bon… Il faut bien profiter de cette ambiance un
peu vacances.
Justement question ambiance un
peu particulière : Dimanche prochain, c'est la rando de
Batilly-en-Puisaye, pas bien loin de Bonny sur Loire : c'est cool, très « comité
des fêtes » avec en plus une petite brocante dans le village, une tombola.
Le genre rando pas difficile mais attention, il y a deux ans, l'Actif-Michel le
Grand Jean-Pierre des Frapadingues et même Maurice, avaient chuté à cause de
trous cachés dans l'herbe et avaient été sonnés un peu. Il n'y a pas de « petite rando »…
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| mercredi 25 juin 2008, a 12:16 |
| Un « p’tit tour… » |
Oui, tu t'es dit : « Le
Bill il est resté aux plumes ce week-end et n'a pas sorti le VTT ! »
ou bien un truc du genre. Tu n'étais pas loin de la vérité, vu que le plumard,
j'y ai passé une grande parie du temps hier et avant-hier. La fièvre m'a pris
lundi à grelotter, trembler de partout, j'te dis pas ! Poche de glace,
arsenal médicamenteux anti-fièvre... du coup ça va un brin mieux ce matin, avant, je ne
risquais pas de réussir à taper sur le clavier, vu la précision de mes gestes
(déjà qu'en temps ordinaire..).
Ben si, donc, j'ai sorti le
vélo mais pas facile de trouver de l'accompagnement dimanche !
Le Grand Prix de France avait frappé : un, en faisant annuler la seule
rando organisée dans le coin, à Challuy, près de Nevers, une rando que j'avais
bien appréciée l'an passé (va voir l'article) et deux, en faisant que, côté
Frapadingues en particulier, on avait délaissé le vélo pour la moto pour se
rendre là-bas. Et puis il y avait en plus la Fête de la Musique : on
risquait de se coucher tard, etc. Mon petit appel à compagnie n'avait pas eu
beaucoup de succès. Donc je me suis tourné vers les fidèles des fidèles :
Actif-Michel et Anne qui reprennent peu à peu leur activité vététistique, après
un hiver de bâtisseurs. Michel m'a prévenu : « On fait juste un petit
tour, une heure et demie, à peine plus, le truc en bord de Loire ». Ben,
ok, c'est sympa, j‘allongerai un peu la sauce, si on rentre tôt, pas grave…
À huit heures et demie pétantes,
je suis chez eux, leur belle nouvelle maison au-dessus de la Loire. Le beau
temps chaud mais lourd de la veille a fait place à un temps menaçant qui sent
la pluie, dommage mais peut-être pas plus mal : la chaleur étouffante
était pénible, dans les rues de Nevers cette nuit (ben oui, quoi, j'y étais
quand même à la Fête de la Zique !).
On part, ça s'impose, directement
par le petit chemin qui débute presque devant chez eux et gagne Villechaud en
longeant la Loire. On s'enfonce ensuite dans les Bois de Villechaud et là
Michel nous fait remonter vers les Braults, on sort déjà du circuit le plus
basique, ils n'ont pas l'air d'être si hors de forme que ça, les deux
bâtisseurs, et puis Michel nous lance en direction de Pouilly ! Ah
bon ? On ne prend pas le pont
de St Thibault ? Là, on
change de catégorie : la boucle s'allonge singulièrement et puis, pour
gagner Pouilly, en dehors de la route de bord de Loire, il faut faire les
montagnes russes au-dessus, ce n'est plus la petite balade d'une heure trente…
Mais bon, même si je ne me sens pas au mieux, moi, ça va, je suis, je veux
bien.
Aux Girarmes, il faut attaquer la
côte, Michel fait ça en ajoutant, pour la beauté du geste, le court mais sévère
raidillon que l'on pourrait éviter qui sert de mise entrain, si on peut dire.
Alors qu'on arrive au-dessus du hameau des Loges, niché dans son vallon un peu
comme Chavignol, Michel hésite : la côte l'a marqué et Anne aussi et de
l'autre côté du hameau s'en annonce une plus sévère encore... Je propose
de contourner autant que ça se peut en passant à travers les vignes, pour aller
longer l'autoroute, il y a bien une montée mais plus atténuée. De là-haut, on
n'a plus qu'à plonger sur Pouilly par la « Voie Romaine », dont les
pavés constituent, malgré nos suspensions perfectionnées, un passage pas le
plus amusant. Les mecs de Paris-Roubaix, des kilomètres là-dessus, sans suspension, des boyaux
gonflés à huit kilos, bonjour les bras et les poignets !
À Pouilly, une grande brocante
barre la rue principale, ça me rappelle celle que l'on avait traversée à Donzy,
on ne renouvelle pas l'expérience et on traverse le pont : objectif
revenir le plus cool possible. Pas dur, juste en bord de Loire le parcours
« La Loire à Vélo » déroule son ruban, je ne l'ai jamais suivi, alors voyons…
En fait, je me rends compte que le
tracé reprend le parcours que l'on suivait le long de la Loire : le chemin
de pêcheurs, avec les ronces parfois, ses pièges aussi comme des trous de ragondins
ou autres, tout cela a disparu, remplacé par un chemin routier, vaguement
bitumé mais surtout fortement gravillonné. Il reprend aussi les passages plus
roulants qui revenaient vers Ménétréol, puis St Thibault. Ça manque pas mal de
fantaisie, d'accord c'est facile, mais le gravillon qui crisse sous les pneus,
freine un peu, rend la direction parfois imprécise, est franchement casse-pieds
pendant des kilomètres. Reste que le paysage n'a pas changé, et que, comme on
peut plus facilement lever le nez, on profite davantage des collines qui
dominent le Val, L'Orme-au-Loup, Sancerre…Le temps qui s'était gâté en début de
balade et m'avait contraint à
sortir l'imper plastique, s'est stabilisé. On revient donc tranquillou. À
Bannay, que l'on gagne par le bord du canal depuis St Thibault (sans, donc,
passer par le golf), Anne, qui « pédale avec les oreilles » depuis un
peu, décide de nous fausser compagnie et de rentrer directement par le pont du
P.O. , ex-pont du chemin de fer, qui l'amènera quasiment devant sa porte. Avec
Michel, on poursuit sur la route de la levée et nous gagnons le pont de Cosne et
sa circulation. J'entends Michel derrière moi : « T'as pas pensé à
faire une photo ? ». Flûte, ça me fait comme la semaine
dernière ! Pas de photo à Brinon : et pourtant il y en avait une
belle à faire : je me souviens avoir vu une dizaine de gars attaquer
ensemble un gué, dans de grandes gerbes de flotte, ça aurait été chouette, mais
le temps de sortir l'appareil etc. tu parles !
Du coup, juste avant de se
séparer pour rentrer at home, on se fait une petite pause touristique sur
le quai de Loire à Cosne, sans Anne, donc, pardon.
Bon total : un p'tit tour
qu'il avait dit : il est pas loin de midi et on s'est fait bien cinquante
bornes, ça conserve, le bâtiment !
Dimanche 29 Juin : "Rando des Canaux et des Étangs" à Briare : 15,
25, 40,60 km. Centre Socio-culturel au port de plaisance. info : 02 38 36
97 95 |
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| lundi 16 juin 2008, a 08:51 |
| Rando des gués: quand on en est... |
Ouf ouf ! Je cours. Pas le temps de te pondre un
article. Juste un petit mot pour te dire qu'on était à la « Rando des Gués
de Sauldre » à Brinon/Beuvron. On a eu du mérite ! Il faisait un
temps de chien en partant le matin ! Ça plus 3/4 d'h de route pour aller
patauger dans la flotte et la boue, c'était pas trop encourageant. Pourtant une
fois équipé et sur le vélo, on ne s'est pas trop rendu compte qu'il pleuvait
(pas trop fort, il est vrai !). On a donc laissé de côté le 70 + km pour
se contenter du 45 , déjà pas mal. Des passages roulants quand même (entre
les flaques) d'autres plus raidos, avec boue, ornières, sable, racines (Michel
de St Martin s'est vautré sur l'une d'elle : bobo !) et ma pédale de
gauche a failli exploser et m'éjecter
du vélo en en heurtant une autre ! (Avoir des problèmes de pédales,
pour une Rando des Gays, pardon, des Gués, un comble !).
Justement, côté gués, une hauteur d'eau et un courant jamais
connus ! Pas facile ! Mais pas beaucoup de gués non plus, moins que
l'an passé.
Reste que il y avait pas mal de monde : 180 VTT, un peu
moins que d'hab' seulement. Le Tom' qui ne rate jamais cette sortie, était le
seul des « Frapadingues » mais tout Gien-Relax (du moins le
gratin !) en était (de la rando, bien sûr, qu'est que t'insinues ?).
Dimanche : « Rando Verte » à Vignoux sur
Barangeon (18). Sinon, on fait quoi ?
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| mardi 03 juin 2008, a 09:13 |
| Les temps de pluies à l’Étang du Puits |
Le blog a bien servi encore de plate-forme
d'infos et c'est tant mieux ! Mais les précisions définitives me sont
parvenues un peu tard samedi pour que je puisse le faire savoir à tous (à tousse, d'ailleurs, un peu,
avec ce temps !).
Finalement entre les « Grenouilles »
de Pigny, la Décathlonienne de St Doulchard qui ne prenait pas le départ de
Décath' '(merci Romain) et celle de Décath' de Nevers (merci Ludo,
heureusement que tu étais là car leur com' est superficielle) et puis aussi le
« Marathon Solognot » de St Cyr en Val qui pouvait se faire (en
partie) au départ de l'Étang du Puits(à côté d'Argent sur Sauldre 18), il y avait de quoi user ses crampons...
et user du gas-oil aussi, car tout ça n'était pas la porte d'à côté (comme qu'on
cause cheux nous).
Les « Grenouilles » ? Tu rigoles,
mais le souvenir des trombes d'eau que j'y ai reçues me glace encore, il
faudrait une météo super optimiste pour que j'y aille sans crainte, alors vu le
ciel menaçant annoncé !.. La Décath' de St Doulchard, ça aurait été sympa
d'y faire connaissance de Romain, mais celle de Nevers était plus proche, avec
les promesses d'un parcours peut-être sur les côtes de Marzy et les bords de
Loire, j'y ai de bons souvenirs de randos (aussi!) par là, organisées à Marzy
(par qui à l'époque?), ça ne s'est (hélas) plus refait. Enfin l'Étang du Puits,
près d'Argent-sur-Sauldre, pas trop loin (quoique, pas loin de 40 mn de route)
l'occasion de retrouver Michel de St Martin et Maurice et toute la bande de
l'EC ConfAns et puis aussi sans doute les Gien-Relax, que je n'ai pas vus,
tous, depuis un fameux bail !Enfin, et ce n'est pas la moindre des
raisons : les terres sablonneuses de Sologne seraient sans doute plus
praticables que d'autres, avec toute la flotte qu'on s'était prise cette
semaine (et qu'on risquait bien de prendre encore ce dimanche
matin). Enfin voilà des tas de raisons que tu n'avais pas besoin que je te
donne, parce que quoi, quand même, JE FAIS CE QUE JE VEUX ? NON ?
