| mercredi 25 novembre 2009, a 00:16 |
| Bobo à Bonny |
Bonny! Bon ! On y part (de tarte) assez (gât-)tôt
pour ne pas être en retarte !
Ouf ! T'as résisté à
ça ? C'était juste pour essayer de mettre de l'ambiance parce que la fin
aura une autre tonalité…
Remarque, non, en fait, il
ne vaut mieux pas être trop en avance, car les premiers arrivés sont
parqués (et attention, le parking, à Bonny, ça ne rigole pas!) dans l'herbe et
assez loin, alors que, si tu t'y prends pas trop mal, tu peux arriver pile poil
pour être garé sur la dalle de ciment, forcément plus propre et plus près
de l'accueil aussi.
Ah ! parce que évidemment il
a plu cette nuit et même ce matin, c'était encore limite…Si bien
que, alors que la veille, on pouvait espérer voir un terrain assez propre,
et bien ce matin, on est fixé : ce sera une rando des pommes dans la plus
pure tradition du genre, à savoir sur sol glissant.
Remarque comme certains clichés
ont la peau dure : c'est vrai qu'il y a quelques années, un peu déjà, on a
connu des passages abominablement boueux et collants et tout, mais il faut
reconnaître que, depuis, les traceurs ont trouvé un circuit plutôt
correct : jamais on ne trouve de bourbiers infranchissables, nulle part la
terre ne colle aux roues ! Et si, évidemment, certains passages glissent
bien un peu et te décorent le plastron ou le popotin, il n'y a rien que de très
mesuré et normal vu la saison. D'ailleurs les organisateurs ont bien
compris et te resservent le même
tracé, à l'identique, chaque année (je me rappelle le leur avoir
conseillé !). Pourquoi pas, tout comptes faits? En tout cas, ça doit leur
simplifier la tâche ! Pourraient peut-être faire un balisage permanent,
finalement, hein ? Comme la rando de l'Ascension à Donzy…
Je me retrouve garé, comme je te
l'ai dit plus haut, avec Michel-Léopold juste à côté de moi. Comme
prévu, il y a affluence et du monde à saluer, pas seulement des
« Abeilles » (pas mal en nombre) et des « Marsus »(par
contre ils ne font pas le plein, bien qu'ils soient sur leurs terres) mais
aussi des têtes (et des maillots) qu'on n'a pas vues depuis un moment. C'est
vrai que Bonny est assez central et qu'on peut donc aussi bien y rencontrer des
bikers de Nevers que de Montargis.
On forme vite un groupe avec
Maurice, qui refait surface après un séjour alsacien, Christian, itou après une
bronchite, Jean-Paul, et puis un autre maillot de l'UM Veaugues avec Manu du
Berry, pas revu depuis « les Vignobles » et l'on attend François qui
arrive avec Catherine depuis Germigny. Les « tachetés » sont déjà
partis et même les deux Michel (Actif et Léopold) avec Anne et Noëlle qui ont
encore laissé le VTT à la maison et s'engagent sur un circuit marche.
Il ne pleut plus et il fait
plutôt bon. On part à travers champs, vent de travers, en direction de la voie
ferrée, tout de suite sur un bon rythme : faut dire qu'avec Jean-Paul et
Manu en pôle position, « ça le fait » et puis Maurice ne donne pas sa
part aux chiens, quelle forme il tient celui-là, malgré un petit break… On ne
discute guère et l'on appuie plutôt sur les pédales. Le fait de connaître le chemin
par cœur joue peut être aussi, et de même que le terrain soit pas mal
roulant : bord de voie ferrée et, plus loin, le sympathique passage en
bord de l'Ousson, avant d'arriver à l'étang, où force est d'alléger les tenues,
sous l'effet conjugué de la température et des efforts.
Et c'est reparti dans la même
cadence, on ne ralentit pas, même devant le beau domaine de la Colinière. Les
grosses pierres toujours un peu boueuses que l'on trouve un peu plus loin, nous
freinent à peine, alors, tu parles, quand on enquille la voie
romaine !…Pourtant, on n'a pas un tel trajet à faire ! Sans doute
sommes-nous saisis du syndrome du brave curé des « Trois messes
basses » de Daudet, qui accélérait l'office pour pouvoir passer plus vite
à la table du réveillon… Car nous savons que le célèbre ravito Bonnichon mérite
un bon arrêt. Le Frangin commence à sentir les effets du tempo et, dans une
moindre mesure, Christian, que l'on est plutôt habitués à voir devant.
La pause est bienvenue, donc,
dans cette étable où l'on sait « être bon envers les animaux »… et
les randonneurs, donc ! Bien que nous fassions honneur comme il se doit à
la table, on ne traîne pas non plus. Mais c'est pour mieux faire halte un peu
plus loin, lorsque nous rencontrons nos marcheurs, ce qui permet à Actif-Michel
d'assurer de nouveau le reportage photo (il maîtrise mieux son
appareil-téléphone etc…). Maurice recommande bien à Michel-Léopold de ne pas se
lancer trop vite dans la descente qui vient, mais, bon, Noëlle est là pour
raisonner son homme!
« Superdudu » et
« Roydudu » qui étaient repartis avec nous, ont, du coup, déjà
disparu.
La boucle qui nous fera revenir
au même point de ravito, file vers Neuvy qu'on évite par la belle descente
après Gardefort qui nous conduit au fameux gué sur la Vrille, qu'on se contente
de longer sur ce petit single en corniche, le long des barbelés, tu vois de
quoi je parle ? Maintenant, on va sur Annay, vent dans le dos, en
profitant du joli chemin entre les arbres qui descend vers le village. Miracle,
il est bien plus propre qu'au printemps et même encore quasiment sec. Plaisir.
Après Annay, que Christian a
voulu traverser, pour, croyait-il, trouver un raccourci, on se paye un bon bout
de bitume sur la route de Thou, d'abord par la grimpette au départ d'Annay et
puis jusqu'au hameau de « Grand Sermaise » (on évite les
« Grands Cocus » et même les « Petits », parce que,
bon…). Il vaut mieux ce bout de goudron que les chemins défoncés du bois d'à côté, où il nous est déjà
arrivé de nous aventurer. Mais, près d'une ferme, le bitume disparaît carrément
sous une couche de terre et de fumier, comme quoi…
On aperçoit déjà les sapins de « La Chaise » où
l'on repassera au ravitaillement. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la voie
romaine dans l'autre sens, sans apercevoir le joli petit château juste à côté,
derrière les arbres : une seconde belle petite descente, caillouteuse à
souhaits, puis les deux gués du Moulin Perré et retour au ravito. On n'a pas
réussi à rejoindre nos deux
« Dudu » qui ont si vite disparu tout à l'heure. Z'ont dropé
dis donc ! En fait, quand nous les retrouvons au ravito, ils nous
expliquent (entre deux bouchées de tarte aux pommes) qu'ils ont tout à
l'heure pris le chemin du retour et se sont retrouvés à Bonny. Du coup, ils ont
fait deux fois la première boucle pour avoir leur compte de kilomètres.
On repart donc de concert, nez
dans le vent, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui fatiguent un peu.
Regroupement à Bonny, où
Superdudu, en bon responsable de club, évoque la Rando des « Coteaux du Giennois »
et interviewe le frangin François pour tenter de comprendre comment lui et son
assoss, arrivent à attirer près de 700 vététistes à leur
« Germignoise ». T'inquiète, Dudu, ils ont commencé avec 35, tu
sais !
Bords de Cheuille puis raidillon
sous les murs, que le tracé officiel, curieusement, évite ! Il est
pourtant « trop cool » non ?
On remonte vers les vergers, par
le chemin qui contourne Bonny par les champs. Il est plutôt moins collant que
d'habitude. L'occasion de mettre
ce qui reste d'énergie et l'on joue même le jeu d'éviter le dernier bout de
route pour revenir le long des pommiers. Rien à se reprocher ! 45 km, pas
loin de 400m de D+
Faut un peu le chercher le Kir
d'accueil, là-bas au bout de la table (par ailleurs bien garnie) mais fais
confiance à mon flair! On retrouve les marcheurs, arrivés depuis un bail, les
discussions vont bon train, les rendez-vous sont fixés pour les
prochaines sorties. Le 29 : c'est loin, soit St Maurice sur Fressard (45)
soit Vouzeron (18). Sinon, faut se regrouper. Pas vu le Frapadingues en chef,
pour en parler, il devient quoi, le « Tarnais » ???
Et puis, bien sûr, la Rando du
Téléthon, chez les pompiers de Santranges, juste au-dessus de Belleville, le 6
Décembre, t'as bien noté, j'espère ?
Chacun regagne sa voiture, en
poussant un vélo plutôt crotté. Je lave ou pas ? Le tuyau, juste à côté,
est libre ! Vite ! Je me retourne et l'intérieur de mon pied gauche
accroche la roue avant de mon spad, posé contre la voiture. Damned !!! Le mouvement qu'il ne
fallait pas faire ! J'ai senti l'articulation du genou s'ouvrir et me
tiens la jambe. François, qui passe, croit à une crampe.
Mais non, c'est le ménisque
qui me coince l'articulation!!! Ça fait des mois, quelques années
même, peut-être, qu'il m'est arrivé assez régulièrement ce genre de chose.
Je connaissais depuis longtemps le geste antidote qu'il me fallait faire avec la
jambe, pour que le bout de ménisque reprenne sa place, mais ces derniers temps,
c'était devenu de plus en plus difficile, long et un peu douloureux aussi,
forcément. Ça m'était arrivé, un soir de préparation de la GTMC, chez
Michel-Léopold, devant mes compagnons interloqués. Tu parles que j'avais poussé
un « ouf » de soulagement dans j'avais réussi. Il s'en fallait de ma
participation à cette aventure, tu te rends compte !
Là, entre deux voitures, j'ai beau secouer la patte en
lançant le talon vers l'extérieur, rien n'y fait et le mouvement devient
douloureux. Un peu grimaçant et la jambe gauche un peu fléchie, je lave quand
même le spad, vais en claudiquant chercher mes pommes, en adressant quelques saluts crispés à
des voitures qui partent.
J'en fais autant. Pas de Pb pour
conduire : j'ai juste la jambe qui ne peut plus s'allonger à fond, ce
n'est pas même douloureux. Mon horizon vététistique s'est assombri, soudain. Je
vais passer une partie de l'après-midi et de la soirée à réessayer ce fameux
mouvement, et d'autres, rien n'y fait. Cette fois, ça sent le billard…
Le lendemain, visite exprès chez
le kiné : lui, au moins, saura sûrement…
Peau de balle, pas faute
d'essayer ! Tout ce qu'il réussit à faire c'est m'obtenir en exprès un
rendez-vous chez le chirurgien… Le chirur-Gien, en l'occurrence, tiens, oui…
Alors voilà, les côpains :
jeudi, entrée à la clinique de Gien, vendredi matin, billard et sortie, normalement
sur les deux pattes, le soir même. Je connais un peu, on m'a fait ça au genou
droit, il y a au moins quinze ans.
Mais bon…
Et puis… pas de VTT
pendant plus d'un mois Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!! Ça nous mène, au mieux, à la
« Rando des Gâteaux de riz et de Semoule », ou même St Satur ?
Ou encore la « Décrasseuse »… Tu te rends compte ?
Mais tu crois que j'aurai rien à
raconter ? Et la GTMC, alors ? C'est l'occase, non ?
N'empêche, quelle
hécatombe, ces temps, dans la gent vététistique !… Et Superdudu qui
me disait qu'Eric-Œil de Lynx était aussi sur le flanc !
Dis-donc, toi qui me lis et qui
n'a (encore) rien, tu te sens comment ?
Voilà…
Mais, dis donc, il y a un truc
qui me... turlupine (évidemment)… il sait bien lire le chirurGien, au
moins ?
Parce que, dis, une
« méniscectomie » (« coupure du ménisque », ce qu'il doit
me faire) si jamais, t'imagine… qu'il
prenne le M pour un P ???????? |
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| mardi 17 novembre 2009, a 15:55 |
| Sur les pistes des hommes de l’ASCO |
Oui, ça commence à faire un peu
usé comme ficelle, mais, bon, une fois par an, tu me permets quand même ?
Qu'est-ce que tu veux, la fidélité c'est bien, mais faut pouvoir se renouveler.
Même problème peut-être que pour les organisateurs de randos. Ils cherchent
bien à nous fidéliser, mais doivent aussi tenter de trouver toujours le passage
technique, ou le single amusant, ou le point de vue pittoresque qui te fera
sortir l'appareil photo, bref, le truc nouveau qu'il n'y avait pas les années
précédentes. Enfin, normalement, ils restent dans le même secteur, a priori, et
le rayon d'action demeurant aussi théoriquement le même, il doit, peu à peu,
être difficile de trouver du jamais parcouru. C'est peut-être pour ça que
les plus grands circuits ont tendance à s'allonger ? Un parcours de 55 à
60 km n'est plus rare, alors qu'il y a une quinzaine d'années, c'était vraiment
exceptionnel ! Je ne me goure pas non ? Le cas du club de St Père, qui a délocalisé sa rando à
Cessy-les-Bois puis à Ménestreau, est unique à ma connaissance.
En ce qui concerne les
organisateurs d'Ouzouër-sur-Loire, no problem : la Forêt d'Orléans est si pleine
de ressources en chemins et sites variés que l'intérêt des participants est
garanti.
C'est ce que je me dis en
arrivant, de bonne heure (8 h, et sans avoir roulé trop vite, m'sieur l'agent!)
et en voyant le premier parking quasiment plein : il y a affluence !
D'ailleurs, les gens de Bonny ont vite compris le truc en améliorant leur
technique publicitaire : en sus des petits flyers sur les tables de
l'accueil, ils ont carrément planté des panneaux bleu flashant annonçant leur
rando de dimanche prochain à proximité de l'arrivée. Bonne idée, non ?
Je m'inscris vite, étudie les
parcours : pas mal… Muni des cartes des deux parcours on peut assez bien
panacher entre le 60 et le 46 km. Le sol semble assez sec et le terrain doit
être roulant, on peut peut-être se monter ambitieux. Mais il ne faut pas
traîner. Je m'équipe et retourne prendre un café, en attendant de trouver
quelques partenaires : mais, si Michel-Léopold est bien là, il s'en
tiendra, raisonnablement je pense, à un circuit marche. Par contre, pas de
Maurice (en Alsace) pas de Christian, pas de Frapadingues, pas d'Actif-Michel
et Anne évidemment, pas trop de d' « abeilles » non plus.
Pourtant j'ai salué pas mal de monde, mais surtout des organisateurs. J'en viens à penser partir directo et
seulabre me disant que je retrouverai François, le frangin, au
ravito, peut-être, coup de portable aidant, quand je le vois arriver avec
Catherine. Pas en retard, dis donc, malgré la distance en voiture ! Ils
sont vite parés au départ (en oubliant le café-petits gâteaux). François
n'ayant pas paru effrayé par le grand circuit, nous nous y lançons, confiants
aussi dans la possibilité qu'il y aura de shunter quelques bouts en deuxième
partie.
Après un début commun aux trois
plus grands circuits, nous bifurquons à droite sur une première boucle assez
longue, propre au circuit 60. Nous sommes partis d'un bon train, le sol est à
peine humide, ce n'est pas l'embouteillage du tout. Aussi profitons nous
au maximum des sentiers de la forêt. Car il faut reconnaître que les traceurs
semblent s'être ingéniés à éviter autant que faire se peut, les larges et
longues allées. On ne fait qu'y passer pour tout de suite s'enfoncer à gauche
ou à droite dans les plus improbables petites traces. Super ! Évidemment,
on y roule moins vite que sur les allées empierrées. Mais c'est aussi bien plus
varié. On passe des hautes herbes sèches, très paysage de savane, à des traces
un peu marécageuses qui sentent plus l'Ali qu'a tort (euh… non :
l'alligator) que le lion. Mais parfois, on y laisse aussi pas mal de jus, car
le sol est irrégulier, bosselé souvent, encombré de branches ou de troncs
d'arbres couchés qui imposent des « variantes », sans oublier de
nombreux faux plats qui marquent. On ne s'ennuie pas, mais, les kilomètres s'additionnant,
on commence à espérer le ravito. On est retombé sur le parcours commun et l'on
rencontre un peu de monde qui consulte aussi le compteur : on a passé les
25 km et ça creuse un peu, côté estomac. Heureusement, on enquille le "Sentier des Fontaines" , un single sinueux et roulant que l'on prend,
cette année, dans le bon sens, celui qui descend légèrement. Alors tu
parles ! Tu connais le plaisir de tourner, virer, prendre des appuis,
relancer, sinuer entre les arbres, franchir comme une balle les allées pour replonger
de l'autre côté… un régal ! Au passage des allées, je jette un coup d'œil
sur la droite, espérant apercevoir le Rond-Point de la Résistance où l'on doit
trouver le ravitaillement. Trente bornes déjà, aussi quand on y arrive enfin,
on se précipite ! Et l'on n'a pas tort car l'affluence a été celle d'une
nuée de sauterelles, alors on se jette sur les restes. Les organisateurs préposés
s'excusent et promettent un nouvel approvisionnement très rapide.
On profite du moment, de ce cadre
si particulier (reporte-toi à ce que j'en ai dit l'an passé), on salue Thom' et
le grand Stéphane : les Marsus se sont déplacés, avec le Pharmaton
en plus (qui fait le 35 km), mais, attends que je te raconte, figure-toi qu'en
arrivant au départ, ils n'ont trouvé personne !…Normal, ils étaient à
Ouzouër… sur Trézée !!!… Du coup ils sont opté pour le 46 km et ont déjà
fait la boucle qui revient ici
avant de rentrer. On repart donc seuls François et moi, pour continuer ce
fameux chemin des Fontaines, qui justifie maintenant son nom en passant près de
trois sources remarquables. On retrouve le cadre pittoresque des petits étangs,
car c'est aussi un vrai plaisir de repasser par ces coins sympas, et l'on
découvre les petites plages de sable qui bordent ce que l'on pourrait déjà presque
appeler un lac, qui nous donne envie de revenir par ici en été. À noter !
On a coupé quelques petits
kilomètres de cette boucle, en suivant le balisage du 46 km, et l'on
apprécie, de retour au rond-point de la Résistance, un ravitaillement
redevenu riche et varié. Coup d'œil à la montre : on ne sera pas en
avance, mais ça ira, si la suite n'est pas plus difficile.
Côté chemin, non, le tracé du
retour est plutôt plus roulant, on a un peu plus de larges allées et les
singles sont faciles… Mais, juste après que nous sommes repartis, le François
reste soudain planté : plus de jus et mal aux pattes. Et pas qu'un peu,
mon n'veu ! Alors on mouline tout doux, en espérant que le retour ne sera
pas trop long. En fait, sur la carte, pas trop, et puis on shunte ce qu'on peut
(merci, les organisateurs, d'avoir fourni une carte) mais on n'avance pas, il
faut bien dire. Ça permet d'apprécier tranquillement les coins où nous passons,
car cette forêt d'Orléans est infiniment plus variée que la forêt de Montargis
par exemple. On longe une ancienne voie ferrée, mangée par la forêt et qui
devient talus ou bien fossé, selon le profil du terrain. Suis pas sûr que le
François apprécie autant que moi…
Lorsqu'on franchit la route,
avant le passage en bord de Loire, je propose bien de la suivre mais,
courageusement, il plonge de l'autre côté de la levée sur la petite trace qui
sinue entre les buissons du val. Comme il dit, le frangin: « Dans d'autres
conditions qu'est-ce que je le trouverais amusant, ce sentier ! »... En fait, bien sûr, il galère un maximum, d'autant plus que ça
crampouillerait bien un peu, en plus ! On fait un ou deux arrêts et l'on
guette le point d'arrivée. On a aperçu le clocher d'Ouzouër, ce n'est plus
loin : on retrouve avec soulagement la route. Quelques centaines de mètres
et Catherine nous accueille. À l'inverse, elle a parcouru, elle, le 20 km en
regrettant de ne pas avoir tenté le 35 km… Tu parles, elle avait le
temps : on est restés 3h 50
sur le vélo !
Côté distance, il y a polémique
(Victor… Polémique Victor, bien sûr, tu connais) : nous, nos compteurs
concordent assez, on aurait bien
parcouru 60 bornes, mais alors, ceux qui ont fait le parcours intégral ?
Avec Michel, l'organisateur, on en discute : OK pour un peu plus, mais pas
tant… Enfin, du moment qu'il reste encore une coupe pour le Frangin et la
belle sœur, rapport au chemin parcouru... pour venir ici (aussi) et un verre de
Kir, on est sauvés. C'est vrai que, sur le parking, ma voiture est tout isolée,
ça me rappelle quelque chose… Dis, Michel-Léopold, tu ne m'as pas cru encore une
fois perdu dans la forêt ? Décidément la Rando de l'ASCO, c'est souvent
toute une (pré)histoire ! (oui, je l'ai déjà faite, je sais !)
Oualà ! Dimanche prochain,
on va retrouver, j'espère, des gens de la Nièvre qu'on n'a pas vus depuis
perpète, je trouve. On roule à Bonny sur Loire, à la Rando des Beaumonts, tu
sais, « les Pommes » qu'il disait le Grand Jean-Pierre. Le parcours
est sympa et les ravitos sont au guide Michelin (pas encore ? Ah bon… Faut
leur signaler alors) et ont donné des idées à d'autres, d'ailleurs.
Et puis j'en profite pour
signaler d'ores z'et déjà la Rando des Pompiers de Santranges : c'est le 6
décembre, pas plus loin que Bonny (c'est juste au-dessus de Belleville) et
vraiment très sympa, il faut y aller ! En plus les organisateurs m'ont
prévenu depuis début Mars ! Qui a dit que les pompiers étaient en
retard ? Alors… |
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| samedi 14 novembre 2009, a 14:43 |
| L’ami s’dit du 11 Novembre : C’est la « Montargoise » ! |
Halte ! Arrêtez ! Cessez le feu !!!
(évidemment)… Je sais bien qu'il est pire que jamais ce titre, mais quoi, un
vététiste, ça aime les jeux de mots laids, non ?
Enfin, je fais ce que je peux,
parce que, cette semaine, ça usine dur, dis donc: sur huit jours, ça fera trois
randos officielles, alors, non seulement je les fais, mais en plus tu attends
que je te raconte, pas le temps de souffler !
Enfin, heureusement qu'
après la « Montargoise », il n'y a pas eu à tellement nettoyer le
vélo, c'est déjà ça.
Remarque que, j'en connais qui
n'ont pas eu à le nettoyer, le vélo, c'est nos deux Michels, (Actif et Léopold)
interdits de selle, comme tu sais.
Justement, pour avoir le temps de
voir un peu le Michel-Léopold qui se contentera de marcher (quand même) ce
dimanche, je bourre un peu sur la route. Me faut combien de temps pour
aller là-bas ? Si bien que je double le marsu « Pieds Nus » et
Michel, sans m'en rendre compte et que , finalement je suis aux inscriptions
avant la foule.
D'accord, cette fois-ci, j'ai le
temps de profiter de l'arrivée de tout le monde, de saluer pas mal
d' « abeilles » de « Gien-Relax » avec qui on commente
encore leur belle organisation de dimanche dernier. Jean-Paul arrive, et l'on
piaffe en attendant Pierre, qui, comme il habite sur place, arrivera bien après
que « Pieds Nus » sera, lui, parti, las d'attendre. Le Pierre, on est
obligé de l'inscrire, carrément, tant il est sollicité à droite à gauche.
Bon. On y va oui ? Ben la
peine d'être arrivé si tôt ! Voilà pas loin d'une demi-heure que je suis
là.
Je ne vais pas tellement te
raconter le trajet : c'est : « Forêt de Montargis »
en long en large, en étoile surtout. Pas mal de singles et un peu d'allées
forestières pour permettre de doubler ou de l'être. On roule correct sans trop
forcer, Pierre, Jean-Paul plus Patrick et un autre gars de l'ECC et puis moi,
of course. Ça me va, ce rythme, il y a quand même 55km à faire. On est rejoint
en cours de route par le Thom', deuxième « Frapadingue » de la
sortie, qui roule avec nous.
Il ne fait pas trop froid et le
brouillard, un peu présent au départ, se dissipe peu à peu pour laisser passer
le soleil, qui va nous allumer les derniers feuillages, un peu clairsemés sans
doute, mais encore très beaux, certains hêtres en particulier. On croisera
d'ailleurs pas mal de chercheurs de champignons qui profitent de la belle
matinée à fouiller sous les fougères maintenant grillées.
On est arrivés au stade de
Paucourt, nœud des différents parcours et ravitaillement commun à tous. Bon
ravito, mais on a raison d'en profiter car à notre passage suivant, il ne
restera plus que de quoi boire et quelques carrés de chocolat à se mettre sous
la dent. Totalement anormal !
On est repartis par une descente
dans laquelle je dois m'arrêter, car j'entends le cliquetis du capteur de mon
compteur qui bat dans les rayons. Trop tard, le fil est coupé. Et un compteur,
un ! Du coup, je dois un peu forcer pour tâcher de rejoindre les autres et
me rends compte que je n'ai pas une réserve telle. Mollo mec !
Cette boucle d'une vingtaine de
bornes nous mène vers Griselles et donc un peu sortir de la forêt. Pas
désagréable d'avoir un horizon qui s'élargit, de passer près de maisons,
d'ailleurs souvent pittoresques. Ça fait quelque temps que les randos locales
ne nous avaient pas amenés par ici et je retrouve avec plaisir certains coins,
comme ce passage en équilibre sur des passerelles de pierre près d'un ancien
moulin. Devant, Jean-Paul s'en va dans la petite côte, peut-être rejoindre le
Thom' qui était parti devant, il y a un petit moment. Ma foi, je me mets à
rouler à mon rythme, sans que je compte bien sûr, rattraper Jean-Paul.
Conséquence de tout ça : on
finit par rouler tout seul, mais bon, au fond, ça permet de gérer son effort.
Retour au point de ravito que
Jean-Paul a shunté ; j'y retrouve le Thom' et nous repartons vite (pour la
raison que je t'ai donnée plus haut). Il nous reste un peu moins de 20 km,
mais à faire avec la fatigue qui se fait sentir. Sûr que le Thom' pourrait
rouler sur un tempo plus rapide mais, sympa, il m'attend. J'espère que ses
classiques crampes de fin de rando vont venir lui chatouiller les cuisses,
mais que dalle, elles le laissent
exceptionnellement tranquille… c'est bien mon bol ! Ceci dit, on maintient
un rythme très correct, et, dans les derniers kilomètres, si quelques gars nous
doublent, le Thom' les repasse illico. J'ai réussi à me caller dans sa roue et
je rigole en me rendant compte que l'on a là une vraie locomotive qui traîne
cinq ou six wagons, car les autres ont fait comme moi. Du moins pour un temps
car le Thom est passé sur la plaque et on a tôt fait de lâcher les autres
wagons ! Ça va qu'il ne restait que peu de chemin à faire et c'est avec
soulagement que je vois arriver le rond-point près du stade. Ouf, je suis
rincé !
On se requinque avec un petit
demi-verre de vin chaud (là aussi, il semble que les provisions soient un peu
justes) que l'on boit avec Michel-Léopold et sa Noëlle (qui ont fait un circuit
marche) et Jean-Paul.
On se dit vite à très bientôt,
puisque, dans trois jours, on remet ça. Simplement, on va passer de la Forêt de
Montargis à celle d'Orléans (vraiment très belle) où les gars
d'Ouzouer-sur-Loire (L'ASCO vont sûrement nous avoir concocté de chouettes
circuits !
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| lundi 09 novembre 2009, a 23:59 |
| « Les Coteaux du Giennois » : « Relax » ! |
Eh ben voilà, je rentre juste de
huit jours dans le Sud pour ne pas manquer, surtout, la première rando des
copains de « Gien-Relax ». Je jette un petit coup d'œil au vélo…Tout
est OK, un petit coup de pompe dans les roues, juste pour le principe et y a
plus qu'à !… Donc quand, ce matin, je charge la bête dans la voiture,
explique-moi un peu pourquoi la roue avant qui m'a attendu sans encombre
pendant deux semaines est complètement à plat ! Et un tubeless qui n'a pas
bronché de tout l'été, alors que, crois-moi, il y aurait pu avoir de
quoi !
Tu crois que j'ai peut-être mal
revissé la valve hier soir ?..
Je regonfle donc, resserre la valve et en voiture ! Je voulais
partir tôt pour profiter de l'accueil, tu sais que j'aime bien ça mais
aujourd'hui encore plus. On verra sur place.
Je vais pas me plaindre non plus : tout ce que TV,
internet, journaux compte de cartes et bulletins météo annonce de la flotte, de
la pluie, des averses etc…Or, ce tout de suite, il ne pleut pas (ou pas
encore…) Alors… Actif-Michel m'a passé un coup de fil hier, tout désolé et
bien empoisonné : figure-toi que la Faculté lui impose un repos forcé et
sévère, suite à une surdité soudaine d'une oreille, que ça lui a pris
brusquement au lever ! Pas trop le moral, le Michel et on le
comprend !(voir son commentaire sur mon dernier article)
Comme j'approche
d'Arrabloy : bouchon sur la route.Bon sang ! Il y a une telle
affluence ??? Il s'agit en fait d'un feu qui régule la circulation pour
des travaux routiers ! Mais quand même, on est un bon paquet de voitures à
arriver ensemble. Parking vaste mais pas mal rempli. La pluie annoncée a
pourtant dû arrêter du monde ! Tant mieux en tout cas. Petit coup d'œil
circulaire et, déjà, un salut ici et là. Belle salle d'accueil. Michel-Léopold
est en discussion avec François, mon frangin de Germigny et ma belle sœur. En
voilà deux que les menaces météorologiques n'ont pas arrêtés !
Inscription : je renonce au 60km : ma dernière sortie m'a marqué et
puis, s'il pleut et puis et puis…Vite réparation de la roue (car, comme de
juste, elle était à plat à mon arrivée, t'attendais autre chose ?)
Bien sûr j'ai droit au foutage de
gueule des gars qui passent. Et alors ? Mieux vaux réparer avant de partir
que sur le bord du chemin non ? Comme ça j'ai tout ce qu'il faut :
pompe à pied, chiffon etc …
Me voilà OK. Maintenant,
s'équiper. Elle vient c'te pluie ou non ? C'est que j'ai prévu du
costaud : la veste imperméable achetée tout exprès pour la GTMC et qui a
su résister aux intempéries redoutables de l'Aigoual (Quoi ? Je t'ai pas
raconté encore ? Je sais, patiente encore un peu, bon sang !).
Finalement, je me contente de la veste thermique et de l'imper plastique dans
le Camel. Je retourne, vite fait, faire honneur au café d'accueil (+
viennoiseries, si !si !). Je jette un trop rapide coup d'œil sur la
carte des circuits : le frangin est déjà parti devant. Antoine, qui vient
d'arriver, m'attend et les Frapadingues Thom', Claude et Didier sont déjà sur
le vélo. Il paraît que Maurice a démarré aux aurores, avec Christian, pour la
boucle de 60km. Sont loin déjà !
On s'est lancés façon
Actif-Michel, plutôt nez dans le guidon. Tout de suite j'ai quand même de
meilleures sensations que la dernière fois à St Père, mais, bon, c'était il y a
deux semaines et je n'ai pas roulé depuis. Ça va parce que c'est plat et bien
roulant. Joli, aussi, et à peine boueux, un peu glissant peut-être. L'Antoine,
qui roule avec des pneus de terrain sec aura ainsi un peu souvent tendance à
tortiller de la roue arrière. Je me fiche de lui mais, vu l'usure de mon pneu
arrière, je ne vaux guère mieux !
On roule sur des chemins que nous
connaissons bien, car souventes fois parcourus lors de SEC
avec, justement, les copains qui organisent aujourd'hui. Ça n'empêche pas
le plaisir, les sous-bois sont encore bien dorés et les feuilles, au sol,
amusantes à traverser. Et puis, tu sais : il ne tombe pas une
goutte ! Et l'on a même droit parfois, à un vague soleil, inespéré,
non ?
On a longé un peu la nationale, avant
de se lancer, bien sûr dans cette zone de loisirs du nord de Briare, avec son
étang. On a tourné viré là dedans, avant de ressortir sur la route . Mais voilà
que l'on passe par-dessus la N7 et qu'on s'approche de la bretelle de
l'autoroute. Du coup, Thom' s'inquiète parce qu'il n'a pas de monnaie pour le
péage ! En fait, évidemment, on évite le racket autoroutier pour aboutir
par des passages inconnus, près du canal qui vient d'Ouzouër sur Trézée.
On a bien roulé jusqu'ici et,
même si je me sens plus à l'aise que la dernière fois, je sens depuis quelques
instants qu'il me faut un peu forcer. Et puis j'ai trop chaud, trop couvert au
départ !.. J'aurais dû regarder un peu mieux la carte des circuits, pour
pouvoir panacher et me faire ma propre sauce dans les parcours : sûr que
j'aurais évité cet aller-retour d'un côté du canal puis de l'autre, plutôt
fastidieux (surtout côté aller). C'est assez sympa tout de même de saluer les
collègues qui nous précèdent et en sont déjà au retour de l'autre côté, mais je
trouve le temps long et lève un peu le pied : le regroupement se fera au
ravito, près du Pont-Canal, en revenant sur Briare. Enfin, si on y arrive, car
on a bien failli rater (comme pas mal d'autres d'ailleurs) le bref raidillon
qui nous faisait monter sur le bord du canal d'à côté !
Du point de ravito (nickel
d'ailleurs !), ceux qui continuent sur le 60 passent le pont pour une
boucle entre St Firmin et Châtillon, avec, bien sûr quelques belles et célèbres
grimpettes, comme il y en a un paquet outre-Loire. Fidèles à ce que nous avons
choisi, nous laissons de côté cette boucle… « Mais ça te démange,
hein ? » me lance Antoine. Tu parles ! On a fait tout le début
(en gros 22 km) en une heure et il n'est que 10h… Finalement, on aurait peut-être
le temps…Et on pourrait couper un peu sur cette boucle et au final aussi… Mais
bon, on a rejoint le frangin, et puis Maurice et Christian sont peut-être
devant, quoique… Tout en faisant nos calculs, on gagné le chemin du bord de
Loire. Le grand classique, ses bosses, ses petits passages techniques, toujours
amusants et sympas. On a un peu levé le pied aussi pour rouler ensemble, et on
a laissé les Marsus aller devant. On approche Gien et l'on vire à droite pour, bien sûr, remonter vers les vignes des Hauts de Gien (qui justifient
le nom séduisant de la rando !) par une grimpette qui fait toujours bien
souffler ceux qui l'attaquent trop vite. Par contre, à notre surprise, en haut,
on bifurque sur une portion inconnue qui nous fait redescendre (hum !
Vraiment sympa !) tout en bas vers le rond-point d'avant l'entrée de Gien.
Du coup, bien sûr, on remonte. Pas plus mal d'ailleurs, ça permet d'user
un peu les forces et moins regretter de s'en être tenu à la boucle de 40 km.
Comme on approche d'Arrabloy, le
frangin se retrouve à plat. Arrêt réparation. Une belle balafre dans le pneu,
dis donc ! C'est ce que constatent les copains, Pieds nus, Christian et
Maurice qui nous rejoignent et s'arrêtent. Le Maurice est à son affaire et sort
l'établi pliable, l'enclume de poche et la forge de voyage… Non, je déconne,
mais tu sais que c'est le style !
Le retour se fait largement avant
midi, finalement. Et c'est tant mieux car le buffet d'accueil mérite qu'on s'y
attarde ! (Jean-Paul le comparera aux ravitos de Bonny, c'est te
dire !) . Autour des pâtisseries variées, des quiches et autres cakes,
arrosés de kir et, évidemment, de "Coteaux du Giennois", les visages
sont souriants : ceux des participants bien sûr, ravis de la qualité des
parcours, des ravitos des vins, de l'accueil (j'en oublie ?), mais aussi
ceux des organisateurs : pour une première, quel succès ! Ils ont
largement passé le cap des 150 participants, qui sont venus souvent de loin
(tiens, le frangin par exemple) et ce, malgré des prévisions météos désastreuses
et heureusement non confirmées (remarque, on en a vu qu'on n'a pas vus quand
même !!!)
Je vais te dire un truc :
les « Gien-Relax », en vieux écumeurs des randos du secteur depuis
des années, tu parles qu'ils savent ce qu'il faut faire ou pas et je t'assure
qu'ils ont soigné la question ! Alors, évidemment, pour les faire bisquer,
on cherche la petite bête, dans nos commentaires d'après rando, mais ça ne
sert, en fait, qu'à mieux leur faire comprendre combien c'est réussi : un
coup d'essai ? Un coup de maître !
L'ambiance est tellement bonne
que je serais bien resté en profiter plus longtemps, comme d'autres que j'ai
vus bien cramponnés au comptoir !
Mais il y a encore à faire cette
semaine : tiens, mercredi 11, c'est la classique « Montargoise »
à Montargis bien sûr, et puis, le dimanche qui suit, on est sûr d'une rando et
d'un accueil de qualité à la Rando « Entre Loire et Forêt », de
l'ASCO à Ouzouer-sur-Loire. Je te mentionne aussi, pour être complet, qu'il y a
une rando à Melleroy ce jour-là. Tout ça c'est loin, bien sûr, mais ça vaut le
déplacement. Maintenant, si tu connais autre chose ou que tu as une autre
proposition, n'hésite pas et annonce-le en commentaire.
Et puis, tiens, j'oubliais :
le Michel-Léopold va essayer de s'asseoir sur la selle mercredi à Montargis. On
l'encourage !
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| jeudi 29 octobre 2009, a 00:31 |
| St Père : première SEC sur du mou |
Première chose en préambule : va voir les
commentaires de l'article de la Transgâtinaise : Bruno nous y a laissé un
lien vers un album des photos prises ce jour-là. Sympa !
Justement à propos de photos, il n'y aura que ce qu'il y a, pour
illustrer cet article. Je n'ai pas pris mon appareil et Actif-Michel, qui joue
les reporters sur les dernières sorties est plus ou moins tombé en panne de
téléphone-photo !
Comme ça tu ne me verras pas tirer la langue derrière tout
le monde ! Mais, au moins, tu peux juger que j'ai fait "pâle figure"!!!
Mais que je te raconte :
Comme convenu avec Actif-Michel on part directement à
vélo, chacun de chez soi pour se retrouver sur la route de St Père. Là-bas,
nous attend un bon groupe de Frapadingues, renforcé de Stéphane l'Amillois.
Aussi appuie-t-on un peu, sur la route, pour ne pas les faire languir, mais, tu
parles, la bande s'est envolée et, quand on arrive, ne reste que Stéphane. Je vais jeter un coup d'œil à
l'accueil, pour voir à quoi ressemble le circuit, mais sans plus. Tu te
souviens de ce que j'avais écrit la semaine dernière, et tous les gars
contactés avaient jugé le tarif (8€ !) un peu costaud, pour, en plus,
peut-être ne même pas pouvoir profiter des ravitos… Alors…
Nous on en était là quand on s'est élancés, sur la montée
un peu raide qui s'élève au-dessus du village, pour gagner les vignes. Mes deux
lascars me distancent pas mal sur ce coup-là. Pas chaud,encore ? Je me
rassure un peu sur les longs chemins rectilignes qui, dans les grands champs
ouverts, montent peu à peu vers « Evry », en direction d'Alligny. C'est
un peu dur, mais, après tout, ne cherchons-nous pas à rattraper les
autres ? Pourtant on sait bien que, pour reprendre une dizaine de minutes
seulement, il faut s'employer un brin ! On double pas mal de marcheurs, en
essayant d'être le plus corrects possible, d'autant que, même si la plupart se
montrent très amicaux, on voit bien une grimace chez certains…
On s'oriente un peu à gauche, en comprenant au bout d'un
moment que, s'il n'y a pas de balisage, c'est qu'on suit celui d'un GR. Peu à peu on se rapproche de la route
de Cosne à Alligny, qui nous était un peu parallèle, mais de loin, depuis le
début. Comme nous la coupons, nous retrouvons, de l'autre côté, le groupe des
sept, partis devant nous, et qui ont dû, quand même, un peu flâner pour que nous
puissions les rejoindre.
On a plongé vers les "Grands Maraux" et on essaie de saluer les uns et les
autres au fur et à mesure que nous remontons, (quand c'est possible !) le
groupe. J'ai ainsi pu souhaiter le bonjour à Jacquy, Didier, Claude, l'Tian, un
autre gars que je ne connaissais pas, mais pour taper sur l'épaule de Thom' et
du grand Stéphane, il me faudra attendre un bon moment : on vient
d'enquiller, en effet, ce fameux chemin herbeux qui monte, entre deux champs
dénudés, jusqu'au niveau des "Goumards". Je dis « ce fameux
chemin » parce que, quand tu l'as parcouru une fois, tu t'en souviens et
pas en bien, je te dis, moi ! Il n'a l'air de rien, le pourcentage de doit
pas être si énorme, mais il n'en finit pas de monter, tellement rectiligne que tu
te demandes si tu avances, et tellement herbeux que tu as l'impression de
n'avoir aucun rendement. Et encore, on pourrait avoir le vent de face et le sol
pourrait bien être plus mou qu'il n'est ! Le moins qu'on puisse dire c'est
que je n'ai pas l'impression du tout d'avoir une énergie bouillonnante dans les
mollets, alors j'y vais au train, et pourtant, en haut, j'aurai bien la
sensation d'en avoir laissé pas mal sur ce passage !
