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Chronique VTT
mercredi 25 novembre 2009, a 00:16
Bobo à Bonny
 


Bonny! Bon !  On y part (de tarte) assez (gât-)tôt pour ne pas être en retarte !

Ouf ! T'as résisté à ça ? C'était juste pour essayer de mettre de l'ambiance parce que la fin aura une autre tonalité…

Remarque, non, en fait, il ne vaut mieux pas être trop en avance, car les premiers arrivés sont parqués (et attention, le parking, à Bonny, ça ne rigole pas!) dans l'herbe et assez loin, alors que, si tu t'y prends pas trop mal, tu peux arriver pile poil pour être garé sur la dalle de ciment, forcément plus propre et plus près de l'accueil aussi.

Ah ! parce que évidemment il a plu cette nuit et même ce matin, c'était encore limite…Si bien que, alors que la veille, on pouvait espérer voir un terrain assez propre, et bien ce matin, on est fixé : ce sera une rando des pommes dans la plus pure tradition du genre, à savoir sur sol glissant.

Remarque comme certains clichés ont la peau dure : c'est vrai qu'il y a quelques années, un peu déjà, on a connu des passages abominablement boueux et collants et tout, mais il faut reconnaître que, depuis, les traceurs ont trouvé un circuit plutôt correct : jamais on ne trouve de bourbiers infranchissables, nulle part la terre ne colle aux roues ! Et si, évidemment, certains passages glissent bien un peu et te décorent le plastron ou le popotin, il n'y a rien que de très mesuré et normal vu la saison. D'ailleurs les organisateurs ont bien compris  et te resservent le même tracé, à l'identique, chaque année (je me rappelle le leur avoir conseillé !). Pourquoi pas, tout comptes faits? En tout cas, ça doit leur simplifier la tâche ! Pourraient peut-être faire un balisage permanent, finalement, hein ? Comme la rando de l'Ascension à Donzy…

 

Je me retrouve garé, comme je te l'ai dit plus haut, avec Michel-Léopold juste à côté de moi. Comme prévu, il y a affluence et du monde à saluer, pas seulement des « Abeilles » (pas mal en nombre) et des « Marsus »(par contre ils ne font pas le plein, bien qu'ils soient sur leurs terres) mais aussi des têtes (et des maillots) qu'on n'a pas vues depuis un moment. C'est vrai que Bonny est assez central et qu'on peut donc aussi bien y rencontrer des bikers de Nevers que de Montargis.

On forme vite un groupe avec Maurice, qui refait surface après un séjour alsacien, Christian, itou après une bronchite, Jean-Paul, et puis un autre maillot de l'UM Veaugues avec Manu du Berry, pas revu depuis « les Vignobles » et l'on attend François qui arrive avec Catherine depuis Germigny. Les « tachetés » sont déjà partis et même les deux Michel (Actif et Léopold) avec Anne et Noëlle qui ont encore laissé le VTT à la maison et s'engagent sur un circuit marche.

Il ne pleut plus et il fait plutôt bon. On part à travers champs, vent de travers, en direction de la voie ferrée, tout de suite sur un bon rythme : faut dire qu'avec Jean-Paul et Manu en pôle position, « ça le fait » et puis Maurice ne donne pas sa part aux chiens, quelle forme il tient celui-là, malgré un petit break… On ne discute guère et l'on appuie plutôt sur les pédales. Le fait de connaître le chemin par cœur joue peut être aussi, et de même que le terrain soit pas mal roulant : bord de voie ferrée et, plus loin, le sympathique passage en bord de l'Ousson, avant d'arriver à l'étang, où force est d'alléger les tenues, sous l'effet conjugué de la température et des efforts.

Et c'est reparti dans la même cadence, on ne ralentit pas, même devant le beau domaine de la Colinière. Les grosses pierres toujours un peu boueuses que l'on trouve un peu plus loin, nous freinent à peine, alors, tu parles, quand on enquille la voie romaine !…Pourtant, on n'a pas un tel trajet à faire ! Sans doute sommes-nous saisis du syndrome du brave curé des « Trois messes basses » de Daudet, qui accélérait l'office pour pouvoir passer plus vite à la table du réveillon… Car nous savons que le célèbre ravito Bonnichon mérite un bon arrêt. Le Frangin commence à sentir les effets du tempo et, dans une moindre mesure, Christian, que l'on est plutôt habitués à voir devant.

La pause est bienvenue, donc, dans cette étable où l'on sait « être bon envers les animaux »… et les randonneurs, donc ! Bien que nous fassions honneur comme il se doit à la table, on ne traîne pas non plus. Mais c'est pour mieux faire halte un peu plus loin, lorsque nous rencontrons nos marcheurs, ce qui permet à Actif-Michel d'assurer de nouveau le reportage photo (il maîtrise mieux son appareil-téléphone etc…). Maurice recommande bien à Michel-Léopold de ne pas se lancer trop vite dans la descente qui vient, mais, bon, Noëlle est là pour raisonner son homme!

« Superdudu » et « Roydudu » qui étaient repartis avec nous, ont, du coup, déjà disparu.

La boucle qui nous fera revenir au même point de ravito, file vers Neuvy qu'on évite par la belle descente après Gardefort qui nous conduit au fameux gué sur la Vrille, qu'on se contente de longer sur ce petit single en corniche, le long des barbelés, tu vois de quoi je parle ? Maintenant, on va sur Annay, vent dans le dos, en profitant du joli chemin entre les arbres qui descend vers le village. Miracle, il est bien plus propre qu'au printemps et même encore quasiment sec. Plaisir.

Après Annay, que Christian a voulu traverser, pour, croyait-il, trouver un raccourci, on se paye un bon bout de bitume sur la route de Thou, d'abord par la grimpette au départ d'Annay et puis jusqu'au hameau de « Grand Sermaise » (on évite les « Grands Cocus » et même les « Petits », parce que, bon…). Il vaut mieux ce bout de goudron que les  chemins défoncés du bois d'à côté, où il nous est déjà arrivé de nous aventurer. Mais, près d'une ferme, le bitume disparaît carrément sous une couche de terre et de fumier, comme quoi…

 On aperçoit déjà les sapins de « La Chaise » où l'on repassera au ravitaillement. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la voie romaine dans l'autre sens, sans apercevoir le joli petit château juste à côté, derrière les arbres : une seconde belle petite descente, caillouteuse à souhaits, puis les deux gués du Moulin Perré et retour au ravito. On n'a pas réussi à rejoindre nos deux  « Dudu » qui ont si vite disparu tout à l'heure. Z'ont dropé dis donc ! En fait, quand nous les retrouvons au ravito, ils nous expliquent (entre deux bouchées de tarte aux pommes) qu'ils ont tout à l'heure pris le chemin du retour et se sont retrouvés à Bonny. Du coup, ils ont fait deux fois la première boucle pour avoir leur compte de kilomètres.

On repart donc de concert, nez dans le vent, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui fatiguent un peu.

Regroupement à Bonny, où Superdudu, en bon responsable de club, évoque la Rando des « Coteaux du Giennois » et interviewe le frangin François pour tenter de comprendre comment lui et son assoss, arrivent à attirer près de 700 vététistes à leur « Germignoise ». T'inquiète, Dudu, ils ont commencé avec 35, tu sais !

Bords de Cheuille puis raidillon sous les murs, que le tracé officiel, curieusement, évite ! Il est pourtant « trop cool » non ?

On remonte vers les vergers, par le chemin qui contourne Bonny par les champs. Il est plutôt moins collant que d'habitude.  L'occasion de mettre ce qui reste d'énergie et l'on joue même le jeu d'éviter le dernier bout de route pour revenir le long des pommiers. Rien à se reprocher ! 45 km, pas loin de 400m de D+

 

Faut un peu le chercher le Kir d'accueil, là-bas au bout de la table (par ailleurs bien garnie) mais fais confiance à mon flair! On retrouve les marcheurs, arrivés depuis un bail, les discussions vont bon train, les rendez-vous sont fixés  pour les prochaines sorties. Le 29 : c'est loin, soit St Maurice sur Fressard (45) soit Vouzeron (18). Sinon, faut se regrouper. Pas vu le Frapadingues en chef, pour en parler, il devient quoi, le « Tarnais » ???

Et puis, bien sûr, la Rando du Téléthon, chez les pompiers de Santranges, juste au-dessus de Belleville, le 6 Décembre, t'as bien noté, j'espère ?

Chacun regagne sa voiture, en poussant un vélo plutôt crotté. Je lave ou pas ? Le tuyau, juste à côté, est libre ! Vite ! Je me retourne et l'intérieur de mon pied gauche accroche la roue avant de mon spad, posé contre la voiture.  Damned !!! Le mouvement qu'il ne fallait pas faire ! J'ai senti l'articulation du genou s'ouvrir et me tiens la jambe. François, qui passe, croit à une crampe.

Mais non, c'est le ménisque  qui me coince l'articulation!!! Ça fait des mois, quelques années même, peut-être, qu'il m'est arrivé assez régulièrement ce genre de chose. Je connaissais depuis longtemps le geste antidote qu'il me fallait faire avec la jambe, pour que le bout de ménisque reprenne sa place, mais ces derniers temps, c'était devenu de plus en plus difficile, long et un peu douloureux aussi, forcément. Ça m'était arrivé, un soir de préparation de la GTMC, chez Michel-Léopold, devant mes compagnons interloqués. Tu parles que j'avais poussé un « ouf » de soulagement dans j'avais réussi. Il s'en fallait de ma participation à cette aventure, tu te rends compte !

 Là, entre deux voitures, j'ai beau secouer la patte en lançant le talon vers l'extérieur, rien n'y fait et le mouvement devient douloureux. Un peu grimaçant et la jambe gauche un peu fléchie, je lave quand même le spad, vais en claudiquant chercher mes pommes, en adressant quelques saluts crispés à des voitures qui partent.

J'en fais autant. Pas de Pb pour conduire : j'ai juste la jambe qui ne peut plus s'allonger à fond, ce n'est pas même douloureux. Mon horizon vététistique s'est assombri, soudain. Je vais passer une partie de l'après-midi et de la soirée à réessayer ce fameux mouvement, et d'autres, rien n'y fait. Cette fois, ça sent le billard…

 

Le lendemain, visite exprès chez le kiné : lui, au moins, saura sûrement…

Peau de balle, pas faute d'essayer ! Tout ce qu'il réussit à faire c'est m'obtenir en exprès un rendez-vous chez le chirurgien… Le chirur-Gien, en l'occurrence, tiens, oui…

 

Alors voilà, les côpains : jeudi, entrée à la clinique de Gien, vendredi matin, billard et sortie, normalement sur les deux pattes, le soir même. Je connais un peu, on m'a fait ça au genou droit, il y a au moins quinze ans.  Mais bon…

Et puis… pas de VTT pendant plus d'un mois Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!  Ça nous mène, au mieux, à la « Rando des Gâteaux de riz et de Semoule », ou même St Satur ? Ou encore la « Décrasseuse »… Tu te rends compte ?

 

Mais tu crois que j'aurai rien à raconter ? Et la GTMC, alors ? C'est l'occase, non ?

 

N'empêche, quelle hécatombe, ces temps, dans la gent vététistique !… Et Superdudu qui me disait qu'Eric-Œil de Lynx était aussi sur le flanc !

Dis-donc, toi qui me lis et qui n'a (encore) rien, tu te sens comment ?      

 

Voilà…

 

Mais, dis donc, il y a un truc qui me... turlupine (évidemment)… il sait bien lire le chirurGien, au moins ?

Parce que, dis, une  « méniscectomie » (« coupure du ménisque », ce qu'il doit me faire) si jamais, t'imagine…       qu'il prenne le M pour un P ????????

mardi 17 novembre 2009, a 15:55
Sur les pistes des hommes de l’ASCO
 


Oui, ça commence à faire un peu usé comme ficelle, mais, bon, une fois par an, tu me permets quand même ? Qu'est-ce que tu veux, la fidélité c'est bien, mais faut pouvoir se renouveler. Même problème peut-être que pour les organisateurs de randos. Ils cherchent bien à nous fidéliser, mais doivent aussi tenter de trouver toujours le passage technique, ou le single amusant, ou le point de vue pittoresque qui te fera sortir l'appareil photo, bref, le truc nouveau qu'il n'y avait pas les années précédentes. Enfin, normalement, ils restent dans le même secteur, a priori, et le rayon d'action demeurant aussi théoriquement le même, il doit, peu à peu, être difficile de trouver du jamais parcouru.  C'est peut-être pour ça que les plus grands circuits ont tendance à s'allonger ? Un parcours de 55 à 60 km n'est plus rare, alors qu'il y a une quinzaine d'années, c'était vraiment exceptionnel ! Je ne me goure pas non ?  Le cas du club de St Père, qui a délocalisé sa rando à Cessy-les-Bois puis à Ménestreau, est unique à ma connaissance.

 

En ce qui concerne les organisateurs d'Ouzouër-sur-Loire, no problem : la Forêt d'Orléans est si pleine de ressources en chemins et sites variés que l'intérêt des participants est garanti.

C'est ce que je me dis en arrivant, de bonne heure (8 h, et sans avoir roulé trop vite, m'sieur l'agent!) et en voyant le premier parking quasiment plein : il y a affluence ! D'ailleurs, les gens de Bonny ont vite compris le truc en améliorant leur technique publicitaire : en sus des petits flyers sur les tables de l'accueil, ils ont carrément planté des panneaux bleu flashant annonçant leur rando de dimanche prochain à proximité de l'arrivée. Bonne idée, non ?

 

Je m'inscris vite, étudie les parcours : pas mal… Muni des cartes des deux parcours on peut assez bien panacher entre le 60 et le 46 km. Le sol semble assez sec et le terrain doit être roulant, on peut peut-être se monter ambitieux. Mais il ne faut pas traîner. Je m'équipe et retourne prendre un café, en attendant de trouver quelques partenaires : mais, si Michel-Léopold est bien là, il s'en tiendra, raisonnablement je pense, à un circuit marche. Par contre, pas de Maurice (en Alsace) pas de Christian, pas de Frapadingues, pas d'Actif-Michel et Anne évidemment, pas trop de d' « abeilles » non plus. Pourtant j'ai salué pas mal de monde, mais surtout des organisateurs.  J'en viens à penser partir directo et seulabre me disant que je retrouverai François, le frangin, au ravito, peut-être, coup de portable aidant, quand je le vois arriver avec Catherine. Pas en retard, dis donc, malgré la distance en voiture ! Ils sont vite parés au départ (en oubliant le café-petits gâteaux). François n'ayant pas paru effrayé par le grand circuit, nous nous y lançons, confiants aussi dans la possibilité qu'il y aura de shunter quelques bouts en deuxième partie.

 

Après un début commun aux trois plus grands circuits, nous bifurquons à droite sur une première boucle assez longue, propre au circuit 60. Nous sommes partis d'un bon train, le sol est à peine humide, ce n'est pas l'embouteillage du tout. Aussi profitons nous au maximum des sentiers de la forêt. Car il faut reconnaître que les traceurs semblent s'être ingéniés à éviter autant que faire se peut, les larges et longues allées. On ne fait qu'y passer pour tout de suite s'enfoncer à gauche ou à droite dans les plus improbables petites traces. Super ! Évidemment, on y roule moins vite que sur les allées empierrées. Mais c'est aussi bien plus varié. On passe des hautes herbes sèches, très paysage de savane, à des traces un peu marécageuses qui sentent plus l'Ali qu'a tort (euh… non : l'alligator) que le lion. Mais parfois, on y laisse aussi pas mal de jus, car le sol est irrégulier, bosselé souvent, encombré de branches ou de troncs d'arbres couchés qui imposent des « variantes », sans oublier de nombreux faux plats qui marquent. On ne s'ennuie pas, mais, les kilomètres s'additionnant, on commence à espérer le ravito. On est retombé sur le parcours commun et l'on rencontre un peu de monde qui consulte aussi le compteur : on a passé les 25 km et ça creuse un peu, côté estomac. Heureusement, on enquille le "Sentier des Fontaines" , un single sinueux et roulant que l'on prend, cette année, dans le bon sens, celui qui descend légèrement. Alors tu parles ! Tu connais le plaisir de tourner, virer, prendre des appuis, relancer, sinuer entre les arbres, franchir comme une balle les allées pour replonger de l'autre côté… un régal ! Au passage des allées, je jette un coup d'œil sur la droite, espérant apercevoir le Rond-Point de la Résistance où l'on doit trouver le ravitaillement. Trente bornes déjà, aussi quand on y arrive enfin, on se précipite ! Et l'on n'a pas tort car l'affluence a été celle d'une nuée de sauterelles, alors on se jette sur les restes. Les organisateurs préposés s'excusent et promettent un nouvel approvisionnement très rapide.

On profite du moment, de ce cadre si particulier (reporte-toi à ce que j'en ai dit l'an passé), on salue Thom' et le grand  Stéphane : les Marsus se sont déplacés, avec le Pharmaton en plus (qui fait le 35 km), mais, attends que je te raconte, figure-toi qu'en arrivant au départ, ils n'ont trouvé personne !…Normal, ils étaient à Ouzouër… sur Trézée !!!… Du coup ils sont opté pour le 46 km et ont déjà fait la boucle  qui revient ici avant de rentrer. On repart donc seuls François et moi, pour continuer ce fameux chemin des Fontaines, qui justifie maintenant son nom en passant près de trois sources remarquables. On retrouve le cadre pittoresque des petits étangs, car c'est aussi un vrai plaisir de repasser par ces coins sympas, et l'on découvre les petites plages de sable qui bordent ce que l'on pourrait déjà presque appeler un lac, qui nous donne envie de revenir par ici en été. À noter !

 

On a coupé quelques petits kilomètres de cette boucle, en suivant le balisage du 46 km, et l'on apprécie, de retour au rond-point de la Résistance, un ravitaillement redevenu riche et varié. Coup d'œil à la montre : on ne sera pas en avance, mais ça ira, si la suite n'est pas plus difficile.

Côté chemin, non, le tracé du retour est plutôt plus roulant, on a un peu plus de larges allées et les singles sont faciles… Mais, juste après que nous sommes repartis, le François reste soudain planté : plus de jus et mal aux pattes. Et pas qu'un peu, mon n'veu ! Alors on mouline tout doux, en espérant que le retour ne sera pas trop long. En fait, sur la carte, pas trop, et puis on shunte ce qu'on peut (merci, les organisateurs, d'avoir fourni une carte) mais on n'avance pas, il faut bien dire. Ça permet d'apprécier tranquillement les coins où nous passons, car cette forêt d'Orléans est infiniment plus variée que la forêt de Montargis par exemple. On longe une ancienne voie ferrée, mangée par la forêt et qui devient talus ou bien fossé, selon le profil du terrain. Suis pas sûr que le François apprécie autant que moi…

Lorsqu'on franchit la route, avant le passage en bord de Loire, je propose bien de la suivre mais, courageusement, il plonge de l'autre côté de la levée sur la petite trace qui sinue entre les buissons du val. Comme il dit, le frangin: « Dans d'autres conditions qu'est-ce que je le trouverais amusant, ce sentier ! »... En fait, bien sûr, il galère un maximum, d'autant plus que ça crampouillerait bien un peu, en plus ! On fait un ou deux arrêts et l'on guette le point d'arrivée. On a aperçu le clocher d'Ouzouër, ce n'est plus loin : on retrouve avec soulagement la route. Quelques centaines de mètres et Catherine nous accueille. À l'inverse, elle a parcouru, elle, le 20 km en regrettant de ne pas avoir tenté le 35 km… Tu parles, elle avait le temps : on est  restés 3h 50 sur le vélo !

 

Côté distance, il y a polémique (Victor… Polémique Victor, bien sûr, tu connais) : nous, nos compteurs concordent assez,  on aurait bien parcouru 60 bornes, mais alors, ceux qui ont fait le parcours intégral ? Avec Michel, l'organisateur, on en discute : OK pour un peu plus, mais pas tant… Enfin, du moment qu'il reste encore une coupe pour le Frangin et la belle sœur, rapport au chemin parcouru... pour venir ici (aussi) et un verre de Kir, on est sauvés. C'est vrai que, sur le parking, ma voiture est tout isolée, ça me rappelle quelque chose… Dis, Michel-Léopold, tu ne m'as pas cru encore une fois perdu dans la forêt ? Décidément la Rando de l'ASCO, c'est souvent toute une (pré)histoire ! (oui, je l'ai déjà faite, je sais !)

 

Oualà ! Dimanche prochain, on va retrouver, j'espère, des gens de la Nièvre qu'on n'a pas vus depuis perpète, je trouve. On roule à Bonny sur Loire, à la Rando des Beaumonts, tu sais, « les Pommes » qu'il disait le Grand Jean-Pierre. Le parcours est sympa et les ravitos sont au guide Michelin (pas encore ? Ah bon… Faut leur signaler alors) et ont donné des idées à d'autres, d'ailleurs.

Et puis j'en profite pour signaler d'ores z'et déjà la Rando des Pompiers de Santranges : c'est le 6 décembre, pas plus loin que Bonny (c'est juste au-dessus de Belleville) et vraiment très sympa, il faut y aller ! En plus les organisateurs m'ont prévenu depuis début Mars ! Qui a dit que les pompiers étaient en retard ? Alors…

samedi 14 novembre 2009, a 14:43
L’ami s’dit du 11 Novembre : C’est la « Montargoise » !
 

 

Halte ! Arrêtez ! Cessez le feu !!! (évidemment)… Je sais bien qu'il est pire que jamais ce titre, mais quoi, un vététiste, ça aime les jeux de mots laids, non ?

Enfin, je fais ce que je peux, parce que, cette semaine, ça usine dur, dis donc: sur huit jours, ça fera trois randos officielles, alors, non seulement je les fais, mais en plus tu attends que je te raconte, pas le temps de souffler !

Enfin, heureusement qu' après la « Montargoise », il n'y a pas eu à tellement nettoyer le vélo, c'est déjà ça.

Remarque que, j'en connais qui n'ont pas eu à le nettoyer, le vélo, c'est nos deux Michels, (Actif et Léopold) interdits de selle, comme tu sais.

Justement, pour avoir le temps de voir un peu le Michel-Léopold qui se contentera de marcher (quand même) ce dimanche, je bourre un peu sur la route. Me faut combien de temps pour aller là-bas ? Si bien que je double le marsu « Pieds Nus » et Michel, sans m'en rendre compte et que , finalement je suis aux inscriptions avant la foule.

D'accord, cette fois-ci, j'ai le temps de profiter de l'arrivée de tout le monde, de saluer pas mal d' « abeilles » de « Gien-Relax » avec qui on commente encore leur belle organisation de dimanche dernier. Jean-Paul arrive, et l'on piaffe en attendant Pierre, qui, comme il habite sur place, arrivera bien après que « Pieds Nus » sera, lui, parti, las d'attendre. Le Pierre, on est obligé de l'inscrire, carrément, tant il est sollicité à droite à gauche.

Bon. On y va oui ? Ben la peine d'être arrivé si tôt ! Voilà pas loin d'une demi-heure que je suis là.

Je ne vais pas tellement te raconter le trajet : c'est : « Forêt de Montargis »  en long en large, en étoile surtout. Pas mal de singles et un peu d'allées forestières pour permettre de doubler ou de l'être. On roule correct sans trop forcer, Pierre, Jean-Paul plus Patrick et un autre gars de l'ECC et puis moi, of course. Ça me va, ce rythme, il y a quand même 55km à faire. On est rejoint en cours de route par le Thom', deuxième « Frapadingue » de la sortie, qui roule avec nous.

Il ne fait pas trop froid et le brouillard, un peu présent au départ, se dissipe peu à peu pour laisser passer le soleil, qui va nous allumer les derniers feuillages, un peu clairsemés sans doute, mais encore très beaux, certains hêtres en particulier. On croisera d'ailleurs pas mal de chercheurs de champignons qui profitent de la belle matinée à fouiller sous les fougères maintenant grillées.

On est arrivés au stade de Paucourt, nœud des différents parcours et ravitaillement commun à tous. Bon ravito, mais on a raison d'en profiter car à notre passage suivant, il ne restera plus que de quoi boire et quelques carrés de chocolat à se mettre sous la dent. Totalement anormal !

On est repartis par une descente dans laquelle je dois m'arrêter, car j'entends le cliquetis du capteur de mon compteur qui bat dans les rayons. Trop tard, le fil est coupé. Et un compteur, un ! Du coup, je dois un peu forcer pour tâcher de rejoindre les autres et me rends compte que je n'ai pas une réserve telle. Mollo mec !

 

Cette boucle d'une vingtaine de bornes nous mène vers Griselles et donc un peu sortir de la forêt. Pas désagréable d'avoir un horizon qui s'élargit, de passer près de maisons, d'ailleurs souvent pittoresques. Ça fait quelque temps que les randos locales ne nous avaient pas amenés par ici et je retrouve avec plaisir certains coins, comme ce passage en équilibre sur des passerelles de pierre près d'un ancien moulin. Devant, Jean-Paul s'en va dans la petite côte, peut-être rejoindre le Thom' qui était parti devant, il y a un petit moment. Ma foi, je me mets à rouler à mon rythme, sans que je compte bien sûr, rattraper Jean-Paul.

Conséquence de tout ça : on finit par rouler tout seul, mais bon, au fond, ça permet de gérer son effort.

Retour au point de ravito que Jean-Paul a shunté ; j'y retrouve le Thom' et nous repartons vite (pour la raison que je t'ai donnée plus haut). Il nous reste un peu moins de 20 km, mais à faire avec la fatigue qui se fait sentir. Sûr que le Thom' pourrait rouler sur un tempo plus rapide mais, sympa, il m'attend. J'espère que ses classiques crampes de fin de rando vont venir lui chatouiller les cuisses, mais  que dalle, elles le laissent exceptionnellement tranquille… c'est bien mon bol ! Ceci dit, on maintient un rythme très correct, et, dans les derniers kilomètres, si quelques gars nous doublent, le Thom' les repasse illico. J'ai réussi à me caller dans sa roue et je rigole en me rendant compte que l'on a là une vraie locomotive qui traîne cinq ou six wagons, car les autres ont fait comme moi. Du moins pour un temps car le Thom est passé sur la plaque et on a tôt fait de lâcher les autres wagons ! Ça va qu'il ne restait que peu de chemin à faire et c'est avec soulagement que je vois arriver le rond-point près du stade. Ouf, je suis rincé !

On se requinque avec un petit demi-verre de vin chaud (là aussi, il semble que les provisions soient un peu justes) que l'on boit avec Michel-Léopold et sa Noëlle (qui ont fait un circuit marche) et Jean-Paul.

On se dit vite à très bientôt, puisque, dans trois jours, on remet ça. Simplement, on va passer de la Forêt de Montargis à celle d'Orléans (vraiment très belle) où les gars d'Ouzouer-sur-Loire (L'ASCO vont sûrement nous avoir concocté de chouettes circuits !

lundi 09 novembre 2009, a 23:59
« Les Coteaux du Giennois » : « Relax » !
 


 

Eh ben voilà, je rentre juste de huit jours dans le Sud pour ne pas manquer, surtout, la première rando des copains de « Gien-Relax ». Je jette un petit coup d'œil au vélo…Tout est OK, un petit coup de pompe dans les roues, juste pour le principe et y a plus qu'à !… Donc quand, ce matin, je charge la bête dans la voiture, explique-moi un peu pourquoi la roue avant qui m'a attendu sans encombre pendant deux semaines est complètement à plat ! Et un tubeless qui n'a pas bronché de tout l'été, alors que, crois-moi, il y aurait pu avoir de quoi !

Tu crois que j'ai peut-être mal revissé la valve hier soir ?..  Je regonfle donc, resserre la valve et en voiture ! Je voulais partir tôt pour profiter de l'accueil, tu sais que j'aime bien ça mais aujourd'hui encore plus. On verra sur place.

Je vais pas me plaindre non plus : tout ce que TV, internet, journaux compte de cartes et bulletins météo annonce de la flotte, de la pluie, des averses etc…Or, ce tout de suite, il ne pleut pas (ou pas encore…) Alors… Actif-Michel m'a passé un coup de fil hier, tout désolé et bien empoisonné : figure-toi que la Faculté lui impose un repos forcé et sévère, suite à une surdité soudaine d'une oreille, que ça lui a pris brusquement au lever ! Pas trop le moral, le Michel et on le comprend !(voir son commentaire sur mon dernier article)

 

Comme j'approche d'Arrabloy : bouchon sur la route.Bon sang ! Il y a une telle affluence ??? Il s'agit en fait d'un feu qui régule la circulation pour des travaux routiers ! Mais quand même, on est un bon paquet de voitures à arriver ensemble. Parking vaste mais pas mal rempli. La pluie annoncée a pourtant dû arrêter du monde ! Tant mieux en tout cas. Petit coup d'œil circulaire et, déjà, un salut ici et là. Belle salle d'accueil. Michel-Léopold est en discussion avec François, mon frangin de Germigny et ma belle sœur. En voilà deux que les menaces météorologiques n'ont pas arrêtés ! Inscription : je renonce au 60km : ma dernière sortie m'a marqué et puis, s'il pleut et puis et puis…Vite réparation de la roue (car, comme de juste, elle était à plat à mon arrivée, t'attendais autre chose ?)

Bien sûr j'ai droit au foutage de gueule des gars qui passent. Et alors ? Mieux vaux réparer avant de partir que sur le bord du chemin non ? Comme ça j'ai tout ce qu'il faut : pompe à pied, chiffon etc …

 

Me voilà OK. Maintenant, s'équiper. Elle vient c'te pluie ou non ? C'est que j'ai prévu du costaud : la veste imperméable achetée tout exprès pour la GTMC et qui a su résister aux intempéries redoutables de l'Aigoual (Quoi ? Je t'ai pas raconté encore ? Je sais, patiente encore un peu, bon sang !). Finalement, je me contente de la veste thermique et de l'imper plastique dans le Camel. Je retourne, vite fait, faire honneur au café d'accueil (+ viennoiseries, si !si !). Je jette un trop rapide coup d'œil sur la carte des circuits : le frangin est déjà parti devant. Antoine, qui vient d'arriver, m'attend et les Frapadingues Thom', Claude et Didier sont déjà sur le vélo. Il paraît que Maurice a démarré aux aurores, avec Christian, pour la boucle de 60km. Sont loin déjà !

 

On s'est lancés façon Actif-Michel, plutôt nez dans le guidon. Tout de suite j'ai quand même de meilleures sensations que la dernière fois à St Père, mais, bon, c'était il y a deux semaines et je n'ai pas roulé depuis. Ça va parce que c'est plat et bien roulant. Joli, aussi, et à peine boueux, un peu glissant peut-être. L'Antoine, qui roule avec des pneus de terrain sec aura ainsi un peu souvent tendance à tortiller de la roue arrière. Je me fiche de lui mais, vu l'usure de mon pneu arrière, je ne vaux guère mieux !

On roule sur des chemins que nous connaissons bien, car souventes fois parcourus lors de SEC avec, justement, les copains qui organisent aujourd'hui. Ça n'empêche pas le plaisir, les sous-bois sont encore bien dorés et les feuilles, au sol, amusantes à traverser. Et puis, tu sais : il ne tombe pas une goutte ! Et l'on a même droit parfois, à un vague soleil, inespéré, non ?

 

On a longé un peu la nationale, avant de se lancer, bien sûr dans cette zone de loisirs du nord de Briare, avec son étang. On a tourné viré là dedans, avant de ressortir sur la route . Mais voilà que l'on passe par-dessus la N7 et qu'on s'approche de la bretelle de l'autoroute. Du coup, Thom' s'inquiète parce qu'il n'a pas de monnaie pour le péage ! En fait, évidemment, on évite le racket autoroutier pour aboutir par des passages inconnus, près du canal qui vient d'Ouzouër sur Trézée.

On a bien roulé jusqu'ici et, même si je me sens plus à l'aise que la dernière fois, je sens depuis quelques instants qu'il me faut un peu forcer. Et puis j'ai trop chaud, trop couvert au départ !.. J'aurais dû regarder un peu mieux la carte des circuits, pour pouvoir panacher et me faire ma propre sauce dans les parcours : sûr que j'aurais évité cet aller-retour d'un côté du canal puis de l'autre, plutôt fastidieux (surtout côté aller). C'est assez sympa tout de même de saluer les collègues qui nous précèdent et en sont déjà au retour de l'autre côté, mais je trouve le temps long et lève un peu le pied : le regroupement se fera au ravito, près du Pont-Canal, en revenant sur Briare. Enfin, si on y arrive, car on a bien failli rater (comme pas mal d'autres d'ailleurs) le bref raidillon qui nous faisait monter sur le bord du canal d'à côté !

 

Du point de ravito (nickel d'ailleurs !), ceux qui continuent sur le 60 passent le pont pour une boucle entre St Firmin et Châtillon, avec, bien sûr quelques belles et célèbres grimpettes, comme il y en a un paquet outre-Loire. Fidèles à ce que nous avons choisi, nous laissons de côté cette boucle… « Mais ça te démange, hein ? » me lance Antoine. Tu parles ! On a fait tout le début (en gros 22 km) en une heure et il n'est que 10h… Finalement, on aurait peut-être le temps…Et on pourrait couper un peu sur cette boucle et au final aussi… Mais bon, on a rejoint le frangin, et puis Maurice et Christian sont peut-être devant, quoique… Tout en faisant nos calculs, on gagné le chemin du bord de Loire. Le grand classique, ses bosses, ses petits passages techniques, toujours amusants et sympas. On a un peu levé le pied aussi pour rouler ensemble, et on a laissé  les Marsus aller devant. On approche Gien et l'on vire à droite pour, bien sûr, remonter vers les vignes des Hauts de Gien (qui justifient le nom séduisant de la rando !) par une grimpette qui fait toujours bien souffler ceux qui l'attaquent trop vite. Par contre, à notre surprise, en haut, on bifurque sur une portion inconnue qui nous fait redescendre (hum ! Vraiment sympa !) tout en bas vers le rond-point d'avant l'entrée de Gien. Du coup, bien sûr, on remonte. Pas plus mal d'ailleurs, ça permet d'user un peu les forces et moins regretter de s'en être tenu à la boucle de 40 km.

 

Comme on approche d'Arrabloy, le frangin se retrouve à plat. Arrêt réparation. Une belle balafre dans le pneu, dis donc ! C'est ce que constatent les copains, Pieds nus, Christian et Maurice qui nous rejoignent et s'arrêtent. Le Maurice est à son affaire et sort l'établi pliable, l'enclume de poche et la forge de voyage… Non, je déconne, mais tu sais que c'est le style !

 

Le retour se fait largement avant midi, finalement. Et c'est tant mieux car le buffet d'accueil mérite qu'on s'y attarde ! (Jean-Paul le comparera aux ravitos de Bonny, c'est te dire !) . Autour des pâtisseries variées, des quiches et autres cakes, arrosés de kir et, évidemment, de "Coteaux du Giennois", les visages sont souriants : ceux des participants bien sûr, ravis de la qualité des parcours, des ravitos des vins, de l'accueil (j'en oublie ?), mais aussi ceux des organisateurs : pour une première, quel succès ! Ils ont largement passé le cap des 150 participants, qui sont venus souvent de loin (tiens, le frangin par exemple) et ce, malgré des prévisions météos désastreuses et heureusement non confirmées (remarque, on en a vu qu'on n'a pas vus quand même !!!)

Je vais te dire un truc : les « Gien-Relax », en vieux écumeurs des randos du secteur depuis des années, tu parles qu'ils savent ce qu'il faut faire ou pas et je t'assure qu'ils ont soigné la question ! Alors, évidemment, pour les faire bisquer, on cherche la petite bête, dans nos commentaires d'après rando, mais ça ne sert, en fait, qu'à mieux leur faire comprendre combien c'est réussi : un coup d'essai ? Un coup de maître !

L'ambiance est tellement bonne que je serais bien resté en profiter plus longtemps, comme d'autres que j'ai vus bien cramponnés au comptoir !

 

Mais il y a encore à faire cette semaine : tiens, mercredi 11, c'est la classique « Montargoise » à Montargis bien sûr, et puis, le dimanche qui suit, on est sûr d'une rando et d'un accueil de qualité à la Rando « Entre Loire et Forêt », de l'ASCO à Ouzouer-sur-Loire. Je te mentionne aussi, pour être complet, qu'il y a une rando à Melleroy ce jour-là. Tout ça c'est loin, bien sûr, mais ça vaut le déplacement. Maintenant, si tu connais autre chose ou que tu as une autre proposition, n'hésite pas et annonce-le en commentaire.

Et puis, tiens, j'oubliais : le Michel-Léopold va essayer de s'asseoir sur la selle mercredi à Montargis. On l'encourage !

 

jeudi 29 octobre 2009, a 00:31
St Père : première SEC sur du mou
 

 

Première chose en préambule : va voir les commentaires de l'article de la Transgâtinaise : Bruno nous y a laissé un lien vers un album des photos prises ce jour-là. Sympa !

 

Justement à propos de photos, il n'y aura que ce qu'il y a, pour illustrer cet article. Je n'ai pas pris mon appareil et Actif-Michel, qui joue les reporters sur les dernières sorties est plus ou moins tombé en panne de téléphone-photo !

Comme ça tu ne me verras pas tirer la langue derrière tout le monde ! Mais, au moins, tu peux juger que j'ai fait "pâle figure"!!!

 

Mais que je te raconte :

Comme convenu avec Actif-Michel on part directement à vélo, chacun de chez soi pour se retrouver sur la route de St Père. Là-bas, nous attend un bon groupe de Frapadingues, renforcé de Stéphane l'Amillois. Aussi appuie-t-on un peu, sur la route, pour ne pas les faire languir, mais, tu parles, la bande s'est envolée et, quand on  arrive, ne reste que Stéphane. Je vais jeter un coup d'œil à l'accueil, pour voir à quoi ressemble le circuit, mais sans plus. Tu te souviens de ce que j'avais écrit la semaine dernière, et tous les gars contactés avaient jugé le tarif (8€ !) un peu costaud, pour, en plus, peut-être ne même pas pouvoir profiter des ravitos… Alors…

 

Nous on en était là quand on s'est élancés, sur la montée un peu raide qui s'élève au-dessus du village, pour gagner les vignes. Mes deux lascars me distancent pas mal sur ce coup-là. Pas chaud,encore ? Je me rassure un peu sur les longs chemins rectilignes qui, dans les grands champs ouverts, montent peu à peu vers « Evry », en direction d'Alligny. C'est un peu dur, mais, après tout, ne cherchons-nous pas à rattraper les autres ? Pourtant on sait bien que, pour reprendre une dizaine de minutes seulement, il faut s'employer un brin ! On double pas mal de marcheurs, en essayant d'être le plus corrects possible, d'autant que, même si la plupart se montrent très amicaux, on voit bien une grimace chez certains…

 

On s'oriente un peu à gauche, en comprenant au bout d'un moment que, s'il n'y a pas de balisage, c'est qu'on suit celui d'un GR.  Peu à peu on se rapproche de la route de Cosne à Alligny, qui nous était un peu parallèle, mais de loin, depuis le début. Comme nous la coupons, nous retrouvons, de l'autre côté, le groupe des sept, partis devant nous, et qui ont dû, quand même, un peu flâner pour que nous puissions les rejoindre.

 On a plongé vers les "Grands Maraux"  et on essaie de saluer les uns et les autres au fur et à mesure que nous remontons, (quand c'est possible !) le groupe. J'ai ainsi pu souhaiter le bonjour à Jacquy, Didier, Claude, l'Tian, un autre gars que je ne connaissais pas, mais pour taper sur l'épaule de Thom' et du grand Stéphane, il me faudra attendre un bon moment : on vient d'enquiller, en effet, ce fameux chemin herbeux qui monte, entre deux champs dénudés, jusqu'au niveau des "Goumards". Je dis « ce fameux chemin » parce que, quand tu l'as parcouru une fois, tu t'en souviens et pas en bien, je te dis, moi ! Il n'a l'air de rien, le pourcentage de doit pas être si énorme, mais il n'en finit pas de monter, tellement rectiligne que tu te demandes si tu avances, et tellement herbeux que tu as l'impression de n'avoir aucun rendement. Et encore, on pourrait avoir le vent de face et le sol pourrait bien être plus mou qu'il n'est ! Le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai pas l'impression du tout d'avoir une énergie bouillonnante dans les mollets, alors j'y vais au train, et pourtant, en haut, j'aurai bien la sensation d'en avoir laissé pas mal sur ce passage !

En  haut des "Goumards", une petite pause, pas mal venue, pour attendre vainement Jacquy et l'Tian, qui souffre des côtes (les « douelles » comme il dit). Il décide d'arrêter les frais pour rentrer avec Jacquy.

Nous poursuivons vers le haut d'Alligny par un chemin vraiment superbe, mais non d'un chien que j'ai du mal à suivre le tempo, surtout dès que ça monte ! Aussi, quand il est question d'un détour par le bas du village pour revenir au même niveau un peu plus loin, je n'hésite pas : Allez-y les gars, moi je coupe direct et vous me rejoindrez.

Seulement, tout le monde fait comme moi ! Raté pour le moment à dérouler tranquille !

 

Sur les chemins qui vont vers St Verain, un peu herbeux, pas toujours roulants, je suis carrément à la traîne !  C'est quoi ça, enfin ? Une journée d'hier, très repas de famille, des tas de trucs bons à avaler, en solide ou liquide, mais qui doivent faire mauvais ménage dans ma tuyauterie, j'ai un peu l'estomac au bord des lèvres, comme l'a remarqué Stéphane sur ma mine tout à l'heure. Je me prends à ruminer, à trouver que c'est à pleurer de ne plus avoir de beau sol bien sec, qu'on est partis maintenant dans la moins belle saison de VTT, pis que j'ai trop chaud aussi, et pis qu'on ne prend même pas le temps de regarder autour de soi, et que pourquoi il faut aller aussi vite…

Pourtant il faut bien que je suive un peu le groupe, même de loin, si je veux savoir où aller ! parce que je vais te dire un truc : il y a beau temps qu'il n'est plus question de la rando pédestre de St Père, prétexte à la sortie. En fait, on est sur le terrain d'entraînement des Marsus du groupe, une boucle qu'ils sont accoutumés à suivre, avec plus ou moins de variantes, dans un sens ou dans l'autre, assez régulièrement. Que la rando de St Père suive, en gros, les mêmes chemins, n'est que secondaire. Moralement, je trouve ça plutôt mieux. D'ailleurs, voilà beau temps qu'on ne voit plus un marcheur et ce n'est que par hasard qu'on a dû passer très vite près de ce qui devait être un ravito, du moins si j'en crois un : « Hé, Biiiill !!! » que m'a lancé un gars, que les autres ont reconnu comme étant « Loulou » des cyclos de St Père. Comme j'avais déjà quelques longueurs de retard, tu parles que je me suis contenté d'un vague signe de la main, en réponse.

 

St Verain : reconnaissable à la vieille porte, des fortifications médiévales, sous laquelle nous passons. Je connais ce village depuis mon enfance (l'école quasi essentiellement, où mon père venait visiter un collègue), pourtant je n'ai jamais pris le temps de vraiment visiter les vieilles ruines de son château, de me documenter sur son historique, et c'est à 15 mn en voiture de chez moi ! Navrant non ?

Mais là encore, pas même le temps de jeter un coup d'œil : sont passés où ? La rue à droite, je crois, le chemin creux qui descend. Te dire : j'ai même pas la niaque de descendre : je suis sur les freins ! Pitoyable, le Bill !

Ouf, une crevaison les a arrêtés. Pas bien envie de croquer quelque chose, comme tout le monde le fait plus ou moins, en profitant de la halte ; j'accepte pourtant un bout de sablé de Didier, histoire de me faire une bonne bouche.

Il y avait quoi dans son biscuit ? La côte qui suit se fait et, comme on rejoint peu à peu la route de Cosne à St Amand, j'ai de moins mauvaises sensations et je me remets à suivre à peu près.

 C'est dingue, je n'ai dû rouler dans le secteur qu'une ou deux fois, et encore, très ponctuellement. Dommage car certains passages sont superbes. Côté sol, on ne risque plus la poussière : avec la journée de pluie d'hier, faut s'estimer heureux que ce soit un peu mou, sans trop. Parce que ça a plu du mieux possible pour tout détremper, tu vois le genre de pluie pas trop forte, pour pas que ça ruisselle et bien continue, pour bien imprégner. Mais bon, c'était tellement sec qu'il y avait de la marge quand même, et tant mieux, car, vu la profondeur de certains « roins » secs rencontrés, ça doit être quelque chose au pire de  la mauvaise saison, le secteur !

 

Après de « Gué de Frise » et son centre équestre, on revient vers les « Gauthiers ». Tout à l'heure j'ai même eu l'illusion de retrouver un peu des jambes. Je vais finir moins en déroute que je ne craignais. En plus, on revient vers Cosne et, donc, on suit un profil globalement descendant. On l'apprécie particulièrement dans un bien sympathique chemin, pittoresque à souhaits, qui nous ramène sur la route de Cours aux "Gauthiers". Ce plaisir de rouler dans les feuilles mortes, sous les arbres dorés allumés par le soleil ! (T'as vu ? Ça va mieux, moi, voilà que je me mets à profiter de l'instant !). Gaffe aux traîtrises cachées sous les feuilles, quand même.

La route regagnée, on ne la quitte plus pour aller vers Cosne et la rue St Lazare : le Thom' y a prévu le pot de fin de rando. Le temps qu'il se fasse invectiver par deux ou trois automobilistes devant lesquels il traverse, tout maître chez lui qu'il se sent, indigne de s'arrêter, par exemple, à un Stop, non mais !

Bel accueil: au soleil, autour de la table du salon de jardin, le Thom' est à son affaire, et je le crois volontiers quand il me dit que, question libations, je manque d'entraînement et qu'il faudrait qu'il me coache un peu ! Sur ses indications, donc, et soignant donc le mal par le mal, je fais honneur au Sancerre servi.

C'est pas tout ça, il faut rentrer, encore une  'tite côte à monter et ça devrait faire pas loin de 50 km et à peu près 600m de D+.

…Et pis il y a encore un magnum de champ' et du Pommard au menu de midi. Ce week-end est épuisant !

 

On va pouvoir se requinquer doucement, j'espère : la semaine prochaine, rien d'organisé. Pour ma part, je serai plus au Sud, mais serai au rendez-vous qu'aucun de vous ne doit rater : la rando des copains de Gien-Relax : c'est une première, ils comptent sur nous. Ça part d'Arrabloy (quasiment à un jet de pierre de la RN7) à partir de 9h à la salle des fêtes (erreur, c'est à 8 heures, voir commentaire de Michel de St Martin). Trois circuits : 20, 40 et 60km avec pot, le tout pour 3 € !!! Tu peux pas manquer ça ! De plus, on n'en sort pas, ils ont baptisé (si j'ose dire) ça « Les Coteaux du Giennois » !!! Attention aux embouteillages !

 

jeudi 22 octobre 2009, a 00:28
Transgâtinaise : rien n’gâte la Transgât’
 

 

Du brouillard dans  les phares : c'est l'automne mon vieux ; il fait jour bien tard et, de plus on est partis tôt. Chalette/Loing, c'est un peu notre limite nord, mais la « Transgâtinaise » c'est un truc qu'on n'aimerait pas rater. Aussi sommes nous trois dans la voiture d' Actif-Michel, avec Stéphane que nous avons pris à Myennes. Il ne fait pas bien chaud non plus, mais ça, on y était un peu habitué déjà, depuis un moment. Simplement, on savait que dans la matinée on aurait des températures sympas, alors qu'aujourd'hui, on devrait rester dans une certaine froidure, ou du moins fraîcheur. Jusqu'ici on rusait : manchettes, éventuellement jambières, coupe-vent et gants de mi-saison. Et ben, tout ça est remisé au fond du tiroir d'où l'on a ressorti les tenues d'hiver complètes. Et tout à l'heure, sur le vaste parking du bord du lac, j'enfilerai même des sur-chaussures et un couvre tête sous le casque. Fini l'été. Tout juste (et c'est encore un sacré bol !) roulerons-nous encore une fois sur un sol dur et sec.

 

C'est vrai que ce n'est pas par peur de peiner à trouver une place pour la voiture que nous sommes partis si tôt : c'est bien la seule rando où il y a une telle capacité d'accueil ! Mais comme il m'a fallu démonter un peu le vélo pour le glisser dans sa housse, ça ne va pas m'aider à me préparer vite, déjà que…Et puis, tiens, on sait que question accueil, il y a un sacré savoir faire au Guidon Chalettois, dont certains seraient bien inspirés de... s'inspirer, justement !  Et l'on veut profiter du café et des viennoiseries offerts. Et puis du monde à saluer, car on tourne ici à 900 vététistes au départ ! Oui m'sieur ! C'est pas rien !

 

Le premier sur lequel on tombe, devine, c'est le Maurice  qui nous a inscrits ces jours derniers  et est arrivé depuis un bon moment. Il a déjà récupéré nos plaques de cadre. Préparation, sans avoir aujourd'hui, hélas, le spectacle magique du soleil se levant au-dessus du lac, salué par les canards et les cygnes. On restera dans la brume. Dans la foule des vélos et des riders, j'ai le plaisir de faire connaissance avec Bruno, un visiteur assidu (mais discret, pour le moment) de ce blog et qui vient me serrer la louche. Sympa, à bientôt, peut être à la « Montargoise », en tout cas sur le blog !

 On retrouve Jean-Paul, Christian et même Pierre venu « en civil » et en voisin nous saluer seulement, car des Pb de cervicales le contraignent à l'inactivité vététistique. On se donne des nouvelles du grand absent du jour : le Michel-Léopold. Tu sais, si tu as lu mon article de la semaine dernière et ses commentaires, que le Michel a voulu jouer le ramoneur savoyard et a chu de son toit ! Tu l'as chu ? Pardon, Tu l'as su, oui ?  Bon, il a su choir sans bobo dramatique, mais un certain tassement vertébral et une fêlure mal située ne lui laissent pas le choix : repos !