Donc sur la digue de l'étang, je retrouve ceux
que j'avais prévus : il y a les « guêpes »(tu ne trouves
pas ? Avec leur tenue jaune et noire) de Gien-Relax : on discute un
peu, de leur sortie en Luberon bien sûr et puis ils s'envolent vite, pas grave
je leur promets qu'on les reverra ! Maurice, Michel and C° sont là bien
sûr et déjà inscrits, les hommes de l'ASCO sont là aussi, par contre pas de "Frapadingues" ni de Trézéens d'Ouzouër. En fait, c'est une super idée qu'ont eue les
organisateurs du « Marathon Solognot » de St Cyr en Val : leurs
parcours de 70 et 90 km passent par ici et y font une boucle : on peut
donc, en partant de l'étang, ne faire que ces deux boucles de trente et
quelques pour l'une et d'une bonne quarantaine de kilomètres pour l'autre.En
plus, le coin est évidemment roulant, pas le moindre dénivelé (160 m en
tout !.. ah oui, tout de même, t'aurais dit dix fois moins, je suis
sûr !), alors tu parles si ça va rouler ! Et c'est parti ! Pas le nez dans le guidon, mais pas
mal quoi. Comme prévu, c'est bien roulant, l'inévitable bord de canal, en file indienne, en faisant
gaffe de pas se serrer de trop près parce qu'il y a des surprises sous forme de
trous cachés par l'herbe qui te feraient bien faire le plongeon ! On
enchaîne dans l'herbe (et l'herbe dans la chaîne ! lol) avec traversée
d'un massif d'orties toutes neuves dont je ne te dis que ça ! Ça renaude
des mollets, un brin ! Sous-bois sableux quelques flaques, normal, on
évite et roule ma poule ! Et puis voilà que les flaques prennent toute la
largeur du chemin, et puis que, en plus des flaques, on a de la boue! Ah, là,
ça ne va plus ! De la boue en Sologne ? Bon, d'accord, c'est pas la
terre de Lavau ou même du Pays Fort, rien qui colle vraiment, mais quoi, bon,
on s'enfonce quand même et on appuie comme des malades sur les pédales (tu
crois que la chaîne va résister ?) et que même on descend de vélo pour
patauger. Jean-Paul, lui a bien failli se vautrer… s'est retrouvé en appui sur
les mains, de justesse !
D'accord entre les bourbiers, il y a de jolis
passages entre bouleaux et fougères, on n'a pas de panorama en haut d'une
colline, mais les arrivées au bord de quelqu'étang mystérieux niché au cœur de
la sylve et fréquenté des seuls hérons sont un ravissement… Quoi ? Ça ne
te plaît pas quand je la joue « Poète prend ton luth et me donne un
baiser » ? Ça jette pourtant, je trouve : tiens : « la
sylve » au lieu de dire bêtement « la forêt », nous qui y sommes
tout le temps fourré, je n'avais jamais osé. Si, si, je t'assure samedi
prochain, au dîner de chez Madââme Du Brancard de la Carriaule, parle donc à sa
fifille de l'emmener « courre la sylve », ça aura plus de classe
que de lui proposer une virée en forêt…Non ? …Ah bon, moi ce que je t'en
dis…
Donc dans la sylve, il y aussi les magnifiques
et inaccessibles demeures de Sologne, inaccessibles de par leur prix,
natürlich, mais aussi de par les clôtures commack qui les ceinturent.
Impressionnant ! Tiens? Eric-Œil-de-Lynx et les Gien-Relax qui passent, je
leur avais bien dit qu'on les reverrait : se sont trompés à une
bifurcation et les revoilà ! Un peu plus tard c'est « Top' » et
« Dudu » qui suivent. C'est vrai qu'il faut un peu faire gaffe :
si tu te goures et que tu pars sur le parcours 90… T'es mal ! Et en plus tu te retrouves à St Cyr en
Val ! Parce que, les repères visuels, ça manque un peu. Pas le balisage,
non, l'organisation est O.K ., mais un coin de forêt ressemble à un autre,
un étang à un autre... tu manques de recul, c'est pas Sancerre ou Bouhy, ça
non, mais pourtant ça commence à tirer un peu sur les pattes, les bourbiers, je
te dis, ça laisse des traces, et pas que sur le fondement de nos
cuissards ! Des trucs comme ça, ça t'use pire qu'une franche montée.
Heureusement qu'on arrive au bout ! Au bout de quoi ? Il est où le
balisage, à ce carrefour ? Michel et moi étions devant, ça roulait bien,
on discutait, on a dû rater la flèche... Pourtant... Enfin, bon l'Étang du
Puits, c'est juste là à côté, nous dit Jean-Paul, le régional de l'étape :
un chemin bien empierré nous invite dans la direction : pourquoi
pas ? Ben…un coup à gauche,
un coup à droite, tout au feeling, on y arrive, mais, quand même, on s'est
mangé quelques kilomètres supplémentaires et au lieu de 41 on est plus près de
50…mais bon, il n'est pas trop tard. Parce que j'ai répète à trois heures et
concert à cinq, faut pas que je patte !
Eh ? Le mec qui nous suivait t't'à l'heure,
quand on s'est perdus et qu'on a vu partir dans l'autre sens ? P'têtre
qu'il roule vers St Cyr en Val... au cœur de la sylve…
Bon, derechef Sologne ou avoisinant dimanche,
avec la Rando de St Gondon, juste en face Gien. Départ : école primaire.
Accueil pas mal, si je ne me trompe pas... et puis, on va p't être aller voir
les poules de St Gondon, avec
leurs longues, longues jambes, leur popotin emplumé et leur long cou... Tu
rêves, hein ? Ben, viens à St Gondon, tu verras, je ne mens pas, de
sacrées demoiselles !
! |
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| jeudi 29 mai 2008, a 17:51 |
| photo Sprint |
Avis aux lecteurs du "Régional de Cosne" paru ce jeudi 29 mai:
il y a eu inversion du commentaire et de la photo pour l'article que
j'y ai rédigé concernant la rando de Ciez; reportez vous à l'article de
mon blog, juste ci-dessous : le sous-titre" Photo choc du sprint final" devait
aller, of course, avec la photo du duel au couteau entre Francis (dont
on ne voit que la roue du vélo), et un bon gros gastéropode bien d'cheux
nous... humour!
Quand à la photo parue, l'autre sur mon blog, où l'on voit, outre
Francis, le Thom' et le René débarrasser leurs dérailleurs de l'herbe,
j'avais proposé comme sous-titre: "« Éviter de rouler (le dérailleur) bourré (d'herbe) », mais ce n'était peut-être pas assez politicly correct... bref tel quel, ça n'a aucun sens!
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| lundi 26 mai 2008, a 15:03 |
| Quand on se fait Ciez… |
T'inquiète pour le titre, fallait
bien la faire, et puis, rendons à César ce qui appartient à Jules : Michel
de St Martin en est l'auteur (involontaire ?).
Donc, voilà deux dimanches de
suite, où l'on roule sur des randos organisées pour la première fois. Dimanche
dernier, c'était le cas à Bué où
le comité des fêtes local avait pris l'initiative de cette très belle
rando, et, cette semaine, à Ciez, c'était le tour des écoles de
Ciez-Perroy-Couloutre (un regroupement pédagogique) de se lancer dans
l'aventure nouvelle de ce type d'organisation, histoire de trouver quelques
fonds pour les écoles, incitées dans leur démarche par l'exemple de Pilou et de
l'école de Donzy.
Évidemment, ce genre de
première fois, on a envie que ça marche pour que ça n'en reste pas là. Or
les vététistes s'étaient mobilisés moyen, je trouve. C'est vrai qu'on nous
avait tellement annoncé la flotte et les orages qu'il y avait de quoi faire
peur, même si le samedi qui devait se passer sous les trombes d'eau n'avait été
qu'à peine humide. D'ailleurs, ce dimanche matin, il pleuvaillait quelques
gouttes, sans plus. Enfin bon, il y avait y peut-être de quoi faire peur à
quelques-uns… Et puis, il y avait aussi la fête des mères…
Bref, on a de quoi se garer dans
la cour de l'école quand on arrive et, ma foi, on est quand même une bonne
petite bande. Quelques têtes connues et puis les « Frapadingues » qui
forment le seul club vraiment constitué à être dignement représenté, même si,
de leur côté, il en manque aussi à l'appel.
Accueil sympa, carte détaillée
pour tout le monde : une palette de circuits plutôt bien composée, avec
une boucle centrale entre Ciez et
Bouhy et deux extensions, une sur le plat, en direction de Donzy et l'autre qui
moissonne les courbes de niveau jusqu'à Bouhy. Eh…c'est pas Sancerre, mais on
va avoir de quoi s'amuser ! C'est vrai que Ciez, on pense :
campagne plate, mais c'est idiot : le village est adossé aux premières
collines qui vont vers Bouhy qui est quand même le point culminant de tout le nord
de la Nièvre, ah mais !!!
On n'a pas trop traîné et il est
à peine huit heures et demie quand je
démarre avec cinq ou six marsus. On s'engage sur des chemins
entre les champs : c'est plat, voire légèrement descendant et sous
l'impulsion de Thom' « L'artiste », l'allure est vite soutenue :
d'accord, la tondeuse n'est pas passée et l'on roule le plus souvent dans
l'herbe haute, mouillée, bien entendu, ce qui fait qu'on a vite les pieds
« mous » comme on dit dans le coin et qu'on fait parfois de petites
haltes pour dégager dérailleurs et pédales de l'herbe qui s'y coince. C'est
aussi l'occasion de se regrouper. Faut dire que, parfois, on s'engage carrément
à travers champs, qu'on « fait la trace ». Amusant. Alors que l'on
aperçoit la masse des toitures du château de la Motte-Josserand (eh oui, on
s'est approché Perroy donc pas loin de Donzy), on tourne carrément bride pour revenir vers le Nord. Deux ou
trois fois, on s'engage dans des traces improbables, pas toujours faciles,
l'occasion pour le « Tian » de faire le spectacle avec une
chute-roulé boulé en sous-bois. C'est d'ailleurs là que l'on sort la carte une
première fois : c'est-y à travers les broussailles, vers chemin en
contrebas ou pas ? On retrouve le fléchage et on longe, toujours à
couvert, un curieux ruisseau qui s'étale sous les branchages (comme le
« Tian » tout à l'heure). Finalement, on rejoint, en débouchant sur
la route, un trio qui nous précédait depuis tout à l'heure. Derechef, on a
sorti la carte… Fléchage
déplacé ? On se retrouve sans Pb et l'on repart en discutant un brin avec
eux. Sont venus à Ciez en ayant
visité ce blog ! Sympa de savoir que ça ait pu servir de pool de
renseignements. Eh ! les visiteurs de tout poil, laissez donc un p'tit
message ! C'est pas difficile à faire et puis ça crée des liens, c'est un
petit salut. N'hésitez pas !
On est revenu à hauteur de Ciez
et, justement, en parlant de hauteur, le parcours en prend (de la hauteur, bien
sûr, tu me suis ou pas ?). On attaque la partie centrale du parcours, et,
du coup ça commence à grimper. J'ai peut-être eu tort de vouloir suivre le
Thom' qui roulait depuis le début, je vais grimper comment aujourd'hui? On
coupe de la courbe de niveau par paquets, mais ça se fait. Bon, on verra. Je
reconnais un peu le coin, il fut un temps où, entre Ciez et Bouhy, j'avais pas
mal de famille. Tiens, on passe à Panloup… « L' Père Dupanloup sur son
vélo, L' Père Dupanloup sur son vélo… pom pom pom pom… » Y'en a encore qui
connaissent la complainte de cet ecclésiastique si bien constitué ? Des bouts
de descentes (parfois sur le bitume hélas) et de nouveau des petites montées,
le parcours a singulièrement changé
et est devenu rythmé. Le plat pays, c'est pas ici ! Une bifurcation
soudaine à gauche et c'est le
ravito. Un ravito façon « parents d'élèves » : des tartes, des
gâteaux, tous plus goûteux les uns que les autres, par contre c'est du sucré,
quasi exclusivement… Le traceur nous dit : « Maintenant, vous abordez la portion
difficile ! » Ah bon ? Parce que, avant, c'était de la
bricole ? Pourtant on est haut, là, au-dessus de Villesauge, on découvre
un chouette panorama, difficile de faire mieux : Sancerre, La
Charité-sur-Loire, la Forêt de Bertranges…Difficile de faire plus haut dans le
coin … Si ? Ben, on n'a qu'aller carrément à Bouhy, derrière : il y a le château d'eau et puis le
clocher qui nous narguent. Tu vois ce raidillon, tout debout ? On l'a eu
pris des fois, en fin de rando de Bouhy en plein hiver, on le sentait bien dans
les pattes, tu vas voir. On voit. Depuis un moment, Francis est un peu en retrait
et l'on n'est plus que trois: René « Coupe épine », le Thom'
« L'artiste », et moi. Des gars qui ne donnent pas leur part au chat
quand il s'agit de grimper. Ma fois jusqu'ici, une fois chaud (les vieux
diesels, qu'est-ce que tu veux…) j'ai au moins fait jeu égal avec eux. Dans les
montées, on est au coude à coude avec René et en descente, c'est plutôt avec
Thom' qu'on s'arsouille. Le René y allant plus molo dans ce genre d'exercice.