En haut des
"Goumards", une petite pause, pas mal venue, pour attendre vainement
Jacquy et l'Tian, qui souffre des côtes (les « douelles » comme il
dit). Il décide d'arrêter les frais pour rentrer avec Jacquy.
Nous poursuivons vers le haut d'Alligny par un chemin
vraiment superbe, mais non d'un chien que j'ai du mal à suivre le tempo,
surtout dès que ça monte ! Aussi, quand il est question d'un détour
par le bas du village pour revenir au même niveau un peu plus loin, je n'hésite
pas : Allez-y les gars, moi je coupe direct et vous me rejoindrez.
Seulement, tout le monde fait comme moi ! Raté pour
le moment à dérouler tranquille !
Sur les chemins qui vont vers St Verain, un peu herbeux,
pas toujours roulants, je suis carrément à la traîne ! C'est quoi ça, enfin ? Une journée
d'hier, très repas de famille, des tas de trucs bons à avaler, en solide ou
liquide, mais qui doivent faire mauvais ménage dans ma tuyauterie, j'ai un peu
l'estomac au bord des lèvres, comme l'a remarqué Stéphane sur ma mine tout
à l'heure. Je me prends à ruminer, à trouver que c'est à pleurer de ne plus
avoir de beau sol bien sec, qu'on est partis maintenant dans la moins belle
saison de VTT, pis que j'ai trop chaud aussi, et pis qu'on ne prend même pas le
temps de regarder autour de soi, et que pourquoi il faut aller aussi vite…
Pourtant il faut bien que je suive un peu le groupe, même
de loin, si je veux savoir où aller ! parce que je vais te dire un
truc : il y a beau temps qu'il n'est plus question de la rando pédestre de
St Père, prétexte à la sortie. En fait, on est sur le terrain d'entraînement
des Marsus du groupe, une boucle qu'ils sont accoutumés à suivre, avec plus ou
moins de variantes, dans un sens ou dans l'autre, assez régulièrement. Que la
rando de St Père suive, en gros, les mêmes chemins, n'est que secondaire.
Moralement, je trouve ça plutôt mieux. D'ailleurs, voilà beau temps qu'on ne
voit plus un marcheur et ce n'est que par hasard qu'on a dû passer très vite
près de ce qui devait être un ravito, du moins si j'en crois un :
« Hé, Biiiill !!! » que m'a lancé un gars, que les autres ont
reconnu comme étant « Loulou » des cyclos de St Père. Comme j'avais
déjà quelques longueurs de retard, tu parles que je me suis contenté d'un vague
signe de la main, en réponse.
St Verain : reconnaissable à la vieille porte, des
fortifications médiévales, sous laquelle nous passons. Je connais ce village
depuis mon enfance (l'école quasi essentiellement, où mon père venait visiter
un collègue), pourtant je n'ai jamais pris le temps de vraiment visiter les
vieilles ruines de son château, de me documenter sur son historique, et c'est à
15 mn en voiture de chez moi ! Navrant non ?
Mais là encore, pas même le temps de jeter un coup
d'œil : sont passés où ? La rue à droite, je crois, le chemin creux
qui descend. Te dire : j'ai même pas la niaque de descendre : je suis
sur les freins ! Pitoyable, le Bill !
Ouf, une crevaison les a arrêtés. Pas bien envie de
croquer quelque chose, comme tout le monde le fait plus ou moins, en profitant
de la halte ; j'accepte pourtant un bout de sablé de Didier, histoire de
me faire une bonne bouche.
Il y avait quoi dans son biscuit ? La côte qui suit
se fait et, comme on rejoint peu à peu la route de Cosne à St Amand, j'ai de
moins mauvaises sensations et je me remets à suivre à peu près.
C'est dingue,
je n'ai dû rouler dans le secteur qu'une ou deux fois, et encore, très
ponctuellement. Dommage car certains passages sont superbes. Côté sol, on ne
risque plus la poussière : avec la journée de pluie d'hier, faut s'estimer
heureux que ce soit un peu mou, sans trop. Parce que ça a plu du mieux possible
pour tout détremper, tu vois le genre de pluie pas trop forte, pour pas que ça
ruisselle et bien continue, pour bien imprégner. Mais bon, c'était tellement
sec qu'il y avait de la marge quand même, et tant mieux, car, vu la profondeur
de certains « roins » secs rencontrés, ça doit être quelque chose au
pire de la mauvaise saison, le
secteur !
Après de « Gué de Frise » et son centre
équestre, on revient vers les « Gauthiers ». Tout à l'heure j'ai même
eu l'illusion de retrouver un peu des jambes. Je vais finir moins en déroute
que je ne craignais. En plus, on revient vers Cosne et, donc, on suit un
profil globalement descendant. On l'apprécie particulièrement dans un bien
sympathique chemin, pittoresque à souhaits, qui nous ramène sur la route de
Cours aux "Gauthiers". Ce plaisir de rouler dans les feuilles mortes,
sous les arbres dorés allumés par le soleil ! (T'as vu ? Ça va mieux,
moi, voilà que je me mets à profiter de l'instant !). Gaffe aux traîtrises
cachées sous les feuilles, quand même.
La route regagnée, on ne la quitte plus pour aller vers
Cosne et la rue St Lazare : le Thom' y a prévu le pot de fin de rando. Le
temps qu'il se fasse invectiver par deux ou trois automobilistes devant
lesquels il traverse, tout maître chez lui qu'il se sent, indigne de s'arrêter,
par exemple, à un Stop, non mais !
Bel accueil: au soleil, autour de la table du salon de
jardin, le Thom' est à son affaire, et je le crois volontiers quand il me dit
que, question libations, je manque d'entraînement et qu'il faudrait qu'il me
coache un peu ! Sur ses indications, donc, et soignant donc le mal par le
mal, je fais honneur au Sancerre servi.
C'est pas tout ça, il faut rentrer, encore une 'tite côte à monter et ça devrait faire
pas loin de 50 km et à peu près 600m de D+.
…Et pis il y a encore un magnum de champ' et du Pommard au
menu de midi. Ce week-end est épuisant !
On va pouvoir se requinquer doucement, j'espère : la
semaine prochaine, rien d'organisé. Pour ma part, je serai plus au Sud, mais
serai au rendez-vous qu'aucun de vous ne doit rater : la rando des copains
de Gien-Relax : c'est une première, ils comptent sur nous. Ça part
d'Arrabloy (quasiment à un jet de pierre de la RN7) à partir de 9h à la salle
des fêtes (erreur, c'est à 8 heures, voir commentaire de Michel de St Martin). Trois circuits : 20, 40 et 60km avec pot, le tout pour 3
€ !!! Tu peux pas manquer ça ! De plus, on n'en sort pas, ils
ont baptisé (si j'ose dire) ça « Les Coteaux du Giennois » !!!
Attention aux embouteillages !
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| jeudi 22 octobre 2009, a 00:28 |
| Transgâtinaise : rien n’gâte la Transgât’ |
Du brouillard dans
les phares : c'est l'automne mon vieux ; il fait jour bien
tard et, de plus on est partis tôt. Chalette/Loing, c'est un peu notre limite
nord, mais la « Transgâtinaise » c'est un truc qu'on n'aimerait
pas rater. Aussi sommes nous trois dans la voiture d' Actif-Michel, avec
Stéphane que nous avons pris à Myennes. Il ne fait pas bien chaud non plus,
mais ça, on y était un peu habitué déjà, depuis un moment. Simplement, on
savait que dans la matinée on aurait des températures sympas, alors
qu'aujourd'hui, on devrait rester dans une certaine froidure, ou du moins
fraîcheur. Jusqu'ici on rusait : manchettes, éventuellement jambières,
coupe-vent et gants de mi-saison. Et ben, tout ça est remisé au fond du tiroir
d'où l'on a ressorti les tenues d'hiver complètes. Et tout à l'heure, sur le
vaste parking du bord du lac, j'enfilerai même des sur-chaussures et un couvre
tête sous le casque. Fini l'été. Tout juste (et c'est encore un sacré
bol !) roulerons-nous encore une fois sur un sol dur et sec.
C'est vrai que ce n'est pas par
peur de peiner à trouver une place pour la voiture que nous sommes partis si
tôt : c'est bien la seule rando où il y a une telle capacité
d'accueil ! Mais comme il m'a fallu démonter un peu le vélo pour le
glisser dans sa housse, ça ne va pas m'aider à me préparer vite, déjà que…Et
puis, tiens, on sait que question accueil, il y a un sacré savoir faire au
Guidon Chalettois, dont certains seraient bien inspirés de... s'inspirer,
justement ! Et l'on veut
profiter du café et des viennoiseries offerts. Et puis du monde à saluer, car
on tourne ici à 900 vététistes au départ ! Oui m'sieur ! C'est pas
rien !
Le premier sur lequel on tombe,
devine, c'est le Maurice qui nous a inscrits ces jours derniers et est arrivé depuis un bon moment. Il
a déjà récupéré nos plaques de cadre. Préparation, sans avoir aujourd'hui,
hélas, le spectacle magique du soleil se levant au-dessus du lac, salué par les
canards et les cygnes. On restera dans la brume. Dans la foule des vélos et des
riders, j'ai le plaisir de faire connaissance avec Bruno, un visiteur assidu
(mais discret, pour le moment) de ce blog et qui vient me serrer la louche.
Sympa, à bientôt, peut être à la « Montargoise », en tout cas sur le
blog !
On retrouve Jean-Paul, Christian et même Pierre venu
« en civil » et en voisin nous saluer seulement, car des Pb de
cervicales le contraignent à l'inactivité vététistique. On se donne des nouvelles
du grand absent du jour : le Michel-Léopold. Tu sais, si tu as lu mon
article de la semaine dernière et ses commentaires, que le Michel a voulu jouer
le ramoneur savoyard et a chu de son toit ! Tu l'as chu ? Pardon, Tu
l'as su, oui ? Bon, il a su
choir sans bobo dramatique, mais un certain tassement vertébral et une fêlure
mal située ne lui laissent pas le choix : repos !
Bon je te parle, je te parle,
mais voilà que l'on nous demande de nous rassembler pour le départ qui n'aura
pas lieu sous le gros portique gonflable habituel. Moi, je trouve que ça manque,
ça donnait de l'importance à l'événement… Mais il y a toujours la sono et le
speaker qui n'en finit pas de retarder le lâcher des morfales du tout terrain.
On s'est à peu près massés (ouaf !) pour ne pas se perdre dans la foule du départ. Le Thom', unique
« Frapadingue » dans l'aventure du jour, s'est joint a nous et le
voilà qui fonce dans la masse des vélos qui sont partis à donf dans les chemins
du bord du lac. Stéphane doit être devant aussi et Actif-Michel les suit.
Je les ai « en visuel » (qu'est-ce qu'on n'invente pas comme
expressions débiles !) quelques vélos devant moi. Derrière, je sais
Maurice et Jean-Paul. Le départ est, comme d'hab' sur les départs groupés en
nombre, rapide. Rien à voir avec une compète, mais le souci est avant tout de
se placer de façon à éviter les bouchons sur les singles de la forêt de
Montargis où nous allons entrer, après un peu de bitume, et où sont tracés les
circuits. C'est devenu rare les départs groupés, en rando. Il en avait
davantage … Jadis ! Les
« Birettes », récemment, et puis aujourd'hui. C'est assez ludique et
puis ça change un peu, mais faut être assez vigilant. Des fusées passent à
droite et à gauche, pendant que tu essayes, plus modestement de te frayer un
passage et te situer avec ceux qui roulent à ton rythme. Pas la peine non plus
de bourrer comme un malade. Il faut simplement éviter d'être retardé. Avec un
départ à neuf heures, 55 km prévus, même roulants, il ne faut pas arriver trop
tard, surtout quand on a encore une plombe de route pour rentrer at home. Donc
pas pater quand même.
Mes deux lascars, devant, restent
à portée (j'ai perdu Stéphane de vue) et je suis sur leurs talons lorsque,
après le petit tunnel, nous pénétrons dans la forêt. Un premier single, qui
permet de jeter un coup d'œil derrière: tout le groupe est là, on est
dans le tempo. Un truc m'étonne: comment se fait-il que l'on continue à
doubler du monde alors que, normalement, les plus rapides doivent être devant,
après le départ sélectif. Tu as une explication ?
Passage sur une voie plus large.
Un mec m'annonce: « Ta roue arrière est sérieusement dégonflée dis
donc ! ». Ah, non !…
Que je te dise, vite
fait : cette semaine, au cours d'une petite sortie, le même truc m'est
arrivé. J'ai mis une chambre dans mon tubeless pour continuer et basta. Pas
d'épine à la réparation et liquide anti-crevaison à l'intérieur, encore
tout à fait O.K, même après l'été. J'ai regonflé et surveillé les jours
suivants et ce matin encore : pression constante. Alors ?
Je m'écarte du flot continu de vélos en sautant
dans le sous-bois pour regonfler vite fait. Ça suffira ? Vite
repartir !
Tu parles! Je ne fais pas cinq
cents mètres. Le chemin s'élargit, à proximité d'un rond-point. Faut réparer
sérieusement. Tout le monde s'y met : Jean-Paul, Michel, Thom'. (Maurice,
spécialiste du coup de main, n'a rien vu et a continué). Diagnostic :
valve fichue. Vite ! Une chambre à air à poser et regonfler, faut pas une
éternité. Oui mais, à chaque seconde, il passe 10 vététistes, alors tu parles
du populo devant quand on repart. Tous nos efforts du départ anéantis !
Le rouge de la culpabilité au
front et le feu de la hargne dans les mollets, je suis reparti en tête du
groupe. Doubler, doubler, doubler ! Coup de bol : le sol est dur et
les singles pas trop étroits. Rester courtois quand même, mais je suis surpris
de la relative lenteur de ceux que nous doublons. Ou alors, j'ai vraiment la
hargne. Mais bon, faut quand même forcer pas mal quand tu roules dans les
branchages du bord (on pourrait bien crever d'ailleurs !) et puis les
accélérations successives, ça pourrait bien se payer plus loin… Remarque, c'est
aussi assez amusant. Mais on double quand même des cas : des gens qui
mettent pied à terre sans que tu comprennes pourquoi, et qui bloquent tout le
monde, un mec qui fait un OTB de première au passage d'un tout petit
creux, même pas un fossé !..Distrayant, remarque… Depuis un moment on roule sur des plaques de cadres qui, ramollies par le brouillard, se détachent. On les sème façon Petit Poucet. Dire qu'on nous recommande (très justement!) de veiller à ne pas semer d'emballages ou autres papiers...
Tiens on arrive à Paucourt :
ravito. Un flash, un autre, un radar ? Tu rigoles, j'ai eu ce
réflexe !
On retrouve Maurice. Petit coup
de fil à Michel-Léopold qui doit ronger son frein (va encore descendre plus
vite !) ce matin. Petit coucou aussi à des copains de vacances, qui
habitent sur le bord de notre chemin. Et c'est reparti sans trop tarder. Pas vu
Stéphane. On saura à l'arrivée qu'il était lancé dans une sorte de challenge
« professionnel » avec des collègues. C'est vrai qu'il n'y a pas plus
local que sa boîte !
Quoi te dire sur la
suite ? Si tu n'es pas archi-familier avec la Forêt de
Montargis, il est difficile de te situer. On reste tout le temps en sous-bois,
avec des variantes de chemin. Agréable, mais comme on est un peu à regarder la
montre, on ne lève pas vraiment le nez. Nouvelle alerte : Jean-Paul a
annoncé des problèmes de frein avant, sans réparation possible. Donc pas de
halte. D'ailleurs on roule plutôt sur du plat. Enfin jusqu'à ce qu'on arrive
sur une large allée, avec un petit coup de cul (serions-nous sur la fameuse
« Montagneuse » ?). De l'autre côté : large et belle descente. On est un paquet à
s'y lancer, plus d'autres qu'on double, on occupe toute la largeur du
chemin, vraoum !
Gag : à mi-pente, on doit
brusquement bifurquer à gauche ! Cris de disques brutalement
sollicités ! Dérapages de roues bloquées ! Crissements de pneus sur
les cailloux ! Exclamations ! J'étais sur la droite, je m'écarte
encore plus, redoutant une collision. Bien m'en prend: tout en lançant
des appels d'avertissement, déboule, en un « tout droit »
impressionnant, l'ami Jean-Paul… qui ne réussit à s'arrêter que bien plus
bas !… Chaud !
Une brève sortie du bois : un
clocher, dans le brouillard qui fait parfois mine de laisser passer un bien
pale et fugitif soleil: c'est La Chapelle-St Sépulcre, seul point de
repère, avec Paucourt, site des deux ravitos, tout le long de cette rando.
Parfois, une tête connue qui nous dépasse ou que l'on double, un salut.
Deuxième passage au point de ravito : il ne reste presque plus rien à
becqueter. Pas possible ! Pourtant on roule bien. Je t'assure que le 30
s'affiche parfois au compteur et que la moyenne se maintient bien autour de 20.
Christian ne s'est pas arrêté et
Jean-Paul shuntera un peu plus
loin, sur l'autre circuit. Nous aussi, nous repartons assez vite. Les kilomètres défilent et on tient
assez bien le tempo. Rien de difficile à passer, pas de montée exigeante, mais
on est toujours « en appui », en quelque sorte. D'ailleurs un qui le
paye, c'est le Thom', qui commence à sentir les crampes qu'il connaît parfois
en fin de parcours. Une dernière
bifurcation pour une portion du « grand circuit » qui va nous amener
sur un passage en single sinueux, montant et descendant assez amusant, mais qui
vient un peu tard. On guette le moment où la sortie du bois annoncera la fin du
parcours. D'ailleurs nos compteurs ont passé le 50 km depuis un peu. Le
dernier single semble soudain déboucher sur le vide : Ouh ! Le plongeon de 3
mètres ! Surpris, j'ai freiné, d'autant plus qu'un gars était en bas. Trop
tard. Il fallait se lancer dans le mouvement. Difficile ensuite.
Passage dans le tube-tunnel, la
route, le lac et les oiseaux, « cygnes » que l'on touche au but, mais
les traceurs nous baladent encore un peu le long de l'étang avant de nous
ramener à la base. Tu crois qu'on se relâche sur ces dernières portions ?
Penses-tu ! On continue à appuyer à fond et Actif nous fait même un sprint
final, des fois qu'il ne resterait plus de T-shirts commémoratifs pour tout le
monde ! (ce serait dommage !)
Ben, c'est pas à ce point, mais,
quand même, on est sciés de voir que, malgré notre bonne moyenne et les efforts
déployés, on a l'impression que la plupart des gars sont déjà repartis. Il
est un peu plus de midi, c'est pas encore une heure indue !
Bon, un coup à boire : ben
là… côté ravito, sandwiches, coca, jus de fruits, c'est OK, mais pour le pot amical… nada ! Là, il y a un
bémol. Dommage.
Mais pas question de rester
là-dessus : sur notre route-retour, l'ami Maurice a prévu plus que le
nécessaire. On n'était pas en retard, on le sera un peu (beaucoup) mais rien ne
gâte la « Transgât' ».
Et voilà, je crois que le sol
sec, c'est râpé. Mais on roule où dimanche ? Pour ceux qui sont du coin ou
qui n'hésiteront pas à se lancer, il y a Vielles-Maisons (45) : la
« Vétuladomussienne ». Rien que pour le nom (mais pas que pour ça, je
confirme) ça vaut le déplacement. Pour ma part, je resterai sans doute dans le
coin. Tu connais quelque chose ? J'ai vu une rando pédestre à St Père (=
Cosne) de 50 km vers Alligny, Arquian… Ce serait sympa. On verra à négocier
notre participation vététistique, peut-être. Et puis quoi, les chemins sont
ouverts, non ? On se tient au courant.
Dernière minute: passe voir les commentaires de l'article précédent: Le VTT Nivernais organise une sortie en Forêt de Tronçais, ce dimanche.
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| jeudi 15 octobre 2009, a 15:32 |
| Rallye des Vignobles : Route 66 ? (et des poussières !) |
Ben voilà, juste comme j'avais
commencé à te parler de cette Rando-« événement » local, j'ai jeté un
coup d'œil sur ce que je t'avais raconté à la même occasion l'an passé. Je
le faisais pour vérifier un truc : Le Thom' m'avait affirmé, au ravito de
Pouilly, que le tracé était en gros celui de l'an passé, à l'envers, et que,
donc, nous étions déjà passé à Pouilly-sur-Loire l'année dernière. Et ça
m'avait surpris. Inquiet de l'état de mes neurones, je suis donc allé vérifier
mon récit. Bon, non, Thom' désolé : on était resté sur le côté
Sancerrois !
J'ai réalisé par la même occasion
que je m'apprêtais à te raconter tout bien ce que représentait le "Rallye
des Vignobles" pour la région et pourquoi, peut être, ça attirait tant de
monde (en gros plus de 3000 personnes). Bref, exactement ce que j'avais dit
l'an passé. Donc, pourquoi pas ? Retourne-toi aussi en arrière et retrouve
cette page de haute littérature que je t'ai pondue l'automne dernier, et voilà.
Tu sauras tout de nouveau.
Toujours est-il qu'il y a aussi
cette année un sacré populo. La foule attire la foule, c'est classique, et ceci
explique que, malgré des côtés qui agacent souvent (j'entends dire chaque année
à l'un ou à l'autre : « Je ne le referai pas l'an prochain »), on se
retrouve toujours plus nombreux à VTT sur les chemins du Rallye.
Cette année pourtant les auspices
météorologiques ont annoncé de la flotte, et le matin même, encore ! Ce
que dément la lune qui brille derrière un peu de brouillard, à mon lever. On a
bien eu un peu de pluie (à peine) dans la semaine, mais rien de bien sérieux...
Par contre, côté température, ça sent l'automne.
Au stade où l'on cherche à
s'inscrire en faisant valoir (souvent en vain) sa licence UFOLEP ou FFC,
c'est la cohue habituelle. Un peu avant huit heures, c'est la foule des
marcheurs que j'ai croisée, et les cyclos s'agglutinent en groupes un peu
partout. Je rencontre ainsi Stéphane, qui s'apprête à partir avec un cousin,
sur la route justement. Il paraît que Jacquy, son paternel, est déjà sur les
chemins, Pieds Nus aussi. Pourtant, les vététistes ne vont débarquer en
nombre que vers 8 h un quart, c'est leur heure habituelle. C'est moment des
poignées de mains un peu partout et des premiers commentaires (sur le café
payant entre autres) et sur le parcours à faire que l'on vient seulement de
découvrir sur la carte affichée. On m'interroge et je confirme : il y
a de quoi s'employer au menu, avec pas mal de raidillons et un total annoncé de
66km. Faut pas traîner !
Arrive un petit groupe de
Gien-Relax (Eric « Œil de Lynx », Dudu, Pascal…) qu'on ne cherchera
sans doute pas à suivre et notre équipe habituelle : les deux Michel
(Actif et Léopold), Maurice (qui revient de Bretagne), Christian et le Manu « berrichon »
qui fait briller un autre maillot de l'UM Veaugues en plus du mien (et fait, du
coup, une petite sensation !). Au dernier moment arrive Jean-Paul,
que l'on croyait parti au Roc d'Azur, et puis mon frangin François qui fera
avec nous la longue première partie. Ça nous fait un bon groupe bien sympa,
mais on sait bien aussi que ça peut signifier risques de retards, en cas de Pb
mécaniques, par effet d'accumulation d'attentes. Et encore il manque le Manu
« Parisien » et puis Anne.
Tiens, à propos d'Anne, sa
tendinite persistante serait, plus précisément un « syndrome de
l'essuie-glace » ! Si, si ! Et pourtant, il fait sec ces temps,
non ? Ça t'intrigue ? Tu veux tout savoir ? Et bien va sur
le blog d'Actif et Anne et tu sauras tout. Un conseil : avale un comprimé
d'aspirine, préventif de mal de tête, et puis prends un bloc et un crayon et
interro à la prochaine sortie, c'est trapu, mais on en apprend de belles. C'est
là : http://michel120254.skyrock.com/.
J'ai croisé ou aperçu dans la
foule quelques Marsus : Thom', Francis… mais ne les retrouve pas au moment
où nous partons en faisant gaffe de ne pas en oublier: 8h et demie, il est
largement temps.
On débute par un tour en ville, très dispensable, mais dû
sans doute au souci de ne pas lancer cyclos, marcheurs et vététistes dans la
même rue directe qui borde, de plus la fête foraine, pourtant bien endormie à
cette heure matinale.
Après le pont de la Petite Loire
(on dit encore ça ? Il me semble que ça fait un moment que je n'ai pas
entendu cette dénomination…) On échappe à la grosse foule pour se lancer sur
les chemins du Val. D'accord on a laissé marcheurs et cyclos, mais on est un
fameux paquet de vététistes (le bilan indiquera un total de 752, plus que l'an
passé). On passe Bannay et l'on remonte le chemin empierré dans le fond du
petit vallon en direction de Sury. C'est large, ça roule et il faut ça
pour ne pas se gêner. Remarque, au Rallye des Vignobles, j'ai rarement vu des
singles ! On est le plus souvent sur des chemins « bi
traces ». On est à la fois
pris entre deux options : tendance à appuyer un peu pour gagner du
temps sur cette partie roulante, et, en même temps, ne pas trop en faire
sachant qu'il y aura pas mal d'efforts à fournir, aussi bien intenses que
prolongés. C'est pourquoi j'opte pour le bitume sur quelques centaines de
mètres lorsqu'on longe la route de Sury, avant de grimper à droite. De
plus je connais ce « cul de vigne », pour m'y être couché sur le côté
à la suite de roues bloquées par une boue collante, dans une terre à peine
mouillée. Pas de risque aujourd'hui : le sol n'est même pas humide (si,
si, Manu !) On aura même ici et là un (tout petit) peu de poussière, mais
rien à voir avec le départ du Roc d'Azur, t'as pas vu ce nuage, à la TV ?
On grimpe entre les vignes vers
Ste Gemme, quand Dudu crève. Le temps de l'aider, de repartir et c'est le tour
de Michel-Léopold ! Tout le monde est parti devant et nous les voyons
grimper au soleil, au milieu des vignes entre Ste Gemme et, en contrebas, le
Château du Nozay. C'est bien joli, une vue classique des
« Vignobles ». Autre vue classique, lorsque, à notre tour, nous
montons aussi sur le coteau : le soleil au-dessus de la brume qui flotte
encore sur le Val de Loire et aussi, en lambeaux légers, sur les vallons autour
de la colline de Sancerre qui domine tout ça... « Tout ça !… »
(clin d'œil à Maurice). On ne passe pas loin du hameau de « La
Chaise », en haut d'une côte que nous connaissons bien. Le tracé ne l'a
pas empruntée et c'est tant mieux car nous parcourons ainsi d'autres chemins
que, perso, je ne connais pas. Des variantes intéressantes quoi. On plonge
ainsi, par une descente assez accentuée, aux portes d'un hameau de Sury, pour,
illico, remonter en face, le long d'une vigne, bien sûr, par un raidillon assez
pentu et assez long aussi, qui impose le petit plateau. Celui-là, on va
sûrement l'utiliser un brin dans les kilomètres qui viennent. Sur le haut, on
longe le vallon dans le creux duquel je fais repérer à Michel-Léopold, une belle
côte bien connue aussi, et parcourue lors de Gien-Sancerre-Gien, sans savoir
que, quelques centaines de mètres plus loin nous allons la dévaler avec
délice ! Une première aussi, en forme de revanche un peu car, dans le sens
montant, j'ai souventes fois ahané sur ses cailloux. Belle montée, remarque,
mais alors, dans le sens descendant, elle est vraiment pas mal non plus ;
dommage que, fatalement, il y ait un peu de monde dedans et que la prudence, et
un restant de courtoisie, nous empêchent d'en tirer le maximum.
On passe Sury, puis devant la
maison de retraite où l'on pourra toujours (le plus tard possible) s'asseoir
sur le pas de la porte pour regarder passer les copains le jour du Rallye des
Vignobles (ça c'est pour couper l'herbe sous le pied de Manu, qui, à cette
époque-là, tirera la langue derrière son futur fiston qui se foutra de lui,
j'espère…et nous aussi!).
On sait bien qu'il va falloir
maintenant grimper ce fameux coteau entre Sury et Verdigny. Simplement la
question est :par quelle côte assassine ? Réponse immédiate :
hop à gauche, 50 mètres de plat et
un mur. Mais je reconnais ! J'avais bêtement cru, la semaine dernière pour
les « Birettes », que ce chemin avait été bétonné ! Tout en
basculant ma chaîne tout à gauche, ou presque, je pense (oui, oui, en même
temps, tu te rends compte de l'étendue de mes facultés ? ) je pense,
disais-je, que tout espoir n'est pas perdu, et puis aussi que pourquoi n'est-on
pas passé par là pour les « Birettes », surtout que ça aurait été à
la descente, et que (tout ça en même temps !) il va falloir s'accrocher
pour arriver en haut sur le vélo, vu le pourcentage, les cailloux, et les
autres qui décrochent et mettent pied à terre etc.… d'autant plus que, tout en
haut, il y a des spectateurs, dont Actif-Michel, qui photographie (en plus, le
sauvage, il guette notre faux-pas !). On le fait, Léopold et moi, excepté,
parce ce que là faut pas exagérer, les deux derniers mètres en petite gravette
blanche qui forment une véritable marche, en plus. Actif nous raconte qu'il
vient de voir une espèce de balaise, passer ce dernier mètre façon trialiste
qui monte en travers, en sautant,
tu vois ? S'appelait pas David, non ? Non,celui-là, il doit être, à cette heure-ci, au Roc d'Azur.
Petit passage sur la crête et
l'on retrouve, à l'envers, ce que nous avions monté pour les
« Birettes » : la route vers Verdigny... Descendre sur le
bitume, bof, par contre, un peu plus loin, sur la droite ce chemin encore un
peu caillouteux qui descend avec un virage sur le val Chavignol, miam ! Je
t'en avais causé la semaine dernière. Là je pressens quelque chose de furieux, le Michel-Léopold et moi, sûr, on
va faire voler la caillasse !
Justement, la caillasse, elle est
aussi en haut, à la bifurcation, et, comme on arrive assez vite et, qu'en plus
il y a un gars dans le début de la pente, en semi équilibre et tétanisé sur les
manettes de freins, le passage est délicat. Derrière moi, j'entends le bruit
classique qui fait « Scrouitch, bling guiling » ? Attends,
non, plutôt : « sssscrroutchchch, dang gan bling », oui, c'est
ça ! Je pense que Michel s'est vautré, ou le frangin qui le suivait, je
crois plutôt Michel. Surpris par la caillasse ? Ou il a voulu me faire un
« intérieur », tu crois ?.. Je stoppe comme je peux. Pas trop de bobo : il est déjà
reparti.
On est lancé sur la petite trace
roulante marquée par les passages, seulement, il y a du monde dessus ! Pas
facile de doubler, à côté c'est la caillasse instable, Michel, de plus,
risque d'arriver à donf, je double dans le virage, mais l'hésitation m'a fait
ralentir et perdre une bonne partie du plaisir de cette descente.
On gagne les caves de la Mignonne
et la cohue habituelle, où l'on tente de retrouver le reste du groupe, excepté
Christian, qui a décidé de partir devant. Michel-Léopold peut faire admirer son
avant-bras bien éraflé quand même, pendant qu'on se perd un peu dans la foule
du ravito.
Faut pas trop traîner malgré
tout, on n'est pas au bout ! le temps de se retrouver et on attaque la
côte du cimetière. Celle-là, c'est le challenge habituel : à qui
arrivera en haut sur le vélo. On s'y sort les tripes, en général. Mais,
aujourd'hui, alors qu'il nous reste encore plus de la moitié du parcours et pas
mal de côtes au menu, il vaudrait mieux se la jouer raisonnable, tu crois pas ?
En fait, si Jean-Paul, qui, après un arrêt, essaie de repartir et met son vélo
en travers, n'avait heurté ma roue avant, je crois bien que je me prenais au
jeu ! Pas malin ! Merci, Jean-Paul... et bravo à Michel-Léopold qui a
réussi la gageure !
Le même (Léopold) nous gratifie
également d'un virage surprise (pour lui) et plongeant dans la pente qui nous
descend théoriquement sur Ménétréol. Houhi !! On a bien failli se le
morfler de côté, le Michel !
Les traceurs se sont ingéniés à trouver un max de côtes, on
dirait, car, plutôt que de se laisser glisser, cool, sur Ménétréol par le haut
des vignes, on est descendu en dessous de la Ferme de l'Étang pour remonter,
évidemment, avant de basculer le long du viaduc, et d'aboutir à l'endroit le
plus dangereux du parcours : on débouche en angle aigu sur la petite route
qui descend de l'Orme au Loup, pour la remonter sur 20m et la traverser en
prenant à gauche.Il nous faut virer un peu large alors que dévalent, à fond la
caisse, des myriades de cyclos.Personne pour la sécurité ! Z'auront eu du
pot s'il n'y a pas eu de casse avant la fin de la matinée !
Ménétréol, St Satur, le pont de
Loire (eh oui, ce n'est pas le plus direct pour aller à Pouilly !).
Route : on enroule un peu, car il est plus de 11 h et on n'a pas moitié fait,
dis donc ! On bifurque sur Tracy en saluant le frangin qui rentre à Cosne
sur le 40 km. Lui, au moins, sera dans les temps. Pour Pouilly, c'est aussi du
grand classique pour les gars du coin : Boisgibault, les Girarmes, les
Loges. Michel, Maurice et Jean-Paul découvrent. Eux, il faudra revenir leur faire visiter le coin plus en
détails. Dommage qu'on ne passe pas par le "sentier découverte" de
Malaga, mais, outre le fait que les singles, ce n'est pas très « Rallye
des Vignobles », on n'a guère le temps. Ravito au Caveau de Pouilly,
consistant et bien. Pourquoi le Pouilly ou le Sancerre ne sont-il pas servis à
l'arrivée, plutôt qu'ici, où on ne peut pas en profiter ?
On a croisé en arrivant des
Tachetés et des Abeilles (= Frapadingues et Gien-Relax, tu me connais) mais pas
de Christian, déjà sauvé ? En
repartant, on se compte : où est Jean-Paul ? Une rapide enquête nous
mène à penser qu'il a suivi un groupe de « petits pneus » démarrant
dans le sens opposé… Après essai d'appel au portable, qui ne donne rien, on se
résigne à l'abandonner à son triste sort. Il n'est pas perdu,
remarque, mais, décidément, celui-là il va falloir l'attacher. Deux
ou trois fois qu'il nous fait le coup !
Montée vers St Andelain par le
chemin derrière les Criots que l'aime bien, puis un bout de route et on dévale vers le Château du Nozet.
Hé oui, encore un château, et, de plus, qui porte le même nom (avec orthographe
différente) que celui de ce matin. Celui-là, tu le connais forcément : tu
admires sa façade en passant sur l'autoroute près de Pouilly. Très bon vin,
mais chérot.
On remonte vers les Berthiers et
l'on contourne le haut de la butte de St Andelain pour aller chercher le long
chemin rectiligne qui descend doucement en direction de Moussard. Plus de côtes
maintenant, on peut emmener gros car, si on aperçoit Cosne, là-bas au
Nord, on n'y est pas encore. Des jambes deviennent lourdes, ici et là,
mais il fait bon en lisière de bois, au soleil, du côté de Fontenille. Le
chemin continue vers l'Étang des Granges à travers de grands champs un peu
dénudés. Moins joli mais rapide, tant mieux. Actif et moi sommes dans notre
pré-carré et l'on anticipe dans la tête: au hameau la route à gauche, puis
Villechaud, les bords de Loire et c'est plié.
Tu parles tiens ! À
l'aérodrome, on nous fait revenir en arrière pour un détour par les
Foings ! Merci bien, ce n'était pas la peine d'en rajouter ! T'as vu
l'heure ? Maurice s'inquiète pour Christian, son chauffeur, qui doit
l'attendre, les uns ou les autres c'est pour le repas qui doit refroidir.
Villechaud, le single des bords de Loire, on touche au but : Port Aubry.
Actif et Anne nous y ont prévu le verre de l'amitié, sympa et bienvenu mais le
groupe s'est effiloché et l'on ne reste que quatre à monter (avec le sourire!) l'ultime pente
herbeuse qui mène à la terrasse de la maison, où les verres attendent.
Moment sympa au possible. On a eu enfin des nouvelles de Jean-Paul qui a réussi
à rallier (par quel détour ?) sa voiture !
« Rallye des
Vignobles » costaud je trouve, et quand même un brin longuet : 70
bornes et 1000 m de D+ en gros, ce qui ne permet guère une moyenne faramineuse,
malgré deux épisodes roulants.
Mais, pour une fois, voilà un beau pot d'arrivée, à ce Rallye, mais, dis
donc Anne… t'avais ajouté quoi dans ton Pouilly ? Quand je suis remonté
chez moi sur le vélo, j'avais les jambes douloureuses, pas croyable !
Dimanche prochain : l'offre
est large. Au nord : La « Transgâtinaise » à Chalette-sur-loing
(=Montargis) ( 17, 28, 38, 55 km) un classique, du populo aussi mais très bien.
Au Sud : « La VTT St Patic » des copains de St Parize le
Châtel(= Magny-Cours)(20 et 40 km), la rando porte bien son nom. Enfin, au
milieu, à Thou, une petite rando (15 et 25 km) en Puisaye. Voilà le menu du
week-end, bon appétit !
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| mercredi 07 octobre 2009, a 00:34 |
| Débit de burettes |
Quoi, je l'ai déjà fait, ce titre ? P'tête bien, il y a
deux ans, va vérifier si tu veux, mais tu vois, je suis un peu bousculé alors
tu me diras, mais quoi, ça me plaît bien de te dire ça plutôt que « Début
de Birettes » banalement, tu trouves pas ?
Car oui, je te dis que je suis bousculé, je n'ai pas pu
faire, à mon grand dam, tout le « Défi des Birettes » et me suis
contenté de la matinée…Enfin quand je te dis matinée... Ça a bien débordé sur
l'aprème aussi.
Mais que je te raconte plutôt :
Dans la bagnole qui me même aux aurores à Assigny, je caille
tellement que j'ai mis le chauffage à fond. De charger le vélo dans le tout
petit matin très frais m'a filé une caillance pas croyable. Il doit faire autour de 4 ou 7 ; c'est
selon, le thermomètre extérieur de la voiture varie énormément suivant le lieu
traversé ce matin, mais, sûr, il fait frais !
Je réussis à trouver le château de la Vallée, à côté
d'Assigny, où nous avons convenu, Actif-Michel de moi de nous retrouver.On va
laisser une de nos voitures ici, pour aller au départ à Vailly, dans l'autre,
étant donné que nous ne pouvons ni l'un ni l'autre faire la boucle intégrale de
90 km, on s'arrêtera au ravito-pause du midi, après 55 bornes, qui se trouve
donc en ce lieu dont j'ignorais le nom et l'existence. Et j'avais grand tort
car, entre le château-ferme fortifiée du XVIème, je crois, et le
château-résidence plus récent qui jouxte le premier, plus l'environnement de
pâtures et de bois qui sert de cadre à ce centre équestre, moi je veux bien me
réincarner en canasson pour vivre ici,tellement c'est chouette !
Bon, je me dis tout ça en attendant Actif qui vient
d'ailleurs de passer tout droit, là-bas, au bout de l'allée... cavalière,
évidemment, ça s'impose.
Enfin on arrive à Vailly dans les temps :
inscriptions, plaques de cadres et tout le toutim, tu connais. Arrivent
Stéphane, Pieds-nus et le Barbu, des Frapadingues, Michel-Léopold et puis Antoine et Jean-Paul, que je
n'avais pas revus depuis notre GTMC. Sympa. Dans la foule (si, si, quand même)
qui s'élance à... neuf heures (!), on essaie de se constituer un groupe.
D'accord c'est pas le Roc d'Azur, mais on trouve tout de même le moyen de
bouchonner à un passage de passerelle, car chacun a soigneusement évité le
premier gué, tu vois pourquoi ? On va vite régler ce problème : dans
un superbe chemin creux, un petit single en V qui monte un peu, Stéphane
attaque en danseuse, et s'effondre soudain sur le côté : rupture de
chaîne ! Il tente de sortir de quoi réparer, alors que les VTT défilent.
Un grand Anglais (?) perd l'équilibre et se rattrape en écrasant et
labourant la cheville de Stéphane, qui rugit de plaisir, tu parles !Va
falloir sortir la pharmacie, en plus des outils. On se réfugie dans le champ
d'à côté et le Stéphane me fait une démonstration de rapidité et de dextérité
dans la réparation. Le temps de chercher une attache rapide et le crochet
magique pour tenir les bouts de la chaîne, il t'a déjà dérivé d'un côté, puis
de l'autre, remis la chaîne en place et hop, que c'est reparti ! Je suis
scotché, « espanti », comme on dit du côté du Caylar.