 

Bon je te parle, je te parle, mais voilà que l'on nous demande de nous rassembler pour le départ qui n'aura pas lieu sous le gros portique gonflable habituel. Moi, je trouve que ça manque, ça donnait de l'importance à l'événement… Mais il y a toujours la sono et le speaker qui n'en finit pas de retarder le lâcher des morfales du tout terrain. On s'est à peu près massés (ouaf !) pour ne pas se perdre dans  la foule du départ. Le Thom', unique « Frapadingue » dans l'aventure du jour, s'est joint a nous et le voilà qui fonce dans la masse des vélos qui sont partis à donf dans les chemins du bord du lac. Stéphane doit être devant aussi et Actif-Michel les suit. Je les ai « en visuel » (qu'est-ce qu'on n'invente pas comme expressions débiles !) quelques vélos devant moi. Derrière, je sais Maurice et Jean-Paul. Le départ est, comme d'hab' sur les départs groupés en nombre, rapide. Rien à voir avec une compète, mais le souci est avant tout de se placer de façon à éviter les bouchons sur les singles de la forêt de Montargis où nous allons entrer, après un peu de bitume, et où sont tracés les circuits. C'est devenu rare les départs groupés, en rando. Il en avait davantage … Jadis !  Les « Birettes », récemment, et puis aujourd'hui. C'est assez ludique et puis ça change un peu, mais faut être assez vigilant. Des fusées passent à droite et à gauche, pendant que tu essayes, plus modestement de te frayer un passage et te situer avec ceux qui roulent à ton rythme. Pas la peine non plus de bourrer comme un malade. Il faut simplement éviter d'être retardé. Avec un départ à neuf heures, 55 km prévus, même roulants, il ne faut pas arriver trop tard, surtout quand on a encore une plombe de route pour rentrer at home. Donc pas pater quand même.

 

Mes deux lascars, devant, restent à portée (j'ai perdu Stéphane de vue) et je suis sur leurs talons lorsque, après le petit tunnel, nous pénétrons dans la forêt. Un premier single, qui permet de jeter un coup d'œil derrière: tout le groupe est là, on est dans le tempo. Un truc m'étonne: comment se fait-il que l'on continue à doubler du monde alors que, normalement, les plus rapides doivent être devant, après le départ sélectif. Tu as une explication ?

Passage sur une voie plus large. Un mec m'annonce: « Ta roue arrière est sérieusement dégonflée dis donc ! ». Ah, non !…

Que je te dise, vite fait : cette semaine, au cours d'une petite sortie, le même truc m'est arrivé. J'ai mis une chambre dans mon tubeless pour continuer et basta. Pas d'épine à la réparation et liquide anti-crevaison à l'intérieur, encore tout à fait O.K, même après l'été. J'ai regonflé et surveillé les jours suivants et ce matin encore : pression constante. Alors ?

Je m'écarte  du flot continu de vélos en sautant dans le sous-bois pour regonfler vite fait. Ça suffira ? Vite repartir !

Tu parles! Je ne fais pas cinq cents mètres. Le chemin s'élargit, à proximité d'un rond-point. Faut réparer sérieusement. Tout le monde s'y met : Jean-Paul, Michel, Thom'. (Maurice, spécialiste du coup de main, n'a rien vu et a continué). Diagnostic : valve fichue. Vite ! Une chambre à air à poser et regonfler, faut pas une éternité. Oui mais, à chaque seconde, il passe 10 vététistes, alors tu parles du populo devant quand on repart. Tous nos efforts du départ anéantis !

 

Le rouge de la culpabilité au front et le feu de la hargne dans les mollets, je suis reparti en tête du groupe. Doubler, doubler, doubler ! Coup de bol : le sol est dur et les singles pas trop étroits. Rester courtois quand même, mais je suis surpris de la relative lenteur de ceux que nous doublons. Ou alors, j'ai vraiment la hargne. Mais bon, faut quand même forcer pas mal quand tu roules dans les branchages du bord (on pourrait bien crever d'ailleurs !) et puis les accélérations successives, ça pourrait bien se payer plus loin… Remarque, c'est aussi assez amusant. Mais on double quand même des cas : des gens qui mettent pied à terre sans que tu comprennes pourquoi, et qui bloquent tout le monde, un mec qui fait un OTB de première au passage d'un tout petit creux, même pas un fossé !..Distrayant, remarque…

Depuis un moment on roule sur des plaques de cadres qui, ramollies par le brouillard, se détachent. On les sème façon Petit Poucet. Dire qu'on nous recommande (très justement!) de veiller à ne pas semer d'emballages ou autres papiers...

Tiens on arrive à Paucourt : ravito. Un flash, un autre, un radar ? Tu rigoles, j'ai eu ce réflexe !

On retrouve Maurice. Petit coup de fil à Michel-Léopold qui doit ronger son frein (va encore descendre plus vite !) ce matin. Petit coucou aussi à des copains de vacances, qui habitent sur le bord de notre chemin. Et c'est reparti sans trop tarder. Pas vu Stéphane. On saura à l'arrivée qu'il était lancé dans une sorte de challenge « professionnel » avec des collègues. C'est vrai qu'il n'y a pas plus local que sa boîte !

 

Quoi te dire sur la suite ?  Si tu n'es pas  archi-familier avec la Forêt de Montargis, il est difficile de te situer. On reste tout le temps en sous-bois, avec des variantes de chemin. Agréable, mais comme on est un peu à regarder la montre, on ne lève pas vraiment le nez. Nouvelle alerte : Jean-Paul a annoncé des problèmes de frein avant, sans réparation possible. Donc pas de halte. D'ailleurs on roule plutôt sur du plat. Enfin jusqu'à ce qu'on arrive sur une large allée, avec un petit coup de cul (serions-nous sur la fameuse « Montagneuse » ?). De l'autre côté : large  et belle descente. On est un paquet à s'y lancer, plus d'autres qu'on double, on occupe toute la largeur du chemin, vraoum !

Gag : à mi-pente, on doit brusquement bifurquer à gauche ! Cris de disques brutalement sollicités ! Dérapages de roues bloquées ! Crissements de pneus sur les cailloux ! Exclamations ! J'étais sur la droite, je m'écarte encore plus, redoutant une collision. Bien m'en prend: tout en lançant des appels d'avertissement, déboule, en un « tout droit » impressionnant, l'ami Jean-Paul… qui ne réussit à s'arrêter que bien plus bas !… Chaud !

 

Une brève sortie du bois : un clocher, dans le brouillard qui fait parfois mine de laisser passer un bien pale et fugitif soleil: c'est La Chapelle-St Sépulcre, seul point de repère, avec Paucourt, site des deux ravitos, tout le long de cette rando. Parfois, une tête connue qui nous dépasse ou que l'on double, un salut. Deuxième passage au point de ravito : il ne reste presque plus rien à becqueter. Pas possible ! Pourtant on roule bien. Je t'assure que le 30 s'affiche parfois au compteur et que la moyenne se maintient bien autour de 20.

Christian ne s'est pas arrêté et Jean-Paul shuntera  un peu plus loin, sur l'autre circuit. Nous aussi, nous repartons assez vite.  Les kilomètres défilent et on tient assez bien le tempo. Rien de difficile à passer, pas de montée exigeante, mais on est toujours « en appui », en quelque sorte. D'ailleurs un qui le paye, c'est le Thom', qui commence à sentir les crampes qu'il connaît parfois en fin de parcours. Une  dernière bifurcation pour une portion du « grand circuit » qui va nous amener sur un passage en single sinueux, montant et descendant assez amusant, mais qui vient un peu tard. On guette le moment où la sortie du bois annoncera la fin du parcours. D'ailleurs nos compteurs ont passé le 50 km depuis un peu. Le dernier single semble soudain déboucher sur le vide :  Ouh ! Le plongeon de 3 mètres ! Surpris, j'ai freiné, d'autant plus qu'un gars était en bas. Trop tard. Il fallait se lancer dans le mouvement. Difficile ensuite.

Passage dans le tube-tunnel, la route, le lac et les oiseaux, « cygnes » que l'on touche au but, mais les traceurs nous baladent encore un peu le long de l'étang avant de nous ramener à la base. Tu crois qu'on se relâche sur ces dernières portions ? Penses-tu ! On continue à appuyer à fond et Actif nous fait même un sprint final, des fois qu'il ne resterait plus de T-shirts commémoratifs pour tout le monde ! (ce serait dommage !)

Ben, c'est pas à ce point, mais, quand même, on est sciés de voir que, malgré notre bonne moyenne et les efforts déployés, on a l'impression que la plupart des gars sont déjà repartis. Il est un peu plus de midi, c'est pas encore une heure indue !

 

Bon, un coup à boire : ben là… côté ravito, sandwiches, coca, jus de fruits, c'est OK, mais pour le  pot amical… nada ! Là, il y a un bémol. Dommage.

Mais pas question de rester là-dessus : sur notre route-retour, l'ami Maurice a prévu plus que le nécessaire. On n'était pas en retard, on le sera un peu (beaucoup) mais rien ne gâte la « Transgât' ».

 

Et voilà, je crois que le sol sec, c'est râpé. Mais on roule où dimanche ? Pour ceux qui sont du coin ou qui n'hésiteront pas à se lancer, il y a Vielles-Maisons (45) : la « Vétuladomussienne ». Rien que pour le nom (mais pas que pour ça, je confirme) ça vaut le déplacement. Pour ma part, je resterai sans doute dans le coin. Tu connais quelque chose ? J'ai vu une rando pédestre à St Père (= Cosne) de 50 km vers Alligny, Arquian… Ce serait sympa. On verra à négocier notre participation vététistique, peut-être. Et puis quoi, les chemins sont ouverts, non ? On se tient au courant.


Dernière minute: passe voir les commentaires de l'article précédent: Le VTT Nivernais organise une sortie en Forêt de Tronçais, ce dimanche.

 

jeudi 15 octobre 2009, a 15:32
Rallye des Vignobles : Route 66 ? (et des poussières !)
 


Ben voilà, juste comme j'avais commencé à te parler de cette Rando-« événement » local, j'ai jeté un coup d'œil sur ce que je t'avais raconté à la même occasion l'an passé. Je le faisais pour vérifier un truc : Le Thom' m'avait affirmé, au ravito de Pouilly, que le tracé était en gros celui de l'an passé, à l'envers, et que, donc, nous étions déjà passé à Pouilly-sur-Loire l'année dernière. Et ça m'avait surpris. Inquiet de l'état de mes neurones, je suis donc allé vérifier mon récit. Bon, non, Thom' désolé : on était resté sur le côté Sancerrois !

J'ai réalisé par la même occasion que je m'apprêtais à te raconter tout bien ce que représentait le "Rallye des Vignobles" pour la région et pourquoi, peut être, ça attirait tant de monde (en gros plus de 3000 personnes). Bref, exactement ce que j'avais dit l'an passé. Donc, pourquoi pas ? Retourne-toi aussi en arrière et retrouve cette page de haute littérature que je t'ai pondue l'automne dernier, et voilà. Tu sauras tout de nouveau.

Toujours est-il qu'il y a aussi cette année un sacré populo. La foule attire la foule, c'est classique, et ceci explique que, malgré des côtés qui agacent souvent (j'entends dire chaque année à l'un ou à l'autre : « Je ne le referai pas l'an prochain »), on se retrouve toujours plus nombreux à VTT sur les chemins du Rallye.

 

Cette année pourtant les auspices météorologiques ont annoncé de la flotte, et le matin même, encore ! Ce que dément la lune qui brille derrière un peu de brouillard, à mon lever. On a bien eu un peu de pluie (à peine) dans la semaine, mais rien de bien sérieux... Par contre, côté température, ça sent l'automne.

 

Au stade où l'on cherche à s'inscrire en faisant valoir (souvent en vain) sa licence UFOLEP ou FFC, c'est la cohue habituelle. Un peu avant huit heures, c'est la foule des marcheurs que j'ai croisée, et les cyclos s'agglutinent en groupes un peu partout. Je rencontre ainsi Stéphane, qui s'apprête à partir avec un cousin, sur la route justement. Il paraît que Jacquy, son paternel, est déjà sur les chemins, Pieds Nus aussi. Pourtant, les vététistes ne vont débarquer en nombre que vers 8 h un quart, c'est leur heure habituelle. C'est moment des poignées de mains un peu partout et des premiers commentaires (sur le café payant entre autres) et sur le parcours à faire que l'on vient seulement de découvrir sur la carte affichée. On m'interroge et je confirme : il y a de quoi s'employer au menu, avec pas mal de raidillons et un total annoncé de 66km. Faut pas traîner !

Arrive un petit groupe de Gien-Relax (Eric « Œil de Lynx », Dudu, Pascal…) qu'on ne cherchera sans doute pas à suivre et notre équipe habituelle : les deux Michel (Actif et Léopold), Maurice (qui revient de Bretagne), Christian et le Manu « berrichon » qui fait briller un autre maillot de l'UM Veaugues en plus du mien (et fait, du coup, une petite sensation !). Au dernier moment arrive Jean-Paul, que l'on croyait parti au Roc d'Azur, et puis mon frangin François qui fera avec nous la longue première partie. Ça nous fait un bon groupe bien sympa, mais on sait bien aussi que ça peut signifier risques de retards, en cas de Pb mécaniques, par effet d'accumulation d'attentes. Et encore il manque le Manu « Parisien » et puis Anne.

Tiens, à propos d'Anne, sa tendinite persistante serait, plus précisément un « syndrome de l'essuie-glace » ! Si, si ! Et pourtant, il fait sec ces temps, non ? Ça t'intrigue ? Tu veux tout savoir ? Et bien va sur le blog d'Actif et Anne et tu sauras tout. Un conseil : avale un comprimé d'aspirine, préventif de mal de tête, et puis prends un bloc et un crayon et interro à la prochaine sortie, c'est trapu, mais on en apprend de belles. C'est là : http://michel120254.skyrock.com/.

 

J'ai croisé ou aperçu dans la foule quelques Marsus : Thom', Francis… mais ne les retrouve pas au moment où nous partons en faisant gaffe de ne pas en oublier: 8h et demie, il est largement temps.

 On débute par un tour en ville, très dispensable, mais dû sans doute au souci de ne pas lancer cyclos, marcheurs et vététistes dans la même rue directe qui borde, de plus la fête foraine, pourtant bien endormie à cette heure matinale.

 

Après le pont de la Petite Loire (on dit encore ça ? Il me semble que ça fait un moment que je n'ai pas entendu cette dénomination…) On échappe à la grosse foule pour se lancer sur les chemins du Val. D'accord on a laissé marcheurs et cyclos, mais on est un fameux paquet de vététistes (le bilan indiquera un total de 752, plus que l'an passé). On passe Bannay et l'on remonte le chemin empierré dans le fond du petit vallon en direction de Sury. C'est large, ça roule et il faut ça pour ne pas se gêner. Remarque, au Rallye des Vignobles, j'ai rarement vu des singles ! On est le plus souvent sur des chemins « bi traces ».  On est à la fois pris entre deux options : tendance à appuyer un peu pour gagner du temps sur cette partie roulante, et, en même temps, ne pas trop en faire sachant qu'il y aura pas mal d'efforts à fournir, aussi bien intenses que prolongés. C'est pourquoi j'opte pour le bitume sur quelques centaines de mètres lorsqu'on longe la route de Sury, avant de grimper à droite. De plus je connais ce « cul de vigne », pour m'y être couché sur le côté à la suite de roues bloquées par une boue collante, dans une terre à peine mouillée. Pas de risque aujourd'hui : le sol n'est même pas humide (si, si, Manu !) On aura même ici et là un (tout petit) peu de poussière, mais rien à voir avec le départ du Roc d'Azur, t'as pas vu ce nuage, à la TV ?

On grimpe entre les vignes vers Ste Gemme, quand Dudu crève. Le temps de l'aider, de repartir et c'est le tour de Michel-Léopold ! Tout le monde est parti devant et nous les voyons grimper au soleil, au milieu des vignes entre Ste Gemme et, en contrebas, le Château du Nozay. C'est bien joli, une vue classique des « Vignobles ». Autre vue classique, lorsque, à notre tour, nous montons aussi sur le coteau : le soleil au-dessus de la brume qui flotte encore sur le Val de Loire et aussi, en lambeaux légers, sur les vallons autour de la colline de Sancerre qui domine tout ça... « Tout ça !… » (clin d'œil à Maurice). On ne passe pas loin du hameau de « La Chaise », en haut d'une côte que nous connaissons bien. Le tracé ne l'a pas empruntée et c'est tant mieux car nous parcourons ainsi d'autres chemins que, perso, je ne connais pas. Des variantes intéressantes quoi. On plonge ainsi, par une descente assez accentuée, aux portes d'un hameau de Sury, pour, illico, remonter en face, le long d'une vigne, bien sûr, par un raidillon assez pentu et assez long aussi, qui impose le petit plateau. Celui-là, on va sûrement l'utiliser un brin dans les kilomètres qui viennent. Sur le haut, on longe le vallon dans le creux duquel je fais repérer à Michel-Léopold, une belle côte bien connue aussi, et parcourue lors de Gien-Sancerre-Gien, sans savoir que, quelques centaines de mètres plus loin nous allons la dévaler avec délice ! Une première aussi, en forme de revanche un peu car, dans le sens montant, j'ai souventes fois ahané sur ses cailloux. Belle montée, remarque, mais alors, dans le sens descendant, elle est vraiment pas mal non plus ; dommage que, fatalement, il y ait un peu de monde dedans et que la prudence, et un restant de courtoisie, nous empêchent d'en tirer le maximum.

 

On passe Sury, puis devant la maison de retraite où l'on pourra toujours (le plus tard possible) s'asseoir sur le pas de la porte pour regarder passer les copains le jour du Rallye des Vignobles (ça c'est pour couper l'herbe sous le pied de Manu, qui, à cette époque-là, tirera la langue derrière son futur fiston qui se foutra de lui, j'espère…et nous aussi!).

On sait bien qu'il va falloir maintenant grimper ce fameux coteau entre Sury et Verdigny. Simplement la question est :par quelle côte assassine ? Réponse immédiate : hop à gauche, 50  mètres de plat et un mur. Mais je reconnais ! J'avais bêtement cru, la semaine dernière pour les « Birettes », que ce chemin avait été bétonné ! Tout en basculant ma chaîne tout à gauche, ou presque, je pense (oui, oui, en même temps, tu te rends compte de l'étendue de mes facultés ? ) je pense, disais-je, que tout espoir n'est pas perdu, et puis aussi que pourquoi n'est-on pas passé par là pour les « Birettes », surtout que ça aurait été à la descente, et que (tout ça en même temps !) il va falloir s'accrocher pour arriver en haut sur le vélo, vu le pourcentage, les cailloux, et les autres qui décrochent et mettent pied à terre etc.… d'autant plus que, tout en haut, il y a des spectateurs, dont Actif-Michel, qui photographie (en plus, le sauvage, il guette notre faux-pas !). On le fait, Léopold et moi, excepté, parce ce que là faut pas exagérer, les deux derniers mètres en petite gravette blanche qui forment une véritable marche, en plus. Actif nous raconte qu'il vient de voir une espèce de balaise, passer ce dernier mètre façon trialiste qui monte  en travers, en sautant, tu vois ? S'appelait pas David, non ?  Non,celui-là, il doit être, à cette heure-ci, au Roc d'Azur.

 

Petit passage sur la crête et l'on retrouve, à l'envers, ce que nous avions monté pour les « Birettes » : la route vers Verdigny... Descendre sur le bitume, bof, par contre, un peu plus loin, sur la droite ce chemin encore un peu caillouteux qui descend avec un virage sur le val Chavignol, miam ! Je t'en avais causé la semaine dernière. Là je pressens  quelque chose de furieux, le Michel-Léopold et moi, sûr, on va faire voler la caillasse !

Justement, la caillasse, elle est aussi en haut, à la bifurcation, et, comme on arrive assez vite et, qu'en plus il y a un gars dans le début de la pente, en semi équilibre et tétanisé sur les manettes de freins, le passage est délicat. Derrière moi, j'entends le bruit classique qui fait « Scrouitch, bling guiling  » ? Attends, non, plutôt : « sssscrroutchchch, dang gan bling », oui, c'est ça ! Je pense que Michel s'est vautré, ou le frangin qui le suivait, je crois plutôt Michel. Surpris par la caillasse ? Ou il a voulu me faire un « intérieur », tu crois ?.. Je stoppe comme je peux.  Pas trop de bobo : il est déjà reparti.

On est lancé sur la petite trace roulante marquée par les passages, seulement, il y a du monde dessus ! Pas facile de doubler, à côté c'est la caillasse instable, Michel, de plus, risque d'arriver à donf, je double dans le virage, mais l'hésitation m'a fait ralentir et perdre une bonne partie du plaisir de cette descente.

On gagne les caves de la Mignonne et la cohue habituelle, où l'on tente de retrouver le reste du groupe, excepté Christian, qui a décidé de partir devant. Michel-Léopold peut faire admirer son avant-bras bien éraflé quand même, pendant qu'on se perd un peu dans la foule du ravito.

 

Faut pas trop traîner malgré tout, on n'est pas au bout ! le temps de se retrouver et on attaque la côte du cimetière. Celle-là, c'est le challenge habituel : à qui arrivera en haut sur le vélo. On s'y sort les tripes, en général. Mais, aujourd'hui, alors qu'il nous reste encore plus de la moitié du parcours et pas mal de côtes au menu, il vaudrait mieux se la jouer raisonnable, tu crois pas ? En fait, si Jean-Paul, qui, après un arrêt, essaie de repartir et met son vélo en travers, n'avait heurté ma roue avant, je crois bien que je me prenais au jeu ! Pas malin ! Merci, Jean-Paul... et bravo à Michel-Léopold qui a réussi la gageure !

Le même (Léopold) nous gratifie également d'un virage surprise (pour lui) et plongeant dans la pente qui nous descend théoriquement sur Ménétréol. Houhi !! On a bien failli se le morfler de côté, le Michel !

 Les traceurs se sont ingéniés à trouver un max de côtes, on dirait, car, plutôt que de se laisser glisser, cool, sur Ménétréol par le haut des vignes, on est descendu en dessous de la Ferme de l'Étang pour remonter, évidemment, avant de basculer le long du viaduc, et d'aboutir à l'endroit le plus dangereux du parcours : on débouche en angle aigu sur la petite route qui descend de l'Orme au Loup, pour la remonter sur 20m et la traverser en prenant à gauche.Il nous faut virer un peu large alors que dévalent, à fond la caisse, des myriades de cyclos.Personne pour la sécurité ! Z'auront eu du pot s'il n'y a pas eu de casse avant la fin de  la matinée !

 

Ménétréol, St Satur, le pont de Loire (eh oui, ce n'est pas le plus direct pour aller à Pouilly !). Route : on enroule un peu, car il est plus de 11 h et on n'a pas moitié fait, dis donc ! On bifurque sur Tracy en saluant le frangin qui rentre à Cosne sur le 40 km. Lui, au moins, sera dans les temps. Pour Pouilly, c'est aussi du grand classique pour les gars du coin : Boisgibault, les Girarmes, les Loges. Michel, Maurice et Jean-Paul découvrent.  Eux, il faudra revenir leur faire visiter le coin plus en détails. Dommage qu'on ne passe pas par le "sentier découverte" de Malaga, mais, outre le fait que les singles, ce n'est pas très « Rallye des Vignobles », on n'a guère le temps. Ravito au Caveau de Pouilly, consistant et bien. Pourquoi le Pouilly ou le Sancerre ne sont-il pas servis à l'arrivée, plutôt qu'ici, où on ne peut pas en profiter ?

On a croisé en arrivant des Tachetés et des Abeilles (= Frapadingues et Gien-Relax, tu me connais) mais pas de Christian, déjà sauvé ?  En repartant, on se compte : où est Jean-Paul ? Une rapide enquête nous mène à penser qu'il a suivi un groupe de « petits pneus » démarrant dans le sens opposé… Après essai d'appel au portable, qui ne donne rien, on se résigne à l'abandonner à son triste sort. Il n'est pas perdu, remarque, mais, décidément, celui-là il va falloir l'attacher. Deux ou trois fois qu'il nous fait le coup !

 

Montée vers St Andelain par le chemin derrière les Criots que l'aime bien, puis un bout de route  et on dévale vers le Château du Nozet. Hé oui, encore un château, et, de plus, qui porte le même nom (avec orthographe différente) que celui de ce matin. Celui-là, tu le connais forcément : tu admires sa façade en passant sur l'autoroute près de Pouilly. Très bon vin, mais chérot.

On remonte vers les Berthiers et l'on contourne le haut de la butte de St Andelain pour aller chercher le long chemin rectiligne qui descend doucement en direction de Moussard. Plus de côtes maintenant, on peut emmener gros car, si on aperçoit Cosne, là-bas au Nord, on n'y est pas encore. Des jambes deviennent lourdes, ici et là, mais il fait bon en lisière de bois, au soleil, du côté de Fontenille. Le chemin continue vers l'Étang des Granges à travers de grands champs un peu dénudés. Moins joli mais rapide, tant mieux. Actif et moi sommes dans notre pré-carré et l'on anticipe dans la tête: au hameau la route à gauche, puis Villechaud, les bords de Loire et c'est plié.

Tu parles tiens ! À l'aérodrome, on nous fait revenir en arrière pour un détour par les Foings ! Merci bien, ce n'était pas la peine d'en rajouter ! T'as vu l'heure ? Maurice s'inquiète pour Christian, son chauffeur, qui doit l'attendre, les uns ou les autres c'est pour le repas qui doit refroidir. Villechaud, le single des bords de Loire, on touche au but : Port Aubry. Actif et Anne nous y ont prévu le verre de l'amitié, sympa et bienvenu mais le groupe s'est effiloché et l'on ne reste que quatre à monter (avec le sourire!) l'ultime pente herbeuse qui mène à la terrasse de la maison, où les verres attendent. Moment sympa au possible. On a eu enfin des nouvelles de Jean-Paul qui a réussi à rallier (par quel détour ?) sa voiture !

 

« Rallye des Vignobles » costaud je trouve, et quand même un brin longuet : 70 bornes et 1000 m de D+ en gros, ce qui ne permet guère une moyenne faramineuse, malgré deux épisodes roulants.  Mais, pour une fois, voilà un beau pot d'arrivée, à ce Rallye, mais, dis donc Anne… t'avais ajouté quoi dans ton Pouilly ? Quand je suis remonté chez moi sur le vélo, j'avais les jambes douloureuses, pas croyable !

 

 

Dimanche prochain : l'offre est large. Au nord : La « Transgâtinaise » à Chalette-sur-loing (=Montargis) ( 17, 28, 38, 55 km) un classique, du populo aussi mais très bien. Au Sud : « La VTT St Patic » des copains de St Parize le Châtel(= Magny-Cours)(20 et 40 km), la rando porte bien son nom. Enfin, au milieu, à Thou, une petite rando (15 et 25 km) en Puisaye. Voilà le menu du week-end, bon appétit !

mercredi 07 octobre 2009, a 00:34
Débit de burettes
 


Quoi, je l'ai déjà fait, ce titre ? P'tête bien, il y a deux ans, va vérifier si tu veux, mais tu vois, je suis un peu bousculé alors tu me diras, mais quoi, ça me plaît bien de te dire ça plutôt que « Début de Birettes » banalement, tu trouves pas ?

Car oui, je te dis que je suis bousculé, je n'ai pas pu faire, à mon grand dam, tout le « Défi des Birettes » et me suis contenté de la matinée…Enfin quand je te dis matinée... Ça a bien débordé sur l'aprème aussi.

Mais que je te raconte plutôt :

 

Dans la bagnole qui me même aux aurores à Assigny, je caille tellement que j'ai mis le chauffage à fond. De charger le vélo dans le tout petit matin très frais m'a filé une caillance  pas croyable. Il doit faire autour de 4 ou 7 ; c'est selon, le thermomètre extérieur de la voiture varie énormément suivant le lieu traversé ce matin, mais, sûr, il fait frais !

 

Je réussis à trouver le château de la Vallée, à côté d'Assigny, où nous avons convenu, Actif-Michel de moi de nous retrouver.On va laisser une de nos voitures ici, pour aller au départ à Vailly, dans l'autre, étant donné que nous ne pouvons ni l'un ni l'autre faire la boucle intégrale de 90 km, on s'arrêtera au ravito-pause du midi, après 55 bornes, qui se trouve donc en ce lieu dont j'ignorais le nom et l'existence. Et j'avais grand tort car, entre le château-ferme fortifiée du XVIème, je crois, et le château-résidence plus récent qui jouxte le premier, plus l'environnement de pâtures et de bois qui sert de cadre à ce centre équestre, moi je veux bien me réincarner en canasson pour vivre ici,tellement c'est chouette !

 

Bon,   je me dis tout ça en attendant Actif qui vient d'ailleurs de passer tout droit, là-bas, au bout de l'allée...  cavalière, évidemment, ça s'impose.

Enfin on arrive à Vailly dans les temps : inscriptions, plaques de cadres et tout le toutim, tu connais. Arrivent Stéphane, Pieds-nus et le Barbu, des Frapadingues,   Michel-Léopold et puis Antoine et Jean-Paul, que je n'avais pas revus depuis notre GTMC. Sympa. Dans la foule (si, si, quand même) qui s'élance à... neuf heures (!), on essaie de se constituer un groupe. D'accord c'est pas le Roc d'Azur, mais on trouve tout de même le moyen de bouchonner à un passage de passerelle, car chacun a soigneusement évité le premier gué, tu vois pourquoi ? On va vite régler ce problème : dans un superbe chemin creux, un petit single en V qui monte un peu, Stéphane attaque en danseuse, et s'effondre soudain sur le côté : rupture de chaîne ! Il tente de sortir de quoi réparer, alors que les VTT défilent. Un grand Anglais (?) perd l'équilibre et se rattrape en écrasant et labourant la cheville de Stéphane, qui rugit de plaisir, tu parles !Va falloir sortir la pharmacie, en plus des outils. On se réfugie dans le champ d'à côté et le Stéphane me fait une démonstration de rapidité et de dextérité dans la réparation. Le temps de chercher une attache rapide et le crochet magique pour tenir les bouts de la chaîne, il t'a déjà dérivé d'un côté, puis de l'autre, remis la chaîne en place et hop, que c'est reparti ! Je suis scotché, « espanti », comme on dit du côté du Caylar.

On retrouve le reste de la bande qui attend en haut de la côte. Plus de problème de bouchon : tout le monde doit être devant ! Cool, non ?

Notre petit groupe (Les deux Michel, Antoine, Jean-Paul et son pote Aldo, et, donc, Stéphane et ma pomme) ne traîne pas trop mais quoi, il faut ce qu'il faut : alors que le Jacky local, en grand connaisseur des chemins du secteur, s'amuse à nous perdre par des sentiers tous plus pittoresques les uns que les autres, on se retrouve soudain face au château de Boucard, dans son val de Sauldre, en dessous des bois de Sens-Beaujeu, alors, normal, on prend des photos, on admire. On n'est pas à rouler tels des bœufs !

On double un peu aussi et puis, on retrouve du monde au ravito, qui permet à Jean-Paul de réparer une crevaison… en repartant, bien sûr, sinon ce serait trop pratique.

 

Tu sais, on a déjà tombé un peu les pelures, parce que le soleil s'est montré, il fait bon et puis le profil n'est pas fait que de plat, même si on a, pour le moment, évité les côtes assassines.

Mes collègues ont un peu de mal à se situer, et je dois dire que le traceur a fait fort pour dépayser son monde. Chaque fois qu'on tient un repère, on l'évite. Sens-Beaujeu ? On s'écarte… Menetou ? Crézancy ? On ignore… Si bien que, sans avoir vraiment fait du dénivelé, on arrive aux Epsailles sans s'en être vraiment rendu compte.Les Epsailles ? Tu sais, c'est tout en haut sur la ligne de crête qui domine la route de Sancerre à Bourges, derrière Crézancy et Bué. Le point de vue est garanti : et, comme on s'avance un peu au-dessus de Bué, on découvre Sancerre et 180 ° de panorama, depuis la vallée de la Loire jusqu'à la cathédrale de Bourges, tout là-bas, noire dans la brume d'horizon ouest. Tiens, à ce propos, tu en connais encore beaucoup, toi, des villes, où c'est la cathédrale qui émerge de la cité et qui la signale de loin, comme au temps jadis ? Maintenant, en général, tu reconnais une ville de loin à une forêt plutôt hideuse et, en tout cas, uniforme, de bâtiments blanchâtres, immeubles et HLM qui ceinturent tout et masquent la vraie ville. Ben à Bourges, non. C'est encore le grand vaisseau à cinq ponts de ce que j'estime être une des plus belles cathédrales de France, qui te sert de repère, de guide. Beau.

 

Là, on se dit que la descente sur Bué, ça va être d'enfer. Depuis le matin, on s'en est fait de petites, souvent sympas, mais rien de très marquant. Mais là, vu comme on domine le patelin d'origine d'un des grands absents du jour (pour les non-initiés, j'ai nommé Manu), on attend du sérieux !

Tu parles : du goudron sur deux tiers+ un petit quart de vrai chemin seulement et un dernier tiers (qu'est-ce t'as ? T'es pas d'accord avec mes fractions ? Moi je m'exprime en ressenti, pas en scientifique !) en toboggan bétonné qui arrive sur la place de l'église et le ravito. Forcément, il a fallu freiner et mon frein arrière sent le chaud : maverdaveu ! Les plaquettes sont collées au disque et ne se desserrent pas ! Quésaquo ? « Vapor lock » que diagnostique Dr Jean-Paul, qui a bien connu ce genre de problème dans le milieu des courses de moto, ou d'auto, je ne sais plus, il a tout fait. Je décide de me restaurer et de voir après.

Bien m'en prend :  quand nous repartons, le phénomène a disparu (je parle de mon PB, pas de Jean-Paul !). Tant mieux, parce que maintenant, on doit attaquer du sérieux, comme l'a promis le grand chef au départ. D'abord, pour sortir de Bué, faut plus ou moins monter, si tu ne fuis pas vers Vinon, ce qui n'est pas notre direction. Nous montons donc, pour rattraper le haut du chemin du tacot et basculer, après avoir traversé la route de Vailly, sur le chemin qui mène aux caves de la Mignonne. Pas bien méchant tout ça mais, il y a là-bas un raidillon blanc qui nous attend sur la droite du val de Chavignol. On en gagne le pied par la route (!!!???) de Chavignol et l'on s'y attaque. Ce chemin, avec son virage au milieu, sa petite caillasse qui roule, qu'est-ce qu'on aime le descendre à donf, dans l'autre sens ! Mais là, c'est une autre paire de manches. L'occasion de passer un peu sur le petit plateau. 

Remarque, et l'on a eu l'occasion de le constater, avec Actif-Michel, quand on a fait ensemble une sortie dans le coin, il y a moins de huit jours, je ne sais pas quel engin ils ont passé sur ces chemins, mais ça les a singulièrement râpés, en y tassant, ou enlevant une bonne partie de la petite caillasse. Du coup, on ne perd pas autant en adhérence. Est-ce pour cela ? J'ai la surprise de réussir à suivre Stéphane dans cette montée (c'est vrai aussi qu'il s'est dit pas trop en forme). Du coup, on prolonge tous les deux tranquillou sur la petite portion de plat entre les vignes, en allant vers Verdigny, puis on attaque la route qui monte au-dessus pour gagner la crête entre Verdigny et Mainbray/ Sury-en-Vaux. Là, je dois quand même laisser logiquement Stéphane aller devant, mais, tout en haut, alors que nous considérons le bon petit dénivelé que nous venons de gravir, on se gèle un peu dans le léger vent, en attendant le reste de la troupe.

On suit la crête dans les vignes et on dévale vers Mainbray ; bêtement sur le goudron et le béton. Je râle de dépit : et les chemins? Il y en a bien non ?

...Et ben, plus tant que ça mon vieux ! Souviens-toi bien de ça, c'est une époque révolue. De plus en plus, dans le secteur, on bétonne à tout va . J'ai bien cru apercevoir une goulotte bétonnée, là où descendait un chemin, vertical, plein de caillasse, que j'ai vu certains passer à pied (en montant, logique, mais aussi en descendant !) « Dangereux » qu'il était noté pour une rando, je me souviens. C'était un régal de technique, pourtant. Et bien, je crois que c'en est fini... De profondis.

 

On va vers Sury... cool, on va peut-être regagner Ste Gemme, ça ne grimpe pas trop, qu'on se dit, mais tiens ! On vire à gauche soudain : le chemin se redresse en un raidillon effrayant de prime abord !  Tout à gauche ! En fait, ce n'est pas si dément. Sûr, mes cuisses renaudent vilain, en me faisant bien sentir (aïe ! ça brûle !) que je leur ai beaucoup demandé tout à l'heure, mais assez vite elles se remettent dans le rythme et coopèrent docilement. Finalement c'est une belle montée, qui se fait. Avec Jean-Paul qui m'a rejoint en cours de route et Stéphane, nous moulinons en haut plutôt que de s'arrêter. Pas question de se refroidir de nouveau.

On laisse Ste Gemme de côté. À gauche : les marnes de Menetou, à droite celles d'Assigny. On semble éviter (ouf !) ces deux croupes dénudées. D'ailleurs, au vu de nos compteurs, on devrait s'approcher du but. Un clocher : Assigny ? Non, c'est Subligny. Quelques chemins pittoresques encore. Et poussiéreux ! Tiens, je ne te l'ai pas dit : depuis le matin, on a encore eu la chance de faire lever la poussière sous nos crampons. Ce délice !

On vire à droite soudain : ouah ! Du sable ! Ultime difficulté : en sortant du sous-bois, nous découvrons les murs et les vieilles tours du Château de la Vallée. Belle arrivée !

Dis donc, tu sais que ça devient une mode ça : sur le modèle de Pilou, voilà que les traceurs s'ingénient à trouver un ou des châteaux pour jalonner la rando. L'autre jour, à la Germignoise, c'était déjà le cas. « Pas de belle rando sans un passage par un château ». Personne ne se plaindra de cette vogue. Quoi ? Ça fait pouêt-pouêt ? Charrie pas !

 

Ravito dans la cour : si la soupe chaude est une super idée (miam !), c'est tout de même dommage qu'il n'y ait pas eu plus pour un ravito de mi-parcours. Parce que, si, Actif et moi arrêtons là, les copains qui continuent vont devoir faire avec un peu de pain d'épice et de chocolat…un peu juste non ? Pourtant je les envie de pouvoir continuer. Il fait vraiment bon, avec le soleil et les chemins sont si beaux ! On a fait le plus dur, en dénivelé (500m en gros) et en distance (57 ou 8) et les 35 km qui restent m'auraient bien tenté, d'autant plus que mon frangin (P'tit Bill, le Germignois) vient d'arriver par la navette pour faire la deuxième partie et j'aurais bien roulé un brin avec lui.

Reste que c'était vraiment une bien belle édition.

Mais où les « birettes » ont encore frappé ! (moi j'avais conjuré le sort, avec la plaque numéro 13, faut c'qui faut !)

 

Dimanche : Rallye des (V)ignobles. Une belle sortie, assez exigeante, habituellement. Il existe des allergiques, évidemment. Ceux-là iront à Lavau pour la « Rando du Boudin ». On se racontera.

mercredi 07 octobre 2009, a 00:27
Un Sancerre très SEC
 


 

Avec Actif-Michel, on avait fait une grosse teuf, le samedi et m^me le dimanche. D'accord on aurait peut-être été en avance pour aller rouler..  On a lâchement préféré pioncer un peu et se faire une tit' sortie le lundi matin. 50 bornes quand même et dans le dur du Sancerrois , non mais !

Et pas que pour admirer les vendangeuses au travail (je parle des machines, qu'est-ce que tu crois ?)

mercredi 07 octobre 2009, a 00:20
La Germignoise : J’ai r’mis ça à Germigny
 

  

 

Oui, bon… le titre est pas à la hauteur de la qualité de la rando du frangin, je te raconterai aussi, soit patient …

mercredi 07 octobre 2009, a 00:18
C’était Sète (14, évidemment !)
 


Et pis, avec le Manu et son GPS, on s'est fait deux sorties, je ne sais même pas si je vais oser te raconter ça, tellement tu vas pleurer de ne pas avoir fait ça !

mercredi 07 octobre 2009, a 00:15
Le Caylar à VTT , c’est là qu’est l’art à VTT
 


 

Ben, t'as déjà un titre (et quel !). Pour le récit de cette journée dans la rocaille du Sud, il faut que tu attendes encore un peu, mais je fixe la date, et pis tiens, voilà même deux photos, pour te faire tirer un peu la langue en attendant.

 

lundi 07 septembre 2009, a 10:46
Parigny en Vaux... la peine !
 


J'étais un peu hésitant pour aller à Parigny, toute cette semaine. Déjà, il m'avait fallu bricoler mon frein arrière (voir précédent article); en fouillant dans mes ressources personnelles (c'est à dire une espèce de foutoir sans nom) j'ai réussi à trouver d'abord une goupille (et même deux!) et aussi une clavette grosse comme un demi-moustique, et ça, tu vois, ça tient du miracle, je te dis, moi! Et tant mieux, vu que les magasins “spécialisés” (hum!) locaux, n'avaient, évidemment rien à me fournir, même des plaquette , mais ça , j'étais heureusement pourvu avec les provisions faites pour la GTMC.  Ça ne m'a pas empêché de mettre un sacré moment (par épisodes d'ailleurs car ça m'a l'air d'être ça la technique) pour réussir à effectuer le remplacement: réussir à écarter le piston et faire de la place pour le nouveau jeu de plaquettes, et ensuite pour le  passage du disque, ça m'a demandé de la patience! Enfin samedi, côté matos, j'étais OK. Maintenant les interrogations venaient de mon genou qui m'avait fait souffrir dans la deuxième partie de la rando, la semaine dernière. D'accord, après applications répétées de gel anti-inflammatoire, tout semblait clean, mais... et si ça recommençait comme pour Anne, au bout d'une heur de vélo? D'autant plus qu'à Parigny, après une heure de rando, t'as déjà bien appuyé sur les pédales, vu le profil des circuits qu'ils ont l'habitude de nous concocter, là-bas. 

Mais, quoi, A PRIORI, je n'avais aucune bonne raison de ne pas tenter le coup, pas vrai? Et puis, les “Randos Vertes” de Parigny, comme je te l'ai déjà dit, ça vaut vraiment la peine : tu te régales! Oui, je sais, il avait bien plu en milieu de semaine, tant que mon parisien de Manu, se sentait pas trop, qu'il m'avait dit, de se lever tôt pour aller à une rando de son secteur... Allons, le sol était tellement sec, ça avait dû ruisseler en grande partie...

Toujours est-il que je n'avais contacté personne, même pas Actif-Michel, tant je n'étais pas sûr, jusqu'au dernier moment... Et puis je voulais me réserver la possibilité de rentrer plus tôt, au cas où bobo, na!


Ben, justement l'Actif en question il a pas patté ! Sa bagnole est garée parmi les premières sur le pré-parking de l'accueil . Il est 8 h et le voilà déjà sauvé ! Pourtant,tu vois, je ne suis pas arrivé tard  et j'ai pu profiter du paysage superbe de la brume au-dessus de la vallée de la Loire, avec Sancerre et l'Orme au Loup qui émergent au-dessus, dorés par le soleil. Ça vaut vraiment le coup de se lever tôt, des trucs comme ça, tu sais?


Bon, personne en vue, pommade chauffante sur les genoux, puis café (ça par contre c'est peut-être des toxines inutiles, non?) Comme je suis prêt, arrivent l'autre Manu,Berrichon celui-là et ex-UM Veaugues aussi, avec le maillot vert ad hoc,  et puis une bande de Marsus, dont Jacqui et le “fiston” dudit: Stéphane.  Ouh là là, ils comptent bien que je les accompagne sur le grand circuit! Ben, oui, carrément, j'ai des craintes que le physique ne suive pas ! C'est vrai que je je me suis inscris sur le grand parcours, mais quand même! Bon, j'ai bien étudié la carte affichée: des solutions de repli existent en masse. Ceci dit, suivre Stéphane et Manu, c'est une autre paire de manches!!!  Paire de manches , tiens , justement : ça pèle autant que la semaine dernière et on est assez couverts, et, ma fois, pour les jambières, c'est tout juste. Mais je sais , qu'on aura vite tout pour se réchauffer!


Exceptionnellement, ça ne démarre pas trop fort (parce que j'ai déjà vu, ici, attaquer dans le dur direct, à froid !) Vite, on trouve, en passant près d'une ferme, une couche de boue glissante sur d'anciennees ornières durcies, tu vois? Ça rate pas: un passage risqué et ma roue arrière se barre tout à droite et moi je me retrouve assis le cul dans la boue. Rigolade. Mais la suite n'est pas heureusement du même tonneau. En fait, le sol est globalement sec, avec des creux plus gras et quelques flaques, c'est très correct, mais, c'est vrai qu'aujourd'hui, les rais de lumière en sous-bois ne joueront pas avec la poussière, pas de risque!

On sort du bois, après une petite grimpette: à droite des toits brillent au soleil et d'anciennes cheminées d'usine sortent de la brume: on surplombe Guérigny. 

Oui, tu remarques que je te la fais “descriptif” aujourd'hui, vu que tu n'auras pas droit à des photos: je n'ai pas mon appareil!

On descend doucement sur le chateau de Bizy, dont on traverse le parc où il nous est déjà arrive de faire un ravito. On passe une bosse dans le bois, puis ce sont les étangs du Fly, remarquable lieu de ravitaillement aussi, lors de précédentes éditions. On longe en sous -bois les étangs et le chemin s'élève d'un coup pour un court raidillon bien senti. Suis contraint au  passage à pied: je n'ai pas pu passer sur le petit plateau! Il va y avoir quelques réglages à faire. Cette fois-ci, on est au coeur de la forêt sur des chemins, ou plutôt des sentiers souvent monotrace, un régal. Je n'ose pas trop faire attention à mon genou, mais ça a l'air d'aller, qu'est-ce que ça sera au bout d'une heure d'efforts et plus? Je fais attention  à ne pas trop forcer, même si je cherche à garder le contact avec mes deux lascars, qui d'ailleurs la jouent quand même plutôt cool, je crois. 

Je ne connais pas le nombre de participants, mais il y a du populo sur la trace ! C'est du même topo que la “Sauvignoise”, et, vu la largeur des sentiers , ça bouchonne assez souvent. 

Les aboiements de la meute de la “Grande Mare” annoncent l'arrivée au ravito. Impressionnant de voir au moins une cinquantaine de chiens se masser en aboyant contre le grillage de leur chenil, parce qu'un randonneur passe à côté, avec son chien en laisse. Se fait tout p'tit le clébard! Pourvu que le grillage tienne le coup, oui! Discussions au ravito avec les uns et les autres: Patrick, de Guérigny, m'explique comment il a dû renoncer à organiser sa si sympathique rando de Beaumont-la Ferrière, dans la verdure du coeur du Nivernais: il se retrouvait seul à tout faire! Dommage.


Replongeons dans les bois, on avance vers le nord, la boucle dessinant un aller-retour assez serré et allongé entre Parigny et Murlin, pas très loin ,d'ailleurs du Beaumont que je citais tout de suite. Une descente douce, le paysage qui change un peu, avec la forêt qui s'éclaircit et des maisons qui apparaissent : on arrive au village, avec sa coquette petite église et sa grande scierie. Un peu de bitume sur le plat, pour gagner les “Limousins” et longer l'étang : on a changé d'orientation et on repart vers Parigny, en profitant de cet instant d'acalmie, avant que les choses sérieuses ne recommencent, car la colline boisée est devant nous. On pénètre de nouveau la sylve sombre. (ouais la “sylve”, je te l'avais pas sorti encore ce mot-là? Ah oui, ça fait littéraire, je sais, poétique aussi , non? Un peu pédant peut-être, mais quoi, si on ne les utilise pas un peu de temps en temps, il y a des mots qui s'effacent du langage, ce serait dommage , non?)


Bonne nouvelle, mon genou ne dit rien, il y a eu un ou deux éclairs douloureux pas fugitifs, pas plus, ouf! Pourvou qué ça doure!

 Cette rando est quand même un régal. Ils ont annoncé 859m avec “georando”... Pour le moment ça ne se sent pas trop. Il y a bien des montées assez longues, ça oui, mais rarement de pourcentages très forts, ils nous sont déjà fait bien pire. Bon, juste comme je t'en cause, voilà justement un raidillon assez costaud, traversant un espace herbeux. Tout le monde est à pied, car, curieusement, de grandes branches ont été posées en travers du chemin sur le haut; curieux... et pourquoi ce vélo abandonné sur le sol, derrière ? Un tourbillon d'insectes gros commack qui volent au-dessus dudit vélo dans un rayon de soleil donne l'explication: un nid de frelons ! Et, un peu plus loin , le propriétaire du vélo gît sur le sol, sous une couverture de survie, veillé par quelques copains. Ilsont prévenu le secours, et j'espère qu'ils ne vont pas tarder, parce que l'a une sale tête, le gars . Quelques paroles, mais quoi faire de plus?


On suit souvent le haut de ces talus qui délimitent les portions de forêt, c'est souvent technique, avec des cailloux parfois, mais surtout de fameuses racines qui risquent à chaque fois de t'envoyer en bas du talus. Bénies soient nos suspensions ! Également dans les descentes, et il y en a de très belles! Autrefois, je pouvais combler mon retard sur Stéphane dans ces descentes, mais depuis qu'il n'a plus un semi-rigide et qu'il a même tâté de la vraie descente au Deux Alpes, le Stéphane, il court devant ! 

Deuxième passage à la Grande Mare pour un ravito qui devient parcimonieux:... On me tend un gobelet “Du jus de raisin!” Ah oui? Tu parles, du pinard! Je me bois mon demi-gobelet de rouge, ça donnera un coup de fouet, tu crois? 

Il y en aura besoin car, un peu plus loin, on attaque le passage costaud du jour: une longue montée, bien pentue. En bas j'ai croisé le Jacky local organisateur, sur sa moto,, qui m'a lancé: “Tout à gauche, mais ça se monte!”. Ouin! Faudrait que ce ne soit pas en fin de rando, et puis surtout, que ce ne soit pas gras comme ça ! Car ça colle un max. J'ai beau chercher le passage moins pire, arrive le moment où le vélo se plante dans un trou. Force est de faire une grosse partie à pinces. Comme quasiment tout le monde, même le Stéphane, là bas devant. Seul Manu a dû passer. Après: descente, on rejoint les grandes lignes droites descendantes, qui font toboggan sur Parigny. Sauf que, nouveauté: en plein milieu, on bifurque à droite pour gagner, par un passage montant puis un petit single en tunnel dans la broussaille, le hameau de Poulanges, pour un ultime ravito (à trois kilomètres de l'arrivée!), chez un vigneron du cru (bien sûr!). On s'interroge avec Manu: “Et Stéphane? Où est-il passé? Je te dis: la descente! Il avait pique tout droit !...Qu'il nousexplique en arrivant peu après.