Dame ! Il a peut-être raison,
car l'herbe cache des roins un peu traîtres : tout à l'heure vers le
Moulin Blot, ma roue arrière a fait un écart et le Thom' a failli partir en
travers aussi, chaud, un peu…On est redescendu ? Et ben, on remonte !
Voilà, c'est pas plus difficile que ça, la colline, on peut nous la faire faire
sur toutes ses faces, pas vrai ? Bon on ne se plaint pas, on n'a pas beaucoup de
neige aujourd'hui… Quoi ? T'es pas au courant ? Figure-toi qu'on est
venu ces trois dernières années faire une rando à Bouhy, une chouette rando,
bien nerveuse, qui n'a pas eu lieu cette année mais qu'on espère bien revoir
l'an prochain. Et ben, les TROIS fois, on l'a faite dans la neige !
Et pas qu'un peu, mon n'veu! La dernière fois, c'était à ne pas pouvoir
avancer ! Eh ben, c'est la première fois qu'on roule ici sans être dans la
neige, vrai ou non ? Quoi, on est en mai alors que les autres fois, on
était en janvier ? Tu chipotes, je trouve : le fait est, non ?
Bon !
Bref à chaque fois
qu'on
s'enquille une descente, d'abord on sème le René, et puis on se
dit :"Ça y est! On revient vers Ciez!", et puis hop, ça part à
droite, ça regrimpe (et René nous rejoint). Ça userait ben un peu ce
petit jeu, tu vois, d'autant que, tout à l'heure, il y a eu un petit
passage humide et
herbeux, ça n'a pas aidé. En haut des côtes, je fais des ronds en
attendant le Thom' : ça lui permettra tout à l'heure de se foutre
de ma
moyenne (un peu) inférieure à la sienne, l'ours !
Et puis voilà soudain qu'on se
trouve en haut d'une descente rectiligne, sur du dur... un vrai
toboggan !… On s'est lancé là-dedans, Thom' et moi, le vent qu'on a fait à dû arracher les
vêtements des marcheurs que nos cris ont fait s'écarter à temps. THE
foot ! On arrive en bas (d'ailleurs, oui, on est arrivés à Ciez) hilares et
essoufflés de plaisir. C'était
vraiment un chouette accord final pour cette rando. Bon, 34 bornes, on aurait pu
se refaire un bout, mais on est tous plus ou moins attendu, et puis on s'est
bien dépensé, le final était royal, pourquoi chercher autre chose qui ne
pourrait être que moins bien ?
Voilà, cette fois-ci on a parfois
dû éviter les escargots, dimanche prochain les grenouilles ? C'est en
effet la « Ronde des Grenouilles » à Pigny (nord immédiat de
Bourges). La seule rando que j'aie connue annulée une fois en cours de route
pour cause de… déluge et d'inondation. Espérons que ce ne sera pas le
cas ! Il y a aussi quelque chose à St Cyr en Val (Loiret). Sinon
quoi ? N'hésitez pas, si vous avez une suggestion ou une info… le blog est
ouvert jour et nuit. |
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| lundi 19 mai 2008, a 16:56 |
| Le bon début de Bué |
Sûr qu'on n'allait pas rater la
rando de Bué ! En tant que vététiste Veauguois, j'y suis un peu chez moi,
et puis c'est le pays de mon pote Manu et puis enfin tout vététiste de la
région se sent un peu chez lui en Sancerrois. Le hic c'est que des randos
organisées dans le coin, il n'y en a pas moult : le défi des Birettes
l'effleure, le Rallye des Vignobles, à l'automne aussi, impose de venir de
Cosne avant de commencer le sérieux, il n'y a guère que la rando de St Satur en
hiver qui soit vraiment sur le site. Une rando dans ce coin par un temps à
priori meilleur qu'en hiver, c'est donc plutôt sympa !
J'arrive donc sur place, alléché
par le menu du jour : il fait soleil, le ciel ne semble pas menaçant
pour le moment, il n'y a pas eu d'averse hier, le terrain devrait être
OK , d'accord il y a un petit vent un peu frais mais, pas de lézard, les
grimpettes qu'on va sûrement se goinfrer, vont se charger de nous
réchauffer ! Dommage, Manu, le local de l'étape, n'est pas là et puis
Michel de St Martin non plus. Je retrouve les marsus, un festin comme
aujourd'hui, il faut plusieurs convives et on va se régaler.
Pourtant j'ai une petite sueur
froide en montant le vélo : je découvre qu'il me manque le boulon du
serrage rapide de la roue avant.Et il n'est pas au fond du sac ! Avoue que
c'est con, ce truc, c'est comme quand Stéphane avait oublié sa selle !
Immédiatement, heureusement, je pense au serrage rapide qui équipe mon support
de vélo que j'ai installé dans la voiture. J'y récupère le boulon et le ressort
qui me sauvent. Ouf !
On part cool vers le bas de Bué
pour s'orienter à droite vers Champtin. Le Frank se régale d'une transmission
neuve qu'il vient de se faire installer : « Ça passe tout seul, c'est
un régal ! » Oui da ! Sauf que, 500m plus loin la chaîne craque pire qu'un cadre sup'
surmené ! L'auscultation du Dr Francis semble bien déceler un plateau du
milieu un brin usé qu'il aurait fallu AUSSI changer. Le Frank, il va s'amuser à
jongler entre les deux plateaux extrêmes.Bon courage.
Du courage, on sait bien, qu'il
va nous en falloir d'ici peu. Sur la droite, ça grimpe de partout : des
chemins de vigne escaladent la pente, tous plus raides les uns que les
autres . On passe au pied de la fameuse côte de Champtin qui suit une
dorsale bien droite, une des plus célèbres du Sancerrois. Je ne sais pas si
j'oserais à l'heure actuelle m'y attaquer de nouveau. Je l'ai eu fait, comme on
dit, mais ça fait une paire d'année.
De toute façon, « y faut c'qui faut » : il paraît qu'on
va aux « Epsailles », dont on voit les maisons tout là-haut, cent
mètres au-dessus, alors…On espère quelque chose de raisonnable, mais quand,
d'un seul coup, on tourne à gauche, on se trouve face à un raidillon un brin
impressionnant ! Petit plateau direct, puis les vitesses qui passent, peu
à peu, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus et là, il n'y a plus qu'à appuyer et
essayer de tenir en équilibre car, bien sûr, ça ne va pas bien vite et, en
plus, il y a des petits cailloux. Certains sont déjà à pinces et je sens le Didier
juste derrière moi. Je me dis que si je mets pied à terre, ça va le bloquer,
alors j'appuie ! Un petit passage plus raide, plus caillouteux, ça va le
faire ? Je trouve une accroche dans un peu d'herbe et réussis à passer et
je crois bien que je suis le seul du groupe, ensuite ça s'adoucit et je
récupère un peu. Figure toi que c'est moi qui attends les copains en
haut ! Eh ben, ça fait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! Suis
bien surpris, je n'ai pas roulé depuis 15 jours… Mais j'ai perdu un ou deux kilos,
ça compte…Ravito près du château d'eau, puis on suit la crête au-dessus de Bué
pour gagner le haut de Chavignolet et on plonge dans le petit single qui
descend raide depuis la croix de pierre. Technique, dans la caillasse,
surtout quand ça se met à ruisseler dedans. Faut pas se rater ! Je réussis
à passer « tout à gauche » pour préparer la montée très raide aussi
que je soupçonne que nous allons prendre à gauche en cours de pente. Déjà,
réussir à virer ! J'attaque pas trop mal le raidillon et je crois un
moment que je vais réussir à l'escalader mais je n'ai peut-être pas assez la
foi, tant je sais que ce truc, on le monte toujours à pied, et puis ma roue
avant qui ripe et c'est foutu. Bien essayé pourtant.
On contourne Chavignol qu'on
domine depuis le chemin « classique » en balcon. Fait des dizaines de
fois, avec toujours le même plaisir de rouler dans un si beau paysage.
Finalement on plonge sur Chavignol, à donf !.. Attention les clebs !
Et l'on remonte de l'autre côté pour couper la côte d'Amigny. Ravito à la
croix, au pied de cette sacrée côte qu'on n'escaladera pas aujourd'hui. Amigny
donc, puis de nouveau une descente ouaouf vers le val de la Mignonne. Je
connais par cœur mais c'est un régal. On prend le fond du vallon, à droite, qui
remonte vers Amigny et que l'on quitte à gauche pour monter couper la route de
Vailly. Je passe encore Didier dans la côte et reviens sur un autre devant.
J'ai de super sensations aujourd'hui et j'ai rarement eu autant de plaisir à
grimper. J'ai bouffé quoi ? Ou alors, un peu de repos c'est
bénéfique ?
On coupe la route
Sancerre-Bourges et on bascule sur le versant Sud-Ouest, à travers les vignes
en évitant, c'est dommage, la petite descente à travers bois qui ramène au pied
de l'Orme au Loup. On se retrouve sur le chemin très roulant au pied des vignes, qui file tout droit vers l'ancienne gare de Vinon-Bué. Grand plateau et appuie,
ça roule super. Tu parles qu'à ce rythme, maintenant qu'on est en terrain plat,
on arrive vite au Grand Voisy. On a encore deux ou trois bornes à faire et
c'est plié. Il est 10 h 30 à peine passés…Je stoppe en laissant continuer les
autres qui n'ont pas envie d'en faire plus. Moi, je me paierais bien le luxe
d'une petite boucle « off » tu crois pas ? Il fait beau, sans
forcer trop on pourrait aller vers Veaugues, c'est pas des chemins difficiles.
Francis me rejoint, accepte ma proposition et je l'embarque. J'espère que je
n'ai pas prévu trop long... Quand on regarde le paysage, comme ça, ça semble
simple, mais c'est parfois autre chose de le parcourir à vélo que du
regard !
On revient un peu en arrière, en
croisant quelques copains qui nous regardent interloqués, pour prendre la voie
romaine du « Chemin Jacques Cœur » qu'on suit jusqu'à ce qu'on
bifurque vers Veaugues et son clocher tout pointu, tout proche. On passe par le
« centre ville » jeter un coup d'œil au tableau des circuits de
l'ex-centre VTT. Des trucs qui ont été chouettes, des regrets aussi…Il faudrait
au moins entretenir ce balisage…
On récupère le chemin qui remonte
vers le Briou, un peu de sous-bois, puis une côte. Je grimpe encore, mais j'ai
quand même un peu « tapé dedans » tout à l'heure et maintenant qu'on
a passé les 40 bornes je le sens quand même : on tourne et vire dans le
Briou à chercher un chemin qui se trouve en fait à côté, au Petit Senais ;
mais on finit par trouver et on dévale pour regagner la grande voie du départ.