On retrouve le reste de la bande
qui attend en haut de la côte. Plus de problème de bouchon : tout le monde
doit être devant ! Cool, non ?
Notre petit groupe (Les deux
Michel, Antoine, Jean-Paul et son pote Aldo, et, donc, Stéphane et ma pomme) ne
traîne pas trop mais quoi, il faut ce qu'il faut : alors que le Jacky
local, en grand connaisseur des chemins du secteur, s'amuse à nous perdre par
des sentiers tous plus pittoresques les uns que les autres, on se retrouve
soudain face au château de Boucard, dans son val de Sauldre, en dessous des
bois de Sens-Beaujeu, alors, normal, on prend des photos, on admire. On n'est
pas à rouler tels des bœufs !
On double un peu aussi et puis,
on retrouve du monde au ravito, qui permet à Jean-Paul de réparer une
crevaison… en repartant, bien sûr, sinon ce serait trop pratique.
Tu sais, on a déjà tombé un peu
les pelures, parce que le soleil s'est montré, il fait bon et puis le
profil n'est pas fait que de plat, même si on a, pour le moment, évité les
côtes assassines.
Mes collègues ont un peu de mal à
se situer, et je dois dire que le traceur a fait fort pour dépayser son monde.
Chaque fois qu'on tient un repère, on l'évite. Sens-Beaujeu ? On s'écarte…
Menetou ? Crézancy ? On ignore… Si bien que, sans avoir vraiment fait
du dénivelé, on arrive aux Epsailles sans s'en être vraiment rendu compte.Les
Epsailles ? Tu sais, c'est tout en haut sur la ligne de crête qui domine
la route de Sancerre à Bourges, derrière Crézancy et Bué. Le point de vue est
garanti : et, comme on s'avance un peu au-dessus de Bué, on découvre
Sancerre et 180 ° de panorama, depuis la vallée de la Loire jusqu'à la
cathédrale de Bourges, tout là-bas, noire dans la brume d'horizon ouest. Tiens,
à ce propos, tu en connais encore beaucoup, toi, des villes, où c'est la
cathédrale qui émerge de la cité et qui la signale de loin, comme au temps
jadis ? Maintenant, en général, tu reconnais une ville de loin à une forêt
plutôt hideuse et, en tout cas, uniforme, de bâtiments blanchâtres, immeubles
et HLM qui ceinturent tout et masquent la vraie ville. Ben à Bourges, non.
C'est encore le grand vaisseau à cinq ponts de ce que j'estime être une des
plus belles cathédrales de France, qui te sert de repère, de guide. Beau.
Là, on se dit que la descente sur
Bué, ça va être d'enfer. Depuis le matin, on s'en est fait de petites, souvent
sympas, mais rien de très marquant. Mais là, vu comme on domine le patelin
d'origine d'un des grands absents du jour (pour les non-initiés, j'ai nommé Manu), on
attend du sérieux !
Tu parles : du goudron sur
deux tiers+ un petit quart de vrai chemin seulement et un dernier tiers
(qu'est-ce t'as ? T'es pas d'accord avec mes fractions ? Moi je
m'exprime en ressenti, pas en scientifique !) en toboggan bétonné qui
arrive sur la place de l'église et le ravito. Forcément, il a fallu freiner et
mon frein arrière sent le chaud : maverdaveu ! Les plaquettes sont
collées au disque et ne se desserrent pas ! Quésaquo ? « Vapor
lock » que diagnostique Dr Jean-Paul, qui a bien connu ce genre de
problème dans le milieu des courses de moto, ou d'auto, je ne sais plus, il a
tout fait. Je décide de me restaurer et de voir après.
Bien m'en prend : quand nous repartons, le phénomène a
disparu (je parle de mon PB, pas de Jean-Paul !). Tant mieux, parce que
maintenant, on doit attaquer du sérieux, comme l'a promis le grand chef au
départ. D'abord, pour sortir de Bué, faut plus ou moins monter, si tu ne fuis
pas vers Vinon, ce qui n'est pas notre direction. Nous montons donc, pour
rattraper le haut du chemin du tacot et basculer, après avoir traversé la route
de Vailly, sur le chemin qui mène aux caves de la Mignonne. Pas bien méchant
tout ça mais, il y a là-bas un raidillon blanc qui nous attend sur la droite du
val de Chavignol. On en gagne le pied par la route (!!!???) de Chavignol et
l'on s'y attaque. Ce chemin, avec son virage au milieu, sa petite caillasse qui
roule, qu'est-ce qu'on aime le descendre à donf, dans l'autre sens ! Mais
là, c'est une autre paire de manches. L'occasion de passer un peu sur le petit
plateau.
Remarque, et l'on a eu l'occasion
de le constater, avec Actif-Michel, quand on a fait ensemble une sortie dans le
coin, il y a moins de huit jours, je ne sais pas quel engin ils ont passé sur
ces chemins, mais ça les a singulièrement râpés, en y tassant, ou enlevant une
bonne partie de la petite caillasse. Du coup, on ne perd pas autant en
adhérence. Est-ce pour cela ? J'ai la surprise de réussir à suivre
Stéphane dans cette montée (c'est vrai aussi qu'il s'est dit pas trop en
forme). Du coup, on prolonge tous les deux tranquillou sur la petite portion de plat entre les vignes, en
allant vers Verdigny, puis on attaque la route qui monte au-dessus pour gagner
la crête entre Verdigny et Mainbray/ Sury-en-Vaux. Là, je dois quand même
laisser logiquement Stéphane aller devant, mais, tout en haut, alors que nous
considérons le bon petit dénivelé que nous venons de gravir, on se gèle un peu
dans le léger vent, en attendant le reste de la troupe.
On suit la crête dans les vignes
et on dévale vers Mainbray ; bêtement sur le goudron et le béton. Je râle
de dépit : et les chemins? Il y en a bien non ?
...Et ben, plus tant que ça mon
vieux ! Souviens-toi bien de ça, c'est une époque révolue. De plus en
plus, dans le secteur, on bétonne à tout va . J'ai bien cru apercevoir une
goulotte bétonnée, là où descendait un chemin, vertical, plein de caillasse,
que j'ai vu certains passer à pied (en montant, logique, mais aussi en
descendant !) « Dangereux » qu'il était noté pour une rando, je
me souviens. C'était un régal de technique, pourtant. Et bien, je crois
que c'en est fini... De profondis.
On va vers Sury... cool, on va peut-être regagner Ste
Gemme, ça ne grimpe pas trop, qu'on se dit, mais tiens ! On vire à gauche
soudain : le chemin se redresse en un raidillon effrayant de prime
abord ! Tout à gauche !
En fait, ce n'est pas si dément. Sûr, mes cuisses renaudent vilain, en me
faisant bien sentir (aïe ! ça brûle !) que je leur ai beaucoup
demandé tout à l'heure, mais assez vite elles se remettent dans le rythme et
coopèrent docilement. Finalement c'est une belle montée, qui se fait. Avec
Jean-Paul qui m'a rejoint en cours de route et Stéphane, nous moulinons en haut
plutôt que de s'arrêter. Pas question de se refroidir de nouveau.
On laisse Ste Gemme de côté. À
gauche : les marnes de Menetou, à droite celles d'Assigny. On semble
éviter (ouf !) ces deux croupes dénudées. D'ailleurs, au vu de nos
compteurs, on devrait s'approcher du but. Un clocher : Assigny ? Non,
c'est Subligny. Quelques chemins pittoresques encore. Et poussiéreux !
Tiens, je ne te l'ai pas dit : depuis le matin, on a encore eu la chance
de faire lever la poussière sous nos crampons. Ce délice !
On vire à droite soudain :
ouah ! Du sable ! Ultime difficulté : en sortant du sous-bois,
nous découvrons les murs et les vieilles tours du Château de la Vallée. Belle
arrivée !
Dis donc, tu sais que ça devient
une mode ça : sur le modèle de Pilou, voilà que les traceurs s'ingénient à
trouver un ou des châteaux pour jalonner la rando. L'autre jour, à la
Germignoise, c'était déjà le cas. « Pas de belle rando sans un passage par
un château ». Personne ne se plaindra de cette vogue. Quoi ? Ça fait
pouêt-pouêt ? Charrie pas !
Ravito dans la cour : si la
soupe chaude est une super idée (miam !), c'est tout de même dommage qu'il
n'y ait pas eu plus pour un ravito de mi-parcours. Parce que, si, Actif et moi
arrêtons là, les copains qui continuent vont devoir faire avec un peu de pain
d'épice et de chocolat…un peu juste non ? Pourtant je les envie de pouvoir
continuer. Il fait vraiment bon, avec le soleil et les chemins sont si
beaux ! On a fait le plus dur, en dénivelé (500m en gros) et en distance
(57 ou 8) et les 35 km qui restent m'auraient bien tenté, d'autant plus que mon
frangin (P'tit Bill, le Germignois) vient d'arriver par la navette pour faire
la deuxième partie et j'aurais bien roulé un brin avec lui.
Reste que c'était vraiment une
bien belle édition.
Mais où les
« birettes » ont encore frappé ! (moi j'avais conjuré le sort,
avec la plaque numéro 13, faut c'qui faut !)
Dimanche : Rallye des
(V)ignobles. Une belle sortie, assez exigeante, habituellement. Il existe des
allergiques, évidemment. Ceux-là iront à Lavau pour la « Rando du
Boudin ». On se racontera. |
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| mercredi 07 octobre 2009, a 00:27 |
| Un Sancerre très SEC |
Avec Actif-Michel, on avait fait une grosse teuf, le samedi
et m^me le dimanche. D'accord on aurait peut-être été en avance pour aller
rouler.. On a lâchement préféré pioncer un peu et se faire une tit'
sortie le lundi matin. 50 bornes quand même et dans le dur du Sancerrois , non
mais !
Et pas que pour admirer les vendangeuses au travail (je
parle des machines, qu'est-ce que tu crois ?)
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| mercredi 07 octobre 2009, a 00:20 |
| La Germignoise : J’ai r’mis ça à Germigny |
Oui, bon…
le titre est pas à la hauteur de la qualité de la rando du frangin, je te
raconterai aussi, soit patient … |
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| mercredi 07 octobre 2009, a 00:18 |
| C’était Sète (14, évidemment !) |
Et pis,
avec le Manu et son GPS, on s'est fait deux sorties, je ne sais même pas si je
vais oser te raconter ça, tellement tu vas pleurer de ne pas avoir fait ça ! |
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| mercredi 07 octobre 2009, a 00:15 |
| Le Caylar à VTT , c’est là qu’est l’art à VTT |
Ben, t'as déjà un titre (et
quel !). Pour le récit de cette journée dans la rocaille du Sud, il faut
que tu attendes encore un peu, mais je fixe la date, et pis tiens, voilà même
deux photos, pour te faire tirer un peu la langue en attendant.
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| lundi 07 septembre 2009, a 10:46 |
| Parigny en Vaux... la peine ! |
J'étais un peu hésitant pour aller à Parigny, toute cette semaine. Déjà, il m'avait fallu bricoler mon frein arrière (voir précédent article); en fouillant dans mes ressources personnelles (c'est à dire une espèce de foutoir sans nom) j'ai réussi à trouver d'abord une goupille (et même deux!) et aussi une clavette grosse comme un demi-moustique, et ça, tu vois, ça tient du miracle, je te dis, moi! Et tant mieux, vu que les magasins “spécialisés” (hum!) locaux, n'avaient, évidemment rien à me fournir, même des plaquette , mais ça , j'étais heureusement pourvu avec les provisions faites pour la GTMC. Ça ne m'a pas empêché de mettre un sacré moment (par épisodes d'ailleurs car ça m'a l'air d'être ça la technique) pour réussir à effectuer le remplacement: réussir à écarter le piston et faire de la place pour le nouveau jeu de plaquettes, et ensuite pour le passage du disque, ça m'a demandé de la patience! Enfin samedi, côté matos, j'étais OK. Maintenant les interrogations venaient de mon genou qui m'avait fait souffrir dans la deuxième partie de la rando, la semaine dernière. D'accord, après applications répétées de gel anti-inflammatoire, tout semblait clean, mais... et si ça recommençait comme pour Anne, au bout d'une heur de vélo? D'autant plus qu'à Parigny, après une heure de rando, t'as déjà bien appuyé sur les pédales, vu le profil des circuits qu'ils ont l'habitude de nous concocter, là-bas.
Mais, quoi, A PRIORI, je n'avais aucune bonne raison de ne pas tenter le coup, pas vrai? Et puis, les “Randos Vertes” de Parigny, comme je te l'ai déjà dit, ça vaut vraiment la peine : tu te régales! Oui, je sais, il avait bien plu en milieu de semaine, tant que mon parisien de Manu, se sentait pas trop, qu'il m'avait dit, de se lever tôt pour aller à une rando de son secteur... Allons, le sol était tellement sec, ça avait dû ruisseler en grande partie...
Toujours est-il que je n'avais contacté personne, même pas Actif-Michel, tant je n'étais pas sûr, jusqu'au dernier moment... Et puis je voulais me réserver la possibilité de rentrer plus tôt, au cas où bobo, na!
Ben, justement l'Actif en question il a pas patté ! Sa bagnole est garée parmi les premières sur le pré-parking de l'accueil . Il est 8 h et le voilà déjà sauvé ! Pourtant,tu vois, je ne suis pas arrivé tard et j'ai pu profiter du paysage superbe de la brume au-dessus de la vallée de la Loire, avec Sancerre et l'Orme au Loup qui émergent au-dessus, dorés par le soleil. Ça vaut vraiment le coup de se lever tôt, des trucs comme ça, tu sais?
Bon, personne en vue, pommade chauffante sur les genoux, puis café (ça par contre c'est peut-être des toxines inutiles, non?) Comme je suis prêt, arrivent l'autre Manu,Berrichon celui-là et ex-UM Veaugues aussi, avec le maillot vert ad hoc, et puis une bande de Marsus, dont Jacqui et le “fiston” dudit: Stéphane. Ouh là là, ils comptent bien que je les accompagne sur le grand circuit! Ben, oui, carrément, j'ai des craintes que le physique ne suive pas ! C'est vrai que je je me suis inscris sur le grand parcours, mais quand même! Bon, j'ai bien étudié la carte affichée: des solutions de repli existent en masse. Ceci dit, suivre Stéphane et Manu, c'est une autre paire de manches!!! Paire de manches , tiens , justement : ça pèle autant que la semaine dernière et on est assez couverts, et, ma fois, pour les jambières, c'est tout juste. Mais je sais , qu'on aura vite tout pour se réchauffer!
Exceptionnellement, ça ne démarre pas trop fort (parce que j'ai déjà vu, ici, attaquer dans le dur direct, à froid !) Vite, on trouve, en passant près d'une ferme, une couche de boue glissante sur d'anciennees ornières durcies, tu vois? Ça rate pas: un passage risqué et ma roue arrière se barre tout à droite et moi je me retrouve assis le cul dans la boue. Rigolade. Mais la suite n'est pas heureusement du même tonneau. En fait, le sol est globalement sec, avec des creux plus gras et quelques flaques, c'est très correct, mais, c'est vrai qu'aujourd'hui, les rais de lumière en sous-bois ne joueront pas avec la poussière, pas de risque!
On sort du bois, après une petite grimpette: à droite des toits brillent au soleil et d'anciennes cheminées d'usine sortent de la brume: on surplombe Guérigny.
Oui, tu remarques que je te la fais “descriptif” aujourd'hui, vu que tu n'auras pas droit à des photos: je n'ai pas mon appareil!
On descend doucement sur le chateau de Bizy, dont on traverse le parc où il nous est déjà arrive de faire un ravito. On passe une bosse dans le bois, puis ce sont les étangs du Fly, remarquable lieu de ravitaillement aussi, lors de précédentes éditions. On longe en sous -bois les étangs et le chemin s'élève d'un coup pour un court raidillon bien senti. Suis contraint au passage à pied: je n'ai pas pu passer sur le petit plateau! Il va y avoir quelques réglages à faire. Cette fois-ci, on est au coeur de la forêt sur des chemins, ou plutôt des sentiers souvent monotrace, un régal. Je n'ose pas trop faire attention à mon genou, mais ça a l'air d'aller, qu'est-ce que ça sera au bout d'une heure d'efforts et plus? Je fais attention à ne pas trop forcer, même si je cherche à garder le contact avec mes deux lascars, qui d'ailleurs la jouent quand même plutôt cool, je crois.
Je ne connais pas le nombre de participants, mais il y a du populo sur la trace ! C'est du même topo que la “Sauvignoise”, et, vu la largeur des sentiers , ça bouchonne assez souvent.
Les aboiements de la meute de la “Grande Mare” annoncent l'arrivée au ravito. Impressionnant de voir au moins une cinquantaine de chiens se masser en aboyant contre le grillage de leur chenil, parce qu'un randonneur passe à côté, avec son chien en laisse. Se fait tout p'tit le clébard! Pourvu que le grillage tienne le coup, oui! Discussions au ravito avec les uns et les autres: Patrick, de Guérigny, m'explique comment il a dû renoncer à organiser sa si sympathique rando de Beaumont-la Ferrière, dans la verdure du coeur du Nivernais: il se retrouvait seul à tout faire! Dommage.
Replongeons dans les bois, on avance vers le nord, la boucle dessinant un aller-retour assez serré et allongé entre Parigny et Murlin, pas très loin ,d'ailleurs du Beaumont que je citais tout de suite. Une descente douce, le paysage qui change un peu, avec la forêt qui s'éclaircit et des maisons qui apparaissent : on arrive au village, avec sa coquette petite église et sa grande scierie. Un peu de bitume sur le plat, pour gagner les “Limousins” et longer l'étang : on a changé d'orientation et on repart vers Parigny, en profitant de cet instant d'acalmie, avant que les choses sérieuses ne recommencent, car la colline boisée est devant nous. On pénètre de nouveau la sylve sombre. (ouais la “sylve”, je te l'avais pas sorti encore ce mot-là? Ah oui, ça fait littéraire, je sais, poétique aussi , non? Un peu pédant peut-être, mais quoi, si on ne les utilise pas un peu de temps en temps, il y a des mots qui s'effacent du langage, ce serait dommage , non?)
Bonne nouvelle, mon genou ne dit rien, il y a eu un ou deux éclairs douloureux pas fugitifs, pas plus, ouf! Pourvou qué ça doure!
Cette rando est quand même un régal. Ils ont annoncé 859m avec “georando”... Pour le moment ça ne se sent pas trop. Il y a bien des montées assez longues, ça oui, mais rarement de pourcentages très forts, ils nous sont déjà fait bien pire. Bon, juste comme je t'en cause, voilà justement un raidillon assez costaud, traversant un espace herbeux. Tout le monde est à pied, car, curieusement, de grandes branches ont été posées en travers du chemin sur le haut; curieux... et pourquoi ce vélo abandonné sur le sol, derrière ? Un tourbillon d'insectes gros commack qui volent au-dessus dudit vélo dans un rayon de soleil donne l'explication: un nid de frelons ! Et, un peu plus loin , le propriétaire du vélo gît sur le sol, sous une couverture de survie, veillé par quelques copains. Ilsont prévenu le secours, et j'espère qu'ils ne vont pas tarder, parce que l'a une sale tête, le gars . Quelques paroles, mais quoi faire de plus?
On suit souvent le haut de ces talus qui délimitent les portions de forêt, c'est souvent technique, avec des cailloux parfois, mais surtout de fameuses racines qui risquent à chaque fois de t'envoyer en bas du talus. Bénies soient nos suspensions ! Également dans les descentes, et il y en a de très belles! Autrefois, je pouvais combler mon retard sur Stéphane dans ces descentes, mais depuis qu'il n'a plus un semi-rigide et qu'il a même tâté de la vraie descente au Deux Alpes, le Stéphane, il court devant !
Deuxième passage à la Grande Mare pour un ravito qui devient parcimonieux:... On me tend un gobelet “Du jus de raisin!” Ah oui? Tu parles, du pinard! Je me bois mon demi-gobelet de rouge, ça donnera un coup de fouet, tu crois?
Il y en aura besoin car, un peu plus loin, on attaque le passage costaud du jour: une longue montée, bien pentue. En bas j'ai croisé le Jacky local organisateur, sur sa moto,, qui m'a lancé: “Tout à gauche, mais ça se monte!”. Ouin! Faudrait que ce ne soit pas en fin de rando, et puis surtout, que ce ne soit pas gras comme ça ! Car ça colle un max. J'ai beau chercher le passage moins pire, arrive le moment où le vélo se plante dans un trou. Force est de faire une grosse partie à pinces. Comme quasiment tout le monde, même le Stéphane, là bas devant. Seul Manu a dû passer. Après: descente, on rejoint les grandes lignes droites descendantes, qui font toboggan sur Parigny. Sauf que, nouveauté: en plein milieu, on bifurque à droite pour gagner, par un passage montant puis un petit single en tunnel dans la broussaille, le hameau de Poulanges, pour un ultime ravito (à trois kilomètres de l'arrivée!), chez un vigneron du cru (bien sûr!). On s'interroge avec Manu: “Et Stéphane? Où est-il passé? Je te dis: la descente! Il avait pique tout droit !...Qu'il nousexplique en arrivant peu après.
On ne s'attarde pas plus: l'arrivée est à côté , il est midi et demi, Stéphane redoute d'avoir fait attendre le Tian et les autres, qui faisaient le 37 km et doivent être arrivés.
Sur le parking, le voiture d'Actif-Michel a déjà disparu. Il a laissé un petit mot sur mon pare-brise, où il n' a pas pris le temps de conter toutes ses aventures qui l'ont conduit à se planter dans la direction, se retrouver au départ et finir par une autre boucle pour avoir son total kilométrique !
On cherche en vain, aussi, les “Frapadingues” qui auraient dû être déjà là ! Ils arrivent peu après, bien cassés. Faut dire que le 37 km affichait aussi une prévision de plus de 700m de D+. Correct, non? Enfin ,calcul “georando”, parce que mon altitruc moi, il me donne 650m et celui de Manu 700 et quelques... Reste que cette édition n'a pas failli à sa réputation, comme on dit: physique, technique et pittoresque. La boue n'a pas été trop gênante, j'en ai même entendu dire que ça ajoutait un peu d'amusement à la sortie. À ce degré là, c'est vrai, on peu le dire... Mais rien ne vaut un sol bien sec!.
C'est bien ce que j'espère avoir la semaine prochaine: je redescend dans le Sud, pour une rando sur le Larzac: là , c'est cailloux, rochers et, parfois aussi, des pierres... Normalement le Manu de Paris sera là et on avait même failli avoir David!
Ici, tu pourras aller faire les “Boucles de la Trézée”, chez les copains d'Ouzouër sur Trézée. Renseigne-toi aussi, ça pourrait être les “Chouquettes” à Amilly. Je ne connais pas la date exacte. J'en connais aussi qui vont aller vivre un truc assez géant avec le “Roc des MOns d'Arrée”, en Bretagne. Chose rare: il y a des chances que ce soit à peu près sec! Profitez-en bien! En tous cas, on se retrouve, le 20, chez le Frangin, à Germigny sur Loire, pour la 13ème “Germignoise”! |
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| mardi 01 septembre 2009, a 19:46 |
| Sauvignoise: Pas de frein pour le plaisir à VTT ! |
Hé, hé, hé … coucou z' à vous tous ! Comme dit Manu, "Qu'est-ce que t'attend pour avoir une clé 3G ?" Ben, mon Manu, si tu
me payes l'abo, c'est tout d'suite ! C'est vrai que ça m'a manqué de vous
raconter plein de trucs : d'abord le GTMC… mais, bon, il va me falloir du
temps, je te ferai ça façon feuilleton pour meubler tes longues veillées
d'hiver. Et puis te raconter aussi la sortie sympa, avec les Abeilles de
Gien-Relax autour de Coullons (45). Z'assurent les gars de ce club (enfin
assoss, plutôt) et l'ambiance est top. Et puis aussi le vécu du Sud où, crois
moi, vu les températures, fallait se lever tôt pour rouler et surtout ne pas
oublier de remplir le Camel (que je t'en ai vidé un en une matinée, ça m'était
jamais arrivé !), faut dire que j'avais commencé à rouler, du côté de
Leucate (où c'que j'étais), sur une espèce de petite presqu'île escarpée,
couverte de garrigue, de vignes et… de cailloux, et m'apprêtais à rentrer à ma
base quand je suis tombé sur des habitués du coin. Des « gars du
coin » y'a rien de tel. M'ont emmené par des singles fabuleux. De tout
(sauf de longues montées) pour un festival de VTT. J'aurais voulu te filmer
ça : trente bornes dont les 3/4 (au moins) en single. Inracontable. Comme
j'en avais déjà fait autant avant de les rencontrer, juge que ma matinée a été
bien remplie (et le Camel, lui, vide, par voie de conséquence !). Et pis
on a remis ça quelquefois. The foot.
Retour maison samedi, en soirée..
Mais ? Ce serait pas la « Sauvignoise » demain ? Le temps
de remonter le vélo vite fait (trop, sans doute !), un coup d'œil sur
« vetete.com », trop tard pour un coup de fil aux copains ou frangin.
On verra sur place.
Oui mais sur place, les oiseaux ont déjà de
l'avance. Dans la fraîcheur (oui, dis donc, ça surprend un peu : j'ai enfilé
les manchettes, mis une doublure et j'en vois même en cuissards longs, si,
si !!! Je te dirais : j'ai même froid aux pieds un moment : il
fait 7° !!! 30 degrés de moins que moi la semaine dernière ! Je
disais donc, dans la fraîcheur, je commence à rouler avec le Frangin (tu sais
« P'tit Bill » que tu vas aller voir le 20 de ce mois pour la
« Germignoise »), et mon n'veu. J'appuie un peu, le frangin suit bien
(tu parles, il vient de se refaire un max de globules avec un séjour en
altitude, dans le Queyras). Par contre, le neveu est un peu juste et, comme il
ne me faudrait pas rentrer trop tard, je finis par partir devant. Suis pas
seul, parce que, à la « Sauvignoise », tu roules rarement seul, vu le
populo qui participe. C'est sympa,
globalement, mais, vu que cette année ils ont trouvé un super circuit surtout
sur single, ça bouchonne un peu quelquefois. C'est vrai que le tracé est
super : on a vite foncé vers la région des Amognes : c'est légèrement
vallonné, (quoi ? légèrement, oui ! Faut pas pousser: il n'y a pas une côte de
plus de quelques centaines de mètres !), et couvert de bocage et de forêts. Et puis, mon vieux, le
sol est sec, sec, sec : un miel ! Vraiment j'ai rarement vu dans le
coin autant de poussière soulevée par les vélos ! Joli, remarque, quand,
en sous-bois, les rayons du soleil font des pinceaux de lumière, façon projos
de scène, dans cette poussière, avec les vélos comme des ombres au milieu de
ça… Pas le temps de prendre une photo de ces images fugitives. Juste imprimer
ça sur le fond de ton cerceau pour t'en illuminer tes insomnies d'hiver (oui,
« d'hiver », pas diverses !).
Ceci dit je ne vois personne que
je reconnaisse : au ravito non plus.
Juste après celui-ci, je passe sur la boucle des 50. C'est un peu moins
peuplé, normal, mais le tracé est toujours aussi formidable, peut-être un peu
plus exigeant, avec de fameuses variantes pour éviter d'énormes trous faits par
les tracteurs de débardage, sans doute, cet hiver et où croupissent des restes
de mares que je soupçonne être peuplées de moustiques et autres bestiaux. C'est
assez technique parfois et tu te dis que s'il avait fallu passer là en période
humide, ça aurait été une abominable galère.
Bien tiens, galère,
justement ! Voilà un cliquetis dans mon frein arrière qui semble
m'annoncer que la griffe ressort s'est mise en huit et frotte sur le disque.
Pas mortel, j'ai de quoi réparer, mais j'attends de trouver un espace un peu
plus large et clair, histoire de procéder à la réparation : ça demande un
peu de temps et ne pas perdre les (petites)pièces. Je trouve l'endroit idoine
et retourne le vélo … Ah ben ça ! La goupille qui tenait les deux
plaquettes s'est carrément fait la malle !.. Et une plaquette aussi !
Je récupère la griffe-ressort, miraculeusement intacte, et la plaquette
restante (comment a-t-elle tenu?). Bon… plus de frein arrière, dont il ne
faut surtout plus toucher à la manette… Je fais quoi, moi ? Un peu plus
bas : la route…Je voulais rentrer tôt.. Ce serait l'occasion. La mort dans l'âme, je repasse par Montigny-aux-Amognes puis
continue. Soudain, je tombe sur le premier ravito, au bord de la route,
justement. Je me renseigne : le circuit de 35 passait là, non ? Il
reste 25… s'il n'y a pas trop de descentes… Tu me connais…Un bout de banane et
hop, à moi les chemins ! J'ai dû faire deux bornes de bitume, pas plus.
On verra bien…
En fait ça ne se passe pas mal.
Évidemment, pas moyen de se lâcher dans les deux ou trois belles descentes, un
peu frustrant. Mais bon, du moins je profite de cette belle matinée et de ces
sentiers nickel. Je suis juste un peu ennuyé par mon genou droit qui devient
sensible. Je le soulage un peu en faisant les montées en danseuse, mais, quoi,
il faut bien revenir. Je pense à Anne, bloquée depuis des semaines (et pour
combien encore ?) par une vilaine tendinite… Ce serait la poisse !
Retour à la base, avec un genou
qui va un peu mieux, et quand même 50 km au compteur, comme quoi j'aurais pu rester sur le grand circuit, c'était pareil... : je retrouve Actif-Michel (sans Anne, because
ci-dessus) mais avec Stéphane. On discute un peu, avec, en main, le verre de
bière et le sandwich, qui accompagnent traditionnellement le T-shirt de
l'année, à la Sauvignoise. Bilan
de l'été pour les uns et les autres et projets de sorties : suite des
randos de Septembre avec dimanche prochain les « Randos Vertes » de
Parigny-les-Vaux. C'est une des plus belles, des plus physiques aussi. Ne rate
pas ça, si tu le peux. Pour ma part, ça dépendra de mon état et de celui du
vélo, et puis normalement je remets les bouts un peu encore (Quoi ? Toi, tu
bosses ? Ben j'espère bien, dis donc ! Non mais !). J'ai un truc
sur le Larzac, plutôt sympa, le 13. En tout cas, NE RATE PAS LA
« GERMIGNOISE » le 20 !
T'as noté ? C'est pas seulement parce que c'est le frangin
qu'organise, mais en plus c'est toujours une super rando, ‘achtement bien
organisée.
Alors, OK ? On fait comme
ça.
Bon ben, c'est pas tout ça, moi,
faut que je trouve un bout de goupille pour mon frein arrière…
Dernière minute: je signale le 6/09 une rando à l'Étang du Puits , départ à la digue côté Argent sur Sauldre (45), organisation Crédit Agricole 20 et 40 km . une autre (petite) rando à Saint Bouize (18) au pied de Sancerre: départ salle des fêtes (route d'Herry) 25km maxi, je crois, mais plusieurs circuits, peut-être additionnables... Et les "Chouquettes" d'Amilly, c'est quand? |
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| lundi 27 juillet 2009, a 00:19 |
| Les An’tiers : Sury, est-ce boire ? |
Un petit salut : je profite
des quelques jours ici, où je récupère du long périple de la GTMC d'où nous
sommes revenus jeudi. Je te raconterai ça en détail, je pense, et alors tu
pourras t'installer devant ton ordi avec sandwiches boissons vu que 13 étapes,
ça fait un bout sur le VTT mais p'tête encore plus à raconter. Enfin sache,
pour te faire baver un peu en attendant, que ça a représenté 815 km et 14500 m
de D+, respectable non ? C'est le côté chiffres, mais il y a des choses
pas chiffrables et ça, justement, c'est ce que j'essaierai de te faire vivre au
mieux sur ce blog.
Bon mais, pour le moment, c'est
un brouillon sur un carnet, il faudra que tu attendes un peu, vu que j'ai bien
l'intention, ces temps prochains, de retourner marquer de mes crampons des
terres un peu plus dures et sèches que les nôtres de par ici.
Car, justement, j'ai un tâté du
Pays Fort ce dimanche : c'était la « Rando des An'tiers » à Sury
ès Bois (près de Vailly sur Sauldre). Je crois bien que je ne l'avais jamais
faite, car il m'est rarement arrivé d'être dans le coin à cette époque-ci, et
je me régalais de retrouver les sentiers de ce coin du Cher où j'ai si souvent
roulé, fut un temps. Et puis je me réjouissais aussi de retrouver mes compères
de l'aventure ci-dessus évoquée, car j'avoue que, depuis jeudi, ils
commençaient à me manquer, eh oui !
Et puis, sur le vélo, après trois
jours de break, ça allait se passer comment ? Mal aux fesses (car ça a été THE Pb de la Traversée), cuisses endolories aussi ?
Enfin, bon… On allait tester.
Sur la route du Cher, on est déjà
trois voitures garnies de VTT . Eh ? Ça attire comme ça, la Rando des
An'tiers ? Eh ben, pas qu'un peu, mon n'veu ! On est un peu plus de
cent vététistes (autant de cyclos) et il en est venu de Nevers, de
Nogent-sur-Vernisson et de Bourges !Et encore certains se sont peut-être
fourvoyés dans les destinations, vu que des « Sury », il y en a un
paquet dans le coin : Sury-ès-Bois, donc, et puis aussi Sury-en Vaux et
Sury-près-Léré !
Ça grouille dans la cour de
l'ancienne école. Pas de Maurice, retenu, pas de Jean-Paul non plus ; seul
Michel-Léopold (de St Martin) est là de l'équipe dont je te parlais, avec,
comme moi, la tête encore pleine de souvenirs de sentiers magiques. Difficile
de parler d'autre chose que de ce que nous venons de vivre alors on ne s'en
prive pas entre nous et puis auprès des copains que nous rencontrons :
les Gien-Relax, ceux d'Ouzouër, et des Frapadingues qui viennent de débarquer.
Bon, à ch'val, quand même !
On est tout de suite dans les
chemins typiques de ce coin : c'est souvent à couvert, pittoresque,
amusant, varié dans le profil. On devrait se régaler. On devrait, mais, même
s'il fait un vrai temps d'été aujourd'hui, il est tout de même tombé pas
mal de flotte ces jours derniers. Aussi tombons nous assez vite sur des flaques,
puis carrément de la boue et même pas rien qu'un peu ! Ça, tu vois, on
avait complètement oublié que ça existait, Michel et moi, vu que pendant 815
km, on n'en a jamais rencontré. Jamais, je te dis. De l'herbe ronde, qui
glisse un peu et qui sent bon, de
la terre des volcans, de la pouzzolane, et surtout des cailloux, de lave, de
schiste, de granit, de calcaire, ça oui, mais de la boue, non. D'ailleurs on
croyait ça réservé à l'hiver. Et ben, ça nous fait un drôle d'effet de devoir
s'extraire de bourbiers, de descendre d'un vélo bloqué dans la glaise, de
rouler dans l'eau fangeuse. Pas trop marrant.
Remarque, c'est surtout au début,
avant de monter sur Barlieu, et ça n'empêche pas le parcours d'être
super : les chemins sont jolis et, en montant, on découvre des horizons
bien nets (lavés par les averses de ces jours derniers, tu parles !).
Tiens, justement, en montant… Ça
donne quoi, les cuisses ? Affûtées ou fatiguées ? Et ben, plutôt pas
mal, et, comme le Tom', qui nous a
rejoint, prend un peu de distance dans la pente, je me paie le luxe de le
rejoindre et de le suivre sans m'essouffler. Pas mal, dis ? Ben ouais, mais il n'a pas roulé depuis
un mois, ce qui amoindrit assez considérablement ma
« performance » !
Reste que les côtes ne nous
semblent pas bien longues, ni trop pentues non plus, après ce qu'on s'est
mangé. Mais bon.
Du côté de Dampierre-en-Crot, on
retrouve des chemins parcourus lors d'une édition du « Défi des Birettes » d'il y a quelques années : on reconnaît bien les passages dans la
flotte et encore la boue. Pas bien marrant, mais on pardonne le sol en
regardant le cadre : des petits tunnels de verdure, des singles sinueux,
rien de jamais ennuyeux. La fin est même assez saine et l'on se régale !
On se régale aussi à l'arrivée,
après 43 km d'un parcours rythmé, avec les pots de fromagée qui nous attendent.
L'affluence, le soleil, le dynamisme des organisateurs animateurs, le kir
offert généreusement, font que l'on s'attarde plus que de raison, peut être
pour prolonger un peu le plaisir de la matinée.
On sait aussi que chacun va
repartir de son côté vers un coin de vacances… On va être un moment sans rouler
ensemble… On en avait agréablement
pris l'habitude.
Voilà pour cet intermède de fin
Juillet. Si tu pars, tâche de trouver des chemins sympas ; si tu restes,
il te faudra inventer des circuits, trouver de la compagnie car, côté randos
organisées, ça va être un peu juste : à part la Rando de ConflAns /Loing (=
Montargis) le 15 Août, où Michel t'accueillera avec l'ECConflAns. Je n'ai rien
d'autre en cave, avant fin août et la « Sauvignoise », puis les
randos de septembre, mais là on n'est pas encore trop pressés, pas toi ?
Allez, bon vent à toi, et
n'oublie pas de boire frais ! |
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| lundi 06 juillet 2009, a 17:18 |
| Le Col…méry ! |
Vite fait un petit point de la sortie de dimanche. Pilou
m'avait recommandé. La rando qu'il avait tracée à Colméry, pour la journée
« Randos et Saveurs », m'assurant un parcours plaisant. Comment
résister ? Voilà deux ou trois fois qu'on vient rouler dans le coin, au
départ de Donzy et franchement c'est un super site de VTT.
34 bornes au circuit prévu, ça faisait un peu juste : faut
bien que je m'entraîne un brin sérieusement en prévision de notre périple
(très)prochain, d'ailleurs, ce jeudi, avec Actif-Michel et Anne, on s'était
fait une petite sortie avec quelques grimpettes en Sancerrois, à la fraîche (si
on peut dire !, pas mal du tout. J'ai du mal à retrouver la forme optimale
, aussi avais-je prévu de partir de Donzy, mais, à l'heure où je me suis
pointé (heure de coucher un peu tardive expliquant le retard) il n'était plus
temps de gagner Colméry par les chemins, surtout avec « petite »
côte de plus d'un kilomètre près
des Pénissiaux. J'ai donc fait le routier sur la petite dizaine d kilomètres légèrement montants entre
Donzy et Colméry. Pas mal pour s'échauffer, et puis il fait bien bon ce matin
et la route ménage aussi de jolis passages.Un ou deux coups de klaxon de
collègues vététistes, qui me passent en voiture, mais pas de « Frapadingues », que j'aurais
bien aimé retrouver.
Devant l'église, barnums, tables
déjà dressées pour le midi et un accueil sympa : bien que ce soit gratos
(si ! si !) on me donne une superbe carte du parcours, en couleurs et
tout. Par contre pour le ravito, il en faudra compter que sur ce qu'on a
emporter..et les cerises chapardées sur les arbres ici et là. On me dit que des
Marsus sont déjà devant, avec une avance de plus de 20 mn. Bon, ça ce n'est pas
rattrapable, surtout s'il s'agit de certains tachetés que je connais. Je pars
en discutant un peu avec quelques Comérico-Saint-Pateriens, mais la côte,
immédiate, consistante et longue qui nous cueille au départ, nous sépare vite
et je poursuis seul l'ascension. On est déjà passés par là, cet hiver et l'on
avait dû mettre "pied à boue" dans la partie finale qui se redresse dans le sous-bois,
tant c'était glissant. Là, c'est quasiment sec sans être franchement dur, mais
les roins sont meumeuh ! Petit single descendant ensuite, on vient de
passer la ligne de partage des eaux Loire-Seine et l'on bascule sur le versant
de Menou : petit coucou au château que l'on domine depuis le haut de son
allée cavalière et l'on remonte un peu vers Tête Ronde (tu sais la petite
chapelle perchée) avant de descendre franchement. Cette fois on aborde du
jamais parcouru en filant vers la Fontaine de Chappe, sur la route de La
Chapelle-Saint André. Petit vallon frais et on remonte doucement dans le bois.
C'est vraiment chouette et je regrette de ne pas partager avec quelqu'un, car je roule désespérément seul,
sur les multiples chemins et sentiers, le plus souvent en sous-bois. Parfois
une route que je coupe me sert à me repérer un peu : « Tiens la route
de Varzy… Celle de Clamecy..." ». Je double deux collégiens. Une
première fois du moins, car au milieu d'un bois, le balisage me fait prendre le creux d'un de ces fossés qui délimitent les parcelles boisées : amusant,
au début du moins, car entre les branches sèches qui jonchent le sol sous les
feuilles mortes, les ronces qui t'accrochent, ça devient un peu
pénible. C'est curieux que ce soit si long… Là, moi, j'aurais mis un
balisage…Je finis par faire demi-tour (re-branches, re-ronces !) pour
remonter au balisage précédent où je retrouve mon groupe de départ qui
rigole : attentif au sol encombré, je n'ai pas levé les yeux sur une
flèche perchée bien haut ! De l'inconvénient aussi d'être seul.