On ne s'attarde pas plus: l'arrivée est à côté , il est midi et demi, Stéphane redoute d'avoir fait attendre le Tian et les autres, qui faisaient le 37 km et doivent être arrivés.


Sur le parking, le voiture d'Actif-Michel a déjà disparu. Il a laissé un petit mot sur mon pare-brise, où il n' a pas pris le temps de conter toutes ses aventures qui l'ont conduit à se planter dans la direction, se retrouver au départ et finir par une autre boucle pour avoir son total kilométrique ! 

On cherche en vain, aussi, les “Frapadingues” qui auraient dû être déjà là !  Ils arrivent peu après, bien cassés. Faut dire que le 37 km affichait aussi une prévision de plus de 700m de D+. Correct, non? Enfin ,calcul  “georando”, parce que mon altitruc moi, il me donne 650m et celui de Manu 700 et quelques... Reste que cette édition n'a pas failli à sa réputation, comme on dit: physique,  technique et pittoresque. La boue n'a pas été trop gênante, j'en ai même entendu dire que ça ajoutait un peu d'amusement à la sortie. À ce degré là, c'est vrai, on peu le dire... Mais rien ne vaut un sol bien sec!.

C'est bien ce que j'espère avoir la semaine prochaine: je redescend dans le Sud, pour une rando sur le Larzac: là , c'est cailloux, rochers et, parfois aussi, des pierres... Normalement le Manu de Paris sera là et on avait même failli avoir David!

Ici, tu pourras aller faire les “Boucles de la Trézée”, chez les copains d'Ouzouër sur Trézée. Renseigne-toi aussi, ça pourrait être les “Chouquettes” à Amilly. Je ne connais pas la date exacte. J'en connais aussi qui vont aller vivre un truc assez géant avec le “Roc des MOns d'Arrée”, en Bretagne. Chose rare: il y a des chances que ce soit à peu près sec! Profitez-en bien!  En tous cas, on se retrouve, le 20, chez le Frangin, à Germigny sur Loire, pour la 13ème “Germignoise”!

mardi 01 septembre 2009, a 19:46
Sauvignoise: Pas de frein pour le plaisir à VTT !
 


Hé, hé, hé … coucou z' à vous tous ! Comme dit Manu, "Qu'est-ce que t'attend pour avoir une clé 3G ?"  Ben, mon Manu, si tu me payes l'abo, c'est tout d'suite ! C'est vrai que ça m'a manqué de vous raconter plein de trucs : d'abord le GTMC… mais, bon, il va me falloir du temps, je te ferai ça façon feuilleton pour meubler tes longues veillées d'hiver. Et puis te raconter aussi la sortie sympa, avec les Abeilles de Gien-Relax autour de Coullons (45). Z'assurent les gars de ce club (enfin assoss, plutôt) et l'ambiance est top. Et puis aussi le vécu du Sud où, crois moi, vu les températures, fallait se lever tôt pour rouler et surtout ne pas oublier de remplir le Camel (que je t'en ai vidé un en une matinée, ça m'était jamais arrivé !), faut dire que j'avais commencé à rouler, du côté de Leucate (où c'que j'étais), sur une espèce de petite presqu'île escarpée, couverte de garrigue, de vignes et… de cailloux, et m'apprêtais à rentrer à ma base quand je suis tombé sur des habitués du coin. Des « gars du coin » y'a rien de tel. M'ont emmené par des singles fabuleux. De tout (sauf de longues montées) pour un festival de VTT. J'aurais voulu te filmer ça : trente bornes dont les 3/4 (au moins) en single. Inracontable. Comme j'en avais déjà fait autant avant de les rencontrer, juge que ma matinée a été bien remplie (et le Camel, lui, vide, par voie de conséquence !). Et pis on a remis ça quelquefois. The foot.

 

Retour maison samedi, en soirée.. Mais ? Ce serait pas la « Sauvignoise » demain ? Le temps de remonter le vélo vite fait (trop, sans doute !), un coup d'œil sur « vetete.com », trop tard pour un coup de fil aux copains ou frangin. On verra sur place.

 

Oui mais sur  place, les oiseaux ont déjà de l'avance. Dans la fraîcheur (oui, dis donc, ça surprend un peu : j'ai enfilé les manchettes, mis une doublure et j'en vois même en cuissards longs, si, si !!! Je te dirais : j'ai même froid aux pieds un moment : il fait 7° !!! 30 degrés de moins que moi la semaine dernière ! Je disais donc, dans la fraîcheur, je commence à rouler avec le Frangin (tu sais « P'tit Bill » que tu vas aller voir le 20 de ce mois pour la « Germignoise »), et mon n'veu. J'appuie un peu, le frangin suit bien (tu parles, il vient de se refaire un max de globules avec un séjour en altitude, dans le Queyras). Par contre, le neveu est un peu juste et, comme il ne me faudrait pas rentrer trop tard, je finis par partir devant. Suis pas seul, parce que, à la « Sauvignoise », tu roules rarement seul, vu le populo qui participe.  C'est sympa, globalement, mais, vu que cette année ils ont trouvé un super circuit surtout sur single, ça bouchonne un peu quelquefois. C'est vrai que le tracé est super : on a vite foncé vers la région des Amognes : c'est légèrement vallonné, (quoi ?  légèrement, oui ! Faut pas pousser: il n'y a pas une côte de plus de quelques centaines de mètres !),  et couvert de bocage et de forêts. Et puis, mon vieux, le sol est sec, sec, sec : un miel ! Vraiment j'ai rarement vu dans le coin autant de poussière soulevée par les vélos ! Joli, remarque, quand, en sous-bois, les rayons du soleil font des pinceaux de lumière, façon projos de scène, dans cette poussière, avec les vélos comme des ombres au milieu de ça… Pas le temps de prendre une photo de ces images fugitives. Juste imprimer ça sur le fond de ton cerceau pour t'en illuminer tes insomnies d'hiver (oui, « d'hiver », pas diverses !).

 

Ceci dit je ne vois personne que je reconnaisse : au ravito non plus.  Juste après celui-ci, je passe sur la boucle des 50. C'est un peu moins peuplé, normal, mais le tracé est toujours aussi formidable, peut-être un peu plus exigeant, avec de fameuses variantes pour éviter d'énormes trous faits par les tracteurs de débardage, sans doute, cet hiver et où croupissent des restes de mares que je soupçonne être peuplées de moustiques et autres bestiaux. C'est assez technique parfois et tu te dis que s'il avait fallu passer là en période humide, ça aurait été une abominable galère.

Bien tiens, galère, justement ! Voilà un cliquetis dans mon frein arrière qui semble m'annoncer que la griffe ressort s'est mise en huit et frotte sur le disque. Pas mortel, j'ai de quoi réparer, mais j'attends de trouver un espace un peu plus large et clair, histoire de procéder à la réparation : ça demande un peu de temps et ne pas perdre les (petites)pièces. Je trouve l'endroit idoine et retourne le vélo … Ah ben ça ! La goupille qui tenait les deux plaquettes s'est carrément fait la malle !.. Et une plaquette aussi ! Je récupère la griffe-ressort, miraculeusement intacte, et la plaquette restante (comment a-t-elle tenu?). Bon… plus de frein arrière, dont il ne faut surtout plus toucher à la manette… Je fais quoi, moi ? Un peu plus bas : la route…Je voulais rentrer tôt.. Ce serait  l'occasion.  La mort dans l'âme, je repasse par Montigny-aux-Amognes puis continue. Soudain, je tombe sur le premier ravito, au bord de la route, justement. Je me renseigne : le circuit de 35 passait là, non ? Il reste 25… s'il n'y a pas trop de descentes… Tu me connais…Un bout de banane et hop, à moi les chemins ! J'ai dû faire deux bornes de bitume, pas plus. On verra bien…

En fait ça ne se passe pas mal. Évidemment, pas moyen de se lâcher dans les deux ou trois belles descentes, un peu frustrant. Mais bon, du moins je profite de cette belle matinée et de ces sentiers nickel. Je suis juste un peu ennuyé par mon genou droit qui devient sensible. Je le soulage un peu en faisant les montées en danseuse, mais, quoi, il faut bien revenir. Je pense à Anne, bloquée depuis des semaines (et pour combien encore ?) par une vilaine tendinite… Ce serait la poisse !

Retour à la base, avec un genou qui va un peu mieux, et quand même 50 km au compteur, comme quoi j'aurais pu rester sur le grand circuit, c'était pareil... : je retrouve Actif-Michel (sans Anne, because ci-dessus) mais avec Stéphane. On discute un peu, avec, en main, le verre de bière et le sandwich, qui accompagnent traditionnellement le T-shirt de l'année, à la Sauvignoise.  Bilan de l'été pour les uns et les autres et projets de sorties : suite des randos de Septembre avec dimanche prochain les « Randos Vertes » de Parigny-les-Vaux. C'est une des plus belles, des plus physiques aussi. Ne rate pas ça, si tu le peux. Pour ma part, ça dépendra de mon état et de celui du vélo, et puis normalement je remets les bouts un peu encore (Quoi ? Toi, tu bosses ? Ben j'espère bien, dis donc ! Non mais !). J'ai un truc sur le Larzac, plutôt sympa, le 13. En tout cas, NE RATE PAS LA « GERMIGNOISE » le 20 !  T'as noté ? C'est pas seulement parce que c'est le frangin qu'organise, mais en plus c'est toujours une super rando, ‘achtement bien organisée.

Alors, OK ? On fait comme ça.

 

Bon ben, c'est pas tout ça, moi, faut que je trouve un bout de goupille pour mon frein arrière…


Dernière minute: je signale le 6/09 une rando à l'Étang du Puits , départ à la digue côté Argent sur Sauldre (45), organisation Crédit Agricole 20 et 40 km . une autre (petite) rando à Saint Bouize (18) au pied de Sancerre: départ salle des fêtes (route d'Herry) 25km maxi, je crois, mais plusieurs circuits, peut-être additionnables... Et les "Chouquettes" d'Amilly, c'est quand?

lundi 27 juillet 2009, a 00:19
Les An’tiers : Sury, est-ce boire ?
 


Un petit salut : je profite des quelques jours ici, où je récupère du long périple de la GTMC d'où nous sommes revenus jeudi. Je te raconterai ça en détail, je pense, et alors tu pourras t'installer devant ton ordi avec sandwiches boissons vu que 13 étapes, ça fait un bout sur le VTT mais p'tête encore plus à raconter. Enfin sache, pour te faire baver un peu en attendant, que ça a représenté 815 km et 14500 m de D+, respectable non ? C'est le côté chiffres, mais il y a des choses pas chiffrables et ça, justement, c'est ce que j'essaierai de te faire vivre au mieux sur ce blog.

 

Bon mais, pour le moment, c'est un brouillon sur un carnet, il faudra que tu attendes un peu, vu que j'ai bien l'intention, ces temps prochains, de retourner marquer de mes crampons des terres un peu plus dures et sèches que les nôtres de par ici.

Car, justement, j'ai un tâté du Pays Fort ce dimanche : c'était la « Rando des An'tiers » à Sury ès Bois (près de Vailly sur Sauldre). Je crois bien que je ne l'avais jamais faite, car il m'est rarement arrivé d'être dans le coin à cette époque-ci, et je me régalais de retrouver les sentiers de ce coin du Cher où j'ai si souvent roulé, fut un temps. Et puis je me réjouissais aussi de retrouver mes compères de l'aventure ci-dessus évoquée, car j'avoue que, depuis jeudi, ils commençaient à me manquer, eh oui !

Et puis, sur le vélo, après trois jours de break, ça allait se passer comment ? Mal aux fesses (car ça  a été THE Pb  de la Traversée), cuisses endolories aussi ? Enfin, bon… On allait tester.

 

Sur la route du Cher, on est déjà trois voitures garnies de VTT . Eh ? Ça attire comme ça, la Rando des An'tiers ? Eh ben, pas qu'un peu, mon n'veu ! On est un peu plus de cent vététistes (autant de cyclos) et il en est venu de Nevers, de Nogent-sur-Vernisson et de Bourges !Et encore certains se sont peut-être fourvoyés dans les destinations, vu que des « Sury », il y en a un paquet dans le coin : Sury-ès-Bois, donc, et puis aussi Sury-en Vaux et Sury-près-Léré !

 

Ça grouille dans la cour de l'ancienne école. Pas de Maurice, retenu, pas de Jean-Paul non plus ; seul Michel-Léopold (de St Martin) est là de l'équipe dont je te parlais, avec, comme moi, la tête encore pleine de souvenirs de sentiers magiques. Difficile de parler d'autre chose que de ce que nous venons de vivre alors on ne s'en prive pas entre nous et puis auprès des copains que nous rencontrons : les Gien-Relax, ceux d'Ouzouër, et des Frapadingues qui viennent de débarquer.

 

Bon, à ch'val, quand même !

On est tout de suite dans les chemins typiques de ce coin : c'est souvent à couvert, pittoresque, amusant, varié dans le profil. On devrait se régaler. On devrait, mais, même s'il fait un vrai temps d'été aujourd'hui, il est tout de même tombé pas mal de flotte ces jours derniers. Aussi tombons nous assez vite sur des flaques, puis carrément de la boue et même pas rien qu'un peu ! Ça, tu vois, on avait complètement oublié que ça existait, Michel et moi, vu que pendant 815 km, on n'en a jamais rencontré. Jamais, je te dis. De l'herbe ronde, qui glisse un peu  et qui sent bon, de la terre des volcans, de la pouzzolane, et surtout des cailloux, de lave, de schiste, de granit, de calcaire, ça oui, mais de la boue, non. D'ailleurs on croyait ça réservé à l'hiver. Et ben, ça nous fait un drôle d'effet de devoir s'extraire de bourbiers, de descendre d'un vélo bloqué dans la glaise, de rouler dans l'eau fangeuse. Pas trop marrant.

Remarque, c'est surtout au début, avant de monter sur Barlieu, et ça n'empêche pas le parcours d'être super : les chemins sont jolis et, en montant, on découvre des horizons bien nets (lavés par les averses de ces jours derniers, tu parles !).

Tiens, justement, en montant… Ça donne quoi, les cuisses ? Affûtées ou fatiguées ? Et ben, plutôt pas mal, et, comme le Tom',  qui nous a rejoint, prend un peu de distance dans la pente, je me paie le luxe de le rejoindre et de le suivre sans m'essouffler. Pas mal, dis ?  Ben ouais, mais il n'a pas roulé depuis un mois, ce qui amoindrit assez considérablement ma « performance » !

Reste que les côtes ne nous semblent pas bien longues, ni trop pentues non plus, après ce qu'on s'est mangé. Mais bon.

Du côté de Dampierre-en-Crot, on retrouve des chemins parcourus lors d'une édition du « Défi des Birettes » d'il y a quelques années  : on reconnaît bien les passages dans la flotte et encore la boue. Pas bien marrant, mais on pardonne le sol en regardant le cadre : des petits tunnels de verdure, des singles sinueux, rien de jamais ennuyeux. La fin est même assez saine et l'on se régale !

On se régale aussi à l'arrivée, après 43 km d'un parcours rythmé, avec les pots de fromagée qui nous attendent. L'affluence, le soleil, le dynamisme des organisateurs animateurs, le kir offert généreusement, font que l'on s'attarde plus que de raison, peut être pour prolonger un peu le plaisir de la matinée.

On sait aussi que chacun va repartir de son côté vers un coin de vacances… On va être un moment sans rouler ensemble… On en  avait agréablement pris l'habitude.

 

Voilà pour cet intermède de fin Juillet. Si tu pars, tâche de trouver des chemins sympas ; si tu restes, il te faudra inventer des circuits, trouver de la compagnie car, côté randos organisées, ça va être un peu juste : à part la Rando de ConflAns /Loing (= Montargis) le 15 Août, où Michel t'accueillera avec l'ECConflAns. Je n'ai rien d'autre en cave, avant fin août et la « Sauvignoise », puis les randos de septembre, mais là on n'est pas encore trop pressés, pas toi ?

Allez, bon vent à toi, et n'oublie pas de boire frais !

lundi 06 juillet 2009, a 17:18
Le Col…méry !
 


Vite fait un petit point de la sortie de dimanche. Pilou m'avait recommandé. La rando qu'il avait tracée à Colméry, pour la journée « Randos et Saveurs », m'assurant un parcours plaisant. Comment résister ? Voilà deux ou trois fois qu'on vient rouler dans le coin, au départ de Donzy et franchement c'est un super site de VTT.

 

 34 bornes au circuit prévu, ça faisait un peu juste : faut bien que je m'entraîne un brin sérieusement en prévision de notre périple (très)prochain, d'ailleurs, ce jeudi, avec Actif-Michel et Anne, on s'était fait une petite sortie avec quelques grimpettes en Sancerrois, à la fraîche (si on peut dire !, pas mal du tout. J'ai du mal à retrouver la forme optimale , aussi avais-je prévu de partir de Donzy, mais, à l'heure où je me suis pointé (heure de coucher un peu tardive expliquant le retard) il n'était plus temps de gagner Colméry par les chemins, surtout avec « petite » côte de plus d'un kilomètre  près des Pénissiaux. J'ai donc fait le routier sur  la petite dizaine d kilomètres légèrement montants entre Donzy et Colméry. Pas mal pour s'échauffer, et puis il fait bien bon ce matin et la route ménage aussi de jolis passages.Un ou deux coups de klaxon de collègues vététistes, qui me passent en voiture,   mais pas de « Frapadingues », que j'aurais bien aimé retrouver.

Devant l'église, barnums, tables déjà dressées pour le midi et un accueil sympa : bien que ce soit gratos (si ! si !) on me donne une superbe carte du parcours, en couleurs et tout. Par contre pour le ravito, il en faudra compter que sur ce qu'on a emporter..et les cerises chapardées sur les arbres ici et là. On me dit que des Marsus sont déjà devant, avec une avance de plus de 20 mn. Bon, ça ce n'est pas rattrapable, surtout s'il s'agit de certains tachetés que je connais. Je pars en discutant un peu avec quelques Comérico-Saint-Pateriens, mais la côte, immédiate, consistante et longue qui nous cueille au départ, nous sépare vite et je poursuis seul l'ascension. On est déjà passés par là, cet hiver et l'on avait dû mettre "pied à boue" dans la partie finale qui se redresse dans le sous-bois, tant c'était glissant. Là, c'est quasiment sec sans être franchement dur, mais les roins sont meumeuh ! Petit single descendant ensuite, on vient de passer la ligne de partage des eaux Loire-Seine et l'on bascule sur le versant de Menou : petit coucou au château que l'on domine depuis le haut de son allée cavalière et l'on remonte un peu vers Tête Ronde (tu sais la petite chapelle perchée) avant de descendre franchement. Cette fois on aborde du jamais parcouru en filant vers la Fontaine de Chappe, sur la route de La Chapelle-Saint André. Petit vallon frais et on remonte doucement dans le bois.

C'est vraiment chouette et je regrette de ne pas partager avec quelqu'un, car je roule désespérément seul, sur les multiples chemins et sentiers, le plus souvent en sous-bois. Parfois une route que je coupe me sert à me repérer un peu : « Tiens la route de Varzy… Celle de Clamecy..." ». Je double deux collégiens. Une première fois du moins, car au milieu d'un bois, le balisage me fait prendre le creux d'un de ces fossés qui délimitent les parcelles boisées : amusant, au début du moins, car entre les branches sèches qui jonchent le sol sous les feuilles mortes, les ronces qui t'accrochent, ça devient un peu pénible. C'est curieux que ce soit si long… Là, moi, j'aurais mis un balisage…Je finis par faire demi-tour (re-branches, re-ronces !) pour remonter au balisage précédent où je retrouve mon groupe de départ qui rigole : attentif au sol encombré, je n'ai pas levé les yeux sur une flèche perchée bien haut ! De l'inconvénient aussi d'être seul.

Il n'est pas bien tard et l'on est bien à rouler, je quitte donc de nouveau les collègues  et redouble les deux jeunots. Le terrain est devenu moins accidenté, dans la région de St Malo, mais la colline dorée, là-bas, qui rappelle un peu les « Marnes » du Berry, annonce qu'il va bien falloir grimper de nouveau pour regagner Colméry. Ma foi, ça se fait assez bien et je fait un rond en haut sur le chemin, pour profiter du super panorama auquel je tournais le dos en montant.  Depuis le hameau des Moutôts, un peu plus loin, on se paie une super descente vers le lavoir, juste avant d'arriver à Colméry.


On a tout de même droit à un pot à boire et, cette fois-ci, je me paie le luxe de revenir à Donzy par les chemins. J'insiste ! Car ceux qui repartaient en voiture m'ont menacé: "Pas question qu'on te double sur la route !". Or, justement, ils se retrouvent à me passer  sur les seuls 300m de bitume que j'ai parcourus au retour. Me croiront jamais !

D'ailleurs, le chemin, le long de la Talvanne, bien que pris dans le sens descendant, est rien moins que suant, tant l'herbe y freine la progression.

Total 56 bornes et 450 m de D+. Un bon entraînement, car cette fois-ci, on attaque jeudi les terres auvergnates, pour une petite quinzaine de pur VTT entre Clermont-Ferrand et Sète.  L'équipe a l'air fin prête, mais je n'ai pas encore préparé l'ombre d'un bagage, alors excuse si j'ai fait un peu court.

Rapidement: si tu restes dans le coin, voilà les prochaines organisations du secteur

Le 12 : le "Trèfle Châtillonnais » à Châtillon-sur-Loire (45)

Le 19 : Raid orientation à Vailly sur Sauldre (18) et aussi: la « Rando Nogentaise » à Nogent-sur-Vernisson (45)

Le 26 : la « Rando des An'tiers » à Sury-ès-Bois (18).

T'as de quoi faire aussi ! Alors bons chemins !

 

mardi 30 juin 2009, a 15:19
Coucou qui que revoilou ?
 


 

Woouahhh mes amis, c'te galère qu'un déménagement !!!!  Quand il faut vider une maison, grande presque comme Versailles (j'exagère, tu crois ? Bof, un peu seulement) et ARCHI-PLEINE (là j'exagère pas, et j'écris sous contrôle !) de meubles et de trucs hétéroclites (y a des trucs exploitables dans la composition de ce mot, tu crois pas Manu ?) accumoncelés depuis 20 ans, j'te dis pas l'entreprise ! Des kilos à empaqueter, autant à jeter et autant à suer !  J'ai plus vu les copains du VTT  à soulever, transporter, démonter et remonter que sur le spad.

Heureusement qu'ils étaient là !

Bon, mais tu t'en fous, non ? Et le VTT  sur la machine ?

Ben si, quand même, un peu. J'ai juste raté le dimanche 7, le lendemain du Jour-J, parce que là,   non, c'était trop. D'ailleurs les participants sus évoqués, n'ont pas particulièrement brillé sur le vélo ce jour-là non plus, à ce qu'il paraît !

 

Et puis aussi, déménager, c'est une chose, mais transférer Internet, il y en a pour…trois semaines !!! Selon mes infos, ça se justifie pleinement puisqu'il faut, pour refaire la connexion, au moins… 30 secondes ! Alors tu penses.Nous ça s'est terminé par visite du technicien à domicile, tellement que ça ne marchait pas...

Et puis fatigue, et puis pas le temps…Alors s'cuse pour le blog, mais, tu vois…

 

Vélo quand même j'ai dit, alors voilà : pour la Pentecôte, justement, pentes et côtes (pas la célèbre rando de Touraine) en Sancerrois, avec une petite SEC, Manu, Actif-Michel et Anne : on n'a pas affronté les bolides qui se mesuraient dans la course de côte de Sancerre, mais, on leur  a fait une petite visite (voir  photo). Belle sortie par un temps idéal : on a démarré de Bué pour monter direct au Carroué du Marloup, tu sais, sur le dessus, ça chauffe bien les mollets. Remarque, des à qui ça a grillé les mollets et le reste, ce sont le soi-disant sorciers qui ont été brûlés à la joyeuse époque médiévale, au même endroit.

Puis on s'est fait le tour de Chavignol, Fontenay, St Satur avec descentes et côtes afférentes. Du sympa, quoi. On a fini par une virée vers L'Orme au Loup, Banon, Gardefort, Veaugues et retour par le Petit Senais. Belle boucle. Côté forme, ça allait…C'était avant le déménagement !

Quinze jours plus tard, j'ai joué du bigophone pour tâcher de trouver des compères. Seul le Tom' a répondu à mon appel de détresse et, avec le Pharmaton, on a commencé à chercher des chemins improbables dans le lit de la Loire entre Cosne et la Celle, petites orties sympas, sable, tout bien quoi. Puis on a passé le pont pour monter vers Boulleret et au-delà, aux confins de Ste Gemme avec un retour sur Bannay, le Golf, le pont de St Thibault puis Villechaud. Du classique, un peu « Autruches de Gien –Relax » si tu vois. Bien sûr, on a croisé trois « Frapadingues » qui roulaient de leur côté et qui, eux-mêmes, en avaient rencontré deux autres un peu avant ! Eh, les Marsus ! Il faudrait voir à regrouper les projets, c'est tout de même plus sympa de rouler ensemble qu'à s'éparpiller dans la nature ! Faut trouver un plan « sortie du Dimanche ». Un répondeur, façon « Gien-Relax », peut-être ?

Le dimanche qui a suivi, après une deuxième journée de déménagement costaud (avec cartons et transport aussi dans les jours intermédiaires, faut pas croire !), les mollets étaient un peu usés et puis  c'était la Fête de la Zique et, pour moi, pas mal de sollicitations, donc, pas de « Randos des Gués » à Brinon, hélas, mais trop loin. Pas eu de nouvelles de ce côté, c'était bien, comme d'hab', non ?

Suis allé rouler à Briare (c'est malin, ça, encore deux belles randos le même jour !), avec Michel-Léopold et l'ECC.  Du solide et sympa à rouler, normal, mais, faute de temps, on a évité la grande boucle de 60... un  regret quand même, en forçant un peu…Mais, selon « Pieds-Nus », ça ne valait pas la peine : trop de boue ! Faut dire qu'on a eu notre dose, dans un passage digne des hivers les plus mous !

 

Enfin dimanche dernier, pour se remettre des derniers épisodes du déménagement (encore !!!), style bise bille avec la proprio (un cas !) lors de l'état des lieux, le Maurice m'avait gentiment invité pour décompresser : tour de 45 km entre Nogent, Cotillon, pardon : Chatillon-Colligny, Ste Geneviève des bois + barbeuc, du Maurice, quoi. Du coup je n'étais ni à Challuy (ou Sermoise), ni à Pigny où, selon Actif-Michel, l'organisation était top et la rando particulièrement chouette. Mais, sûr qu'il n'a pas eu la découverte que nous avons faite, nous, au cœur de la campagne (que nous avions une fois parcourue sous quelle pluie !). Comme nous approchons d'une maigre maison perdue dans la nature, nous découvrons dans le verger, perché au sommet d'un cerisier, un haut-parleur qui diffuse… du Michael Jackson !!! Le (définitivement maintenant) « extraterrestre » ravalé au rang d'épouvantail, lui qui en avait parfois l'air, ces derniers temps… quelle dégringolade !

 

Dimanche qui vient, si vous ne vous regroupez pas ici et là, il y a une rando  à Colméry (près de Donzy), assurément belle (garanti par Pilou). 34 km, mais pas du plat, et qui peuvent s'allonger en ralliant Donzy (Maison des associations) à Colméry, en suivant le balisage jaune et blanc le long de la Talvanne, avec, en prime, une petite grimpette dont je t'ai causé dans la Rando de l'Ascension (voir + haut).

Il y aurait aussi, selon Michel-Léopold, la traditionnelle rando de Batilly en Puisaye (celle avec la Brocante et tout) mais avec une boucle de 40km , ce qui est un progrès.


Et, dans un peu plus d'une semaine, c'est le début du grand périple d'été : on attaque la GTMC (Grande Traversée du Massif Central, ignare !) avec comme équipe de base (car Actif-Michel et Anne et puis aussi Antoine seront les vedettes américaines pour le WE du 14 juillet) Michel-Léopold, qui a prévu toutes les étapes, Maurice, qui fournit la voiture accompagnatrice et un sien copain comme chauffeur, Jean-Paul qui fournit le porte-vélos et ma pomme, qui fournit, euh... quoi ? Disons, peut-être, mon expérience du parcours, puisque je l'ai fait avec Manu et son cousin Christophe, il y a douze ans…au siècle dernier quoi !

 

 

samedi 30 mai 2009, a 00:39
St Saulge : une légende ?
 


Vite un petit mot au sujet de notre sortie de dimanche, avant le black-out internet pour cause de déménagement: eh oui, ça fait un peu comme pour la rentrée des astronautes dans l'atmosphère (ou comme leur passage derrière la Lune, pour les plus anciens d'autres vous) pendant un moment (pour moi huit jours) : plus de news sur internet,  à cause du changement d'adresse, mais, pour vous autres, pas de Pb, continuez les visites et surtout les commentaires !

 

Donc on se retrouve à St Saulge dimanche dernier, car, eh oui, malgré la distance (pas loin d'une heure de route pour les cosnois !), on est... attends que je compte…Anne et Actif-Michel, Julos de Pouilly, mézigue et une palanquée de Frapadingues : Claude et Christophe et puis le Tom et Frank qui se pointent (ça t'étonne ?) alors qu'ont est déjà les pieds calés des les pédales. Affluence aux inscriptions et déjà un peu de pagaïe : à la table, on semble un peu perdu et l'on donne de la tête un peu partout. Pourtant bulletins d'inscription, et cartes photocopiées, c'est très O.K …Tiens ? En fait, il y a deux parcours qui sont simplement deux de ceux qui sont tracés en permanence ; au fond, pourquoi pas ?  32 et 25. On a choisi le 32 parce que, bon, on n'est pas d'ici, s'pas ? Et puis dans le coin, 32 ça doit représenter quelque chose.

Le départ, c'est où ? .. Pas bien clair… Deux organisateurs, qui semblent se demander comment ils vont faire si l'affluence continue, nous tuyautent.  C'est parti.

 

Début conforme à l'attendu : chemin sympa et ça monte illico. Car je ne t'ai pas parlé du spot ? Attends un peu :

St Saulge, c'est connu en Nivernais pour ses légendes un peu vieillottes qu'on trouve (trouvait ?) racontées sur des cartes postales sépia très kitsch, mettant en valeur (?) une espèce de bon sens primaire paysan. Le genre «  Pourquoué donc , qu'vous hissez c'te poure vache su' l'sommet d' l'église ? » « Eh , pardié, j'allons pas laisser parde eune si bounne harbe que pousse là-haut ! » Tu vois... et c'est la plus connue.

St Saulge est aussi au cœur (et ça nous rapproche plus directement de ce qui nous intéresse) d'un petit massif granitique appelé, pourquoi chercher loin, le « Massif de St Saulge », qui vaut à Nevers d'être la ville la plus arrosée de la Nièvre, vu que les nuages venant de l'Ouest vont se caller dessus.  Il est séparé du Morvan par la dépression du Bazois, un peu comme les Vosges le sont de la Forêt Noire par l'Alsace, rien que ça !

Du coup ça fait du coin une terre idéale pour le mountain bike, d'autant qu'un centre VTT y est né, avec circuits balisés, fiches et cartes allant avec, le tout nickel, ‘achement mieux encore que le centre VTT de Veaugues,  au temps où il existait. Ajoute à ça une organisation d'un championnat de France et t'auras un menu à te faire baver ! Une légende, quoi… ! On était venu en reconnaissance sur place avec Actif-Michel et l'on s'était plutôt régalés.

Aujourd'hui donc , il fait un temps super et l'on espère bien retrouver tout ça et, à priori c'est bien parti. Direction le sud, vers Saxi-Bourdon. Jusque-là, c'est plutôt sympa, le groupe roule pas mal, bonne ambiance. En fait, on s'éloigne un peu de la partie la plus accidentée et c'est assez roulant. Aux Simmonots : ravito. Heuh… c'est tout ? J'ai réussi à choper un bout de banane, sinon on n'a pas grand-chose à avaler, quelques raisins secs, deux carrés de chocolat… un peu mince, dis donc ! Et c'est le seul ravito annoncé !

Ça renaude un peu dans le groupe, en repartant bon train malgré tout. Devant, le Tom' emmène notre peloton avec, parfois, des fulgurances de Frank ou de Christophe. Je suis et Michel, semble avoir retrouvé aussi une bonne forme. Un bref arrêt, pour un petit Pb mécanique. Michel passe, sans doute pour prendre un peu d'avance (en fait pour s'isoler un instant). Et ça repart. On est pas mal sur le bitume depuis un moment et c'est un peu décevant, surtout que, quand chemin il y a, c'est aussi très roulant. On s'approche de l'église de Jailly, adossée à la colline : m'est avis qu'on va devoir quitter la plaque, car on roulait plutôt assez fort, et je m'étonnais de ne pas apercevoir le Michel devant. Il roule dis donc ! La fameuse grimpette, qui démarre au ras de l'église et de son cimetière, sonne le glas de la cohésion du groupe : difficile d'atteindre le haut sans avoir au moins un instant mis pied à terre, surtout dans le sous-bois où c'est un brin glissant. On continue, Tom et moi, sans voir devant nous le moindre Michel. On arrive à l'étang du Merle, touristico-pittoresque, et on longe un moment la  rive avant de bifurquer soudain à gauche pour une petite grimpette, stoppée net par un gros sapin abattu. On contourne à pied, pour en retrouver un autre, et encore un, puis d'autres et d'autres, couchés en tous sens. Eh? On est sur le bon chemin? J'essaie en vain de joindre au téléphone Michel, que je pense toujours devant nous, puis, les uns les autres, dispersés dans ce champ de bataille, on essaie de s'extraire comme on peut. Je garde en point de mire le maillot du Tom', au milieu d'autres et Julos nous rejoindra plus loin, après une belle descente vers St Saulge qu'on semble regagner en continuant à descendre sur la route.

Comme on y arrive presque, voilà, en face, remontant la route, le Frank et un autre mec. Il est arrivé comment lui ? Et qu'est-ce qu'il fait à repartir dans l'autre sens ? « Le gars, là, connaît une super descente, qui part un peu plus haut. » Ne Faut pas nous le dire deux fois, tu parles !  Demi-tour et, effectivement, on s'enquille un single sympa. Youhou !... Surtout au début, parce que, soudain, ça devient très étroit, mangé par la végétation luxuriante et.. piquante ! Ma doué les orties ! Tu serres tes petits molletons contre le cadre, comme tu peux, en plus, tu ne sais pas où tu roules et de grandes ronces amoureuses te tendent leurs bras. T'entends des cris, tu cherches à tenir debout sur ton spad et à ne pas te vautrer. Paraît pourtant que c'est ce qui arrive à Frank , derrière moi. J'ai pas bien pu m'en rendre compte , vu que, moi, je me fais à moitié arracher le lobe gauche (j'ai dit le Lobe !)que j'ai développé (aussi !) et qui pisse le sang. On rescape comme on peut, pour se retrouver au point d'accueil. Et là, c'est marrant, tu en retrouves des qui étaient derrière toi, d'autres que tu croyais devant et qui sont derrière (dont Actif-Michel, qui grogne qu'on ne l'a pas attendu ! Alors qu'on bourrait pour le rattraper !).Cette fin de parcours, c'est vraiment devenu n'importe quoi. Du coup les pauvres bénévoles, qui ont essayé de gérer une organisation un peu défaillante, sont assaillis de récriminations : les arbres, les ravitos (tout un club de Quincke, qui a fait l'autre circuit, râle vilain). Sont un peu submergés au ravito final aussi, où rien ne semble encore bien prêt, quoiqu'on s'active. On chope une ou deux tranches de saucisson et l'on arrive à avoir un demi-verre, mais on ne s'attarde guère : il faut rentrer !

 

Te dire qu'on est déçus ? Pas vraiment, car le coin, où l'on ne va pas souvent, est vraiment chouette, on a plutôt une impression de gâchis, d'amateurisme... un comble, ici ! Un peu de soin et ce serait idéal. Il faut que  St Saulge corresponde à l'image qu'on en a et que ce ne soit pas… qu'une légende !

 

Voilà : ce week-end, nada. Et puis, pour le 7 Juin, il y  en a partout, c'est  comme d'hab'.

Alors :

Mardié : ç a c'est pour les nordistes.

Chez nous : la Rando des écoles à Ciez (près de Donzy), 25 et 40 km, faut y être ! Soyez aussi (si vous avez le don d'ubiquité !) à St Gondon (juste à côté de Gien), c'est sympa, sans difficulté spéciale (22 et 52 km), mais il faut que vous alliez m'excuser auprès de la jeune présidente qui me prévient perso par mail  de son organisation et, l'an passé, m'a même fait... la bise !

jeudi 28 mai 2009, a 15:11
Des montées pour l’Ascension
 


S'cuse mais je suis plein à la bourre : je déménage dans 10 jours et je dois faire en une semaine ce que j'avais prévu de faire en un mois, et encore ! Même si je ne déplace mes pénates que de 800m (pas en dénivelé, non, là je ne dois prendre que quelques mètres), il faut tout de même tout bouger !

Alors l'ordi…

Pourtant j'aurais eu plein à raconter…

Parce que, tiens, pour l'Ascension, on s'est fait une super sortie : encore à Donzy, oui, ce coin-là deviendrait une « Mecque » régionale pour le VTT, je te dis. Après la Rando-Pilou, après les « Monts et Villages », on s'est fait accepter, et gentiment accueillir, il faut dire, par les marcheurs locaux qui font tous les ans à cette date, une rando remarquable.C'est super organisé : un grand circuit de 45 km, avec des départs dans les différents villages traversés et où un bus conduit les marcheurs. Évidemment avec le spad ce ne serait peut-être pas accepté... Mais bon 45 km ça se fait .

On est une bonne petite troupe, Actif-Michel et Anne, Manu et une belle brochette de « Frapadingues ». On s'est un peu attendus au départ pour la faire « groupiert ».

Départ-échauffement le long de la Talvanne que l'on remonte jusqu'aux Pénissiaux et hop, on enquille une petite grimpette à gauche qui s'avère vite bien plus longue que la simple rampe de départ ne le laissait supposer, ça écrème vite !

Après regroupement, bascule sur Colméry. Charmant village au fond de son vallon. Ravito consistant et, évidemment, super côte  sur la petite route qui passe près de la Mairie-école. Là encore, il faut un bel effort. Depuis le haut, on domine la question du jour : Colméry, puis Paray et Cessy-les-Bois et Châteauneuf : ce n'est que collines couronnées de forêt et vallons verdoyants.On connaît peu ou prou tout ça mais pas dans le détail : on descendra ici un passage monté dans l'autre sens, on reconnaîtra un lavoir, un gué, les villages bien sûr. Moins sur Châteauneuf…

Au ravito de Cessy, la pluie orageuse qui menaçait depuis un moment se met à tomber. À l'abri sous le tilleul de la cour, on attend qu'une réparation se fasse puis on avance un peu…pour attendre de nouveau, car la réparation était mal faite ! Manu part devant, soucieux de ne pas rentrer trop tard. Et, bien sûr, au moment où la troupe se remet en route, c'est moi qui doit réparer une crevaison : mes chambres à air avec produit anti-crevaison montrent leurs limites, mais, face à une épine noire, il n'y a pas grand-chose qui résiste.

Quelques-uns ont filé devant . Ce retard m'a plutôt donné la hargne, alors que Michel a du mal à surmonter la longue coupure (ravito+ réparations successives). On remonte, doucement d'abord, vers Bondieuse puis le chemin large et empierré s'élève de plus en plus pour une montée qui n'en finit pas. Heureusement que la pluie s'est arrêtée.

De nouveau un joli point de vue en haut, avant de plonger vers Châteauneuf et un nouveau ravito exemplaire. On va devoir maintenant quitter ce fameux « Val de Bargis », où se niche le village. Le chemin se dresse devant nous, ponctué de marcheurs qui vont nous encourager à notre passage. Du moins certains en auront-ils largement le temps, car on ne va guère plus vite qu'eux, en moulinant le plus petit braquet, ou presque. Car c'est une fameuse grimpette, certainement la plus difficile du parcours qui n'en manque pas. On a du mal aussi à se regrouper en haut, tout en franchissant des troncs d'arbres abattus. La boue, ensuite, nous retarde encore et je vois l'heure s'avancer. Eh, je suis invité au dessert d'une communion, moi, tout à l'heure, faudrait peut-être pas traîner ! Aidé par le profil du parcours qui, en revenant vers Donzy par les bois de Bellary, est plus descendant que montant, j'appuie sans plus attendre le reste du groupe ; finalement, j'aurais peut-être dû partir tout à l'heure avec Manu…

Arrêt minimum aux ravitos (il y en a encore trois !) et grand plateau sur la belle allée forestière descendante, malheureusement très fréquentée par les marcheurs que j'essaie de ne pas bousculer.Le ciel est redevenu plus clément, quoique, vers l'Ouest…  « Les Cabets » et retour le long du Nohain en contrebas du vieux prieuré de Donzy-le pré. Accueil toujours sympa dans la cour de l'ancienne école maternelle, et ses vieux bâtiments assez remarquables.

 

Belle rando vraiment, et, tu sais quoi ? Ce circuit est balisé de façon permanente, façon GR. Un truc à refaire en SEC, un jour où on ne sait pas où rouler !

Voilà . Et puis le dimanche qui a suivi : on a voulu aller sur des terres réputées pour le VTT, mais un peu plus loin. Je vais tâcher de t'en écrire un peu.

En attendant pour le dimanche 31 mai, j'ai rien en magasin comme rando organisée. Alors contacts et S.E.C… Je serai sûrement en Sancerrois, sachant qu'il ne me faudra pas trop tarder pour le midi.

mardi 12 mai 2009, a 08:25
Ami en mai
 


Ben, oui, tu sais bien que « ami » est l'anagramme de « mai » ? Non ? Surtout si, comme moi, tu te mélanges les ripatons sur le clavier de l'ordi. Ça permet au moins de découvrir des trucs comme ça…

 

Justement le programme de ce dimanche, c'est une SEA (sortie entre amis, une variante de SEC, quoi). On est là, autour du café, chez Alain, avec la troupe habituelle de l'EC ConflAns. Michel-Léopold, qui n'avait même pas encore déchargé la remorque de ses planches à voile, a battu le rappel et nous voilà, le croissant d'une main, la tasse de l'autre. Nos tenues sont de longueurs assez disparates. Maurice a gardé le cuissard long, Alain, Pierre et moi sommes en court, Michel et Christian ne prennent pas de risques avec un trois quarts. Le ciel est assez couvert et il pleuvinait (ou « pleuvaillait », ou « pleuviotait » encore, si tu préfères) un peu tout à l'heure, et, sans toutefois qu'il fasse vraiment froid, on n'annonce pas des températures claviculaires pour la matinée.

On part le nez au vent, en prenant une direction au bol,semble-t-il, à gauche à droite ? Bof...  On est près du Moulinet (un truc pour Maurice, ça) pas bien loin des Choux… J'ai vu un panneau indiquant la direction du « Petit Porneau » et je me dis que, peut-être… mais non, on ne va pas par là. En tout cas, il y a une toponymie figurative dans la région.

 

Alain drive le groupe, au feeling. Ouais, p'têt' par là, ou bien on va essayer ça… On suit des chemins sympas, heureusement pas trop crades. On les fait même parfois dans un sens, puis dans l'autre, vu que l'on n'a pas trouvé de solution roulable plus loin et qu'on a dû tourner bride. C'est pas un problème, d'ailleurs : le train est plutôt celui de la promenade et on a largement le souffle pour discuter : on ne s'en prive pas! Le grand sujet est surtout notre projet bien avancé de GTMC (Grande Traversée du Massif Central, tu sais ça, quand même !) qu'on se prépare à faire en Juillet avec Michel, Maurice, Jean-Paul et ma pomme, avec le soutien, sur quelques étapes, d'Actif-Michel et Anne, et aussi d'Antoine... La sortie du jour permet sans doute de fignoler la préparation matérielle par exemple, beaucoup plus que physique, en tout cas, c'est sûr, car, côté dénivelé, on aura du mal à dépasser les 100m+, quant au nombre de kilomètres, je ne t'en parle pas !  Côté rythme, on ne bouge pas de celui dont je t'ai parlé tout à l'heure, à part quand l'un ou l'autre, pousse une petite pointe, parce que quand même, hein ? Bon… Ceci dit, c'est bien sympa : entre chevreuils, perdrix, et quelques « ieuves » (= « lièvres », je traduis, parce que t'es pas forcément du coin), on a vu du monde. De jolis chemins aussi, des étangs en veux-tu en voilà… Le village de Langesse, pittoresque à souhaits, une superbe demeure, noyée dans la verdure débordante, qu'on s'arrête même pour admirer. Bref, un joli décor, en général. Alors quand vient le moment de la pause-ravito, où crois-tu que nous nous arrêtâmes ? Hein ? Dis voir ? Ben, au pied d'une antenne-relais, du plus pur vingt et unième siècle, en ferraille pur sucre, avec vue imprenable sur l'autoroute ! Eh oui ! Mais bon, c'est « L'autoroute de L'arbre » quand même, faut un minimum ! On est des verts à vélo, non ? Justement, tiens, on fait le tour de l'aire, où a été aménagé un mini-arboretum, pour automobilistes en mal de verdure. De la verdure en cage quoi…Avec un grillage de deux mètres de haut, des fois qu'un ginkgo biloba, ou même un simple Arbre de Judée voudrait se faire la belle…non, mais !!!

Ah, aussi : on a visité quasiment de fond en comble le site de dépôt de matériels, matériaux et véhicules d'une entreprise de travaux publics, mais ça, je suis avec les gars de chez « Meunier », alors… Pour te dire qu'on a vu quantité de choses quand même. En plus des chemins sympas, et par une température bien plus douce en fin de matinée.

Et puis, tiens, côté nature, le pot pris ensemble à l'arrivée, c'était pas autour de la cheminée, cette fois-ci (parce que, si tu remontes un peu en arrière, tu verras qu'on a roulé sur ces mêmes terres dans l'hiver, que les canards se gelaient le croupion sur la glace des étangs !). Non, regarde : en pleine nature aussi, avec un Sancerre très nature aussi !

 

Et dimanche prochain ? C'est mal foutu, mon vieux : soit t'as rien à te mettre sous les crampons comme cette semaine, soit il y a pléthore ! Regarde un peu : tu peux rouler à Villemandeur, (= Montargis)   rando de l'école, 45 km. T'as aussi une rando à Perroy (près de Donzy) départ 9 heures aux Béchins (après le cimetière) pour 13 km marche,17 ou 24 km cyclo, 35 ou 40 km VTT, participation : 2 €. Mais je te recommanderai surtout  la Rando de Bué (=Sancerre), un peu plus de 30 bornes, mais avec un dénivelé qui devrait être assez conséquent. L'an passé on s'était vraiment régalés, même s'il avait fallu allonger un peu la sauce. Je penserai à vous, parce que, pas de pot, c'est un week-end où je ne peux pas rouler, pris que je suis par un concert à … Compiègne ! Alors, racontez- moi !

Le Jeudi de l'Ascension, on peut se faire accepter habituellement à Donzy par les organisateurs d'une rando pédestre conséquente (40km ) et sympa. Le dimanche qui suit : la « Levetoise », à Levet (sud de Bourges) et, à Saint-Saulge (58), site de VTT réputé, il y a la « Rando des Légendes »... toute une histoire…

mercredi 06 mai 2009, a 08:45
Histoire de "Cube"
 

En marge de la rando de Donzy, une petite cérémonie pour honorer le nouveau vélo de Tom': un bien joli CUBE. Je l'ai décoré de quelques colliers de pâtes, comme ça notre Tom' aura sans doute plus de chance puisqu'il a maintenant... "le Cube orné de nouilles" (à lire à haute voix)

mardi 05 mai 2009, a 08:46
Donzy : Cessy bon !
 

 

Pour un titre plus original, je suis preneur, en attendant, contente-toi de celui-là. Pas faux, non plus d'ailleurs.

 

La cohue inaugurée l'an passé, à Donzy, avec la coexistence d'une brocante importante et de la « Rando des Monts et des Villages » continue cette année. Faut connaître les lieux pour accéder au stade et se frayer un chemin entre les étalages, les voitures et les chineurs, parfois chargés de trucs encombrants. Il a fallu tuyauter quelques gars qui cherchaient où pouvait bien être l'accueil… D'accord, c'est animé et d'accès à peu près possible le matin, mais autrement plus délicat le midi, en pleine affluence. L'an passé, je m'étais retrouvé étalé, vieillerie parmi d'autres, au milieu d'un stand. Le truc qui nous guette encore cette année !

 

Alors, côté conditions z'atmosphériques ?  Bien mieux que dimanche dernier, en tout cas ! Mais le soleil annoncé peine à s'extraire d'une brume assez conséquente… Du coup on zite : long ? Court ? Couvert ? Pas trop ?  Avril étant passé, on peut se découvrir, s'pas ? Mais en allant (à vélo évidemment, vu où l'on a dû garer les voitures) jusqu'aux inscriptions, j'ai les poils des mollets qui se mettent au garde à vous !  Alors, bon, en revenant m'équiper, j'opte pour des jambières (normal, quand on s'appelle Jean-Bierre, pas vrai Tom ?) (Alors là, faut oser !!! Y  a pas plus foireux comme jeux de mots ?À pleurer, non ? T'es bien d'accord ?  Mettons ça sur le coup de la fatigue peut-être…)

D'aucuns, que je ne citerai pas, sont encore en tenue hivernale, z'auront chaud t't à l'heure dans les premières grimpettes, m'est avis ! Mieux vaut une tenue « pelable ».