Un coup de petit chemin parallèle à la rue principale et on se retrouve place
de l'église, ‘hachement content ! 48 bornes, 17,8 de moyenne, 670m (bave
pas, pauv' Ludo !) Le temps de se poser et arrivent deux autres
Frapadingues, Pied-nu et le Barbu qui se sont attaqués à la rando à dix
heures ! Pied-Nu, lui, en plus, il est venu de Sury-près-Léré à
vélo ! Une paille !
Bon, des randos comme ça on en
redemande ! On espère bien que les gens du cru vont remettre ça l'an
prochain. À propos de cru, bien sûr qu'on s'en enfile un gorgeon… « Qui
est à Bué boira » non ?
Et dimanche prochain ? Rando
à Ciez, pas loin de Donzy mais plus direct, de Cosne, par Alligny. Départ cour
de l'école primaire, 13, 25 et 40 km, mais il y a aussi Levet (sud de
Bourges)30, 45, 60 km (plat) et puis aussi les copains de Gien-Relax qui
organisent sur la journée Gien-Sancerre-Gien, un must, mais grouillez vous pour
vous inscrire !
Roulez bien !
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| lundi 05 mai 2008, a 12:36 |
| Faire la chine à VTT… |
Deuxième
dimanche de super temps ! Il fait y encore meilleur qu'à Imphy et
j'arrive à Donzy avec une envie de rouler pas croyable. Pourtant, la
veille, j'ai fait un déménagement à Paris qui m'a bien cassé les
pattes. L'ascenceur ne fonctionnait qu'à partir de l'étage inférieur,
tu vois le genre ! Et puis dans l'autre sens même si ce n'était qu'au
deuxième étage, il fallait souvent passer par l'escalier pour aller un
peu plus vite. Enfin, juste pour te dire, quoi . Mais j'ai vu, samedi ,
des mecs rouler à travers les chemins du bois de Vincennes.. Faisaient
envie, même si ce n'était que le Bois de Vincennes...
Il
y a un monde quand j'arrive! Rue barrée par une brocante qui
occupe la rue du stade (et le reste du centre ville, on le verra plus
loin). Par contre, à l'accueil, ce n'est pas la foule je trouve. J'y
retrouve bien quelques têtes: Ouzouër sur Trézée a fait le déplacement
en nombre mais d'autres se font remarquer par leur absence. Le “Pont du
premier Mai” a frappé, sûrement ! L'accueil est sympa, les
organisateurs n'étant pas débordés, ils ont le temps de t'expliquer
tout bien leur parcours. Outre la carte affichée, on t'en fournit une
pour le trajet. Nickel ! Arrivent des Frapadingues, et leur président
Francis, que je n'avais pas revu depuis la « Rando des Beignets » et
que j'ai plaisir à retrouver. Les aller-retours entre accueil et
voiture prennent un peu de temps et Francis et deux autres sont déjà
partis quand nous nous mettons en route avec le reste de la bande
. On est cinq ou six à rouler comme ça sur le chemin qui longe la
Talvane et qui constitue la voie traditionnelle pour sortir de Donzy
vers l'Est. C'est une bonne mise en jambes d'ailleurs, un léger
faux-plat assez roulant qui donne déjà quelques indications. Sur le
terrain déjà : un peu d'humidité, mais rien de terrible comme on aurait
pu craindre après le déluge de mercredi et jeudi ! Côté forme, c'est
moyen : j'ai les cannes un peu douloureuses et j'ai même l'impression
de sentir un chatouillement annonciateur de crampes dans une jambe.
Mauvais ça ! Si ça se confirme je ne ferai pas grand chemin ! Ce serait
vraiment dommage car la matinée s'annonce superbe, on a vite tombé les
vagues coupe-vent qu'on avait enfilés pour le principe. D'ailleurs, on
vient de virer à droite pour s'orienter vers Cessy-les-Bois : les
premières côtes s'annoncent. On aborde un secteur que l'on a bien
parcouru à l'époque où le club de St Père organisait sa rando de début
janvier dans le coin, avant de se rabattre sur Ménestreau. Toute une
époque, que mes compagnons de chemin à qui j'en parle n'ont pas connue…
Mince ! C'était déjà il y a si longtemps ?
On
passe un petit gué à gauche qui me rappelle une bonne grimpette
ensuite. Elle tarde à arriver mais elle est bien là. Premiers vrais
efforts. Je m'en tire moyen, mais bon, ça va. On plonge sur Paray par
la route. Rageant. Bien sûr, je sais que l'on va regrimper de l'autre
côté. Là, c'est plus sérieux : un bon coup-de-cul et puis la côte
s'adoucit mais n'en finit pas de monter pendant un bon moment. J'ai
mieux négocié ce coup là et je finis pas mal. On est maintenant
au-dessus de Colméry et cerné par les collines vertes. Qu'est-ce que
c'est vert ! Depuis les feuilles toutes neuves jusqu'aux champs,
tout est du même vert tout propre. Il n'y a que les champs de
colza en fleur pour couper cette marée verte ! On prend du vert plein
la poire ! (Ce qui vaut bien un plein verre de poire, non?) Quand on
parle de Rando Verte...
On
bascule sur Colméry, en dessous, par la route encore une fois, mais
c'est vrai que là il n'y a pas de chemin, et puis ce n'est pas
désagréable de descendre ce tronçon que je me suis fait mal à monter
dans l'autre sens quelquefois.
Arrivé
en bas on réattaque en face, c'est la règle du jeu dans le coin. On
démarre par un “chemin blanc” bien roulant qui nous permet de rejoindre
Francis que l'on avait aperçu tout à l'heure. Des vaches nous
préviennent “Boue, Boue!” qu'elles font. Z'ont raison: la rampe devant
nous n'est pas roulable et tout le monde est à pinces à essayer de
grimper dans le gras. Ça ne dure pas et on atteint le haut d'où on
découvre un chouette panorama : tous les bois et les hauteurs vers
Varzy et, au-delà vers les Vaux d'Yonne et Clamecy. Des coins où il y
aurait tant de belles randos possibles. Il faut dire qu'avec le
temps qu'il fait, on a envie d'espace. Je pense à Eric-Œil de Lynx et
ses compères qui roulent dans le Luberon en ce moment et puis à Manu,
Stéphane, Christophe et David qui se morfalent depuis deux jours
“Valence-Gap” et grimpent dur-dur et descendent
technique-technique!
Ben
nous, ce n'est pas mal non plus! On s'enquille un petit single tracé à
même le sous-bois (je trouve que les organisateurs se sont donné du mal
à trouver des passages sympas cette année et sont sortis du truc
habituel) et puis on enquille la descente qui nous amène en haut de la
belle allée du château de Menou. Superbe. Une montée, un petit single
raidillon et on est à Tête-Ronde. Pause ravito boudin, tout c'qui faut!
J'adore ce coin de Tête Ronde. J'y viens de temps en temps. À l'automne
les hêtres y sont magnifiques (et en ce moment ce n'est pas mal non
plus). Tout le monde s'est regroupé et on discute un peu avec Francis:
les Frapadingues songent à organiser la “Rando des Beignets” justement
en mai, l'an prochain... Si on veut éviter la boue, il faut peut-être
en passer par là, évidemment... Petit tour à vélo de la chapelle qui
somme la bosse, et on repart. C'est en fini des grimpettes, de la
partie “Monts” de cette “Rando des Monts et des Villages”. On a déjà
fait quelques villages, continuons. Continuons plutôt d'ailleurs par
des châteaux. On a vu celui de Menou, après une longue partie en sous
-bois on effleure celui de Villiers, près de Ménestreau, puis on
débouche au-dessus de Couloutre et son château aussi, que l'on
entrevoit au fond de son vallon. On poursuit à travers bois, ça devient
un peu patouillou mais pas trop. On gagne par le bitume (les
autorisations n'ont pas été obtenues dans le secteur) la vallée du
Nohain. Ce n'est pas très long, ce sont des bouts de petite route et ce
n'est pas désagréable. On profite de la vue sur le château de la Garde,
auprès duquel on passe. On n'est pas loin de Perroy que l'on traverse
avant de se lancer en direction du château suivant. Et quel! C'est la
massive forteresse de la Motte-Josserand où Pilou nous avait
organisé un ravitaillement pour sa rando d'il y a deux ans. En fait, du
château, on n'en verra que les toitures car le trajet s'oriente plus
directement vers Donzy. Enfin, directement... On fait pas mal de tour
et détours, assez sympas d'ailleurs. Depuis un peu avant Tête Ronde
j'ai retrouvé une bonne pêche et on est parti devant avec Thom'',
Didier et Franck . Thom' a quelques Pb de genou et c'est moi qui suis
devant, avec un vrai plaisir à tourner- virer sur les dernières
portions qui nous amènent au-dessus de Donzy. On retrouve la cohue de
la brocante. On fait quoi? On passe quand même? On essaie. Au pas, en
faisant attention (si! si!!), on essaie de se faufiler entre les
chineurs. Pas facile. Je reçois un coup de coude malencontreux et me
voilà qui tombe sur le côté, de tout mon long ,sur le dos, au milieu
d'un étalage. Je crois qu'on rate une photo: tu vois façon “Vieillerie
à vendre au milieu d'autres, peut encore servir”... Du coup la dame qui
m'a donné le coup de coude et s'apprêtait à grogner a disparu... au
milieu d'autres vieilleries aussi! La chine à VTT, pas facile !!!
Bon,
c'est pas le tout, comme on dit. C'était une chouette rando. 49 km
16,7km/h et +575m . Vitesse maxi : 53kmm/h , je crois que Thom' a dû
faire mieux.Voyons la suite: moi, je vais voir un peu côté grand Sud et
, à propos de "pont" je vais passer le viaduc de Millau. Vous qui
restez, je vous conseille: Jeudi 8 mai rando à Bannay (18) départ
mairie à 14 heures (attention
!) . Également la « Rando des Légendes » à St Saulge (58) départ 8h à 9
h, secteur superbe dédié au VTT. Pas d'organisation locale en vue le 11
mai. Retenir déjà le 18 mai : Rando à Bué (18).
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| lundi 28 avril 2008, a 11:54 |
| Soleil et chaleur : Imphy soit-il ! |
Ouahhh ! Il fait beau ! On a sorti le cuissard
court, les mitaines, les manches courtes ! Et puis ce soleil et les
p'tites fleurs, les p'tites feuilles vertes, comme les chemins doivent être
beaux… et secs ! Et puis je n'ai pas roulé depuis deux semaines, je suis
en manque ! Alors, avec ses conditions là, j'ai hâte de rallier Imphy pour
dévorer la campagne ! (non, j'ai pas dit « brouter la compagne »
Manu !). Imphy, c'est sur les mêmes terres que la
« Sauvignoise », en gros : de jolis sous-bois, et la campagne
nivernaise doucement vallonnée de la région des Amognes : un beau coin de
VTT.
Suis pas trop en avance et je ne sais pas qui je vais
retrouver là-bas. Ludo, peut-être ? Mais il doit déjà être parti. En fait,
j'arrive en même temps que Didier et Franck des « Frapadingues », on
se met donc en route ensemble pour un circuit de 40 km. Le temps de s'extraire
de la ville d'Imphy, on guette avidement les premiers chemins : vivement
que ça saute et ça danse sur les cailloux !