Il n'est pas bien tard et l'on
est bien à rouler, je quitte donc de nouveau les collègues et redouble les deux jeunots. Le
terrain est devenu moins accidenté, dans la région de St Malo, mais la colline
dorée, là-bas, qui rappelle un peu les « Marnes » du Berry, annonce
qu'il va bien falloir grimper de nouveau pour regagner Colméry. Ma foi, ça se
fait assez bien et je fait un rond en haut sur le chemin, pour profiter du super panorama auquel je tournais le dos en montant. Depuis le hameau des Moutôts, un peu plus loin, on se paie une super descente vers le lavoir, juste
avant d'arriver à Colméry.
On a tout de même droit à un pot
à boire et, cette fois-ci, je me paie le luxe de revenir à Donzy par les
chemins. J'insiste ! Car ceux qui repartaient en voiture m'ont
menacé: "Pas question qu'on te double sur la route !". Or,
justement, ils se retrouvent à me passer
sur les seuls 300m de bitume que j'ai parcourus au retour. Me croiront
jamais !
D'ailleurs, le chemin, le long de
la Talvanne, bien que pris dans le sens descendant, est rien moins que suant,
tant l'herbe y freine la progression.
Total 56 bornes et 450 m de D+. Un
bon entraînement, car cette fois-ci, on attaque jeudi les terres auvergnates,
pour une petite quinzaine de pur VTT entre Clermont-Ferrand et Sète. L'équipe a l'air fin prête, mais je
n'ai pas encore préparé l'ombre d'un bagage, alors excuse si j'ai fait un peu
court.
Rapidement: si tu restes dans le
coin, voilà les prochaines organisations du secteur
Le 12 : le "Trèfle
Châtillonnais » à Châtillon-sur-Loire (45)
Le 19 : Raid orientation à
Vailly sur Sauldre (18) et aussi: la « Rando Nogentaise » à
Nogent-sur-Vernisson (45)
Le 26 : la « Rando des
An'tiers » à Sury-ès-Bois
(18).
T'as de quoi faire aussi !
Alors bons chemins !
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| mardi 30 juin 2009, a 15:19 |
| Coucou qui que revoilou ? |
Woouahhh mes amis, c'te galère
qu'un déménagement !!!! Quand
il faut vider une maison, grande presque comme Versailles (j'exagère, tu
crois ? Bof, un peu seulement) et ARCHI-PLEINE (là j'exagère pas, et
j'écris sous contrôle !) de meubles et de trucs hétéroclites (y a des
trucs exploitables dans la composition de ce mot, tu crois pas Manu ?)
accumoncelés depuis 20 ans, j'te dis pas l'entreprise ! Des kilos à
empaqueter, autant à jeter et autant à suer ! J'ai plus vu les copains du VTT à soulever, transporter, démonter et remonter que sur le
spad.
Heureusement qu'ils étaient
là !
Bon, mais tu t'en fous,
non ? Et le VTT sur la
machine ?
Ben si, quand même, un peu. J'ai
juste raté le dimanche 7, le lendemain du Jour-J, parce que là, non, c'était
trop. D'ailleurs les participants sus évoqués, n'ont pas particulièrement
brillé sur le vélo ce jour-là non plus, à ce qu'il paraît !
Et puis aussi, déménager, c'est
une chose, mais transférer Internet, il y en a pour…trois semaines !!!
Selon mes infos, ça se justifie pleinement puisqu'il faut, pour refaire la
connexion, au moins… 30 secondes ! Alors tu penses.Nous ça s'est terminé
par visite du technicien à domicile, tellement que ça ne marchait pas...
Et puis fatigue, et puis pas le
temps…Alors s'cuse pour le blog, mais, tu vois…
Vélo quand même j'ai dit,
alors voilà : pour la Pentecôte, justement, pentes et côtes (pas la
célèbre rando de Touraine) en Sancerrois, avec une petite SEC, Manu,
Actif-Michel et Anne : on n'a pas affronté les bolides qui se mesuraient
dans la course de côte de Sancerre, mais, on leur a fait une petite visite (voir photo). Belle sortie par un temps idéal : on a démarré
de Bué pour monter direct au Carroué du Marloup, tu sais, sur le dessus, ça
chauffe bien les mollets. Remarque, des à qui ça a grillé les mollets et le
reste, ce sont le soi-disant sorciers qui ont été brûlés à la joyeuse époque
médiévale, au même endroit.
Puis on s'est fait le tour de
Chavignol, Fontenay, St Satur avec descentes et côtes afférentes. Du sympa,
quoi. On a fini par une virée vers L'Orme au Loup, Banon, Gardefort, Veaugues
et retour par le Petit Senais. Belle boucle. Côté forme, ça allait…C'était
avant le déménagement !
Quinze jours plus tard, j'ai joué
du bigophone pour tâcher de trouver des compères. Seul le Tom' a répondu à mon
appel de détresse et, avec le Pharmaton, on a commencé à chercher des chemins
improbables dans le lit de la Loire entre Cosne et la Celle, petites orties
sympas, sable, tout bien quoi. Puis on a passé le pont pour monter vers
Boulleret et au-delà, aux confins de Ste Gemme avec un retour sur Bannay, le
Golf, le pont de St Thibault puis Villechaud. Du classique, un peu
« Autruches de Gien –Relax » si tu vois. Bien sûr, on a croisé
trois « Frapadingues » qui roulaient de leur côté et qui, eux-mêmes,
en avaient rencontré deux autres un peu avant ! Eh, les Marsus ! Il
faudrait voir à regrouper les projets, c'est tout de même plus sympa de rouler
ensemble qu'à s'éparpiller dans la nature ! Faut trouver un plan
« sortie du Dimanche ». Un répondeur, façon « Gien-Relax »,
peut-être ?
Le dimanche qui a suivi,
après une deuxième journée de déménagement costaud (avec cartons et transport
aussi dans les jours intermédiaires, faut pas croire !), les mollets
étaient un peu usés et puis
c'était la Fête de la Zique et, pour moi, pas mal de sollicitations,
donc, pas de « Randos des Gués » à Brinon, hélas, mais trop loin. Pas
eu de nouvelles de ce côté, c'était bien, comme d'hab', non ?
Suis allé rouler à Briare (c'est
malin, ça, encore deux belles randos le même jour !), avec Michel-Léopold
et l'ECC. Du solide et sympa à
rouler, normal, mais, faute de temps, on a évité la grande boucle de 60...
un regret quand même, en forçant
un peu…Mais, selon « Pieds-Nus », ça ne valait pas la peine :
trop de boue ! Faut dire qu'on a eu notre dose, dans un passage digne des
hivers les plus mous !
Enfin dimanche dernier, pour se
remettre des derniers épisodes du déménagement (encore !!!), style bise
bille avec la proprio (un cas !) lors de l'état des lieux, le Maurice
m'avait gentiment invité pour décompresser : tour de 45 km entre Nogent,
Cotillon, pardon : Chatillon-Colligny, Ste Geneviève des bois + barbeuc,
du Maurice, quoi. Du coup je n'étais ni à Challuy (ou Sermoise), ni à Pigny où,
selon Actif-Michel, l'organisation était top et la rando particulièrement chouette.
Mais, sûr qu'il n'a pas eu la découverte que nous avons faite, nous, au
cœur de la campagne (que nous avions une fois parcourue sous quelle
pluie !). Comme nous approchons d'une maigre maison perdue dans la nature,
nous découvrons dans le verger, perché au sommet d'un cerisier, un haut-parleur
qui diffuse… du Michael Jackson !!! Le (définitivement maintenant)
« extraterrestre » ravalé au rang d'épouvantail, lui qui en avait
parfois l'air, ces derniers temps… quelle dégringolade !
Dimanche qui vient, si vous ne
vous regroupez pas ici et là, il y a une rando à Colméry (près de Donzy), assurément belle (garanti par
Pilou). 34 km, mais pas du plat, et qui peuvent s'allonger en ralliant Donzy
(Maison des associations) à Colméry, en suivant le balisage jaune et blanc le
long de la Talvanne, avec, en prime, une petite grimpette dont je t'ai causé
dans la Rando de l'Ascension (voir + haut). Il y aurait aussi, selon Michel-Léopold, la traditionnelle rando de Batilly en Puisaye (celle avec la Brocante et tout) mais avec une boucle de 40km , ce qui est un progrès.
Et, dans un peu plus d'une
semaine, c'est le début du grand périple d'été : on attaque la GTMC
(Grande Traversée du Massif Central, ignare !) avec comme équipe de base
(car Actif-Michel et Anne et puis aussi Antoine seront les vedettes américaines
pour le WE du 14 juillet) Michel-Léopold, qui a prévu toutes les étapes,
Maurice, qui fournit la voiture accompagnatrice et un sien copain comme
chauffeur, Jean-Paul qui fournit le porte-vélos et ma pomme, qui fournit,
euh... quoi ? Disons, peut-être, mon expérience du parcours, puisque je
l'ai fait avec Manu et son cousin Christophe, il y a douze ans…au siècle
dernier quoi !
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| samedi 30 mai 2009, a 00:39 |
| St Saulge : une légende ? |
Vite un petit mot au sujet de notre sortie de dimanche,
avant le black-out internet pour cause de déménagement: eh oui, ça fait un peu
comme pour la rentrée des astronautes dans l'atmosphère (ou comme leur passage
derrière la Lune, pour les plus anciens d'autres vous) pendant un moment (pour
moi huit jours) : plus de news sur internet, à cause du changement d'adresse, mais, pour vous autres, pas
de Pb, continuez les visites et surtout les commentaires !
Donc on se retrouve à St Saulge
dimanche dernier, car, eh oui, malgré la distance (pas loin d'une heure de
route pour les cosnois !), on est... attends que je compte…Anne et
Actif-Michel, Julos de Pouilly, mézigue et une palanquée de Frapadingues :
Claude et Christophe et puis le Tom et Frank qui se pointent (ça
t'étonne ?) alors qu'ont est déjà les pieds calés des les pédales.
Affluence aux inscriptions et déjà un peu de pagaïe : à la table, on
semble un peu perdu et l'on donne de la tête un peu partout. Pourtant bulletins
d'inscription, et cartes photocopiées, c'est très O.K …Tiens ? En fait, il
y a deux parcours qui sont simplement deux de ceux qui sont tracés en
permanence ; au fond, pourquoi pas ? 32 et 25. On a choisi le 32 parce que, bon, on n'est pas
d'ici, s'pas ? Et puis dans le coin, 32 ça doit représenter quelque chose.
Le départ, c'est où ? .. Pas
bien clair… Deux organisateurs, qui semblent se demander comment ils vont faire
si l'affluence continue, nous tuyautent.
C'est parti.
Début conforme à l'attendu :
chemin sympa et ça monte illico. Car je ne t'ai pas parlé du spot ?
Attends un peu :
St Saulge, c'est connu en
Nivernais pour ses légendes un peu vieillottes qu'on trouve (trouvait ?)
racontées sur des cartes postales sépia très kitsch, mettant en valeur (?) une
espèce de bon sens primaire paysan. Le genre « Pourquoué donc , qu'vous
hissez c'te poure vache su' l'sommet d' l'église ? » « Eh ,
pardié, j'allons pas laisser parde eune si bounne harbe que pousse
là-haut ! » Tu vois... et c'est la plus connue.
St Saulge est aussi au cœur (et
ça nous rapproche plus directement de ce qui nous intéresse) d'un petit massif
granitique appelé, pourquoi chercher loin, le « Massif de St
Saulge », qui vaut à Nevers d'être la ville la plus arrosée de la Nièvre, vu
que les nuages venant de l'Ouest vont se caller dessus. Il est séparé du Morvan par la
dépression du Bazois, un peu comme les Vosges le sont de la Forêt Noire par
l'Alsace, rien que ça !
Du coup ça fait du coin une terre
idéale pour le mountain bike, d'autant qu'un centre VTT y est né, avec circuits
balisés, fiches et cartes allant avec, le tout nickel, ‘achement mieux encore
que le centre VTT de Veaugues, au
temps où il existait. Ajoute à ça une organisation d'un championnat de France
et t'auras un menu à te faire baver ! Une légende, quoi… ! On était
venu en reconnaissance sur place avec Actif-Michel et l'on s'était plutôt
régalés.
Aujourd'hui donc , il fait un
temps super et l'on espère bien retrouver tout ça et, à priori c'est bien
parti. Direction le sud, vers Saxi-Bourdon. Jusque-là, c'est plutôt sympa, le
groupe roule pas mal, bonne ambiance. En fait, on s'éloigne un peu de la partie
la plus accidentée et c'est assez roulant. Aux Simmonots : ravito. Heuh…
c'est tout ? J'ai réussi à choper un bout de banane, sinon on n'a pas
grand-chose à avaler, quelques raisins secs, deux carrés de chocolat… un peu
mince, dis donc ! Et c'est le seul ravito annoncé !
Ça renaude un peu dans le groupe,
en repartant bon train malgré tout. Devant, le Tom' emmène notre peloton avec,
parfois, des fulgurances de Frank ou de Christophe. Je suis et Michel, semble
avoir retrouvé aussi une bonne forme. Un bref arrêt, pour un petit Pb
mécanique. Michel passe, sans doute pour prendre un peu d'avance (en fait
pour s'isoler un instant). Et ça repart. On est pas mal sur le bitume depuis un
moment et c'est un peu décevant, surtout que, quand chemin il y a, c'est aussi
très roulant. On s'approche de l'église de Jailly, adossée à la colline :
m'est avis qu'on va devoir quitter la plaque, car on roulait plutôt assez
fort, et je m'étonnais de ne pas apercevoir le Michel devant. Il roule dis
donc ! La fameuse grimpette, qui démarre au ras de l'église et de son
cimetière, sonne le glas de la cohésion du groupe : difficile d'atteindre
le haut sans avoir au moins un instant mis pied à terre, surtout dans le
sous-bois où c'est un brin glissant. On continue, Tom et moi, sans voir
devant nous le moindre Michel. On arrive à l'étang du Merle,
touristico-pittoresque, et on longe un moment la rive avant de bifurquer soudain à gauche pour une petite
grimpette, stoppée net par un gros sapin abattu. On contourne à pied, pour en
retrouver un autre, et encore un, puis d'autres et d'autres, couchés en tous
sens. Eh? On est sur le bon chemin? J'essaie en vain de joindre au téléphone
Michel, que je pense toujours devant nous, puis, les uns les autres,
dispersés dans ce champ de bataille, on essaie de s'extraire comme on peut. Je
garde en point de mire le maillot du Tom', au milieu d'autres et Julos nous
rejoindra plus loin, après une belle descente vers St Saulge qu'on semble
regagner en continuant à descendre sur la route.
Comme on y arrive presque, voilà,
en face, remontant la route, le Frank et un autre mec. Il est arrivé comment
lui ? Et qu'est-ce qu'il fait à repartir dans l'autre sens ?
« Le gars, là, connaît une super descente, qui part un peu plus
haut. » Ne Faut pas nous le dire deux fois, tu parles ! Demi-tour et, effectivement, on
s'enquille un single sympa. Youhou !... Surtout au début, parce que,
soudain, ça devient très étroit, mangé par la végétation luxuriante et..
piquante ! Ma doué les orties ! Tu serres tes petits molletons contre
le cadre, comme tu peux, en plus, tu ne sais pas où tu roules et de grandes
ronces amoureuses te tendent leurs bras. T'entends des cris, tu cherches à
tenir debout sur ton spad et à ne pas te vautrer. Paraît pourtant que c'est ce
qui arrive à Frank , derrière moi. J'ai pas bien pu m'en rendre compte , vu
que, moi, je me fais à moitié arracher le lobe gauche (j'ai dit le Lobe !)que
j'ai développé (aussi !) et qui pisse le sang. On rescape comme on peut,
pour se retrouver au point d'accueil. Et là, c'est marrant, tu en retrouves des
qui étaient derrière toi, d'autres que tu croyais devant et qui sont derrière
(dont Actif-Michel, qui grogne qu'on ne l'a pas attendu ! Alors qu'on
bourrait pour le rattraper !).Cette fin de parcours, c'est vraiment devenu
n'importe quoi. Du coup les pauvres bénévoles, qui ont essayé de gérer une
organisation un peu défaillante, sont assaillis de récriminations : les
arbres, les ravitos (tout un club de Quincke, qui a fait l'autre circuit, râle
vilain). Sont un peu submergés au ravito final aussi, où rien ne semble encore
bien prêt, quoiqu'on s'active. On chope une ou deux tranches de saucisson et
l'on arrive à avoir un demi-verre, mais on ne s'attarde guère : il faut
rentrer !
Te dire qu'on est déçus ?
Pas vraiment, car le coin, où l'on ne va pas souvent, est vraiment
chouette, on a plutôt une impression de gâchis, d'amateurisme... un
comble, ici ! Un peu de soin et ce serait idéal. Il faut que St Saulge corresponde à l'image qu'on
en a et que ce ne soit pas… qu'une légende !
Voilà : ce week-end, nada.
Et puis, pour le 7 Juin, il y en a
partout, c'est comme d'hab'.
Alors :
Mardié : ç a c'est pour les
nordistes.
Chez nous : la Rando des
écoles à Ciez (près de Donzy), 25 et 40 km, faut y être ! Soyez aussi (si
vous avez le don d'ubiquité !) à St Gondon (juste à côté de Gien), c'est
sympa, sans difficulté spéciale (22 et 52 km), mais il faut que vous alliez
m'excuser auprès de la jeune présidente qui me prévient perso par mail de son organisation et, l'an passé, m'a
même fait... la bise !
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| jeudi 28 mai 2009, a 15:11 |
| Des montées pour l’Ascension |
S'cuse mais je suis plein à la bourre : je déménage
dans 10 jours et je dois faire en une semaine ce que j'avais prévu de faire en
un mois, et encore ! Même si je ne déplace mes pénates que de 800m (pas en
dénivelé, non, là je ne dois prendre que quelques mètres), il faut tout de même
tout bouger !
Alors l'ordi…
Pourtant j'aurais eu plein à
raconter…
Parce que, tiens, pour
l'Ascension, on s'est fait une super sortie : encore à Donzy, oui, ce
coin-là deviendrait une « Mecque » régionale pour le VTT, je te dis.
Après la Rando-Pilou, après les « Monts et Villages », on s'est fait
accepter, et gentiment accueillir, il faut dire, par les marcheurs locaux qui
font tous les ans à cette date, une rando remarquable.C'est super
organisé : un grand circuit de 45 km, avec des départs dans les différents
villages traversés et où un bus conduit les marcheurs. Évidemment avec le spad
ce ne serait peut-être pas accepté... Mais bon 45 km ça se fait .
On est une bonne petite troupe,
Actif-Michel et Anne, Manu et une belle brochette de
« Frapadingues ». On s'est un peu attendus au départ pour la faire
« groupiert ».
Départ-échauffement le long de la
Talvanne que l'on remonte jusqu'aux Pénissiaux et hop, on enquille une petite
grimpette à gauche qui s'avère vite bien plus longue que la simple rampe de
départ ne le laissait supposer, ça écrème vite !
Après regroupement, bascule sur
Colméry. Charmant village au fond de son vallon. Ravito consistant et,
évidemment, super côte sur la
petite route qui passe près de la Mairie-école. Là encore, il faut un bel effort.
Depuis le haut, on domine la question du jour : Colméry, puis Paray
et Cessy-les-Bois et Châteauneuf : ce n'est que collines couronnées de
forêt et vallons verdoyants.On connaît peu ou prou tout ça mais pas dans le
détail : on descendra ici un passage monté dans l'autre sens, on
reconnaîtra un lavoir, un gué, les villages bien sûr. Moins sur Châteauneuf…
Au ravito de Cessy, la pluie
orageuse qui menaçait depuis un moment se met à tomber. À l'abri sous le
tilleul de la cour, on attend qu'une réparation se fasse puis on avance un
peu…pour attendre de nouveau, car la réparation était mal faite ! Manu
part devant, soucieux de ne pas rentrer trop tard. Et, bien sûr, au moment où
la troupe se remet en route, c'est moi qui doit réparer une crevaison : mes
chambres à air avec produit anti-crevaison montrent leurs limites, mais, face à
une épine noire, il n'y a pas grand-chose qui résiste.
Quelques-uns ont filé
devant . Ce retard m'a plutôt donné la hargne, alors que Michel a du mal à
surmonter la longue coupure (ravito+ réparations successives). On remonte,
doucement d'abord, vers Bondieuse puis le chemin large et empierré s'élève de
plus en plus pour une montée qui n'en finit pas. Heureusement que la pluie
s'est arrêtée.
De nouveau un joli point de vue
en haut, avant de plonger vers Châteauneuf et un nouveau ravito exemplaire. On
va devoir maintenant quitter ce fameux « Val de Bargis », où se niche
le village. Le chemin se dresse devant nous, ponctué de marcheurs qui vont nous
encourager à notre passage. Du moins certains en auront-ils largement le temps,
car on ne va guère plus vite qu'eux, en moulinant le plus petit braquet, ou
presque. Car c'est une fameuse grimpette, certainement la plus difficile du
parcours qui n'en manque pas. On a du mal aussi à se regrouper en haut, tout en
franchissant des troncs d'arbres abattus. La boue, ensuite, nous retarde encore
et je vois l'heure s'avancer. Eh, je suis invité au dessert d'une communion,
moi, tout à l'heure, faudrait peut-être pas traîner ! Aidé par le profil du
parcours qui, en revenant vers Donzy par les bois de Bellary, est plus
descendant que montant, j'appuie sans plus attendre le reste du
groupe ; finalement, j'aurais peut-être dû partir tout à l'heure avec
Manu…
Arrêt minimum aux ravitos (il y
en a encore trois !) et grand plateau sur la belle allée forestière
descendante, malheureusement très fréquentée par les marcheurs que j'essaie de
ne pas bousculer.Le ciel est redevenu plus clément, quoique, vers
l'Ouest… « Les Cabets » et retour le long du Nohain en contrebas
du vieux prieuré de Donzy-le pré. Accueil toujours sympa dans la cour de
l'ancienne école maternelle, et ses vieux bâtiments assez remarquables.
Belle rando vraiment, et, tu sais
quoi ? Ce circuit est balisé de façon permanente, façon GR. Un truc à refaire
en SEC, un jour où on ne sait pas où rouler !
Voilà . Et puis le dimanche qui a
suivi : on a voulu aller sur des terres réputées pour le VTT, mais un peu
plus loin. Je vais tâcher de t'en écrire un peu.
En attendant pour le dimanche 31
mai, j'ai rien en magasin comme rando organisée. Alors contacts et S.E.C… Je
serai sûrement en Sancerrois, sachant qu'il ne me faudra pas trop tarder pour
le midi.
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| mardi 12 mai 2009, a 08:25 |
| Ami en mai |
Ben, oui, tu sais bien que
« ami » est l'anagramme de « mai » ? Non ?
Surtout si, comme moi, tu te mélanges les ripatons sur le clavier de l'ordi. Ça
permet au moins de découvrir des trucs comme ça…
Justement le programme de ce
dimanche, c'est une SEA (sortie entre amis, une variante de SEC, quoi). On est
là, autour du café, chez Alain, avec la troupe habituelle de l'EC ConflAns.
Michel-Léopold, qui n'avait même pas encore déchargé la remorque de ses
planches à voile, a battu le rappel et nous voilà, le croissant d'une main, la
tasse de l'autre. Nos tenues sont de longueurs assez disparates. Maurice a
gardé le cuissard long, Alain, Pierre et moi sommes en court, Michel et
Christian ne prennent pas de risques avec un trois quarts. Le ciel est assez
couvert et il pleuvinait (ou « pleuvaillait », ou
« pleuviotait » encore, si tu préfères) un peu tout à l'heure, et,
sans toutefois qu'il fasse vraiment froid, on n'annonce pas des températures
claviculaires pour la matinée.
On part le nez au vent, en prenant
une direction au bol,semble-t-il, à gauche à droite ? Bof... On est près du Moulinet (un truc pour
Maurice, ça) pas bien loin des Choux… J'ai vu un panneau indiquant la direction
du « Petit Porneau » et je me dis que, peut-être… mais non, on ne va pas
par là. En tout cas, il y a une toponymie figurative dans la région.
Alain drive le groupe, au
feeling. Ouais, p'têt' par là, ou bien on va essayer ça… On suit des chemins
sympas, heureusement pas trop crades. On les fait même parfois dans un sens, puis
dans l'autre, vu que l'on n'a pas trouvé de solution roulable plus loin et
qu'on a dû tourner bride. C'est pas un problème, d'ailleurs : le train est
plutôt celui de la promenade et on a largement le souffle pour discuter : on ne
s'en prive pas! Le grand sujet est surtout notre projet bien avancé de GTMC
(Grande Traversée du Massif Central, tu sais ça, quand même !) qu'on se
prépare à faire en Juillet avec Michel, Maurice, Jean-Paul et ma pomme,
avec le soutien, sur quelques étapes, d'Actif-Michel et Anne, et aussi
d'Antoine... La sortie du jour permet sans doute de fignoler la préparation
matérielle par exemple, beaucoup plus que physique, en tout cas, c'est sûr,
car, côté dénivelé, on aura du mal à dépasser les 100m+, quant au nombre de
kilomètres, je ne t'en parle pas !
Côté rythme, on ne bouge pas de celui dont je t'ai parlé tout à l'heure,
à part quand l'un ou l'autre, pousse une petite pointe, parce que quand
même, hein ? Bon… Ceci dit, c'est bien sympa : entre chevreuils,
perdrix, et quelques « ieuves » (= « lièvres », je traduis,
parce que t'es pas forcément du coin), on a vu du monde. De jolis chemins
aussi, des étangs en veux-tu en voilà… Le village de Langesse, pittoresque à
souhaits, une superbe demeure, noyée dans la verdure débordante, qu'on s'arrête
même pour admirer. Bref, un joli décor, en général. Alors quand vient le moment
de la pause-ravito, où crois-tu que nous nous arrêtâmes ? Hein ? Dis
voir ? Ben, au pied d'une antenne-relais, du plus pur vingt et unième
siècle, en ferraille pur sucre, avec vue imprenable sur l'autoroute ! Eh
oui ! Mais bon, c'est « L'autoroute de L'arbre » quand même,
faut un minimum ! On est des verts à vélo, non ? Justement, tiens, on
fait le tour de l'aire, où a été aménagé un mini-arboretum, pour automobilistes
en mal de verdure. De la verdure en cage quoi…Avec un grillage de deux mètres
de haut, des fois qu'un ginkgo biloba, ou même un simple Arbre de Judée
voudrait se faire la belle…non, mais !!!
Ah, aussi : on a visité
quasiment de fond en comble le site de dépôt de matériels, matériaux et
véhicules d'une entreprise de travaux publics, mais ça, je suis avec les gars
de chez « Meunier », alors… Pour te dire qu'on a vu quantité de
choses quand même. En plus des chemins sympas, et par une température bien plus
douce en fin de matinée.
Et puis, tiens, côté nature, le pot pris ensemble à
l'arrivée, c'était pas autour de la cheminée, cette fois-ci (parce que, si
tu remontes un peu en arrière, tu verras qu'on a roulé sur ces mêmes terres
dans l'hiver, que les canards se gelaient le croupion sur la glace des
étangs !). Non, regarde : en pleine nature aussi, avec un Sancerre
très nature aussi !
Et dimanche prochain ? C'est mal foutu, mon
vieux : soit t'as rien à te mettre sous les crampons comme cette semaine,
soit il y a pléthore ! Regarde un peu : tu peux rouler à
Villemandeur, (= Montargis)
rando de l'école, 45 km. T'as aussi une rando à Perroy (près de
Donzy) départ 9 heures aux Béchins (après le cimetière) pour 13 km marche,17 ou
24 km cyclo, 35 ou 40 km VTT, participation : 2 €. Mais je te recommanderai
surtout la Rando de Bué
(=Sancerre), un peu plus de 30 bornes, mais avec un dénivelé qui devrait être
assez conséquent. L'an passé on s'était vraiment régalés, même s'il avait fallu
allonger un peu la sauce. Je penserai à vous, parce que, pas de pot, c'est un
week-end où je ne peux pas rouler, pris que je suis par un concert à …
Compiègne ! Alors, racontez- moi !
Le Jeudi de l'Ascension, on peut se faire accepter
habituellement à Donzy par les organisateurs d'une rando pédestre conséquente (40km ) et sympa. Le dimanche qui suit : la « Levetoise », à Levet (sud
de Bourges) et, à Saint-Saulge (58), site de VTT réputé, il y a la « Rando
des Légendes »... toute une histoire… |
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| mercredi 06 mai 2009, a 08:45 |
| Histoire de "Cube" |
En marge de la rando de Donzy, une petite cérémonie pour honorer le nouveau vélo de Tom': un bien joli CUBE. Je l'ai décoré de quelques colliers de pâtes, comme ça notre Tom' aura sans doute plus de chance puisqu'il a maintenant... "le Cube orné de nouilles" (à lire à haute voix) |
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| mardi 05 mai 2009, a 08:46 |
| Donzy : Cessy bon ! |
Pour un titre plus original, je suis preneur, en
attendant, contente-toi de celui-là. Pas faux, non plus d'ailleurs.
La cohue inaugurée l'an passé, à
Donzy, avec la coexistence d'une brocante importante et de la « Rando des
Monts et des Villages » continue cette année. Faut connaître les lieux
pour accéder au stade et se frayer un chemin entre les étalages, les voitures
et les chineurs, parfois chargés de trucs encombrants. Il a fallu tuyauter
quelques gars qui cherchaient où pouvait bien être l'accueil… D'accord, c'est
animé et d'accès à peu près possible le matin, mais autrement plus délicat le
midi, en pleine affluence. L'an passé, je m'étais retrouvé étalé, vieillerie
parmi d'autres, au milieu d'un stand. Le truc qui nous guette encore cette
année !
Alors, côté conditions
z'atmosphériques ? Bien mieux
que dimanche dernier, en tout cas ! Mais le soleil annoncé peine à
s'extraire d'une brume assez conséquente… Du coup on zite : long ? Court ?
Couvert ? Pas trop ?
Avril étant passé, on peut se découvrir, s'pas ? Mais en allant (à
vélo évidemment, vu où l'on a dû garer les voitures) jusqu'aux inscriptions,
j'ai les poils des mollets qui se mettent au garde à vous ! Alors, bon, en revenant m'équiper,
j'opte pour des jambières (normal, quand on s'appelle Jean-Bierre, pas vrai
Tom ?) (Alors là, faut oser !!! Y a pas plus foireux comme jeux de mots ?À pleurer,
non ? T'es bien d'accord ?
Mettons ça sur le coup de la fatigue peut-être…)
D'aucuns, que je ne citerai pas, sont encore en tenue
hivernale, z'auront chaud t't à l'heure dans les premières grimpettes, m'est
avis ! Mieux vaut une tenue « pelable ».
Pendant que je m'équipais (toujours long chez moi, ça), j'ai salué
les uns, les autres, des transfuges, passé chez les cyclos comme les
Ouzouériens des bords de la Trézée, Anne et Actif-Michel qui partent devant,
conscients d'être en petite forme en ce moment, et un bon groupe de
Frapadingues plus le Montargois Stéphane. Maurice a déclaré forfait,
Michel-Léopold est dans le Sud, à tirer sur son wishbone, les Abeilles de
Gien-relax ne s'aventurent pas sur ces terres éloignées (j'en connais pourtant
à qui le coin plairait !). Pas de nivernais… Les Castors ont roulé
vendredi, d'autres aussi, ça joue aussi…
On est un bon petit groupe de sept
à partir le long du Nohain vers les Cabets. Sol dur : ça roule bien,
ambiance sympa. Photos sur une passerelle pittoresque, puis on bifurque à
gauche : direction les bois de Bellary. Chemin large et doucement
montant : bonnes sensations dès le départ et j'ai suivi sans problème Tom'
et Stéphane. Voilà qui ajoute aux promesses d'une belle rando. On va
passer dans des coins où l'on s'est rarement aventuré. Pourtant, entre les
randos-Pilou et celles-ci, on a eu l'occasion de ratisser la région donzioise !
On reconnaît quand même quelques points, la chartreuse de Bellary, par exemple,
mais y suis-je passé à VTT, ou est-ce que je connais ce site autrement ?
Bien possible. N'empêche que c'est assez intéressant. Dis donc, Pilou, en voilà
un de château, où tu ne nous as pas encore amenés ! Il y a de la ressource!.. Ou du
« potentiel », si on juge l'état du dit château.
Un raidillon, soudain : tout
à gauche ! Ouin, tiens ! Si je peux ! Impossible de passer la
chaîne sur le petit plateau ! Rageant et pas facile non plus de la passer
à la main. Et puis, faut se relancer (merci Pharmaton !) et puis
revenir, remonter peu à peu le groupe, au fur et à mesure de la longue montée,
assez régulière, dans une forêt claire et d'où on sort pour arriver au hameau
du Mont, le bien nommé. Ravito : on y retrouve Anne et Actif-Michel. Pas
trop la frite, le Michel, entre bronchite et manque de sorties, il a perdu une
belle forme qu'il avait pourtant il n'y a pas longtemps. C'est dingue comme
c'est fragile, un niveau de forme physique !
Bon, petit ravito, mais on
nous promet du lourd à Cessy-les-Bois. On débâche un peu : fait meilleur
sur cette hauteur, la côte y est sûrement pour quelque chose, mais le soleil
retrouvé aussi.
Habituellement, après un ravito,
il y a une côte. Ben là, c'est une descente, dans une verte vallée dominée par
les maisons ensoleillées du hameau d'Asvins, auprès duquel on passera tout à
l'heure. Ça veut dire grimpette, ça ! En attendant, on est repartis, sur
le bitume : descente donc, puis route de Châteauneuf et, natürlich, chemin
à gauche pour la grimpette annoncée. Rien de bien méchant. Ça monte doucement,
sur un sol empierré. Moi des montées comme ça... tant que tu veux ! Roule
ma poule ! En haut, on marque un arrêt pour s'occuper un peu de ce sacré
dérailleur avant qui refuse de faire son office, du moins sur la gauche. Avec
Tom et Stéphane aux manettes, on va te régler ça en moins de…et ben non… les
experts ne réussissent pas à régler le Pb. Tant pis, faudra la jouer moyen et
grand plateau, appuyer plus pour monter plus, c'est tout. D'ailleurs, pour le
moment, on navigue sur le haut, au-dessus de Châteauneuf. Pas de lézard. La
route de Menou… On passe au Potain, ce qui donne au Pharmaton l'occasion de
nous gratifier d'un « Et les Potins, ça Menou ? » de bonne tenue,
comparable au : « C'est quoi le Menou du jour ? » qui
a précédé. Heuh… question menu, ce
ne sera pas un « plat » mais une sérieuse côte, là sur la gauche. On
la voit bien, avec les gars qui sont déjà dedans, un peu plus haut, le
long de la lisière du bois. Je
m'applique à enrouler : essayer de ne pas avoir besoin du petit
plateau ! On s'élève peu à peu, entre champ et forêt, éclairés par le
soleil. J'ai fait glisser les manchettes, ça chaufferait bien un chouille, tu
vois. Pente un peu plus raide…ça passe… Le chemin n'est pas piégeux et je peux
jeter des coups d'œils à droite sur un vaste panorama. Le regard porte loin
vers l'Est, sur les hauteurs de Varzy et, au delà, de Clamecy… Vraiment
chouette ! Cela vaut bien la sympathique et habituelel halte à la chapelle
de « Tête Ronde ». Les traceurs se sont donné du mal, mais
chapeau ! C'est vraiment plaisant. Et pas connu. Côté boue, on aurait pu
craindre du gras. Il y en a bien un peu, mais concentré sur des grosses
flaques, qu'on essaie d'éviter ; rien de paralysant. Z'ont même balisé des
« variantes » pour contourner les arbres abattus par la tempête. Et
il y en a un paquet ! Vains dieux, ça a soufflé ! Et pas des sapins,
tu sais, ni des baliveaux… des chênes déjà assez mastards se sont affalés,
soulevant verticalement, de leurs racines impuissantes, un mur de terre tout
rond. Du coup, c'est vrai que les opérations de débardage ont parfois défoncé
un brin les chemins forestiers.
Pas trop méchant, heureusement!
On dévale sur Cessy, l'eau à la
bouche, avec l'odeur du boudin qui monte de la cour de l'école où est le
ravito. Pas mal de monde : du coup, le ravitaillement est plus léger
qu'espéré… Dommage, parce qu'on a les dents. Le chemin parcouru a un peu marqué les organismes. Avec
Stéphane et Tom on a admiré le coin Je vais te dire un truc : viens monter
sur le vélo entre Donzy, Menou, Colméry et Châteauneuf, il y a de quoi se
régaler ! Regarde la carte : c'est brun de courbes de niveau !
Un signe, non ? Avec Séphane,
on se rappelle l'époque où les gens de St Père organisaient leur rando à Cessy,
avant de la centrer à Ménestreau… Un bail et toute une époque…
D'ailleurs notre groupe,
reconstitué autour de la table, considère gravement la carte, justement. (pas
la carte-menu, le « Menou », ça mérite pas trop, mais la carte du
parcours). Certains évitent la petite boucle supplémentaire du grand parcours,
d'autres, franchement usés, optent pour un retour par la route, seule
échappatoire possible, si tu ne veux pas escalader les collines qui cernent le
village. Eh, oui, Cessy est un
trou… Joli, mais trou quand même… Comme je fais à Tom la proposition de
s'emmancher sur le grand parcours, il me rétorque que son croupion est trop
endolori… Eh oui… Me reste le Stéphane pour m'accompagner sur le 49.
Petite montée dans le vallon de
Bondieuse, puis on s'attaque au dernier morceau consistant du jour : la
pente, « tout d'bout » comme on dit, qui nous fait nous élever d'un
coup de pas loin de cent mètres. Je serre un peu les dents pour ne pas m'arrêter
pour passer sur le petit plateau à la main et réussis la grimpette comme ça.
Ouf ! Ensuite c'est de l'allée forestière roulante. On retrouve le
parcours de 44 et l'on se dirige
vers Donzy. Pas mal, cette boucle autour de Cessy, qui a permis, à partir de
deux boucles distinctes, d'offrir la possibilité de quatre parcours.
Retour à travers la forêt de
Donzy, ça roule pas mal, excepté sur un coin de débardage qui tabasse un brin,
impose quelques actions techniques et d'où l'on sort avec soulagement !
Les Bois de l'Eminence et leur parc à gibier que l'on évite par la route qui
redescend sur Donzy. Un dernier petit bout de chemin, au même niveau que le
haut du clocher et on atterrit en ville. On trouve le passage qui nous ramène
non loin de notre point d'accueil, évitant au mieux le gros de la brocante. On
retrouve un partie du groupe en train d'arroser machines et gosiers.
Chouette sortie : 49 km, 17
et quelques de moyenne pour 550m de D+. Et puis… on Cessy bien baladé !
Bon, et cette semaine ?
Vendredi 8 mai, il y avait ces années dernières, une rando l'après-midi à
Bannay, mais il semble que ce soit juste une rando pédestre cette année. Sinon
il y a « l'Amilloise » à Amilly (= Montargis ») 25, 40, 60 km,
salle des sports. Et pour le dimanche 11, c'est nada ! Si tu connais quelque
chose, manifeste-toi ! Sinon on propose quoi ? D'un autre côté…vendredi
+ dimanche, il y a à négocier…et puis, t'as vu Tom ? Jouet + Donzy = bobo.
Alors…
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| mardi 28 avril 2009, a 20:48 |
| Un fidèle à Imphy |
« Euh là c't'agga d'ieau, ma pour'
Sandrine ! » comme on disait… Samedi, pluie continue toute la
journée, t'as vu ? Que, le vendredi, t'aurais voulu garder un peu de
soleil, tellement il faisait bon et beau, en conserve ? Comment ? J'sais pas… Tu pensais à tous ces si
beaux chemins bien secs et même poussiéreux, qui se transformaient déjà sous
cette pluie continue…Vrai, non ?
De rage, je prépare mes affaires
comme si de rien n'était... Enfin, pas tout à fait : j'ai ressorti du un
peu chaud, les sur-chaussures, au moins en protection, les bras longs, les
jambes aussi.. Peut-être que ça va conjurer le sort et les prévisions
météo (abominables !).
Et puis le matin, j'y crois 10
secondes : c'est gris, sans plus on dirait…Et puis la flaque d'eau devant
la maison et la pluie qui y danse… « La pluie fait des claquettes…» qu'il
chantait Nougaro, tu parles, on risque davantage de claquer… des dents…des
dents, dehors même (ce coup-ci c'est du Devos, référence, quoi, et même
révérence aux grands Maîtres…).
J'y vas-t-y ? J'y vas-t-y
pas ? Pas souvent que je me la pose la question… Pas souvent non plus,
heureusement, qu'il fait un tel temps au départ ! Car ça a bien l'air de
nous rejouer le même coup que la veille, parti pour la journée comme ça…
Bon alors ? Tu fais
quoi ?