 

Pendant  que je m'équipais (toujours long chez moi, ça), j'ai salué les uns, les autres, des transfuges, passé chez les cyclos comme les Ouzouériens des bords de la Trézée, Anne et Actif-Michel qui partent devant, conscients d'être en petite forme en ce moment, et un bon groupe de Frapadingues plus le Montargois Stéphane. Maurice a déclaré forfait, Michel-Léopold est dans le Sud, à tirer sur son wishbone, les Abeilles de Gien-relax ne s'aventurent pas sur ces terres éloignées (j'en connais pourtant à qui le coin plairait !). Pas de nivernais… Les Castors ont roulé vendredi, d'autres aussi, ça joue aussi…

 

On est un bon petit groupe de sept à partir le long du Nohain vers les Cabets. Sol dur : ça roule bien, ambiance sympa. Photos sur une passerelle pittoresque, puis on bifurque à gauche : direction les bois de Bellary. Chemin large et doucement montant : bonnes sensations dès le départ et j'ai suivi sans problème Tom' et Stéphane. Voilà qui ajoute aux promesses d'une belle rando. On va passer dans des coins où l'on s'est rarement aventuré. Pourtant, entre les randos-Pilou et celles-ci, on a eu l'occasion de ratisser la région donzioise ! On reconnaît quand même quelques points, la chartreuse de Bellary, par exemple, mais y suis-je passé à VTT, ou est-ce que je connais ce site autrement ? Bien possible. N'empêche que c'est assez intéressant. Dis donc, Pilou, en voilà un de château, où tu ne nous as pas encore amenés ! Il y a de  la ressource!.. Ou du « potentiel », si on juge l'état du dit château.

Un raidillon, soudain : tout à gauche ! Ouin, tiens ! Si je peux ! Impossible de passer la chaîne sur le petit plateau ! Rageant et pas facile non plus de la passer à la main. Et puis, faut se relancer (merci Pharmaton !) et puis revenir, remonter peu à peu le groupe, au fur et à mesure de la longue montée, assez régulière, dans une forêt claire et d'où on sort pour arriver au hameau du Mont, le bien nommé. Ravito : on y retrouve Anne et Actif-Michel. Pas trop la frite, le Michel, entre bronchite et manque de sorties, il a perdu une belle forme qu'il avait pourtant il n'y a pas longtemps. C'est dingue comme c'est fragile, un niveau de forme physique !

Bon, petit ravito, mais on nous promet du lourd à Cessy-les-Bois. On débâche un peu : fait meilleur sur cette hauteur, la côte y est sûrement pour quelque chose, mais le soleil retrouvé aussi.

Habituellement, après un ravito, il y a une côte. Ben là, c'est une descente, dans une verte vallée dominée par les maisons ensoleillées du hameau d'Asvins, auprès duquel on passera tout à l'heure. Ça veut dire grimpette, ça ! En attendant, on est repartis, sur le bitume : descente donc, puis route de Châteauneuf et, natürlich, chemin à gauche pour la grimpette annoncée. Rien de bien méchant. Ça monte doucement, sur un sol empierré. Moi des montées comme ça... tant que tu veux ! Roule ma poule ! En haut, on marque un arrêt pour s'occuper un peu de ce sacré dérailleur avant qui refuse de faire son office, du moins sur la gauche. Avec Tom et Stéphane aux manettes, on va te régler ça en moins de…et ben non… les experts ne réussissent pas à régler le Pb. Tant pis, faudra la jouer moyen et grand plateau, appuyer plus pour monter plus, c'est tout. D'ailleurs, pour le moment, on navigue sur le haut, au-dessus de Châteauneuf. Pas de lézard. La route de Menou… On passe au Potain, ce qui donne au Pharmaton l'occasion de nous gratifier d'un « Et les Potins, ça Menou ? » de bonne tenue, comparable au : « C'est quoi le Menou du jour ? »  qui a précédé.  Heuh… question menu, ce ne sera pas un « plat » mais une sérieuse côte, là sur la gauche. On la voit bien, avec les gars qui sont déjà dedans, un peu plus haut, le long de la lisière du bois.  Je m'applique à enrouler : essayer de ne pas avoir besoin du petit plateau ! On s'élève peu à peu, entre champ et forêt, éclairés par le soleil. J'ai fait glisser les manchettes, ça chaufferait bien un chouille, tu vois. Pente un peu plus raide…ça passe… Le chemin n'est pas piégeux et je peux jeter des coups d'œils à droite sur un vaste panorama. Le regard porte loin vers l'Est, sur les hauteurs de Varzy et, au delà, de Clamecy… Vraiment chouette ! Cela vaut bien la sympathique et habituelel halte à la chapelle de « Tête Ronde ». Les traceurs se sont donné du mal, mais chapeau ! C'est vraiment plaisant. Et pas connu. Côté boue, on aurait pu craindre du gras. Il y en a bien un peu, mais concentré sur des grosses flaques, qu'on essaie d'éviter ; rien de paralysant. Z'ont même balisé des « variantes » pour contourner les arbres abattus par la tempête. Et il y en a un paquet ! Vains dieux, ça a soufflé ! Et pas des sapins, tu sais, ni des baliveaux… des chênes déjà assez mastards se sont affalés, soulevant verticalement, de leurs racines impuissantes, un mur de terre tout rond. Du coup, c'est vrai que les opérations de débardage ont parfois défoncé un brin les chemins forestiers.  Pas trop méchant, heureusement!

On dévale sur Cessy, l'eau à la bouche, avec l'odeur du boudin qui monte de la cour de l'école où est le ravito. Pas mal de monde : du coup, le ravitaillement est plus léger qu'espéré… Dommage, parce qu'on a les dents. Le chemin parcouru  a un peu marqué les organismes. Avec Stéphane et Tom on a admiré le coin Je vais te dire un truc : viens monter sur le vélo entre Donzy, Menou, Colméry et Châteauneuf, il y a de quoi se régaler ! Regarde la carte : c'est brun de courbes de niveau ! Un signe, non ?  Avec Séphane, on se rappelle l'époque où les gens de St Père organisaient leur rando à Cessy, avant de la centrer à Ménestreau… Un bail et toute une époque…

 

D'ailleurs notre groupe, reconstitué autour de la table, considère gravement la carte, justement. (pas la carte-menu, le « Menou », ça mérite pas trop, mais la carte du parcours). Certains évitent la petite boucle supplémentaire du grand parcours, d'autres, franchement usés, optent pour un retour par la route, seule échappatoire possible, si tu ne veux pas escalader les collines qui cernent le village. Eh, oui, Cessy  est un trou… Joli, mais trou quand même… Comme je fais à Tom la proposition de s'emmancher sur le grand parcours, il me rétorque que son croupion est trop endolori… Eh oui… Me reste le Stéphane pour m'accompagner sur le 49.

Petite montée dans le vallon de Bondieuse, puis on s'attaque au dernier morceau consistant du jour : la pente, « tout d'bout » comme on dit, qui nous fait nous élever d'un coup de pas loin de cent mètres. Je serre un peu les dents pour ne pas m'arrêter pour passer sur le petit plateau à la main et réussis la grimpette comme ça. Ouf ! Ensuite c'est de l'allée forestière roulante. On retrouve le parcours  de 44 et l'on se dirige vers Donzy. Pas mal, cette boucle autour de Cessy, qui a permis, à partir de deux boucles distinctes, d'offrir la possibilité de quatre parcours.

Retour à travers la forêt de Donzy, ça roule pas mal, excepté sur un coin de débardage qui tabasse un brin, impose quelques actions techniques et d'où l'on sort avec soulagement ! Les Bois de l'Eminence et leur parc à gibier que l'on évite par la route qui redescend sur Donzy. Un dernier petit bout de chemin, au même niveau que le haut du clocher et on atterrit en ville. On trouve le passage qui nous ramène non loin de notre point d'accueil, évitant au mieux le gros de la brocante. On retrouve un partie du groupe en train d'arroser machines et gosiers.

Chouette sortie : 49 km, 17 et quelques de moyenne pour 550m de D+. Et puis… on Cessy bien baladé !

 

Bon, et cette semaine ? Vendredi 8 mai, il y avait ces années dernières, une rando l'après-midi à Bannay, mais il semble que ce soit juste une rando pédestre cette année. Sinon il y a « l'Amilloise » à Amilly (= Montargis ») 25, 40, 60 km, salle des sports. Et pour le dimanche 11, c'est nada ! Si tu connais quelque chose, manifeste-toi ! Sinon on propose quoi ? D'un autre côté…vendredi + dimanche, il y a à négocier…et puis, t'as vu Tom ? Jouet + Donzy = bobo. Alors…

mardi 28 avril 2009, a 20:48
Un fidèle à Imphy
 

 

« Euh là c't'agga d'ieau, ma pour' Sandrine ! » comme on disait… Samedi, pluie continue toute la journée, t'as vu ? Que, le vendredi, t'aurais voulu garder un peu de soleil, tellement il faisait bon et beau, en conserve ?  Comment ?  J'sais pas… Tu pensais à tous ces si beaux chemins bien secs et même poussiéreux, qui se transformaient déjà sous cette pluie continue…Vrai, non ?

 

De rage, je prépare mes affaires comme si de rien n'était... Enfin, pas tout à fait : j'ai ressorti du un peu chaud, les sur-chaussures, au moins en protection, les bras longs, les jambes aussi.. Peut-être que ça va conjurer le sort et les prévisions météo (abominables !).

Et puis le matin, j'y crois 10 secondes : c'est gris, sans plus on dirait…Et puis la flaque d'eau devant la maison et la pluie qui y danse… « La pluie fait des claquettes…» qu'il chantait Nougaro, tu parles, on risque davantage de claquer… des dents…des dents, dehors même (ce coup-ci c'est du Devos, référence, quoi, et même révérence aux grands Maîtres…).

 

J'y vas-t-y ? J'y vas-t-y pas ? Pas souvent que je me la pose la question… Pas souvent non plus, heureusement, qu'il fait un tel temps au départ ! Car ça a bien l'air de nous rejouer le même coup que la veille, parti pour la journée comme ça…

Bon alors ? Tu fais quoi ?

‘tain, les mecs qui ont tout organisé et qui se demandent s'ils vont voir un vélo…Je crois que c'est ça qui me décide. Et puis, Imphy, c'est Nevers, pas non plus si loin. Et puis, si je fais l'aller-retour tant pis… Et puis, ça m'est déjà arrivé de renoncer ? Pas beaucoup, je revois même pas quand…

 

Autoroute, essuie-glaces…

Un mec me double (un 68 ??? s'est trompé de dizaine ?) avec vélo derrière. Un fou ? Je le suis  jusqu'au parking d'accueil : eh ben, il y a un peu de monde, suis vraiment surpris. Le collègue de St Parize me salue : « Je serais bien resté au sec, mais les gamins (de son école de VTT, NDR) étaient tous là ! » Et ben, c'est super ça ! Coup d'œil à la carte affichée, bien détaillée, en couleurs, avec courbes de niveau visibles, graphique des dénivelés, temps de parcours etc…Se sont donné du mal les gars ! Dommage, ce temps !

Bon allez, la petite boucle de 20 km, ça peut se faire, pour le principe. Je serai pas fondu à l'arrivée… pis faut pas rentrer trop tôt, tu connais la blague ?  Non ? Si… Celle du vététiste qui part sous la pluie, fait demi-tour et rentre, se recouche près de sa femme et chuchote:  « Il pleut des cordes ! », et elle qui répond, sans se retourner : « Quand je pense à l'autre con qui est en train de pédaler dans la boue ! »… Hé ? T'en dis quoi ?

 

Comme je ressors m'équiper sans me presser, un klaxon : le fourgon du Tom ! Faut bien qu'il y en ait un pour justifier le nom des « Frapadingues », lui, of course !

Plastique sur le dos, sous le casque, on s'arrache pas loin avant neuf heures, dernier délai pour le grand parcours de 40km, mais  tu crois que ?…

Bords de Loire et montée vers Sauvigny-les Bois. J'ai du mal à me mettre en route, c'est pas une question d'horaire cette fois-ci, alors ?

Qu'est-ce tu dis ? … D'âge ?… Attends un peu !.. Quand les « Vierzon » (des tracteurs mythiques pour les ignâââres) étaient chauds, comment qu'ils y allaient !

En attendant, le rythme du Tom' est un chouïa au-dessus du mien. Sauvigny sous la pluie : pas grand monde aujourd'hui, fait remarquer Tom', en évoquant la foule de la « Sauvignoise » (29 et 30 Août cette année, note bien !). On attaque la montée dans les bois, tu vois, sur la droite ? Euh ben ! C'est drôlement ramolli et côté adhérence… Dur, dur !.. Enfin… mou, mou, oui…

Pourtant c'est globalement assez correct : bien sûr, on est capable de réaliser, en pensée, ce que ces chemins et sentiers pouvaient être l'avant-veille seulement :  ça devait être chouette ! Et, sais-tu ? Ça l'est encore souvent ! Il y a pas mal d'eau,    de flaques, parfois très larges, c'est plus mouillé que boueux, j'entends, tu vois, de la boue bien grasse. Non, on donne dans le liquide : ça jaillit de partout ! Malgré les pare-boue, les lunettes, on en reçoit dans les yeux (aïe !) et j'ai le plastron refait ! En contrepartie, les jeunes pousses des arbres, encore toutes frêles et souples, se courbent sous le poids des nouvelles feuilles, lourdes d'eau et l'on a bien souvent droit à un doux débarbouillage à l'eau de pluie, même quand celle-ci s'arrête.

Car, quand on sort un peu des bois, du côté de la Fermeté et de Triernay, on se rend compte que le ciel est un peu plus clair et, comme, en haut d'une montée, on s'arrête débâcher : on entrevoit l'ombre du soleil !…Quoi ? Ça te va pas « l'ombre » du soleil ? Tu dis que le soleil, à l'inverse, c'est de la lumière !  Je te parle pas en physicien, mon vieux, évidemment ! Mais le disque pâlichon glissant quasi furtivement derrière les nuages, c'est un fantôme de soleil, une ombre de soleil quoi, tu peux râler tout ce que tu veux, c'est comme ça !.. Pour moi, du moins…

Et puis je vais te dire, je dois être « météosensible » j'ai retrouvé une bonne pêche, il m'a bien fallu une dizaine de bornes, un « Vierzon » je te dis.. peut-être aussi que le Tom y va moins, mais c'est une question de ressenti plus que d'autre chose. Ça boume. On n'a même pas hésité,  à la bifurcation des deux circuits, tout à l'heure, et on est partis sur le grand, comme un seul homme. Côté parcours ? Ben, on est dans les Amognes mon vieux, et comme dit le Tom', « Quand ça descend pas ça monte… », et inversement, et puis c'est joli, c'est vert et tout et tout…Et puis, même si on n'est pas bien nombreux (une quarantaine sur le circuit de 40 et il paraît, 20 sur le circuit de 20 !), on double un peu de monde…

Le grand cercle, que le parcours figure sur la carte, se referme peu à peu (c'est à peu près le même que l'an passé en sens inverse…Seulement, l'an passé, on soulevait la poussière !) une ou deux grimpettes bien senties et puis le chemin qui se fait plus boueux, plus plein d'eau, comme s'il avait plu davantage dans le secteur. Les dix derniers kilomètres sont les plus difficiles... Pas fâchés qu'on est de descendre vers Imphy, d'autant que la pluie a l'air de vouloir remettre ça. Zone urbaine, zigzags dans les rues et retour au départ : lavage, et comment ! Et... rinçage (du gosier, bien sûr, non mais !). Content d'être venu, finalement, comme quoi, hein ?

 

Bon : vendredi 1er Mai : « Jouettoise Verte » à Jouet sur L'Aubois, c'est presque en face la Charité-sur-Loire, mais de l'autre côté de la Loire, côté Cher.. pas « coûteux », « Cher » comme berrichon, quoi !

Et puis dimanche 3 : « La Rando des Monts et des Villages » à Donzy. Avec le beau temps, alors va z'y don à Donzy !

mardi 21 avril 2009, a 09:09
Gien-Sancerre-Gien : Crevés.. mais on s’est aussi éclatés !!!
 


-- Tu sais ? J'ai fait la GSG à VTT au GPS !

-- Ah bon ? On paye la CSG avec un GPS ?

-- Meuh non, banane ! La GSG, Gien-Sancerre-Gien, quoi…

-- Ah bon, vous n'avez pas eu l'impôt ?

-- Non, mais on a eu le pot, le pot d'avoir du beau temps sur 130 km, ou presque.

-- 130 bornes !!! Vous deviez être crevés !

-- Ça c'est le mot : «crevés », mais attends que j'te raconte :

 

Fait noir quand je me lève : quatre heures trente du mat'. J'avais prévu cinq, mais voilà deux heures que je me tourne dans le lit. L'importance de l'enjeu ? Ou plutôt la crainte de rater le réveil, je crois. Pourtant, j'en ai prévu deux, des réveils ! Pas question de manquer ça : Gien-Sancerre-Gien avec les copains de Gien-Relax : 120 km prévus. Je me pose un peu des questions... Cent dix, j'ai déjà fait, avec la même fine équipe, entre La Source et Chambord, tu vois, quelque chose de l'ordre de quelques dizaines de mètres de dénivelé, et encore. Aujourd'hui, avec le Sancerrois au menu, ça risque d'être une autre paire de manches !

Justement, tiens, comment s'équipe-t-on ? Il faisait bon ces jours derniers, mais pour ce que j'en vois par la fenêtre, ça a l'air humide et je dois même mettre les essuie-glaces en partant chercher le Stéphane à Myennes. Maverdaveu ! S'il faut mettre l'imper ! Mais, bon, la radio nous apprends qu'il fera meilleur en cours de journée. 

 

Le petit jour, tout petit même… les tenues bariolées des « Abeilles » Gien-Relax, les vélos, des gestes amicaux : on arrive au départ. Chacun s'affaire. Mauvaise surprise : la batterie de mon appareil photo est déchargée ! Bonne surprise par contre : le fourgon avec remorque porte vélos (au cas où) que nous retrouverons régulièrement au long (au très long même !)du parcours, permet de se décharger du sandwich de midi que nous avions eu bien du mal à glisser dans le « Camel ». Heureusement, car certains avaient carrément prévu la glacière : pas facile à transporter sur le dos ! On peut, du coup, aussi y déposer nos sacs : on y laissera nos frusques en fonction de l'évolution du climat local. Pour le moment, sans sortir l'imper, car il fait plus brouillard que bruine, on garde le plus souvent les jambières, des gants complets parfois, un haut genre veste légère, brassières et même, pour certains, des sur-chaussures ! Mais ça, c'est plus pour la protection des godasses de la boue ou de l'eau. Car ça fait vraiment humide, comme ambiance, assez doux quand même heureusement.

 

Je t'assure que ç a fait un peu drôle de partir, pas trop bien réveillé, je trouve, dans un jour qui peine vraiment à se lever aussi. Premiers tours de roue à peine sept heures passées, on quitte Gien vers l'Ouest, direction Autry le Châtel. Éric « Œil de Lynx », GPS sur le guidon, roule devant et dirige notre groupe de 19 Vététistes : les Gien-Relax, enrichis (Tu parles ! On leur a donné 5 € de participation !) de Michel-Léopold avec son Antoine et Maurice, et donc Stéphane et moi. Jean-Paul doit nous attendre à Cernoy. Cette première partie, je ne la vis pas trop bien et il paraît qu'il en a été ainsi pour beaucoup. Pourquoi ? C'est vrai qu'il ne fait pas bien bon : l'air est humide et c'est dans cette partie qu'on va le plus crotter les vélos. Mon beau « Rocky », qui est revenu d'une semaine de vacances chez Tonton Stéphane propre comme un sou neuf, ne profite pas bien longtemps de cet état exceptionnel !

On roule, appliqués, en essayant de trouver son rythme. Devant, un petit groupe se détache souvent un peu… Derrière, on suit  de façon dispersée. Je me suis fixé de rester à mi-groupe si possible et je roule en ayant un œil sur le cardio : il s'agit d'être économe de ses efforts ! On est partis pour la journée, dis ! Donc, ne pas forcer, il y aura de quoi faire tout à l'heure en approchant Sancerre, et ne pas risquer l'accumulation de fatigue et donc les crampes de fin de journée. Appliqué, je ne regarde pas trop autour de moi, le pays qu'on traverse, attentif à mon pédalage et à rester intégré au groupe. Mais vraiment, je n'ai pas de plaisir à rouler. Pas réveillé ? Nuit trop courte ? Je m'inquiète pour la suite : ça va donner quoi quand nous serons confrontés aux premières montées ? Parce que pour le moment, à part un peu de boue, des passages collants qui freinent, on n'a pas de véritables difficultés. Opportunément, deux crevaisons, l'une de Maurice, l'autre de Stéphane, vont venir faire une coupure bienvenue. Loi de la sortie type S.E.C : tout le groupe attend. Réparation de roue engluées de boue… le pied !

 On descend sur Cernoy comme le ciel s'éclaircit. Quelques bâtiments pittoresques, voire coquets, une petite place propre et tranquille. On se restaure au camion qui nous attend. Pour le moment, on est plus café  que Coca. Accueil de Jean-Paul, premiers délestages de pièces de vêtements.

Comme on repart, les premiers rayons de soleil pointent le nez et, miracle ! Les chemins sont secs ! Ça fait vite, dis donc ! En fait, il n'a pas dû pleuvoir dans ce secteur. Et pour moi, c'est comme le ciel et le terrain, il me semble renaître ! J'attaque les roins secs avec hargne et le plaisir de sentir ma belle fourche toute neuve bien réagir, je me pique à essayer de suivre les gars de devant, je n'ai plus l'impression de peiner, de m'appliquer, je retrouve le plaisir de rouler! C'est quoi cette transformation soudaine ? Le soleil ? Les chemins secs ? Le Café de tout à l'heure ? Je ne sais pas. Après tout, il est presque neuf heures, mon corps vient peut-être de se réveiller : c'est l'heure habituelle des départs de randos. Avant, mon organisme devait continuer sa nuit, je lui imposais quelque chose pour lequel il n'était pas encre prêt, je ne vois que ça…

Du coup je regarde autour de moi, profite du pays que nous traversons, cette région très bocagée du côté de Pierrefitte-ès-Bois (nouvelle halte-ravito, où l'on tombe les jambières) puis derrière Santranges, Savigny. De petits étangs, de simples flaques parfois, enserrés de verdure.Car verdure il y a mon vieux ! On vit cette période magique du printemps où les nouvelles feuilles sortent à peine des bourgeons : ça te donne un camaïeu de verts tendres, parfois soulignés d'un brin de rose des bougeons, ou d'un léger jaune. Ce n'est pas encore cette période du vert triomphant, exultant et envahissant tout, s'imposant, débordant, presque massivement… ça, ce sera pour mai et juin. Pour le moment, il y a de la discrétion dans cette manifestation du renouveau de la nature. Moi, ça me donnerait envie de m'asseoir près d'une branche et de regarder pousser ces petites feuilles. C'est émouvant, tu sais ?

 

Bon, on en est où, depuis que je suis parti dans mes considérations poético-écologiques ? Ben on progresse sans trop de mal dans cette région à peine vallonnée. Peu de relief et pourtant c'est varié, les chemins sont sympas et l'on progresserait bien  si…

…Si on n'était pas entré dans un cycle (évidemment !) infernal qui va durer toute la journée : celui des crevaisons !

Petit à petit, on va avoir du mal à faire plus de quelques kilomètres sans qu'un appel, un coup de sifflet ne signale un arrêt. Les réparations, grâce au temps et au sol devenu sec, ne durent pas bien longtemps, mais se répètent et ce, sous des formes diverses. Cela va du classique arrêt en arrière, jusqu'à la réparation qui se fait au moment judicieux du ravito, quand le camion est là avec la grosse pompe à pied qui facilite le travail, en passant par la crevaison qui se signale alors qu'un autre est déjà en train de réparer, ou, pire, juste au moment où on redémarre. On commente la technique des réparateurs, on échange les conseils, mais, peu à peu, la cible des quolibets va devenir les chambres à air latex, celles de couleur vert-bleu clair dont la souplesse permet soi-disant d'éviter les crevaisons…Eh ben, en tout cas pas aujourd'hui !  Tout ce que le peloton compte de latex va se trouver peu à peu épuisé, et l'une en particulier aura une fin spectaculaire, mais je t'en reparlerai. À la décharge des malheureux concernés, il faut reconnaître que la plupart de ces crevaisons sont causées par de grosses épines noires, auxquelles il faut bien dire que pas grand-chose ne résiste, or on se trouve souvent à passer près de haies  « taillées » dont les débris jonchent le chemin : vigilance ! Toujours est-il que, au fil des incidents, le nombre des rescapés diminue. J'en suis et l'on se fait discret, de peur, peut-être, d'attirer le mauvais sort sur soi. Bien sûr si, de temps en temps, un petit arrêt réparation peut être le bienvenu pour souffler un peu, trop c'est parfois trop et Lionel, le Président, commence à lorgner sur sa montre, se demandant à quelle heure on va enfin arriver à Sancerre.

  À Assigny, on évite le « Faît des Marnes », juste au-dessus, qui nous aurait ouvert une vue superbe sur le Val de Loire, permis une belle descente côté Sud mais imposé aussi, il est vrai, un petit coup de raidillon. C'est peu après qu'un incident d'un autre type survient : une patte de dérailleur qui casse, bêtement, dans un endroit sans difficulté spéciale. Ce n'est que matériel, mais le gars concerné en est réduit à se mettre au single speed, juste comme on aborde les choses sérieuses du Sancerrois ! Il tentera bien de continuer, mais devra renoncer dès la première côte, pour rejoindre le camion, sa remorque et un vélo de rechange, heureusement prévu par l'organisation, décidément impeccable.

 

Car, en effet, peu après Ste Gemme (que, je te rappelle, on prononce Ste GEAMME, comme « femme », na !), on a débouché en haut d'un plateau sur la colline de Sancerre. L'impression ressentie est peut-être, toutes proportions gardées, bien sûr, celle vécue par les pèlerins arrivant autrefois en vue de Jérusalem…

Cette fois, je suis en terrain connu, ou plutôt en chemins connus. Et on aborde les choses sérieuses :  une première vraie descente, près de Sury en Vaux . On va sans doute tourner à droite, pour aller vers le hameau de la Vallée et monter ensuite sa fameuse petite côte qui ramène sur le dessus. Non ? Ah bon ? Ça m'étonne de "Pieds Nus", qui a, paraît-il, tracé le parcours Sancerrois. On grimpe donc jusque sur la route qui arrive de Menetou vers Sury. Un premier coup de cul. Va-t-on continuer sur Mainbray directement ? Mais non, voilà qu'on prend la route à l'envers pour aller replonger (sur le bitume !) sur la Vallée pour aller remonter immédiatement la fameuse côte, dont au sujet de laquelle, comme disait Béru, je te causais plus avant. Du coup je shunte. Monter la côte, OK, mais descendre exprès pour aller au-dessus, ça s'apparente à du vice. Je poursuis donc la montée sur la route pour aller attendre les gars en haut de ladite côte et basta. On aura bien assez à faire plus loin, en particulier pour monter le raidillon bétonné qui nous nargue depuis tout à l'heure de l'autre côté de Maimbray. P'tit tour dans les vignes (quel bol qu'il n'ait pas plu la veille ici !). Et descente. Depuis l'arrivée en Sancerrois, je me suis glissé devant. Aussi, le temps de voir quelle option est prise dans la descente et je me lance. Cette dévalade-là, on ne la fait pas souvent, faut en profiter ! J'en passe un à gauche, l'autre à droite. C'te foot !!! La fourche neuve, c'est nickel et j'ai changé les plaquettes de devant hier. Vroum ! « Dis donc, t'es un guerrier ! » me fait, en bas, un collègue que j'ai doublé. Je rigole. C'est pas vraiment l'adjectif que je me serais collé pour me caractériser et j'en connais qui doivent se marrer.

 

Bon alors,c'te côte ?

Et ben, il faut simplement réussir à passer sur le petit plateau et puis, ma foi, chacun fait avec ce qu'il a, le tout étant d'arriver en haut. Re-vignes et on arrive au « Graveron » au-dessus de Chavignol. Arrêt réparation évidemment, mais aussi contemplation, car il faut bien reconnaître que nous nous trouvons devant un paysage splendide. Nous, bêtiaux, qui avons ça sous la main, ou plutôt sous les yeux souvent, on a peut-être tendance à banaliser, mais cette vue justifie à elle seule un voyage, et , en particulier cette sortie depuis Gien !  On en profite à loisir depuis le chemin en balcon sur les « Monts Damnés », surplombant Chavignol, avec la colline de Sancerre en toile de fond, comme on dit.  Un peu plus loin, brusque virage à droite pour dévaler en bas. Celle-là, je l'attendais et j'étais déjà devant, avec Éric. On se l'est déjà faite au coude à coude avec Manu et je pars comme si c'étais encore ça. Les petits cailloux ronds volent sous les crampons. Calé dans le creux de droite, je dévale. Au virage, je freine légèrement, malgré l'appui possible à droite, ça flottait un peu trop…Ce coup-ci, Manu m'aurait passé à gauche…

On gagne le pied des Caves de la Mignonne : à l'attaque, Sancerre ! On use encore les dents du petit plateau, pas le temps de souffler sur l'esplanade des caves et l'on enchaîne la côte du cimetière. La totale, quoi. Comme toujours la gageure, pour ceux qui sont arrivés en haut sur le vélo, est de franchir les cinq derniers mètres malgré la perte d'adhérence et la petite marche. Qui donc m'a foutu un morceau de bambou en travers du chemin ? La roue avant ripe dessus, raté !

Repas quasi gastronomique, mais en tout cas panoramique, sur la terrasse  baignée de soleil qui domine Saint Satur et le Val. Verre de Sancerre, St Estèphe... Eh ! Il n'y a pas que le sandwich ! On devait déjeuner en un quart d'heure, avait dit Lionel... En fait, on prend largement le temps : far breton, café…Un sifflement soudain, comme un pet sonore et prolongé... On se regarde : c'est quoi ça ? Le vélo d'Éric ! La dernière chambre latex vient spectaculairement de rendre l'âme ! Rigolades !

Bilan de la matinée : 70 bornes et 1000m de D+. Reste à rentrer ! Sur le plat des bords de Loire, mais quand même ! Qu'en sera-t-il de la fatigue de la matinée, du Sancerre et du far breton ?

 

Descente sur le  viaduc, que l'on traverse, la gare. Je pense qu'on va poursuivre, remonter un peu à gauche vers le bois de Charnes et redescendre vers le canal en passant sous la voie. Je m'en délecte déjà, mais non, on passe bêtement par la ville. Je tente un peu d'imposer la variante, mais ne veux pas trop chiquer au gars qui connaît trop. Passons par le port. À partir de maintenant c'est dénivelé = 0. Chaîne sur la plaque et l'on enroule. Je redoute un tempo très Gien-Relaxois, mais c'est moyennement soutenu sans plus. Comme en plus, le vent serait plutôt de trois quarts arrière, si tu trouves un dos assez large devant toi, ça beigne. Parfois un coup de sifflet : une crevaison ou un appel à la modération des tours de manivelles.Bannay, les Fouchards. Stéphane nous quitte pour rentrer direct. On n'est guère en avance, il faut reconnaître.

Les chemins du Val de Loire par Rognon, Sort, Sardat. Callé dans la roue d'Éric qui mène la danse en général, je me trouve assez dans le coup. Tout à l'heure, vers le golf. Une petite douleur au genou m'a inquiété, puis s'est estompée. Veiller à ne pas appuyer trop fort.

La Centrale, on retrouve le tracé de la Rando des Beignets, Pieds-Nus a encore frappé. Je suis passé devant pour conduire à la "musse à René"  et j'ai enchaîné. Suis surpris de me trouver avec encore de l'énergie. Rien à voir avec celle du départ !

Régulièrement nous retrouvons le camion pour une pause ravito. On récupère un peu : certains s'allongent même dans l'herbe, comme quoi le club justifie le nom de « Gien-Relax », mais le temps s'y prête ! À Bonny on passe sur la rive droite. Le petit single de pêcheurs, jusqu'à Ousson. Devant, j'ai voulu appuyer un peu pour maintenir un rythme digne du club organisateur, mais je le sens et me dis : « Après Ousson, je lève le pied ! ». En fait, on arrive doucement au Camping du pont de Châtillon. Dernier ravito. Pascal répare une crevaison (!) lente. On discute tranquille : « Dis donc, tu vas avoir à en raconter dans ton blog ! » Ben, justement, voilà du nouveau : une véritable explosion nous sidère ! Le pneu d'un vélo posé tranquillement contre un poteau et qui ne demandait rien à personne vient d'exploser !! Ce bruit !! Comme on réalise et rigole, je vois Pascal qui répare dans son coin tendre la main vers sa chambre à air qui sort du pneu : seconde explosion, identique à la première, et le Pascal qui se retrouve avec des lambeaux de chambre à air dans la main, l'air tout bête. On se dit que, vraiment, on aura tout eu côté pneus ! D'ailleurs on ne réussit plus à compter le nombre de crevaisons, 20 ? 30 ?

Sur le large et roulant chemin qui gagne Briare en suivant l'ancien canal, je me dis que les cadors vont mener un train d'enfer. En fait on maintient une bonne allure en tournant régulièrement autour de 27 à 28 km/h, que personne ne vient contester. Briare et ultime crevaison : c'est Maurice qui ferme le ban après l'avoir ouvert ce matin. Suite du chemin des bords de Loire jusqu'à Gien. Deux avions me passent soudain : tiens, l'emballage final… Suivre ? Impossible. J'essaie seulement d'appuyer un peu plus, mais je ne réussis qu'à passer de 27 à 28 à l'heure… D'ailleurs devant, on n'est pas allé bien loin. En fait on doit être tous un peu usés, et puis, il faut s'attendre pour l'arrivée. Il est sept heures du soir, on a parcouru 130 kilomètres à la moyenne (la mienne) de 18,5…la D+ n'a guère augmenté depuis Sancerre.

 

Au « Port au Bois », on y va d'un dernier verre de Sancerre. On commente : crevaisons, grimpettes, retour. On s'étonne aussi d'être parfois moins cuit que sur une rando « habituelle »: pas eu de problèmes de crampes par exemple…  Je constate avec un collègue qu'on a pu même relancer parfois en danseuse sur quelques mètres, sans sentir les cuisses se tordre en un début de crampe. Peut-être parce que nous avons enroulé sur le plat sans avoir vraiment à forcer, nous avons, ainsi, sans doute, éliminé le trop plein de toxines.

Lionel s'informe : contents ? Tu parles !  Quelle super-journée ! Et belle organisation ! Un G.S.G.  V.T.T. au G.P.S., c'est O.K…. C.Q.F.D !

 

Et la semaine prochaine ? Nous côté nivernais, on va aller à Imphy. Belle rando habituellement, dans des coins qui vont rappeler la Sauvignoise. Il y a aussi « Les sentiers verts » à  Massay (18) (attention, je n'ai pas dit « chez Massé » !)

 


lundi 13 avril 2009, a 12:36
Eux de Pâques
 

 

« Eux », ce sont  ceux qui se retrouvent sur la place de l'église (normal, il faut ce qu'il faut, en ce jour, non ?) de Bué, ce dimanche matin de Pâques. Il y a là une forte délégation de Frapadingues sous la conduite de Francis « La Tarnais » leur président et donc, Didier, « La Soudure » et puis « l'Tian » et son alter ego Stéphane. Le régional de l'étape, le Manu, né natif du lieu  comme on dit, nous rejoint vite. Il a plu la veille et le ciel est encore nuageux, mais ça a l'air de vouloir tenir, le soleil n'est pas loin, il fait plutôt bon : on a sorti les cuissards courts, mais pour certains dont je suis… avec les jambières encore ! Mais plus de sur-chaussures.

 

Tu connais Bué, non ?

Juste derrière Sancerre, un village vigneron au creux d'un véritable entonnoir à peine évasé côté sud… Te dire leurs problèmes lors de pluies d'orage ! Pour nous c'est surtout pour le moment : on sort comment ? On choisit l'option « costaud » en s'attaquant aux fameuses grimpettes sur les coteaux qui nous dominent, ou bien on fuit vers la plaine ?

En fait, on part en biais, on descend vers le bas de Bué, l'Estérille, et l'on prend à travers les vignes à mi-coteau. Surprise : le chemin, empierré, est sec et sain. Bonos, ça ! Bonnes sensations dès le départ, ça met bien dans le coup ; on vire un peu vers la pente au-dessus pour s'élever légèrement, histoire de chauffer un peu les mollets. Le coin est chouette, sans que nous soyons très haut, le regard porte depuis les collines de l'Orme au Loup vers l'Est, loin dans la plaine vers le Sud et même l'Ouest vers Avord. Seules les hauteurs de la Borne et d'Humbligny nous cachent Bourges et sa cathédrale.

Bon, point trop n'en faut et après la première petite « élévation » (!!!) , comme ça renaude un peu dans le groupe, on prend un nouveau chemin horizontal à gauche.

Mais là on change de chanson : comme on le craignait au départ, en bons pratiquants des sentiers locaux, on tombe sur cette terre de vigne qui, dès qu'elle est légèrement humide, alors que son apparence semble anodine, devient une pâte collante redoutable. Quasiment paralysant : tu as beau chercher les quelques cailloux du chemin ou les brins d'herbes protecteurs, tes pneus se recouvrent instantanément (un tour de roue suffit !) d'un manchon de terre qui bloque la roue illico. Force nous est de mettre pied à terre, de chercher entre les ceps un bout de sarment assez solide pour libérer les fourches, les haubans de leur gangue de glaise (car c'en est parfois) et de porter les bécanes jusqu'à un passage plus sain.

En tout cas, la décision est prise : on va éviter les hauteurs des Epsailles, Bué et Crézancy pour prendre l'option Veaugues puis Gardefort et Vinon.Plus plat sans doute mais on essaiera de trouver des coins sympas quand même, la région est riche et Manu, et même moi, la connaissons assez, normal.

 

Un peu de descente puis un peu de bitume pour décrasser et pour gagner le « Grand Senais » : de là le « Petit Senais » nous regarde de haut puisque le hameau est juste au-dessus :entre les deux un raidillon, assez court mais bien pentu : là c'est du tout à gauche (du moins quand on peut réussir à faire obéir une chaîne que la boue n'a pas épargnée tout à l'heure !) et un effort bref mais assez intense.  On passe la nationale et l'on dévale dans le bois de l'autre côté. Quelques flaques ici et là mais rien de méchant on se régale bien. Lisière du bois, puis on reprend à l'intérieur par un petit sentier qui monte de façon sympa au-dessus de Veaugues. Pas mal de branches tombées récemment imposent un peu de technique et l'on débouche soudain auprès de quelques vignes avec une vue sur le clocher pointu de Veaugues, à gauche. Encore un chemin à mi-hauteur dans le bois et l'on plonge vers le village pour arriver le long de la petite rivière. Pittoresque. Traversée du village, de la place devant le « Centre de Pleine Nature », ce qui génère toujours chez moi, et, j'en suis sûr aussi chez Manu, un peu de nostalgie de la grande époque de l'UM Veaugues... Enfin bon, il existe encore ce club : t'as vu mon maillot non ? Et puis je suis sur le vélo ! Je roule !.. Un peu façon « Dernier des Mohicans » je sais bien…

Allez, tant qu'on y est… retrouvons le théâtre de nos aventures locales : on a failli rater l'embranchement (maintenant goudronné au début) du chemin qui monte vers les bois de Veaugues. On bifurque vite pour arriver aux carrières. Et maintenant ? Eh ben, on fait ce qu'on veut : on marque une première pause pour quelques photos de franchissements près de la grotte puis on dévale à la hussarde pour gagner ce que Manu s'amuse à appeler le « Colorado Veauguois »… Eh ?.. Pourquoi pas ? C'est moins grand que le fameux « Colorado provençal » près d'Apt, auquel Manu se réfère, mais, la couleur du sol aidant, on peut s'y croire un peu… D'ailleurs on ne se prive pas d'en profiter.  Tout le monde, à son gré, s'amuse à chercher des passages sympas, des bosses, des trous, des montées plus ou moins possibles, des plongeons impressionnants, où l'exemple aidant, on finit par tous se lancer l'un après l'autre après, pour certains, avoir juré leurs grands Dieux que jamais ils passeraient là ! Moi je cours un peu à droite à gauche, l'appareil photo en main pour tenter de cadrer LA photo du siècle (au moins !), celle qui ferait baver les pros des magazines ? Mais, tu sais, le site s'y prête vraiment ! Faudra qu'on repasse par là sans tarder, lors d'une SEC qui partirait de Veaugues, comme on a déjà fait, on pourrait bien se prévoir un petit créneau horaire avant la rando ou au retour, pour faire un saut là-bas, c'est juste à côté. T'en dis quoi, papa ?

 

On quitte le site, un sourire jusqu'aux oreilles… On n'a même pas pris le temps de se restaurer un peu. Alors une barre, vite fait, et l'on se lance à travers champs, direction Gardefort. Le chemin est dur et on peut rouler « sur la plaque », pour tenter de suivre le Manu qui a piqué, comme il aime le faire, une accélération des familles. Faut dire que, à part une chouette vue sur les hauteurs ensoleillées de Bué, où nous étions tout à l'heure, la traversée des champs n'offre pas un intérêt majeur. On file tant qu'on zappe le changement de direction pour se retrouver sur la route, à quelques centaines de mètres de l'endroit visé. Bof, tant qu'on est sur le grand développement, on continue. Retour sur le bon chemin et montée vers Gardefort. Eh, Manu, si on prenait dans le bois ? Une petite variante…

Euh, ouais…mais un peu coton, pas bien frayée la trace, et puis, dis donc, la tempête  a fait un drôle de saccage ! Un brin de technique pour franchir les petits troncs et réussir à suivre la trace. Du coup on peine un peu à se reconnaître…. Faut prendre à gauche…Là, tu crois ? Ben, ça ne s'arrange pas : on est obligé de relever les branches pour passer. Mais on débouche sur un champ, avec le château d'Eau de Gardefort juste devant. Pas perdus... et puis, tiens, notre chemin est là-bas en lisière de bois…Un peu de tout terrain (après tout, hein ?…) et on  retrouve le chemin puis le bitume, qui s'est d'ailleurs bêtement étendu jusqu'à une petite descente qui était pourtant si sympa à dévaler… Un chemin herbeux et on arrive à Vinon. Il y a des jambes dans le groupe qui commencent à devenir lourdes, aussi, après avoir gagné le pied de Banon, on décide de ne pas monter jusqu'au « Crot à l'Âne », tout en haut, et d'éviter l'Orme au Loup. Juste un petit bout de grimpette, qui est d'ailleurs fatale à Stéphane qui casse sa chaîne. Réparation somme toute assez rapide. Après tout, on n'est pas dans la neige, loin de là ! Manu a successivement laissé tomber jambières, gants, T-shirt sous le maillot et on se demande, en le voyant se précipiter sur le bas-côté, si, cette-fois-ci, ça ne va pas carrément être le tour du cuissard !

 

On remonte doucement  vers la route, le temps de regonfler une roue devenue un peu molle et l'on attaque le petit single qui, du bas de la route de Vinon, va nous permettre de regagner la nationale, en haut. Bien sympa ce sentier, en sous-bois, étroit à souhaits, sinueux sans trop, que c'est amusant…de le descendre !!! Mais là, on le prend dans l'autre sens ! Et, sans qu'il soit très très pentu, il risque de nous poser quelques problèmes s'il est, comme c'est sûrement le cas, collant, malgré les quelques cailloux qu'on y trouve en haut et peut-être aussi à cause d'eux (de Pâques !!! J'insiste, des fois que tu n'aies pas compris !).  J'ai des souvenirs d'y avoir bien perdu le souffle, dans ce truc…

Donc, emmanchons nous (!?) dans le sentier… J'ai Manu devant et je redoute de bloquer quelqu'un dans la côte, car pas de possibilité de doubler dans ce passage. En fait j'enroule assez bien et lorsque, vers le haut, je dois rapidement poser un pied pour me permettre de suivre le roin qui est la seule trace, je me rends compte que celui qui me suit est assez loin. Je me sens plus dans le coup que la semaine dernière, finalement. Mais le tempo n'est pas le même non plus sans doute.

Regroupement en haut, traversée de la route et l'on enquille le chemin du tacot qui redescend, vers Bué. Tu sais, une ancienne voie ferrée descendante, sol roulant, pas de virages, c'est le truc que tu prends cool puis tu te mets sur la plaque et, peu à peu tu prends de la vitesse et tu te retrouves à tenter d'aller le plus vite possible, pour finir à fond. Faudrait pas qu'un lapin traverse ! Au départ on en a vu un qui donnait l'impression de courser un(e) écureuil(le) ! Les lapins quand même !!!

 

On regagne doucement la place de Bué. Belle sortie : une petite quarantaine de bornes, pas loin de 400m de D+ , à la louche, on s'est bien amusé, en plus. Du coup, on projette… on souhaite d'autres soties dans le coin… une sortie d'une journée complète peut-être, qui nous mènerait vers La Borne…

En attendant, notez la rando de Bué le 17 mai : je serai retenu, mais l'an passé, on avait vraiment apprécié !

Pour le prochain week-end, je fais un truc de oufs avec Gien-Relax,  mais lancez-vous à St Martin des Champs (89) pour la « 1ère Poyaudine » organisée par les gens de Lavau, c'est à découvrir, à côté de St Fargeau…  Si, toutefois, vous avez digéré le chocolat !

mardi 07 avril 2009, a 01:18
Annay : Un temps à aller se " Beignets" !
 

 

Les traditions se perdent mon bon monsieur ! Onques vit-on une « Rando des Beignets » sans boue, hm ? C'en devenait sans doute même bien agaçant pour la bande de Marsus à Francis, cette réputation collait au nom de la rando  comme la glaise de Puisaye  à nos crampons ! L'an passé, le grand circuit était super, mais gâché au dernier moment par de fameux passages boueux ! Tant et si bien que les Frapadingues en avaient envisagé de délocaliser (c'est à la mode) la rando, soit sur le calendrier, soit géographiquement. Te dire !

 

Et puis, meilleure solution : tâcher de trouver des zones plus dures, plus caillouteuses. Et j'aurais bien aimé cette année fouiner sur la carte et à vélo dans la région, avec Francis, pour chercher ces secteurs indispensables. Mais, cette année, je suis trop pris par les travaux de maison et  mes pénates à transporter, de 800m , mais à transporter quand même !… Aussi quand j'ai vu, dimanche dernier, les prévisions-météo annonçant une semaine printanière à souhaits, j'en aurais bien bouffé mes pinceaux et rouleaux  de ne pas pouvoir aller participer, avec le René-Coupe-épine et le Tarnais, au balisage des circuits. D'abord, pour leur donner un coup de main et puis, c'est toujours une opération sympa : la préparation, de la fête c'est déjà la fête, tu sais, comme quand on installe les projos, la sono, quand on sent l'odeur des rideaux, la poussière de la scène. Tiens, je te placerais bien encore un petit couplet souvenirs-nostalgie…la fête scolaire qu'on préparait à Couloutre, la scène qu'on installait dans la classe avec des planches d'échafaudage disposées sur de vieux pupitres, les structures portant les éclairages (des ampoules peintes à la gouache dans de vieilles boîtes de  conserves) et le rideau de scène, les tentures qui délimitaient les coulisses, lieux magiques. Et je t'assure que les cours habituels qui se déroulaient dans cette salle métamorphosée, n'étaient pas ceux auxquels nous étions les plus inattentifs, au contraire ! Tout ça comptait presque davantage que le spectacle lui-même qu'on donnait en fin de semaine devant la salle comble… Enfin je te raconte pas, Actif-Michel va encore me charrier !

Toujours est-il que je n'ai pu résister à aller le jeudi matin, les accompagner symboliquement sur la portion au-dessus de Neuvy. En culpabilisant deux fois, évidemment : une fois, parce que je ne les aidais pas assez, et une autre fois, parce que j'aurais quand même pu aller poser quelques lés de papier en plus dans la future salle de séjour au lieu de m'amuser sur le vélo !

Du coup, quitte à ne pas aider, je suis allé au bout de ma honte en participant en « extérieur » à la rando. Mais ça, avec un sol sec, je m'en réjouissais plutôt.

L'Actif-Michel, justement, il peut  bien rigoler, mais il n'était pas de la fête, enfin, de celle-là, parce qu'il a dû fêter un brin quand même ! Et puis le Michel-Léopold non plus, et toute l'équipe de l'ECC ! Il y avait de la désertion dans l'air, côté copains.

 

Ceci dit, comme j'arrive sur la place d'Annay, faut s'employer pour trouver une place pour la voiture ! Bon signe ! Pourtant, j'ai cherché à arriver assez tôt pour profiter un peu de tout le monde : une bise ici et là, des poignées de main un peu partout…Ça rigole déjà autour du café-viennoiseries. Francis s'affaire ici et là et chacun semble à son poste. Côté marcheurs, c'est la foule aux inscriptions et puis les vététistes arrivent. Le Stéphane de Montargis et une belle brochette de Gien-Relax, presque un essaim d'  « Abeilles », quoi.  Manu (encore  un ! l'UM Veaugues était riche de « Manus » !) nous hèle et se prépare vite pour se joindre à Stéphane et moi quand nous décollons, avec le groupe de Gien-Relax…Hé là ! Je vais où, moi? T'as  vu l'équipe ? Le Manu Vatan, c'est un rouleur, le Stéphane, je t'en cause pas... et puis si on  se mêle aux Gien Relax !!! Je te le dis, moi, j'ai, vite fait, mis en route le cardio : va falloir  contrôler !

 

Direction Neuvy quasi directement : la montée douce qui sort d'Annay, après le cimetière, ça fait déjà drôle de la trouver aussi sèche : du jamais vu, presque. Le single entre la Vrille sûrement glaciale encore et le barbelé, la passerelle et l'on se lance dans la montée vers Gardefort : pour un test, c'en est un. Je la connais bien cette montée, alors pourquoi je suis parti à ce rythme là-dedans ? Parce que ça allait bien ? Dans la première partie, oui, mais la fin m'asphyxie un peu. Faut pas que je m'occupe du reste du troupeau et que je monte à ma main. Point barre ! Coup de bol, mon téléphone sonne : c'est l'Actif-Michel qui doit l'avoir saumâtre un peu de ne pas être sur le spad par ce matin de printemps et qui nous fait un petit coucou à son lever (Déjà ? Il est à peine neuf heures !). Du coup, je reprends mon souffle et me ça me donne une excuse pour ne pas avoir à essayer de suivre le train des rouleurs rayés jaune et noir. On suit un peu la voie ferrée puis on dévale sur les bords de Loire pour rejoindre le point de ravito, près du pont, un point très « Centrale » n'est-ce pas puisque quasiment au pied des deux grandes tours de refroidissement, sur la rive en face. C'est le mot, en effet, puisque c'est d'ici que partent deux boucles : l'une qui fait l'aller-retour du pont de Bonny, de part et d'autre de la Loire et l'autre boucle qui va monter un peu au-dessus de Sury-près-Léré et Belleville. On peut faire son menu à la carte, quoi... Justement, côté menu, la table est tenue par des pas tristes :le Tom, Pharmaton, Christophe, ça ne génère pas vraiment l'ennui (voir le Dudu en train de mettre en scène ".. et la tête sous le robinet !!!"). Du coup, peut-être qu'on s'attarde un peu plus que la normale. De plus, du côté de la centrale, en gars qui connaissent le coin, on ne fait pas trop gaffe au balisage et l'on commence à se planter. Pas trop mais, on gagne du temps, tout ça (!) .