On va pas être déçus…
C'est vrai que dès que tu roules
sur des passages qui ont vu le soleil, c'est un peu ça, on retrouve des
sensations estivales, et c‘est un délice, mais…mais en sous-bois, c'est pas les
deux trois jours de beau qu'on vient d'avoir qui ont pu faire sécher les tonnes
de boues de l'hiver. Alors on a vite fait de rencontrer un passage boueux, un
autre impossible et, en fait on se retrouve dans les situations que tu connais,
à tirer comme un malade sur la chaîne qui n'en peut plus, avec un vélo qui s'enlise, se met en travers, se
bloque… On met pied à terre (ou plutôt « pied à »boue »),
on contourne quand on peut…Bref, tu connais la galère…
En gros les quinze premiers
kilomètres sont assez éprouvants comme ça. Sûr qu'on a tôt fait de tomber le
vague coupe-vent et les manchettes qu'on avait enfilés dans le petit vent du
début de matinée ! Car, quand même, ce n'est pas la galère totale, loin de
là ! Il reste qu'il fait un temps ab-so-lu-ment superbe ! Une première vraie sortie d'été ! Et puis
c'est vrai aussi, comme je te l'ai dit, qu'on trouve des passages secs où les
feuilles mortes volent derrière le vélo, des côtes bien franches, sur le
caillou, des singles sympas, quelques descentes amusantes (même si on a droit à
TROIS descentes sur le bitume, une hérésie !). Les petites feuilles
nouvelles, d'un vert tendre, te caressent la tête au passage. À croquer !
(c'est d'ailleurs ce que je ne résiste pas à faire, en bon amateur de salade
que je suis !). On trouve même (et cueille !) les premiers brins
de muguet… Ce qui fait que, globalement, on est tout de même ravis de rouler.
D'ailleurs l'ambiance est bonne et on fait pratiquement toute la rando avec les
mêmes collègues, dont un couple en tandem assez sympa. On dépanne deux gars qui
ont cassé une chaîne, pas vraiment surprenant dans ces conditions.
En fin de matinée, les jambes
commencent à tirer, la débauche d'énergie pour s'extraire de la boue se fait
sentir et l'on est bien contents de traverser Sauvigny-les-Bois, signe qu'on
approche d'Imphy. Une dernière côte, pour sortir du village (aïe, elle fait
mal, celle-là !) et puis on gagne les bords de Loire. Normalement on est
au bout et je brûle ce qui me reste d'énergie à emmener Didier sur les deux
derniers kilomètres de plat avant l'arrivée (en faisant gaffe car, sur une
relance en danseuse, j'ai senti une petite alerte de crampe), ce qui est fatal
au pauvre Franck qui venait presque de réussir à nous rejoindre. Pas mécontent
de ma sortie, j'avais peur de ne pas être trop en forme après une petite
coupure. C'est plutôt O.K.
À l'accueil, on explique au
préposé aux boissons que les vététistes aiment bien finir par une boisson
d'hommes, genre Kir, au lieu d'un sirop à l'eau et, l'œil malicieux, il réussit
à nous dégoter le nécessaire pour ladite boisson. Sympa, je te dis. On
reviendra.
Bon si tu veux rouler, ces
temps-ci, tourne-toi vers Donzy (58). Jeudi 1er mai est aussi
le jour de l'Ascension et il y a une méga rando pédestre à partir de 8
h.Habituellement, ils acceptent gentiment les VTT, 43 km départ salle des
associations, pas loin du Crédit Agricole.Une rando aussi à Blancafort (18),
comme l'an passé, mais vérifie ! Peut-être quelque chose à St Saulge,
vérifie aussi.
Et puis dimanche prochain, c'est
soit la « Jouettoise verte » à Jouet-sur-l'Aubois (18) en face la
Charité-sur-Loire, soit, donc, à Donzy (58) la « Rando des Monts et des
Villages » départ du stade. Très chouette habituellement.
Woualà pour aujourd'hui !
Ah, et puis une nouvelle : Actif-Michel et Anne sont remontés sur le
vélo ! Si, si ! Z'ont pas pu résister à l'appel du beau
temps ! Z'ont bien fait, non ? Bonne nouvelle !
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| lundi 28 avril 2008, a 10:39 |
| Après la boue… la boue ! |
Retour au pays, et je en résiste pas à te faire un petit bout
d'article pour te parler de la Rando du Boudin à Lavau. Je n'y étais pas,
pourtant j'étais rentré la veille
au soir, fin crevé, et devais repartir le lendemain. Alors j'étais finalement
assez peu chaud pour aller « rouler » à Lavau, vu le temps des jours
précédents et connaissant les terres de Puisaye. Je suis donc resté au plumard…
eh oui ! Mais vu les commentaires que j'ai lus sur le forum de Gien-Relax
et le compte-rendu que m'en a fait Michel de St Martin, j'ai peu de regrets… à
part de ne pas avoir retrouvé les copains (et goûté le boudin ?). Si j'en
juge par la situation du pauvre Pierre (regarde la photo), je l'ai échappé
belle ! (et encore, il paraît qu'un gars a carrément bu la tasse en se
vautrant dans une mare !
Pour être complet : j'ai
roulé le dimanche 13 avec Michel de St Martin, entre Briare et Bonny, sur des
chemins connus mais aussi dans des passages que j'ai découverts : eh
oui ! Même sur des terres archi-parcourues, on peut encore être
surpris : il suffit qu'un gars du coin (en l'occurrence le fameux Eric
« Œil de Lynx » de Gien-Relax) se donne la peine de t'emmener. Car on
roulait avec les cadors de Gien-Relax, ah mais !!! Quand on a vu le groupe au départ,
Michel et moi, on s'est un peu angoissé pour la suite du programme ! Tous
sont bien sympas évidemment : ils ont roulé « pédale légère »
mais quand même ! D'une certaine façon on a eu de la chance que trois
crevaisons retardent le groupe : on a pu un peu souffler et on en a fait
moins long. N'empêche qu'on était contents de notre sortie… et peut-être un peu
fiers aussi d'avoir fait partie de ce groupe ? |
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| lundi 07 avril 2008, a 17:17 |
| Frapadingues: "La Rando B & B" ( Beignets et Boue) |
Voilà une belle fin de semaine
VTT ! Et qui fait du bien dans le corps et dans la tête !
Comme promis, j'ai prêté la main
aux « Frapadingues » pour le balisage des parcours de la Rando des Beignets et pour le jour même
de la rando.
Donc dès jeudi, je me suis
retrouvé sur le vélo avec le René et Francis le Tarnais, le Président des
Marsus, qui chevauchait lui, un quad.
Objectif : baliser le
parcours marche/retour VTT (l'un dans un sens, l'autre dans l'autre ce qui
n'est pas toujours évident). On
attaque donc direct les bois au dessus de la route Neuvy-St Amand et, très
vite, on doit renoncer : le quad, qui porte le gros du matériel, n'a pas
pu nous rejoindre car l'allée forestière était barrée et, en faisant un détour,
le Francis s'est planté dans un trou d'eau ! Opération secours (cf. photo), mais le ton est donné :
il faudra revenir baliser ce secteurs avec d'autres moyens. On reprend donc du côté du château de la
Coudre, qui servira comme l'an passé de poste central de ravitaillement.Le
proprio des lieux se montre très accueillant, d'autant plus que le Francis lui
a refait la plomberie de la petite remise où sera entreposé le ravito.En fait
c'est presque le QG du jour de la rando
qu'il faudrait y installer, on s'en rendra vite compte le jour
« J », car tous les circuits passent à ce fameux carrefour,situé sur
la voie romaine : les deux circuits VTT , les circuits marche, le tout
auquel s'ajoute la boucle supplémentaire pour l'allongement des circuits :
tout le monde devra passer ici au moins une fois et le balisage que l'on va
faire, quoique complet, sera aussi complexe et pas mal de participants auront
du mal à s'y retrouver, malgré la carte en couleur que chacun recevra !
On balise donc une bonne partie
de cette boucle : il fait plutôt bon et ça tourne pas mal, même si on sent
Francis un peu tendu : l'échéance approche, il bosse là-dessus depuis des
semaines et maintenant, il faut assurer.
Il a fait un boulot énorme, le Francis et avec beaucoup de
sérieux, et en reprenant la présidence du groupe depuis relativement peu ;
il n'a pas eu à s'amuser. On a un peu de mal à se rendre bien compte de tout ce
que ça représente. J'ai un peu le souvenir de ce qu'était la préparation des « Trans- » puis
« Traces Sancerroises » de Veaugues, j'ai une certaine perception de
la préparation de la "Germignoise" dont s'occupe mon frangin (là, je
sais qu'il leur faut un an de préparation, à des rythmes divers) alors je ne
m'étonne pas que le Francis ait dû prendre des jours de congés pour assurer.
Imagine, en plus, que les circuits de
leur randos sont sur trois départements : la Nièvre à Annay, Neuvy,
puis le Cher, de l'autre côté de la Loire et puis le Loiret au-delà de Bonny,
ce qui multiplie la paperasse par autant ! Tout ça doit nous rendre un peu
plus compréhensifs quand, au cours d'une rando organisée, on constate des
manques ici ou là.
C'est aussi à ça qu'on pense, tout en continuant notre
balisage l'après-midi entre Neuvy et Ousson : on essaie de se mettre dans
la peau du gars qui arrive sur son vélo. Ça ira comme ça ? Assez clair?
Mais le rythme est bien pris : les flèches de gauche dans la poche gauche,
les flèches à droite dans la poche de droite, les piquets, les élastiques, le
marteau et roule ma poule ! Moi, je biche, j'aime bien préparer quelque
chose comme ça. Le Pilou me parlait de chef cuisinier qui prépare un plat pour
la venue du critique gastronomique, il y a de ça… Moi je pense plus à la
préparation d'une fête : que tout soit tip-top pour que tout le monde s'amuse.
En plus on est dehors, sur le vélo et il fait bon. Bien sûr, sur le front de Francis, il y a toujours ces trois grosses rides : la météo annoncée n'est
vraiment pas folichonne !.. On verra… qu'est-ce qu'on y peut ?…
Vendredi : ils continuent
sans moi, qui les laisse lâchement tomber : d'autres impératifs me
retiennent, à mon grand regret mais le samedi, je retrouve l'équipe, ou plutôt
LES équipes : Il s'agit en gros de vérifier le balisage qui doit avoir été
fait à peu près partout maintenant et de compléter quelques points. Je
suis avec Michel-Pied-Nu et Jean de Sancerre au départ de Neuvy : point de
départ chez le Grand Jean-Pierre à qui ça doit faire un peu drôle de voir tout
se faire sans lui. C'est peut-être pour ça que je le trouve tout chose l'ex-Grand
Marsu. Entre ses Pb de déménagement-changement de région-vente de maison qui connaissent
des hoquets sérieux, et puis son club et sa rando qu'il a créés et animés et
qui tournent maintenant sans lui, c'est peut-être pas très facile à vivre.
On vérifie tout ce qu'on a fait
avec le René le jeudi, facile ; puis on attaque toute la partie depuis
l'entreprise Berton sur la route d'Ousson jusqu'à la voie romaine : là ça
aurait dû être balisé, mais le René n'a pas été en mesure de finir tout seul.
Pas de Pb, on fait ça à trois en tournant bien : on n'a qu'à remettre
quelques flèches, finir par un balisage au plâtre deux trois points… nickel.
Toute cette partie est bien roulante, pas un poil de boue, et tous les trois
sur le vélo, dans le soleil et la douceur, on se dit qu'on est vraiment les
rois ; dommage vraiment que l'on annonce de la flotte pour l'aprème et,
surtout, demain !.. On termine à midi et l'on se quitte en se donnant RV
pour le lendemain, le grand jour. Mais je sais bien qu'en fait le Pied-Nu et le
Francis vont encore bosser tout l'après-midi pour préparer les ravitos… entre
autres…
Dur, le lendemain matin !