‘tain, les mecs qui ont tout
organisé et qui se demandent s'ils vont voir un vélo…Je crois que c'est ça qui
me décide. Et puis, Imphy, c'est Nevers, pas non plus si loin. Et puis, si je
fais l'aller-retour tant pis… Et puis, ça m'est déjà arrivé de renoncer ?
Pas beaucoup, je revois même pas quand…
Autoroute, essuie-glaces…
Un mec me double (un 68 ???
s'est trompé de dizaine ?) avec vélo derrière. Un fou ? Je le
suis jusqu'au parking
d'accueil : eh ben, il y a un peu de monde, suis vraiment surpris. Le
collègue de St Parize me salue : « Je serais bien resté au sec, mais
les gamins (de son école de VTT, NDR)
étaient tous là ! » Et ben, c'est super ça ! Coup d'œil à la
carte affichée, bien détaillée, en couleurs, avec courbes de niveau visibles,
graphique des dénivelés, temps de parcours etc…Se sont donné du mal les
gars ! Dommage, ce temps !
Bon allez, la petite boucle de 20
km, ça peut se faire, pour le principe. Je serai pas fondu à l'arrivée…
pis faut pas rentrer trop tôt, tu connais la blague ? Non ? Si… Celle du vététiste qui
part sous la pluie, fait demi-tour et rentre, se recouche près de sa femme et
chuchote: « Il pleut des cordes ! », et elle qui répond,
sans se retourner : « Quand je pense à l'autre con qui est en train
de pédaler dans la boue ! »… Hé ? T'en dis quoi ?
Comme je ressors m'équiper sans
me presser, un klaxon : le fourgon du Tom ! Faut bien qu'il y en ait
un pour justifier le nom des « Frapadingues », lui, of course !
Plastique sur le dos, sous le
casque, on s'arrache pas loin avant neuf heures, dernier délai pour le grand
parcours de 40km, mais tu crois
que ?…
Bords de Loire et montée vers
Sauvigny-les Bois. J'ai du mal à me mettre en route, c'est pas une
question d'horaire cette fois-ci, alors ?
Qu'est-ce tu dis ? …
D'âge ?… Attends un peu !.. Quand les « Vierzon » (des
tracteurs mythiques pour les ignâââres) étaient chauds, comment qu'ils y
allaient !
En attendant, le rythme du Tom'
est un chouïa au-dessus du mien. Sauvigny sous la pluie : pas grand monde
aujourd'hui, fait remarquer Tom', en évoquant la foule de la
« Sauvignoise » (29 et 30 Août cette année, note bien !). On
attaque la montée dans les bois, tu vois, sur la droite ? Euh ben !
C'est drôlement ramolli et côté adhérence… Dur, dur !.. Enfin… mou, mou,
oui…
Pourtant c'est globalement assez
correct : bien sûr, on est capable de réaliser, en pensée, ce que ces
chemins et sentiers pouvaient être l'avant-veille seulement : ça devait être chouette ! Et,
sais-tu ? Ça l'est encore souvent ! Il y a pas mal d'eau,
de flaques, parfois très larges, c'est plus mouillé que boueux,
j'entends, tu vois, de la boue bien grasse. Non, on donne dans le
liquide : ça jaillit de partout ! Malgré les pare-boue, les lunettes,
on en reçoit dans les yeux (aïe !) et j'ai le plastron refait ! En
contrepartie, les jeunes pousses des arbres, encore toutes frêles et souples,
se courbent sous le poids des nouvelles feuilles, lourdes d'eau et l'on a bien
souvent droit à un doux débarbouillage à l'eau de pluie, même quand celle-ci
s'arrête.
Car, quand on sort un peu des
bois, du côté de la Fermeté et de Triernay, on se rend compte que le ciel est
un peu plus clair et, comme, en haut d'une montée, on s'arrête débâcher :
on entrevoit l'ombre du soleil !…Quoi ? Ça te va pas « l'ombre »
du soleil ? Tu dis que le soleil, à l'inverse, c'est de la
lumière ! Je te parle pas en
physicien, mon vieux, évidemment ! Mais le disque pâlichon glissant quasi
furtivement derrière les nuages, c'est un fantôme de soleil, une ombre de
soleil quoi, tu peux râler tout ce que tu veux, c'est comme ça !..
Pour moi, du moins…
Et puis je vais te dire, je dois
être « météosensible » j'ai retrouvé une bonne pêche, il m'a bien
fallu une dizaine de bornes, un « Vierzon » je te dis.. peut-être
aussi que le Tom y va moins, mais c'est une question de ressenti plus que
d'autre chose. Ça boume. On n'a même pas hésité, à la bifurcation des
deux circuits, tout à l'heure, et on est partis sur le grand, comme un seul
homme. Côté parcours ? Ben, on est dans les Amognes mon vieux, et comme
dit le Tom', « Quand ça descend pas ça monte… », et inversement, et
puis c'est joli, c'est vert et tout et tout…Et puis, même si on n'est pas bien
nombreux (une quarantaine sur le circuit de 40 et il paraît, 20 sur le circuit
de 20 !), on double un peu de monde…
Le grand cercle, que le parcours
figure sur la carte, se referme peu à peu (c'est à peu près le même que l'an
passé en sens inverse…Seulement, l'an passé, on soulevait la poussière !)
une ou deux grimpettes bien senties et puis le chemin qui se fait plus boueux,
plus plein d'eau, comme s'il avait plu davantage dans le secteur. Les dix
derniers kilomètres sont les plus difficiles... Pas fâchés qu'on est de
descendre vers Imphy, d'autant que la pluie a l'air de vouloir remettre ça. Zone
urbaine, zigzags dans les rues et retour au départ : lavage, et
comment ! Et... rinçage (du gosier, bien sûr, non mais !). Content
d'être venu, finalement, comme quoi, hein ?
Bon : vendredi 1er
Mai : « Jouettoise Verte » à Jouet sur L'Aubois, c'est presque
en face la Charité-sur-Loire, mais de l'autre côté de la Loire, côté Cher.. pas
« coûteux », « Cher » comme berrichon, quoi !
Et puis dimanche 3 :
« La Rando des Monts et des Villages » à Donzy. Avec le beau temps,
alors va z'y don à Donzy !
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| mardi 21 avril 2009, a 09:09 |
| Gien-Sancerre-Gien : Crevés.. mais on s’est aussi éclatés !!! |
-- Tu sais ? J'ai fait la GSG à VTT au GPS !
-- Ah bon ? On paye la CSG avec un GPS ?
-- Meuh non, banane ! La GSG, Gien-Sancerre-Gien, quoi…
-- Ah bon, vous n'avez pas eu l'impôt ?
-- Non, mais on a eu le pot, le pot d'avoir du beau temps
sur 130 km, ou presque.
-- 130 bornes !!! Vous deviez être crevés !
-- Ça c'est le mot : «crevés », mais attends que
j'te raconte :
Fait noir quand je me lève :
quatre heures trente du mat'. J'avais prévu cinq, mais voilà deux heures que je
me tourne dans le lit. L'importance de l'enjeu ? Ou plutôt la crainte de
rater le réveil, je crois. Pourtant, j'en ai prévu deux, des réveils ! Pas
question de manquer ça : Gien-Sancerre-Gien avec les copains de Gien-Relax :
120 km prévus. Je me pose un peu des questions... Cent dix, j'ai déjà
fait, avec la même fine équipe, entre La Source et Chambord, tu vois, quelque
chose de l'ordre de quelques dizaines de mètres de dénivelé, et encore.
Aujourd'hui, avec le Sancerrois au menu, ça risque d'être une autre paire de
manches !
Justement, tiens, comment
s'équipe-t-on ? Il faisait bon ces jours derniers, mais pour ce que j'en
vois par la fenêtre, ça a l'air humide et je dois même mettre les essuie-glaces
en partant chercher le Stéphane à Myennes. Maverdaveu ! S'il faut mettre
l'imper ! Mais, bon, la radio nous apprends qu'il fera meilleur en cours
de journée.
Le petit jour, tout petit même…
les tenues bariolées des « Abeilles » Gien-Relax, les vélos, des
gestes amicaux : on arrive au départ. Chacun s'affaire. Mauvaise
surprise : la batterie de mon appareil photo est déchargée ! Bonne
surprise par contre : le fourgon avec remorque porte vélos (au cas
où) que nous retrouverons régulièrement au long (au très long même !)du
parcours, permet de se décharger du sandwich de midi que nous avions eu bien du
mal à glisser dans le « Camel ». Heureusement, car certains avaient
carrément prévu la glacière : pas facile à transporter sur le dos !
On peut, du coup, aussi y déposer nos sacs : on y laissera nos frusques en
fonction de l'évolution du climat local. Pour le moment, sans sortir l'imper,
car il fait plus brouillard que bruine, on garde le plus souvent les jambières,
des gants complets parfois, un haut genre veste légère, brassières et même,
pour certains, des sur-chaussures ! Mais ça, c'est plus pour la protection
des godasses de la boue ou de l'eau. Car ça fait vraiment humide, comme
ambiance, assez doux quand même heureusement.
Je t'assure que ç a fait un peu
drôle de partir, pas trop bien réveillé, je trouve, dans un jour qui peine
vraiment à se lever aussi. Premiers tours de roue à peine sept heures passées,
on quitte Gien vers l'Ouest, direction Autry le Châtel. Éric « Œil de
Lynx », GPS sur le guidon, roule devant et dirige notre groupe de 19
Vététistes : les Gien-Relax, enrichis (Tu parles ! On leur a donné 5
€ de participation !) de Michel-Léopold avec son Antoine et Maurice, et
donc Stéphane et moi. Jean-Paul doit nous attendre à Cernoy. Cette première
partie, je ne la vis pas trop bien et il paraît qu'il en a été ainsi pour
beaucoup. Pourquoi ? C'est vrai qu'il ne fait pas bien bon : l'air
est humide et c'est dans cette partie qu'on va le plus crotter les vélos. Mon
beau « Rocky », qui est revenu d'une semaine de vacances chez Tonton
Stéphane propre comme un sou neuf, ne profite pas bien longtemps de cet état
exceptionnel !
On roule, appliqués, en essayant
de trouver son rythme. Devant, un petit groupe se détache souvent un peu…
Derrière, on suit de façon
dispersée. Je me suis fixé de rester à mi-groupe si possible et je roule en
ayant un œil sur le cardio : il s'agit d'être économe de ses
efforts ! On est partis pour la journée, dis ! Donc, ne pas forcer, il y
aura de quoi faire tout à l'heure en approchant Sancerre, et ne pas risquer
l'accumulation de fatigue et donc les crampes de fin de journée. Appliqué, je
ne regarde pas trop autour de moi, le pays qu'on traverse, attentif à mon
pédalage et à rester intégré au groupe. Mais vraiment, je n'ai pas de plaisir à
rouler. Pas réveillé ? Nuit trop courte ? Je m'inquiète pour la suite :
ça va donner quoi quand nous serons confrontés aux premières montées ?
Parce que pour le moment, à part un peu de boue, des passages collants qui
freinent, on n'a pas de véritables difficultés. Opportunément, deux crevaisons,
l'une de Maurice, l'autre de Stéphane, vont venir faire une coupure bienvenue.
Loi de la sortie type S.E.C : tout le groupe attend. Réparation de roue
engluées de boue… le pied !
On descend sur Cernoy comme le ciel s'éclaircit. Quelques
bâtiments pittoresques, voire coquets, une petite place propre et tranquille.
On se restaure au camion qui nous attend. Pour le moment, on est plus café que Coca. Accueil de Jean-Paul,
premiers délestages de pièces de vêtements.
Comme on repart, les premiers
rayons de soleil pointent le nez et, miracle ! Les chemins sont
secs ! Ça fait vite, dis donc ! En fait, il n'a pas dû pleuvoir
dans ce secteur. Et pour moi, c'est comme le ciel et le terrain, il me semble
renaître ! J'attaque les roins secs avec hargne et le plaisir de sentir ma
belle fourche toute neuve bien réagir, je me pique à essayer de suivre les gars
de devant, je n'ai plus l'impression de peiner, de m'appliquer, je retrouve le
plaisir de rouler! C'est quoi cette transformation soudaine ? Le
soleil ? Les chemins secs ? Le Café de tout à l'heure ? Je ne sais
pas. Après tout, il est presque neuf heures, mon corps vient peut-être de se
réveiller : c'est l'heure habituelle des départs de randos. Avant, mon
organisme devait continuer sa nuit, je lui imposais quelque chose pour lequel
il n'était pas encre prêt, je ne vois que ça…
Du coup je regarde autour de moi,
profite du pays que nous traversons, cette région très bocagée du côté de
Pierrefitte-ès-Bois (nouvelle halte-ravito, où l'on tombe les jambières) puis
derrière Santranges, Savigny. De petits étangs, de simples flaques parfois,
enserrés de verdure.Car verdure il y a mon vieux ! On vit cette période
magique du printemps où les nouvelles feuilles sortent à peine des
bourgeons : ça te donne un camaïeu de verts tendres, parfois soulignés
d'un brin de rose des bougeons, ou d'un léger jaune. Ce n'est pas encore cette
période du vert triomphant, exultant et envahissant tout, s'imposant,
débordant, presque massivement… ça, ce sera pour mai et juin. Pour le moment,
il y a de la discrétion dans cette manifestation du renouveau de la nature.
Moi, ça me donnerait envie de m'asseoir près d'une branche et de regarder
pousser ces petites feuilles. C'est émouvant, tu sais ?
Bon, on en est où, depuis que je
suis parti dans mes considérations poético-écologiques ? Ben on progresse
sans trop de mal dans cette région à peine vallonnée. Peu de relief et pourtant
c'est varié, les chemins sont sympas et l'on progresserait bien si…
…Si on n'était pas entré dans un
cycle (évidemment !) infernal qui va durer toute la journée : celui
des crevaisons !
Petit à petit, on va avoir du mal
à faire plus de quelques kilomètres sans qu'un appel, un coup de sifflet ne
signale un arrêt. Les réparations, grâce au temps et au sol devenu sec, ne
durent pas bien longtemps, mais se répètent et ce, sous des formes diverses.
Cela va du classique arrêt en arrière, jusqu'à la réparation qui se fait au
moment judicieux du ravito, quand le camion est là avec la grosse pompe à pied
qui facilite le travail, en passant par la crevaison qui se signale alors qu'un
autre est déjà en train de réparer, ou, pire, juste au moment où on redémarre.
On commente la technique des réparateurs, on échange les conseils, mais, peu à
peu, la cible des quolibets va devenir les chambres à air latex, celles de
couleur vert-bleu clair dont la souplesse permet soi-disant d'éviter les
crevaisons…Eh ben, en tout cas pas aujourd'hui ! Tout ce que le peloton compte de latex va se trouver peu à
peu épuisé, et l'une en particulier aura une fin spectaculaire, mais je t'en
reparlerai. À la décharge des malheureux concernés, il faut reconnaître que la
plupart de ces crevaisons sont causées par de grosses épines noires, auxquelles
il faut bien dire que pas grand-chose ne résiste, or on se trouve souvent à
passer près de haies
« taillées » dont les débris jonchent le chemin :
vigilance ! Toujours est-il que, au fil des incidents, le nombre des
rescapés diminue. J'en suis et l'on se fait discret, de peur, peut-être,
d'attirer le mauvais sort sur soi. Bien sûr si, de temps en temps, un petit arrêt
réparation peut être le bienvenu pour souffler un peu, trop c'est parfois trop
et Lionel, le Président, commence à lorgner sur sa montre, se demandant à
quelle heure on va enfin arriver à Sancerre.
À Assigny, on évite le « Faît des Marnes », juste
au-dessus, qui nous aurait ouvert une vue superbe sur le Val de Loire, permis
une belle descente côté Sud mais imposé aussi, il est vrai, un petit coup de
raidillon. C'est peu après qu'un incident d'un autre type survient : une
patte de dérailleur qui casse, bêtement, dans un endroit sans difficulté
spéciale. Ce n'est que matériel, mais le gars concerné en est réduit à se
mettre au single speed, juste comme on aborde les choses sérieuses du
Sancerrois ! Il tentera bien de continuer, mais devra renoncer dès la
première côte, pour rejoindre le camion, sa remorque et un vélo de
rechange, heureusement prévu par l'organisation, décidément
impeccable.
Car, en effet, peu après Ste
Gemme (que, je te rappelle, on prononce Ste GEAMME, comme « femme »,
na !), on a débouché en haut d'un plateau sur la colline de Sancerre.
L'impression ressentie est peut-être, toutes proportions gardées, bien sûr,
celle vécue par les pèlerins arrivant autrefois en vue de Jérusalem…
Cette fois, je suis en terrain
connu, ou plutôt en chemins connus. Et on aborde les choses
sérieuses : une première
vraie descente, près de Sury en Vaux . On va sans doute tourner à droite,
pour aller vers le hameau de la Vallée et monter ensuite sa fameuse petite côte
qui ramène sur le dessus. Non ? Ah bon ? Ça m'étonne de "Pieds
Nus", qui a, paraît-il, tracé le parcours Sancerrois. On grimpe donc
jusque sur la route qui arrive de Menetou vers Sury. Un premier coup de cul.
Va-t-on continuer sur Mainbray directement ? Mais non, voilà qu'on prend
la route à l'envers pour aller replonger (sur le bitume !) sur la Vallée
pour aller remonter immédiatement la fameuse côte, dont au sujet de laquelle,
comme disait Béru, je te causais plus avant. Du coup je shunte. Monter la côte,
OK, mais descendre exprès pour aller au-dessus, ça s'apparente à du vice. Je
poursuis donc la montée sur la route pour aller attendre les gars en haut de
ladite côte et basta. On aura bien assez à faire plus loin, en particulier pour
monter le raidillon bétonné qui nous nargue depuis tout à l'heure de l'autre
côté de Maimbray. P'tit tour dans les vignes (quel bol qu'il n'ait pas plu la
veille ici !). Et descente. Depuis l'arrivée en Sancerrois, je me suis
glissé devant. Aussi, le temps de voir quelle option est prise dans la descente
et je me lance. Cette dévalade-là, on ne la fait pas souvent, faut en
profiter ! J'en passe un à gauche, l'autre à droite. C'te foot !!! La
fourche neuve, c'est nickel et j'ai changé les plaquettes de devant hier.
Vroum ! « Dis donc, t'es un guerrier ! » me fait, en bas,
un collègue que j'ai doublé. Je rigole. C'est pas vraiment l'adjectif que je me
serais collé pour me caractériser et j'en connais qui doivent se marrer.
Bon alors,c'te côte ?
Et ben, il faut simplement
réussir à passer sur le petit plateau et puis, ma foi, chacun fait avec ce
qu'il a, le tout étant d'arriver en haut. Re-vignes et on arrive au
« Graveron » au-dessus de Chavignol. Arrêt réparation évidemment, mais aussi contemplation, car il faut bien reconnaître que nous nous trouvons devant un paysage splendide. Nous, bêtiaux, qui avons ça sous la main, ou plutôt sous les yeux souvent, on a peut-être tendance à banaliser, mais cette vue justifie à elle seule un voyage, et , en particulier cette sortie depuis Gien ! On en profite à loisir depuis le chemin en balcon sur les « Monts Damnés », surplombant Chavignol, avec la colline de Sancerre en toile de fond, comme on dit. Un peu plus loin, brusque virage à droite pour dévaler en bas.
Celle-là, je l'attendais et j'étais déjà devant, avec Éric. On se l'est
déjà faite au coude à coude avec Manu et je pars comme si c'étais encore ça.
Les petits cailloux ronds volent sous les crampons. Calé dans le creux de
droite, je dévale. Au virage, je freine légèrement, malgré l'appui possible à
droite, ça flottait un peu trop…Ce coup-ci, Manu m'aurait passé à gauche…
On gagne le pied des Caves de la
Mignonne : à l'attaque, Sancerre ! On use encore les dents du petit
plateau, pas le temps de souffler sur l'esplanade des caves et l'on enchaîne la
côte du cimetière. La totale, quoi. Comme toujours la gageure, pour ceux qui
sont arrivés en haut sur le vélo, est de franchir les cinq derniers mètres
malgré la perte d'adhérence et la petite marche. Qui donc m'a foutu un morceau
de bambou en travers du chemin ? La roue avant ripe dessus, raté !
Repas quasi gastronomique, mais
en tout cas panoramique, sur la terrasse
baignée de soleil qui domine Saint Satur et le Val. Verre de Sancerre,
St Estèphe... Eh ! Il n'y a pas que le sandwich ! On devait déjeuner
en un quart d'heure, avait dit Lionel... En fait, on prend largement le
temps : far breton, café…Un sifflement soudain, comme un pet sonore et
prolongé... On se regarde : c'est quoi ça ? Le vélo d'Éric ! La
dernière chambre latex vient spectaculairement de rendre l'âme !
Rigolades !
Bilan de la matinée : 70
bornes et 1000m de D+. Reste à rentrer ! Sur le plat des bords de Loire,
mais quand même ! Qu'en sera-t-il de la fatigue de la matinée, du Sancerre
et du far breton ?
Descente sur le viaduc, que l'on traverse, la gare. Je
pense qu'on va poursuivre, remonter un peu à gauche vers le bois de Charnes et
redescendre vers le canal en passant sous la voie. Je m'en délecte déjà, mais
non, on passe bêtement par la ville. Je tente un peu d'imposer la variante,
mais ne veux pas trop chiquer au gars qui connaît trop. Passons par le port. À
partir de maintenant c'est dénivelé = 0. Chaîne sur la plaque et l'on enroule.
Je redoute un tempo très Gien-Relaxois, mais c'est moyennement soutenu sans
plus. Comme en plus, le vent serait plutôt de trois quarts arrière, si tu
trouves un dos assez large devant toi, ça beigne. Parfois un coup de
sifflet : une crevaison ou un appel à la modération des tours de
manivelles.Bannay, les Fouchards. Stéphane nous quitte pour rentrer direct. On
n'est guère en avance, il faut reconnaître.
Les chemins du Val de Loire par
Rognon, Sort, Sardat. Callé dans la roue d'Éric qui mène la danse en
général, je me trouve assez dans le coup. Tout à l'heure, vers le golf. Une
petite douleur au genou m'a inquiété, puis s'est estompée. Veiller à ne pas
appuyer trop fort.
La Centrale, on retrouve le tracé
de la Rando des Beignets, Pieds-Nus a encore frappé. Je suis passé devant pour
conduire à la "musse à René" et j'ai enchaîné. Suis surpris de me trouver avec encore de
l'énergie. Rien à voir avec celle du départ !
Régulièrement nous retrouvons le
camion pour une pause ravito. On récupère un peu : certains s'allongent
même dans l'herbe, comme quoi le club justifie le nom de
« Gien-Relax », mais le temps s'y prête ! À Bonny on passe sur
la rive droite. Le petit single de pêcheurs, jusqu'à Ousson. Devant, j'ai voulu
appuyer un peu pour maintenir un rythme digne du club organisateur, mais je le
sens et me dis : « Après Ousson, je lève le pied ! ». En
fait, on arrive doucement au Camping du pont de Châtillon. Dernier ravito.
Pascal répare une crevaison (!) lente. On discute tranquille : « Dis
donc, tu vas avoir à en raconter dans ton blog ! » Ben, justement,
voilà du nouveau : une véritable explosion nous sidère ! Le pneu d'un
vélo posé tranquillement contre un poteau et qui ne demandait rien à personne
vient d'exploser !! Ce bruit !! Comme on réalise et rigole, je vois
Pascal qui répare dans son coin tendre la main vers sa chambre à air qui sort
du pneu : seconde explosion, identique à la première, et le Pascal qui se
retrouve avec des lambeaux de chambre à air dans la main, l'air tout bête. On
se dit que, vraiment, on aura tout eu côté pneus ! D'ailleurs on ne
réussit plus à compter le nombre de crevaisons, 20 ? 30 ?
Sur le large et roulant chemin
qui gagne Briare en suivant l'ancien canal, je me dis que les cadors vont mener
un train d'enfer. En fait on maintient une bonne allure en tournant
régulièrement autour de 27 à 28 km/h, que personne ne vient contester. Briare
et ultime crevaison : c'est Maurice qui ferme le ban après l'avoir ouvert
ce matin. Suite du chemin des bords de Loire jusqu'à Gien. Deux avions me
passent soudain : tiens, l'emballage final… Suivre ? Impossible.
J'essaie seulement d'appuyer un peu plus, mais je ne réussis qu'à passer de 27
à 28 à l'heure… D'ailleurs devant, on n'est pas allé bien loin. En fait on
doit être tous un peu usés, et puis, il faut s'attendre pour l'arrivée. Il est
sept heures du soir, on a parcouru 130 kilomètres à la moyenne (la mienne) de
18,5…la D+ n'a guère augmenté depuis Sancerre.
Au « Port au
Bois », on y va d'un dernier verre de Sancerre. On commente :
crevaisons, grimpettes, retour. On s'étonne aussi d'être parfois moins cuit que
sur une rando « habituelle »: pas eu de problèmes de crampes par
exemple… Je constate avec un
collègue qu'on a pu même relancer parfois en danseuse sur quelques mètres, sans
sentir les cuisses se tordre en un début de crampe. Peut-être parce que nous
avons enroulé sur le plat sans avoir vraiment à forcer, nous avons, ainsi, sans
doute, éliminé le trop plein de toxines.
Lionel s'informe :
contents ? Tu parles !
Quelle super-journée ! Et belle organisation ! Un G.S.G. V.T.T. au G.P.S., c'est O.K….
C.Q.F.D !
Et la semaine prochaine ?
Nous côté nivernais, on va aller à Imphy. Belle rando habituellement, dans des
coins qui vont rappeler la Sauvignoise. Il y a aussi « Les sentiers
verts » à Massay (18) (attention,
je n'ai pas dit « chez Massé » !)
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| lundi 13 avril 2009, a 12:36 |
| Eux de Pâques |
« Eux », ce sont ceux qui se retrouvent sur la place de l'église (normal, il
faut ce qu'il faut, en ce jour, non ?) de Bué, ce dimanche matin de
Pâques. Il y a là une forte délégation de Frapadingues sous la conduite de
Francis « La Tarnais » leur président et donc, Didier, « La
Soudure » et puis « l'Tian » et son alter ego Stéphane. Le
régional de l'étape, le Manu, né natif du lieu comme on dit, nous rejoint vite. Il a plu la veille et le
ciel est encore nuageux, mais ça a l'air de vouloir tenir, le soleil n'est pas
loin, il fait plutôt bon : on a sorti les cuissards courts, mais pour
certains dont je suis… avec les jambières encore ! Mais plus de
sur-chaussures.
Tu connais Bué, non ?
Juste derrière Sancerre, un
village vigneron au creux d'un véritable entonnoir à peine évasé côté sud… Te
dire leurs problèmes lors de pluies d'orage ! Pour nous c'est surtout pour
le moment : on sort comment ? On choisit l'option
« costaud » en s'attaquant aux fameuses grimpettes sur les coteaux
qui nous dominent, ou bien on fuit vers la plaine ?
En fait, on part en biais, on
descend vers le bas de Bué, l'Estérille, et l'on prend à travers les vignes à
mi-coteau. Surprise : le chemin, empierré, est sec et sain. Bonos,
ça ! Bonnes sensations dès le départ, ça met bien dans le coup ; on
vire un peu vers la pente au-dessus pour s'élever légèrement, histoire de
chauffer un peu les mollets. Le coin est chouette, sans que nous soyons très
haut, le regard porte depuis les collines de l'Orme au Loup vers l'Est, loin dans
la plaine vers le Sud et même l'Ouest vers Avord. Seules les hauteurs de la
Borne et d'Humbligny nous cachent Bourges et sa cathédrale.
Bon, point trop n'en faut et
après la première petite « élévation » (!!!) , comme ça renaude
un peu dans le groupe, on prend un nouveau chemin horizontal à gauche.
Mais là on change de
chanson : comme on le craignait au départ, en bons pratiquants des
sentiers locaux, on tombe sur cette terre de vigne qui, dès qu'elle est
légèrement humide, alors que son apparence semble anodine, devient une pâte
collante redoutable. Quasiment paralysant : tu as beau chercher les
quelques cailloux du chemin ou les brins d'herbes protecteurs, tes pneus se
recouvrent instantanément (un tour de roue suffit !) d'un manchon de terre
qui bloque la roue illico. Force nous est de mettre pied à terre, de chercher
entre les ceps un bout de sarment assez solide pour libérer les fourches, les
haubans de leur gangue de glaise (car c'en est parfois) et de porter les
bécanes jusqu'à un passage plus sain.
En tout cas, la décision est
prise : on va éviter les hauteurs des Epsailles, Bué et Crézancy pour
prendre l'option Veaugues puis Gardefort et Vinon.Plus plat sans doute mais on
essaiera de trouver des coins sympas quand même, la région est riche et Manu,
et même moi, la connaissons assez, normal.
Un peu de descente puis un peu de
bitume pour décrasser et pour gagner le « Grand Senais » : de là
le « Petit Senais » nous regarde de haut puisque le hameau est juste
au-dessus :entre les deux un raidillon, assez court mais bien pentu :
là c'est du tout à gauche (du moins quand on peut réussir à faire obéir une
chaîne que la boue n'a pas épargnée tout à l'heure !) et un effort bref
mais assez intense. On passe la
nationale et l'on dévale dans le bois de l'autre côté. Quelques flaques ici et
là mais rien de méchant on se régale bien. Lisière du bois, puis on reprend à
l'intérieur par un petit sentier qui monte de façon sympa au-dessus de
Veaugues. Pas mal de branches tombées récemment imposent un peu de technique et
l'on débouche soudain auprès de quelques vignes avec une vue sur le clocher
pointu de Veaugues, à gauche. Encore un chemin à mi-hauteur dans le bois et
l'on plonge vers le village pour arriver le long de la petite rivière.
Pittoresque. Traversée du village, de la place devant le « Centre de
Pleine Nature », ce qui génère toujours chez moi, et, j'en suis sûr aussi
chez Manu, un peu de nostalgie de la grande époque de l'UM Veaugues... Enfin
bon, il existe encore ce club : t'as vu mon maillot non ? Et puis je
suis sur le vélo ! Je roule !.. Un peu façon « Dernier des
Mohicans » je sais bien…
Allez, tant qu'on y est…
retrouvons le théâtre de nos aventures locales : on a failli rater
l'embranchement (maintenant goudronné au début) du chemin qui monte vers les
bois de Veaugues. On bifurque vite pour arriver aux carrières. Et
maintenant ? Eh ben, on fait ce qu'on veut : on marque une première
pause pour quelques photos de franchissements près de la grotte puis on dévale
à la hussarde pour gagner ce que Manu s'amuse à appeler le « Colorado
Veauguois »… Eh ?.. Pourquoi pas ? C'est moins grand que le
fameux « Colorado provençal » près d'Apt, auquel Manu se réfère,
mais, la couleur du sol aidant, on peut s'y croire un peu… D'ailleurs on ne se
prive pas d'en profiter. Tout le
monde, à son gré, s'amuse à chercher des passages sympas, des bosses, des
trous, des montées plus ou moins possibles, des plongeons impressionnants, où
l'exemple aidant, on finit par tous se lancer l'un après l'autre après, pour
certains, avoir juré leurs grands Dieux que jamais ils passeraient là !
Moi je cours un peu à droite à gauche, l'appareil photo en main pour tenter de
cadrer LA photo du siècle (au moins !), celle qui ferait baver les pros
des magazines ? Mais, tu sais, le site s'y prête vraiment ! Faudra
qu'on repasse par là sans tarder, lors d'une SEC qui partirait de
Veaugues, comme on a déjà fait, on pourrait bien se prévoir un petit
créneau horaire avant la rando ou au retour, pour faire un saut là-bas, c'est
juste à côté. T'en dis quoi, papa ?
On quitte le site, un sourire
jusqu'aux oreilles… On n'a même pas pris le temps de se restaurer un peu. Alors
une barre, vite fait, et l'on se lance à travers champs, direction Gardefort.
Le chemin est dur et on peut rouler « sur la plaque », pour tenter de
suivre le Manu qui a piqué, comme il aime le faire, une accélération des
familles. Faut dire que, à part une chouette vue sur les hauteurs ensoleillées
de Bué, où nous étions tout à l'heure, la traversée des champs n'offre pas un
intérêt majeur. On file tant qu'on zappe le changement de direction pour se
retrouver sur la route, à quelques centaines de mètres de l'endroit visé. Bof,
tant qu'on est sur le grand développement, on continue. Retour sur le bon
chemin et montée vers Gardefort. Eh, Manu, si on prenait dans le bois ?
Une petite variante…
Euh, ouais…mais un peu coton, pas
bien frayée la trace, et puis, dis donc, la tempête a fait un drôle de saccage ! Un brin de technique pour
franchir les petits troncs et réussir à suivre la trace. Du coup on peine un
peu à se reconnaître…. Faut prendre à gauche…Là, tu crois ? Ben, ça ne
s'arrange pas : on est obligé de relever les branches pour passer. Mais on
débouche sur un champ, avec le château d'Eau de Gardefort juste devant. Pas perdus...
et puis, tiens, notre chemin est là-bas en lisière de bois…Un peu de tout
terrain (après tout, hein ?…) et on
retrouve le chemin puis le bitume, qui s'est d'ailleurs bêtement étendu
jusqu'à une petite descente qui était pourtant si sympa à dévaler… Un chemin
herbeux et on arrive à Vinon. Il y a des jambes dans le groupe qui
commencent à devenir lourdes, aussi, après avoir gagné le pied de Banon, on
décide de ne pas monter jusqu'au « Crot à l'Âne », tout en haut, et
d'éviter l'Orme au Loup. Juste un petit bout de grimpette, qui est d'ailleurs
fatale à Stéphane qui casse sa chaîne. Réparation somme toute assez rapide.
Après tout, on n'est pas dans la neige, loin de là ! Manu a successivement
laissé tomber jambières, gants, T-shirt sous le maillot et on se demande, en le
voyant se précipiter sur le bas-côté, si, cette-fois-ci, ça ne va pas carrément
être le tour du cuissard !
On remonte doucement vers la route, le temps de regonfler
une roue devenue un peu molle et l'on attaque le petit single qui, du bas de la
route de Vinon, va nous permettre de regagner la nationale, en haut. Bien sympa
ce sentier, en sous-bois, étroit à souhaits, sinueux sans trop, que c'est
amusant…de le descendre !!! Mais là, on le prend dans l'autre sens !
Et, sans qu'il soit très très pentu, il risque de nous poser quelques problèmes
s'il est, comme c'est sûrement le cas, collant, malgré les quelques cailloux
qu'on y trouve en haut et peut-être aussi à cause d'eux (de Pâques !!!
J'insiste, des fois que tu n'aies pas compris !). J'ai des souvenirs d'y avoir bien perdu
le souffle, dans ce truc…
Donc, emmanchons nous (!?) dans
le sentier… J'ai Manu devant et je redoute de bloquer quelqu'un dans la côte,
car pas de possibilité de doubler dans ce passage. En fait j'enroule assez bien
et lorsque, vers le haut, je dois rapidement poser un pied pour me permettre de
suivre le roin qui est la seule trace, je me rends compte que celui qui me suit
est assez loin. Je me sens plus dans le coup que la semaine dernière,
finalement. Mais le tempo n'est pas le même non plus sans doute.
Regroupement en haut, traversée
de la route et l'on enquille le chemin du tacot qui redescend, vers Bué. Tu
sais, une ancienne voie ferrée descendante, sol roulant, pas de virages, c'est
le truc que tu prends cool puis tu te mets sur la plaque et, peu à peu tu
prends de la vitesse et tu te retrouves à tenter d'aller le plus vite possible,
pour finir à fond. Faudrait pas qu'un lapin traverse ! Au départ on en a
vu un qui donnait l'impression de courser un(e) écureuil(le) ! Les lapins
quand même !!!
On regagne doucement la place de
Bué. Belle sortie : une petite quarantaine de bornes, pas loin de 400m de
D+ , à la louche, on s'est bien amusé, en plus. Du coup, on projette… on
souhaite d'autres soties dans le coin… une sortie d'une journée complète
peut-être, qui nous mènerait vers La Borne…
En attendant, notez la rando de
Bué le 17 mai : je serai retenu, mais l'an passé, on avait vraiment
apprécié !
Pour le prochain week-end, je
fais un truc de oufs avec Gien-Relax,
mais lancez-vous à St Martin des Champs (89) pour la « 1ère
Poyaudine » organisée par les gens de Lavau, c'est à découvrir, à côté de
St Fargeau… Si, toutefois, vous
avez digéré le chocolat ! |
|
| mardi 07 avril 2009, a 01:18 |
| Annay : Un temps à aller se " Beignets" ! |
Les traditions se perdent mon bon monsieur ! Onques
vit-on une « Rando des Beignets » sans boue, hm ? C'en devenait
sans doute même bien agaçant pour la bande de Marsus à Francis, cette
réputation collait au nom de la rando
comme la glaise de Puisaye
à nos crampons ! L'an passé, le grand circuit était super, mais
gâché au dernier moment par de fameux passages boueux ! Tant et si bien
que les Frapadingues en avaient envisagé de délocaliser (c'est à la mode) la
rando, soit sur le calendrier, soit géographiquement. Te dire !
Et puis, meilleure
solution : tâcher de trouver des zones plus dures, plus caillouteuses. Et
j'aurais bien aimé cette année fouiner sur la carte et à vélo dans la région,
avec Francis, pour chercher ces secteurs indispensables. Mais, cette année, je
suis trop pris par les travaux de maison et mes pénates à transporter, de 800m , mais à transporter
quand même !… Aussi quand j'ai vu, dimanche dernier, les
prévisions-météo annonçant une semaine printanière à souhaits, j'en aurais bien
bouffé mes pinceaux et rouleaux de
ne pas pouvoir aller participer, avec le René-Coupe-épine et le Tarnais, au
balisage des circuits. D'abord, pour leur donner un coup de main et puis, c'est
toujours une opération sympa : la préparation, de la fête c'est déjà la
fête, tu sais, comme quand on installe les projos, la sono, quand on sent
l'odeur des rideaux, la poussière de la scène. Tiens, je te placerais bien
encore un petit couplet souvenirs-nostalgie…la fête scolaire qu'on préparait à
Couloutre, la scène qu'on installait dans la classe avec des planches
d'échafaudage disposées sur de vieux pupitres, les structures portant les
éclairages (des ampoules peintes à la gouache dans de vieilles boîtes de conserves) et le rideau de scène, les
tentures qui délimitaient les coulisses, lieux magiques. Et je t'assure que les
cours habituels qui se déroulaient dans cette salle métamorphosée, n'étaient
pas ceux auxquels nous étions les plus inattentifs, au contraire ! Tout ça
comptait presque davantage que le spectacle lui-même qu'on donnait en fin de
semaine devant la salle comble… Enfin je te raconte pas, Actif-Michel va encore
me charrier !
Toujours est-il que je n'ai pu
résister à aller le jeudi matin, les accompagner symboliquement sur la portion
au-dessus de Neuvy. En culpabilisant deux fois, évidemment : une fois,
parce que je ne les aidais pas assez, et une autre fois, parce que j'aurais
quand même pu aller poser quelques lés de papier en plus dans la future salle
de séjour au lieu de m'amuser sur le vélo !
Du coup, quitte à ne pas aider,
je suis allé au bout de ma honte en participant en « extérieur » à la
rando. Mais ça, avec un sol sec, je m'en réjouissais plutôt.
L'Actif-Michel, justement, il
peut bien rigoler, mais il n'était
pas de la fête, enfin, de celle-là, parce qu'il a dû fêter un brin quand
même ! Et puis le Michel-Léopold non plus, et toute l'équipe de
l'ECC ! Il y avait de la désertion dans l'air, côté copains.
Ceci dit, comme j'arrive sur la
place d'Annay, faut s'employer pour trouver une place pour la voiture !
Bon signe ! Pourtant, j'ai cherché à arriver assez tôt pour profiter un
peu de tout le monde : une bise ici et là, des poignées de main un peu
partout…Ça rigole déjà autour du café-viennoiseries. Francis s'affaire ici et
là et chacun semble à son poste. Côté marcheurs, c'est la foule aux
inscriptions et puis les vététistes arrivent. Le Stéphane de Montargis et une
belle brochette de Gien-Relax, presque un essaim d'
« Abeilles », quoi. Manu
(encore un ! l'UM Veaugues
était riche de « Manus » !) nous hèle et se prépare vite pour se
joindre à Stéphane et moi quand nous décollons, avec le groupe de Gien-Relax…Hé
là ! Je vais où, moi? T'as vu
l'équipe ? Le Manu Vatan, c'est un rouleur, le Stéphane, je t'en cause pas...
et puis si on se mêle aux Gien
Relax !!! Je te le dis, moi, j'ai, vite fait, mis en route le
cardio : va falloir
contrôler !
Direction Neuvy quasi
directement : la montée douce qui sort d'Annay, après le cimetière, ça
fait déjà drôle de la trouver aussi sèche : du jamais vu, presque. Le
single entre la Vrille sûrement glaciale encore et le barbelé, la passerelle et
l'on se lance dans la montée vers Gardefort : pour un test, c'en est un.