Chemins roulants du Val, bon rythme mais dans lequel j'ai du mal à être à l'aise... Pourquoi ? va savoir ? C'est la côte de tout à l'heure que je n'ai pas digérée ? Je ne réussis pas à avoir la niaque.  Bien sûr, on se grimpe le coteau en face, une fois, puis deux. Cette fois-ci je ne me fais plus prendre et ne regarde pas trop les roues des deux jeunes devant moi qui me prennent logiquement quelques longueurs dès que ça s'élève un peu.  On reste un peu en haut, des cyclos nous croisent sur la route, repèrent nos maillots, à Manu et moi : « Salut les gens de Veaugues !». Hé, ben !… Dans le dernier « Régional de Cosne », un article sur la rando de Pouilly saluait : « la participation importante du club Veaugues… » ! On remonte dans le temps !!!

Un passage un peu à l'ombre…Eh ? C'est de l'humidité ça ? Les roues marquent sur quelques dizaines de mètres ! Pour qu'on repère ça, c'est te dire si le reste est sec ! Sec et caillouteux, comme la descente délicieuse qu'on se fait juste après . On remonte tout de suite ? Ça a failli ! En fait, on regagne Belleville puis le pont et retour au ravito. C'est pas mal  ce système de boucles en trèfle (c'est de saison !). Non seulement on peut choisir son parcours, mais, en plus, on croise les uns et les autres, des qui partent, ou repartent, d'autres qui rentrent, des gens qu'on n'aurait peut-être pas aperçus sinon. On a ainsi salué Pilou, remis, un pars habituellement plus matinal que nous. T'as compris que la halte est encore une fois, peut-être, un peu plus longue que raisonnable.

 

 On rattrape le retard (quel retard, après tout ?) sur la boucle des deux rives où l'on roule sur la plaque presque tout le temps, sauf au passage de la « musse à René », bien sûr, et un peu après. Je me trouve un peu plus dans l'allure. RAS sur cette boucle à part un « bunker » de sable caché juste après une bosse et où Manu a bien failli plonger !

Troisième passage au ravito, qui commence à être pas mal dégarni (sauf la « Trousse-pinette » de dessous la table qui assure encore). On a un peu l'impression de faire l'arrière-garde.… Pourtant, je témoigne que ça roule, non ? Alors quoi ?

 

Aller on rentre ! Passage sous la nationale et la voie ferrée et on pénètre dans le site du parcours de santé (?). Un beau talus, en sous-bois, avec des chemins et sentiers en tous les sens : sens du haut en bas surtout, d'ailleurs.. Enfin, non, vu  le côté par lequel on arrive, c'est plutôt de bas en haut !!! On l'a parcouru bien des fois, ce secteur, du temps du Grand Jean-Pierre mais, l'autre jour, on y a découvert encore un single inconnu, que j'ai trouvé génial. Le problème c'est que, maintenant, faut le prendre dans l'autre sens, et je peux te dire que là, c'est petit plateau d'autor ! Comme quoi, sur cette rando, on aura tout usé, du grand au petit. C'est ce qu'il faut, non ? Comme on aborde le sérieux, je m'aperçois que le Francis est revenu flécher une variante moins inhumaine ! Dommage, non ? Je voudrais bien savoir combien auront eu la franchise (si, si, j'appelle ça comme ça !) de voir la bonne direction et faire le vrai passage ! Déjà, tu vois, le Stéphane, il était parti en biais, qu'heureusement je l'ai rappelé à ses z'obligations, ah, mais !

Eh ben, quoi ? Ça se monte ! C'est pentu, OK, mais pas bien long. C'est vrai qu'il faut un peu charger la roue avant qui a tendance à se prendre pour une montgolfière et sans soulager trop celle de derrière que tu t'ingénies à faire tourner à force de jus de mollet. Un petit replat et l'on continue le même genre de raidillon, en un peu moins pentu, mais assez délicat à négocier parce que juste  côté de petites marches (qu'empruntent, en plus, un groupe de marcheurs !). Le Stéphane, comme tu peux voir, il te monte ça quand même sur la roue arrière ! Il va même « faire la descente » un peu plus loin, en dévalant sur l'étang de Marvy ! Eh ben, dis donc, Stéphane !!!

Voilà, encore un peu de plat, puis une montée longuette au bord de l'autoroute et l'on est presque arrivé. Le temps de récupérer un gars à la dérive, de rater du coup nous aussi bêtement le balisage et l'on retrouve le bon chemin en haut de la dernière descente. Je bousculerais bien, tout juste, deux au trois vélos qui abordent la zone avec circonspection, mais comment  rater ce dernier toboggan, plein de roins qui se croisent, de feuilles sèches, que c'en est un régal ? Zou !!! Eh, attends, là, ces trente centimètres brun foncé, dans un creux d'ornière, c'était pas de la boue ? Le seul passage du jour, si on peut dire ! Parking d'arrivée : encore un bout de conversation avec les Zabeilles qui remballent et l'on se pointe juste pour vérifier qu'il reste bien encore (cette année) un peu de Kir pour faire passer les beignets !

 

Bon, là encore j'aimerais bien m'attarder encore. On "bilane" : 400m de D+ , 56 km à 20 de moyenne, comme beaucoup sans doute aujourd'hui.  On commente : « Faudrait prévoir deux circuits, que dit Francis, on choisirait au dernier moment, en fonction de la météo… » Il regrette presque de ne pas avoir repris celui de l'an passé… Sûr :  personne l'aurait reconnu. On l'aurait peut-être même trouvé roulant ! Un comble !

 

Bon, dimanche c'est Pâques : alors pas lerche d'organisations : Vienne en Val (45) pour les gens plus au nord, sinon rien dans le coin... c'est… cloche ! (oui, je sais, j'ai honte, mais je pouvais pas le laisser de côté, celui-là,  t'es bien d'accord !). Sinon, le Manu de Bué descend de sa région parisienne et propose un tour en Sancerrois. On en recause ? 

mardi 31 mars 2009, a 09:17
Pouilly : "Les Pas courts du qu' heure (d’été)"
 


Bon, ça s'arrange pas, je sais… À part ça ?


À part ça, eh ben, voilà : comme je t'ai dit, pour rouler ce dimanche, on avait un « Parcours du Cœur » à Pouilly, tracé par les « Castors Furieux » locaux. Pas mal, mais vingt bornes… alors Actif-Michel avait proposé : « On part de Cosne pour aller à Pouilly, on fait la boucle et on revient » Euh… oui, bien sûr, mais ça fera une bonne cinquantaine de bornes, ça …Mais il avait trouvé que, en prévision des étapes de la GTMC, il fallait commencer à faire de bonnes sorties. Alors, pourquoi pas ? On lance l'invite aux « Frapadingues » et on se dit RV dimanche matin départ huit heures.

Sauf que ça faisait sept heures du mat' de la veille, vu qu'on avançait (normalement !) les montres z'et autres réveils d'une heure dans la nuit, passage à l'heure d'été obligeant !

 

Doncques, nous voilà quelques transis ce dimanche matin sur un parking de Cosne-Sud, aux aurores, guettant l'arrivée des copains, d'une part, et les premiers rayons du soleil d'autre part, car il pèle un peu encore et l'on compte bien sur le Mahomet pour nous chauffer un p'tiot peu…

Christophe est déjà là, arrive le Franck, puis Didier qui tombe des nues en apprenant qu'on part pour Pouilly, lui qui croyait à une petite S.E.C dans le coin.. . Il commence à se demander quel plan on lui fait là… Francis, le Tarnais, arrive à son tour avec déjà quelques km dans les pattes et mon téléphone sonne une première fois…Devine ?  Ouais, t'as compris que c'est le Tom' qui vient de se faire sortir du lit par le Pharmaton et qui est à peine sauté dans le cuissard  et est en train de charger son bô nouveau vélo dans le fourgon. Il arrive dans deux minutes.
On, patiente donc un quart d'heure dans LE rayon de soleil qui passe par-dessus les blocs de magasins.

Évidemment, comme prévu, le téléphone sonne une deuxième fois : Actif et Anne qui nous attendent un peu plus bas près de chez eux et viennent aux nouvelles. On guette : le fourgon bariolé arrive, en sortent le Tom', le Pharmaton et un beau « Cube » tout flac, qui sent encore la peinture, mais ça vient peut-être du fourgon, en fait. Le temps d'admirer et on est partis. On récupère Anne et Michel et… direction Villechaud, puis Pouilly !

 

Comme on sort des bois à la Roche, Actif Michel se plaint d'un drôle de bruit puis s'arrête : crevaison, vite réparée, trop vite même puisque, sur la petite route du val où l'on vient juste de se mettre sur la plaque, on s'arrête de nouveau pour le même motif. Ben, oui, faut pas oublier d'enlever l'épine  (de ch'val ou d'ours, c'est pareil, en tout cas elle est noire !). Tu crois qu'on sera à neuf heures à la Maison de Loire, comme prévu ? Mais bon, c'est plat, on fait un bon bout de route et on y emmène bien. Tellement d'ailleurs que Michel vient devant demander qu'on lève un peu le pied pour Anne… avant de prendre la tête et d'emmener tout le monde, va comprendre !

 

Maison de Loire, inscriptions, on retrouve le Castor Juju, et l'on a à peine bu le café que la bande est déjà là-bas au bout du quai de Loire vers le sud de Pouilly. Faut déjà ramer pour recoller. On passe sous l'autoroute et  l'on s'élève en lisière de bois par un chemin très sympa au-dessus du hameau de Charenton. Bon, là t'attends le couplet  « Nostalgie, quand tu nous tiens… » Vu que, dans le hameau, on aperçoit le toit (mais il est où, au fait ?) d'une grande et belle maison que j'y ai construite dans une autre vie, mais ça fait un fameux bail !

Ben raté, je t'en parlerai pas plus, vu qu'on a déjà bifurqué sur la gauche pour monter un peu et revenir vers le bourg de Pouilly. D'ailleurs j'ai des plaques rouges qui me viennent de partout, ça me gratte et je tousse… Allergie ? Hmmm, c'est qu'on doit s'approcher du collège ! Par chance, la vue en est cachée par le gymnase et l'on tourne à droite pour prendre un chemin de vigne qui nous éloigne en montant doucement vers le Bouchot. Suis dans les premiers en haut, mais je ne tousse plus ! Chouette d'ailleurs, ce chemin, tu l'as remarqué, c'est sûr, quand tu passes sur l'autoroute près de Pouilly : y aurait pas les glissières de sécurité, sans t'en rendre compte, tu obliquerais dessus, tant il est tentant. 

En fait, tu crois souffler en arrivant au Bouchot mais le Juju, il ne nous arrête pas là : on continue le long de la vigne, en bord de route (que l'un d'entre nous, dont je tairai le nom, ose emprunter !). Là bas, Anne, loin devant, franchit la route et continue de monter entre les vignes. Elle a profité d'une brève halte tout à l'heure pour partir devant et, depuis, on ne réussit pas à la rejoindre, c'est marrant comme ça booste, d'être devant les autres, t'en connais pas un comme ça, toi ?

Toujours est-il qu'on s'élève au-dessus du Bouchot, en direction de St Andelain. C'est régulier et ce chemin de pierre entre les vignes est un vrai plaisir. Là-haut, une voiture et un groupe de personnes qui nous voient arriver de loin : le ravito. Belle vue sur la Loire, Pouilly et juste en dessous, les pointes des tours du château du Nozet, on n'en sort pas des châteaux, ces temps, qu'est-ce qu'on devient rupin !

 

Encore un bout de côte pour atteindre le bourg de St Andelain. Arrivé là, on est sûr d'une chose : ça va forcément descendre, vu qu'on est monté sur la butte (avec un  « B », hein !!!).  On fait ça en plusieurs temps et quelques zigzags qui nous font passer par les Berthiers (quoi ? oui, ça fait un peu « route des vins » notre affaire, c'est vrai). Encore une montée assez longue mais bien régulière, le long de l'autoroute pour arriver au-dessus de Pouilly.  On descend par la voie romaine ? Mais non, Juju a trouvé beaucoup mieux : une descente en direction du petit passage sous la voie ferrée : un miel, je te dis. On s'y tire la bourre, le Juju, le Tom' et moi : les roues dansent sur la caillasse, évitent les gros cailloux, les roins piégeux, prennent des appuis sur l'extérieur des virages ou cherchent à plonger dans l'intérieur, pour enrhumer celui qui précède. On sort du boyau humide et sombre qui passe sous la voie ferrée, heureux comme des gamins… Quel pied ! On serait bien plus essoufflés qu'après une montée !

Reste encore un super plaisir : le sentier de découverte qui serpente dans « l'île de Malaga » : il est bien sec, dégagé, c'est un régal de tourner, virer, dans la végétation. Dis donc, le Tom' il aura eu un vrai parcours de test de son spad, entre les montées, les descentes (ça avait l'air d'aller de ce côté-là, m'a semblé !), le plat roulant, et maintenant la maniabilité !

On sort du sentier devant la Maison de Loire : l'accueil est à la hauteur de la réputation locale : les bouteilles sont ouvertes et c'est une vraie dégustation comparée qui s'opère. « T'en penses quoi de celui-là—Lequel ? le 2006 ? Non, cette bouteille-là ! » Et ainsi de suite... On se sauve quand ils se mettent, devant notre enthousiasme, à sortir les toasts… En fait on n'est plus que deux quand on met le nez dehors, le reste de la bande est déjà reparti sur la route qui longe la Loire, vers Cosne : personne en vue. Du coup nous voilà, nez dans le cintre, plus gros développement possible et hardi que j't'appuie ! Les loges, personne encore, les vaches ! z'auraient pu attendre ! Les Girarmes, rien encore en vue ! L'ombre du Tom', sur la route, m'indique qu'il est dans ma roue, mais ne relaie pas le cochon ! Comme on prend le petit chemin le long de la voie ferrée, je vois le groupe, au bout. Les chameaux ! (je veux dire par là : ceux qui sont restés sobres » !). Sans baisser de rythme, je double et passe devant. On me dit « Et Tom' ? » « Ben, il est dans ma roue ! » Ils voient pas ? En fait quand on marque la pause au petit bourg (tout petit !) de Tracy, près de l'église et du château (encore ???), je me rends compte que le Tom est largué. On reste trois à l'attendre : et s'il avait un pb ? Dame, il en aurait bien un : les crampes ! Le vin blanc, tu crois ? Booof, il n'en a pas tellement bu plus que moi, non ?

 

Du coup il faut de nouveau chasser pour rejoindre le reste de la bande qui grimpe la petite côte sortant de Tracy. Ça deviendrait bien une espèce de retraite de Russie, notre affaire ! Chacun fait ce qu'il peut pour rentrer. Le Pharmaton a déjà choisi la route la plus plate, dans le val. Tom' et Christophe suivent derrière et vont choisir de rentrer par la route de Villechaud.

Moi j'ai les dents encore. Je voudrais bien passer par un autre chemin que celui de l'aller. J'essaie de proposer une variante, mais ça monte un peu… pas d'écho. Du coup, je ne résiste pas et part en franc-tireur. À moi le petit chemin caillouteux qui monte vers « Les Froids ». Oh, t'imagine pas que je déborde d'énergie ! Je marche plutôt à l'ivresse des chemins secs, je voudrais  rouler et encore rouler là-dessus ! Depuis l'automne qu'on attend ça, depuis le Rallye des Vignobles, en gros… alors, tu parles ! Je redescends vers les bois de Villechaud en appuyant un peu pour tenter de retrouver les autres. Je les rejoins peu avant la salle des fêtes, juste comme Francis part de son côté, par un chemin plus court pour rentrer chez lui. Je tente de nouveau de faire passer tout le monde par le sentier des bords de Loire, mais non, je suis seul à m'y lancer. Comment peut-on laisser ça de côté ? C'est fait pour le VTT, le spectacle de la Loire est évidemment magnifique et, ce qui ne gâte rien, on y est assez à l'abri d'un petit vent contraire pas très chaud, alors…

Je remonte vers la ferme de Port Aubry, quand je vois les autres passer à 50 m, Michel et Anne partent de leur côté, ils sont arrivés et je les hèle sans succès. Je rejoins Didier et Franck  puis Tom' et Christophe qui remontent vers notre parking : devant, nous voyons le Pharmaton qui y arrive tout juste. C'est rigolo qu'en ayant suivi trois  ou quatre chemins différents nous arrivions quasiment ensemble !

Vraiment belle sortie : la boucle (et les verres) de Pouilly étaient un vrai plaisir. Un total de 60 km, 400m de D+ (eh, oui, quand même) et quasiment 20  de moyenne mais avec pas mal de route !

Les amis, je vais vous dire un truc : on annonce du beau temps ! Si !si ! On va donc se faire une « Rando des Beignets » sur sol sec dimanche prochain ! Le panard, non ? Faut pas rater ce déplacement, les « Frapadingues » ont prévu des circuits côté Ouest, vers le Cher. Astiquez le biclou, et comme on a peut-être des chances de mettre le cuissard court … rasez les papattes et piquez l'autobronzant de madame !

mardi 24 mars 2009, a 08:44
Donzy : « Les Châteaux de la Gloire »
 

 

Mais c'est quoi ce titre ??? Hein ? N'importe quoi !.. Oui, oui, je sais... et alors ? Ça sonne non ? Et puis, les châteaux, t'es d'accord ? Bon, et puis la « gloire » au lieu de la « Loire »… allons, le Pilou, il est pas glorieux, dans ses réalisations ? Et puis il y avait du populo à sa rando de l'école, hein ? Alors, chipote pas, laisse-moi mon délire…

 

C'est vrai que le Pilou, il s'est piqué au jeu et que, depuis qu'il nous a fait un ravito dans la cour centrale (carrément !) de l'énorme forteresse de La Motte-Josserand, il y a quelques années, il a tenu la gageure (c'est mieux que « challenge », non ? Enfin, tu choisis, raye le mot qui ne te plaît pas), le défi, donc aussi si tu veux, de nous accueillir au ravito dans un château de la région. Faut le faire ! Et, tout en étant du coin, je ne pensais pas qu'il y aurait autant de possibilités ! Car chaque année il nous a trouvé un nouveau castel ! Attends, je réfléchis… La « Motte-Josserand » à Perroy, le château des Granges à Suilly-la-Tour, un petit manoir près de Vielmanay (d'où le nom peut-être ?) et cette année Villiers… Eh, Pilou, et le château de Couloutre ? Je le veux, celui-là ! C'est le mien, là où ce que j'allais chercher le lait avec ma laitière en alu, à pied, le soir. Tu sais, la laitière pleine de lait que l'on faisait tournoyer au bout du bras, pour impressionner la copine qui venait faire le trajet avec toi, à la tombée de la nuit… Le château, je devrais dire LES châteaux, car il y a l'ancien, devenu ferme, et le plus récent, entouré de douves…Tu comprends qu'il me faut revenir là-bas ! On n'en était pas loin cette année…

 

En tout cas, ce dimanche matin, on est tous fidèles au rendez-vous, malgré la rando de Tracy, venue se greffer bêtement sur le même jour. Tu parles qu'on se régale déjà : on connaît la qualité des tracés du Pilou :  il va y avoir LE château du jour, donc, et puis, SURTOUT, il fait beau, mon vieux, mais beau ! Un soleil qui, depuis plusieurs jours, doit avoir séché les chemins, ça va être la première vraie rando sèche de l'année. Justement, en arrivant au-dessus de Donzy, tout à l'heure, le soleil passait l'horizon et éclairait en un contre-jour d'école (forcément !), la brume bleue qui baignait la vallée du Nohain et d'où émergeait la silhouette de la vénérable tour de l'ancien prieuré de Donzy-le-Pré. Un choc esthétique, je te dis. Et il y en a qui se demandent ce qui nous pousse à nous lever si tôt !…

Par contre il ne fait pas chaud ; on annonçait des moins six, voire plus, à Nevers ce matin et je confirme un moins deux ici, moins glacial mais quand même. Du coup c'est hétéroclite dans les tenues : dans les gars qui se préparent, ça va du cuissard court et presque T-shirt à la veste thermique et sur-chaussures, mitaines et gants fourrés, il y a de tout. C'est vrai que l'on se dit que, en fin de matinée, avec quelques grimpettes en plus, il va faire bon sous les maillots mais en attendant… J'enfile-t-y la veste ? Ou ben le maillot ?… Un rayon de soleil qui passe les toitures me décide : pas de veste.

Bon, tour d'horizon : Actif-Michel et Anne sont là-bas, j'ai vu passer Maurice et Christian et l'ECC est complétée par Michel-Léopold, qui vient d'arriver. Se pointent aussi les Frapadingues en force et même Stéphane.Pas de Gien-Relax : trop loin pour eux ? Et puis ils ont leur « TransCoralie » en interne. Ils nous enverront peut-être des cartes postales de la Coralie ?

Cour de l'école, inscriptions, salut à Maître Pilou et coup d'œil avec lui à la carte, comme on ferait au resto, en somme, c'est quoi le plat du jour ?…Il a même affiché l'adresse de ce blog ! Salut à toi qui, grâce à ça, viens lire mes délires !

Plus de quarante bornes, même si on a la promesse d'un sol sec, mieux vaut ne pas pater : en route ! On est un bon groupe, auquel s'est joint Pascal, un ancien de Veaugues (ça fait cinq maillots verts, on s'y croirait !) et un sien copain. On quitte Donzy par un petit chemin sympa qui s'élève vers le nord, jolie vue. Passage dans la cour d'un gros domaine, (le Pilou a l'art d'obtenir des autorisations !) et l'on se lance à travers la campagne, direction Perroy, en gros. On se dit que tout cela, on connaît, entre les randos de Pilou et celles de l'ES Donzy, on est souvent passé par ici. Pourtant on prend soudain un petit chemin bordé de broussailles, un sol sec et caillouteux comme dans le midi, miam ! On passe entre deux hauts talus, un pont au-dessus : mais c'est le passage de l'ancienne voie ferrée ! Ce n'est pas très long, mais c'est génial ! Après ce petit crochet qui valait le coup, on reprend notre cap initial et, en débouchant d'un bosquet, on se prend en pleine poire la vue sur les grosses tours et les lourdes murailles de la Motte-Josserand. Simple passage, sans arrêt particulier cette fois, et l'on s'éloigne par le joli chemin montant dans le petit bois en face et qui file sur Perroy. Au delà, on retrouvera la trace de l'ancienne voie ferrée de Clamecy à Cosne, c'est roulant et ça file…bon train natürlich ! Le chemin traverse de vastes étendues : heureusement que le sol est sec, sinon ça rappellerait douloureusement le retour de la « Décrasseuse ». Mais là, on peut profiter du soleil, de la vue aussi, vers l'arrière où l'on guette les plus gros rouleurs des « Frapadingues » dont on pensait qu'ils ne tarderaient pas à nous rejoindre… Mais on appuie pas mal quand même aussi ! Une petite chapelle entrevue dans la cour d'un gros domaine, auprès duquel on passe.  e cherche à montrer, devant, à mes collègues, les hauteurs de Bouhy, où avait lieu une belle rando la semaine dernière, mais l'horizon est brumeux. Deux hameaux familiers : mais c'est la « Bécasse » et la « Gueule du Four » ! On est au-dessus de mon village, Couloutre, dont le clocher émerge la brume, là-en dessous… On n'en verra pas plus et l'on file vers le domaine de Lativeau où tout le monde reconnaît le chemin que l'on suit pour la Rando des Gâteaux de Riz et de Semoule » de Ménestreau, la traditionnelle sortie de début janvier. On va passer carrément dans le village en question pour escalader, en face, la bosse du Minerai  et s'enfoncer dans le bois du même nom. On grimpe pendant un bon moment, avec le plaisir de retrouver des chemins sympas et l'on débouche presqu'en haut de la côte des Grandes Herbes, une route dont les deux ou trois lacets nous faisaient nous imaginer autrefois, mon frangin et moi, qu'on escaladait un col du Tour de France, au moins. On s'y affrontait, façon Anquetil et Poulidor dans le Puy de Dôme…

Délice d'une petite descente, suivie d'un bon  coup-de-cul, encore et l'on glisse doucement vers Villiers et son château et, donc, le ravito ! Enfin ! C'est vrai que nos estomacs l'ont pas mal attendu  et que les derniers kilomètres en ont été d'autant plus durs.

On profite donc du moment, de l'abri ensoleillé au pied des murailles, près d'une mare pittoresque. On admire les toitures dont on a suivi la réfection, au cours des années précédentes, chaque début janvier. Petite visite dans la cour intérieure pour admirer une tourelle octogonale et une belle arche. Ça a bien l'air d'une authentique ancienne forteresse…

 

Comme nous repartons se pointe Michel-Pieds-nus, et notre groupe se scinde un peu. Avec Michel-Léopold, nous attendons Pieds-Nus qui s'est sustenté juste le temps d'une photo ! Les autres sont partis un peu devant sur le chemin qui suit le talweg d'un vallon bien sympa, en montant, doucement d'abord, puis un peu plus sérieusement dans la forêt. Quelques gymnastiques pour passer dessus, ou dessous, ou autour d'arbres abattus sans doute lors des coups de vent de cet hiver. On a quitté les chemins connus et l'on suit une « Pilou's trail » pur sucre, avec le vrai plaisir de la découverte : jamais passé par ici ! Je me repère vaguement, selon la direction générale et en fonction des routes traversées, mais je me demande quand même où on est exactement. Un chemin légèrement descendant, à l'orée du bois, baigné de soleil. Régal. Fait du bien de le retrouver celui-là, parce qu'en sous-bois, faisait parfois un peu frisquet, malgré un parcours parfois exigeant.

Bon alors, on est où, là en sortant ? Ce hameau… Les Pénissiaux ! J'en connaissais surtout les quelques maisons plus bas, au bord de la route, vers laquelle on descend, pour prendre, juste avant, ce chemin, souventes fois parcouru, qui longe la Talvanne et qui peut mener, direct, à Donzy.

Mais le Pilou nous a encore réservé un dernier épisode : on quitte le val de la Talvanne pour prendre la direction de Cessy-les-Bois. Avec Actif, on regarde autour : ben oui, pour quitter le vallon qu'on vient de prendre, il n'y aura pas d'autre solution que grimper, nécessairement. Justement, on vire à droite et ça s'élève d'un coup. Hue donc ! Michel (Léopold) évoque les grimpettes qui nous attendent en Juillet entre Clermont-Ferrand et Sète, et que j'ai franchies, il y a douze ans : « Ça grimpe comme ça ? »…Ben ouais, mais plus longtemps, mon Michel ! Lui qui bosse depuis une quinzaine sur les réservations aux étapes, faut pas quand même que je le décourage !

 

On traverse encore la forêt dans un coin inconnu. C'est varié, parfois délicat et technique : roins, branches de sapins jonchant le sol (et encore, le Pilou, il s'est coltiné d'en ramasser plein avec ses petites papattes !). Et puis, soudain, on débouche sur les ruines de l'Épau ! Attends, j'ai pas dit l'E.P.O ! Tu fais une fixation, c'est pas possible ! Moi, je suis en plein choc émotionnel, successif à l'arrivée sur ces ruines d'une ancienne abbaye cistercienne, au-dessus de la Talvanne, et toi, tu divagues… C'est vrai que le nom du lieu prêterait (et même prêtre-rait en l'occurrence) à des jeux de mots laids : genre « on a l'Épau d'arriver là », « il ne faut pas vendre l'Épau de l'ours » et j'en passe des bien pires !

Bon ? Je te refais une séquence souvenirs ? Dans mon enfance (te dire s'il y a longtemps !) ces ruines émergeaient à peine de la broussaille, romantiques, tu peux pas plus … Alors tu parles ! Et plus, elles figuraient sur l'étiquette des coulommiers qu'on fabriquait (si ! si !) à la laiterie de Couloutre... Bon j'arrête là... Ben, justement, oui, je m'arrête, je prends le temps de quelques photos, de m'avancer un peu près des vieilles murailles  et de lire  un petit historique que le proprio actuel a sympathiquement disposé près d'un cubi de rafraîchissement, avec un petit mot d'encouragement. Il faut dire que le chemin et le lieu sont privés et ouverts spécialement pour nous aujourd'hui ! Démerde, le Pilou, non ? En tout cas, il m'a fait là un chouette cadeau !

 

On rejoint vite le chemin du bord de Talvanne et l'on  regagne vite Donzy. Quarante-six kilomètres et 500 m de D+  à bonne allure.

On discute de tout ça autour du pot largement offert. Lots à chacun, ça va de la casquette à la sacoche et passant par un tablier des plus seyants pour Actif-Michel (voir son blog:  http://michel120254.skyrock.com/)

Rendez-vous le 5 avril chez les Frapadingues pour la Rando des Beignets à Annay (58). On en reparlera, c'est indispensable. Mais avant ? La semaine prochaine ?  Alors que ces derniers dimanches, il fallait se partager et hésiter entre deux randos (Les Aix et Argent, Bouhy et Henrichemont, Donzy et Tracy) Voilà que le 29 il n'y a rien… Malin !

Enfin, si: les « Castors Furieux » de Pouilly font un circuit pour les Parcours du Cœur au départ de la Maison de la Loire, un petit 21 km, mais on est en terres connues et l'on pourra allonger la sauce sur place. On se dit là-bas ? Ou alors cherche dans ton coin, il y a peut-être aussi un « Parcours du Cœur ». Romain m'a signalé quelque chose au-delà de Bourges, dans l'Indre, mais je n'en sais pas plus ; il y a aussi une rando à St Jean de Braye (45). Loin pour moi, tout ça ( !) Bref, au p'tit bonheur la chance… Bonne semaine !

 

mardi 10 mars 2009, a 12:05
Les « Coteaux de Morogues » : Chez l’ «Ex » des Aix
 


Eh oui, dans l'équipe de l'ADL des Aix d'Angilon, qui organise les « Coteaux de Morogues », œuvre (et pas qu'un peu) l'Ex-président de mon club U.M.Veaugues dont il fait toujours partie, heureusement. Ce Manu-là, j'en suis sûr, nous aura trouvé un tracé à la hauteur et… en hauteur aussi !

 

Justement, les hauteurs de Sancerre, quand je pars ce matin, on ne les voit pas, cachées qu'elles sont par un ciel bas : sûr que du côté de la Borne, c'est pareil ! Mais bon, il ne pleut pas, comme les différents bulletins météo nous l'annonçaient depuis plusieurs jours, c'est déjà énorme. Toutefois, sur l'aire de départ, on s'interroge bien un peu sur l'équipement à prévoir. Difficile de ne prendre que des mitaines ou renoncer aux sur-chaussures quand il fait encore assez frisquet (il y a en particulier un petit vent pas bien chaud), évidemment, on sait bien que, dans la matinée, les efforts aidant, il va faire chaud sous les maillots, mais pour le moment…

Pour le moment, et bien, on attend : Michel-Léopold vient d'arriver, Eric-Œil de Lynx et son compère Pascal, que j'ai convaincus la semaine dernière, ont fait le déplacement. Un seul « Frapadingue », en la personne de Michel-« Pieds-nus », qui s'y remet sérieux après une coupure assez longue, et qui d'ailleurs part devant : « Vous me rattraperez ! » Tu parles ! Maurice arrive : il lui a fallu faire cent bornes pour être des nôtres ce matin, chapeau, hein ? Quid d'Actif-Michel et Anne ? Coup de fil… Panne de réveil !

 

Du coup on évite la (très relative) cohue du départ groupé, pour faire le notre particulier : Michel, Maurice, Alain, Francis un ami à eux, vigneron dans le coin, et puis nos deux « abeilles » de Gien-Relax, qui ont la gentillesse de faire au moins le départ avec nous, même s'ils ne veulent pas « faire les avions » comme ils disent, je pense qu'on ne suivra pas leur rythme.

Quand même, on n'est pas parti bien de bonne heure, surtout que les 40 bornes  du circuit  ne vont pas se faire en deux heures,  vu le profil du parcours !

Le problème de cette rando, c'est un peu comme le Rallye des Vignobles et, dans une moindre mesure, de la « Germignoise » aussi, c'est que le départ est excentré par rapport au site intéressant proprement dit : ici, il faut faire la traversée de champs, souvent vides, sur un terrain pas toujours très amusant, avant d'arriver « sur zone ». Remarque, ça fait un échauffement…

Cette année d'ailleurs, l'aller est plutôt bien choisi : dès Ruelle (je crois, je dis ça de mémoire, puisqu'on ne nous a pas fourni la carte) on quitte la route  et, déjà, on passe un gué : l'affaire est lancée et l'on va tout de suite avoir un parcours  assez varié, évitant les grandes étendues vides : on se confronte déjà même à deux ou trois petits « coups de cul » que le sol gras ne rend pas toujours facile à franchir.

Et Maurice se couche pour la première fois…

 

Pendant un moment on roule assez groupé, mais petit à petit, les deux « abeilles » partent devant.  De plus, ce que l'on craignait depuis un petit peu en passant près de haies taillées s'est produit : une crevaison. C'est Maurice qui s'y colle. On répare dans le petit vent, on avait pourtant bien réussi à s'échauffer et l'on n'était pas mal.

Bon, espérons que l'on n'aura pas d'autre problème mécanique, et que  mon dérailleur arrière, qui semblait un peu fatigué ce matin, voudra bien jouer son rôle sans trop rechigner, car on va avoir du boulot : on a dépassé Morogues et nous voilà au creux du vallon, près d'un lavoir où l'on est passé bien des fois. Cette fois-ci, les hauteurs d'Humbligny sont juste au-dessus de nous: à l'assaut !

On grimpe  peu à peu, parfois assez bien.  Ce n'est pas, surtout au début, que ce soit très pentu, mais le chemin est particulièrement difficile : un peu de caillasse, pas mal d'eau ou de boue et surtout peu de place en dehors du roin central.Parfois la pente nous laisse un petit répit pour mieux reprendre plus loin, les pneus s'accrochent comme ils peuvent, on joue des manettes, la chaîne saute d'un pignon à l'autre, passe, parfois difficilement, d'un plateau du milieu au petit, un gars bloque devant, te contraint à un redémarrage périlleux, on progresse assez lentement...

Et Maurice, bloqué, se couche pour la deuxième fois…

 

Dis donc, dans cette histoire, ça fait un petit moment que je redécouvre une sensation « de l'été » : le picotement de la sueur qui coule depuis ton front jusque dans tes yeux . Signe que  un : que ça grimpe bien et pas qu'un peu et deux : que la température reprend, elle aussi, un peu de hauteur. Bonos, Non ?

On a surveillé les cadrans : côté cardio, ça c'est maintenu, et puis côté altimètre, on passe les 420 m, comme la Motte d'Humbligny, culmine à 430 m ( et domine ainsi, paraît-il, le quart nord-ouest de la France! Tu savais ça ?), on peut en conclure qu'on est en haut !  Satisfaction. (Tan, tan, TAN, tan…)

Débute maintenant un moment d'intense plaisir vététistique : on fonce à travers la forêt, les houx, par un petit single sinueux assez roulant quand même parce que plat ou légèrement descendant et plutôt sec, en direction du village de la Borne. Quel régal ! À gauche, des excavations, sortes de trous de bombe (ancienne extraction de minerai ?) nous font penser que, on va se trouver soudain, comme l'an passé, face  à un plongeon impressionnant dans un de ces trous : si tu hésites, tu n'y vas pas ! Aussi, se prépare-t-on mentalement… Mais finalement le traceur  a, cette année, privilégié le plaisir du single qu'il n'interrompt pas : un petit bout de descente pour arriver au ravito et on repart sur le même genre de tracé, on dépasse le village de La Borne puis on quitte la forêt : joli point de vue, et jolie descente aussi, assez longue, avec virages où tu vas chercher les appuis extérieurs, mais gaffe quand même, dès que disparaissent les cailloux, ça glisse et la roue avant pourrait bien n'en faire qu'à sa tête !

On passe près d'un étang et puis... Il faut bien franchir encore cette ligne de hauteurs, devant ; là je ne connais pas bien, mais on nous a parlé d'une montée dans l'eau.

Effectivement le chemin s'élève de nouveau, un petit sentier en creux où l'eau descend : il faut solliciter sérieusement les cuisses et jouer du guidon pour tâcher de trouver la bonne accroche : là encore, le mieux est de rouler dans l'eau. La pente n'est pas bien forte mais longue : ça commence à marquer les organismes et l'on est égrenés tout au long du sentier.

Et Maurice s'est couché pour la troisième fois…

 

Comme on sort de la forêt, on s'arrête un instant pour se regrouper et surtout profiter de la vue. Quel bol on a d'avoir ce temps ! T'imagines ça sous la flotte ? Là-bas, le clocher des Aix, et on reconnaît même la toiture du gymnase ! On y est, quoi …

Mais, attend un peu : pas si vite, mon titi ! D'accord on se fait encore une chouette descente, mais, après, il reste encore un  dernier ressaut dans les vignes et qui est fatal à Alain : le voilà tordu de crampes. Pendant que nous l'attendons, un coup de klaxon : c'est Pascal qui repart déjà. Alain choisit (il n'est pas le seul) de suivre la route que l'on coupe pour rentrer directement au village que l'on voit tout au bout... Nous rentrons par un chemin herbeux, à travers de grands champs. Seul point positif : le vent nous pousse un peu.

Retour à la base : on est loin d'être les premiers mais loin aussi d'être les derniers : boudin chaud et pot. Ambiance sympa. Vraiment belle rando : 700m de dénivelé mais je suis loin d'être vidé comme il m'arrive parfois. Sympa aussi que la pluie ait attendu l'après-midi pour se manifester !  Même si « Les Aix » ça veut dire : « les eaux », nous on préfère que ce soit « les hauts ».

Au fait : Maurice, plus fort que Jésus, se serait couché une quatrième fois !

 

Pas de rando pour moi la semaine prochaine, mais il ne faudra pas rater la « Ronde de Sully » à Henrichemont, une rando bien pittoresque, au profil varié, qui déroule sur l'autre versant, nettement moins pentu, des hauteurs de la Borne. Mais je vous recommande aussi la « Rando de Printemps » à Bouhy, qui se déroulait autrefois en Janvier et que nous avons toujours faite dans la neige ! (va voir plus en arrière). Une organisation à soutenir aussi si on veut qu'elle se perpétue.

Voilà, roulez bien et rendez-vous le 22 à la Rando de Pilou à Donzy !

lundi 02 mars 2009, a 23:18
La Choézienne, c’est Choux-per !
 

 

Première rando de printemps ? On pourrait le dire au vu de la journée ensoleillée et tout et tout qu'on a eue hier, et puis, ce matin, alors qu'il fait encore bien nuit quand j'ouvre les volets, ça gazouille de partout les zozios. D'ailleurs, il a eu d'autres z'oiseaux, des grands, tu vois , genre oies ou grues, qui sont passés dans le ciel toute la semaine, direction le nord, et se racontant des tas de trucs semble-t-il au vu (ou plutôt à  « à l'entendu » !) de leurs discussions. Joli spectacle, et ça, tu vois, c'est réjouissant, ça te met du baume au cœur, ça sent les cuissards courts, les sols secs, les cailloux... miam miam !

 

Car je me suis levé tôt mon vieux : ce jour d'hui, c'est la « Choézienne » (J'adore ce nom. Pourquoi? Je ne sais pas, mais ça fait exotique, tu vois, ça change un peu de tous les noms en « -oise » qu'on a par ici.). Donc direction « Les Choux » et, comme je suis long à me préparer, et puis que j'aime bien avoir le temps de saluer tout le monde, autant ne pas être en retard. De plus j'ai reçu la consigne de ne pas trop traîner, il y a du monde à la maison ce midi, alors…

 

Et du monde il y en a, on dirait : la météo de ces jours-ci a boosté la fréquentation : on est un bon groupe à partir : L'équipe de l'ECConflAns (sauf Christian) + Jean-Paul, Actif-Michel et Anne et tout un groupe d' « abeilles » de Gien-relax se préparait tout à l'heure. Côté maillots du même ton : des « Frapadingues », seul le président Francis a fait le déplacement et découvre d'ailleurs la rando, avec une telle avidité qu'il est d‘ailleurs déjà parti devant.

 

Avides (comme les freins ?) de rouler, on l'est tellement qu'on part carrément dans en sens inverse, pas longtemps heureusement mais bon. Retour à la base : on commence en fait, pour le grand circuit de 50 bornes, à faire la grosse boucle supplémentaire : ça ne fait guère les affaires d'Anne qui avait prévu de s'en tenir à 35 km !

 Le sol est, surtout dans cette partie, digne d'un mois de juin, il fait plutôt doux aussi, c'est roulant, bref ça donne envie d'appuyer. D'un côté tu te dis qu'il faudra tenir la distance mais, d'autre part, tant que c'est roulant, autant en profiter. L'allure est donc assez soutenue dès le départ.

On traverse la forêt, et, souvent, ce n'est qu'une forêt de bouleaux : c'est assez remarquable de voir tous ces petits troncs blancs. Quelques étangs et, bien sûr, quelques belles maisons. Côté terrain : parfois un peu de sable mais pas trop. Sympa de voir aussi les trous du chemin  vides d'eau : pas de flaques.Du coup, je roule devant, tant ça fait plaisir de profiter de tout ça.Peu avant le ravitaillement, on rattrape Pierre, parti un peu avant nous mais notre allure n'est pas si soutenue que d'autres ne nous rattrapent quand même : le train des Gien-relax nous double à donf… en laissant quand même du monde derrière dont Eric-Œil de Lynx (soi-même ! Te dire l'allure des autres !) qui continuera avec nous.

Peu après le ravito : un petit gué : vite une photo !Mais après, il me faut appuyer sérieux pour rejoindre le groupe qui, d'ailleurs, se morcelle un peu, en fonction du degré de forme. Juste le temps « rentrer » et on arrive à Nogent, chez le Maurice.  Un passage à niveau se ferme devant nous : tiens ça pourrait faire une photo ça ! Mais le temps de sortir l'appareil, tu parles que le train ne prend pas la pose ! Je photographie les copains, mais je n'ai pas pu… prendre le train ! Me faut ranger et de nouveau appuyer un peu pour rejoindre le groupe. Ça use de faire ce genre d'efforts !

Je vais de nouveau me livrer à ce genre d'exercice : mon téléphone  a sonné : nouvel arrêt, puis conversation (un brin essoufflée !) puis nouvelle chasse pour rejoindre les morceaux du groupe : devant moi, Anne bifurque sur le trente-cinq, qui doit déjà faire un peu plus. Pierre l'accompagnera en râlant après nous qui ne l'avons pas attendu ! Jean-Paul est devant avec Eric et, derrière,  chacun suit plus ou moins.

Traversée de Ste Geneviève, avec son château d'eau décoré, qui nous rappelle l'époque où l'on y faisait une rando aujourd'hui disparue, comme beaucoup trop d'autres : Rando de Nevoy, de Pressigny  entre autres, et, bien sûr, la nôtre, celle de Veaugues, la « Trans » devenue plus tard, la « Trace » (Sancerroise)… Snif !

Séquence émotion, aussi en quittant le village, avec Maurice qui nous montre sa maison natale. 

Du coup, après le ravito, le Maurice recouvre sa jeunesse et prend les devants, avec Eric. Je suis comme je peux dans un premier temps, puis me prends au jeu et retrouve un bon rythme. Je crois bien que tous les trois, on a un peu appuyé et sans se retourner, on a distancé les autres. Il est vrai que ça sent l'écurie : on passe l'autoroute, les Choux, c'est là tout près. Se relever ? Je crois bien que Maurice l'a fait. J'ai suivi Eric qui me laisse passer, un peu avant le village (pour s'abriter ? Car on est un peu contre le vent). À l'arrivée : un peu de considérations techniques, à propos de ma fourche dont l'usure devient inquiétante et aussi à propos d'un couinement assez agaçant que, selon Éric, produisent mes rayons un peu détendus…

 

Détendus, on ne l'est, nous, pas encore trop, car la fin a été assez éprouvante, finalement : pot du randonneur : au bilan, belle rando, roulante heureusement, vu la distance. 20 de moyenne, pour moi ce n'est pas mal. Pourtant, après les saluts amicaux, alors que chacun repart avec un petit coup de klaxon, je roule avec une espèce de mauvaise conscience.  C'est  quoi ça ? Tout en rentrant, j'essaie d'analyser…Elle était bien la rando, non ? Ben oui, pas de problème... Alors quoi ? Sais pas... une espèce de malaise, un peu le sentiment de n'avoir pas été bien sympa, en bourrant un peu au lieu de rester avec les copains, du moins ceux qui devaient peiner un peu sur la fin. Même pas tellement pris le temps de discuter. Et puis, quand t'es dans le rouge, t'aime pas trop que, devant, on ne se retourne pas, non ? Je ne le sais que trop…Et ben, si ça se trouve, dimanche, sur les flancs de la Motte d'Humbligny, ce sera mon tour de voir les autres partir devant et je n'aurai rien à dire !

 

Car dimanche, mon vieux, c'est du costaud qui nous attend,avec les « Coteaux de Morogues » au départ des Aix d'Angilon (18) pour une rando typée « physique » (voir l'an passé et surtout, il y a deux ans, où j'y avais laissé le « Doktor » !). Du vrai VTT : l'an passé, le grand parcours était vraiment remarquable !  Bon, si tu veux rouler plus cool, genre terrain solognot et bords de Canal, tu vas à Argent-sur-Sauldre : rando sympa aussi, pas le même genre. Il y a en a donc pour tous les goûts et tous les mollets. Bonne semaine à tous !

 

dimanche 22 février 2009, a 17:43
Avoir Cours un dimanche !
 


Ce titre, tu pouvais pas y échapper ! Les vieux réflexes, quoi…

Car la « Décrasseuse » partait cette année de Cours. Ce qui a entraîné un certain nombre d'interrogations pour ceux qui ne connaissaient pas le chemin. J'ai eu pas mal de demandes de renseignements, dont une ce matin : juste comme je pars de chez moi, je tuyaute un fourgon avec remorque rempli de jeunes (club de St Parize ?). Car je pars directement bien sûr, ça ne me fait qu'un peu plus de 5 kilomètres à ajouter. Le matin, ça va, un petit échauffement, mais, après la rando, ça risque d'être un peu plus dur même si le profil retour est surtout descendant.

Sur la route, je m'arrête un instant devant chez le Tom', où attend déjà Franck. Puis je gagne la salle d'accueil : pas de Michel-Léopold et de copains de l'ECC, tous retenus, pas encore de Manu en vue, qui doit arriver de Bué, et pas encore non plus d'Actif-Michel et Anne, dont je pense qu'ils feront comme moi et viendront  direct à vélo. On aurait pu partir ensemble, et ça aurait peut-être mieux valu pour eux, parce qu'ils ont commencé par se rendre… à St Père !!! Ils arriveront donc avec un petit bagage de kilomètres et annoncent s'en tenir à la boucle de 29 km. Entre temps, une harde de « Marsus » a débarqué, Manu itou et l'on part au milieu d'une bande de maillots jaunes tachetés.

La « Décrasseuse », version départ de Cours, tu vois, je suis méfiant. Lors de la précédente édition, il y a deux ans, on avait copieusement galéré dans le vent et la boue, surtout en début de rando. Pas bien drôle. Mais, comme il n'a pas plu cette semaine, les chemins seront peut-être, on l'espère, plus roulables, même si, exceptionnellement, (car, depuis quelque temps, on est plutôt servis de ce côté-là) il n'a pas gelé !

 

Eh ben, gagné ! Le premier chemin que l'on prend est copieusement détrempé ! Encourageant, s'pas ?   On revient vite sur le goudron et la suite n'est pas si pire, comme on dit. En fait, on reprend le circuit de la dernière fois, en sens inverse. On va donc vers St Père, puis Ménétéreau. Cette partie-là n'est pas désagréable, assez variée en termes de paysage et de profil, avec des passages sur un sol assez ferme. Devant, le Tom' et Christophe, emmènent bien et, ma foi, le fait de trouver un sol assez correct me motive bien. On passe devant, avec Manu, à Ménétéreau pour plonger dans une délicieuse descente, assez longue et sûre tout en secouant ce qu'il faut. Une autre, un peu plus loin, pour arriver sur Villardeau. Évidemment, il a fallu remonter un peu entre les deux, mais là non plus, rien de trop méchant. Par contre on se méfiera d'un toboggan, court mais bien pentu, qui débouche… direct sur la route ! On serre freins et fesses… D'autant que l'on a tout le paquet derrière nous, une joyeuse bande assez sonore, mais ce n'est peut-être pas plus mal quand on voit, dans les champs juste à côté de nous, des chasseurs déployés en tirailleurs …

 

 St Martin, ravito. Copieux, varié et savoureux ! On s'attarderait bien, surtout que la plus grande partie de la bande semble renoncer à se lancer dans la boucle  de 12 kilomètres supplémentaires ! Suis un peu surpris, mais il y a peut-être de la visite chez le Marsu –marmiton qui habite sur place, je me trompe ?

 

Toujours est-il qu'on est les seuls à se lancer vers St Laurent, Manu et moi. Dommage, j'avais le souvenir d'un secteur plutôt sympa. Voyons donc. Manu calque son allure sur la mienne et moi, ma fois, j'appuie un peu et je réussis à maintenir un bon rythme puisque, depuis le départ, on a largement plus doublé que l'on ne l'a été. Ça se vérifie sur cette partie-là aussi, et il n'y aura que Pascal, de Gien-Relax, à nous montrer sa roue arrière : ses collègues ont, eux aussi, décidé de s'en tenir au plus petit circuit (Oh… Dudu ! Top !). Il ne sera imité que par son collègue Claude, mais bien plus tard, car il s'est planté en venant d'Aubigny.