Les kilomètres parcourus ces derniers jours m'ont fait du bien moralement et
physiquement, mais je les sens dans les pattes, et puis surtout il est cinq
heures du mat' à ma tocante ! Je jette un coup d'œil à l'extérieur, dans
la nuit : des étoiles ! Un peu, au moins… bonos ! Il ne pleut
pas, ou pas encore…Un peu excité, comme pour un jour de fête, j'arrive sur
place à Annay où l'on est deux ou trois, déjà, pour préparer les tables, les
tableaux, l'accueil. En même temps je me suis équipé et ai préparé le
vélo : avec Michel-Pied-nu, notre taf sera d'ouvrir le circuit marche et
la grande boucle supplémentaire autour de Faverelles. Tant qu'aucun marcheur
n'est arrivé, on peut s'affairer sur le site de départ. Les téléphones chantent
déjà, les « tachetés » arrivent, chacun se mettant vite à son poste,
malgré la fébrilité que l'on sent surtout autour de la zone
d'accueil. J'adore cette ambiance, un peu comme la préparation d'un
concert, le trac en moins (enfin, le Francis, il ne dirait peut-être pas
ça !). Justement le Francis passe, entre deux tentatives pour être
partout : premier sourire depuis un moment : il y a du soleil et un
givre bien marqué, super pour la
rando !
Le premier marcheur arrive à
l'inscription : sept heures et demie ! « Michel , il faut y
aller ! » Pas le temps de prendre un café, qui n'est peut-être encore
même pas fait, quelques flèches en poche, deux trois bouteilles de plâtre sur
le vélo et en route. Avec le raidillon de départ, les premiers chemins boueux,
le fléchage à repréciser un peu ici et là, c'est tout juste si le marcheur et
sin kien (je cède à la déferlante ch'ti !), ils ne nous rattrapent
pas : ils sont sur nos talons et quand on arrive au ravito de la Coudre,
on s'inquiète bien un peu de n'y trouver encore personne. Ouf, les voitures
arrivent : on attrape un ou deux beignets et on attaque la boucle. Si le
début ça va (pour le vététiste en fait c'est la fin , puisque nous on la fait à
l'envers, tu m'suis ou quoi ?), joli petit single mais après Faverelles,
ça devient un peu galère avec la boue. Mince alors. Je savais que, entre la
Coudre et Annay, c'était plus que gras dans les bois, que sur la voie romaine,
il y avait des places un peu limite mais pas longues, mais je ne pensais pas
que la plus grande partie de cette boucle serait si dure. Pourtant les coins
sont jolis. Il faudra revenir faire ce circuit par temps sec. Les gars qui vont
se cogner le grand parcours de 54 bornes, il faudra qu'ils soient
costauds ! Francis nous rappelle à la Coudre et l'on croise sur la voie
romaine un sacré nombre de marcheurs et nos premiers vététistes. Le temps de
régler un ou deux Pb, de renseigner l'un ou l'autre qui se perd dans sa carte, le
terrain et le balisage (pourtant remarquablement fait, puisque fait par nous,
t'es bien d'accord… s'pas ?). On revient en arrière pour finir par le
retour de la marche. Qu'est ce qu'il y a comme populo ! Je sais pas le
reste, mais côté marcheurs c'est un succès !
Dans la salle d'arrivée, c'est
toujours la fébrilité : il faut maintenant préparer les lots et le retour
des randonneurs qui arrivent déjà par pleines pallerées. Entre deux coups
de main, je me change un peu et nettoie le vélo. Il faut fournir pour alimenter
les mecs qui arrivent... et les abreuver ! On va être juste en kir !
C'est pas mal d'être à l'arrivée, ça permet un peu de voir tout le monde. Il y
avait longtemps que je n'avais pas discuté avec Pascal et les gens de son club
d'Ouzouër sur Trézée, de Gien-Relax je ne vois qu'Éric qui reprend bien après
une interruption et sera tip-top, je sens, pour son séjour qu'il organise dans
le Luberon au premier mai.Je ne peux pas en être, malgré son invitation sympa,
mais je bave de ce qu'ils vont vivre là-bas. Ludo est arrivé aussi : il
est des rares à avoir fait le grand parcours et, comme la plupart, il parle
surtout de la boue. Normal, ils ont fini par ça et ça les a bien cassés, mais
le reste était sympa non ? Beaucoup reconnaissent que c'était dur, en
effet à cause de la boue mais que le parcours était du vrai VTT, bien varié,
avec ce qu'il fallait aussi pour bien s'amuser. Un beignet ici un beignet par
là, une gorgée de kir, les discussions y vont bien.Ludo annonce qu'il crée un
club à Pougues et déjà m'invite à l'y rejoindre ! Sympa, merci, Ludo. On
te fera de la pub. Mais mon maillot vert de Veaugues me colle un peu à la peau,
même s'il ne représente plus guère grand-chose que pour moi... Ah, si, j'ai vu
le Marco sur le parcours, avec sa veste de Veaugues !
Je voudrais discuter avec l'un et
l'autre, Pilou est passé, Jacky du VTT Nivernais, Juju…ne manquent que les
copains ConfAnais, Michel, Maurice and C° retenus par la course de leur club,
et puis, quand même, plus de Gien-Relax !.. Les copains reviennent aussi
de leurs différents postes sur la rando, Frank, Jacky et Françoise, le Tian…Il
me faut aussi aller vite prendre quelques photos : je fonce à pied jusqu'à
la descente finale des VTT qui doit permettre de bons clichés et je reviens. J‘ai
un peu une boule qui me serre l'estomac. C'est quoi ça ? Il y a que c'est
la fin de la fête, les derniers randonneurs arrivent et les voitures repartent
déjà et puis… moi aussi, il faut que je rentre. Je vais laisser les
« Frapadingues » finir ça en déjeunant ensemble sur place. J'étais
invité, bien sûr mais, bon, je ne peux pas être partout non plus. Je guette
Francis pour au moins le saluer avant de partir. Il arrive et, pour la première
fois depuis longtemps, il a quitté son air soucieux et arbore un large sourire
détendu ! Au moins un qui est content que ce soit fini, et
heureusement fini.
Bravo à tous, je repars avec les
essuie glace : on a échappé à la pluie et surtout la neige (eh oui !)
qui, je t'assure que c'est vrai, en fin d'après-midi, m'a empêché d'aller
jusqu'à Faverelles. Des Beignets à la neige ? Ça se fait ? On a déjà
connu les « Choux » à la neige, là c'était moins une !
Bon. Dimanche : Beaumont-La
Ferrière : la « Rando d'Achille Millien » en pleine campagne
nivernaise typique. Dieu que le coin est joli par un beau jour de
printemps, mais on a bien galéré aussi par là il y a deux
ans ! La rando est à recommander. Renseignements au : 03.86.37.38.15 . Moi je serai sans doute déjà en Auvergne :
bricolage au programme. Et pas de place pour emporter le vélo, ni sans doute de
temps pour le ski (le Sancy ne ferme que le 20, et avec ce qui vient de
retomber..)
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| mercredi 02 avril 2008, a 09:56 |
| Donzy: " Ah mon beau château… " |
Les évènements vont plus vite que moi sur mon
Rocky ! Déjà le fichu temps
pourri peine à nous quitter et le printemps a bien du mal à passer dans une
réalité autre que celle du calendrier.Pas de regrets pour le week-end de Pâques :
j'étais au chaud à festoyer pour un anniversaire et les efforts se sont
concentrés sur le lever de coude et un peu la piste de danse. ….Et puis… ma
vieille maman s'est définitivement endormie lundi, chez elle et dans son lit,
sans nous prévenir et sans le savoir non plus. Ce n'est pas ça qui allait
ramener le soleil dans mon ciel intérieur non plus. Quelque soit l'âge où l'on
perd ses parents, on devient toujours orphelin…
Je compte donc un peu sur la Rando de Pilou, ce dimanche,
pour m'éclaircir et me décrasser le moral et le physique. Je suis un peu
patraque de partout, je tousse et j'ai même eu un brin de fièvre.Mais c'est un
rendez-vous que l'on ne manque pas et le Pilou nous a tellement habitué à des
circuits inventifs, variés, amusants, sportifs et même touristiques que j'ai
bien envie de savoir ce qu'il nous a préparé cette année.D'autant plus que, cet
ours, il fait toujours cela dans le plus grand secret, le plus souvent seul,
mais, je le sens, je le sais : avec gourmandise ! Et puis, il s'agit
d'aider la coop. scolaire de l'école où il a œuvré, avant de passer le témoin à
sa fille.Il y a donc la bonne cause en plus. Alors, tant pis si je fais
demi-tour au bout de cinq kilomètres (te dire si je sens que je tiens la
forme !) mais j'y vais.
Comble de pourriture de météo : la pluie est
annoncée, attendra-t-ele la fin de la matinée ? On est tout de même un bon
groupe d'habitués à se retrouver devant l'école.Les Marsus arrivent en bon
nombre, Ludo semble prêt à bouffer du lion, lui qui a, en raison des conditions
atmosphériques détestables, déclaré forfait au « Morvandiau »
d'Autun, il y a quinze jours et à la « Ronde de Vézelay » la semaine dernière, s'est bien rattrapé dans
l'intervalle par des sorties boueuses en Bertranges et a hâte de
s'élancer ! Je le laisse partir, je ne suis vraiment pas de niveau !
Michel de St Martin est arrivé, mais on attend Maurice qui vient de
Nogent ! On veut rouler ensemble
avant de finir la journée à
la maison, histoire de mettre un peu de soleil dans ce climat général
maussade !
La cour de l'école, centre stratégique de l'organisation
du jour, grouille de gamins comme pour un jour de classe, mais tous, ce
jour-là, avec leur vélo: dame ! Les premiers concernés, sont aussi les premiers
participants ! On retrouve l'esprit de l'époque des « Pilou's boys »
Pour un peu on improviserait bien une ronde (à VTT, pourquoi pas,) en chantant
la fameuse comptine enfantine : " Ah mon beau château, ma tante tire
lire lire… ", car, depuis la création de la rando il y a quelques années, la tradition
semble établie que l'on fera halte, en cours de chemin, dans un château de la région. Après la
massive forteresse médiévale de " La Motte-Josserand ", le parc du
" Château des Granges " l'an passé : quelle demeure remarquable nous
accueillera cette année ? Un coup d'œil sur la carte pour repérer
l'option de l'année : une grande boucle de 47 km qui s'allonge vers le sud
jusqu'au delà de Vielmanay et qui permet un retour par la superbe Forêt
de Bellary. Trois traverses offrent le choix de raccourcir cette boucle pour
constituer trois plus petits circuits (rien que ça !) de 14, 24, 33 km ! Du
travail de spécialiste. On cherche un café d'accueil… pas ! Le
« Pilou », qui va ici et là, semble bien isolé : c'est sa fille
qui fait les inscriptions et lui qui accueille, tout en se préparant à guider
un groupe de tout jeunots sur un circuit. Il m'explique qu'il a tout préparé et
balisé tout seul : VTT et marche ! Quel boulot ! C'est vrai
qu'il ne bénéficie du support d'aucun club et que côté collègues et parents
d'élèves, il n'y a pas forcément de gens disponibles ni équipés pour ce
travail !
On a fini par partir : il est presque neuf heures, et ben ! Passages de
rivières, chemins assez larges et plutôt roulants : humides mais peu
boueux, ça c'est une bonne surprise. On suit un train de sénateur vraiment
pépère et pourtant je rame : pas de souffle et jambes douloureuses bien
que nous ne rencontrions aucune difficulté . On doit pouvoir rouler facile
là-dessus ! Michel et Maurice font la discussion, mais j'ai même du mal à
participer… quelle panade !
On approche peu à peu de Vielmanay, et puis, soudain,
après une courte descente, apparaissent, à travers les arbres, les tourelles du
« Château du Vieux Moulin ». Je suis scotché :je connais le
coin, le village, les bois d'à côté, où je vais parfois aux champignons, et
j'ignorais ce gros manoir caché par des arbres ! (Vieux manoir =
Vielmanay ?). Il est curieux avec ses restes d'ancienne forteresse :
sa porte d'entrée, une tour latérale, une autre fissurée et cerclée de métal
pour éviter l'effondrement et puis un corps de logis et une tour pointue flanquée d'une poivrière,
plus gothique/Renaissance… Et il appartient à… .Monsieur de Lafontaine…
Fabuleux… évidemment !