Je la connais bien cette montée, alors pourquoi je suis parti à ce rythme
là-dedans ? Parce que ça allait bien ? Dans la première partie, oui,
mais la fin m'asphyxie un peu. Faut pas que je m'occupe du reste du
troupeau et que je monte à ma main. Point barre ! Coup de bol, mon
téléphone sonne : c'est l'Actif-Michel qui doit l'avoir saumâtre un peu de
ne pas être sur le spad par ce matin de printemps et qui nous fait un petit
coucou à son lever (Déjà ? Il est à peine neuf heures !). Du coup, je
reprends mon souffle et me ça me donne une excuse pour ne pas avoir à essayer
de suivre le train des rouleurs rayés jaune et noir. On suit un peu la voie
ferrée puis on dévale sur les bords de Loire pour rejoindre le point de ravito,
près du pont, un point très « Centrale » n'est-ce pas puisque
quasiment au pied des deux grandes tours de refroidissement, sur la rive en
face. C'est le mot, en effet, puisque c'est d'ici que partent deux
boucles : l'une qui fait l'aller-retour du pont de Bonny, de part et
d'autre de la Loire et l'autre boucle qui va monter un peu au-dessus de Sury-près-Léré
et Belleville. On peut faire son menu à la carte, quoi... Justement, côté menu,
la table est tenue par des pas tristes :le Tom, Pharmaton, Christophe, ça
ne génère pas vraiment l'ennui (voir le Dudu en train de mettre en scène ".. et la tête sous le robinet !!!"). Du coup, peut-être qu'on s'attarde un peu
plus que la normale. De plus, du côté de la centrale, en gars qui connaissent
le coin, on ne fait pas trop gaffe au balisage et l'on commence à se planter.
Pas trop mais, on gagne du temps, tout ça (!) .
Chemins roulants du Val, bon
rythme mais dans lequel j'ai du mal à être à l'aise... Pourquoi ? va
savoir ? C'est la côte de tout à l'heure que je n'ai pas digérée ? Je
ne réussis pas à avoir la niaque.
Bien sûr, on se grimpe le coteau en face, une fois, puis deux. Cette
fois-ci je ne me fais plus prendre et ne regarde pas trop les roues des deux
jeunes devant moi qui me prennent logiquement quelques longueurs dès que ça
s'élève un peu. On reste un peu en
haut, des cyclos nous croisent sur la route, repèrent nos maillots, à Manu et
moi : « Salut les gens de Veaugues !». Hé, ben !… Dans le
dernier « Régional de Cosne », un article sur la rando de Pouilly
saluait : « la participation importante du club
Veaugues… » ! On remonte dans le temps !!!
Un passage un peu à
l'ombre…Eh ? C'est de l'humidité ça ? Les roues marquent sur quelques
dizaines de mètres ! Pour qu'on repère ça, c'est te dire si le reste est
sec ! Sec et caillouteux, comme la descente délicieuse qu'on se fait juste
après . On remonte tout de suite ? Ça a failli ! En fait, on
regagne Belleville puis le pont et retour au ravito. C'est pas mal ce système de boucles en trèfle (c'est
de saison !). Non seulement on peut choisir son parcours, mais, en plus,
on croise les uns et les autres, des qui partent, ou repartent, d'autres qui
rentrent, des gens qu'on n'aurait peut-être pas aperçus sinon. On a ainsi salué
Pilou, remis, un pars habituellement plus matinal que nous. T'as compris que la
halte est encore une fois, peut-être, un peu plus longue que raisonnable.
On rattrape le retard (quel retard, après tout ?) sur la
boucle des deux rives où l'on roule sur la plaque presque tout le temps, sauf
au passage de la « musse à René », bien sûr, et un peu après. Je me
trouve un peu plus dans l'allure. RAS sur cette boucle à part un
« bunker » de sable caché juste après une bosse et où Manu a bien
failli plonger !
Troisième passage au ravito, qui
commence à être pas mal dégarni (sauf la « Trousse-pinette » de
dessous la table qui assure encore). On a un peu l'impression de faire
l'arrière-garde.… Pourtant, je témoigne que ça roule, non ? Alors
quoi ?
Aller on rentre ! Passage
sous la nationale et la voie ferrée et on pénètre dans le site du parcours de
santé (?). Un beau talus, en sous-bois, avec des chemins et sentiers en tous
les sens : sens du haut en bas surtout, d'ailleurs.. Enfin, non, vu le côté par lequel on
arrive, c'est plutôt de bas en haut !!! On l'a parcouru bien des
fois, ce secteur, du temps du Grand Jean-Pierre mais, l'autre jour, on y a
découvert encore un single inconnu, que j'ai trouvé génial. Le problème c'est
que, maintenant, faut le prendre dans l'autre sens, et je peux te dire que là,
c'est petit plateau d'autor ! Comme quoi, sur cette rando, on aura tout
usé, du grand au petit. C'est ce qu'il faut, non ? Comme on aborde le
sérieux, je m'aperçois que le Francis est revenu flécher une variante moins
inhumaine ! Dommage, non ? Je voudrais bien savoir combien auront eu
la franchise (si, si, j'appelle ça comme ça !) de voir la bonne
direction et faire le vrai passage ! Déjà, tu vois, le Stéphane, il était
parti en biais, qu'heureusement je l'ai rappelé à ses z'obligations, ah,
mais !
Eh ben, quoi ? Ça se
monte ! C'est pentu, OK, mais pas bien long. C'est vrai qu'il faut un peu
charger la roue avant qui a tendance à se prendre pour une montgolfière et sans
soulager trop celle de derrière que tu t'ingénies à faire tourner à force de
jus de mollet. Un petit replat et l'on continue le même genre de raidillon, en
un peu moins pentu, mais assez délicat à négocier parce que juste côté de petites marches (qu'empruntent,
en plus, un groupe de marcheurs !). Le Stéphane, comme tu peux voir, il te
monte ça quand même sur la roue arrière ! Il va même « faire la
descente » un peu plus loin, en dévalant sur l'étang de Marvy ! Eh
ben, dis donc, Stéphane !!!
Voilà, encore un peu de plat,
puis une montée longuette au bord de l'autoroute et l'on est presque arrivé. Le
temps de récupérer un gars à la dérive, de rater du coup nous aussi bêtement le
balisage et l'on retrouve le bon chemin en haut de la dernière descente. Je
bousculerais bien, tout juste, deux au trois vélos qui abordent la zone avec
circonspection, mais comment rater
ce dernier toboggan, plein de roins qui se croisent, de feuilles sèches, que
c'en est un régal ? Zou !!! Eh, attends, là, ces trente centimètres
brun foncé, dans un creux d'ornière, c'était pas de la boue ? Le seul
passage du jour, si on peut dire ! Parking d'arrivée : encore un bout
de conversation avec les Zabeilles qui remballent et l'on se pointe juste pour
vérifier qu'il reste bien encore (cette année) un peu de Kir pour faire passer
les beignets !
Bon, là encore j'aimerais bien
m'attarder encore. On "bilane" : 400m de D+ , 56 km à 20 de
moyenne, comme beaucoup sans doute aujourd'hui. On commente : « Faudrait prévoir deux circuits,
que dit Francis, on choisirait au dernier moment, en fonction de la
météo… » Il regrette presque de ne pas avoir repris celui de l'an passé…
Sûr : personne l'aurait
reconnu. On l'aurait peut-être même trouvé roulant ! Un comble !
Bon, dimanche c'est Pâques :
alors pas lerche d'organisations : Vienne en Val (45) pour les gens plus
au nord, sinon rien dans le coin... c'est… cloche ! (oui, je sais, j'ai
honte, mais je pouvais pas le laisser de côté, celui-là, t'es bien d'accord !). Sinon, le
Manu de Bué descend de sa région parisienne et propose un tour en Sancerrois.
On en recause ? |
|
| mardi 31 mars 2009, a 09:17 |
| Pouilly : "Les Pas courts du qu' heure (d’été)" |
Bon, ça s'arrange pas, je sais… À
part ça ?
À part ça, eh ben, voilà :
comme je t'ai dit, pour rouler ce dimanche, on avait un « Parcours du
Cœur » à Pouilly, tracé par les « Castors Furieux » locaux. Pas
mal, mais vingt bornes… alors Actif-Michel avait proposé : « On part
de Cosne pour aller à Pouilly, on fait la boucle et on revient » Euh… oui,
bien sûr, mais ça fera une bonne cinquantaine de bornes, ça …Mais il avait
trouvé que, en prévision des étapes de la GTMC, il fallait commencer à faire de
bonnes sorties. Alors, pourquoi pas ? On lance l'invite aux
« Frapadingues » et on se dit RV dimanche matin départ huit heures.
Sauf que ça faisait sept heures
du mat' de la veille, vu qu'on avançait (normalement !) les montres z'et
autres réveils d'une heure dans la nuit, passage à l'heure d'été
obligeant !
Doncques, nous voilà quelques
transis ce dimanche matin sur un parking de Cosne-Sud, aux aurores, guettant
l'arrivée des copains, d'une part, et les premiers rayons du soleil d'autre
part, car il pèle un peu encore et l'on compte bien sur le Mahomet pour nous
chauffer un p'tiot peu…
Christophe est déjà là, arrive le
Franck, puis Didier qui tombe des nues en apprenant qu'on part pour Pouilly,
lui qui croyait à une petite S.E.C dans le coin.. . Il commence à se
demander quel plan on lui fait là… Francis, le Tarnais, arrive à son tour avec
déjà quelques km dans les pattes et mon téléphone sonne une première
fois…Devine ? Ouais, t'as
compris que c'est le Tom' qui vient de se faire sortir du lit par le Pharmaton
et qui est à peine sauté dans le cuissard
et est en train de charger son bô nouveau vélo dans le fourgon. Il
arrive dans deux minutes.
On, patiente donc un quart d'heure dans LE rayon de soleil qui passe par-dessus
les blocs de magasins.
Évidemment, comme prévu, le
téléphone sonne une deuxième fois : Actif et Anne qui nous attendent un
peu plus bas près de chez eux et viennent aux nouvelles. On guette : le
fourgon bariolé arrive, en sortent le Tom', le Pharmaton et un beau
« Cube » tout flac, qui sent encore la peinture, mais ça vient
peut-être du fourgon, en fait. Le temps d'admirer et on est partis. On récupère
Anne et Michel et… direction Villechaud, puis Pouilly !
Comme on sort des bois à la
Roche, Actif Michel se plaint d'un drôle de bruit puis s'arrête :
crevaison, vite réparée, trop vite même puisque, sur la petite route du val où
l'on vient juste de se mettre sur la plaque, on s'arrête de nouveau pour le
même motif. Ben, oui, faut pas oublier d'enlever l'épine (de ch'val ou d'ours, c'est pareil, en
tout cas elle est noire !). Tu crois qu'on sera à neuf heures à la Maison
de Loire, comme prévu ? Mais bon, c'est plat, on fait un bon bout de
route et on y emmène bien. Tellement d'ailleurs que Michel vient devant
demander qu'on lève un peu le pied pour Anne… avant de prendre la tête et
d'emmener tout le monde, va comprendre !
Maison de Loire, inscriptions, on
retrouve le Castor Juju, et l'on a à peine bu le café que la bande est déjà
là-bas au bout du quai de Loire vers le sud de Pouilly. Faut déjà ramer pour
recoller. On passe sous l'autoroute et
l'on s'élève en lisière de bois par un chemin très sympa au-dessus du
hameau de Charenton. Bon, là t'attends le couplet « Nostalgie, quand
tu nous tiens… » Vu que, dans le hameau, on aperçoit le toit (mais il est
où, au fait ?) d'une grande et belle maison que j'y ai construite dans une
autre vie, mais ça fait un fameux bail !
Ben raté, je t'en parlerai pas
plus, vu qu'on a déjà bifurqué sur la gauche pour monter un peu et revenir vers
le bourg de Pouilly. D'ailleurs j'ai des plaques rouges qui me viennent de
partout, ça me gratte et je tousse… Allergie ? Hmmm, c'est qu'on doit
s'approcher du collège ! Par chance, la vue en est cachée par le gymnase
et l'on tourne à droite pour prendre un chemin de vigne qui nous éloigne en
montant doucement vers le Bouchot. Suis dans les premiers en haut, mais je ne
tousse plus ! Chouette d'ailleurs, ce chemin, tu l'as remarqué, c'est sûr,
quand tu passes sur l'autoroute près de Pouilly : y aurait pas les
glissières de sécurité, sans t'en rendre compte, tu obliquerais dessus, tant il
est tentant.
En fait, tu crois souffler en
arrivant au Bouchot mais le Juju, il ne nous arrête pas là : on continue
le long de la vigne, en bord de route (que l'un d'entre nous, dont je tairai le
nom, ose emprunter !). Là bas, Anne, loin devant, franchit la route et
continue de monter entre les vignes. Elle a profité d'une brève halte tout à
l'heure pour partir devant et, depuis, on ne réussit pas à la rejoindre, c'est
marrant comme ça booste, d'être devant les autres, t'en connais pas un comme
ça, toi ?
Toujours est-il qu'on s'élève
au-dessus du Bouchot, en direction de St Andelain. C'est régulier et ce chemin
de pierre entre les vignes est un vrai plaisir. Là-haut, une voiture et un
groupe de personnes qui nous voient arriver de loin : le ravito. Belle vue
sur la Loire, Pouilly et juste en dessous, les pointes des tours du château du
Nozet, on n'en sort pas des châteaux, ces temps, qu'est-ce qu'on devient
rupin !
Encore un bout de côte pour
atteindre le bourg de St Andelain. Arrivé là, on est sûr d'une chose : ça
va forcément descendre, vu qu'on est monté sur la butte (avec un
« B », hein !!!).
On fait ça en plusieurs temps et quelques zigzags qui nous font passer
par les Berthiers (quoi ? oui, ça fait un peu « route des vins »
notre affaire, c'est vrai). Encore une montée assez longue mais bien régulière,
le long de l'autoroute pour arriver au-dessus de Pouilly. On descend par la voie romaine ?
Mais non, Juju a trouvé beaucoup mieux : une descente en direction du
petit passage sous la voie ferrée : un miel, je te dis. On s'y tire la
bourre, le Juju, le Tom' et moi : les roues dansent sur la caillasse,
évitent les gros cailloux, les roins piégeux, prennent des appuis sur
l'extérieur des virages ou cherchent à plonger dans l'intérieur, pour enrhumer
celui qui précède. On sort du boyau humide et sombre qui passe sous la voie
ferrée, heureux comme des gamins… Quel pied ! On serait bien plus
essoufflés qu'après une montée !
Reste encore un super
plaisir : le sentier de découverte qui serpente dans « l'île de
Malaga » : il est bien sec, dégagé, c'est un régal de tourner, virer,
dans la végétation. Dis donc, le Tom' il aura eu un vrai parcours de test de son
spad, entre les montées, les descentes (ça avait l'air d'aller de ce côté-là,
m'a semblé !), le plat roulant, et maintenant la maniabilité !
On sort du sentier devant la
Maison de Loire : l'accueil est à la hauteur de la réputation
locale : les bouteilles sont ouvertes et c'est une vraie dégustation
comparée qui s'opère. « T'en penses quoi de celui-là—Lequel ? le
2006 ? Non, cette bouteille-là ! » Et ainsi de suite... On se
sauve quand ils se mettent, devant notre enthousiasme, à sortir les toasts… En
fait on n'est plus que deux quand on met le nez dehors, le reste de la bande
est déjà reparti sur la route qui longe la Loire, vers Cosne : personne en
vue. Du coup nous voilà, nez dans le cintre, plus gros développement possible
et hardi que j't'appuie ! Les loges, personne encore, les vaches !
z'auraient pu attendre ! Les Girarmes, rien encore en vue ! L'ombre
du Tom', sur la route, m'indique qu'il est dans ma roue, mais ne relaie pas le
cochon ! Comme on prend le petit chemin le long de la voie ferrée, je vois
le groupe, au bout. Les chameaux ! (je veux dire par là : ceux qui
sont restés sobres » !). Sans baisser de rythme, je double et passe
devant. On me dit « Et Tom' ? » « Ben, il est dans ma
roue ! » Ils voient pas ? En fait quand on marque la pause au
petit bourg (tout petit !) de Tracy, près de l'église et du château
(encore ???), je me rends compte que le Tom est largué. On reste trois à
l'attendre : et s'il avait un pb ? Dame, il en aurait bien un :
les crampes ! Le vin blanc, tu crois ? Booof, il n'en a pas
tellement bu plus que moi, non ?
Du coup il faut de nouveau
chasser pour rejoindre le reste de la bande qui grimpe la petite côte sortant
de Tracy. Ça deviendrait bien une espèce de retraite de Russie, notre
affaire ! Chacun fait ce qu'il peut pour rentrer. Le Pharmaton a déjà
choisi la route la plus plate, dans le val. Tom' et Christophe suivent derrière
et vont choisir de rentrer par la route de Villechaud.
Moi j'ai les dents encore. Je
voudrais bien passer par un autre chemin que celui de l'aller. J'essaie de
proposer une variante, mais ça monte un peu… pas d'écho. Du coup, je ne résiste
pas et part en franc-tireur. À moi le petit chemin caillouteux qui monte vers
« Les Froids ». Oh, t'imagine pas que je déborde d'énergie ! Je
marche plutôt à l'ivresse des chemins secs, je voudrais rouler et encore rouler
là-dessus ! Depuis l'automne qu'on attend ça, depuis le Rallye des
Vignobles, en gros… alors, tu parles ! Je redescends vers les bois de
Villechaud en appuyant un peu pour tenter de retrouver les autres. Je les
rejoins peu avant la salle des fêtes, juste comme Francis part de son côté, par
un chemin plus court pour rentrer chez lui. Je tente de nouveau de faire passer
tout le monde par le sentier des bords de Loire, mais non, je suis seul à m'y
lancer. Comment peut-on laisser ça de côté ? C'est fait pour le VTT,
le spectacle de la Loire est évidemment magnifique et, ce qui ne gâte rien, on
y est assez à l'abri d'un petit vent contraire pas très chaud, alors…
Je remonte vers la ferme de Port
Aubry, quand je vois les autres passer à 50 m, Michel et Anne partent de leur
côté, ils sont arrivés et je les hèle sans succès. Je rejoins Didier et
Franck puis Tom' et Christophe qui
remontent vers notre parking : devant, nous voyons le Pharmaton qui y
arrive tout juste. C'est rigolo qu'en ayant suivi trois ou quatre chemins différents nous
arrivions quasiment ensemble !
Vraiment belle sortie : la
boucle (et les verres) de Pouilly étaient un vrai plaisir. Un total de 60 km,
400m de D+ (eh, oui, quand même) et quasiment 20 de moyenne mais avec pas mal de route !
Les amis, je vais vous dire un
truc : on annonce du beau temps ! Si !si ! On va donc se
faire une « Rando des Beignets » sur sol sec dimanche prochain !
Le panard, non ? Faut pas rater ce déplacement, les « Frapadingues »
ont prévu des circuits côté Ouest, vers le Cher. Astiquez le biclou, et comme
on a peut-être des chances de mettre le cuissard court … rasez les
papattes et piquez l'autobronzant de madame ! |
|
| mardi 24 mars 2009, a 08:44 |
| Donzy : « Les Châteaux de la Gloire » |
Mais c'est quoi ce titre ??? Hein ? N'importe
quoi !.. Oui, oui, je sais... et alors ? Ça sonne non ? Et puis,
les châteaux, t'es d'accord ? Bon, et puis la « gloire » au lieu
de la « Loire »… allons, le Pilou, il est pas glorieux, dans ses réalisations ?
Et puis il y avait du populo à sa rando de l'école, hein ? Alors, chipote
pas, laisse-moi mon délire…
C'est vrai que le Pilou, il s'est
piqué au jeu et que, depuis qu'il nous a fait un ravito dans la cour centrale
(carrément !) de l'énorme forteresse de La Motte-Josserand, il y a
quelques années, il a tenu la gageure (c'est mieux que « challenge »,
non ? Enfin, tu choisis, raye le mot qui ne te plaît pas), le défi,
donc aussi si tu veux, de nous accueillir au ravito dans un château de la
région. Faut le faire ! Et, tout en étant du coin, je ne pensais pas qu'il
y aurait autant de possibilités ! Car chaque année il nous a trouvé un
nouveau castel ! Attends, je réfléchis… La « Motte-Josserand » à
Perroy, le château des Granges à Suilly-la-Tour, un petit manoir près de
Vielmanay (d'où le nom peut-être ?) et cette année Villiers… Eh, Pilou, et
le château de Couloutre ? Je le veux, celui-là ! C'est le mien, là où
ce que j'allais chercher le lait avec ma laitière en alu, à pied, le soir. Tu
sais, la laitière pleine de lait que l'on faisait tournoyer au bout du bras,
pour impressionner la copine qui venait faire le trajet avec toi, à la tombée
de la nuit… Le château, je devrais dire LES châteaux, car il y a l'ancien,
devenu ferme, et le plus récent, entouré de douves…Tu comprends qu'il me faut
revenir là-bas ! On n'en était pas loin cette année…
En tout cas, ce dimanche matin,
on est tous fidèles au rendez-vous, malgré la rando de Tracy, venue se greffer
bêtement sur le même jour. Tu parles qu'on se régale déjà : on connaît la
qualité des tracés du Pilou :
il va y avoir LE château du jour, donc, et puis, SURTOUT, il fait beau,
mon vieux, mais beau ! Un soleil qui, depuis plusieurs jours, doit avoir
séché les chemins, ça va être la première vraie rando sèche de l'année.
Justement, en arrivant au-dessus de Donzy, tout à l'heure, le soleil passait
l'horizon et éclairait en un contre-jour d'école (forcément !), la
brume bleue qui baignait la vallée du Nohain et d'où émergeait la silhouette de
la vénérable tour de l'ancien prieuré de Donzy-le-Pré. Un choc esthétique, je
te dis. Et il y en a qui se demandent ce qui nous pousse à nous lever si
tôt !…
Par contre il ne fait pas
chaud ; on annonçait des moins six, voire plus, à Nevers ce matin et je
confirme un moins deux ici, moins glacial mais quand même. Du coup c'est
hétéroclite dans les tenues : dans les gars qui se préparent, ça va du
cuissard court et presque T-shirt à la veste thermique et sur-chaussures,
mitaines et gants fourrés, il y a de tout. C'est vrai que l'on se dit que, en
fin de matinée, avec quelques grimpettes en plus, il va faire bon sous les
maillots mais en attendant… J'enfile-t-y la veste ? Ou ben le
maillot ?… Un rayon de soleil qui passe les toitures me décide : pas
de veste.
Bon, tour d'horizon :
Actif-Michel et Anne sont là-bas, j'ai vu passer Maurice et Christian et l'ECC
est complétée par Michel-Léopold, qui vient d'arriver. Se pointent aussi les
Frapadingues en force et même Stéphane.Pas de Gien-Relax : trop loin pour
eux ? Et puis ils ont leur « TransCoralie » en interne. Ils nous
enverront peut-être des cartes postales de la Coralie ?
Cour de l'école, inscriptions,
salut à Maître Pilou et coup d'œil avec lui à la carte, comme on ferait au
resto, en somme, c'est quoi le plat du jour ?…Il a même affiché l'adresse
de ce blog ! Salut à toi qui, grâce à ça, viens lire mes délires !
Plus de quarante bornes, même si
on a la promesse d'un sol sec, mieux vaut ne pas pater : en route !
On est un bon groupe, auquel s'est joint Pascal, un ancien de Veaugues (ça fait
cinq maillots verts, on s'y croirait !) et un sien copain. On quitte Donzy
par un petit chemin sympa qui s'élève vers le nord, jolie vue. Passage dans la
cour d'un gros domaine, (le Pilou a l'art d'obtenir des autorisations !)
et l'on se lance à travers la campagne, direction Perroy, en gros. On se dit
que tout cela, on connaît, entre les randos de Pilou et celles de l'ES Donzy,
on est souvent passé par ici. Pourtant on prend soudain un petit chemin bordé
de broussailles, un sol sec et caillouteux comme dans le midi, miam ! On
passe entre deux hauts talus, un pont au-dessus : mais c'est le passage de
l'ancienne voie ferrée ! Ce n'est pas très long, mais c'est génial !
Après ce petit crochet qui valait le coup, on reprend notre cap initial et, en
débouchant d'un bosquet, on se prend en pleine poire la vue sur les grosses
tours et les lourdes murailles de la Motte-Josserand. Simple passage, sans
arrêt particulier cette fois, et l'on s'éloigne par le joli chemin montant dans
le petit bois en face et qui file sur Perroy. Au delà, on retrouvera la trace
de l'ancienne voie ferrée de Clamecy à Cosne, c'est roulant et ça file…bon
train natürlich ! Le chemin traverse de vastes étendues :
heureusement que le sol est sec, sinon ça rappellerait douloureusement le
retour de la « Décrasseuse ». Mais là, on peut profiter du soleil, de
la vue aussi, vers l'arrière où l'on guette les plus gros rouleurs des
« Frapadingues » dont on pensait qu'ils ne tarderaient pas à nous
rejoindre… Mais on appuie pas mal quand même aussi ! Une petite chapelle
entrevue dans la cour d'un gros domaine, auprès duquel on passe. e
cherche à montrer, devant, à mes collègues, les hauteurs de Bouhy, où avait lieu une
belle rando la semaine dernière, mais l'horizon est brumeux. Deux hameaux familiers :
mais c'est la « Bécasse » et la « Gueule du Four » !
On est au-dessus de mon village, Couloutre, dont le clocher émerge la brume,
là-en dessous… On n'en verra pas plus et l'on file vers le domaine de Lativeau
où tout le monde reconnaît le chemin que l'on suit pour la Rando des Gâteaux de
Riz et de Semoule » de Ménestreau, la traditionnelle sortie de début
janvier. On va passer carrément dans le village en question pour escalader, en
face, la bosse du Minerai et s'enfoncer dans le bois du même nom. On
grimpe pendant un bon moment, avec le plaisir de retrouver des chemins sympas
et l'on débouche presqu'en haut de la côte des Grandes Herbes, une route dont
les deux ou trois lacets nous faisaient nous imaginer autrefois, mon frangin et
moi, qu'on escaladait un col du Tour de France, au moins. On s'y affrontait,
façon Anquetil et Poulidor dans le Puy de Dôme…
Délice d'une petite descente,
suivie d'un bon coup-de-cul,
encore et l'on glisse doucement vers Villiers et son château et, donc, le
ravito ! Enfin ! C'est vrai que nos estomacs l'ont pas mal
attendu et que les derniers
kilomètres en ont été d'autant plus durs.
On profite donc du moment, de
l'abri ensoleillé au pied des murailles, près d'une mare pittoresque. On admire
les toitures dont on a suivi la réfection, au cours des années précédentes,
chaque début janvier. Petite visite dans la cour intérieure pour admirer une
tourelle octogonale et une belle arche. Ça a bien l'air d'une authentique
ancienne forteresse…
Comme nous repartons se pointe
Michel-Pieds-nus, et notre groupe se scinde un peu. Avec Michel-Léopold, nous
attendons Pieds-Nus qui s'est sustenté juste le temps d'une photo ! Les
autres sont partis un peu devant sur le chemin qui suit le talweg d'un vallon
bien sympa, en montant, doucement d'abord, puis un peu plus sérieusement dans
la forêt. Quelques gymnastiques pour passer dessus, ou dessous, ou autour
d'arbres abattus sans doute lors des coups de vent de cet hiver. On a quitté
les chemins connus et l'on suit une « Pilou's trail » pur sucre, avec
le vrai plaisir de la découverte : jamais passé par ici ! Je me
repère vaguement, selon la direction générale et en fonction des routes
traversées, mais je me demande quand même où on est exactement. Un chemin
légèrement descendant, à l'orée du bois, baigné de soleil. Régal. Fait du bien
de le retrouver celui-là, parce qu'en sous-bois, faisait parfois un peu
frisquet, malgré un parcours parfois exigeant.
Bon alors, on est où, là en
sortant ? Ce hameau… Les Pénissiaux ! J'en connaissais surtout
les quelques maisons plus bas, au bord de la route, vers laquelle on descend,
pour prendre, juste avant, ce chemin, souventes fois parcouru, qui longe la
Talvanne et qui peut mener, direct, à Donzy.
Mais le Pilou nous a encore
réservé un dernier épisode : on quitte le val de la Talvanne pour prendre
la direction de Cessy-les-Bois. Avec Actif, on regarde autour : ben oui,
pour quitter le vallon qu'on vient de prendre, il n'y aura pas d'autre solution
que grimper, nécessairement. Justement, on vire à droite et ça s'élève d'un
coup. Hue donc ! Michel (Léopold) évoque les grimpettes qui nous
attendent en Juillet entre Clermont-Ferrand et Sète, et que j'ai franchies, il
y a douze ans : « Ça grimpe comme ça ? »…Ben ouais, mais
plus longtemps, mon Michel ! Lui qui bosse depuis une quinzaine sur les
réservations aux étapes, faut pas quand même que je le décourage !
On traverse encore la forêt dans
un coin inconnu. C'est varié, parfois délicat et technique : roins,
branches de sapins jonchant le sol (et encore, le Pilou, il s'est coltiné d'en
ramasser plein avec ses petites papattes !). Et puis, soudain, on débouche
sur les ruines de l'Épau ! Attends, j'ai pas dit l'E.P.O ! Tu fais
une fixation, c'est pas possible ! Moi, je suis en plein choc émotionnel,
successif à l'arrivée sur ces ruines d'une ancienne abbaye cistercienne,
au-dessus de la Talvanne, et toi, tu divagues… C'est vrai que le nom du lieu
prêterait (et même prêtre-rait en l'occurrence) à des jeux de mots laids :
genre « on a l'Épau d'arriver là », « il ne faut pas vendre
l'Épau de l'ours » et j'en passe des bien pires !
Bon ? Je te refais une
séquence souvenirs ? Dans mon enfance (te dire s'il y a longtemps !)
ces ruines émergeaient à peine de la broussaille, romantiques, tu peux pas
plus … Alors tu parles ! Et plus, elles figuraient sur l'étiquette
des coulommiers qu'on fabriquait (si ! si !) à la laiterie de
Couloutre... Bon j'arrête là... Ben, justement, oui, je m'arrête, je prends le
temps de quelques photos, de m'avancer un peu près des vieilles murailles et de lire un petit historique que le proprio actuel a sympathiquement
disposé près d'un cubi de rafraîchissement, avec un petit mot d'encouragement.
Il faut dire que le chemin et le lieu sont privés et ouverts spécialement pour
nous aujourd'hui ! Démerde, le Pilou, non ? En tout cas, il m'a fait
là un chouette cadeau !
On rejoint vite le chemin du bord
de Talvanne et l'on regagne vite
Donzy. Quarante-six kilomètres et 500 m de D+ à bonne allure.
On discute de tout ça autour du
pot largement offert. Lots à chacun, ça va de la casquette à la sacoche et
passant par un tablier des plus seyants pour Actif-Michel (voir son blog: http://michel120254.skyrock.com/) Rendez-vous le 5 avril chez les
Frapadingues pour la Rando des Beignets à Annay (58). On en reparlera, c'est
indispensable. Mais avant ? La semaine prochaine ? Alors que ces derniers dimanches, il
fallait se partager et hésiter entre deux randos (Les Aix et Argent, Bouhy et
Henrichemont, Donzy et Tracy) Voilà que le 29 il n'y a rien… Malin !
Enfin, si: les « Castors
Furieux » de Pouilly font un circuit pour les Parcours du Cœur au départ
de la Maison de la Loire, un petit 21 km, mais on est en terres connues et l'on
pourra allonger la sauce sur place. On se dit là-bas ? Ou alors cherche
dans ton coin, il y a peut-être aussi un « Parcours du Cœur ». Romain
m'a signalé quelque chose au-delà de Bourges, dans l'Indre, mais je n'en sais
pas plus ; il y a aussi une rando à St Jean de Braye (45). Loin pour moi,
tout ça ( !) Bref, au p'tit bonheur la chance… Bonne semaine !
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| mardi 10 mars 2009, a 12:05 |
| Les « Coteaux de Morogues » : Chez l’ «Ex » des Aix |
Eh oui, dans l'équipe de l'ADL des Aix d'Angilon, qui
organise les « Coteaux de Morogues », œuvre (et pas qu'un peu)
l'Ex-président de mon club U.M.Veaugues dont il fait toujours partie,
heureusement. Ce Manu-là, j'en suis sûr, nous aura trouvé un tracé à la hauteur
et… en hauteur aussi !
Justement, les hauteurs de Sancerre, quand je pars ce
matin, on ne les voit pas, cachées qu'elles sont par un ciel bas : sûr que
du côté de la Borne, c'est pareil ! Mais bon, il ne pleut
pas, comme les différents bulletins météo nous l'annonçaient depuis
plusieurs jours, c'est déjà énorme. Toutefois, sur l'aire de départ, on
s'interroge bien un peu sur l'équipement à prévoir. Difficile de ne prendre que
des mitaines ou renoncer aux sur-chaussures quand il fait encore assez frisquet
(il y a en particulier un petit vent pas bien chaud), évidemment, on sait bien
que, dans la matinée, les efforts aidant, il va faire chaud sous les maillots,
mais pour le moment…
Pour le moment, et bien, on attend : Michel-Léopold
vient d'arriver, Eric-Œil de Lynx et son compère Pascal, que j'ai convaincus la
semaine dernière, ont fait le déplacement. Un seul « Frapadingue »,
en la personne de Michel-« Pieds-nus », qui s'y remet sérieux après une
coupure assez longue, et qui d'ailleurs part devant : « Vous me
rattraperez ! » Tu parles ! Maurice arrive : il lui a fallu
faire cent bornes pour être des nôtres ce matin, chapeau, hein ? Quid
d'Actif-Michel et Anne ? Coup de fil… Panne de réveil !
Du coup on évite la (très relative) cohue du départ
groupé, pour faire le notre particulier : Michel, Maurice, Alain, Francis
un ami à eux, vigneron dans le coin, et puis nos deux « abeilles » de
Gien-Relax, qui ont la gentillesse de faire au moins le départ avec nous, même
s'ils ne veulent pas « faire les avions » comme ils disent, je pense
qu'on ne suivra pas leur rythme.
Quand même, on n'est pas parti bien de bonne heure,
surtout que les 40 bornes du
circuit ne vont pas se faire en
deux heures, vu le profil du parcours !
Le problème de cette rando, c'est un peu comme le Rallye
des Vignobles et, dans une moindre mesure, de la « Germignoise »
aussi, c'est que le départ est excentré par rapport au site intéressant
proprement dit : ici, il faut faire la traversée de champs, souvent vides,
sur un terrain pas toujours très amusant, avant d'arriver « sur
zone ». Remarque, ça fait un échauffement…
Cette année d'ailleurs, l'aller est plutôt bien
choisi : dès Ruelle (je crois, je dis ça de mémoire, puisqu'on ne nous a
pas fourni la carte) on quitte la route
et, déjà, on passe un gué : l'affaire est lancée et l'on va tout de
suite avoir un parcours assez
varié, évitant les grandes étendues vides : on se confronte déjà même à
deux ou trois petits « coups de cul » que le sol gras ne rend pas
toujours facile à franchir.
Et Maurice se couche pour la première fois…
Pendant un moment on roule assez groupé, mais petit à
petit, les deux « abeilles » partent devant. De plus, ce que l'on craignait depuis
un petit peu en passant près de haies taillées s'est produit : une
crevaison. C'est Maurice qui s'y colle. On répare dans le petit vent, on avait
pourtant bien réussi à s'échauffer et l'on n'était pas mal.
Bon, espérons que l'on n'aura pas d'autre problème
mécanique, et que mon dérailleur
arrière, qui semblait un peu fatigué ce matin, voudra bien jouer son rôle sans
trop rechigner, car on va avoir du boulot : on a dépassé Morogues et nous
voilà au creux du vallon, près d'un lavoir où l'on est passé bien des fois.
Cette fois-ci, les hauteurs d'Humbligny sont juste au-dessus de nous: à
l'assaut !
On grimpe peu
à peu, parfois assez bien. Ce n'est pas, surtout au début, que ce soit
très pentu, mais le chemin est particulièrement difficile : un peu de
caillasse, pas mal d'eau ou de boue et surtout peu de place en dehors du roin
central.Parfois la pente nous laisse un petit répit pour mieux reprendre plus
loin, les pneus s'accrochent comme ils peuvent, on joue des manettes, la chaîne
saute d'un pignon à l'autre, passe, parfois difficilement, d'un plateau du
milieu au petit, un gars bloque devant, te contraint à un redémarrage
périlleux, on progresse assez lentement...
Et Maurice, bloqué, se couche pour la deuxième fois…
Dis donc, dans cette histoire, ça fait un petit moment que
je redécouvre une sensation « de l'été » : le picotement de la
sueur qui coule depuis ton front jusque dans tes yeux . Signe que
un : que ça grimpe bien et pas qu'un peu et deux : que la température
reprend, elle aussi, un peu de hauteur. Bonos, Non ?
On a surveillé les cadrans : côté cardio, ça c'est
maintenu, et puis côté altimètre, on passe les 420 m, comme la Motte
d'Humbligny, culmine à 430 m ( et domine ainsi, paraît-il, le quart nord-ouest
de la France! Tu savais ça ?), on peut en conclure qu'on est en
haut ! Satisfaction. (Tan,
tan, TAN, tan…)
Débute maintenant un moment d'intense plaisir
vététistique : on fonce à travers la forêt, les houx, par un petit single
sinueux assez roulant quand même parce que plat ou légèrement descendant et
plutôt sec, en direction du village de la Borne. Quel régal ! À gauche,
des excavations, sortes de trous de bombe (ancienne extraction de
minerai ?) nous font penser que, on va se trouver soudain, comme l'an
passé, face à un plongeon
impressionnant dans un de ces trous : si tu hésites, tu n'y vas pas !
Aussi, se prépare-t-on mentalement… Mais finalement le traceur a, cette année, privilégié le plaisir
du single qu'il n'interrompt pas : un petit bout de descente pour arriver
au ravito et on repart sur le même genre de tracé, on dépasse le village de La
Borne puis on quitte la forêt : joli point de vue, et jolie descente
aussi, assez longue, avec virages où tu vas chercher les appuis extérieurs,
mais gaffe quand même, dès que disparaissent les cailloux, ça glisse et la roue
avant pourrait bien n'en faire qu'à sa tête !
On passe près d'un étang et puis... Il faut bien franchir
encore cette ligne de hauteurs, devant ; là je ne connais pas bien,
mais on nous a parlé d'une montée dans l'eau.
Effectivement le chemin s'élève de nouveau, un petit
sentier en creux où l'eau descend : il faut solliciter sérieusement les
cuisses et jouer du guidon pour tâcher de trouver la bonne accroche : là
encore, le mieux est de rouler dans l'eau. La pente n'est pas bien forte mais
longue : ça commence à marquer les organismes et l'on est égrenés tout au
long du sentier.
Et Maurice s'est couché pour la troisième fois…
Comme on sort de la forêt, on s'arrête un instant pour se
regrouper et surtout profiter de la vue. Quel bol on a d'avoir ce temps !
T'imagines ça sous la flotte ? Là-bas, le clocher des Aix, et on reconnaît
même la toiture du gymnase ! On y est, quoi …
Mais, attend un peu : pas si vite, mon titi !
D'accord on se fait encore une chouette descente, mais, après, il reste encore
un dernier ressaut dans les vignes
et qui est fatal à Alain : le voilà tordu de crampes. Pendant que nous
l'attendons, un coup de klaxon : c'est Pascal qui repart déjà. Alain
choisit (il n'est pas le seul) de suivre la route que l'on coupe pour rentrer
directement au village que l'on voit tout au bout... Nous rentrons par un
chemin herbeux, à travers de grands champs. Seul point positif : le vent
nous pousse un peu.
Retour à la base : on est loin d'être les premiers
mais loin aussi d'être les derniers : boudin chaud et pot. Ambiance sympa.
Vraiment belle rando : 700m de dénivelé mais je suis loin d'être vidé
comme il m'arrive parfois. Sympa aussi que la pluie ait attendu l'après-midi
pour se manifester ! Même si
« Les Aix » ça veut dire : « les eaux », nous on
préfère que ce soit « les hauts ».
Au fait : Maurice, plus fort que Jésus, se serait
couché une quatrième fois !
Pas de rando pour moi la semaine prochaine, mais il ne
faudra pas rater la « Ronde de Sully » à Henrichemont, une rando bien
pittoresque, au profil varié, qui déroule sur l'autre versant, nettement moins
pentu, des hauteurs de la Borne. Mais je vous recommande aussi la « Rando
de Printemps » à Bouhy, qui se déroulait autrefois en Janvier et que nous
avons toujours faite dans la neige ! (va voir plus en arrière). Une
organisation à soutenir aussi si on veut qu'elle se perpétue.