Bon, on tourne, vire, grimpe un peu, descend aussi, passe pas mal à côté de vignes sur des chemins assez corrects. Il se confirme que cette partie est nettement plus sympa. On a bien une ou deux traversées de champs dénudés un peu sinistres, avec, en plus, une légère pluie qui s'invite passagèrement, mais des petits coins de bois, l'arrivée dans les vignes au-dessus de St Laurent avec les restes de son église et le plongeon sur le village, sont plutôt pittoresques.

Retour au ravito. Miam, miam. Coup d'œil à la montre : encore une petite quinzaine de bornes pour le retour. Ça devrait « le faire ». Ouais, mais bon, je vais peut-être bien m'user à maintenir un bon rythme et puis, surtout, c'est là que ça risque de se gâter côté chemins !

 

On se met donc avec application à cette traversée « dispensable ». Ce n'est pas que l'on trouve beaucoup de boue, quoique !… J'ai dû en effet poser  le pied à terre sur une petite dizaine de mètres, ma roue arrière s'étant mise à tourner sur place et mes jambes dans le vide, dans un chemin légèrement montant. On a gagné Pougny, puis Montbenoît, et, si l'on évite les montées un peu plus costaudes qu'on aurait trouvées en contrebas, vers Villemoison, on revient vers Cours par de longues traversées de champs nus dont les confins se perdent dans la brume…Pas folichon ! « Avec un ciel si bas, qu'un canal s'est perdu… ». Les vététistes, semés au long du chemin, appuient avec application, résignation, sur leurs pédales. Les allures sont moins fières que tout à l'heure, les dos plus voûtés, les trajectoires hésitantes. Mais ce n'est pas parce que nous doublons peu à peu ceux-là que je vaille tellement mieux, probablement... Mais ça va encore, moins vite sans doute, toutefois.

 

Nous guettons, à l'horizon imprécis, la tour du Château d'eau qui domine Cours. Sincèrement, on n'est pas mécontent de la voir émerger du brouillard ! Les jambes ont de plus en plus de mal à arracher les roues de la surface collante des chemins. J'ai eu un semblant d'impression d'ombre de crampe sur l'intérieur de la cuisse gauche tout à l'heure. Fugitif, mais quand même ! Suis bien content de basculer sur le « coté Cours » (pouvais pas y échapper, non plus !), le parking de la salle des fêtes est encore bien garni : du monde encore sur les chemins ? Ou ravito d'arrivée séduisant ?

On est évidemment assez nombreux au lavage : on bilane (t'aime pas ? On « fait le bilan » alors, c'est mieux ? T'as sans doute raison !). Les 42 bornes à 16 de moyenne, ça m'en fera 58 au retour à la maison . Tout le monde avoue avoir souffert, surtout lors du retour. L'organisation était nickel, l'accueil sympa, les ravitos et le pot d'arrivée plus que corrects, le Manu est surpris qu'il s'agisse de la même organisation que pour les « Vignobles » ! On ne reconnaît pas ! Et pour 2,50 €, mon pote, qui dit mieux ? Allez, il suffirait, la prochaine fois, que les circuits conduisent vers St Loup, les Gauthiers, St Vérain peut-être… où les chemins sont beaucoup plus sympathiques !

 

Et, tiens-toi bien, j'ai même rapporté une bouteille de Pouilly, qui récompense le club de Veaugues ! (Qui existe encore, oui, oui ! Un tout petit peu, du moins !)

 

Alors, dimanche ? Ben, la « Choézienne », mon vieux, la rando des Choux. Non, pas la rando des choux, comme tu dirais la rando des Crêpes ou des Beignets, mais la rando qui part des « Choux », à côté de Boismorand, voilà, au nord de Gien, quoi… tu y es ?..Oui, c'est loin, peut-être, mais je n'ai rien d'autre en caisse, et puis c'est bien. L'an passé il y avait Boisgibault, mais cette rando serait repoussée au 22 mars, et, ce jour-là il y a Rando de Pilou à Donzy, alors… z'auront pas grand monde, je pense !

 

Alors, rendez-vous aux Choux… en espérant que ce ne sera pas de la soupe ! (qu'est-ce t'as ta ? Ben oui…j'ai pas résisté !)

dimanche 15 février 2009, a 23:27
Fourchambault : beau cadre de VTT !
 

 

D'accord : c'était le repas des « Frapadingues », vendredi, sympa, et puis, hier encore, on fêtait la St Valentin…Ça fait bien des excuses tout ça, en tout cas des explications que je me donne, ce matin lorsque, quasiment déjà inscrit, équipé et prêt, je n'aperçois personne de connu parmi ceux qui se préparent dans le petit matin plus que frisquet. Les « nordistes » de l'ECC, Gien-Relax, Ouzouër etc.... n'ont pas fait le déplacement, Actif et Anne attendent sous la couette que le redoux de la matinée transforme sans doute la belle terre dure de gel en patouille pour sortir le VTT… Pas de Ludo, pas de « Castors » de Pouilly non plus et pas de Marsus ! Pourtant, l'autre soir, il y avait bien des promesses…Le Pilou, lui est déjà daillé, le soleil sans doute à peine levé, après avoir laissé quelques traces sous formes d'invites à sa Rando de Mars. Comme je désespère, arrive le Tom', seulâtre dans son fourgon. Comme c'est un plus rapide que moi à se préparer (et aussi à rouler, ce qui risque de m'essouffler un chouïa !), nous voilà vite partis sur le chemin des bords de Loire. L'échauffement classique et pas malvenu, avant de virer en direction de Pougues. On dirait que la rando a du succès : il y a du monde sur les larges chemins du début : j'ai vu arriver tout à l'heure des remorques entières de clubs, pas mal de jeunes aussi, proximité de l'agglomération de Nevers ? Sans doute et puis le froid annoncé est bien là (on parlait de moins sept à Nevers à la radio et je certifie moins cinq, sûr !) et c'est la garantie de rouler sur du dur, au moins une bonne partie de la matinée et ça, c'est appréciable, je te dis ! De plus, le soleil s'est levé au-dessus du Mont Givre, devant nous et ça sent bon une belle matinée de VTT !

Une fois la route traversée à Garchizy, le chemin se redresse d'un coup pour escalader les pentes du « Mont » dont je te parlais. Toujours un peu « juge de paix » ces premiers efforts : on en est où, après les divers excès ? La côte n'est pas trop méchante, suffisamment régulière et le Tom' (qui ne force peut-être pas tant que ça ?) ne me sème pas trop. Coup de bol (pour moi, pas pour lui) il est à « dos de mulet », son beau spad, allégé et tout, ayant eu des faiblesses de cadre, il lui a fallu ressortir son vieux « Sunn » de musée, ce qui le calme quand même un brin.

Comme nous grimpons dans la forêt, on trouve des traces de neige, le Mont Givre méritant bien son nom. Il doit y avoir des chemins sympas là-dedans, pas vrai Ludo ? En tout cas, comme on débouche au sommet, sur l'ex-N7, nous manque un fléchage… On aurait dû déboucher un peu plus loin…On a dû rater quelque chose, mais c'est un Pb qui se retrouvera quelquefois au cours de la rando. Le parcours semble être le même que l'an passé, ça se vérifiera en gros, mais les traceurs ont trouvé quelques variantes sympas. Tiens, justement là, quand on contourne le centre gériatrique, tu sais, celui où Manu me dit m'avoir déjà réservé une chambre. Si je compte bien j'en ai comme ça une bonne dizaine réservées, mais je retiendrais bien celle du lac d'Issarlès, au bord de la plage fréquentée, on a vérifié, par de jeunes beautés un peu dénudées, et quelques vététistes aussi, en été évidemment, parce que par là, en hiver…Bon, celui de Pougues, il doit y avoir des vététistes qui circulent tout autour dans le coin aussi puisqu'on passe juste en dessous des balcons, sur une espèce de single au bord d'un champ labouré, en surplomb au-dessus de Pougues et le long d'un grillage dont le bord supérieur tend vers ton épaule droite et ton frais visage des griffes plutôt agressives. Technique ! On aboutit à un portage : le laboureur a dû donner un coup de charrue intempestif sur le chemin : on attaque carrément le garet ! Re-sentier en surplomb, descente rapide et on poursuit la visite des hauts de Pougues (plutôt agréable et joli) avant de continuer de tourner autour de la butte par un petit sentier qui s'est bien redressé, avec des zigzags assez techniques. On gagne le village de « Priez », pile poil à l'heure de la messe, d'ailleurs, et Tom doit en profiter pour se recommander au Très-Haut, afin qu'il lui permette de trouver un autre cadre de vélo. Car c'est quand même sa grande préoccupation de vététiste, actuellement et, chemin faisant, nous devisons tranquillement, n'est-ce pas, cher âmi, de ses différentes recherches auprès des vélocistes du secteur et de leurs offres comparées. Pas simple de trouver SEULEMENT un cadre !

On est redescendu, l'heure tourne et, à l'abri de quelque haie, le sol devient parfois bien plus souple et même détrempé ! Aïe, aïe ! Déjà ? Mais c'est heureusement localisé. D'ailleurs, juste après le ravito (p'tit vin chaud, hm ?) et une petite côte assez sèche, on bascule le long d'une pâture à chevaux sur un chemin défoncé, mon vieux !! Tu verrais ça ! Roins, cailloux, traces de chevaux, il y a tout pour plaire ! Je te dis pas ce que ce serait, ce truc-là, s'il faisait doux et humide, j'ose pas imaginer. Mais, bien gelé, il y a déjà de quoi s'occuper : à tenir le guidon, à imposer au vélo d'aller là où TU veux et pas forcément LUI, à éviter aussi l'autre gars que tu doubles et qui ne fait pas non plus ce qu'il veut. Enfin quoi, c'est plutôt amusant quand même. Une espèce de rodéo, quoi… Tu crois que c'est la proximité de l'élevage de canassons qui fait ça ? Enfin, un qui le trouve beaucoup moins drôle, c'est le Tom' qui, sur son vieux rigide (quasiment, parce que sa petite fourche…) encaisse un maximum ! Petit détour dans les bois : du monde, là ? C'est quoi ? Ben, une absence de fléchage, derechef : les chasseurs, paraît-il, diront les organisateurs… Oh ? Croyez-vous ?…À part ça, le coin est vraiment agréable à rouler  et pittoresque.


On revient peu à peu vers l'ouest et l'autoroute, là-bas. Depuis tout à l'heure on repère (de loin, tu parles !) un gars vêtu du gilet-fluo à la mode (lol !). On s'en amuse, évidemment et quand, à la faveur d'une montée, on le double, on a du mal à réprimer un éclat de rire : le mec roule, en plus, avec une frontale sur le casque ! En plein soleil, ça s'impose, non ?..  Quoi ? Pour les tunnels sous l'autoroute ? Ben, évidemment, voyons, où avais-je la tête ?

 

On effleure la zone artisanale, un bout de route et l'on regagne vite la campagne par un chemin qui passe près d'une belle ancienne demeure qui sent la Renaissance : là-bas, on va escalader la côte qui va nous ramener au-dessus de Garchizy : le raidillon est court mais raide, très joli aussi, au fond de ce petit vallon bucolique et ensoleillé (je cachetonne aussi à l'Office de Tourisme local, excuse !) . Je prépare donc psychologiquement  le Tom', car, avec sa petite cassette, il va lui falloir avoir de grosses cuisses ! Nous ahanons donc pour nous hisser, malgré le sol un peu glissant. Ouf ! Un groupe, égaré, revient de la gauche : il fallait partir à droite, oui, mais, où était la flèche ? Décidément !  On enquille enfin le toboggan étroit et un peu caillouteux, entre deux haies, qui plonge sur Garchizy. Là, il faut des freins costauds, sinon tu traverses la route en bas, tout d'bout ! Roulette russe, quoi ! Heureusement que Mister Tony est intervenu sur mes freins, depuis dimanche dernier (manque d'huile, l'était passée où ? À surveiller !).

Voilà ! Maintenant on revient par où on était partis. Il n'est même pas onze heures quand on regagne l'accueil ! Trente-trois bornes, 17 de moyenne, 400m de D+. On aurait pu faire un peu plus, mais s'il avait plu ? Grâce au gel, c'était une rando vraiment agréable, au profil varié, avec des passages plaisants et, en plus, le plaisir de rouler dans des coins que l'on connaît peu.

 

Le pot de l'amitié ? Ouais, tu parles qu'à cette heure-là, l'apéro n'est pas prêt ! On a droit quand même, bien sympa, à une crêpe et un coup de cidre… qu'on partage avec trois « Frapadingues » qui arrivent ! On s'est raté de peu au départ ! Dommage. On consulte l'affiche du tirage de la tombola : pas possible ! La prière de Tom' aurait marché ? Il gagne... un  cadre ! Ouais !!!!.. Euh…Un cadre… à photos !.. Booof… le Très-Haut, il a dû rigoler, tiens !

Nous aussi, remarque…

 

Affûte-toi : dimanche prochain, c'est la « Décrasseuse » à Cosne. Enfin, à Cours, plutôt, tu sais,  de l'autre côté de l'autoroute par rapport à Cosne. Repéré ? Allez, bonne semaine !

lundi 09 février 2009, a 10:04
Les cot'hauts...(suite)
 

Deux photos en bonus, aujourd'hui !

lundi 09 février 2009, a 10:02
Les Cot’hauts Sancerrois
 

 

Il y a des matins de rando où tu retiens ton souffle avant de monter sur le pèse-personne et où, un peu plus tard, tu regardes à deux fois le niveau de remplissage du Camel : ne pas trop en mettre dedans, surtout, parce que, tout ça, tes kilos superflus et ton chargement, il va falloir le hisser en haut des coteaux. Or, justement, aujourd'hui, il y a quelques côtes au menu, puisqu'on va à St Satur pour la "Rando des Coteaux Sancerrois". Il y a, comme ça dans l'année, quelques randos « physiques », pas énormément il faut bien le dire et j'en connais quelques-uns, des cadors du VTT (et d'autres moins cadors), qu'adorent pas trop ce type d'efforts et qui évitent soigneusement de venir en particulier à St Satur. Aujourd'hui, en plus ils auront une bonne excuse, au moins, car il a fait un temps assez pourri hier, avec un peu de neige et, ce matin un risque assez conséquent de verglas. On a eu connu ça, déjà, en cette occasion, et je me souviens d'un pont de St Thibault que j'ai traversé, au pas, en voiture derrière celle du Grand Jean-Pierre qui n'en menait pas large.

 C'est presque ça aujourd'hui, avec un joli coup d'œil, en arrivant, sur Sancerre et les collines qui dominent la Loire, joliment poudrées de blanc. Manque juste un petit rayon de soleil, car la brume du matin est venue boucher un peu l'horizon.

 

On commence par se fourvoyer, car le rendez-vous s'est déplacé de quelques centaines de mètres, à la nouvelle salle culturelle toute flac et dont on va bien dégeulasser  le nouveau carrelage en fin de matinée. Curieux mais bon.

Je me pointe pas trop tard, pour profiter de l'arrivée des autres mais Anne et Actif-Michel m'ont précédé : doivent être en manque, vu qu'ils n'ont pas roulé depuis trois dimanches ! Équipement « hiver » d'autor  et petit café chaud, merci, en saluant les copains : les locaux sont là, mais l'ECC n'est représentée que par Michel-Léopold de St Martin, qui sera d'ailleurs récompensé pour son mérite d'avoir bravé les kilomètres verglacés.

Actif-Michel et Anne ont déjà dropé devant et, en compagnie d'Œil de Lynx de Gien-Relax (sont deux avec le Claude, faudrait prendre un peu de risques les gars !!!), avec Léopold, on les rejoint au moment où, après le petit échauffement bienvenu dans le plat du Val, on arrive à Ménétréol, puisqu'on tourne cette année dans le sens des aiguilles d'une montre. En face : l'Orme au Loup, c'est là que ça devient sérieux. Première grimpette, dans le village d'abord puis au-dessus, bien sûr. Le sol est gelé et les crampons s'accrochent, si bien que cette première difficulté se grimpe assez cool, et c'est peut-être bien la première fois que je reste sur le plateau médian pour le raidillon final.

 

On commence déjà à croiser des marcheurs qui font le parcours dans l'autre sens, aussi je me méfie et jette un coup d'œil en contrebas quand il s'agit de se lancer dans la descente qui ramène au pied de Sancerre : on la connaît bien, elle est assez large et saine et l'on peut se lâcher, en faisant gaffe toutefois, tout en bas, au virage dans la caillasse avant de devoir tourner ensuite à angle droit .

On est bien lancés : pas de marcheurs à croiser. Roule ! On passe sans Pb une grille d'évacuation de l'eau de ruissellement nouvellement installée. Plus bas, une vététiste à doubler… je vise le côté gauche où elle a laissé de la place, quand, bien sûr elle s'y déporte au moment où j'arrive à sa hauteur, à moi la caillasse du bord de la vigne! Un peu chaud, mais c'est passé juste ! Le dernier virage, les petits cailloux, des marcheurs qui s'écartent, apeurés, à droite et à gauche, comme des poules. Tourner à gauche... eh ? c'est une impression ou quoi ? J'aurais bien freiné trop léger…

 

Premier ravito, premières gorgées de vin chaud…p'têt pas malin ça …Mais il faut bien se remettre, car on vient de se rendre compte (le panneau était à l'envers) que nous venons de traverser un territoire de chasse en cours… carrément !

Montée à Sancerre par la route, puis on bascule sur la Mignonne, sans trop se lâcher car, tout de même, il y a pas mal de neige, surtout au début… mais ensuite, banzaï!!! Sur ma lancée, je manque encore d'emplafonner Anne qui, elle aussi, fait un écart pour prendre une trace.

 

C'te fois-ci c'est tout à gauche : on attaque la côte qui mène à Amigny : départ très raide, puis ça s'adoucit progressivement pour finir sur le plat, à l'entrée du village. Là, il faut s'employer sérieux. Bon, le vin chaud n'ayant pas fait de ravages, j'escalade sans encombre cette deuxième difficulté, bien que, sur le haut, le chemin se soit couvert de glace. Pas facile : pas de mouvement brusque, bien rester le corps à l'aplomb du cadre. J'ai droit tout de même à un petit écart imprévu ! Je m'arrête attendre les côpains (pas le Eric qui, lui, caracole devant !). Le paysage est splendide : photo...C'est marrant de réaliser que le chemin qui, là-bas, monte au-dessus d'Amigny par une trouée entre les arbres, évoque aujourdhui une piste de descente de ski tracée dans la forêt!.. Mon séjour dans les Alpes n'est encore pas bien loin!...

On gagne, un peu prudemment, le bas de la côte sur la dorsale entre Amigny et Chavignol (tu me suis oui ? C'est toujours le même parcours, dans un sens, ou dans l'autre !). Ça glisse parfois sérieux et j'ai encore failli percuter une fille à VTT qui s'est brusquement mise en travers, décidément !!!

Bon, eh bien maintenant, à nous cette troisième grimpette.Pas bien facile habituellement, car, outre qu'elle est assez pentue, elle est recouverte de gravasse  et il faut y choisir son passage. J'y ai souventes fois eu des Pb d'adhérence. Aujourd'hui aussi, mais pas pour les mêmes raisons, tu devines !

 Avant de plonger sur Chavignolet, à droite, on roule carrément dans la neige. Descente un peu prudente puis on remonte le fond du vallon. On oublie souvent ce chemin dans les difficultés, peut être parce qu'il est dans un fond, pourtant il grimpe pas mal et là, avec la neige, c'en devient vite casse-pieds de le remonter, si bien que j'y mets un instant pied à terre, tant j'en ai marre de mouliner en cherchant, avec difficulté, adhérence et passage. Je me remets en selle un bout, mais, de toute façon, le raidillon à droite qui remonte au-dessus de Chavignol est imprenable dans sa première partie. Déjà dans de bonnes conditions, c'est  saqué, mais là... 

Je passe quand même le haut sur le spad et j'enquille le sentier entre les arbres bas : choc esthétique ! La neige est restée sur les branches des fourrés, c'est splendide ! De même que le vallon de Chavignol en dessous.

On gagne Verdigny, ravito chez Prieur qui nettoie gentiment les vélos au jet: la classe !

Derechef vin chaud ? Bon, mais juste un peu, hein ? Il ne reste plus beaucoup à grimper, je crois…Quoique, s'il leur prenait fantaisie de nous faire remonter le chemin des Blanchisseuses, hein ? Ça nous ferait drôle, non ?

Mais pas de fantaisie, on suit le parcours classique (ouf !). Faut quand même remonter le bois de Charnes…De là, on descend dans les vignes : zou ! Attention, prendre là-bas à mi-pente à gauche... EH, c'est quoi, ça ? Je freine à bloc et ne ralentis guère !!! Comment s'arrêter ? Tout droit ? Je prendrais encore de la vitesse ! Je tente la bifurcation à gauche, en allant m'appuyer sur une espèce de talus qui m'empêche d'aller dans les rangs de vigne. Ça marche. Ouf ! Va falloir éclaircir la question. Purger le circuit freins ? Sinon c'est quoi ?

 

Nouvel arrêt près de l'ancienne gare (sans prendre de vin chaud.. quoique… Si on nous poussait…) puis petit passage dans les vignes avant de plonger vers le golf.Le coin, qui dégage une belle vue sur le Val et Sancerre de profil, est joli mais assez galère à traverser, car on est en fin de matinée : glace et neige ont fondu dans le secteur et ça patte un peu mon n'veu ! Pour extraire les roues de la gadoue faut un brin tirer sur la chaîne !

On retrouve le chemin gravillonné de la « Loire à vélo », le long du canal. Bof ! Eric appuie un peu, et nous on essaie de suivre sa roue, comme on peut, avec ce gravier qui freine !

Il n'est pas bien tard : c'est vrai qu'on n'a fait que trente bornes mais quand même 600m de D+, bon, le tour de Sancerre, c'est pas le Tour du Mt Blanc, mais quand même…

 

Lavage de vélos, boudin, récompenses et apéro… Sympa, même si on se sent plus à l'étroit dans le hall d'entrée de cette nouvelle salle que dans l'ancienne. La nouvelle équipe a cherché à continuer dans la tradition avec un souci d'améliorer l'organisation. Pas mal.

 

Et dimanche prochain ? Que tu me demandes… Il y a Fourchambault.Le coin est sympa, avec les hauteurs de Garchizy et de Pougues en toile de fond, si tu vois ce que je veux dire…Quoi, c'est loin ? Bof, une demi-heure de Cosne et avec l'autoroute gratos, et puis moi, quand je vais à Vieilles maisons ou Chalette, c'est quoi ?

Bon allez, bonne semaine à tous !

mardi 03 février 2009, a 10:46
Des Crêpes glacées
 

 

Je ne sais pas si tu connais l'origine du mot « Chandeleur » (ça vient de « candela », la chandelle)   mais ce matin, il résonne comme mon réveil qui me CHANTE  L'HEURE de me lever !  Et, crois- moi, même si je suis revenu dans l'après-midi d'hier de mon épisode ski, (dont au sujet duquel je t'ai côsé dans l'article précédent), j'ai un bon passif de fatigue qui fait que le réveil est un poco duraille, je te dis, moi !

Car c'est la Chandeleur avant l'heure, aujourd'hui (en fait c'est demain), puisque c'est la  « Rando des Crêpes » chez les copains d'Ouzouër-sur-Trézée, et la Rando des Crêpes, c'est un truc auquel on se doit d'être fidèle. Je me demande de quand elle date cette rando, mais j'ai l'impression de l'avoir toujours faite. Ce doit être une des plus anciennes organisations de la région. Faudra demander à Pascal. C'est  toujours une organisation nickel, et, même si on patauge parfois dans la bouillasse, on se régale toujours, sur le plan VTT et puis z'aussi sur le plan gustatif, avec la quantité incroyable de crêpes qui sont préparées ce jour-là par une armada de cuisiniers et nières.

 

Mais en attendant d'en arriver là, faut déjà le mériter. Il pince ce matin, et pas qu'un peu ; pourtant il ne fait guère que moins 4, mais, alors que j'ai pris des moins 10 toute la semaine dernière sans trop le sentir, j'ai l'impression d'avoir plus froid. Zarbi, non ? Pourtant l'équipement est adapté dans les deux cas, alors ?

 

Z'ont du succès les Ouzouër's Boys : il y a des voitures partout et je me gare à perpète. Le froid a peut-être, paradoxalement, attiré du monde : pardi ! Les chemins seront durs (sinon secs) et donc agréables, aussi bien pour les marcheurs que pour les randonneurs à roues.

Dans la salle d'accueil, je retrouve tous les copains du coin : ECC, Gien-Relax en nombre et une bonne harde de Marsus des Frapadingues. Tout de même, il manque quelques têtes. Actif-Michel et Anne, rentrés tard hier soir, en sont encore à rêver des bosses où je les ai parfois entraînés. Bossez, bossez, il en restera toujours quelque chose !

 

Il fait bon dans cette salle, et pas seulement à cause de l'ambiance amicale : là-bas, derrière une batterie de cuisinières, on s'active sérieux : on se relaie pour préparer les fameuses crêpes que tout le monde attend. Tiens-toi bien, ils vont en cuisiner plus de 2500 !!! T'entends un peu ? Toi qui a, hier soir, manié la queue (de la poêle) pour (faire) sauter quelques belles (crêpes) blondes, tu te rends compte un peu de la performance ?

À peine de temps de s'en passer déjà une derrière la cravate, de compatir un instant devant l'articulation plus que fêlée du Sunn de Tom' que déjà mes compères Michel, Maurice and C° sont  en haut de la côte du village. Eh ?!!! Ouf ! ouf ! Me faut déjà bourrer, à froid, pour les rejoindre. Mes p'tits globules tout neufs ont peine à suffire !

 On revient vite vers le canal que l'on longe en allant vers Briare (alors que nous pensions tous partir vers les étangs, encore utile, pardon, encore eût-il  fallu repérer les flèches du sens de rotation sur la carte !!!). C'est décidément parti assez vite et mes gambettes qui faisaient plus les amortisseurs que les manivelles, ces temps derniers, ont un peu de mal à se remettre à leur boulot de vététistes. Mais le profil est facile. Briare, premier ravito et deuxième crêpe, puis sentier du bord de Loire jusqu'à Gien. C'est quasiment notre pré-carré et l'on enchaîne sans, parfois à tort, regarder le fléchage. Évidemment, plus on approche de Gien, plus on sait que la grimpette qui nous ramène sur le dessus sera sévère. Effectivement, on se paye le fameux petit coup-de-cul que l'on connaît bien, un peu avant l'entrée de Gien. Ça réchauffe le bonhomme, remarque, et ce n'est pas plus mal : il gèle toujours et l'on ne s'en plaint pas vraiment car, grâce à ça, les chemins sont plus durs que s'ils étaient secs, ce qui ne manque pas de poser problème aussi: pas toujours facile de ne pas se trouver coincé dans un roin durci, ou d'éviter à la roue avant de ne pas avoir de problème d'aiguillage entre toutes les traces. Pas pire qu'en été, vas-tu me dire ? Et ben pas vraiment, parce que, à cette époque-ci, les tracteurs et autres engins à bricole (euh… agricoles, plutôt) creusent des ornières assez profondes dans la boue qui se trouve ensuite « brutalement » durcie par le gel, alors qu' il y a peu d'ornières en été, vu ? D'où un autre problème auquel on est confrontés : les pédales accrochent à gauche et à droite, dès que l'on est, justement, enfoncé dans une ornière, ou seulement dans une trace un peu profonde, et comme les bords sont durs, ça fait drôlement sauter le vélo parfois !

 

Au fil du chemin, des arrêts parfois, ou aux ravitaillements, on retrouve les uns et les autres. Il y a du monde, je t'ai dit : on a toujours quelqu'un en vue sur le chemin, que ce soit devant ou derrière, signe que, même sur le grand parcours (et surtout sur celui-là, nous dira le président Pascal, au retour) il y a une belle affluence. Pas de crêpes au deuxième ravito, je me souviens pourtant d'un barnum au bord de l'étang de la Grand-rue, où les gars avaient carrément transporté des gazinières pour préparer les crêpes, impressionnant crois-moi !

Pas trop de difficultés sur le parcours, un peu de vent de face quelquefois, pas bien chaud, un ou deux passages légèrement humides parce qu'à l'abri, deux ou trois fondrières remplies de glace qu'il nous faut contourner, mais rien de méchant. Qu'est-ce que ça aurait été par un temps doux et pluvieux !

On aborde soudain un curieux passage : on est le long d'une rigole d'alimentation de canal, bien en contrebas et il nous faut passer sur le bord, entre les arbres à gauche et la pente bétonnée à droite, avec le plus souvent, tout juste la place pour le passage des roues. ! Heureusement que ce n'est pas glissant ! Ça aurait été passage impossible sinon. Risqué, mais, bien sûr, amusant… même si c'est un peu long.

 

On a gagné, pour finir, le secteur des étangs et l'on retrouve aussi les canaux avec leurs biefs, leurs passerelles à balancier si pittoresques. C'est de nouveau plus roulant et rapidement on aperçoit la flèche de l'église d'Ouzouër.

Dans la salle, c'est vraiment bondé et il faut jouer des coudes. Entre les crêpes d'un côté, le cidre et/ou l'apéro de l'autre, le parcours est, là aussi, très technique ! Tu parles que personne n'est pressé ! Mais c'est vraiment sympa. Du coup on s'attarde un peu aussi.

 

Bon, dimanche prochain ? Autre menu, qui n'aura rien d'une crêpe, puisqu'il ne sera pas vraiment plat ! C'est « Les Coteaux du Sancerrois » à St Satur. On donne là dans le consistant. Pas bien long, mais on risque d'y passer du temps quand même. Un conseil : vérifie bien, avant de venir, que la chaîne passe correctement sur le petit plateau, ça vaut mieux !

mardi 20 janvier 2009, a 00:29
Rand’eau chez M’eau-rice et M’eau-nique
 

 

Toute la semaine, les bulletins météo ont été formels : dimanche pluvieux (plus vieux que la semaine dernière en tout cas, sûr !), et pis tu pouvais regarder toutes les chaînes, les radios etc... U-na-ni-mi-té ! Avec, parfois, un petit commentaire pour te tourner le canon de soixante-quinze dans la plaie, du genre : « Précipitations SOUTENUES » ou, variante, « Pluies ABONDANTES »…Tout juste, au dernier moment, des cartes avec un léger mieux, possible… l'après-midi !

Alors te dire qu'au lever, je mets un moment avant de me décider à ouvrir les volets...  Déjà que j'entends le vent qui tourne autour de la maison, en ronflant… Aussi : surprise quand je mets le nez à l'extérieur : pas de pluie du tout et c'est même assez sec, signe que peut-être, il n'a PAS ENCORE plu !  Et, of course, lorsque, un peu plus tard, je monte en voiture, c'est pour actionner les essuie-glaces !  Car cette fois-ci, ça a l'air de s'y mettre sérieux.

 Fait rien, Rogntidiou ! J'y vas !

 D'abord on est invité pour une rando (j'ose pas dire une S.E.C, vu le temps) que les VTTistes de l'ECCOnflAns organisent pour les autres cyclos du club. Et c'est chez Maurice, à Nogent, que ça se passe. Alors… J'ai su au dernier moment que la Rando de la St Vincent, à Neuvy/Loire, c'était ce dimanche-ci et non le prochain. Flûte ! C'est toujours sympa, cette rando pédestre qui nous accepte fort aimablement, et où l'on a l'habitude de se regrouper pour allonger un peu les circuits prévus pour les marcheurs par une boucle supplémentaire, que nous concoctent en général les  « Frapadingues ». Dommage qu'on n'ait pas pu synchroniser ça un peu mieux !

Et Actif-Michel et Anne ? Se seront lancés de ce temps ? Pas eu de coup de bigo ce matin mais pas besoin, je n'ai pas atteint Bonny qu'un appel de phares, à travers le rideau de pluie, me renseigne : ils sont juste derrière moi !  Quel timing !

Même chose quand on arrive chez Maurice et Monique : en cinq minutes, tout le monde est arrivé ! On s'engouffre dans un sous-sol visiblement conçu pour accueillir du monde : la table est dressée : gâteaux, sucreries, tasses, verres, café, jus de fruits… Ça c'est de l'accueil ! En pas longtemps, on a fait connaissance avec les têtes peu ou pas encore connues et l'ambiance est au top…On en oublierait bien l'extérieur. Mais bon, on n'est pas venu QUE pour être autour de la table : on met le nez dehors pour constater que la chaleur de l'ambiance à dû conjurer le sort : il ne pleut plus ! On sort tout de même l'équipement ad hoc, photo et go !

 

Oui, bon, ça pleuvaille un p'tit chouille, mais rien de méchant. Nous voilà partis sur les chemins qui longent l'arboretum des Barres : Maurice nous a déjà emmenés par là et c'est sûr que, malgré la flotte, on y roulera sans trop avoir maille à partir avec la boue. D'ailleurs l'allure est vite bonne, malgré un vent que l'on sent même entre les arbres, et le groupe s'étire au gré des conversations ou des niveaux de forme. Histoire de regrouper, on fait un arrêt où certains se risquent à se débarrasser de l'imper ! Audacieux, non ? D'accord, même s'il ne tombe plus rien depuis cinq minutes et qu'on a aperçu un semblant de ciel bleu entre deux nuées tout à l'heure, il faut être d'un optimisme assez démesuré, je trouve, mais bon.

Ça ne rate pas ! Peu à peu, mine de rien, la pluie reprend. On fait un peu semblant de ne pas s'en soucier et de la traiter par le mépris, tout occupés qu'on est à admirer des chevreuils : deux ici, trois plus loin, un autre encore qui réapparaît un peu plus loin.

Vexée de notre attitude, la pluie y va maintenant avec la grosse artillerie ! Des gouttes, mon vieux, grosses comme ça ! Et serrées, avec ça ! Et froides en plus ! Le vent a redoublé aussi et comme on est en plein à découvert, à travers champs, on en profite un max ! Dos voûté, sous l'averse et les rafales, chacun a le nez dans le guidon, l'eau ruisselle à travers les ouvertures du casque coule sur le front, derrière les lunettes embuées, dégouline de la visière, imprègne les gants, le cuissard, les chaussures. Pour résister au vent latéral, on prend de l'angle avec le vélo, si bien qu'il arrive que l'on en perd un peu d'accroche latérale sur le chemin détrempé ! Même pas la niaque pour aller chercher un vague abri derrière un autre. On n'a pas même fait groupe pour lutter. Nous sommes plus ou moins égrenés au long du chemin où  chacun, vague silhouette grise au milieu du gris, nez sur les pédales, s'attache à lutter contre les éléments et tenter de progresser. Un tour de manivelles, puis un autre. On rêve de s'arrêter? Idiot. Cela ne stopperait pas la pluie que le vent, parfois, te fait même entrer dans les oreilles ! Il FAUT avancer. Certains s'essaient à discuter, pour tromper la difficulté. Mais je crois qu'on guette tous l'arrivée près d'une maison, d'une grange, d'un hameau où l'on pourrait souffler dans un abri, aussi précaire soit-il.

Un peu après un panneau indiquant « Les maisons sèches »(!!!) on traverse un petit hameau : dès qu'on a pu, on a tourné à droite pour s'arrêter derrière le mur d'une maison, à l'abri du vent et donc, un peu, de la pluie. Les autres passent tout droit : c'te blague ! À cinquante mètres, il y a un beau et grand hangar. Quel superbe refuge, où, de plus, nous attend un ravito comme on n'en a pas souvent pour des randos officielles !

 

Le moral est bien revenu. Mais bon, on ne va pas non plus passer le reste de la matinée là. D'autant pLus que, bien sûr, en s'arrêtant un peu longtemps, on prendrait bien un peu froid. Maurice et Christian, les deux locaux, se sont concertés : on va rentrer au plus court, car, même s'il pleut avec moins de violence que tout à l'heure, ça ne s'est quand même pas arrêté.

Alors on « prend la route en long », comme disait mon papa à moi. Un petit détour quand même pour passer par le site de direction de l'arboretum (intéressant !) et l'on rallie Nogent. Trempés des pieds à la tête, on n'a plus qu'une idée : être au sec ! On a investi tous les abris, garages et autres, de chez Maurice pour tâcher de se changer. Un p'tit coup au vélo et hop, on retrouve la chaleur du sous-sol de Maurice et Monique où nous attend, derechef, une table largement servie.Les bouteilles passent de main en main, les « clings » sonnent de verre en verre et les discussions vont bon train : on évoque, une autre histoire d'eau, évidemment, la Rando des Gués, pour laquelle, malicieusement, Michel-Léopold, enveloppé dans un peignoir d'un bleu tendre  particulièrement seyant, semble prêt ! Les verres se vidant facilement, on en arrive à lancer les paris les plus fous, ainsi Pierre se dit partant pour la « Forestière »… s'il perd 20 kg d'ici là ! Aussitôt un pèse-personne est apporté pour bien mesurer l'enjeu, séance tenante! Belle gageure …À suivre !

 

L'heure a vite tourné et l'on songe à regagner nos pénates, même si Maurice  propose maintenant de prolonger par un repas à la bonne franquette. Tentant, Maurice, bien sûr, on est si bien ici. D'ailleurs, décidément, il semble que notre amicale réunion ait le don de chasser les nuages, car, alors que nous regagnons nos voitures, la pluie a vraiment cessé et c'est maintenant le ciel bleu qui nous accompagne et même le soleil. Mais ça, nous l'avions déjà dans la tête et le cœur !

 

Pour trouver une rando organisée, dimanche prochain, il faudrait aller jusqu'à St Cyr-en-Val. Ou attendre, bien sûr, la « Rando des Crêpes » des amis d'Ouzouër sur Trézée, le 1er Février. Pour ma part, je vais, entre-temps, passer une semaine à la montagne. Avec des vététistes, bien sûr, mais pas nécessaire, je crois, d'emporter le vélo sur ce coup-là !

mardi 13 janvier 2009, a 00:42
Ménestreau : on en vœux !
 

 

En regardant l'ami Gérard, organisateur en chef de la rando de Ménestreau, tu sais la « Rando des gâteaux de riz et de semoule » (rien que ça !), qui, encagoulé et empanaché de buée, attend les voitures des participants, et leur indique parfois leur place en disant : « Là-bas, comme d'habitude ! », je me fais la réflexion que ce rendez-vous n'est vraiment pas ordinaire.

C'est vrai qu'aujourd'hui, un peu plus que d'habitude, on peut dire que c'est celui des mordus !  Des mordus de froid, oui, d'abord, parce que la température, dehors, c'est l'ordre de moins 8 ou moins 9… dans ces cas-là, on se dit qu'on trouvera des coins à moins dix, possible non ? Pour moi c'est mon maximum à VTT (ou plutôt minimum, non ? La langue française a de ces pièges !). Donc, seuls les mordus sont sortis. Et on s'équipe plutôt dans la voiture, à l'abri, ne pointant le nez dehors que pour saluer les autres tordus (tiens, il n'y a qu'une lettre de différence avec mordus, comme quoi, c'est voisin, non ?) et leur souhaiter la Bonne Année. La « boune an-née » qu'on disait justement dans ce pays, au temps jadis. Car je suis quasiment du coin, je te l'ai déjà moult fois  raconté. Tu vois le clocher qui dépasse là, derrière le coteau ? C'est Mon clocher, mon vieux, celui de Couloutre ! C'est à deux trois kilomètres, même pas, un tout petit village que j'ai traversé au pas tout à l'heure en arrivant, en mettant un nom à chaque maison… Le nom de ceux qui les habitaient autrefois, et quelquefois encore, même si la plupart sont fermées maintenant. Ma maison à moi c'était l'école, juste au pied du clocher qui me donnait l'heure la nuit. Une quinzaine d'années, j'y ai passé, mais quinze années qui comptent plus que trente dans une existence, je pense.

 Contrairement aux recommandations que j'ai données aux copains, j'ai, malgré les forts risques de verglas, suivi la toute petite route qui montait derrière chez moi, à la lisière du bois,  là où ce que j'ai fait (entre autres choses) du VTT, sur mon  «Alcyon » bleu (déjà !), bien avant qu'on ait donné un nom à cette pratique. Un pèlerinage, que je fais, un peu, tu vois.

Ben, justement, pèlerinage, ça tombe bien puisque Ménestreau, ça vient de « monasterium », tu me vois venir ? Rigolo d'ailleurs car la colline au-dessus, s'est quelquefois appelée « minaret », ou "minarai", corruption de minerai, évidemment, qu'on trouve aussi comme nom, car on extrayait du fer dans la région … dans l'temps !

 

 

Bon, alors, c'te rando ?

J'y viens. Mais, que veux-tu, le temps de s'équiper, de retrouver les copains, de remarquer que certains ne sont pas venus, de boire un caoua près du poêle…  Enfin, ça permet d'avoir pilepoil le soleil qui passe le haut du premier coteau, auquel on s'attaque juste en partant. Une petite montée pas trop méchante, entre deux champs enneigés, mais qui te fait vite fumer du bec comme une loco et qui t'offre l'avantage de réchauffer l'dedans, pire (et mieux) que la goutte du père Marlot, tu vois, au café du milieu du bourg…

On s'engage dans la forêt, en continuant de monter, qu'à force d'à force, notre groupe s'écrème sérieux. C'est vrai qu'on se demande un peu tous où l'on en est de la forme, après souvent une quinzaine de jours un peu costauds, côté flacons et fourchette. Qu'un certain Michel de St Martin (car tourte la bande de l'ECConflAns, ou presque, a fait le déplacement, je sais pas si tu te rends compte !), oui, donc que le Michel, il a même continué les abus hier encore (qui était d'ailleurs ce matin, au final) et donc… semble avoir du mal à trouver tout de suite le rythme. Par contre, je suis tout surpris de me sentir pas trop mal, parce que ces derniers temps, j'ai plus travaillé la descente que la montée, des descentes de côte, quand même, Côte Rôtie, Côtes de Blaye, tu vois le genre…

À force de grimper, on arrive de l'autre côté : c'est THE descente du jour, celle qui te mène à Villiers. C'est marrant d'ailleurs que, sur le schéma habituel, le Loulou et ses acolytes, ils ont trouvé, dans le tracé, des petites différences qui bluffent, comme s'il y avait un chemin parallèle. Enfin, toujours est-il que la descente, l'est vraiment sympa, dans les feuilles gelées, avec ce qu'il faut de côté technique pour s'amuser...  gaffe quand même aux « roins » gelés ! Le Michel s'y refait la cerise, comme de juste, et, après s'être regroupés en passant devant le château local, on se dirige vers la vallée du Nohain. Deuxième type de paysage, classique dans cette rando. Quelquefois, c'est le coin boueux et pas toujours marrant, mais aujourd'hui, le sol dur est un régal. C'est peut-être ça qui me donne la forme, j'adore ces conditions où le vélo répond bien, les roues accrochent…un délice !

 

Un p'tit coucou de loin au clocher dont au sujet duquel je te causais t'tà l'heure, un passage auprès de domaines dont les noms sonnent profond dans mes souvenirs, et puis c'en est tout de Couloutre, on n'ira pas par là… Trop compliqué paraît-il, pour des organisateurs qui ont de plus en plus de boulot administratif dans la préparation d'une rando, je ne leur en veux pas...D'ailleurs, qu'est-ce que j‘attends, moi ? J'ai qu'à prendre mon biclou et me lancer par là quand je veux, non ?

Le temps que je te raconte ça, on a gagné le ravito après avoir traversé de grands champs qui ont au moins l'avantage aujourd'hui d'être au soleil. Pause auprès du feu, avec un petit vin chaud (le sevrage, ça se fait doucement, hein, pas trop vite…) le temps aussi de réconforter Pilou qui a cassé son câble de dérailleur et roule, du coup, sur la route. Dommage pour lui, aujourd'hui, c'est un jour à être sur les chemins, vraiment. J'en profite aussi pour comprendre pourquoi mon « Camel » semblait bouché : j'ai voulu utiliser (Enfin ! car j'avais ça au fond d'un tiroir depuis un an ou deux) le tube avec valve recouvert d'isolant. Seulement je ne l'ai pas essayé avant de partir, et donc pas donné le petit coup de canif nécessaire pour ouvrir la valve. On procède au dépucelage et ça roule de nouveau.

 

Cette fois on est dans les bois du « Minerai » entre Entrains et Ménestreau, une espèce de bosse comme un dos de baleine, pas bien pentu, sauf au-dessus de Ménestreau, mais  que l'on monte et descend un certain nombre de fois. Le plus souvent, on se trouve sur des allées assez droites et on voit, là-bas, les gars qui sont devant, plus haut... Histoire de te donner le moral… Un qui ne doit pas l'avoir, c'est le Michel de St Martin. On roule tous plutôt O.K, avec Alain, Christian (qui a fait ressouder le haut du tube vertical de son cadre, pas mal !) Maurice, Actif-Michel et Anne aussi, mais notre Ocrien de St Martin, il a décidément du mal à retrouver le rythme après sa soirée d'hier… Pourtant, ce genre de truc, c'est surtout au début qu'on le sent, souvent, en roulant, la forme revient peu à peu. Ben là, on dirait plutôt l'inverse. Les montées ne sont pas méchantes mais longues et ça, ça ne passe pas.

En plus dans les derniers kilomètres montants, on a lâchement un peu appuyé,  avec Alain, grisés par le jeu de la trace que l'on cherche entre les différentes ornières gelées où l'on trouve parfois un passage carrément sur la glace (Ouf, ça tient ! Mais gaffe à la glissade !). Ou bien alors, c'est le parfum des gâteaux de riz que l'on sent déjà ?  Toujours est-il qu'on a dû laisser un peu les autres derrière. Un passage près d'une mare gelée (où j'en ai déjà vu un s'étaler) et l'on arrive au-dessus du village, on laisse une belle descente sur la gauche (dommage) pour regagner directement la salle d'accueil, où l'on s'attaque alors sérieux aux fameux desserts promis, à côté des trois « Frapadingues » qui ne donnent pas leur part aux chiens. C'est juste comme on en est au deuxième verre et à l'assiette de rab' qu'on a réussi à négocier, que se pointe l'ami Michel qu'on a bien laissé tombé ! Et de nous expliquer qu'il a fait toute la rando avec un boîtier de pédalier bien mal-en-point : du coup, on va voir : il a une drôle de touche, c'est vrai, son axe, mais surtout, pour réussir à tourner les manivelles, même à la main, faut s'employer un brin ! Eh ben, chapeau le Michel ! Tu parles d'un handicap ! Dommage qu'on n'ait pas eu de galette, car c'était lui qui méritait la couronne, en ce dimanche qui suit l'Épiphanie…(car tu sais, n'est-ce pas, que Marius et César épient Fanny !).

 

Bon, la météo annoncée n'est pas folichonne pour dimanche prochain et je n'ai rien d'autre en rayon qu'une rando en Sologne à Nouan le Fuselier, si tu te sens… Sinon, on épluche les calendriers qui sont parus pour faire le nôtre. Si tu as des infos, merci.

Et pis… Boune An-née !!!!   à toué, ta douce, le reste de la compagnie et pis… ton vélo, pardié !

dimanche 28 décembre 2008, a 20:05
Noël et St Sylvestre : c’est l’étang des oies et des canards… cygnés Alain !
 


Actif-Michel est passé me chercher avant l'aube et nous roulons vers les Choux (plutôt Varennes-sur Truc ou machin) où nous attend Alain. Il fait encore bien noir, mais j'apprécie ce moment où nous pouvons encore profiter des décorations de Noël des rues et surtout des maisons, de part et d'autre de la route. C'est parfois un peu tape à l'œil, souvent naïf mais toujours gai. Les autres maisons en semblent d'autant plus sombres et même tristes, en comparaison, comme des maisons vides et anonymes. Il suffit d'un tout petit rien allumé pour que tout change : comme un clin d'œil de connivence, c'est sympa, enfin moi, je trouve.

On a donc un œil ébloui sur ces décors et l'autre sur le tableau de bord où le chiffre de la température extérieure tourne autour de –5° ou –6°… Pas chaud, hein ? Même si tout à l'heure le  soleil remplacera les étoiles, on le trouvera drôle en quittant la chaleur de la voiture. Michel baisse peu à peu le chauffage intérieur de deux ou trois degrés pour qu'à l'arrivée on ne subisse pas trop d'effet frigorifiant, pourtant l'habitacle semble un doux cocon, un abri préservé et moelleux : j'ai toujours bien aimé cette sensation de rouler dans la nuit bien au chaud dans une voiture ; gamin, j'essayais de ne pas m'endormir pour en profiter, je l'appréciais même quand, le lundi matin, mon père me reconduisait à l'internat, et pourtant !… Tu sais cette sensation qui te fait te recaler comme si tu voulais t'enfoncer un peu plus dans ton siège, tu vois ce que je veux dire ?

 

Timing impeccable : on retrouve aux Choux l'ami Michel qui arrive de St Martin pile à l'heure pour nous conduire jusque chez Alain. Le ciel blanchit à peine du côté de l'Est et ce n'est qu'après avoir pris un café-croissant bien agréable, devant l'insert surchauffé, après avoir complété et vérifié notre harnachement (multicouches de vêtements spéciaux, sachets chauffants, qui sous les pieds, qui dans les gants, etc.) que le soleil passera timidement la crête de la forêt en face la maison d'Alain. Actif-Michel est déjà le nez penché sur sa machine : l'amortisseur semble affaissé et le débattement réduit. Effet du froid ? Ça ne s'arrangera pas vraiment en roulant…

On a juste suivi un tout petit bout de route pour vite chercher le couvert de  la forêt, d'accord on ne profitera pas de la très relative petite chaleur du soleil, sans doute, mais on sera à l'abri d'un petit vent qui, par cette température, nous aurait vite glacé ! Les premiers chemins sont assez défoncés, mais, magie du gel, ils sont durs. Il faut évidemment soigner sa trajectoire, se méfier des roins qui t'enferment et font accrocher les pédales, mais quand on voit ce que les sangliers ont fait subir à certains passages, on se dit qu'il aurait été encore plus difficile de rouler par temps doux ! On évite (ou pas) les flaques gelées dont la glace craque sous le poids des vélos (et de leurs pilotes, après les agapes de Noël !). C'est tout de même très roulant dans l'ensemble, mais on roule assez pépère : pas trop envie de se geler les extrémités en créant, par la vitesse, un vent que l'on est bien content d'éviter en sous-bois. Justement, tiens, les sous-bois sont bien agréables : un vrai décor de Sologne, avec bruyères, terre sablonneuse, bouleaux et… étangs ! Question de ça on est servis, on passe d'un bord d'étang à un autre : tous sont gelés et l'on s'amuse de voir les canards, les oies et les cygnes réduits au patinage imposé. Comme en Sologne aussi, des panneaux annoncent de beaux domaines et aussi des interdictions de passage, parfois. Parfois aussi des chasses en cours… Alain et Christian jonglent avec les traces, les allées, les carrefours, nous on suit…Quelques haltes, quelques photos. Avec la matinée qui s'avance, on est vraiment bien à rouler dans un paysage pareil sous le soleil. Mais le froid persiste : aucun signe de dégel au sol (et c'est tant mieux) et dans l'air non plus d'ailleurs : un petit passage sur le bitume, où nous nous risquons à appuyer un peu (si peu) plus, a vite fait de nous geler mains et pieds. Ici et là, nous reconnaissons tel ou tel endroit, déjà traversé lors des randos organisées aux Choux, mais rien qui puisse nous repérer vraiment et l'on se retrouve devant chez Alain sans nous être rendu compte du retour.