On passe un peu de temps à visiter à photographier alors
qu'il reste encore un bon bout de chemin, dont une partie un peu plus physique,
aussi, à la bifurcation entre le grand circuit et celui de 35 km, on marque une
hésitation et l'on tergiverse : on regarde l'heure, juge de la forme. J'ai
du mal à me résoudre à ne pas faire la grande boucle, mais c'est irréaliste…
Maurice, en doyen responsable, impose son choix raisonnable : on
shunte ! Le retour se fait par des chemins plutôt faciles, quelques allées
forestières, un peu de route, mais aussi quelques passages pittoresques,
petites passerelles, étangs, jolies maisons. Et on arrive au-dessus de
Donzy : je suis soulagé d'être au bout, mais intensément frustré de ne pas
avoir pu profiter de cette sortie ! Je n'ai fait qu'essayer de passer une
pédale devant l'autre, sans être même capable d'appuyer dans les passages
descendants ! Tu crois que je vais perdre le goût du VTT ? L'idée
m'effleure et je la repousse avec effroi ! Dommage quand même de ne pas
avoir profité de cette balade dans cette région qui est un peu la mienne et que
j'aime bien…
On termine en touristes en se promenant dans les vieux
quartiers de Donzy : les maisons à colombages, l'église et son
inscription : « République Française Liberté, Égalité
Fraternité »…le Moulin de Maupertuis, puis retour à la cour de
l'école. Au lavage des vélos, les
gamins arrosent les filles qui poussent des cris effarouchés mais n'attendent
que ça ! Le monde ne change pas !
Tout le monde est reparti, je pense. On récupère la carte
du parcours en se promettant de revenir faire ce que nous avons raté
aujourd'hui, d'ailleurs Pilou propose des idées de sorties : pourquoi
pas ? Entre retraités, on pourrait bien se faire des virées dans la région
qu'il connaît sur le bout du doigt. Depuis le temps que je le lui demande !
Mais il faudrait que je retrouve un semblant de forme !
La semaine qui vient va peut-être m'en fournir
l'occasion : c'est la préparation de la « Rando des Beignets »
des Frapadingues. Francis a déjà passé des journées entières à l'organisation,
un peu seul, je crois. Il reste surtout à baliser les circuits VTT et marche.
On doit attaquer dès jeudi, car j'en serai, même si ma disponibilité n'est pas
celle que je pensais, j'ai promis d'aider, en voisin, en ami, même si j'entends
des reproches de ne pas porter la même couleur…Il n'y a que l'esprit qui compte
à mes yeux.
Donc rendez-vous dimanche 6 à Annay (salle des fêtes). Ce sera une belle rando,
promis !
Autre chose: il semble que certains aient des difficultés à me faire parvenir des commentaires sur les articles. Persistez, surtout! Ce n'est pas moi qui ne les valide pas ! |
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| mardi 18 mars 2008, a 09:38 |
| Henrichemont: Sully sous l'eau! |
Patiente un peu, l'article est sous presse, repasse dans la journée, je suis un peu à la bourre !
Voilà, voilà, j'arrive !!! Tiens, c'est tout chaud:
T'as vu le temps qu'il faisait jeudi et
vendredi ? T'as vu ce que c'est devenu samedi soir ? Rageant
non ? Alors tu parles qu'en mettant le nez à la fenêtre dimanche matin, je
suis méfiant !
Ben, il ne pleut pas. Ou du moins pas vraiment.
Pas vraiment encore du moins. Donc en route ! La rando d'Henrichemont
c'est un truc à ne pas manquer. D'accord l'an passé, ils se sont un peu ratés,
il paraît…et puis cette année, on n'en a guère connu l'existence que par le bouche-à-oreille
(ou le mail-à-ordi !). heureusement qu'on en a parlé à la Rando des Aix !
Donc, à cause de ça et des conditions météo, il
est vrai que la rando tient un peu cette année de la rando confidentielle,
rando de connaisseurs, ou de vrais mordus de VTT. Et c'est vrai aussi que, en apercevant, entre
les essuie-glaces de la voiture, le faîte de la Motte d'Humbligny caché par les
nuages bas, je pense bien un peu à ceusses qui ont encore le nez sous la
couette, bien au chaud.
Et puis à l'arrivée à Henrichemont, ça s'est un
peu éclairci. On se salue entre
arrivants avec une amusante complicité : de se retrouver quelques-uns par
ce temps fait connivence. Il y a quelques gars vus la semaine précédente aux
Aix, des Frapadingues courageux, plutôt en nombre, Pieds-Nus, Jacky et l'Tian,
Frank et Didier et puis Francis le Tarnais. Michel de St Martin est arrivé en
même temps que moi et on va s'inscrire. Accueil sympa : carte des parcours
bien nette, fournie avec n° de téléphone. De l'organisation propre. Détail :
alors que j'annonce le nom de mon club, une jeune minette, à la table, fait les
yeux ronds : « Veaugues ? » Ben oui, et c'est une fille de
Veaugues et elle ignore notre existence… T'entends, Président ?
En sortant du local, mon talon glisse sur le
carrelage de l'escalier trempé de pluie, qui descend au parking et je chute
lourdement sur le coccyx, deux marches plus bas ! Ça secoue un p'tit peu
tu sais ! Je mets un peu de temps à récupérer, entouré des autres qui sont
accourus. Outch ! J'ai surtout mal aux cervicales et aux premières
dorsales, pour le reste, ça va… Le temps que je me prépare, j'entends une
bordée de jurons qui annonce une nouvelle chute au même endroit : c'est
Michel, le père de Manuel, traceur des « Coteaux de Morogues » et dont
je t'ai parlé la semaine dernière, qui vient de glisser à son tour…Comme quoi,
porter des bottes de caoutchouc, ce n'est pas non plus la panacée ! Car
Manuel est là, justement : un deuxième maillot de Veaugues ! C'est
devenu rarissime. Peu après notre départ,Michel (de St Martin) et moi, on les
rejoint assez vite sur le bout de route qui fait contourner Henrichemont avant
de monter doucement vers les Bois de La Borne. On retrouve vite les sentiers
que nous avons suivis la semaine passée, dans l'autre sens, ce qui n'est pas
sans poser quelques Pb d'interprétation à ceux qui n'étaient pas de la fête la
dernière fois, mais bon, un peu d'attention et ça va. Le sous-bois n'est pas
trop boueux et c'est un passage sympa. Sympa aussi le fait de pouvoir
discuter un peu en roulant avec Manuel : il me parle de sites internet où
trouver des traces GPS à importer, dont celle de la dernière rando des
« Coteaux de Morogues » (t'entends Robert ?). Il faut vraiment
que je prenne le temps de m'y recoller sérieusement à ce truc-là ! On descend
ainsi jusque vers « les Pellets », sans doute va-t-on maintenant
remonter vers La Motte, mais on bifurque à droite pour enquiller le fameux
chemin balisé « VTT 10 » que nous avions monté dimanche dernier. Oh
là ! Va falloir remonter l'équivalent ensuite ! Tant pis, on en
profite et on plonge dans la descente… On plonge, c'est le cas de le dire, car
si le chemin est délicieusement caillouteux, il est aussi, aujourd'hui,
ruisselant d'eau qui coule de partout et, comme on ne boude pas notre plaisir
de rouler à toc en sautant sur les cailloux, on se prend plein de flotte
boueuse, qui vole de la roue avant, dans la figure. C'te tête qu'on se fait
sûrement ! Un petit replat et on continue la descente jusqu'au bout de
route qui nous ramène au lavoir, traditionnel lieu de ravitaillement comme
dimanche dernier déjà.Seulement maintenant, il faut remonter tout ça jusqu'à la
Motte d'Humbligny qui nous domine maintenant. Accompagné de Jean-Paul, qu'on a
retrouvé au ravito, on attaque la remontée par un bout de route. Ça se fait bien jusqu'à ce qu'on bifurque sur un chemin dans
le bois : là, force est de mettre pied à terre, ou plutôt pied à
boue ! On patine tout ce qu'on sait ! On arrive enfin sur la route,
que l'on traverse pour basculer sur l'autre versant, par un petit sentier
creux, tout boueux mais pas difficile car, comme c'est descendant, il n'y a qu'
à piloter le vélo. Il a du mal à garder la trajectoire, mais, comme on est
callé dans le fond du chemin, on y arrive, c'est même plutôt
amusant. Deuxième ravito aux Poteries, au pied de la grande antenne TV qui
arrose la région. Puis on se lance dans le val qui sépare la ligne de
hauteurs d'Humbligny de celle, parallèle, des Bois de Beaujeu. Ça pourrait
faire une belle descente, mais on la fait par la route ! Sacrilège !
En temps (sec !) ordinaire, je râlerais, mais, bon, aujourd'hui, un peu de
parcours facile, hors de la flotte ou de la boue, on ne dira rien. Dès le bas,
on tourne à gauche, un peu de plat, un « au revoir » à Jean-Paul qui
shunte par la route pour rentrer plus tôt, et on attaque, toujours en compagnie
de Manuel et de son paternel Michel, le faux plat très montant quand même, qui
se redresse d'ailleurs de plus en plus et qui permet d'atteindre, en roulant
sur un chemin assez dur et bordé de ronces déjà très amoureuses pour la saison,
le hameau des « Petits ». Troisième ravito au site
« classique » de la mièlerie. Sur les tôles du hangar qui nous sert
d'abri, on entend soudain le bruissement de la pluie… l'une des giboulées
annoncées ? On repart sur le chemin qui gagne presque la crête pour la
longer par une allée bien plus sympa que l'espèce de route forestière qui lui
est presque parallèle, de l'autre côté de la crête. Puis on plonge sur les
Girardins (attention Michel dans le virage !!!).Où l'on s'arrête sous un
hangar pour enfiler l'imper ! Car la pluie ne s'est pas arrêtée, ou du
moins reprend bien. Passage ,nez baissé, le long de l'étang de Morue où,
pourtant, il est toujours bien agréable de marquer une petite pause, ne
serait-ce que pour une photo. Va-t-on aller vers "Le Sanglier" et
remonter par ce petit single bien sympa mais sûrement aujourd'hui bien pourri
de boue ? Ouf ! Le parcours suit le chemin de droite, plutôt sain,
mais, forcément, montant aussi.Toutefois, si on ne passe pas au « Sanglier »,
c'est un sanglier qui passe devant nous à une centaine de mètres à peine, cool
et aussi tranquille que sa taille et sa puissance visibles peuvent le lui
permettre... Quel bestiau !!!
Bon la flotte, ça commence à faire et l'on
approche de midi. On a déjà sorti la carte, avec Michel, pour envisager la
suite du programme, histoire de raccourcir un peu . La bifurcation vers le
plus petit circuit nous en donne l'occasion, aucune hésitation, hop, à
gauche. Ici au moins, le balisage
est clair : flèches vertes pour le plus petit circuit, bleues pour le
moyen et rouges pour le grand, c'est-y pas mieux comme ça ? Chouette
passage que je ne connaissais pas, puis on arrive à une route. Depuis un
moment, on a quitté l'abri de la forêt et l'on se prend pleine poire vent et
pluie, aussi, quand le circuit quitte encore la route que nous venions
d'atteindre, il n'y a pas non plus de tergiversations : tout droit mon
gars, en souhaitant que mon sens de l'orientation (?) m'ait fait choisir
le bon sens de la route (on a déjà vu l'inverse, et dans le même coin
d'ailleurs, pas vrai Manu ?). Au bout moment, un clocher effilé émerge
derrière le coteau : ouf ! Comme on atteint les premières maisons, la
sirène retentit ! On a déclenché les recherches déjà ? En fait, il
est juste midi. On se précipite
pour vite pour rincer, ranger le vélo et… se restaurer d'un bout de boudin et
d'un verre de blanc ! Chacun
est presque accueilli comme un rescapé par les membres de l'association
organisatrice, disponibles, attentifs et prévenants. Un modèle décidément.