Voilà, roulez bien et rendez-vous le 22 à la Rando de
Pilou à Donzy ! |
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| lundi 02 mars 2009, a 23:18 |
| La Choézienne, c’est Choux-per ! |
Première rando de printemps ? On pourrait le dire au
vu de la journée ensoleillée et tout et tout qu'on a eue hier, et puis, ce
matin, alors qu'il fait encore bien nuit quand j'ouvre les volets, ça gazouille
de partout les zozios. D'ailleurs, il a eu d'autres z'oiseaux, des grands, tu
vois , genre oies ou grues, qui sont passés dans le ciel toute la semaine,
direction le nord, et se racontant des tas de trucs semble-t-il au vu (ou
plutôt à « à
l'entendu » !) de leurs discussions. Joli spectacle, et ça, tu vois,
c'est réjouissant, ça te met du baume au cœur, ça sent les cuissards courts,
les sols secs, les cailloux... miam miam !
Car je me suis levé tôt mon
vieux : ce jour d'hui, c'est la « Choézienne » (J'adore ce nom.
Pourquoi? Je ne sais pas, mais ça fait exotique, tu vois, ça change un peu de
tous les noms en « -oise » qu'on a par ici.). Donc direction
« Les Choux » et, comme je suis long à me préparer, et puis que
j'aime bien avoir le temps de saluer tout le monde, autant ne pas être en
retard. De plus j'ai reçu la consigne de ne pas trop traîner, il y a du monde à
la maison ce midi, alors…
Et du monde il y en a, on
dirait : la météo de ces jours-ci a boosté la fréquentation : on est
un bon groupe à partir : L'équipe de l'ECConflAns (sauf Christian) +
Jean-Paul, Actif-Michel et Anne et tout un groupe
d' « abeilles » de Gien-relax se préparait tout à l'heure. Côté
maillots du même ton : des « Frapadingues », seul le président
Francis a fait le déplacement et découvre d'ailleurs la rando, avec une telle
avidité qu'il est d‘ailleurs déjà parti devant.
Avides (comme les freins ?)
de rouler, on l'est tellement qu'on part carrément dans en sens inverse, pas
longtemps heureusement mais bon. Retour à la base : on commence en fait,
pour le grand circuit de 50 bornes, à faire la grosse boucle
supplémentaire : ça ne fait guère les affaires d'Anne qui avait prévu de
s'en tenir à 35 km !
Le sol est, surtout dans cette partie, digne d'un mois de
juin, il fait plutôt doux aussi, c'est roulant, bref ça donne envie d'appuyer.
D'un côté tu te dis qu'il faudra tenir la distance mais, d'autre part, tant que
c'est roulant, autant en profiter. L'allure est donc assez soutenue dès le
départ.
On traverse la forêt, et,
souvent, ce n'est qu'une forêt de bouleaux : c'est assez remarquable de
voir tous ces petits troncs blancs. Quelques étangs et, bien sûr, quelques
belles maisons. Côté terrain : parfois un peu de sable mais pas
trop. Sympa de voir aussi les trous du chemin vides d'eau : pas de flaques.Du coup, je roule devant,
tant ça fait plaisir de profiter de tout ça.Peu avant le ravitaillement, on
rattrape Pierre, parti un peu avant nous mais notre allure n'est pas si
soutenue que d'autres ne nous rattrapent quand même : le train des Gien-relax
nous double à donf… en laissant quand même du monde derrière dont Eric-Œil de
Lynx (soi-même ! Te dire l'allure des autres !) qui continuera avec
nous.
Peu après le ravito : un
petit gué : vite une photo !Mais après, il me faut appuyer sérieux
pour rejoindre le groupe qui, d'ailleurs, se morcelle un peu, en fonction du
degré de forme. Juste le temps « rentrer » et on arrive à Nogent, chez le
Maurice. Un passage à niveau se
ferme devant nous : tiens ça pourrait faire une photo ça ! Mais le
temps de sortir l'appareil, tu parles que le train ne prend pas la pose !
Je photographie les copains, mais je n'ai pas pu… prendre le train ! Me
faut ranger et de nouveau appuyer un peu pour rejoindre le groupe. Ça use de
faire ce genre d'efforts !
Je vais de nouveau me livrer à ce
genre d'exercice : mon téléphone
a sonné : nouvel arrêt, puis conversation (un brin
essoufflée !) puis nouvelle chasse pour rejoindre les morceaux du
groupe : devant moi, Anne bifurque sur le trente-cinq, qui doit déjà
faire un peu plus. Pierre l'accompagnera en râlant après nous qui ne l'avons
pas attendu ! Jean-Paul est devant avec Eric et, derrière, chacun suit plus ou moins.
Traversée de Ste Geneviève, avec
son château d'eau décoré, qui nous rappelle l'époque où l'on y faisait une
rando aujourd'hui disparue, comme beaucoup trop d'autres : Rando de Nevoy,
de Pressigny entre autres, et,
bien sûr, la nôtre, celle de Veaugues, la « Trans » devenue plus
tard, la « Trace » (Sancerroise)… Snif !
Séquence émotion, aussi en
quittant le village, avec Maurice qui nous montre sa maison natale.
Du coup, après le ravito, le
Maurice recouvre sa jeunesse et prend les devants, avec Eric. Je suis comme je
peux dans un premier temps, puis me prends au jeu et retrouve un bon rythme. Je
crois bien que tous les trois, on a un peu appuyé et sans se retourner, on a
distancé les autres. Il est vrai que ça sent l'écurie : on passe
l'autoroute, les Choux, c'est là tout près. Se relever ? Je crois bien que
Maurice l'a fait. J'ai suivi Eric qui me laisse passer, un peu avant le village
(pour s'abriter ? Car on est un peu contre le vent). À l'arrivée : un
peu de considérations techniques, à propos de ma fourche dont l'usure devient
inquiétante et aussi à propos d'un couinement assez agaçant que, selon Éric,
produisent mes rayons un peu détendus…
Détendus, on ne l'est, nous,
pas encore trop, car la fin a été assez éprouvante, finalement : pot du
randonneur : au bilan, belle rando, roulante heureusement, vu la distance.
20 de moyenne, pour moi ce n'est pas mal. Pourtant, après les saluts amicaux,
alors que chacun repart avec un petit coup de klaxon, je roule avec une espèce
de mauvaise conscience. C'est quoi ça ? Tout en rentrant,
j'essaie d'analyser…Elle était bien la rando, non ? Ben oui, pas de
problème... Alors quoi ? Sais pas... une espèce de malaise, un peu le
sentiment de n'avoir pas été bien sympa, en bourrant un peu au lieu de rester
avec les copains, du moins ceux qui devaient peiner un peu sur la fin. Même pas
tellement pris le temps de discuter. Et puis, quand t'es dans le rouge, t'aime
pas trop que, devant, on ne se retourne pas, non ? Je ne le sais que
trop…Et ben, si ça se trouve, dimanche, sur les flancs de la Motte d'Humbligny,
ce sera mon tour de voir les autres partir devant et je n'aurai rien à
dire !
Car dimanche, mon vieux, c'est du
costaud qui nous attend,avec les « Coteaux de Morogues » au départ
des Aix d'Angilon (18) pour une rando typée « physique » (voir l'an
passé et surtout, il y a deux ans, où j'y avais laissé le « Doktor » !).
Du vrai VTT : l'an passé, le grand parcours était vraiment
remarquable ! Bon, si tu veux
rouler plus cool, genre terrain solognot et bords de Canal, tu vas à
Argent-sur-Sauldre : rando sympa aussi, pas le même genre. Il y a en a
donc pour tous les goûts et tous les mollets. Bonne semaine à tous !
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| dimanche 22 février 2009, a 17:43 |
| Avoir Cours un dimanche ! |
Ce titre, tu pouvais pas y
échapper ! Les vieux réflexes, quoi…
Car la « Décrasseuse »
partait cette année de Cours. Ce qui a entraîné un certain nombre d'interrogations pour
ceux qui ne connaissaient pas le chemin. J'ai eu pas mal de demandes de
renseignements, dont une ce matin : juste comme je pars de chez moi, je tuyaute un fourgon avec remorque rempli de jeunes (club de St Parize ?).
Car je pars directement bien sûr, ça ne me fait qu'un peu plus de 5 kilomètres
à ajouter. Le matin, ça va, un petit échauffement, mais, après la rando, ça
risque d'être un peu plus dur même si le profil retour est surtout descendant.
Sur la route, je m'arrête un
instant devant chez le Tom', où attend déjà Franck. Puis je gagne la salle
d'accueil : pas de Michel-Léopold et de copains de l'ECC, tous retenus,
pas encore de Manu en vue, qui doit arriver de Bué, et pas encore non plus
d'Actif-Michel et Anne, dont je pense qu'ils feront comme moi et viendront direct à vélo. On aurait pu partir
ensemble, et ça aurait peut-être mieux valu pour eux, parce qu'ils ont commencé
par se rendre… à St Père !!! Ils arriveront donc avec un petit bagage de
kilomètres et annoncent s'en tenir à la boucle de 29 km. Entre temps, une harde
de « Marsus » a débarqué, Manu itou et l'on part au milieu d'une
bande de maillots jaunes tachetés.
La « Décrasseuse »,
version départ de Cours, tu vois, je suis méfiant. Lors de la précédente
édition, il y a deux ans, on avait copieusement galéré dans le vent et la boue,
surtout en début de rando. Pas bien drôle. Mais, comme il n'a pas plu cette
semaine, les chemins seront peut-être, on l'espère, plus roulables, même si,
exceptionnellement, (car, depuis quelque temps, on est plutôt servis de ce
côté-là) il n'a pas gelé !
Eh ben, gagné ! Le premier
chemin que l'on prend est copieusement détrempé ! Encourageant,
s'pas ? On revient vite
sur le goudron et la suite n'est pas si pire, comme on dit. En fait, on reprend
le circuit de la dernière fois, en sens inverse. On va donc vers St Père, puis
Ménétéreau. Cette partie-là n'est pas désagréable, assez variée en termes de
paysage et de profil, avec des passages sur un sol assez ferme. Devant, le Tom'
et Christophe, emmènent bien et, ma foi, le fait de trouver un sol assez
correct me motive bien. On passe devant, avec Manu, à Ménétéreau pour plonger
dans une délicieuse descente, assez longue et sûre tout en secouant ce qu'il
faut. Une autre, un peu plus loin, pour arriver sur Villardeau. Évidemment, il
a fallu remonter un peu entre les deux, mais là non plus, rien de trop méchant.
Par contre on se méfiera d'un toboggan, court mais bien pentu, qui débouche…
direct sur la route ! On serre freins et fesses… D'autant que l'on a tout
le paquet derrière nous, une joyeuse bande assez sonore, mais ce n'est peut-être
pas plus mal quand on voit, dans les champs juste à côté de nous, des chasseurs
déployés en tirailleurs …
St Martin, ravito. Copieux, varié et savoureux ! On
s'attarderait bien, surtout que la plus grande partie de la bande semble
renoncer à se lancer dans la boucle
de 12 kilomètres supplémentaires ! Suis un peu surpris, mais il y a
peut-être de la visite chez le Marsu –marmiton qui habite sur place, je me
trompe ?
Toujours est-il qu'on est les
seuls à se lancer vers St Laurent, Manu et moi. Dommage, j'avais le souvenir
d'un secteur plutôt sympa. Voyons donc. Manu calque son allure sur la mienne et
moi, ma fois, j'appuie un peu et je réussis à maintenir un bon rythme puisque,
depuis le départ, on a largement plus doublé que l'on ne l'a été. Ça se vérifie
sur cette partie-là aussi, et il n'y aura que Pascal, de Gien-Relax, à nous
montrer sa roue arrière : ses collègues ont, eux aussi, décidé de s'en
tenir au plus petit circuit (Oh… Dudu ! Top !). Il ne sera imité que par son collègue Claude, mais bien plus tard, car il s'est planté en venant d'Aubigny.
Bon, on tourne, vire, grimpe un
peu, descend aussi, passe pas mal à côté de vignes sur des chemins assez
corrects. Il se confirme que cette partie est nettement plus sympa. On a
bien une ou deux traversées de champs dénudés un peu sinistres, avec, en plus,
une légère pluie qui s'invite passagèrement, mais des petits coins de bois,
l'arrivée dans les vignes au-dessus de St Laurent avec les restes de son église
et le plongeon sur le village, sont plutôt pittoresques.
Retour au ravito. Miam, miam.
Coup d'œil à la montre : encore une petite quinzaine de bornes pour le
retour. Ça devrait « le faire ». Ouais, mais bon, je vais peut-être
bien m'user à maintenir un bon rythme et puis, surtout, c'est là que ça risque
de se gâter côté chemins !
On se met donc avec application à
cette traversée « dispensable ». Ce n'est pas que l'on trouve
beaucoup de boue, quoique !… J'ai dû en effet poser le pied à terre sur une petite dizaine
de mètres, ma roue arrière s'étant mise à tourner sur place et mes jambes dans
le vide, dans un chemin légèrement montant. On a gagné Pougny, puis Montbenoît, et, si
l'on évite les montées un peu plus costaudes qu'on aurait trouvées en
contrebas, vers Villemoison, on revient vers Cours par de longues traversées de
champs nus dont les confins se perdent dans la brume…Pas folichon !
« Avec un ciel si bas, qu'un canal s'est perdu… ». Les vététistes,
semés au long du chemin, appuient avec application, résignation, sur leurs
pédales. Les allures sont moins fières que tout à l'heure, les dos plus voûtés,
les trajectoires hésitantes. Mais ce n'est pas parce que nous doublons peu à
peu ceux-là que je vaille tellement mieux, probablement... Mais ça va encore, moins
vite sans doute, toutefois.
Nous guettons, à l'horizon
imprécis, la tour du Château d'eau qui domine Cours. Sincèrement, on n'est pas
mécontent de la voir émerger du brouillard ! Les jambes ont de plus en
plus de mal à arracher les roues de la surface collante des chemins. J'ai eu un
semblant d'impression d'ombre de crampe sur l'intérieur de la cuisse gauche
tout à l'heure. Fugitif, mais quand même ! Suis bien content de basculer
sur le « coté Cours » (pouvais pas y échapper, non plus !), le
parking de la salle des fêtes est encore bien garni : du monde encore sur
les chemins ? Ou ravito d'arrivée séduisant ?
On est évidemment assez nombreux
au lavage : on bilane (t'aime pas ? On « fait le bilan »
alors, c'est mieux ? T'as sans doute raison !). Les 42 bornes à 16 de
moyenne, ça m'en fera 58 au retour à la maison . Tout le monde avoue avoir
souffert, surtout lors du retour. L'organisation était nickel, l'accueil sympa,
les ravitos et le pot d'arrivée plus que corrects, le Manu est surpris qu'il
s'agisse de la même organisation que pour les « Vignobles » ! On
ne reconnaît pas ! Et pour 2,50 €, mon pote, qui dit mieux ? Allez,
il suffirait, la prochaine fois, que les circuits conduisent vers St Loup, les
Gauthiers, St Vérain peut-être… où les chemins sont beaucoup plus sympathiques !
Et, tiens-toi bien, j'ai même
rapporté une bouteille de Pouilly, qui récompense le club de Veaugues !
(Qui existe encore, oui, oui ! Un tout petit peu, du moins !)
Alors, dimanche ? Ben, la
« Choézienne », mon vieux, la rando des Choux. Non, pas la rando des
choux, comme tu dirais la rando des Crêpes ou des Beignets, mais la rando qui
part des « Choux », à côté de Boismorand, voilà, au nord de Gien,
quoi… tu y es ?..Oui, c'est loin, peut-être, mais je n'ai rien d'autre en
caisse, et puis c'est bien. L'an passé il y avait Boisgibault, mais cette rando serait repoussée au
22 mars, et, ce jour-là il y a Rando de Pilou à Donzy, alors… z'auront pas
grand monde, je pense !
Alors, rendez-vous aux Choux… en
espérant que ce ne sera pas de la soupe ! (qu'est-ce t'as ta ? Ben
oui…j'ai pas résisté !) |
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| dimanche 15 février 2009, a 23:27 |
| Fourchambault : beau cadre de VTT ! |

D'accord : c'était le repas des
« Frapadingues », vendredi, sympa, et puis, hier encore, on fêtait la
St Valentin…Ça fait bien des excuses tout ça, en tout cas des explications que
je me donne, ce matin lorsque, quasiment déjà inscrit, équipé et prêt, je
n'aperçois personne de connu parmi ceux qui se préparent dans le petit matin
plus que frisquet. Les « nordistes » de l'ECC, Gien-Relax, Ouzouër
etc.... n'ont pas fait le déplacement, Actif et Anne attendent sous la couette
que le redoux de la matinée transforme sans doute la belle terre dure de gel en
patouille pour sortir le VTT… Pas de Ludo, pas de « Castors » de
Pouilly non plus et pas de Marsus ! Pourtant, l'autre soir, il y avait
bien des promesses…Le Pilou, lui est déjà daillé, le soleil sans doute à peine
levé, après avoir laissé quelques traces sous formes d'invites à sa Rando de
Mars. Comme je désespère, arrive le Tom', seulâtre dans son fourgon. Comme
c'est un plus rapide que moi à se préparer (et aussi à rouler, ce qui risque de
m'essouffler un chouïa !), nous voilà vite partis sur le chemin des bords
de Loire. L'échauffement classique et pas malvenu, avant de virer en direction
de Pougues. On dirait que la rando a du succès : il y a du monde sur les
larges chemins du début : j'ai vu arriver tout à l'heure des remorques
entières de clubs, pas mal de jeunes aussi, proximité de l'agglomération de
Nevers ? Sans doute et puis le froid annoncé est bien là (on parlait de
moins sept à Nevers à la radio et je certifie moins cinq, sûr !) et c'est
la garantie de rouler sur du dur, au moins une bonne partie de la matinée et
ça, c'est appréciable, je te dis ! De plus, le soleil s'est levé
au-dessus du Mont Givre, devant nous et ça sent bon une belle matinée de
VTT !
Une fois la route traversée à
Garchizy, le chemin se redresse d'un coup pour escalader les pentes du
« Mont » dont je te parlais. Toujours un peu « juge de
paix » ces premiers efforts : on en est où, après les divers
excès ? La côte n'est pas trop méchante, suffisamment régulière et le Tom'
(qui ne force peut-être pas tant que ça ?) ne me sème pas trop. Coup de bol (pour
moi, pas pour lui) il est à « dos de mulet », son beau spad, allégé
et tout, ayant eu des faiblesses de cadre, il lui a fallu ressortir son vieux
« Sunn » de musée, ce qui le calme quand même un brin.
Comme nous grimpons dans la
forêt, on trouve des traces de neige, le Mont Givre méritant bien son nom. Il
doit y avoir des chemins sympas là-dedans, pas vrai Ludo ? En tout cas,
comme on débouche au sommet, sur l'ex-N7, nous manque un fléchage… On aurait dû
déboucher un peu plus loin…On a dû rater quelque chose, mais c'est un Pb qui se
retrouvera quelquefois au cours de la rando. Le parcours semble être le même
que l'an passé, ça se vérifiera en gros, mais les traceurs ont trouvé quelques
variantes sympas. Tiens, justement là, quand on contourne le centre
gériatrique, tu sais, celui où Manu me dit m'avoir déjà réservé une chambre. Si
je compte bien j'en ai comme ça une bonne dizaine réservées, mais je
retiendrais bien celle du lac d'Issarlès, au bord de la plage fréquentée, on a
vérifié, par de jeunes beautés un peu dénudées, et quelques vététistes aussi,
en été évidemment, parce que par là, en hiver…Bon, celui de Pougues, il doit y
avoir des vététistes qui circulent tout autour dans le coin aussi puisqu'on passe juste en
dessous des balcons, sur une espèce de single au bord d'un champ labouré, en
surplomb au-dessus de Pougues et le long d'un grillage dont le bord supérieur
tend vers ton épaule droite et ton frais visage des griffes plutôt agressives.
Technique ! On aboutit à un portage : le laboureur a dû donner un
coup de charrue intempestif sur le chemin : on attaque carrément le
garet ! Re-sentier en surplomb, descente rapide et on poursuit la visite
des hauts de Pougues (plutôt agréable et joli) avant de continuer de tourner autour de la
butte par un petit sentier qui s'est bien redressé, avec des zigzags assez
techniques. On gagne le village de « Priez », pile poil à l'heure de
la messe, d'ailleurs, et Tom doit en profiter pour se recommander au Très-Haut,
afin qu'il lui permette de trouver un autre cadre de vélo. Car c'est quand même
sa grande préoccupation de vététiste, actuellement et, chemin faisant, nous
devisons tranquillement, n'est-ce pas, cher âmi, de ses différentes recherches
auprès des vélocistes du secteur et de leurs offres comparées. Pas simple de
trouver SEULEMENT un cadre !
On est redescendu, l'heure tourne
et, à l'abri de quelque haie, le sol devient parfois bien plus souple et même
détrempé ! Aïe, aïe ! Déjà ? Mais c'est heureusement localisé.
D'ailleurs, juste après le ravito (p'tit vin chaud, hm ?) et une petite
côte assez sèche, on bascule le long d'une pâture à chevaux sur un chemin
défoncé, mon vieux !! Tu verrais ça ! Roins, cailloux, traces de
chevaux, il y a tout pour plaire ! Je te dis pas ce que ce serait, ce
truc-là, s'il faisait doux et humide, j'ose pas imaginer. Mais, bien gelé, il y
a déjà de quoi s'occuper : à tenir le guidon, à imposer au vélo d'aller là
où TU veux et pas forcément LUI, à éviter aussi l'autre gars que tu doubles et
qui ne fait pas non plus ce qu'il veut. Enfin quoi, c'est plutôt amusant quand
même. Une espèce de rodéo, quoi… Tu crois que c'est la proximité de
l'élevage de canassons qui fait ça ? Enfin, un qui le trouve beaucoup
moins drôle, c'est le Tom' qui, sur son vieux rigide (quasiment, parce que sa
petite fourche…) encaisse un maximum ! Petit détour dans les bois :
du monde, là ? C'est quoi ? Ben, une absence de fléchage,
derechef : les chasseurs, paraît-il, diront les organisateurs… Oh ?
Croyez-vous ?…À part ça, le coin est vraiment agréable à rouler et pittoresque.
On revient peu à peu vers l'ouest
et l'autoroute, là-bas. Depuis tout à l'heure on repère (de loin, tu
parles !) un gars vêtu du gilet-fluo à la mode (lol !). On s'en amuse,
évidemment et quand, à la faveur d'une montée, on le double, on a du mal à réprimer
un éclat de rire : le mec roule, en plus, avec une frontale sur le
casque ! En plein soleil, ça s'impose, non ?.. Quoi ?
Pour les tunnels sous l'autoroute ? Ben, évidemment, voyons, où avais-je
la tête ?
On effleure la zone artisanale,
un bout de route et l'on regagne vite la campagne par un chemin qui passe près
d'une belle ancienne demeure qui sent la Renaissance : là-bas, on va
escalader la côte qui va nous ramener au-dessus de Garchizy : le raidillon
est court mais raide, très joli aussi, au fond de ce petit vallon bucolique et
ensoleillé (je cachetonne aussi à l'Office de Tourisme local, excuse !) .
Je prépare donc psychologiquement
le Tom', car, avec sa petite cassette, il va lui falloir avoir de grosses
cuisses ! Nous ahanons donc pour nous hisser, malgré le sol un peu
glissant. Ouf ! Un groupe, égaré, revient de la gauche : il fallait
partir à droite, oui, mais, où était la flèche ? Décidément ! On enquille enfin le toboggan étroit et
un peu caillouteux, entre deux haies, qui plonge sur Garchizy. Là, il faut des
freins costauds, sinon tu traverses la route en bas, tout d'bout !
Roulette russe, quoi ! Heureusement que Mister Tony est intervenu sur mes
freins, depuis dimanche dernier (manque d'huile, l'était passée où ? À
surveiller !).
Voilà ! Maintenant on
revient par où on était partis. Il n'est même pas onze heures quand on regagne
l'accueil ! Trente-trois bornes, 17 de moyenne, 400m de D+. On aurait pu
faire un peu plus, mais s'il avait plu ? Grâce au gel, c'était une rando
vraiment agréable, au profil varié, avec des passages plaisants et, en plus, le
plaisir de rouler dans des coins que l'on connaît peu.
Le pot de l'amitié ? Ouais,
tu parles qu'à cette heure-là, l'apéro n'est pas prêt ! On a droit quand
même, bien sympa, à une crêpe et un coup de cidre… qu'on partage avec trois
« Frapadingues » qui arrivent ! On s'est raté de peu au
départ ! Dommage. On consulte l'affiche du tirage de la tombola : pas
possible ! La prière de Tom' aurait marché ? Il gagne... un cadre ! Ouais !!!!.. Euh…Un
cadre… à photos !.. Booof… le Très-Haut, il a dû rigoler, tiens !
Nous aussi, remarque…
Affûte-toi : dimanche
prochain, c'est la « Décrasseuse » à Cosne. Enfin, à Cours, plutôt,
tu sais, de l'autre côté de
l'autoroute par rapport à Cosne. Repéré ? Allez, bonne semaine ! |
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| lundi 09 février 2009, a 10:04 |
| Les cot'hauts...(suite) |
Deux photos en bonus, aujourd'hui ! |
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| lundi 09 février 2009, a 10:02 |
| Les Cot’hauts Sancerrois |
Il y a des matins de rando où tu retiens ton souffle avant
de monter sur le pèse-personne et où, un peu plus tard, tu regardes à deux fois
le niveau de remplissage du Camel : ne pas trop en mettre dedans, surtout,
parce que, tout ça, tes kilos superflus et ton chargement, il va falloir le
hisser en haut des coteaux. Or, justement, aujourd'hui, il y a quelques côtes
au menu, puisqu'on va à St Satur pour la "Rando des Coteaux
Sancerrois". Il y a, comme ça dans l'année, quelques randos
« physiques », pas énormément il faut bien le dire et j'en connais
quelques-uns, des cadors du VTT (et d'autres moins cadors), qu'adorent pas trop
ce type d'efforts et qui évitent soigneusement de venir en particulier à St
Satur. Aujourd'hui, en plus ils auront une bonne excuse, au moins, car il a
fait un temps assez pourri hier, avec un peu de neige et, ce matin un risque
assez conséquent de verglas. On a eu connu ça, déjà, en cette occasion, et je
me souviens d'un pont de St Thibault que j'ai traversé, au pas, en voiture
derrière celle du Grand Jean-Pierre qui n'en menait pas large.
C'est presque
ça aujourd'hui, avec un joli coup d'œil, en arrivant, sur Sancerre et les
collines qui dominent la Loire, joliment poudrées de blanc. Manque juste un
petit rayon de soleil, car la brume du matin est venue boucher un peu
l'horizon.
On commence par se fourvoyer, car
le rendez-vous s'est déplacé de quelques centaines de mètres, à la nouvelle
salle culturelle toute flac et dont on va bien dégeulasser le nouveau carrelage en fin de matinée.
Curieux mais bon.
Je me pointe pas trop tard, pour
profiter de l'arrivée des autres mais Anne et Actif-Michel m'ont précédé :
doivent être en manque, vu qu'ils n'ont pas roulé depuis trois dimanches !
Équipement « hiver » d'autor
et petit café chaud, merci, en saluant les copains : les locaux
sont là, mais l'ECC n'est représentée que par Michel-Léopold de St Martin, qui
sera d'ailleurs récompensé pour son mérite d'avoir bravé les kilomètres
verglacés.
Actif-Michel et Anne ont déjà dropé
devant et, en compagnie d'Œil de Lynx de Gien-Relax (sont deux avec le Claude,
faudrait prendre un peu de risques les gars !!!), avec Léopold, on les
rejoint au moment où, après le petit échauffement bienvenu dans le plat du Val,
on arrive à Ménétréol, puisqu'on tourne cette année dans le sens des aiguilles
d'une montre. En face : l'Orme au Loup, c'est là que ça devient sérieux. Première grimpette, dans le village d'abord puis au-dessus, bien sûr. Le sol
est gelé et les crampons s'accrochent, si bien que cette première difficulté se
grimpe assez cool, et c'est peut-être bien la première fois que je reste sur le
plateau médian pour le raidillon final.
On commence déjà à croiser des
marcheurs qui font le parcours dans l'autre sens, aussi je me méfie et jette un
coup d'œil en contrebas quand il s'agit de se lancer dans la descente qui
ramène au pied de Sancerre : on la connaît bien, elle est assez large et
saine et l'on peut se lâcher, en faisant gaffe toutefois, tout en bas, au
virage dans la caillasse avant de devoir tourner ensuite à angle droit .
On est bien lancés : pas de
marcheurs à croiser. Roule ! On passe sans Pb une grille d'évacuation de
l'eau de ruissellement nouvellement installée. Plus bas, une vététiste à
doubler… je vise le côté gauche où elle a laissé de la place, quand, bien sûr
elle s'y déporte au moment où j'arrive à sa hauteur, à moi la caillasse du bord de la
vigne! Un peu chaud, mais c'est passé juste ! Le dernier virage, les petits
cailloux, des marcheurs qui s'écartent, apeurés, à droite et à gauche, comme
des poules. Tourner à gauche... eh ? c'est une impression ou quoi ?
J'aurais bien freiné trop léger…
Premier ravito, premières gorgées
de vin chaud…p'têt pas malin ça …Mais il faut bien se remettre, car on vient de
se rendre compte (le panneau était à l'envers) que nous venons de traverser un
territoire de chasse en cours… carrément !
Montée à Sancerre par la route,
puis on bascule sur la Mignonne, sans trop se lâcher car, tout de même, il y a
pas mal de neige, surtout au début… mais ensuite, banzaï!!! Sur ma lancée, je
manque encore d'emplafonner Anne qui, elle aussi, fait un écart pour prendre
une trace.
C'te fois-ci c'est tout à
gauche : on attaque la côte qui mène à Amigny : départ très raide,
puis ça s'adoucit progressivement pour finir sur le plat, à l'entrée du
village. Là, il faut s'employer sérieux. Bon, le vin chaud n'ayant pas fait de
ravages, j'escalade sans encombre cette deuxième difficulté, bien que, sur le
haut, le chemin se soit couvert de glace. Pas facile : pas de mouvement
brusque, bien rester le corps à l'aplomb du cadre. J'ai droit tout de même à un
petit écart imprévu ! Je m'arrête attendre les côpains (pas le Eric qui,
lui, caracole devant !). Le paysage est splendide : photo...C'est marrant de réaliser que le chemin qui, là-bas, monte au-dessus d'Amigny par une trouée entre les arbres, évoque aujourdhui une piste de descente de ski tracée dans la forêt!.. Mon séjour dans les Alpes n'est encore pas bien loin!...
On gagne, un peu prudemment, le
bas de la côte sur la dorsale entre Amigny et Chavignol (tu me suis oui ?
C'est toujours le même parcours, dans un sens, ou dans l'autre !). Ça
glisse parfois sérieux et j'ai encore failli percuter une fille à VTT qui s'est
brusquement mise en travers, décidément !!!
Bon, eh bien maintenant, à nous
cette troisième grimpette.Pas bien facile habituellement, car, outre qu'elle
est assez pentue, elle est recouverte de gravasse et il faut y choisir son passage. J'y ai souventes fois eu
des Pb d'adhérence. Aujourd'hui aussi, mais pas pour les mêmes raisons, tu
devines !
Avant de plonger sur Chavignolet, à droite, on roule
carrément dans la neige. Descente un peu prudente puis on remonte le fond du
vallon. On oublie souvent ce chemin dans les difficultés, peut être parce qu'il
est dans un fond, pourtant il grimpe pas mal et là, avec la neige, c'en devient
vite casse-pieds de le remonter, si bien que j'y mets un instant pied à terre,
tant j'en ai marre de mouliner en cherchant, avec difficulté, adhérence et
passage. Je me remets en selle un bout, mais, de toute façon, le raidillon à droite qui
remonte au-dessus de Chavignol est imprenable dans sa première partie. Déjà
dans de bonnes conditions, c'est
saqué, mais là...
Je passe quand même le haut sur
le spad et j'enquille le sentier entre les arbres bas : choc
esthétique ! La neige est restée sur les branches des fourrés, c'est
splendide ! De même que le vallon de Chavignol en dessous.
On gagne Verdigny, ravito chez
Prieur qui nettoie gentiment les vélos au jet: la classe !
Derechef vin chaud ? Bon,
mais juste un peu, hein ? Il ne reste plus beaucoup à grimper, je
crois…Quoique, s'il leur prenait fantaisie de nous faire remonter le chemin des
Blanchisseuses, hein ? Ça nous ferait drôle, non ?
Mais pas de fantaisie, on suit le
parcours classique (ouf !). Faut quand même remonter le bois de Charnes…De
là, on descend dans les vignes : zou ! Attention, prendre là-bas à
mi-pente à gauche... EH, c'est quoi, ça ? Je freine à bloc et ne ralentis
guère !!! Comment s'arrêter ? Tout droit ? Je prendrais encore
de la vitesse ! Je tente la bifurcation à gauche, en allant m'appuyer sur
une espèce de talus qui m'empêche d'aller dans les rangs de vigne. Ça marche.
Ouf ! Va falloir éclaircir la question. Purger le circuit
freins ? Sinon c'est quoi ?
Nouvel arrêt près de l'ancienne
gare (sans prendre de vin chaud.. quoique… Si on nous poussait…) puis petit
passage dans les vignes avant de plonger vers le golf.Le coin, qui dégage une
belle vue sur le Val et Sancerre de profil, est joli mais assez galère à
traverser, car on est en fin de matinée : glace et neige ont fondu dans le
secteur et ça patte un peu mon n'veu ! Pour extraire les roues de la
gadoue faut un brin tirer sur la chaîne !
On retrouve le chemin gravillonné
de la « Loire à vélo », le long du canal. Bof ! Eric appuie un
peu, et nous on essaie de suivre sa roue, comme on peut, avec ce gravier qui
freine !
Il n'est pas bien tard :
c'est vrai qu'on n'a fait que trente bornes mais quand même 600m de D+, bon, le
tour de Sancerre, c'est pas le Tour du Mt Blanc, mais quand même…
Lavage de vélos, boudin,
récompenses et apéro… Sympa, même si on se sent plus à l'étroit dans le hall
d'entrée de cette nouvelle salle que dans l'ancienne. La nouvelle équipe a
cherché à continuer dans la tradition avec un souci d'améliorer l'organisation.
Pas mal.
Et dimanche prochain ? Que
tu me demandes… Il y a Fourchambault.Le coin est sympa, avec les hauteurs de
Garchizy et de Pougues en toile de fond, si tu vois ce que je veux dire…Quoi,
c'est loin ? Bof, une demi-heure de Cosne et avec l'autoroute gratos, et
puis moi, quand je vais à Vieilles maisons ou Chalette, c'est quoi ?
Bon allez, bonne semaine à
tous ! |
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| mardi 03 février 2009, a 10:46 |
| Des Crêpes glacées |
Je ne sais pas si tu connais l'origine du mot
« Chandeleur » (ça vient de « candela », la chandelle) mais ce matin, il résonne comme
mon réveil qui me CHANTE L'HEURE
de me lever ! Et, crois- moi,
même si je suis revenu dans l'après-midi d'hier de mon épisode ski, (dont au
sujet duquel je t'ai côsé dans l'article précédent), j'ai un bon passif de
fatigue qui fait que le réveil est un poco duraille, je te dis, moi !
Car c'est la Chandeleur avant
l'heure, aujourd'hui (en fait c'est demain), puisque c'est la « Rando des Crêpes » chez les
copains d'Ouzouër-sur-Trézée, et la Rando des Crêpes, c'est un truc auquel on
se doit d'être fidèle. Je me demande de quand elle date cette rando, mais j'ai
l'impression de l'avoir toujours faite. Ce doit être une des plus anciennes
organisations de la région. Faudra demander à Pascal. C'est toujours une organisation nickel, et,
même si on patauge parfois dans la bouillasse, on se régale toujours, sur le
plan VTT et puis z'aussi sur le plan gustatif, avec la quantité incroyable de
crêpes qui sont préparées ce jour-là par une armada de cuisiniers et nières.
Mais en attendant d'en arriver
là, faut déjà le mériter. Il pince ce matin, et pas qu'un peu ; pourtant
il ne fait guère que moins 4, mais, alors que j'ai pris des moins 10 toute la
semaine dernière sans trop le sentir, j'ai l'impression d'avoir plus froid.
Zarbi, non ? Pourtant l'équipement est adapté dans les deux cas,
alors ?
Z'ont du succès les Ouzouër's
Boys : il y a des voitures partout et je me gare à perpète. Le froid a
peut-être, paradoxalement, attiré du monde : pardi ! Les chemins
seront durs (sinon secs) et donc agréables, aussi bien pour les marcheurs que
pour les randonneurs à roues.
Dans la salle d'accueil, je
retrouve tous les copains du coin : ECC, Gien-Relax en nombre et une bonne
harde de Marsus des Frapadingues. Tout de même, il manque quelques têtes.
Actif-Michel et Anne, rentrés tard hier soir, en sont encore à rêver des bosses
où je les ai parfois entraînés. Bossez, bossez, il en restera toujours quelque
chose !
Il fait bon dans cette salle, et
pas seulement à cause de l'ambiance amicale : là-bas, derrière une
batterie de cuisinières, on s'active sérieux : on se relaie pour préparer
les fameuses crêpes que tout le monde attend. Tiens-toi bien, ils vont en
cuisiner plus de 2500 !!! T'entends un peu ? Toi qui a, hier soir,
manié la queue (de la poêle) pour (faire) sauter quelques belles (crêpes)
blondes, tu te rends compte un peu de la performance ?
À peine de temps de s'en passer
déjà une derrière la cravate, de compatir un instant devant l'articulation plus
que fêlée du Sunn de Tom' que déjà mes compères Michel, Maurice and C° sont en haut de la côte du village. Eh ?!!! Ouf ! ouf ! Me faut déjà
bourrer, à froid, pour les rejoindre. Mes p'tits globules tout neufs ont peine
à suffire ! On revient vite vers le canal que l'on longe en allant vers
Briare (alors que nous pensions tous partir vers les étangs, encore utile,
pardon, encore eût-il fallu
repérer les flèches du sens de rotation sur la carte !!!). C'est
décidément parti assez vite et mes gambettes qui faisaient plus les
amortisseurs que les manivelles, ces temps derniers, ont un peu de mal à se
remettre à leur boulot de vététistes. Mais le profil est facile. Briare, premier
ravito et deuxième crêpe, puis sentier du bord de Loire jusqu'à Gien. C'est
quasiment notre pré-carré et l'on enchaîne sans, parfois à tort, regarder le
fléchage. Évidemment, plus on approche de Gien, plus on sait que la grimpette
qui nous ramène sur le dessus sera sévère. Effectivement, on se paye le fameux
petit coup-de-cul que l'on connaît bien, un peu avant l'entrée de Gien. Ça
réchauffe le bonhomme, remarque, et ce n'est pas plus mal : il gèle
toujours et l'on ne s'en plaint pas vraiment car, grâce à ça, les chemins sont
plus durs que s'ils étaient secs, ce qui ne manque pas de poser
problème aussi: pas toujours facile de ne pas se trouver coincé dans un
roin durci, ou d'éviter à la roue avant de ne pas avoir de problème
d'aiguillage entre toutes les traces. Pas pire qu'en été, vas-tu me dire ?
Et ben pas vraiment, parce que, à cette époque-ci, les tracteurs et autres
engins à bricole (euh… agricoles, plutôt) creusent des ornières assez profondes
dans la boue qui se trouve ensuite « brutalement » durcie par le gel,
alors qu' il y a peu d'ornières en été, vu ? D'où un autre problème auquel
on est confrontés : les pédales accrochent à gauche et à droite, dès que
l'on est, justement, enfoncé dans une ornière, ou seulement dans une trace un
peu profonde, et comme les bords sont durs, ça fait drôlement sauter le vélo
parfois !
Au fil du chemin, des arrêts
parfois, ou aux ravitaillements, on retrouve les uns et les autres. Il y a du
monde, je t'ai dit : on a toujours quelqu'un en vue sur le chemin, que ce
soit devant ou derrière, signe que, même sur le grand parcours (et surtout sur
celui-là, nous dira le président Pascal, au retour) il y a une belle affluence.
Pas de crêpes au deuxième ravito, je me souviens pourtant d'un barnum au bord de
l'étang de la Grand-rue, où les gars avaient carrément transporté des
gazinières pour préparer les crêpes, impressionnant crois-moi !
Pas trop de difficultés sur le
parcours, un peu de vent de face quelquefois, pas bien chaud, un ou deux
passages légèrement humides parce qu'à l'abri, deux ou trois fondrières
remplies de glace qu'il nous faut contourner, mais rien de méchant. Qu'est-ce
que ça aurait été par un temps doux et pluvieux !
On aborde soudain un curieux
passage : on est le long d'une rigole d'alimentation de canal, bien en
contrebas et il nous faut passer sur le bord, entre les arbres à gauche et la
pente bétonnée à droite, avec le plus souvent, tout juste la place pour le
passage des roues. ! Heureusement que ce n'est pas glissant ! Ça
aurait été passage impossible sinon. Risqué, mais, bien sûr, amusant… même si
c'est un peu long.
On a gagné, pour finir, le
secteur des étangs et l'on retrouve aussi les canaux avec leurs biefs, leurs
passerelles à balancier si pittoresques. C'est de nouveau plus roulant et
rapidement on aperçoit la flèche de l'église d'Ouzouër.