Quelques tours de roue supplémentaires pour faire le tour du propriétaire, du petit étang en sous-bois, et l'on se retrouve acagnardés autour de la cheminée, verre en main…Gagné par la chaleur du lieu, des verres, des copains, on discute de tout et de rien, des problèmes de bris de cadre, tiens, en particulier, car figure-toi que Christian, en rangeant son vélo dans la voiture a remarqué une cassure du tube vertical au ras de la tige de selle, alors les « Vitus », ça casse aussi ? À quoi se fier ma bonne dame !

 

Il faut bien briser le moment magique : saluts, souhaits de bonne fin d'année et à plus, on ne s'éternise pas dehors. Le rendez-vous suivant est surtout pris pour Ménestreau, tu sais, je t'en ai parlé la dernière fois, n'oublie pas !  Et puis, si tes divers réveillons et repas t'ont laissé un peu de place, tu auras droit là-bas à un fameux gâteau de riz (ou de semoule) accompagné de crème anglaise ! Si Si ! Ah, tu vois, je t'ai convaincu ? M'étonne pas, un bec-fin comme toi ! Alors pas trop d'excès côté fourchette d'ici là, et tu seras top pour l'année prochaine !

mardi 23 décembre 2008, a 11:15
rando du solstice (suite)
 

Un p'tit plus pour mettre deux photos "actives" ! Un cadeau de Noël, quoi!

mardi 23 décembre 2008, a 11:10
Rando du solstice : le jour le plus court !
 


«  T'es sûr qu'il faut qu'on y soit à 8h et quart ? Mais il va encore faire nuit ! » Actif-Michel m'avait prévenu :  le rendez-vous chez Michel à St Martin-sur-Ocre, en ce jour de solstice d'hiver, c'était un débarquement… « Le jour le plus …court ! ». Autrement dit on allait démarrer dès potron-minet. (j'aime bien cette expression, « potron-minet », faudra que je cherche d'où ça vient, tu sais, toi ?). D'ailleurs, sur la route qui même au fief ocrien du Sire de St Martin, ce sont surtout des phares que j'ai dans le rétro, impossible de savoir qu'il s'agit de la voiture d'Actif et Anne qui m'ont rejoint peu avant d'arriver.

De là à avoir besoin de mettre les gilets fluos pour entamer notre rando…faut pas exagérer, parce que avant d'enfourcher nos montures, il y a le café prévu sous l'abri des copains. Le Michel, c'est un gars qui sait recevoir : outre caoua, panetone et cake, préparés pour nous, le garçon a passé une partie de son samedi sur le vélo (bon, O.K. y'a pire comme contrainte, mais quand même !) pour vérifier l'état de certains passages où il compte nous conduire. Du pro, quoi !

Car même si c'est aujourd'hui l'hiver, pas de gel qui durcirait le sol et rendrait traversables certains bourbiers potentiels : il fait plutôt doux et on se plaindra davantage de s‘être trop couvert que de froid aux pattes, au cours de notre sortie.

On prend des nouvelles des uns et des autres copains : des gens de Gien-Relax, avec Christian, le moustachu président historique, qui a passé la main lors de l'A.G de vendredi, des « Frapadingues » aussi, qui roulent ce matin côté Berry, pour préparer la future « Rando des Beignets »

On a fini par partir à une heure encore raisonnable. On est huit en tout, les cinq de l'ECConflAns, Anne et Actif-Michel et puis mézigue. Où va-t-on rouler ? Bords de Loire ?…Mouillé, par ces temps…  Les grimpettes du côté de Châtillon ? Ou encore Outre-Loire, derrière Gien ? Entre les randos ici, les S.E.C avec Gien-Relax, les randos de St Gondon et de Châtillon, on commence un peu à connaître. Pourtant Michel va trouver, pour la deuxième fois en pas longtemps, des secteurs inconnus. D'abord il réussit à nous faire traverser un domaine privé, une ferme en plein champ, au moment où le proprio traverse la cour… hum ! Ben, la moindre des choses est de s'arrêter saluer le monsieur et lui expliquer que… Le mec est sympa et apprécie la courtoisie, dont chaque vététiste qui se respecte doit se prévaloir (en plus c'est écrit sur la charte du vététiste punaisée au mur de mon bureau, na !) et nous fait remarquer que nombre de motos n'ont pas cette attention ! Bon, ben, M'sieur, merci, on continue.

Ici et là, on va bien reconnaître un bout de route ou de chemin mais très vite, on sera de nouveau désorienté par une bifurcation inattendue. Tiens, cette traversée de bois, chouette, non ? Connaissais pas. Du coup on y reste un peu plus longtemps, car le « Lapierre » d'Actif-Michel crève pour la première fois de son existence! L'occasion d'une réparation collective, tu vois le genre : un qui passe une chambre à air, un autre qui démonte, un qui passe le chiffon pour essuyer la merdasse de ce qui reste de produit anti-crevaison, un autre la pompe, un autre (devine) qui photographie, et deux ou trois qui en profitent pour libérer le café avalé avant le départ…

On continue nos zigs et nos zags, dans le paysage local, avec, comme repère, dès que l'on peut voir un bout d'horizon, le clocher et le château de Gien, sur notre droite le plus souvent, et bien sûr le triple panache de vapeur de la centrale de Dampierre. On s'en rapproche d'ailleurs de plus en plus  au fur et à mesure que des chemins plus familiers nous ramènent vers les abords de St Gondon : Michel a tout prévu: un bout de descente nous conduit chez les poules:  elles ont les jambes longues et fines et et le derrière orné d'un bouquet de plumes d'autruches !... Normal puisque c'en sont (et Dalila?), des autruches (tu croyais quoi, toi?Hein?) Les fameuses bestioles de l'élevage local que nous avons l'habitude de saluer de nos quolibets, lors des S.E.C hivernales de Gien-Relax, mais qui sont une découverte pour Actif-Michel et Anne. On se ferait bien une petite pause-ravito, non ? Notre driver Michel nous a prévu ça en fait dans un site pittoresque, auprès d'un ancien lavoir bien retapé, en bord de rivière, à côté d'un vieux pont (photo).

On repart à travers les rues et ruelles anciennes du charmant village, une traversée touristique qui nous conduit en fait sur un parcours aménagé avec bosses, virages, creux etc… Alain est devant et s'arrête brusquement en haut de la bosse : pas possible ! Le trou derrière doit être vraiment impressionnant pour qu'il « refuse l'obstacle » ainsi ! En fait, il vient de se prendre une petite branche acérée qui s'est plantée dans sa pommette juste en dessous de l'œil gauche ! À deux centimètres près…  Portez des lunettes les gars, complément indispensable du casque !

On reste un petit moment sur le site à tourner-virer comme des gamins, qu'on est forcément, comme je te l'ai expliqué lors d'un précédent article, on prend des photos en action et puis on s'extrait pour regagner un peu pus loin la levée, direction Poilly-lès-Gien ; il fait vraiment bon  et il s'en faut de peu que l'on ne voie le soleil. On remonte vers St Martin où l'on fait un petit crochet, pour visiter le chantier de la maison d'un collègue des gars de l'ECC. Ça permet, du coup de voir nos compteurs  afficher un total de 40 km raisonnable. Il n'est pas trop tard, mais entre lavage des vélos et rinçage... des gosiers, ça nous prend une bonne heure… Faut c'qui faut, non ?

 

Un préambule, en quelque sorte aux futures agapes. Usez-en sans z ‘abuser, festoyez de belle façon, Gente compagnie, que Papa Noël vous apporte la paire de roues, le dérailleur ou la sonnette dont vous rêvez, vous nous montrerez tout ça lors de la prochaine sortie. Au niveau de « l'organisé », il faudra attendre la rando des amis de St Père, à Ménestreau (pas en Villette, mais près de Donzy, Nièvre), le 11 Janvier, je crois. Bonnes Fêtes à tous !

lundi 15 décembre 2008, a 11:29
Un bel état d’AME !
 

 

Je n'ose pas ouvrir les volets…Je sais bien que j'entends une espèce de chuchotis, mais…et si c'était la tuyauterie de salle de bains ? Ou, je ne sais pas moi, dans mes oreilles tout bonnement ?.. Non ? .. Eh, pardi, je le sais bien qu'il pleut ! Mais tant que je ne le VOIS pas, tel St Thomas (je te parle pas du Tom, qui serait plus "seins" que " saint" !), je peux toujours espérer… Espérer qu'il ne continue pas à dégringoler de la flotte à tout va, comme depuis hier soir. Que déjà cette pluie a dû être la cause d'un truc pas ordinaire qui nous est arrivé : sur la scène de la Maison de la Culture de Nevers, oui m'sieur, la Grande Salle, où je participais à un concert. On était plusieurs dizaines de musiciens et chanteurs, en pleine action, au deuxième ou troisième morceau quand : « Pschhhhhhhhhh, boum !!!! » et voilà un projo qui explose au-dessus de nous et tombe en morceaux, verre et métal, quasiment sur la tronche d'un violoniste (chauve, en plus) qui n'a plus eu qu'à sortir un kleenex pour se panser la main pendant que son voisin éteignait à coup de pied un bout de truc qui cramait… Et qu'est ce que tu crois ? .. The Show must go on,   mon vieux !!!… Si, si ! On a tous continué, avec juste un coup d'œil sur le pauvre musicien qui avait l'air de s'en tirer sans trop de bobo… et pis un p'tit coup d'œil aussi vers le haut, vers tous ces autres projos verts, bleus, rouges, jaunes qu'on avait au-dessus de nous, histoire d'évaluer les probabilités de finir la soirée entier. À peine si on a un peu « savonné » une ou deux mesures… Pros, j'te dis ! N'empêche, un qui a dû en savonner quelques-unes, de mesures, c'est le mec au violon : il a eu un moment la main qui tremblait un brin… no problem question trémolo ! J'me demande pourquoi d'ailleurs, vu que, lui, il n'avait plus de projecteur au-dessus de lui, il ne risquait donc plus rien, non, logique ? À la fin du spectacle, l'éclairagiste est venu, éberlué, ramasser les morceaux et tenter un diagnostic : une fuite d'eau, quelque part au-dessus.. la pluie…

 

Alors tu comprends que ce matin, la pluie…ça devrait m'arrêter ! Parce qu'il vase, of course,   et pas qu'un peu ! Et que je me suis couché tard, et que je me suis levé tôt, parce que, normalement, ce matin, je dois aller à Montargis. Te dire que j'hésite ? Et ben pas vraiment…Je traite par le mépris… On verra bien…En attendant, les essuie-glaces y vont de bon cœur !

Bon, trouver l'accueil : c'est proche du point de départ de la « Montargoise », mais rien n'est indiqué… Le « Vélodrome de l'ame de Montargis », dit comme ça tu t'interroges : « l'ame » de Montargis ? Deux trois voitures…devant une sorte de stade, un tennis, ça ressemble plutôt à un parc un peu désuet, tu vois, genre parc thermal…Je vais plus loin… Se renseigner ? Personne dehors avec ce temps… Le bigophone chante : c'est Michel de St Martin, que je dois retrouver là, qui  m'appelle pour me guider. J'hésitais à faire sonner son téléphone, il était de fiesta « Meunier » hier soir, cela ajouté au temps, p'têt' qu'il n'avait pas bougé de chez lui. Mais non, lui et le Maurice sont fidèles au rendez-vous. Alors c'est où ? Équipés de pied en cap, on s'avance dans ce parc sportif du début du XXème siècle (1935, ou 25…) pour découvrir, effectivement les structures inhabituelles et somme toute assez impressionnantes du vélodrome de plein air. On entre sur la piste : on s'inscrit sous le barnum monté au centre du truc et on se renseigne : l'ame de Montargis, l'A.M.E, c'est l' « Agglomération de Montargis Et de … » le reste n'est pas pris en compte dans le sigle.

Bien peu de monde aux inscriptions mais les organisateurs ne sont pas accablés. Il s'agit de l' « autre » club cycliste de Montargis, pas les cyclotouristes qui s'occupent de la « Montargoise ». C'est leur première rando VTT. Pas de bol pour le temps, une pluie au réveil, c'est radical pour te squeezer l'affluence !

On prend des photos au pied de la piste, je dis « au pied » parce que je t'assure que c'est impressionnant : on se croirait dans une espèce de plat à cuire au four. Quand tu penses aux pistards qui grimpent là-dessus avec des pneus quasiment lisses ! En même temps, tu as envie d'essayer, de te faire un « wall-ride », car c'est presque ça ! Mais, sur une piste mouillée… tu vois, on a l'impression que ça ne le ferait pas. On se paye quand même un petit tour… en bas… en mordant parfois un peu la pente et puis… à nous les pistes de la forêt qui nous sont plus habituelles et plus familières !

 

Car on se dit, évidemment, que l'on va retrouver le même genre de parcours que lors de la « Transgâtinaise » et la « Montargoise ». En fait, très vite, on se rend compte que les traceurs ont vraiment cherché à innover : on va souvent rouler sur du petit monotrace, parfois très sinueux, en roulant un minimum sur les grandes allées. Sympa !  Ça ne roule pas mal d'ailleurs, et dans cette première partie, on « y emmène » plutôt bien tous les quatre, avec le Pierre qui, lui, est venu en voisin nous rejoindre à vélo. On n'est pas bien nombreux à participer, sans doute, mais, comme on est partis à peu près au même moment, on n'est pas seuls à rouler. Nous, égoïstement, on se dit que moins on est nombreux, plus ça nous donne de chance de gagner une de la dizaine de dindes qui seront offertes en lot à l'arrivée, et déjà on se cherche une bonne recette... Tiens, au Calva, par exemple !

Sais-tu ? Conformément aux deux ou trois bulletins météo que suivi ce matin, la pluie a cessé ! Si ! J'ai même posé l'imper plastique ! Et finalement, autour du superbe feu qui nous attend au ravito, il n'y a pas tant de monde car il ne fait pas bien froid non plus. Après le ravitaillement, on se fait une boucle, plus au nord de  la forêt, un peu gadouilleuse qui nous ralentira quelque peu aussi. C'est vrai que de la boue, on en rencontre, évidemment, mais elle n'a rien de collant. Il faut traverser, bien sûr, mais on ressort sans rien sur les pneus, c'est appréciable.  par contre ça glisse pas mal, c'est vrai aussi. Tout à l'heure dans une petite montée étroite, le Michel, devant moi, se grimpait ça en danseuse. Juste au moment où je lui dis mon étonnement, sa roue avant glisse sur une pierre, ou une racine, et à bas l'bonhomme !

 

 Après le deuxième passage au ravitaillement, Pierre nous laisse partir sur une autre petite boucle du grand circuit : la boue l'a bien fait peiner et puis on nous annonce deux  grimpettes.

On se les avale sans mal, mais c'est avec un brin de circonspection que nous arrivons en haut d'un bout de descente un rien abrupte : on n'avait encore rien vu de tel à descendre dans la forêt de Montargis ! Z'ont trouvé ça comment ?.. Michel s'est lancé à gauche sur la trace déjà faite, qui me semble trop boueuse, aussi je me risque de l'autre côté, plus haut car la piste est en dévers, mais où les cailloux me semblent plus sûrs. J't'en fiche ! Ça glisse pareil ! Ma roue arrière  part en crabe et j'ai la tentation de mettre un pied mais la pente m'a déjà avalé, force est de s'en tenir à tenter de contrôler en restant le plus d'aplomb possible. Le vélo est venu de lui-même se recaler trois au quatre mètres plus à gauche dans la trace boueuse, freiner pourquoi ? Comment ? Les quelques dizaines de mètres me semblent longs et je suis bien content d'arriver en bas entier. Chaud !

 

On retrouve le Pierre un peu plus loin et, embarqués avec lui, on oubliera de reprendre une petite boucle de quelque cinq kilomètres. Tant pis ! Depuis quelques minutes, il a recommencé à pleuvoir, pas trop méchamment, mais quand même, et trente-cinq kilomètres, ça suffira à notre bonheur pour aujourd'hui. Des kilomètres supplémentaires, on devrait en avoir dimanche prochain : il est question de Borne en plus, si rit le soleil… (astuce pour initiés, cherche pas !).

Du coup, on en a profité pour appuyer un peu plus sur les pédales…attirés par l'odeur de la dinde, déjà ? Ou plutôt d'un vin chaud bien agréable qui nous attend au retour, car pour la dinde, c'est loupé. Il nous resdera gue le Calavados dans nos berres… hic !…

 

On reste un moment avec les organisateurs, à profiter du vin chaud, bien sûr, et puis à leur assurer que leur créneau est bon, qu'il faut qu'ils perd ses verres (bardon, ça c'est moi quand mes « belles lunettes » se séparent en deux morceaux)... euh…qu'ils père sévère, non, z'est bas za non blus… qu'ils persévèrent, ça y est, car leur rando est bien faite et qu'évidemment on n'a rien d'autre à ce moment-là depuis que la  « Solognote » d'Aubigny n'existe plus pour les VTT.

Et puis un p'tit tour de piste encore, c'est trop drôle, lavage vélo et hop !

 

Ce coup-ci les copains, rien d'organisé (question VTT, parce que côté agapes, je vous fais confiance… mais attention au Calva !)  d'ici le début janvier, à Ménestreau (près de Donzy). À se contacter donc pour trouver à rouler.

 

 

mardi 09 décembre 2008, a 18:56
V.T.Théléthon
 

 

Ouf ! J'ai bien cru ne pas pouvoir rouler avec des copains ce W-E !  Étant pris ce dimanche, il ne m'était pas possible de  rouler à Santranges. Mais en période de Téléthon, il y avait heureusement de la ressource ! Gien-Relax et l'ASCO organisaient quelque chose à… Sully-sur-Loire !  Décidément, je ne sors plus de ce coin-là, Ouzouër/Loire, Vieilles Maisons, Sully/Loire, ça bouge, le VTT, en Gâtinais ! Sympa, mais, bon, c'est encore une heure de route ! Michel de St Martin m'avait prévenu : départ à 13h pour une cinquantaine de bornes. Même si c'était en bord de Loire, pour être rentré avant la tombée du jour à cette époque, fallait pas pater ! Alors fais le calcul : 13h départ, le temps de s'équiper, s'inscrire + 1h de route etc…Fallait pratiquement déjeuner juste après avoir fini le p'tit déj', quoi, en gros…

Et ben, moi qui ai un peu de mal avec les horaires, figure-toi que je suis pilepoil à l'heure ! Que je me retrouve nez à nez, ou plutôt capot à capot avec le Sire de St Martin qui arrive… et qu'on se gare  l'un à côté de l'autre. Nickel, quoi !

 

Le Téléthon, à Sully, ça a l'air d'être une affaire qui tourne, en plus  d'un circuit de quads et motos qui, justement, tournent en rond au pied du pont de Loire, le centre ville est occupé par un ensemble de barnums qui constituent le « Village du Téléthon » où l'on trouve des tas de trucs à acheter et consommer, des jeux et même des spectacles (voir plus loin).

On traverse tout ça avant de ressortir pour trouver le stand d'inscriptions : c'est un peu minimaliste et l'on y apprend que rien n'est balisé mais que le départ et la rando se feront groupés avec des capitaines de route à… 13 h 30 !!! Eh ben, pour une fois que j'étais à l'heure et que j'ai avalé mon déjeuner tout rond quasiment ! On prend donc le temps (tiens justement côté temps météo, c'est pas mal : il fait soleil et pas trop froid, bien pour rouler) Donc, oui, je te disais... oui, qu'on prend le temps de boire un café  et de musarder et discuter avec les participants qui tardent un brin : on n'est d'ailleurs pas très nombreux à s'inscrire sur le grand parcours. Évidemment il faut attendre un retardataire, du coup Michel et Claude, attirés par la musique, entament une initiation à la country-dance : là, sur la photo, ils ont arrêté leur square dance pour prendre la pose, mais si t'avais vu !

 

On part à 13 h 45 bien tassés. On est une douzaine à rouler sur ce parcours et on se regarde avec Michel : il n'y a pas que des jeunots, mais on y reconnaît quelques pointures, on va rouler à quel rythme, dis donc ? Surtout qu'on n'est pas parti de bonne heure... En gros the question is : va-t-on ti tenir l'allure sur la distance ? Pas pour frimer, mais pour simplement en sentir derrière soi, plutôt que devant, on s'est postés Michel et moi, derrière le capitaine de route qui n'est autre que le responsable du club de Sully. Il roule sur un beau « Scalpel » tout flac (c'est sa première sortie, au spad, pas au mec !) et d'ailleurs il nous dit changer de vélo tous les ans… Sa dernière monture était un « Yéti », que chevauchait tout à l'heure son jeune fiston, semble-t-il…Eh ben, si avec ça il ne mord pas au VTT, le garçon c'est à désespérer !!!

 

On n'est pas partis au taquet, mais au bout de deux kilomètres à peine, ils en sont à inciter un gars de Montargis à s'orienter sur le parcours de 30km…Et pis après ? Ce sera le tour de qui ? Mais bon, on tourne la plupart du temps autour de 25 km/h et ça va. Il y a bien un petit vent de trois quarts devant mais en prenant un abri, ça le fait et puis, ce vent-là on l'aura dans le dos au retour, et ce ne sera pas plus mal. Car on roule dans le Val en direction de Châteauneuf-sur-Loire, un peu plus au nord-ouest, pour revenir ensuite de l'autre côté. On est donc sur du plat intégral, sur un sol assez sain et, dans l'ensemble, c'est du bien roulant. L'ambiance a l'air sympa, ça discute et rigole aussi. De temps à autre un gars venant de l'arrière nous dépasse en coup de vent pour venir discuter à l'avant puis se laisse redescendre en queue de peloton. Le Claude aime bien ainsi aller et venir, comme les chiens qui sont en randonnée. On discute comme ça pas mal de raids qu'il a faits, qu'il aimerait faire, qu'il fera sans doute… Ce n'est plus à notre portée…

Un passage sur un single qui traverse une zone de cross, bosselée à souhaits, donne un coup d'accélérateur, les cardios s'affolent un instant, mais la zone n'est pas très longue… Ça a créé un petite diversion sympa.

Comme on approche de Châteauneuf, notre chemin traverse des champs dénudés. C'est un peu plus gras et il faut appuyer un peu plus sérieusement, quelques-uns me passent et je perds le contact direct, ce sera le seul moment où, avec Michel, on aura eu une petite difficulté, sans être non plus largués, ni les derniers. Il est bien vrai que, si on suit sans problème, c'est parce que le parcours ne présente aucune difficulté. Je suppose que s'il y avait des grimpettes, des zones boueuses, là, on aurait du mal. Mais peut-être pas que nous, non plus…

 

On retrouve le bitume pour passer le pont de Loire et entamer le retour. Eh ? Et la pause ravito ? On y pense ? Mon casse-dalle de midi est loin !  On grignote deux barres en regardant la Loire couler ; tu sais que je suis ici dans une région où je n'ai jamais mis les pieds ! Les autres ont l'air étonnés que je ne connaisse pas Châteauneuf… Ben, figure-toi que j‘ai passé plus de temps dans le coin depuis trois semaines que depuis des dizaines d'années. C'est hors de mon secteur, je n'ai pas à traverser la région pour une raison ou une autre. Orléans ? J'ai dû y aller deux fois, et rapidement… Je n'aurais que des raisons touristiques pour venir. Et elles seraient justifiées, remarque: quand je suis arrivé à Sully, le spectacle du gracieux château Renaissance, posé au bord de la Loire m'a donné le frisson, par exemple, et je t'ai déjà parlé des alentours de Vieilles Maisons et de la Forêt d'Orléans… Et puis, bien sûr, La Loire, qui n'est plus tout à fait la même que la Loire de cheux nous : plus large… moins d'îles…

 

On repart de Châteauneuf par un sentier aménagé assez pittoresque, puis on se retrouve vite sur la digue qui longe la Loire : ça roule bien, avec le vent dans le dos. Trop bien sans doute et notre guide, par deux fois nous fait plonger sur un sentier près de l'eau : c'est très sympa, plus sinueux et technique, mais la Loire est venue le submerger récemment, alors tu as une idée de ce que ça peut donner : roues qui patinent, vélo qui part en crabe et autres joyeusetés. Si le premier passage dans ce genre de spot s'effectue assez correctement, le début du second nous conduit à nous demander pourquoi le collègue nous a emmené dans ce trip limite. Réponse : parce que, le début merdique passé, le sentier redevient sain et est un pur moment de bonheur ! Toujours faire confiance au gars-du-coin-qui-connaît !

Bien entendu c'est là que l'un d'entre nous, qui avait déjà eu une alerte un peu plus tôt, choisit de crever. Il en sera quitte pour nous rejoindre par la route juste au-dessus.

Le jour, qui commence à décliner sérieux,  justifierait d'endosser un gilet fluo de si bon goût, que l'on commence à voir pas mal porté ! Mais on arrive à Sully. Contre toute attente, on ne passe pas le pont, mais gagne la cour d'une école proche qui grouille de tout ce que l'après-midi a vu s'inscrire à une activité vélo. Ça fourmille bien un peu de gamins, mais comme on nous offre un coup à boire, on ne chipote pas. On récupère aussi un de ces fameux gilets fluos dont au sujet desquels je te causais plus haut… Et voilà qu'on se met en branle, groupiert, derrière une voiture pour gagner le centre ville de Sully en traversant le pont que nous occupons sur toute la largeur, derrière une banderole du Téléthon… C‘est la règle du jeu, et c'est plutôt joyeux.

Il fait presque nuit, lorsque je remonte en voiture, content de la sortie. C'est sympa quand même ces randos en groupe… Bien roulé et maintenant… Zou, au chaud !

 

Paraît que le lendemain, c'était pas la foule à la rando de Santranges. Ben alors ? Qu'est-ce qu'il vous faut ? Soleil, coin pittoresque bon pour le VTT, pas trop loin, bonne cause... Alors quoi ? Moi, j'ai pensé à vous à l'heure du départ, quand je voyais, de ma voiture, le soleil passer l'horizon… et il y en avait encore sous la couette ? On se ramollit, je dis !

Alors qu'est-ce que ça sera dimanche prochain ! Montargis, derechef ! La Rando de l'Agglo, départ du Vélodrome de l'âme de Montargis. Je te dis : voilà que je me suis mis aux randos longues distances…Si ! Si ! Une heure de voiture pour aller à une rando, c'est une longue distance, non ?


lundi 01 décembre 2008, a 15:56
Faire sienne la « Vetuladomussienne »
 

 

Boudiou, le bulletin météo du samedi soir ! Tu parles que, comme beaucoup d'autres, je me colle devant la carte télévisée du ciel du lendemain : là, c'est : « Restez chez vous, ne circulez qu'en cas d'extrême nécessité », le tout assorti de mots comme : risque important, niveau de vigilance, neige, verglas, brouillard et même rafales de vent (et derrière et sur les deux côtés !) tout le toutim, quoi. C'est bien simple, j'ai zappé avant que le reste de la famille ne voie ou n'entende ça de peur qu'on ne me séquestre au petit matin.

Car j'ai bien l'intention de voir de quoi il retourne en réalité ! 

 

À travers les persiennes, je ne perçois dans la nuit du petit matin (il est 5 h 30 tout juste) aucune clarté particulière, caractéristique d'une couche de neige, c'est déjà ça ! Pas de bruit de vent non plus et, lorsque je mets le nez dehors : pas de pluie ! Le sol est archi détrempé, c'est sûr, mais, bon, on a eu connu pire !

 

Les essuie-glaces ont bien balayé un peu de neige, trace d'une averse de la nuit sans doute. Si ce n'est que ça, pas bien grave. Il est tôt encore et je ne reconnais pas encore les émissions radio qui rythment mes départs du dimanche matin. J'ai prévu une heure de route…

En quittant la RN 7 à Briare, mes phares balayent des champs blancs de neige et, plus loin, à Gien, la route de Lorris, que je trouve non sans avoir un peu hésité, est, elle aussi, d'un blanc juste marqué par le passage de quelques voitures. Bon, ben… Je tente quand même de m'aventurer plus loin, vers des contrées inconnues. Je t'avoue que l'idée de faire demi-tour et de passer un coup de bigo à Michel de St Martin m'a effleuré un instant. Mais ça roule quand même sans PB, simplement j'ai levé le pied, évidemment et lorsque je découvre le petit et coquet village de « Vieilles Maisons », tout près de Lorris, il y a déjà du populo arrivé, comme quoi,  « Neige du matin… tu viens ! ». Tout près de l'accueil, je vais vite m'inscrire et signaler aux copains, que, si ! si !, je suis bien là, des fois qu'ils partent sans moi ! Car il va falloir du temps quand même pour m'équiper :  une couche, une autre, une autre encore et, surtout, protéger les pieds. La sortie de Bonny avait marqué mes chers nougats… bobo ! Alors je sors le grand jeu : crème chauffante sur mes arpions mignons, chaussettes de soie, coussinets chauffants sous l'avant-pied, chaussettes étanches, chaussures et ces damnées sur-chaussures si difficiles à enfiler. Inutile de te dire qu'avec tout ça, je n'ai pas eu le temps d'aller avaler un café, pourtant j'aurais bien aimé…Les copains piaffent, impatients de partir. Un coup d'œil circulaire : pas ou très peu de têtes connues. La distance et le temps ont rebuté les gens du « Sud ». Actif-Michel a renoncé, une rando plus une heure de route pour rentrer, dur d'être à temps à la maison…Pas eu de nouvelles des « Frapadingues », salué juste Claude de Gien-Relax, qui m'a semblé bien esseulé. Michel m'a signalé quelques Trézeéens d'Ouzouër. D'autres sont peut-être partis pour Vouzeron, ça ne devait pas être mal non plus par là. Je me demande si Jacky aura maintenu sa sortie à la journée en Forêt de Tronçais…

 

On est partis sur le parcours de 44 km. Les deux circuits de 61 et 72 km ont été annulés, sinon, tu parles !…

En fait, si j'avais été tout seul, je crois bien que je m'en serais tenu à 35 km car je sais d'expérience que des sorties dans la neige… (vois plus en arrière sur mon blog !). Mais, bon, ici, on ne dépassera pas 180m de D+… N'empêche, dis donc, que les baliseurs ont dû s'amuser : bonjour le marquage au plâtre dans la neige ! Il leur a fallu tout refaire avec un fléchage de couleur !

 

Sympa le départ, le long d'une rigole d'alimentation de canal. Ça ne roule pas trop mal, dans une neige peu épaisse qui ne freine pas trop. Il ne pleut pas, comme annoncé et l'on ne sent pas de vent, et, en plus, c'est joli ! Curieusement, malgré les conditions, on dirait qu'il y a du monde, côté participants (que des VTT, dont on nous dira plus tard que nous avons passé la centaine) et jamais on ne sera isolés sur les chemins. Évidemment, dans un décor pareil, on pense photos mais attention, poser le pied par terre (par neige plutôt) te fait repartir avec un sabot de neige qui ne décolle pas. Bonjour les PB de pédales automatiques ! Je roule ainsi quelques kilomètres sans pouvoir réussir à accrocher les miennes.

 

Canaux, écluses pittoresques, forêt, étangs… Le décor, magnifié par la neige, est superbe. On longe un étang par un single sinueux bien sympa et j'entends derrière moi un participant commenter : « On fait LA partie technique du jour ! ». Oui da ! Tu verras plus loin, mon gars ! Car, après avoir emprunté une allée forestière large et juste un peu collante où Christian et Maurice placent une mine qui m'asphyxie, on enquille une série de singles pas piqués des hannetons : arbres, zigzags, racines glissantes, cailloux, ch'tites passerelles de bois bien mouillé, tout y est. J'ai posé pied à terre pour un passage délicat qu'un gars, un vrai, un costaud, s'entête à vouloir passer sur la machine : ça ne rate pas, il dérape, se met en travers, peine à récupérer son spad. Tu parles que j'ai perdu les copains de vue dans tous ces tours et détours. D'autant que ça ne s'arrange pas, on suit maintenant une trace étroite, en surplomb au-dessus d'un fossé bien creux, c'est sinueux au possible, de temps à autre un trou risque de t'emmener dans le fossé, à gauche! Entre ça, les racines, deux trois cailloux cachés par les bruyères et le terrain quand même un peu (oh, si peu !) glissant, tu vigiles, mon vieux, tu vigiles ! (Quoi?" vigiler" c'est pas dans la langue française? Tu chipotes, je trouve, tu m'as compris, oui?  Vigiler, c'est rester en état de vigilitude, O.K?).  Et puis, tu vois, malgré la nécessaire prudence, on appuie comme des malades pour faire ce passage le plus vite possible, c'est pas radoxal, ça? Le « seul passage technique » qu'il disait t't à l'heure l'autre gars ? Et celui-là alors ? On l'avait déjà suivi lors d'une rando d'Ouzouer-sur-Loire et je rêve de revenir passer là par temps sec, ça doit être un vrai régal avec, en plus, les parfums qui doivent flotter dans ces coins-là, quand il fait bon.

Ouf, on arrive au ravito, sous une sorte de kiosque bâti dans une clairière, près d'un bon feu autour duquel il y a du monde. Ravito unique, eh oui, mais bien pourvu : on y trouve, je ne me rappelle pas avoir déjà vu ça, je crois, des yaourts et des crèmes desserts ! Le chocolat chaud et le café ont plus de succès, je pense. J'ai la surprise de retrouver là le « Pharmaton » des « Frapadingues », accompagné du Tom, sur la boucle de 44, qui arrive justement. Eh ben, la ville de Cosne est bien représentée ! Je me croyais le seul fou à m'être lancé sur les routes. Reste, qu'ils me font remarquer qu'on aimerait bien trouver des randos plus près, côté Nevers par exemple… Attends, je t'en annonce une tout à l‘heure.

 

On est repartis  à travers cette Forêt d'Orléans, dont on ne se lasse pas. Organisation nickel : pas de faille dans le balisage et bénévoles à tous les carrefours routiers, ici et là on salue même un photographe. C'est vrai que le cadre prête aux clichés, on s'en met plein les mirettes, comme avec cette vue sur un étang figé, semé de canards et d'une bonne dizaine de cygnes blancs, cygnes (signes) de neige…C'était peut-être avant le ravitaillement, je ne sais plus, mais tu ne m'en voudras pas ? On passe même à côté d'un ensemble de bâtiments modernes, isolé dans la forêt et on s'interroge: labo? Centre de recherche?... Un panneau nous renseigne: il s'agit d'un monastère ! Eh ben, on est loin de l'image médiévale de la chose !

Comme on avance dans la matinée, la neige, déjà molle  devient plus pâteuse encore. On ne rencontre pas de bourbiers infranchissables à proprement (si l'on peut dire) parler, mais tout est, au moins, fort mouillé de patouille. Dans les passages plus difficiles, on sent (et on entend) les disques et  les plaquettes se livrer à un corps à corps…usant, et sur les portions bien roulantes, l'eau boueuse jaillit des roues, empattant les lunettes et donnant aux plus rapides, donc plus arrosés, des airs de mécaniciens sur les locos d'antan. Eric, de Gien-Relax, (tiens, un deuxième !) nous salue ainsi au passage et je t'assure que j'ai eu du mal à reconnaître notre Papy Mac Cain sous la couche de boue qui lui recouvrait le visage ! Par contre on n'a pas revu notre duo de Marsus…

La traversée du camping de L'Étang des Bois (c'est ça?), désert mais pittoresque, annonce l'arrivée. Finalement on n'a pas mal roulé : il n'est pas midi. Dans la salle d'accueil, le pot nous attend avec une tombola, des coupes (et encore une, chouette, pour Maurice) et, je vois ça pour la première fois, la projection en continu sur le mur des photos de la rando prises au long du parcours ! En voilà une idée qu'elle est bonne ! La Maison des Loisirs et de la Culture sait organiser, il faudra recommander cette rando qui a lieu normalement le dernier dimanche d'octobre, je dis ça pour que tu notes.

 

On se sépare vite, il va y avoir du boulot de nettoyage à la maison ! Et déjà sur place pour être en état de remonter en voiture. On serre des louches : à la prochaine, le Dimanche 7 décembre, rendez-vous à Santranges, c'est dans le Cher au-dessus de Belleville et Léré, pas trop loin donc, et c'est pour la bonne cause (Téléthon) et puis l'an passé on s'y était régalé : c'est l'ami René qui avait tracé le parcours, un connaisseur du coin, je te garantis. Au programme 16, 30 et 50 km. Info que je viens d'avoir à la mairie. Profitez-en bien et merci de laisser le balisage pour que je puisse la faire le lundi, car je suis pris dimanche.

Je penserai bien à vous !

Et puis, pendant que j'y suis :  le 14, il y aura la Rando Agglo Noël à Montargis (20, 30, 40 km, au Vélodrome de l'âme de Montargis)

lundi 24 novembre 2008, a 23:01
Abonnés à Bonny
 

 

Premier véritable froid : ce matin, le ciel est clair, mais il a gelé. Le pare-brise est givré, il faudra faire tourner un peu le moteur avant de partir. Dans le noir du petit matin, je charge vélo et matériel avant de rentrer au chaud, choisir une tenue adaptée. Me suis pas levé tard . La force de l'habitude de ces derniers dimanches, car j'aurais pu traîner un peu plus que d'ordinaire : ce matin c'est le jour des « pommes », la Rando de Bonny sur Loire. Tant mieux, je serai sur place assez tôt et j'aurai ainsi le temps de voir les uns et les autres.

En fait, il y a déjà pas mal de monde sur place, car c'est aussi un gros rendez-vous pour les marcheurs, qui sont souvent à pied(!)d'œuvre  de bonne heure. Sur le parking improvisé, les placeurs s'affairent avec l'énergie habituelle. J'ai le bol de me voir imposer (car ça ne rigole pas ici, je te l'ai déjà raconté) une place pas trop loin et pas trop patouilleuse. Le René se gare à côté de moi, ça me permet de me tuyauter auprès de lui sur la rando du Téléthon de Santranges, qu'on avait bien appréciée l'an passé : ce serait pour le dimanche 14 Décembre… à suivre.

 

Sous le barnum, pas grand monde encore, côté VTT. De fait, c'est marrant, tous arrivent en 10 mn de temps. Pendant que je m'équipe, je vois arriver les copains de l'EC ConflAns, de Gien-Relax, des Frapadingues, d'Ouzouër/Trézée etc… C'est le fameux créneau de 8 h 15 ! Bon. Tout est O.K ? Sur-chaussures (vains dieux que c'est dur à enfiler !) veste thermique… Dès que je suis sur le vélo, l'air vif me rappelle qu'il serait bon de couvrir aussi les z'oreilles. Vite un saut à la voiture, sans traîner : c'est vrai que j'ai été content de saluer bon nombre de gens que je n'avais pas vus depuis un moment, mais comme on ne nous offre pas le café ce matin (et pourtant ça aurait été bien venu !), personne ne s'attarde beaucoup au départ. Pas de Manu en vue, il était descendu ce week-end, mais se montrait un peu circonspect hier. N'aura pas pu sortir de sous la couette, si j'en crois son téléphone éteint. Il devait être occupé aussi à négocier un séjour ski, m'est avis ! Faut c'qui faut, pas vrai ?

 

Notre petit groupe habituel s'est formé et a commencé à rouler sur un sol avantageusement gelé. La terre craque comme des gaufrettes sous les crampons tandis que nous traversons les premiers champs givrés. Sensation assez agréable, avec le soleil qui se lève derrière les brumes.  On respire l'air vif et nos conversations font de la buée au-dessus de nous. Les chemins du secteur nous sont si connus que nous avons l'impression de reprendre le même circuit  que l'an passé. Vérification faite, il n'en est rien, puisque, l'an passé, le parcours était assez différent : nous partions vers Neuvy et, de plus, nous n'avions eu droit qu'à un seul ravito sur le circuit de 45km. Si, à Bonny, on n'a plus notre compte en ravitaillement, ça ne va plus, car, justement, c'est un des attraits de cette organisation ! D'ailleurs, c'est tellement connu que la pub est faite en partie autour de ça. Les papillons qui annoncent la rando sont barrés de la mention « Ravitaillements gastronomiques », c'est dire !

 

Je roule un moment auprès de Jacky, du VTT Nivernais : il organise, dimanche prochain, une journée de rando en Forêt de Tronçais. La Forêt est nationalement connue, ce doit être un truc à faire, cette rando ! Pour ceux que ça tente : départ de St Bonnet-de-Tronçais à 10h. Renseignements : 03 86 93 40 57. Jacky, si tu me lis, n'hésite pas à donner des précisions en commentaires de cet article.

Bon alors, j'en étais où ? On passe devant la « Collinière » cette belle demeure isolée qui semble toujours déserte et l'on gagne la voie romaine. Parcourus lors des randos de Bonny, de Neuvy, de la Rando des Beignets etc… Ces chemins nous sont si familiers que l'on peut anticiper le parcours qui va être suivi, pronostiquer l'état qui va être celui de tel ou tel passage. Les marcheurs que nous croisons annoncent par leur présence le ravito : enfin un café ! … Euh, après hésitation (du moins de moi, d'autres se sont précipités, tu parles !), je me laisse tenter par un peu de vin chaud. Ça réchauffe les doigts sur le gobelet et puis c'est pas dégueu non plus, tiens !

Pourquoi le ravito me semble-t-il moins fourni que d'habitude ? Tout est là pourtant : toasts de rillettes et saucisson, et bien sûr les (petites) parts de tartes aux pommes. Après tout, les cuisiniers(ères) bénévoles font ce qu'ils peuvent, c'est déjà pas mal ! En fait, un coup d'œil sur les tables, derrière, où attendent les réserves, m'apprend qu'il y a ce qu'il faut… Simplement, il faut savoir doser, si on veut fournir jusqu'en fin de matinée.

Car  nous donnons rendez-vous à tout à l'heure, en repartant pour une deuxième boucle. On s'est correctement restauré, on a pu se regrouper, papoter avec les copains arrivés avant ou  pendant, car on s'attarde nécessairement à ce genre de pause. On file vers Neuvy, qu'on évite pour repartir vers Annay, après un vaste gué où il est rare, sauf sur coup de frime, que beaucoup s'engagent, surtout en cette saison ! Bien sûr, on l'évite (comme un moine tibétain en méditation!!!--N'importe quoi !)  soigneusement en passant sur un petit sentier en corniche, où on ne sait pas trop ce qu'il faut le plus craindre : les barbelés à gauche ou bien l'eau glaciale en dessous ?

 Au fur et à mesure de l'avancement de la matinée, le sol s'est vite dégelé et on roule souvent sur une fine couche de boue assez liquide qui ne nous freine guère, mais commence à donner aux vélos et aux bonshommes la parure hivernale habituelle, les garde-boue constituant, il faut bien l'avouer, une protection toute relative. Petite halte au pont sur la vrille, à Annay, pour se regrouper, puis grimpette au-dessus. On a retrouvé un bon groupe des Frapadingues, que l'on suivra jusqu'à la deuxième halte-ravitaillement au château de la Chaise. Derechef petit vin chaud, on y prendrait bien goût, pardi, et honneur à la table, plus généreusement fournie cette fois-ci, comme je le supputais.

 

Il ne reste plus que quelques kilomètres et l'on file presque directement vers Bonny. Petit contournement « habituel » du côté du camping, grimpette sous les remparts et retour par le chemin toujours un peu collant qui revient par le champ au nord du bourg. Christian a accéléré et Maurice, s'est collé dans sa roue, pour le dépasser un peu plus loin. Sacré Maurice ! Alain démarre à son tour, histoire d'aller l'asticoter, mais tiens ! Le Maurice restera intouchable, devant. Cette dernière traversée a bien chargé les crampons et on sème de la terre sur le bitume des dernières centaines de mètres qui ramènent vers les vergers des Beaumonts. Vite se changer en gros, pas le temps de laver le vélo. Un petit pot pour trinquer avec les potes, deux ou trois ponctions dans le buffet d'arrivée (miam !) et je me sauve, parce qu'une répétition m'attend à Nevers à deux heures. Tu me vois me pointer comme ça ? Déjà que l'air frais respiré depuis le matin m'arrange bien la voix…

 

Va encore falloir faire un fameux chemin dimanche prochain pour trouver une rando organisée : c'est à Vielles Maisons, un (petit) peu plus loin qu'Ouzouer-sur-Loire (45). Sinon, tu connais autre chose, toi ?  Si oui, signale-le vite dans un commentaire pour que tout le monde en profite !

lundi 17 novembre 2008, a 11:47
L’Accro de L ‘ASCO
 

 

Aïe ! aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !!!!!! C'est tellement tiré par les cheveux, ce titre, que c'est à t‘arracher le scalp !  Et puis c'est vraiment usé jusqu'à la corde, le coup de la grotte ou des hommes de L'ASCO, le club sympa d'Ouzouer-sur-loire, j'aurais pu me forcer à chercher autre chose. Mais, d'un autre côté, c'est tellement tentant… et puis tu ne vas pas m'en faire une (pré)histoire (aïe ! me frappe pas !)

 

Toujours est-il quand même – je tiens à justifier mon titre, du moins en partie – qu' il y a de quoi devenir accro de cette rando « Entre Loire et Forêt » ! Même que cette année, mon Frangin, « P'tit Bill » de Germigny, a fait le voyage (il a du mérite, il est parti alors que beaucoup étaient à peine levés !) pour participer, avec femme et copains. Une sorte de voyage d'étude: z'étaient donc une petite brochette de délégués de la « Germignoise », venus étudier ce qui se fait un peu plus loin sur le bord de la Loire, sur le plan organisation et là, ils étaient venus frapper à la bonne porte vu que, justement, les hommes de L'ASCO sont des pros.

 

J'ai même réussi à être à l'heure et l'on partirait presque dans l'étang … qu'est-ce que je raconte, moi, je veux dire : « dans les temps » bien sûr, les EC ConfAnais, le frangin et ma pomme, si, du côté du vélo d'Alain, il n'y avait un blème : ça remue bizarre du côté de sa suspension, ou de sa boite de pédalier, ou bien des deux, j'ai pas bien pigé… En tout cas, ça a l'air de rouler quand même, mais en faisant un bruit un peu curieux, genre percussion brésilienne, you see ? Enfin, bon, il faudrait juste que l'Alain, il pédale sur un rythme de « bossa » et ça nous ferait un petit accompagnement sympa, mais bon, il a pas l'air de vouloir se donner la peine, occupé qu'il est à ouvrir la route sur le bord de Loire. Z'ont eu du mérite à nous trouver une voie, avec la crue de la semaine dernière, ça le fait bien quand même, malgré un passage un peu craignos, en surplomb au-dessus d'un riau qui sort de la levée. Mais il y a deux personnes chargées de la sécurité sur place. Nickel.

Après ce petit passage, disons classique, on s'enfonce dans la forêt. Il fait assez doux  (à l'inverse de l'an passé où l'on se pelait), et Actif-Michel et Anne, s'ils étaient là, auraient largement pu remettre le cuissard court (qui leur seyait tant, ceci étant) mardi dernier. On est sous un vieux temps gris, mais sans que ça mouille, alors que de Cosne à Briare il y en avait tant (du Briare justement)( bruits de mitrailleuse) que j'ai roulé avec les essuie-glaces. Manque quand même un petit rayon de soleil pour allumer l'or des feuilles qui restent.

On est un petit groupe de sept, on a croisé en partant trois Frapadingues : Francis, Frank et Tom. Ce dernier nous doublera un peu plus loin, lancé sans doute à la poursuite des rouleurs de Gien-Relax qui nous passeront sans oublier une petite tape sur l'épaule et/ou un brin de discussion. J'aime bien cette convivialité : on ne peut pas rouler avec tout le monde, mais par ce contact, même bref, le cœur y est.

Car notre allure est correcte sans excès. Les discussions vont souvent meilleur train que les uns ou les autres, du coup on s'attend un peu ou l'on adapte la vitesse. Pas de problème, les chemins sont bien agréables : peu de boue, et encore est-elle légère, et des passages légèrement collants. Mais l'ensemble est plat. Le seul risque  serait la couverture de feuille qui peut cacher quelque roin traître, ou encore une racine glissante, un trou, une pierre… On entend ainsi, soudain, un cri derrière : en me retournant, j'ai le temps d'apercevoir un gars faire un OTB d'école et attaquer le terrain, les dents en avant. Impressionnant… Mais il se relève sans dommage, du bol ! C'est l'ami Maurice, aussi, qui nous fera une chute surprise un peu plus tard dans la matinée, il faut dire que, pour discuter ou parfois pour rigoler un brin, on est parfois un peu touche à touche et il y a des zigzags disons « limite ».