Dommage que nous n'ayons été qu'un peu plus de soixante. Faute au temps bien
sûr et sans doute à une pub maladroite. Mais là encore, c'est un circuit à se
garder sous le coude pour le refaire dans de meilleures conditions météo.
Trempés, on n'aspire plus qu'à une bonne
douche… chaude ! (la froide merci, c'est fait !) certains la
prennent même sur place :une possibilité à noter, c'est assez rare !
Vite un petit salut à Michel et aux autres, dont Pieds-nus qui arrive après
avoir (quasiment) fait le parcours intégral. Rendez-vous quand ? Le
Week-end prochain, Pâques obligent, on ne roulera guère, rien n'est organisé et
les prévisions-météo sont une fois encore assez désastreuses, mais on
n'oubliera pas le 30 mars à Donzy la « Rando de l'École Primaire » de
l'ami Pilou qui nous concocte toujours des trucs pas ordinaires.
Et surtout on souhaite à l'ami Christian, de
Gien-Relax ,de vite se remettre de ses ennuis de santé. Tiens bien le guidon,
frère moustachu !!!
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| lundi 10 mars 2008, a 17:19 |
| Les Aix…cellents ! |
Il faut oser les Aix ! Oser se lever un peu plus tôt, oser prendre le
risque d'être un peu mouillé, peut-être, puisque le ciel est menaçant ce matin,
pour, surtout, oser affronter les « Coteaux de Morogues ». La
rando est typée « physique » et, on m'en a toujours dit qu'elle était
hyper dure et bizarrement, je l'avais toujours évitée, me rabattant lâchement
sur la Rando d'Argent/Sauldre qui a lieu le même jour, avec un profil plus
solognot, genre étangs et bords de canal. Et puis l'an passé, j'avais passé le
pas et avais osé les Aix ! Pour trouver que, ma fois ce n'était pas pire
que bien d'autres choses, St Satur en particulier pour rester sur le plan
local… Seulement… seulement, l'an passé, j'y avais laissé mon « Doctor »,
cadre cassé en deux ! Ça marque !
Alors, c'est peut-être ça qui me tarabuste... Je
ne me sens pas dans mes baskets, vaguement mal de tête depuis deux trois jours,
pas la forme, quoi, et puis, j'ai peiné dimanche dernier sur un terrain
plat, alors là... qu'est-ce que ça risque d'être !
Mais tout de suite à l'arrivée, l'ambiance est
bonne, il y a des copains qui viennent de partout, Stéphane et Véro me
suivaient en voiture quand j'arrivais, Michel de St Martin se gare à côté de
moi, il y a des « Frapadingues » de partout, il y a même David que je
n'avais pas vu depuis une paye (mais dont Manu me narre les histoires
régulièrement) et mon vélociste de Bourges, Tony. J'ai à peine posé le pied en
dehors de la voiture que des mecs que je n'ai pas l‘impression de connaître me
serrent la louche ne me disant : « Eh, cette année, pas question de
casser encore le vélo ! ». Eh bé !…Par contre, j'espérais un peu
voir quelques maillots de Veaugues, le « président Olivier » ayant
passé un mail pour inviter à venir. Or, noboddy… navrant décidément. Pourtant
c'est Manuel (un adhérent de l'UM Veaugues et ancien président) et son père
Michel qui sont les chevilles ouvrières du truc.
Justement le Manuel, il arrive, perché sur
sa moto. En fait tout le monde reste sur place (ou presque, j'en sais qui sont
partis devant depuis un peu, pas vrai Francis ?) car le départ est,
théoriquement, groupé. Tout en discutant à droite à gauche, je me prépare
en pointillés, je salue Ludo qui arrive à la bourre sur son vélo et que je ne
reverrai pas et dont je n'aurai ed nouvelles que le soir venu et consultant son
blog (que je te rappelle, si tu n'y es pas encore allé, dépêche-toi un
peu !)
D'un seul coup, tout le monde décampe en suivant la moto.
Bien sûr, je n'ai pas même enfilé mes sur-chaussures et je ne réussis qu'à
prendre la queue du peloton. Esthétiquement, c'est sympa un départ
groupé : j'aime bien le ruban de vélos sur la route. En plus, on peut
échanger un peu avec les autres. On cherche les maillots des
copains : comme on roule un bout sur la route et que les chemins sont
larges au départ, on ne se bouscule pas.
Hop, on bifurque à gauche. Petit gué. Cohue sur
la passerelle, on passe dans l'eau, ça a l'air d'aller, Jean-Paul avance
prudemment et… s'étale de tout son long dans la flotte devant ma roue.
Exclamations, quolibets … ambiance ! On attaque un peu les champs, bonne
surprise, le terrain n'est pas vraiment gras. Premières petites montées, je
teste, ça l'air d'aller à peu près. Un petit passage de boue : devant
moi Tony, sur un tandem, nous fait un OTB d'école en passant un petit
fossé ! Deux photos ratées, dommage ! Morogues et le château de
Maupas, souvenirs de randos, de Bourges-Sancerre, à l'époque où ça existait, en
octobre. À partir de maintenant, ça devient plus sérieux : juste au-dessus
de nous, on voit bien les hauteurs de la Motte d'Humbligny et de La
Borne. Va falloir y grimper c'est sûr, mais comment ? Et dans quel
état ? Ravito, comme on s'amuse à faire la photo que tu vois: "Pour faire cette rando, il faut être affuté!", on n'a guère le temps de discuter, hop, on est repartis ;
bon, ben... maintenant, on s‘y colle !.. On a attaqué la côte par un chemin où
l'eau ruisselle mais qui est caillouteux à souhaits, les crampons peuvent
accrocher. Ça grimpe régulièrement : je reconnais ces coins, on les
parcourt lorsqu'on fait les circuits 8 et 10 de l'ex-centre VTT de Veaugues. On
monte vers les "Pellets" et Dieu sait que ce chemin-là, pris dans
l'autre sens, est un régal, mais, bon, là… faut l'escalader ! C'est long,
mais ça se grimpe, on s'élève… Un peu de plat aux « Pellets » et on
continue la grimpette. Cette fois, on s'approche de "La Borne".
Nouveau ravito : Michel Gérard, qui a tracé le parcours, nous promet,
l'œil malicieux, du technique. Ce gars, c'est un cas: tu sais qu'il s'est
construit son cadre de vélo en alu himself ? Spectaculaire : ça a un
peu l'air d'un tank, mais c'est léger. Fut un temps, il roulait avec des bottes
et un casque de chantier. Je rigole, mais tu sais que son casque, un vrai cette
fois ci, il l'a quand même pris couleur orange…pour changer !
On contourne le village et on s'enquille un
petit single sympa, il ne fait pas six kilomètres comme le single à Manu mais
il est long quand même et je tourne, je vire, c'est étroit, on se fait
grafigner par les houx mais c'est chouette comme tout. Virage à gauche …Ouahh…ça plonge dans
un trou de 4 ou 5 mètres ! Pause photos et ça continue, deuxième trou du
même acabit. Se sont amusés les traceurs. À peine le temps de souffler sur
une partie plus large et hop, j'ai failli rater le sentier qui suit la crête du
petit talus qui surplombe le fossé à travers la forêt. On en trouve souvent,
de ces passages, en Bertranges par exemple, au sommet de la bosse, entre les
arbres et sur les racines, c'est pas toujours facile. Là, le single, ce qu'il
a, c'est qu'il est en pente un peu descendante. Quelques coups de pédales à
donner et encore, juste à piloter.Mais là, faut être précis, sinon… au
tas ! ou du moins, au fossé ! Des fois, il faut s'accrocher à un
tronc pour passer.Et encore, moi, avec mon citre étroit, je passe entre deux
troncs, mais derrière, le Michel, je l'entends qui galère. Un régal, je te dis.
On arrive sur la route, en bas, ravis.
Tu crois que maintenant qu'on s'est bien amusés
en haut, on va redescendre, cool, sur Morogues et les Aix. Meuhh non ! Un
petit chemin ici, un bourbier là (pas trop, le plus souvent il y a de l'eau mais,
au fond, ça accroche super) un gué encore avec cette-fois-ci Christian dans le
rôle du plongeur(et pas qu'un peu, mon n'veu !). Ce qui est sympa c'est
qu'on retrouve les uns ici, les autres là, au gré des arrêts techniques, des
progressions plus ou moins aisées, des gués, justement…Vu les échanges et les
blagues, chacun a l'air heureux ! On récupère Olivier et Pied-Nu des
« Frapadingues » et aussi le Pharmaton et le Thom'… avant de
s'arrêter à notre tour pour raccrocher deux maillons de chaîne. On a quitté la
forêt pour gagner les vignes : du coup, on aperçoit les collègues qui
pédalent là-bas et surtout… là-haut ! On plonge (miam !) on regrimpe
(aïe), comme ça deux fois. Je suis surpris d'avoir encore des ressources. Rien
n'est vraiment ingrimpable, mais les montées sont souvent longues. On dévale
sur Morogues dans son trou et au bord de sa rivière (car à Morogues il y a de
l'eau, parce que, Morogues, sans « o »au milieu, c'est sinistre, tu
trouves pas ? Ouaf !). Là, on se dit : « Fini les grosses
côtes » et … on tourne brutalement à gauche… pour attaquer un mur qui nous
remonte en haut des vignes et d'où l'on redescend illico, presque d'où on
venait, c'te farce ! Comme il faut bien sortir du trou de Morogues, on enquille la petite montée, tu sais
en sortant à droite : c'est régulier, sain de sol, mais en fin de rando,
tu vois, j'en sais qui tirent la
langue. Et enfin, du haut, on voit la cathédrale de Bourges et puis les Aix : Allez Luya ! Pardon, « alléluia », on est
quasiment des pèlerins en vue de
Jérusalem ! Mais, pour faire bonne mesure il reste une petite montée, pas
bien méchante, mais longue, plein ouest et bien dégagée pour pouvoir profiter
comme il faut du vent qui nous vient d'en face. Heureusement que le sol est
encore sec (car la pluie s'annonce, on a senti quelques gouttes !) ça se
fait bien. Ultime descente sur Ruelle et l'on se regroupe pour faire le petit
bout de route qui nous ramène au départ.
On compare les altimètres: autour de + 800m... Mais...c'est le jet qui m'éclabousse en lavant mon
vélo ? Non, c'est la pluie qui s'est décidée à temps. On court se changer
à la va vite, et on se précipite pour attraper un bout d'boudin et boire un
p'tiot coup à l'abri. On y discute avec d'autres furieux : on évoque
Valence-Gap avec « les Nourrins du Berry » , on félicite Manuel
et son père Michel pour la rando qu'ils ont tracée, super bien balisée et tout
et tout et on se renseigne : mais oui, dimanche prochain, il y a bien la
« Ronde de Sully » à Henrichemont.Ça fera parcourir l'autre versant,
la face Nord quoi, ou Nord-est, de la Motte d'Humbligny et sans doute jusqu'à
l'étang de Morue et même au delà sur les hauteurs des Bois de Sens-Beaujeu, car
le grand circuit fait 48 km... seulement ? Qu'est-c't'en penses
Hermance ? C'est habituellement un beau circuit mais ils doivent avoir
peur qu'on le leur détériore, parce qu'ils n'ont fait aucune pub'... du
confidentiel, quoi. Mais moi, je te dis : ce coin-là, entre Humbligny,
Morogues et La Borne, , pour un vététiste, surtout ces deux dimanches-ci, c'est
vraiment sa terre d'élection. |
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| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
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| commentaire(s) | Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)L'hécatombe con... Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)Bravo et merci j... |
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