 

On arrive au ravito, après avoir parcouru vingt bornes sans presque s'en être rendu compte. C'est le vaste et superbe  « Carrefour de la Résistance » qui sert de point central de ravitaillement pour tous les circuits. Le site est soigné et un peu grandiose, à cause des huit larges allées forestières qui le forment et, sans doute aussi, en raison de l'important monument élevé aux maquisards de Lorris qui sont tombés là. Un peu solennel, sans trop. Moi je trouve plutôt sympa d'être là à se retrouver et casser une petite graine à côté de ce site commémoratif, ça lui enlève son côté figé et le rend soudain plus familier, plus…comment dire ?…plus dans la vie ? … Tu crois pas que si on remplaçait, ou complétait si tu veux, les commémorations drapeaux tsoin tsoin, par un gueuleton sur place, ce ne serait pas plus sympa, je n'ose  dire : plus vivant ? Moi, je veux bien, et même je vous demande, les amis, de vous servir de ma pierre tombale comme table de repas. À la bonne franquette. Il n'y  a rien de tel. Vous rigolerez bien, je suis sûr, et moi donc !!! L'expression « rire en dessous » sera à prendre au sens littéral !  Il y a bien un film, comme ça où des copains viennent boire le coup  sur la tombe de l'un des leurs…Je ne retrouve plus son titre...En tout cas j'ai un ami, sous terre, en Allemagne, à qui, lorsque je passe, j'aime offrir un verre de Pouilly : la terre de sa tombe l'avale cul sec ! Dame! Le "Bouilly Vumé", il aimait ça, l'ami Heinz! Si on généralisait ça ? Les cimetières auraient une autre gueule  et ressembleraient davantage à d'agréables jardins qu'à ce qu'ils sont…Il y en a...  mais peu chez nous…

 

On est repartis, sans suivre l'une des allées forestières dont je t'ai parlé, ce qui est assez fort, non ? Francis et Franck nous ont suivis, il me semble. Sympa, on va rouler avec eux. En fait, l'ami Pierre était parti devant et on a mis le nez dans le guidon pour le rejoindre. On roule donc avec une certaine application pendant un bon moment, avant que notre groupe se reforme et, du coup, je ne vois plus nos collègues tachetés. Z'ont bifurqué ou quoi ? Franchement on se régale dans cette rando : bien qu'on roule en forêt comme à Montargis ou Chalette, on n'a pas cette impression d'être un peu enfermé. Ici, le regard porte dans le sous-bois, on respire… et l'on admire. Les amis de l'ASCO, nous ont trouvé des petits sentiers au milieu de tout ça, superbes et amusants. On ne s'ennuie jamais.

Deuxième passage au point de ravitaillement. Les autres repartent vite. On suit un peu après avec Michel et François et, comme on appuie un peu pour tenter de rejoindre les autres, on se rend compte que François roule un peu moins. Sa dernière sortie date des « Vignobles » et il est un peu court. Pas grave : on vient d'attaquer le « Sentier des Fontaines » et on prend le temps d'en profiter car c'est un régal. Le sentier lui-même, single sinueux avec, même, des petites montées et descentes, et puis ce à côté de quoi l'on passe : des chênes remarquables, des petites fontaines, des étangs. Du coup, on prend le temps de faire quelques photos et l'on revient assez cool, avec Jean-Paul qui nous a attendus un peu plus loin. On arrive ainsi pile-poil pour l'apéro et la remise des récompenses : car coupes il y a! Une pour Maurice, à cause de sa belle barbe, et une pour les Germignois, pour leur long déplacement. La discussion s'est d'ailleurs engagée entre les collègues organisateurs : on compare, on échange des techniques, et l'ASCO promet d'être présente à la prochaine « Germignoise », super! Bref, l'ambiance est bonne autour des verres et, encore une fois, on a du mal à quitter ce local où il fait chaud, chaud et sombre un peu comme dans une grotte… Hein ? Ah non !!! Pas encore le coup de …la grotte de l'ASCO !!!

 

Dimanche : évidemment la rando des Vergers des Beaumonts à Bonny-sur-Loire. Côté VTT : 20 et 40 km.. On y a notre rond de serviette, là-bas… parce que c'est LE  plus fameux ravito de l'année. Noël avant l'heure, quoi ! 

vendredi 14 novembre 2008, a 15:36
C'est la Montargoise qu'on choise !
 

 

Mince, il pleut ! Je viens de mettre le nez dehors après une nuit un peu courte, consécutive à une soirée sympa et goûteuse chez Actif-Michel et Anne. Il a fallu se lever tôt, biscotte c'est aujourd'hui le onze novembre, donc jour de… « la Montargoise », évidemment ! Et que, par conséquent, il y a un bout de route à faire pour gagner le Gâtinais, qui risque, d'ailleurs, d'être le théâtre de nos exploits vététistiques ces prochains week-ends. Michel-de-St Martin a prévenu : « À 8 h et demie sur les pédales »  À moins qu'il ne nous ait dit : « À 8 h et demie ! Sûr ! Les pédales ! » Ce qui aurait été moins sympa…

 

Pas de radars, je crois, entre Cosne et Montargis, ça valait mieux, mais,, du moins, je suis à l'heure, ce qui me permet de poireauter, en compagnie de Michel et de Pierre, car Actif et Anne tardent un peu, ce qui n'est pourtant pas leur habitude : faut dire qu'ils ont commencé par aller à Paucourt ! Z'auraient pu nous y attendre, puisque c'est justement là qu'est situé le pôle de ravitaillement du jour.

La pluie s'est heureusement calmée et il fait plutôt bon, ce qui nous permet de constater que, contrairement à ce que racontent toutes les radios aujourd'hui, tous les poilus n'ont pas  encore passé l'arme à gauche : nombre de cuissards courts (dont Actif-Michel) permettent de le constater !

 

Pas de départ groupé, cette année : nous nous enfonçons dans la forêt bien après nombre d'autres, quelques Gien-Relax, pas mal de gens d'Ouzouër-sur-Trézée et un trio de « Frapadingues » emmenés par Jacky. Pas vu d'autres « marsus », le Tom fait peut-être encore sécher le vélo ! Stéphane, le régional de l'étape, et son alter ego, Christophe nous accompagnent, ce qui ne manque pas d'inquiéter Pierre qui s'imagine devoir suivre le train de ces deux-là. Pas d'alarme, Pierre, on ne cherchera pas à les suivre !

Le fait est que, durant la première partie, Pierre est un peu en dedans. On roule tranquille, en se disant qu'il faut quand même tenir 55 bornes. Te raconter le parcours ? On ne sort quasiment pas de la forêt, sauf un chouchouille du côté de la Chapelle-St Sépulcre. C'est donc un parcours qui ressemble à celui de la Transgâtinaise, forcément : quelques passages sur des allées forestières, rarement de routes et pas mal de singles, ce qui en fait un parcours sympa à faire. La forêt nous abrite du vent, qui a l'air de souffler pas mal et que l'on sent un peu au passage de quelques clairières.

Ravito au stade de Paucourt, on y retrouve Jacky and C° et Anne décide de bifurquer sur leur parcours et continuer avec eux. Pierre est reparti devant et a dû trouver je ne sais quelle substance-miracle au ravito car le voilà qui nous emmène un train soutenu. Le parcours nous fait passer sous la nouvelle autoroute de Courtenay pour s'approcher de Griselles, avant de revenir vers le même point de ravitaillement. On a beau avoir pas mal roulé, la matinée est déjà bien avancée et, sur le retour, nous shunterons une toute petite partie, histoire de nous faire gagner trois kilomètres: on retrouvera ainsi à un carrefour Stéphane et Christophe. Stéphane est en panne, non pas matérielle, mais énergétique car il se prend un bon coup de fringale (en plus il est midi Bill… pardon, midi pile !). Une première chasse pour rejoindre Pierre et Michel puis un coup de téléphone me fait m'arrêter un instant et je dois de nouveau appuyer un max pour rejoindre les autres. Ce petit coup d'accélération m'a donné un tempo que, comme il ne nous reste que quelques kilomètres, je me trouve à maintenir, puis renforcer. Le nez dans le guidon, je brûle le reste de carburant, bénéficiant d'une fin de parcours au profil assez plat. Derrière moi, les deux Michel ont pris ma roue et l'on se fait un bon petit final (attention, c'est dans ce genre de plaisanterie que je m'étais goinfré un môme un peu maladroit, il y a quelques années… Quel gadin !).

C'est la cohue au lavage de vélos, mais le vin chaud offert est particulièrement bienvenu, en voilà une idée qu'elle est bonne ! Collecte des papillons annonçant les randos : on devrait faire la jointure avec les fêtes, d'autant plus que la même organisation prévoit quelque chose, la « Rando Agglo de Noël », le 14 décembre, date demeurée libre depuis la disparition de la rando d'Aubigny-sur-Nère. Bon, tout ça c'est très au Nord, heureusement que le prix du gazole  a un peu baissé !

Bon alors note bien : dimanche prochain 16 Novembre : une rando orientation à Guérigny (prévoir une boussole mais on peut t'en prêter une sur place). Ça doit être intéressant. Rando à Melleroy (45), sympa en général, profil varié. Enfin Rando « Entre Loire et Forêt » à Ouzouer-sur-Loire, près de la centrale de Dampierre. Très bonne organisation, parcours en forêt d'Orléans chouette, en général. Pour les gens encore plus au nord, il y a aussi la rando de Souppes-sur-Loing.

lundi 10 novembre 2008, a 12:03
Sortie en Val de Loire : L’eusses-tu « crue » ?
 


Sortie entre copains, derechef, puisque rien n'est organisé ; une S.E.C., donc, mais bien humide cette fois-ci !

Pourtant, au matin, il ne pleut pas et lorsqu'on se retrouve à 1000m de chez moi, chez Didier, avec Claude et le Tom, trois de la bande des Frapadingues. On enfile un café mais pas l'imper (qu'on garde quand même au chaud dans le Camel).

Où c'qu'on va ? Pas trop loin, pour Didier, qui veut être renté à midi (et comme il est déjà neuf heures…), plutôt face au vent qui a l'air de souffler un peu. De là à trouver des coins pas trop patouillous…Vu le temps des derniers jours, et l'importante crue de la Loire (qui a paraît-il bien baissé ces dernières 24 heures), faut pas trop rêver.

 

Cap au Sud, en gros, direction Fontenille, derrière Maltaverne, en passant par Bois-Rabot et L'étang des Granges : la longue traversée des champs dénudés, le long d'un immense arroseur, en face l'aérodrome, se fait plutôt pas mal : le chemin n'est pas particulièrement boueux et le vent tolérable. La fuite de trois chevreuils nous donne notre image « nature » du jour.

Près de l' « Aire des Vignobles », on décide de la suite : St Andelain, dont le clocher somme la colline là-bas, est trop loin pour un retour dans les temps, alors on repassera l'autoroute un peu plus loin pour aller traverser la Loire par le pont de St Satur, puisqu'il paraît que le passage est libre. Je sens bien que l'ami Tom se grimperait bien une ou deux collines sancerroises, non ?

Tandis que l'on longe l'autoroute, le long des vignes, pour gagner un pont un peu plus haut, les gouttes qui tombaient déjà sérieusement deviennent une pluie nettement plus organisée, que l'on entend bruire dans les feuilles des vignes alentour : faudrait s'arrêter enfiler l'imper et, justement, mon téléphone qui sonne m'en donne l'occasion. C'est Actif-Michel qui se demande où je suis : alors qu'il m'avait dit ne pas vouloir rouler, le voilà qui, malgré  la pluie,  est monté sur le vélo. Je l'incite à venir nous rejoindre, ce serait assez facile, mais il redoute de trop rouler. Dommage ! J'ai à peine raccroché que le bigo résonne de nouveau ! C'est pas possible, il se passe quoi, ce matin ? Cette fois-ci c'est le Grand Jean-Pierre, ex-Grand Marsu, qui du fond de son Roussillon d'élection prend des nouvelles. C'te blague ! Il sait bien, que, un dimanche matin, on est à rouler et qu'il touchera ainsi un max de monde. Le téléfon passe donc de main en main et d'oreille en oreille, l'occasion de blagues et de grands éclats de voix. Ça fait plaisir de l'entendre, le Grand, et de savoir qu'il pense à nous (avec sans doute pas mal de nostalgie !). On promet de se rappeler vite pour pouvoir discuter un peu plus longtemps, parce que là, tu vois, il faut qu'on enfile le plastique !

On descend longer les étangs de Boisgibault pour remonter vers les « Froids » et basculer vers la Loire par une descente caillouteuse  mais bien humide qui nous relooke le portrait vite fait. Sur la route et le pont de Loire, les voitures qui nous doublent et nous croisent dans de grandes gerbes d'eau roulent toutes les phares allumés… Euh ? Au fait, on serait pas sur une route dans des conditions de visibilité médiocres ? Et donc susceptibles  de se prendre une prune pour non-port de gilet fluo ?

Le pont vite passé, on tourne vers le port puis on longe le canal, direction Bannay. Alors de grimpette, point ? Faut dire que l'heure avance, comme on dit, et que la pluie, fait plus rêver à une bonne douche chaude qu'autre chose.

Le golf, à droite, est semé de grandes flaques, mais n'est plus inondé. Dis donc, on pourrait prendre le chemin qui le rejoint, à droite, au lieu de suivre bêtement « l'autoroute à vélos » qu'est le nouveau chemin de la « Loire à Vélo ». Sitôt dit, sitôt fait. Nous voilà bientôt pédalant sur ce classique sympa (où, pour les « Birettes », Antoine a pourtant cassé trois rayons !). Pas de boue, spécialement, surprenant pour un chemin qui était sous l'eau il y a encore peu. On rencontre quand même une ou deux belles flaques, inévitables, que l'on passe quand même sans problème : on n'a guère de l'eau qu'au pédalier, pourtant Didier a suggéré de remonter dès que possible en bord de canal… avant de filer tout droit alors qu'une opportunité se présentait à gauche. Va comprendre !

Une nouvelle traversée de ce qui pourrait s'appeler un gué nous fait hésiter, avant de nous lancer, emmenés par Tom : l'eau arrive quand même au moyeu, mais, stagnante, elle ne nous semble pas vraiment froide. Les photos s'imposent même si, pour accéder à l'appareil, il faut retirer l'imperméable, quitter le Camel, les gants…On évoque la rando des « Gués de Sauldre » à Brinon, à laquelle ces traversées font immanquablement penser, mais ça se passe en plein mois de juin, petite nuance d'importance !

 

On arrive presque jusqu'au bout quand, soudain, Tom s'arrête : devant lui, la dernière portion droite, avant le double virage en pif-paf, disparaît complètement sous l'eau : il y a bien au moins cent à deux cents mètres à traverser, et puis, derrière le virage , quoi ? Je ne sais même pas si l'idée de faire demi-tour nous a traversé l'esprit, aux uns et aux autres, en tout cas Tom s'est lancé dans la traversée, en disant, à juste raison, que c'est pas parce qu'il y en a long qu'il y en a profond. Ce qui peut ce concevoir, d'autant que nous savons ce chemin, plutôt plat.

Je me suis engagé derrière Tom et, du coup, les deux autres ont suivi. « Flofoflofoflofof » nos jambes font un bruit de pédalo bien régulier, développement pas trop gros, nous progressons tranquillement, de l'eau jusqu'au moyeu, en général. Ce n'est pas pire que déjà passé, simplement beaucoup plus long. La roue avant fendant la surface à la manière de l'étrave d'un bateau, je suis à peu près Tom, car bien évidemment, il est impossible de savoir sur quoi nous roulons. Quand je pense qu'il se plaignait de ça tout à l'heure alors que nous roulions dans les feuilles mortes ! On remonte un peu et l'on a l'impression de sortir de l'eau alors que nous n'en avons plus qu'au pédalier et puis on replonge un peu plus. Comme nous approchons du virage, nous nous enfonçons soudain davantage : alors là, c'est du jamais vécu : l'eau arrive quasiment en haut des roues qui affleurent à peine la surface ! Mais, comme il n'y a pas de courant, on arrive à rouler quand même. Ça baigne, quoi… Sensation unique et quand même impressionnante. Comme il ne fait pas vraiment froid et que nous en avons oublié la pluie, on prend le temps de quelques photos. On a juste oublié le gel de bain, fait remarquer Claude.

 

Finalement ça fait tout drôle, après le virage, de se retrouver à rouler « au sec ». Claude se met même à appuyer sérieusement sur les pédales tandis que nous avançons sur la digue pour regagner le pont de Cosne. Tout content d'avoir réussi à perdre quelques kilos, il en profite. Comme, finalement, on serait assez contents de retrouver au logis pour se (faire ?) sécher, on ne proteste pas.

On se sépare assez vite, comme il se met à pleuvoir un peu plus fort : 36 km, un peu plus de 200m de D+ et surtout un sacré moment vécu. Maintenant il va falloir s'occuper (aussi) un peu du vélo, car il s'agit de pouvoir rouler mardi matin à la Montargoise : circuits 25, 35, et 55km au stade Champfleuri, tout contre la forêt. Dimanche : Rando orientation à Guérigny (Nièvre) et Rando « Entre Loire et Forêt » à Ouzouër sur Loire, on en reparle.

dimanche 02 novembre 2008, a 23:13
Arabloy sans soif !
 


Une S.E.C. au sec ! Je sais c'est facile, mais au vu de ce qui a dégringolé cette semaine (souviens toi des gros flocons de neige de jeudi !), et particulièrement hier samedi, ce n'était pas si facile à réussir ! Les cartes météo ne nous donnaient guère de chance de rouler sans imper ! D'ailleurs je m'étais déjà résigné à rouler dans la boue… Comment aurait-il pu en être autrement, dis-moi un peu ! Aussi avais-je changé de roues, non sans difficulté, d'ailleurs, tant il n'est pas facile de dévisser les vis « torx » des disques, même avec une clé ad hoc ! Un signe du matériel d'été qui ne voulait pas laisser la place, peut-être…

 

Michel de St Martin avait battu le rappel et lancé l'invitation : on roulerait en partant de chez lui. Après tout, un café sous son accueillant abri à copains, c'était toujours sympa pour y attendre une éclaircie possible et rouler un peu.


Garde-boue en place, imper dans le Camel, j'ouvre les volets : un, pas de pluie dans la lumière de l'éclairage public : bon, ça ! Et deux : le bitume de la rue est sec ! Et trois : le ciel ne serait pas un peu clair là-bas vers Gien ? Extra bonos, comme on disait un temps !

 

Du coup, une fois l'équipe de l'ECConfAns plus mézigue rassemblée, on ne traîne pas trop au café(quoique): en route !

Déjà dès le départ et en filant sur St Brisson, le Michel nous bouscule : alors qu'on est déjà passé X fois par là, on se regarde : « Tu reconnais ce chemin ? ».  Comment a-t-il pu trouver un passage jamais fait ? Chapeau !

Bien sûr, on retrouve quand même des coins classiques mais marqués d'un choix minutieux de notre hôte : le petit single descendant au-dessus de St Firmin est bien plaisant. Passage du pont-canal de Briare, joli cadre pour une photo mais il me faut cravacher pour rejoindre le groupe qui n'a pas même pris la pose !

Reste qu'on roule assez cool, en prenant à l'envers un parcours que l'on emprunte souvent dans l'autre sens, ce qui, finalement, permet de voir les choses sous un autre aspect. Petit arrêt au bord de l'étang au nord de Briare, on casse une petite graine (normal avec des barres de céréales), imités par un cormoran qui engloutit gloutonnement (glou, glou !) poisson sur poisson !

Peu après avoir longé l'autoroute et alors qu'on s'approche d'Arabloy, Michel nous perd de nouveau dans un petit single (qui sent un peu la crevaison, mais bon…) puis un autre, avant qu'un large chemin ne nous permette de repartir de bon train. Normal, tu me diras, puisque cette allée rectiligne est en fait l'emplacement d'une ancienne voie ferrée ! On apercevra même, ici ou là, une ou deux traverses ensablées (heureusement !) et quelques rails. Le plus curieux, c'est quand même les panneaux indicateurs SNCF qui sont toujours plantés au bord de la voie. En tout cas c'est fameusement roulant, sans aucune trace de boue et, sans jouer au TGV, ça roule bien. Vraiment curieux qu'on ne soit jamais passé par là !

Retour sur Arabloy, tout ça sans que l'on n'ait rencontré le moindre passage boueux ! Des flaques, bien sûr et encore pas trop…Passage près d'un enclos à sangliers : noboddy, mais une grosse pile de bois dégage une bonne odeur de bûches coupées : ça suffit pour que je me revoie, gamin, avec les copains ou les frangins, creusant l'énorme tas de bois que les employés communaux déversaient dans la cour de l'école avant l'hiver. On grimpait là-dessus et puis, en enlevant un à un les morceaux de bois d'un mètre, on y creusait une sorte de puits qui descendait jusqu'au sol, il arrivait même qu'on le recouvre d'un toit de rondins. Cachés là-dedans et baignés dans cette odeur de bois,  on était dans un sous-marin, ou bien un tank. Magique, mon vieux ! On n'avait pas la télé, ni les consoles… Impossible à l'heure actuelle, où on nous interdirait ce genre de jeu, sans doute.

 On se retrouve bientôt sur les hauts de Gien et l'on descend dans le val. On approche de midi, mais Michel nous fait faire, pour le fun, le tour du circuit où se sont déroulées les 3 heures de Gien-Relax, la semaine dernière : single amusant dans les bords de Loire. « À gauche ! »  crie Michel à Jean-Paul qui s'engage de bon cœur et plonge derrière une bosse… Plonge?...« Plaoutchhh !!! » qu'on entend… avant de découvrir Jean-Paul qui extrait le vélo d'un énorme trou d'eau … ! Lui qui, tout à l'heure, passait précautionneusement dans une petite flaque en expliquant : « J' ai pas sali le vélo jusqu'ici, alors j'y vais molo ! » Gagné !

 

On remonte sur St Martin quand, en haut de  la (toute) petite côte, Alain qui a toujours roulé devant au cours de la sortie, se jette sur le bas-côté en grimaçant salement : des crampes aux deux cuisses. Pas grand chose à faire pour l'aider, à part compatir et je sens bien que ça doit l'aider vachement d'entendre les doctes explications et recommandations que nous énonçons en le regardant se tortiller dans l'herbe. Seul Docteur Maurice essaie quelque chose en sortant un flacon de camphre ou un truc analogue, mais l'idée de se faire masser par Maurice a l'air de requinquer un peu notre Alain qui réussit à retrouver la position verticale en avouant qu'il avait tout simplement oublié d'emporter à boire ! Ô toi, jeune vététiste néophyte qui me lit, retiens bien la leçon : bois, bois sans soif mais bois, on ne boit jamais assez à vélo !

Fortement marqués par cette malheureuse expérience, nous décidons illico de nous appliquer à prendre de l'avance pour la prochaine sortie en faisant honneur à deux bouteilles de Sauvignon que vient d'ouvrir Michel, décidément hôte  parfait. Faut c'qui faut, non ?

 

Dimanche prochain : quoi ? À chercher ou inventer, et puis bien sûr le mardi 11 : la Montargoise, à Montargis natürlich !

mardi 21 octobre 2008, a 13:12
Tant d’gars à la « Transgât’ » !
 


J'aurais pu reprendre le même titre que l'an passé (remonte un peu en arrière : « Transis et gâtés ») parce que, ce matin de départ pour Chalette-sur-Loing, ça pince un brin ! Comme je me suis levé tôt, j'ai un peu traîné (il y a une logique) et, lorsque je m'assois au volant, en me disant que je ne suis pas en avance, je découvre mon pare-brise givré ! Où est c'te bon sang de raclette grattoir ? Le temps de vider rageusement le foutoir de la boîte à gants qui s'est encore accru avec la présence d'un gilet-fluo, et je trouve enfin l'objet. M'en étais pas servi depuis quelque temps, il faut dire !

Eh oui, la température flirte avec le 0° ! Et passe même à –1° ici ou là.  Fort heureusement, il y a peu de brouillard  et l'aube annonce le soleil. Il devrait même faire très doux en fin de matinée. Du coup on ne sait pas trop comment s'équiper. Sur le vaste parking bien pratique, on voit de tout, côté tenues. Je tente encore le cuissard court, mais le temps d'aller m'inscrire et je me ravise en enfilant les jambières. Pour le haut, j'opte pour une tenue millefeuille : j'en enlèverai au fur et à mesure de  la matinée si besoin. Gants longs pas trop épais et pas encore de sur-chaussures même si, au départ, ce ne serait pas de refus. Mais le soleil se lève déjà, juste en face, éclairant la légère brume qui flotte au-dessus du lac. Magique !  Dire qu'on pourrait rater des moments comme ça !

Bon voilà, on est tous entassés sur l'espace de départ entre les deux portiques gonflables, à attendre le top-départ de neuf heures. Il faut un peu jouer des coudes pour atteindre le café, pain au raisin et saluer les copains qu'on entrevoit, au milieu des tenues multicolores. On serait un millier et que des vététistes. Personne de l'EC ConflAns (pour Michel et Maurice, je savais, mais les autres…). Pas de Stéphane, le régional de l'étape. Une belle brochette de Gien-Relax, Super-Dudu en tête, et puis des plus mordus des Frapadingues dont Francis qui découvre cette manifestation, et, avec l'œil d'un président organisateur, admire toute l'infrastructure de cette Base de Loisirs du Lac. C'est vrai que ça aide quand on dispose d'un d'espace et de moyens comme ça !

 

Les fauves sont lâchés ! la vague des participants aux deux plus grands circuits (50 et 38) s'élance sous le portique et contourne le lac par un chemin assez large. L'an passé, on avait traîné un peu en arrière, pour profiter de la vue de cette guirlande de maillots colorés festonnant la rive du lac dans le soleil levant… Joli coup d'œil ! Qu'en sera-t-il de telles images quand la réglementation nous aura contraint à tous porter le même gilet-fluo, comme nous le pronostique Francis? T'imagine un peu ? Qu'est-ce qu'on sera beaux ! Et puis pratique aussi pour se repérer ! Remarque les Marsus n'auront qu'à le consteller de quelques taches noires et les guêpes de Gien-Relax de quelques traits noirs et ce sera O.K pour eux. Je te parle de ça parce que, en ce moment où l'on roule dans la foule, j'essaie de ne pas perdre de vue le Francis, qui, lui tâche de coller à Tom qui est parti comme un dératé. Alors on évite l'un, double un paquet, coupe à travers l'herbe, essaie une variante en tâchant de ne pas se prendre un banc de bois, de bousculer le moins de monde possible et d'éviter de l'être soi-même . Difficile, dans ces conditions, de profiter du site, des canards transis sur le miroir fumant de l'eau du lac. Mais c'est aussi un jeu, une fois de temps en temps, pourquoi pas ?

Une main sur mon épaule, un : « Alors Papy ? » Non, Mais ???  C'est Claude de Gien-Relax, qui doit vouloir rattraper ses collègues-aux-mollets-d'acier et qui bourre comme un malade, quitte à frotter un gros peu le « Pharmaton » au passage et s'attirer, de sa part, une répartie… fleurie !

Un bout de bitume, deux ou trois virages ne font qu'accélérer le train et, au moment où on s'engage dans la forêt, après un petit tunnel sous la voie ferrée, je souffle déjà comme un phoque ! C'te cadence qu'ils nous mènent, le Tom et le Francis. En gros, je suis, mais je ne regrette pas quand on est un peu freinés par un bouchon. Dès la moindre portion un peu montante, je perds quelques longueurs. M'ont cueilli à froid. On va pas faire 50 bornes comme ça ?

Alors voilà, je ne te raconte pas le parcours, tu vois le topo : on est dans la Forêt de Montargis, on tourne à gauche à droite, on roule sur de larges allées forestières, puis on s'engouffre dans des singles et ainsi de suite. Le sol est sec : un miel ! (normal en Gâtinais !) tout ça sur du quasiment plat. Quelquefois, dans les monotraces, on est ralenti un peu mais ce n'est que pour mieux mettre les watts en doublant n'importe comment. J'aimerais bien jeter un coup d'œil au cardio, mais les manches des multiples couches de vêtements le recouvrent et puis, de toute façon je ne l'ai pas mis en route, et puis, le faire en roulant dans ces conditions, maccache !

Enfin, bon, je colle à peu près à Francis et Tom et, peu à peu, ça irait plutôt mieux. Mais faut reconnaître qu'on n'a pas vraiment fait la conversation depuis le départ !

Tiens, on sort de la forêt ! C'est plutôt agréable d'avoir le regard qui porte un peu plus loin et puis, surtout, on trouve les rayons d'un soleil qui n'est qu'automnal et donc chauffe encore bien agréablement. En fait, on arrive au village des Stroumpfs.  Si, si ! Paucourt est au centre de la Forêt de Montargis, au milieu d'une clairière, suffisamment grande pour quelques cultures, mais vraiment cernée par la forêt. M'est avis que les gars qui cultivent le coin doivent avoir fort à faire pour garer leurs récoltes des sangliers ! Enfin, c'est là que se trouve le ravito, comme l'an passé (après tout, c'est peut-être le même circuit aussi, non ? Comment veux-tu reconnaître ?).

On souffle un pneu, et, justement, le pneu de Francis souffle aussi, en ce sens qu'il se dégonfle ! Et, justement, Francis a oublié sa pompe… gonflé, non ?

Se contente de remettre un peu d'air… hum ? Suffira sûrement pas… Aussi me demande-t-il de ne pas partir devant et de l'attendre pour le cas où.. Alors là, ça me scotche, vu que pour le moment, je voyais plutôt sa roue arrière !

 

Nous voilà repartis, on longe l'arrière de pavillons dont le jardinet donne sur notre chemin et…il me semble bien reconnaître la maison de Fabrice et Nadine, des copains de vacances, j'halte au portillon… Quoi ? « J'halte », ça te prend le français à rebrousse-poil ? T'as compris quand même, bon… Moi ça m'est tombé sur le clavier et j'ai laissé, parce j'ai trouvé ça sympa, alors… donc j'halte et j'hèle (tiens d'ailleurs, il ne gèle plus, il ferait même bon…) à travers le jardin…Seul Lulu, le Labrador, me répond, vient chercher une caresse et m'apporte son soutien à grands aboiements, qui font s'ouvrir un Velux sur le toit.. « Tiens c'est Toi ! » qu'ils me crient, justement, les habitants du toit qui, jusqu'ici, se sont tus (on est ensemble, à tu et à toi, évidemment !). On s'échange deux trois phrases, du style : « On s'appelle, on se fait une bouffe—Excusez, il faut que je rattrape les copains, A+, bises ».

Ben, Francis, il ne risque pas de m'avoir devant lui !  Quelques minutes, ça ne se récupère pas comme ça, que je me dis en appuyant derechef sur les pédales ! En réalité, le Francis est arrêté à peine un kilomètre plus loin, à réparer sérieusement la crevaison et soutenu matériellement par le Pharmaton qui l'a rejoint et me fait remarquer qu'il va me falloir bien indiquer dans  mon récit de l'événement qu'il est bien passé devant moi… ce dont acte.

 

Mine de rien, et vu la rapidité d'écoulement du trafic sur ces chemins roulants, quand on repart, quelques minutes après, on n'a plus l'impression d'être avec le même type de participants. C'est plus cool et familial… Par contre, quand on bifurquera sur le grand parcours, il nous semblera 'être tous seuls ! Curieux, non ? Pourtant on bourrait bien !

Tom est parti depuis longtemps devant et nous ne roulons plus qu'à deux avec Francis. Du coup on a pris un train qui, tout en étant soutenu, comme on dit, est plus raisonnable.

Un peu plus de relief dans cette partie, j'explique : ça veut dire que l'on rencontre deux brefs raidillons et deux ou trois faux-plats montants avec un bout de descente. Pour le reste, on pourrait tourner en rond, le paysage reste le même. Mais les chemins sont bien sympas, et un sous-bois d'automne, sous le soleil, c'est évidemment superbe, ce qui explique le nombre important de randonneurs ou de promeneurs à pied que nous rencontrons. C'est beau, mais c'est frais, c'est vrai, et c'est  curieux comme, dès qu'il nous arrive de sortir (rarement) du couvert des arbres, on a une impression de chaleur. Deuxième ravito, encore une fois au même endroit que l'an passé... Je te dis, si ça se trouve c'est le même circuit !

Plus loin on effleurera Paucourt une deuxième fois, près du Stade, point de départ de la « Paucourtoise » qui avait lieu le lendemain du « Défi des Birettes ». Les kilomètres ont bien défilé, ça sent l'écurie, maintenant : sortie de la forêt  et petit tour attendu sur le chemin de pêcheurs entre les bassins de la sablière, avec une petite déception : le single un peu technique et, en tout cas, amusant, qui serpentait entre les broussailles a été élargi et est devenu plus roulant. Dommage. On revient par le bord du canal en roulant bien encore, je trouve. Un pont, la base de loisirs, le portique, un nième T-Shirt cadeau et…un Super-Dudu qui me tombe dans les bras en pleurs (simulés of course, le Super-Dudu, c'est un homme !). Moi je pense que, ça y est, il est encore tombé sur la fesse ! Mais non, même vélo (ou presque lui c'est un « Combi », mais Commençal quand même), et même problèmes : il a cassé le triangle arrière au niveau de la base droite, celle qui est déportée vers le bas. Moi ça m'était arrivé dans les bois de Jouet-sur-l'Aubois. On compatit, on se dit : « Que veux-tu qu'on y fesse, pardon, qu'on y fasse ? ». J'ai toujours le cadre de mon « Doktor », le triangle arrière est intact, ça pourrait aller ? À voir …

Voilà, 53 km, 21 de moyenne (20,97 pour être exact), pas regardé le dénivelé…On traîne un peu, juste pour, et puis on remballe, il fait bon, et presque chaud, espérons que ça va durer un peu… Dame, faudrait pas que le temps s'gâte à la Transgât', ouahhh !!!  Celle-là tu pouvais pas y échapper !

 

Alors maintenant ça va manquer un peu, côté rando organisée. Il faudra être imaginatifs, avoir un peu d'initiative. Reste que, dimanche prochain, on peut jouer au compétiteur pour les copains de Gien-Relax qui organisent leurs « Trois heures ». Il y a aussi une rando à Vieillemaisons (45). Ça peu paraître loin, mais pas plus que Montargis, et le coin est vraiment pittoresque. Moi je joue aux déménageurs à Grenoble.  Si vous voyez autre chose, en particulier pour l'autre week-end, signalez-le. Je n'ai plus rien d'ici la « Montargoise » le 11.

mardi 14 octobre 2008, a 23:02
Reliés par le Rallye
 

 

On dira ce qu'on voudra mais il y a quand même un truc avec ce « Rallye des Vignobles » ! Autant le côté  grôsse organisation, affluence et tout, peut effrayer ou agacer (si bien que j'en connais quelques-uns qui préfèrent, le même jour, rouler à Lavau), et bien, autant ça arrive partout pour participer, on a l'impression que «  Ah ben, oui, c'est « les Vignobles », alors… » . Et je te parle de ça de mon petit point de vue de vététiste, mais je t'assure que, dans le coin, le « Rallye » c'est l'occasion où l'on sort le biclou. Tu vois, c'est un peu comme « Je vais à l'église parce que c'est Pâques », et bien, là, on dépoussière le vélo, on le graisse (peut-être ?), on le vérifie (j'espère !) et on monte dessus, si possible en rameutant famille et copains pour l'occasion. Dans la région, tu vas aux « Vignobles » comme tu vas à la St Michel. C'est la fête, quoi ! Et ça, c'est quand même éminemment sympathique, moi je trouve. Même si ça ne fait pas sérieux et que ça explique que dès la première côte un peu côte, t'as toute la Sainte Famille à pince, à pousser le vélo…mais bon… Tu vois, ce côté festif, c'est assez VTT, comme esprit, le côté « je me prend pas la tête, je fais ça pour le fun », sans doute plus VTT que cyclo, et ça améliorerait bien l'image de cette manifestation, me semble-t-il.

Voilà, c'était le point philosophique du jour. En tout cas, dans ma petite sphère, ça c'est pas mal passé ainsi et ça a remué un pneu les deux trois jours d'avant : entre mails et téléphone, ça a chauffé quelque peu : les Vignobles attiraient. En gros : Manu descendait de la capitale, le frangin et madame faisaient leur première avec des potes, Stéphane amenait femme et copains et puis personne ne manquait des habitués puisque, après nous avoir fait croire (et cru lui-même !) qu'il ne viendrait pas, Michel de St Martin and C° s'annonçait au dernier moment. Ça promettait !

De fait, ça promettait déjà du sport pour se retrouver à l'heure dite ! Et dans quel lieu ? Au stade (mais cohue !) ? Au pont ? Devant les baraques de la St Michel ? Étant déjà d'accord sur l'heure, on y arriverait peut-être.

Première alerte : le bigo qui sonne à 7h un quart : le frangin a trouvé sa voiture un pneu à plat ! Ben d'habitude, c'est plutôt le vélo qu'on redoute de trouver comme ça au départ. Sûrement une birette qui n'avait pas vidé  son sac de mauvais tours la semaine dernière !

Après avoir changé le vélo de voiture (ce que c'est que l'opulence !), il arrivait dans les temps à la maison : descente au stade, où nous nous pointons en même temps que Manu, Stéphane et sa bande, et Michel et Anne. Super timing ! Cohue habituelle sur l'aire d'accueil, mais sans ça, ce ne serait pas l'atmosphère de fête pareille… On s'aperçoit, s'interpelle, on serre des louches de partout. On retrouve des copains qu'on n'avait pas vus depuis un bail : tiens, par exemple, les « guêpes » de Gien-Relax sont là en force. Sympa de les retrouver. Les « Frapadingues » sont bien représentés aussi, on les disait à Lavau mais, outre Francis qu'on a croisé en arrivant, j'en verrai bien au moins cinq ou six entre le départ et l'arrivée. Pas de gens de Pouilly, pas de Ludo (tu deviens quoi, ç a fait une paye !). La bande à Michel est déjà là et, tout en discutant à droite à gauche, on réussit à se regrouper. Dis donc, on est un fameux groupe ! Stéphane rigole : « Ça va faire comme aux Birettes ! On va sans arrêt s'attendre ! » On verra. Il aurait peut-être fallu porter des fanions au bout d'une tige, dressée au-dessus du vélo, pour se repérer comme on a vu faire au Roc d'Azur. Ben oui, tiens, le Roc, c'est en ce moment… Dommage de ne pas y être…

 

Dis donc, si on se lançait ? Le menu du jour est copieux : 65 km, et du consistant, faut pas traîner.Bon c'est pas le café qui nous a retardé cette fois-ci, puisque on n'y a pas droit…Ben ? Et Michel et Maurice ? Antoine ? Sont où ? On avait réussi à se regrouper et puis… Coups d'œils circulaires…Avançons quand même. On s'arrête (déjà !!!) à l'entrée du pont : je risque un coup de portable à Michel de St Martin qui ne répond pas, puisque son portable est astucieusement resté dans sa voiture…

Tant pis, nous continuons et passons outre-Loire pour… retrouver nos lascars qui nous attendent au début du chemin vers Bannay…

Direction Bannay, donc par des chemins larges, plats et bien connus. On roule à deux de front, parfois plus, et les conversations vont bon train en passant de l'un à l'autre. Sympa, même si on doit un peu faire bouchon pour les autres gars pressés. Déjà Actif-Michel se montre, justement, actif, et roule devant le groupe : l'aurait bien une forme plus pointue que la semaine dernière, mais bon, on est partis pour une chevauchée un peu longuette et exigeante, alors économisons nous. Car hier, lorsque je nous ai inscrits, j'ai un peu étudié en détail le parcours de 65 bornes : en gros, comme d'hab' Cosne –St Satur sur le plat, ça, c'est ce qu'on est en train de faire. Puis on attaque le solide à l'entrée de St Satur, comme déjà la semaine dernière. De là, zigzags en grimpette dans les vignes, direction finale le haut près de Charnes, la Crèle et plus loin : le traditionnel ravito aux caves de la Mignonne. Jusque-là, rien que du normal. Seulement, j'ai bien repéré qu'ensuite, le grand circuit s'en va du côté de Bué puis Reigny pour aller escalader THE Côte of Champtin.  Et ça, tu vois, je redoute un brin. Je ne l'ai grimpée qu'une seule fois et il y a un fameux bail, et j'en ai gardé un souvenir, disons essoufflé ! Alors, maintenant, ça va donner quoi ?

On verra bien. Déjà on a attaqué les vignes de St Satur et pas du tout conformément à ce qui était indiqué sur la carte, alors… d'ailleurs ce serait plutôt plus progressif, et donc plus digeste. Reste qu'il y a du monde et que, entre les passages caillouteux, les virages entre les rangs de vignes, les petits bouts descendants, il faut être un peu attentif, surtout si on veut garder le contact avec le groupe, lequel d'ailleurs s'est déjà bien étiré et ne résistera pas à la portion la plus pentue : une montée droit dans la pente vers le sommet que l'on s'est déjà farcie la semaine dernière (en plus long). Même en cherchant à ne pas s'épuiser d'un coup, il faut quand même user des watts. Pour ma part, j'aurais bien de moins bonnes sensations que l'autre jour, mais enfin, bon, ça monte quand même.

Une nouvelle fois, on descend vers le « col »(c'en est un) de la Crêle, sans passer par le bord du bois de Charnes, où il y aurait pourtant un crochet sympa à faire. Pourquoi l'éviter ? Je ne comprends pas... J'hésite à faire le détour tout seul, de peur de me couper du groupe qui se reconstitue, du moins en partie. Une série de pif-pafs dans les vignes sur le dessus, d'où on aperçoit, un peu partout dans le secteur, des maillots colorés sur les chemins, sur la route, tous dispersés mais reliés par le même esprit du Rallye … Puis on plonge dans la descente qui débute près de l'ancien moulin-à-vent lequel, sauvegardé plus que retapé, ressemble à une Tour Génoise, veillant sur le val. Descente rapide, mais qu'on fait quand même sans se lâcher complètement. Il y a une petite affluence, de gens plus ou moins sûrs d'ailleurs, et  elle semble plus piégeuse qu'avant. C'est là aussi que Michel (L'Ocrien de St Martin) nous avait fait l'an passé une belle gamelle dans les vignes ! D'ailleurs une bifurcation, à droite avant le bas, déclanche une série de coups de freins d'urgence. On nous dira au ravito qui approche que le site a connu une belle double chute peu de temps avant notre passage.

 

Ravito, donc aux Caves de la Mignonne, que l'on gagne par la route, sans doute pour éviter le croisement sur le chemin avec ceux qui repartent sur le grand circuit. Mais, bof, c'est moyen.

Exceptionnellement, les cyclos n'étant pas encore arrivés, ce n'est pas la cohue et l'on profite bien du moment pour retrouver ceux que l'on n'avait pas encore croisés. Tiens, le gars qui me tamponne ma feuille, c'est « Titi » !… Souvenirs… Titi, c'était le champion de mon village, sur son vélo, lors de la course du 14 juillet qui voyait s'affronter les jeunes du patelin (une course sans aucune sécurité particulière sur la route principale, t'imagine ça aujourd'hui !).Il gagnait à chaque fois. Moi, du haut de mes cinq ans, j'admirais... Bien sûr qu'il est bien diminué, le vieux monsieur qu'il est devenu et qui peine à marcher, mais qu'il sache que dans un coin de ma mémoire, il est toujours le Titi de l'époque.

 

C'est là qu'on se sépare : « P'tit Bill », le frangin s'en va attaquer la côte du cimetière avec Anne, Véro et bien d'autres (je crois bien que j'ai vu Super-Dudu et les Gien-Relax partir aussi par là). C'est vrai que la matinée s'avance et qu'on a encore du pain sur la planche. J'ai, une nouvelle fois, à peine eu le temps d'avaler ma dernière bouchée que mon groupe, ou ce qu'il en reste, est reparti : Actif-Michel, et puis aussi Pierre qui prend les devants pour attaquer les côtes plus tôt et puis Maurice et Michel. Manu, fidèlement, m'a attendu, pendant que le groupe de Stéphane s'attardait un peu (sans doute dans des adieux déchirants), avec ces dames qui partaient sur le 45. Jean-Paul et Antoine ont décidé de shunter un bout aussi en se dirigeant directement vers Verdigny.

Bon alors.. c'te côte ?

Ben… passé Bué, on a le regard qui se tourne fréquemment vers la droite. C'est vrai qu'elle est superbe : ce chemin qui monte droit en suivant la ligne dorsale de cette croupe couverte de vignes qui domine toute la plaine qui va vers Veaugues. On la voit de loin, en particulier quand on passe sur la route de Bourges. Assez impressionnant. C'est marrant d'ailleurs, le chemin que nous suivons semble l'éviter, comme si on hésitait… On a l'impression de tourner autour : on s'élève doucement dans les chemins de vignes puis, par un peu de route, vers Crézancy. On ne quitte guère des yeux  le chemin blanc qui se dresse là-bas et dont on s'approche, malgré tout, peu à peu, dans un mouvement tournant. Dessus, accrochés comme des mouches sur un ruban collant, des petits points des collègues en plein effort.  On suppute (Ah, tu sues, pute ?) « Tu crois qu'on la prend du bas ?…On se la fait jusqu'en haut ? ». Bien entendu, on redescend au maximum pour attaquer du plus bas possible. D'abord un simple petit « coup de cul » qui mène au ravito, à Champtin : on se sustente au maximum, sachant qu'il n'y a plus rien avant l'arrivée, mais les yeux restent fixés sur la pente qui domine la cour où nous sommes…

Cette fois il faut y aller ! Actif est déjà dans la roue de Stéphane, Christophe et Nico qui nous ont rejoints au ravito. Ouh là là ! N'a pas peur ! Je pars le plus tranquillement possible avec Manu. Choisir son développement, enrouler…En fait, au pied, elle semble moins impressionnante. Et puis le chemin est moins caillouteux que je ne le craignais. Encore une couronne. Ça monte progressivement, mais, devant, voilà Actif-Michel qui pousse le vélo.  Pas encourageant ! Manu, près de moi, fait comme s'il peinait… Tu parles ! Petit à petit, les mètres défilent et les courbes de niveau aussi, parce que là, on en coupe par fagots, je te dis ! On est maintenant dans le plus pentu et je ne suis pas à la peine comme je me souvenais de l'avoir été lors de ma première ascension. Faut dire qu'à l'époque, le chemin devait être moins bon, et je devais tirer un 28 X 28 ou 24 même, alors que là, je dispose encore d'une couronne de 34 en réserve. Au moment où la pente s'adoucit un peu, on bifurque à droite : photos des copains qui en terminent et coup d'œil sur l'immensité du panorama… Rapide, mais Manu croit avoir aperçu les hauteurs du Morvan.  Pourquoi pas... il n'y avait pas le Mont-Blanc derrière, aussi, non ?

Pendant ce temps-là , Actif a filé et repris du poil de la bête, parce qu'il faut s'employer pour le rejoindre, en suivant les hauteurs de Bué jusqu'au Carroué du Marloup. On a lâchement laissé Maurice et Michel avec Pierre. C'est vrai que le temps tourne, le frangin est peut-être déjà à l'apéro à la maison. Roule ! On est quand même sur la plaque : d'avoir derrière nous la grosse difficulté du jour rassure : on peut y aller franchement et sans retenue. Il reste du kilométrage, mais, de toute façon, on n'ira pas plus haut !

Non mais on va redescendre, et ça se fait en haut de Chavignolet, à la Croix : ce petit single ‘achement technique, sur des cailloux, mouillés sur la fin, avec la reprise de la côte, sévère, en tournant court à gauche, c'est pas à la portée de tout le monde, même si on connaît, qu'on s'est préparé en mettant, justement, tout à gauche. Manu réussit la gageure, scotchant les gars qui montent à pied, mais, comme il leur dit, il est sur son terrain d'entraînement. Moi, je n'ai pas pu réussir le virage à gauche, il y avait un gars qui occupait le passage au large     (et puis même…) et je pousse le vélo sur quelques mètres avant, de rage, de remonter dessus pleine pente et de finir le passage sur le vélo ! Hé… Il y a longtemps que je n'avais pas réussi ce truc-là ! Petit passage en sous-bois et l'on débouche soudain sur le vallon de Chavignol, avec le village en dessous et Sancerre derrière sur fond de Val de Loire. Cent fois passé là, avec toujours cette beauté immanente du paysage qui te coupe le souffle (faut dire que la grimpette, juste avant, un peu aussi…). On connaît bien ce passage qui suit la vallée en balcon et on se le fait à fond.  Tu crois que c'est prudent, ça, de gaspiller son énergie ?  Car il faut ensuite remonter un bout de route en quittant le versant de Verdigny, pour passer au-dessus de Sury-en-Vaux : on suit des zones cimentées, coupées de grilles d'écoulement des eaux font qu'on se méfie (mais le balisage est explicite). On devrait en avoir fini avec les grimpettes : on bascule sur Chappe, pour enquiller le long chemin qui passe en dessous Ste Gemme. Ici et là, on reconnaît le balisage de la semaine dernière, et celui de la Rando de Boulleret, d'il y a deux ou trois semaines. Car on s'approche de Boulleret : on a passé les grands champs vides par un chemin en légère descente, en enroulant bien. Chaque petite montée devient maintenant un peu plus dure :là, je racle le fond des réserves, me semble-t-il. Actif-Michel me semble moins atteint : il pense que, d'avoir tant peiné aux Birettes l'a « débourré » et qu'il se sent vraiment mieux aujourd'hui.Ce qui est sûr, c'est que je ne sais pas si j'aurais osé affronter le grand circuit aujourd'hui, si je n'avais pas fait les 95 bornes de la semaine dernière.

Pour la beauté du site, on nous fait passer au pied du Château de Buranlure, si coquet au fond de son vallon. Le sentier technique qui le contourne est devenu l'autoroute de la « Loire à Vélo »,   mais la pente reste là, qui fait un peu mal en fin de rando. On revient par les ponts de Loire, doublés par les cyclos qui en finissent aussi et qu' Actif tenterait bien un peu de suivre, mais…

On se serre la louche, chacun regagnant son chez soi. La fête est finie…Je tente de prolonger un peu (pas trop) en regagnant le stade, bien que je sache qu'aucun pot ne nous y attend. Je croise en chemin Stéphane and C° qui repartent, discute un peu là-bas, passe rapidement devant les quelques stands puis repars vite, et suis tout content de croiser Michel et Maurice qui arrivent. On compare les compteurs : en moyenne 800m de dénivelé et pour ma part 17 km/h de moyenne. Du coup je remonte à la maison en faisant bien attention de ne pas descendre en dessous, voire de l'améliorer un peu. Plein les pattes quand même, mais ravi. Beau cru cette année!

 

Dimanche prochain : une belle manifestation encore ; c'est la « Transgâtinaise » à Chalette-sur-Loing (= Montargis), il faut se déplacer, mais ça vaut vraiment le coup. Par contre je n'ai pas de détails. Merci à ceux qui savent de me renseigner là-dessus.

Présentation
Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!

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commentaire(s)
Bobo à Bonny . (25/11/2009 22:31)

Eh ben dis donc, c&#...

Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)

L'hécatombe con...

Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)

Bravo et merci j...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel, homme de l'ASCO (18/11/2009 11:18)

Merci Bill pour ton ...

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