Dans la salle, c'est vraiment
bondé et il faut jouer des coudes. Entre les crêpes d'un côté, le cidre et/ou
l'apéro de l'autre, le parcours est, là aussi, très technique ! Tu parles
que personne n'est pressé ! Mais c'est vraiment sympa. Du coup on
s'attarde un peu aussi.
Bon, dimanche prochain ?
Autre menu, qui n'aura rien d'une crêpe, puisqu'il ne sera pas vraiment
plat ! C'est « Les Coteaux du Sancerrois » à St Satur. On donne
là dans le consistant. Pas bien long, mais on risque d'y passer du temps quand
même. Un conseil : vérifie bien, avant de venir, que la chaîne passe
correctement sur le petit plateau, ça vaut mieux ! |
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| mardi 20 janvier 2009, a 00:29 |
| Rand’eau chez M’eau-rice et M’eau-nique |
Toute la semaine, les bulletins météo ont été
formels : dimanche pluvieux (plus vieux que la semaine dernière en tout
cas, sûr !), et pis tu pouvais regarder toutes les chaînes, les radios
etc... U-na-ni-mi-té ! Avec, parfois, un petit commentaire pour te tourner
le canon de soixante-quinze dans la plaie, du genre :
« Précipitations SOUTENUES » ou, variante, « Pluies
ABONDANTES »…Tout juste, au dernier moment, des cartes avec un léger mieux,
possible… l'après-midi !
Alors te dire qu'au lever, je
mets un moment avant de me décider à ouvrir les volets... Déjà que
j'entends le vent qui tourne autour de la maison, en ronflant… Aussi :
surprise quand je mets le nez à l'extérieur : pas de pluie du tout et c'est
même assez sec, signe que peut-être, il n'a PAS ENCORE plu ! Et, of course, lorsque, un peu plus
tard, je monte en voiture, c'est pour actionner les essuie-glaces ! Car cette fois-ci, ça a l'air de s'y
mettre sérieux.
Fait rien, Rogntidiou ! J'y vas !
D'abord on est invité pour une rando (j'ose pas dire une
S.E.C, vu le temps) que les VTTistes de l'ECCOnflAns organisent pour les autres
cyclos du club. Et c'est chez Maurice, à Nogent, que ça se passe. Alors… J'ai
su au dernier moment que la Rando de la St Vincent, à Neuvy/Loire, c'était ce
dimanche-ci et non le prochain. Flûte ! C'est toujours sympa, cette rando
pédestre qui nous accepte fort aimablement, et où l'on a l'habitude de se
regrouper pour allonger un peu les circuits prévus pour les marcheurs par une
boucle supplémentaire, que nous concoctent en général les
« Frapadingues ». Dommage qu'on n'ait pas pu synchroniser ça un peu
mieux !
Et Actif-Michel et Anne ? Se
seront lancés de ce temps ? Pas eu de coup de bigo ce matin mais pas
besoin, je n'ai pas atteint Bonny qu'un appel de phares, à travers le rideau de
pluie, me renseigne : ils sont juste derrière moi ! Quel timing !
Même chose quand on arrive chez
Maurice et Monique : en cinq minutes, tout le monde est arrivé ! On
s'engouffre dans un sous-sol visiblement conçu pour accueillir du monde :
la table est dressée : gâteaux, sucreries, tasses, verres, café, jus
de fruits… Ça c'est de l'accueil ! En pas longtemps, on a fait
connaissance avec les têtes peu ou pas encore connues et l'ambiance est au
top…On en oublierait bien l'extérieur. Mais bon, on n'est pas venu QUE pour
être autour de la table : on met le nez dehors pour constater que la
chaleur de l'ambiance à dû conjurer le sort : il ne pleut plus ! On
sort tout de même l'équipement ad hoc, photo et go !
Oui, bon, ça pleuvaille un p'tit
chouille, mais rien de méchant. Nous voilà partis sur les chemins qui longent
l'arboretum des Barres : Maurice nous a déjà emmenés par là et c'est sûr
que, malgré la flotte, on y roulera sans trop avoir maille à partir avec la
boue. D'ailleurs l'allure est vite bonne, malgré un vent que l'on sent même
entre les arbres, et le groupe s'étire au gré des conversations ou des niveaux
de forme. Histoire de regrouper, on fait un arrêt où certains se risquent à se
débarrasser de l'imper ! Audacieux, non ? D'accord, même s'il ne
tombe plus rien depuis cinq minutes et qu'on a aperçu un semblant de ciel bleu
entre deux nuées tout à l'heure, il faut être d'un optimisme assez démesuré, je
trouve, mais bon.
Ça ne rate pas ! Peu à peu,
mine de rien, la pluie reprend. On fait un peu semblant de ne pas s'en soucier
et de la traiter par le mépris, tout occupés qu'on est à admirer des
chevreuils : deux ici, trois plus loin, un autre encore qui réapparaît un
peu plus loin.
Vexée de notre attitude, la pluie
y va maintenant avec la grosse artillerie ! Des gouttes, mon vieux,
grosses comme ça ! Et serrées, avec ça ! Et froides en plus ! Le
vent a redoublé aussi et comme on est en plein à découvert, à travers champs,
on en profite un max ! Dos voûté, sous l'averse et les rafales, chacun a
le nez dans le guidon, l'eau ruisselle à travers les ouvertures du casque coule
sur le front, derrière les lunettes embuées, dégouline de la visière, imprègne
les gants, le cuissard, les chaussures. Pour résister au vent latéral, on prend
de l'angle avec le vélo, si bien qu'il arrive que l'on en perd un peu
d'accroche latérale sur le chemin détrempé ! Même pas la niaque pour aller
chercher un vague abri derrière un autre. On n'a pas même fait groupe pour
lutter. Nous sommes plus ou moins égrenés au long du chemin où chacun, vague silhouette grise au
milieu du gris, nez sur les pédales, s'attache à lutter contre les éléments et
tenter de progresser. Un tour de manivelles, puis un autre. On rêve de
s'arrêter? Idiot. Cela ne stopperait pas la pluie que le vent, parfois, te fait
même entrer dans les oreilles ! Il FAUT avancer. Certains s'essaient à
discuter, pour tromper la difficulté. Mais je crois qu'on guette tous l'arrivée
près d'une maison, d'une grange, d'un hameau où l'on pourrait souffler dans un
abri, aussi précaire soit-il.
Un peu après un panneau indiquant
« Les maisons sèches »(!!!) on traverse un petit hameau : dès qu'on a
pu, on a tourné à droite pour s'arrêter derrière le mur d'une maison, à l'abri
du vent et donc, un peu, de la pluie. Les autres passent tout droit : c'te
blague ! À cinquante mètres, il y a un beau et grand hangar. Quel superbe
refuge, où, de plus, nous attend un ravito comme on n'en a pas souvent pour des
randos officielles !
Le moral est bien revenu. Mais
bon, on ne va pas non plus passer le reste de la matinée là. D'autant pLus que,
bien sûr, en s'arrêtant un peu longtemps, on prendrait bien un peu froid.
Maurice et Christian, les deux locaux, se sont concertés : on va rentrer
au plus court, car, même s'il pleut avec moins de violence que tout à l'heure,
ça ne s'est quand même pas arrêté.
Alors on « prend la route en
long », comme disait mon papa à moi. Un petit détour quand même pour
passer par le site de direction de l'arboretum (intéressant !) et l'on
rallie Nogent. Trempés des pieds à la tête, on n'a plus qu'une idée : être
au sec ! On a investi tous les abris, garages et autres, de chez Maurice
pour tâcher de se changer. Un p'tit coup au vélo et hop, on retrouve la chaleur
du sous-sol de Maurice et Monique où nous attend, derechef, une table largement
servie.Les bouteilles passent de main en main, les « clings » sonnent
de verre en verre et les discussions vont bon train : on évoque, une autre
histoire d'eau, évidemment, la Rando des Gués, pour laquelle, malicieusement,
Michel-Léopold, enveloppé dans un peignoir d'un bleu tendre particulièrement seyant, semble
prêt ! Les verres se vidant facilement, on en arrive à lancer les paris
les plus fous, ainsi Pierre se dit partant pour la « Forestière »… s'il
perd 20 kg d'ici là ! Aussitôt un pèse-personne est apporté pour bien
mesurer l'enjeu, séance tenante! Belle gageure …À suivre !
L'heure a vite tourné et l'on
songe à regagner nos pénates, même si Maurice propose maintenant de prolonger par un repas à la bonne
franquette. Tentant, Maurice, bien sûr, on est si bien ici. D'ailleurs,
décidément, il semble que notre amicale réunion ait le don de chasser les
nuages, car, alors que nous regagnons nos voitures, la pluie a vraiment cessé
et c'est maintenant le ciel bleu qui nous accompagne et même le soleil. Mais
ça, nous l'avions déjà dans la tête et le cœur !
Pour trouver une rando organisée,
dimanche prochain, il faudrait aller jusqu'à St Cyr-en-Val. Ou attendre, bien
sûr, la « Rando des Crêpes » des amis d'Ouzouër sur Trézée, le 1er
Février. Pour ma part, je vais, entre-temps, passer une semaine à la montagne.
Avec des vététistes, bien sûr, mais pas nécessaire, je crois, d'emporter le
vélo sur ce coup-là !
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| mardi 13 janvier 2009, a 00:42 |
| Ménestreau : on en vœux ! |
En regardant l'ami Gérard, organisateur en chef de la
rando de Ménestreau, tu sais la « Rando des gâteaux de riz et de
semoule » (rien que ça !), qui, encagoulé et empanaché de buée,
attend les voitures des participants, et leur indique parfois leur place en
disant : « Là-bas, comme d'habitude ! », je me fais la
réflexion que ce rendez-vous n'est vraiment pas ordinaire.
C'est vrai qu'aujourd'hui, un peu
plus que d'habitude, on peut dire que c'est celui des mordus ! Des mordus de froid, oui, d'abord,
parce que la température, dehors, c'est l'ordre de moins 8 ou moins 9… dans ces
cas-là, on se dit qu'on trouvera des coins à moins dix, possible non ?
Pour moi c'est mon maximum à VTT (ou plutôt minimum, non ? La langue française
a de ces pièges !). Donc, seuls les mordus sont sortis. Et on s'équipe
plutôt dans la voiture, à l'abri, ne pointant le nez dehors que pour saluer les
autres tordus (tiens, il n'y a qu'une lettre de différence avec mordus, comme quoi, c'est voisin, non ?) et leur
souhaiter la Bonne Année. La « boune an-née » qu'on disait justement
dans ce pays, au temps jadis. Car je suis quasiment du coin, je te l'ai déjà
moult fois raconté. Tu vois le
clocher qui dépasse là, derrière le coteau ? C'est Mon clocher, mon vieux,
celui de Couloutre ! C'est à deux trois kilomètres, même pas, un tout
petit village que j'ai traversé au pas tout à l'heure en arrivant, en mettant
un nom à chaque maison… Le nom de ceux qui les habitaient autrefois, et quelquefois encore, même si la plupart sont fermées maintenant. Ma maison à moi
c'était l'école, juste au pied du clocher qui me donnait l'heure la nuit. Une
quinzaine d'années, j'y ai passé, mais quinze années qui comptent plus que
trente dans une existence, je pense.
Contrairement aux recommandations que j'ai données aux
copains, j'ai, malgré les forts risques de verglas, suivi la toute petite route
qui montait derrière chez moi, à la lisière du bois, là où ce que j'ai fait (entre autres choses) du VTT, sur
mon «Alcyon » bleu (déjà !), bien avant qu'on ait donné un nom
à cette pratique. Un pèlerinage, que je fais, un peu, tu vois.
Ben, justement, pèlerinage, ça
tombe bien puisque Ménestreau, ça vient de « monasterium », tu me
vois venir ? Rigolo d'ailleurs car la colline au-dessus, s'est quelquefois
appelée « minaret », ou "minarai", corruption de minerai,
évidemment, qu'on trouve aussi comme nom, car on extrayait du fer dans la
région … dans l'temps !
Bon, alors, c'te rando ?
J'y viens. Mais, que veux-tu, le
temps de s'équiper, de retrouver les copains, de remarquer que certains ne sont
pas venus, de boire un caoua près du poêle… Enfin, ça permet d'avoir
pilepoil le soleil qui passe le haut du premier coteau, auquel on s'attaque
juste en partant. Une petite montée pas trop méchante, entre deux champs
enneigés, mais qui te fait vite fumer du bec comme une loco et qui t'offre
l'avantage de réchauffer l'dedans, pire (et mieux) que la goutte du père
Marlot, tu vois, au café du milieu du bourg…
On s'engage dans la forêt, en
continuant de monter, qu'à force d'à force, notre groupe s'écrème sérieux.
C'est vrai qu'on se demande un peu tous où l'on en est de la forme, après
souvent une quinzaine de jours un peu costauds, côté flacons et fourchette.
Qu'un certain Michel de St Martin (car tourte la bande de l'ECConflAns, ou
presque, a fait le déplacement, je sais pas si tu te rends compte !), oui,
donc que le Michel, il a même continué les abus hier encore (qui était
d'ailleurs ce matin, au final) et donc… semble avoir du mal à trouver tout
de suite le rythme. Par contre, je suis tout surpris de me sentir pas trop mal,
parce que ces derniers temps, j'ai plus travaillé la descente que la montée,
des descentes de côte, quand même, Côte Rôtie, Côtes de Blaye, tu vois le
genre…
À force de grimper, on arrive de
l'autre côté : c'est THE descente du jour, celle qui te mène à
Villiers. C'est marrant d'ailleurs que, sur le schéma habituel, le Loulou et
ses acolytes, ils ont trouvé, dans le tracé, des petites différences qui
bluffent, comme s'il y avait un chemin parallèle. Enfin, toujours est-il que la
descente, l'est vraiment sympa, dans les feuilles gelées, avec ce qu'il faut de
côté technique pour s'amuser... gaffe quand même aux « roins »
gelés ! Le Michel s'y refait la cerise, comme de juste, et, après s'être
regroupés en passant devant le château local, on se dirige vers la vallée du
Nohain. Deuxième type de paysage, classique dans cette rando. Quelquefois,
c'est le coin boueux et pas toujours marrant, mais aujourd'hui, le sol dur est
un régal. C'est peut-être ça qui me donne la forme, j'adore ces conditions où
le vélo répond bien, les roues accrochent…un délice !
Un p'tit coucou de loin au
clocher dont au sujet duquel je te causais t'tà l'heure, un passage auprès de
domaines dont les noms sonnent profond dans mes souvenirs, et puis c'en est
tout de Couloutre, on n'ira pas par là… Trop compliqué paraît-il, pour des
organisateurs qui ont de plus en plus de boulot administratif dans la
préparation d'une rando, je ne leur en veux pas...D'ailleurs, qu'est-ce que
j‘attends, moi ? J'ai qu'à prendre mon biclou et me lancer par là quand je
veux, non ?
Le temps que je te raconte ça, on
a gagné le ravito après avoir traversé de grands champs qui ont au moins
l'avantage aujourd'hui d'être au soleil. Pause auprès du feu, avec un petit vin
chaud (le sevrage, ça se fait doucement, hein, pas trop vite…) le temps aussi
de réconforter Pilou qui a cassé son câble de dérailleur et roule, du coup, sur
la route. Dommage pour lui, aujourd'hui, c'est un jour à être sur les chemins,
vraiment. J'en profite aussi pour comprendre pourquoi mon « Camel »
semblait bouché : j'ai voulu utiliser (Enfin ! car j'avais ça au fond d'un tiroir depuis un an ou deux) le tube avec valve recouvert d'isolant. Seulement
je ne l'ai pas essayé avant de partir, et donc pas donné le petit coup de canif
nécessaire pour ouvrir la valve. On procède au dépucelage et ça roule de
nouveau.
Cette fois on est dans les bois
du « Minerai » entre Entrains et Ménestreau, une espèce de bosse
comme un dos de baleine, pas bien pentu, sauf au-dessus de Ménestreau,
mais que l'on monte et descend un
certain nombre de fois. Le plus souvent, on se trouve sur des allées assez
droites et on voit, là-bas, les gars qui sont devant, plus haut...
Histoire de te donner le moral… Un qui ne doit pas l'avoir, c'est le Michel de
St Martin. On roule tous plutôt O.K, avec Alain, Christian (qui a fait
ressouder le haut du tube vertical de son cadre, pas mal !) Maurice,
Actif-Michel et Anne aussi, mais notre Ocrien de St Martin, il a décidément du mal à
retrouver le rythme après sa soirée d'hier… Pourtant, ce genre de truc, c'est
surtout au début qu'on le sent, souvent, en roulant, la forme revient peu à
peu. Ben là, on dirait plutôt l'inverse. Les montées ne sont pas méchantes mais
longues et ça, ça ne passe pas.
En plus dans les derniers
kilomètres montants, on a lâchement un peu appuyé, avec Alain, grisés par le jeu de la trace que l'on cherche
entre les différentes ornières gelées où l'on trouve parfois un passage carrément
sur la glace (Ouf, ça tient ! Mais gaffe à la glissade !). Ou bien
alors, c'est le parfum des gâteaux de riz que l'on sent déjà ? Toujours est-il qu'on a dû laisser un
peu les autres derrière. Un passage près d'une mare gelée (où j'en ai déjà vu un
s'étaler) et l'on arrive au-dessus du village, on laisse une belle descente sur
la gauche (dommage) pour regagner directement la salle d'accueil, où l'on
s'attaque alors sérieux aux fameux desserts promis, à côté des trois
« Frapadingues » qui ne donnent pas leur part aux chiens. C'est juste comme
on en est au deuxième verre et à l'assiette de rab' qu'on a réussi à négocier,
que se pointe l'ami Michel qu'on a bien laissé tombé ! Et de nous
expliquer qu'il a fait toute la rando avec un boîtier de pédalier bien
mal-en-point : du coup, on va voir : il a une drôle de touche, c'est
vrai, son axe, mais surtout, pour réussir à tourner les manivelles, même à la
main, faut s'employer un brin ! Eh ben, chapeau le Michel ! Tu parles
d'un handicap ! Dommage qu'on n'ait pas eu de galette, car c'était lui qui
méritait la couronne, en ce dimanche qui suit l'Épiphanie…(car tu sais,
n'est-ce pas, que Marius et César épient Fanny !).
Bon, la météo annoncée n'est pas
folichonne pour dimanche prochain et je n'ai rien d'autre en rayon qu'une rando
en Sologne à Nouan le Fuselier, si tu te sens… Sinon, on épluche les
calendriers qui sont parus pour faire le nôtre. Si tu as des infos, merci.
Et pis… Boune
An-née !!!! à toué, ta
douce, le reste de la compagnie et pis… ton vélo, pardié ! |
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| dimanche 28 décembre 2008, a 20:05 |
| Noël et St Sylvestre : c’est l’étang des oies et des canards… cygnés Alain ! |
Actif-Michel est passé me chercher avant l'aube et nous
roulons vers les Choux (plutôt Varennes-sur Truc ou machin) où nous attend
Alain. Il fait encore bien noir, mais j'apprécie ce moment où nous pouvons
encore profiter des décorations de Noël des rues et surtout des maisons, de
part et d'autre de la route. C'est parfois un peu tape à l'œil, souvent naïf
mais toujours gai. Les autres maisons en semblent d'autant plus sombres et même
tristes, en comparaison, comme des maisons vides et anonymes. Il suffit d'un
tout petit rien allumé pour que tout change : comme un clin d'œil de
connivence, c'est sympa, enfin moi, je trouve.
On a donc un œil ébloui sur ces
décors et l'autre sur le tableau de bord où le chiffre de la température
extérieure tourne autour de –5° ou –6°… Pas chaud, hein ? Même si tout à
l'heure le soleil remplacera les
étoiles, on le trouvera drôle en quittant la chaleur de la voiture. Michel
baisse peu à peu le chauffage intérieur de deux ou trois degrés pour qu'à
l'arrivée on ne subisse pas trop d'effet frigorifiant, pourtant l'habitacle
semble un doux cocon, un abri préservé et moelleux : j'ai toujours bien
aimé cette sensation de rouler dans la nuit bien au chaud dans une
voiture ; gamin, j'essayais de ne pas m'endormir pour en profiter, je
l'appréciais même quand, le lundi matin, mon père me reconduisait à l'internat,
et pourtant !… Tu sais cette sensation qui te fait te recaler comme si tu
voulais t'enfoncer un peu plus dans ton siège, tu vois ce que je veux
dire ?
Timing impeccable : on
retrouve aux Choux l'ami Michel qui arrive de St Martin pile à l'heure pour
nous conduire jusque chez Alain. Le ciel blanchit à peine du côté de l'Est et
ce n'est qu'après avoir pris un café-croissant bien agréable, devant l'insert
surchauffé, après avoir complété et vérifié notre
harnachement (multicouches de vêtements spéciaux, sachets chauffants, qui
sous les pieds, qui dans les gants, etc.) que le soleil passera timidement la
crête de la forêt en face la maison d'Alain. Actif-Michel est déjà le nez
penché sur sa machine : l'amortisseur semble affaissé et le débattement
réduit. Effet du froid ? Ça ne s'arrangera pas vraiment en roulant…
On a juste suivi un tout petit
bout de route pour vite chercher le couvert de la forêt, d'accord on ne profitera pas de la très relative
petite chaleur du soleil, sans doute, mais on sera à l'abri d'un petit vent
qui, par cette température, nous aurait vite glacé ! Les premiers chemins
sont assez défoncés, mais, magie du gel, ils sont durs. Il faut évidemment
soigner sa trajectoire, se méfier des roins qui t'enferment et font accrocher
les pédales, mais quand on voit ce que les sangliers ont fait subir à certains
passages, on se dit qu'il aurait été encore plus difficile de rouler par temps
doux ! On évite (ou pas) les flaques gelées dont la glace craque sous le
poids des vélos (et de leurs pilotes, après les agapes de Noël !). C'est
tout de même très roulant dans l'ensemble, mais on roule assez pépère :
pas trop envie de se geler les extrémités en créant, par la vitesse, un vent que
l'on est bien content d'éviter en sous-bois. Justement, tiens, les sous-bois
sont bien agréables : un vrai décor de Sologne, avec bruyères, terre
sablonneuse, bouleaux et… étangs ! Question de ça on est servis, on passe
d'un bord d'étang à un autre : tous sont gelés et l'on s'amuse de voir les
canards, les oies et les cygnes réduits au patinage imposé. Comme en Sologne
aussi, des panneaux annoncent de beaux domaines et aussi des interdictions de
passage, parfois. Parfois aussi des chasses en cours… Alain et Christian
jonglent avec les traces, les allées, les carrefours, nous on suit…Quelques
haltes, quelques photos. Avec la matinée qui s'avance, on est vraiment bien à
rouler dans un paysage pareil sous le soleil. Mais le froid persiste :
aucun signe de dégel au sol (et c'est tant mieux) et dans l'air non plus
d'ailleurs : un petit passage sur le bitume, où nous nous risquons à
appuyer un peu (si peu) plus, a vite fait de nous geler mains et pieds. Ici et
là, nous reconnaissons tel ou tel endroit, déjà traversé lors des randos
organisées aux Choux, mais rien qui puisse nous repérer vraiment et l'on se
retrouve devant chez Alain sans nous être rendu compte du retour.
Quelques tours de roue
supplémentaires pour faire le tour du propriétaire, du petit étang en
sous-bois, et l'on se retrouve acagnardés autour de la cheminée, verre en
main…Gagné par la chaleur du lieu, des verres, des copains, on discute de tout
et de rien, des problèmes de bris de cadre, tiens, en particulier, car
figure-toi que Christian, en rangeant son vélo dans la voiture a remarqué une
cassure du tube vertical au ras de la tige de selle, alors les
« Vitus », ça casse aussi ? À quoi se fier ma bonne dame !
Il faut bien briser le moment
magique : saluts, souhaits de bonne fin d'année et à plus, on ne
s'éternise pas dehors. Le rendez-vous suivant est surtout pris pour Ménestreau,
tu sais, je t'en ai parlé la dernière fois, n'oublie pas ! Et puis, si tes divers réveillons et
repas t'ont laissé un peu de place, tu auras droit là-bas à un fameux gâteau de
riz (ou de semoule) accompagné de crème anglaise ! Si Si ! Ah, tu
vois, je t'ai convaincu ? M'étonne pas, un bec-fin comme toi ! Alors
pas trop d'excès côté fourchette d'ici là, et tu seras top pour l'année
prochaine ! |
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| mardi 23 décembre 2008, a 11:15 |
| rando du solstice (suite) |
Un p'tit plus pour mettre deux photos "actives" ! Un cadeau de Noël, quoi! |
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| mardi 23 décembre 2008, a 11:10 |
| Rando du solstice : le jour le plus court ! |
« T'es sûr qu'il faut qu'on y soit à 8h et
quart ? Mais il va encore faire nuit ! » Actif-Michel m'avait
prévenu : le rendez-vous chez
Michel à St Martin-sur-Ocre, en ce jour de solstice d'hiver, c'était un débarquement…
« Le jour le plus …court ! ». Autrement dit on allait démarrer
dès potron-minet. (j'aime bien cette expression, « potron-minet »,
faudra que je cherche d'où ça vient, tu sais, toi ?). D'ailleurs, sur la
route qui même au fief ocrien du Sire de St Martin, ce sont surtout des phares
que j'ai dans le rétro, impossible de savoir qu'il s'agit de la voiture d'Actif
et Anne qui m'ont rejoint peu avant d'arriver.
De là à avoir besoin de mettre les gilets fluos pour
entamer notre rando…faut pas exagérer, parce que avant d'enfourcher nos
montures, il y a le café prévu sous l'abri des copains. Le Michel, c'est un
gars qui sait recevoir : outre caoua, panetone et cake, préparés pour
nous, le garçon a passé une partie de son samedi sur le vélo (bon, O.K.
y'a pire comme contrainte, mais quand même !) pour vérifier l'état de
certains passages où il compte nous conduire. Du pro, quoi !
Car même si c'est aujourd'hui l'hiver, pas de gel qui
durcirait le sol et rendrait traversables certains bourbiers potentiels :
il fait plutôt doux et on se plaindra davantage de s‘être trop couvert que de
froid aux pattes, au cours de notre sortie.
On prend des nouvelles des uns et des autres
copains : des gens de Gien-Relax, avec Christian, le moustachu président
historique, qui a passé la main lors de l'A.G de vendredi, des
« Frapadingues » aussi, qui roulent ce matin côté Berry, pour
préparer la future « Rando des Beignets »
On a fini par partir à une heure encore raisonnable. On
est huit en tout, les cinq de l'ECConflAns, Anne et Actif-Michel et puis
mézigue. Où va-t-on rouler ? Bords de Loire ?…Mouillé, par ces
temps… Les grimpettes du côté de
Châtillon ? Ou encore Outre-Loire, derrière Gien ? Entre les randos
ici, les S.E.C avec Gien-Relax, les randos de St Gondon et de Châtillon, on
commence un peu à connaître. Pourtant Michel va trouver, pour la deuxième fois
en pas longtemps, des secteurs inconnus. D'abord il réussit à nous faire
traverser un domaine privé, une ferme en plein champ, au moment où le proprio
traverse la cour… hum ! Ben, la moindre des choses est de s'arrêter saluer
le monsieur et lui expliquer que… Le mec est sympa et apprécie la courtoisie,
dont chaque vététiste qui se respecte doit se prévaloir (en plus c'est écrit
sur la charte du vététiste punaisée au mur de mon bureau, na !) et nous
fait remarquer que nombre de motos n'ont pas cette attention ! Bon, ben,
M'sieur, merci, on continue.
Ici et là, on va bien reconnaître un bout de route ou de
chemin mais très vite, on sera de nouveau désorienté par une bifurcation
inattendue. Tiens, cette traversée de bois, chouette, non ? Connaissais
pas. Du coup on y reste un peu plus longtemps, car le « Lapierre »
d'Actif-Michel crève pour la première fois de son existence! L'occasion
d'une réparation collective, tu vois le genre : un qui passe une chambre à
air, un autre qui démonte, un qui passe le chiffon pour essuyer la merdasse de
ce qui reste de produit anti-crevaison, un autre la pompe, un autre
(devine) qui photographie, et deux ou trois qui en profitent pour libérer le
café avalé avant le départ…
On continue nos zigs et nos zags, dans le paysage local,
avec, comme repère, dès que l'on peut voir un bout d'horizon, le clocher et le
château de Gien, sur notre droite le plus souvent, et bien sûr le triple
panache de vapeur de la centrale de Dampierre. On s'en rapproche d'ailleurs de
plus en plus au fur et à mesure
que des chemins plus familiers nous ramènent vers les abords de St
Gondon : Michel a tout prévu: un bout de descente nous conduit chez les poules: elles ont les jambes longues et fines et et le derrière orné d'un bouquet de plumes d'autruches !... Normal puisque c'en sont (et Dalila?), des autruches (tu croyais quoi, toi?Hein?) Les fameuses bestioles de l'élevage local que nous avons l'habitude de saluer de
nos quolibets, lors des S.E.C hivernales de Gien-Relax, mais qui sont une
découverte pour Actif-Michel et Anne. On se ferait bien une petite
pause-ravito, non ? Notre driver Michel nous a prévu ça en fait dans un
site pittoresque, auprès d'un ancien lavoir bien retapé, en bord de rivière, à
côté d'un vieux pont (photo).
On repart à travers les rues et ruelles anciennes du
charmant village, une traversée touristique qui nous conduit en fait sur un
parcours aménagé avec bosses, virages, creux etc… Alain est devant et s'arrête
brusquement en haut de la bosse : pas possible ! Le trou derrière
doit être vraiment impressionnant pour qu'il « refuse l'obstacle »
ainsi ! En fait, il vient de se prendre une petite branche acérée qui
s'est plantée dans sa pommette juste en dessous de l'œil gauche ! À deux
centimètres près… Portez des
lunettes les gars, complément indispensable du casque !
On reste un petit moment sur le site à tourner-virer comme
des gamins, qu'on est forcément, comme je te l'ai expliqué lors d'un précédent
article, on prend des photos en action et puis on s'extrait pour regagner un
peu pus loin la levée, direction Poilly-lès-Gien ; il fait vraiment
bon et il s'en faut de peu que
l'on ne voie le soleil. On remonte vers St Martin où l'on fait un petit
crochet, pour visiter le chantier de la maison d'un collègue des gars de l'ECC.
Ça permet, du coup de voir nos compteurs
afficher un total de 40 km raisonnable. Il n'est pas trop tard, mais
entre lavage des vélos et rinçage... des gosiers, ça nous prend une bonne
heure… Faut c'qui faut, non ?
Un préambule, en quelque sorte aux futures agapes. Usez-en
sans z ‘abuser, festoyez de belle façon, Gente compagnie, que Papa Noël
vous apporte la paire de roues, le dérailleur ou la sonnette dont vous rêvez,
vous nous montrerez tout ça lors de la prochaine sortie. Au niveau de
« l'organisé », il faudra attendre la rando des amis de St Père, à
Ménestreau (pas en Villette, mais près de Donzy, Nièvre), le 11 Janvier, je
crois. Bonnes Fêtes à tous ! |
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| lundi 15 décembre 2008, a 11:29 |
| Un bel état d’AME ! |
Je n'ose pas ouvrir les volets…Je sais bien que j'entends
une espèce de chuchotis, mais…et si c'était la tuyauterie de salle de
bains ? Ou, je ne sais pas moi, dans mes oreilles tout bonnement ?..
Non ? .. Eh, pardi, je le sais bien qu'il pleut ! Mais tant que je ne
le VOIS pas, tel St Thomas (je te parle pas du Tom, qui serait plus "seins" que " saint" !), je peux toujours espérer… Espérer qu'il ne continue pas à
dégringoler de la flotte à tout va, comme depuis hier soir. Que déjà cette pluie
a dû être la cause d'un truc pas ordinaire qui nous est arrivé : sur la
scène de la Maison de la Culture de Nevers, oui m'sieur, la Grande Salle, où je
participais à un concert. On était plusieurs dizaines de musiciens et
chanteurs, en pleine action, au deuxième ou troisième morceau quand :
« Pschhhhhhhhhh, boum !!!! » et voilà un projo qui explose
au-dessus de nous et tombe en morceaux, verre et métal, quasiment sur la
tronche d'un violoniste (chauve, en plus) qui n'a plus eu qu'à sortir un kleenex
pour se panser la main pendant que son voisin éteignait à coup de pied un bout
de truc qui cramait… Et qu'est ce que tu crois ? .. The Show must go
on, mon vieux !!!… Si,
si ! On a tous continué, avec juste un coup d'œil sur le pauvre musicien
qui avait l'air de s'en tirer sans trop de bobo… et pis un p'tit coup d'œil
aussi vers le haut, vers tous ces autres projos verts, bleus, rouges, jaunes qu'on avait au-dessus de nous, histoire d'évaluer les probabilités de finir la
soirée entier. À peine si on a un peu « savonné » une ou deux
mesures… Pros, j'te dis ! N'empêche, un qui a dû en savonner
quelques-unes, de mesures, c'est le mec au violon : il a eu un moment la
main qui tremblait un brin… no problem question trémolo ! J'me demande
pourquoi d'ailleurs, vu que, lui, il n'avait plus de projecteur au-dessus de
lui, il ne risquait donc plus rien, non, logique ? À la fin du spectacle,
l'éclairagiste est venu, éberlué, ramasser les morceaux et tenter un
diagnostic : une fuite d'eau, quelque part au-dessus.. la pluie…
Alors tu comprends que ce matin,
la pluie…ça devrait m'arrêter ! Parce qu'il vase, of course, et pas qu'un peu ! Et que je
me suis couché tard, et que je me suis levé tôt, parce que, normalement, ce matin,
je dois aller à Montargis. Te dire que j'hésite ? Et ben pas vraiment…Je
traite par le mépris… On verra bien…En attendant, les essuie-glaces y vont de
bon cœur !
Bon, trouver l'accueil :
c'est proche du point de départ de la « Montargoise », mais rien
n'est indiqué… Le « Vélodrome de l'ame de Montargis », dit comme ça
tu t'interroges : « l'ame » de Montargis ? Deux trois
voitures…devant une sorte de stade, un tennis, ça ressemble plutôt à un parc un
peu désuet, tu vois, genre parc thermal…Je vais plus loin… Se renseigner ?
Personne dehors avec ce temps… Le bigophone chante : c'est Michel de St
Martin, que je dois retrouver là, qui
m'appelle pour me guider. J'hésitais à faire sonner son téléphone, il
était de fiesta « Meunier » hier soir, cela ajouté au temps, p'têt'
qu'il n'avait pas bougé de chez lui. Mais non, lui et le Maurice sont fidèles
au rendez-vous. Alors c'est où ? Équipés de pied en cap, on s'avance dans
ce parc sportif du début du XXème siècle (1935, ou 25…) pour découvrir,
effectivement les structures inhabituelles et somme toute assez impressionnantes
du vélodrome de plein air. On entre sur la piste : on s'inscrit sous le
barnum monté au centre du truc et on se renseigne : l'ame de Montargis,
l'A.M.E, c'est l' « Agglomération de Montargis Et de … » le
reste n'est pas pris en compte dans le sigle.
Bien peu de monde aux
inscriptions mais les organisateurs ne sont pas accablés. Il s'agit de
l' « autre » club cycliste de Montargis, pas les cyclotouristes
qui s'occupent de la « Montargoise ». C'est leur première rando VTT.
Pas de bol pour le temps, une pluie au réveil, c'est radical pour te squeezer
l'affluence !
On prend des photos au pied de la
piste, je dis « au pied » parce que je t'assure que c'est
impressionnant : on se croirait dans une espèce de plat à cuire au four.
Quand tu penses aux pistards qui grimpent là-dessus avec des pneus quasiment
lisses ! En même temps, tu as envie d'essayer, de te faire un
« wall-ride », car c'est presque ça ! Mais, sur une piste
mouillée… tu vois, on a l'impression que ça ne le ferait pas. On se paye quand
même un petit tour… en bas… en mordant parfois un peu la pente et puis… à nous
les pistes de la forêt qui nous sont plus habituelles et plus familières !
Car on se dit, évidemment, que
l'on va retrouver le même genre de parcours que lors de la
« Transgâtinaise » et la « Montargoise ». En fait, très
vite, on se rend compte que les traceurs ont vraiment cherché à innover :
on va souvent rouler sur du petit monotrace, parfois très sinueux, en roulant
un minimum sur les grandes allées. Sympa ! Ça ne roule pas mal d'ailleurs, et dans cette première
partie, on « y emmène » plutôt bien tous les quatre, avec le Pierre
qui, lui, est venu en voisin nous rejoindre à vélo. On n'est pas bien nombreux
à participer, sans doute, mais, comme on est partis à peu près au même moment, on
n'est pas seuls à rouler. Nous, égoïstement, on se dit que moins on est
nombreux, plus ça nous donne de chance de gagner une de la dizaine de dindes
qui seront offertes en lot à l'arrivée, et déjà on se cherche une bonne
recette... Tiens, au Calva, par exemple !
Sais-tu ? Conformément aux
deux ou trois bulletins météo que suivi ce matin, la pluie a cessé !
Si ! J'ai même posé l'imper plastique ! Et finalement, autour du
superbe feu qui nous attend au ravito, il n'y a pas tant de monde car il ne
fait pas bien froid non plus. Après le ravitaillement, on se fait une boucle,
plus au nord de la forêt, un peu
gadouilleuse qui nous ralentira quelque peu aussi. C'est vrai que de la
boue, on en rencontre, évidemment, mais elle n'a rien de collant. Il faut
traverser, bien sûr, mais on ressort sans rien sur les pneus, c'est
appréciable. par contre ça glisse pas
mal, c'est vrai aussi. Tout à l'heure dans une petite montée étroite, le Michel, devant
moi, se grimpait ça en danseuse. Juste au moment où je lui dis mon étonnement,
sa roue avant glisse sur une pierre, ou une racine, et à bas l'bonhomme !
Après le deuxième passage au ravitaillement, Pierre nous
laisse partir sur une autre petite boucle du grand circuit : la boue l'a
bien fait peiner et puis on nous annonce deux grimpettes.
On se les avale sans mal, mais
c'est avec un brin de circonspection que nous arrivons en haut d'un bout de
descente un rien abrupte : on n'avait encore rien vu de tel à descendre
dans la forêt de Montargis ! Z'ont trouvé ça comment ?.. Michel s'est
lancé à gauche sur la trace déjà faite, qui me semble trop boueuse, aussi je me
risque de l'autre côté, plus haut car la piste est en dévers, mais où les
cailloux me semblent plus sûrs. J't'en fiche ! Ça glisse pareil ! Ma
roue arrière part en crabe et j'ai
la tentation de mettre un pied mais la pente m'a déjà avalé, force est de s'en
tenir à tenter de contrôler en restant le plus d'aplomb possible. Le vélo est
venu de lui-même se recaler trois au quatre mètres plus à gauche dans la trace
boueuse, freiner pourquoi ? Comment ? Les quelques dizaines de mètres
me semblent longs et je suis bien content d'arriver en bas entier. Chaud !
On retrouve le Pierre un peu plus
loin et, embarqués avec lui, on oubliera de reprendre une petite boucle de
quelque cinq kilomètres. Tant pis ! Depuis quelques minutes, il a
recommencé à pleuvoir, pas trop méchamment, mais quand même, et
trente-cinq kilomètres, ça suffira à notre bonheur pour aujourd'hui. Des
kilomètres supplémentaires, on devrait en avoir dimanche prochain : il est
question de Borne en plus, si rit le soleil… (astuce pour initiés, cherche
pas !).
Du coup, on en a profité pour
appuyer un peu plus sur les pédales…attirés par l'odeur de la dinde,
déjà ? Ou plutôt d'un vin chaud bien agréable qui nous attend au retour, car
pour la dinde, c'est loupé. Il nous resdera gue le Calavados dans nos berres…
hic !…
On reste un moment avec les
organisateurs, à profiter du vin chaud, bien sûr, et puis à leur assurer que
leur créneau est bon, qu'il faut qu'ils perd ses verres (bardon, ça c'est moi
quand mes « belles lunettes » se séparent en deux morceaux)...
euh…qu'ils père sévère, non, z'est bas za non blus… qu'ils persévèrent, ça y
est, car leur rando est bien faite et qu'évidemment on n'a rien d'autre à ce
moment-là depuis que la « Solognote » d'Aubigny n'existe plus
pour les VTT.
Et puis un p'tit tour de piste
encore, c'est trop drôle, lavage vélo et hop !
Ce coup-ci les copains, rien
d'organisé (question VTT, parce que côté agapes, je vous fais confiance… mais
attention au Calva !) d'ici
le début janvier, à Ménestreau (près de Donzy). À se contacter donc pour
trouver à rouler.
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| mardi 09 décembre 2008, a 18:56 |
| V.T.Théléthon |
Ouf ! J'ai bien cru ne pas
pouvoir rouler avec des copains ce W-E ! Étant pris ce dimanche, il ne m'était pas possible de rouler à Santranges. Mais en période de
Téléthon, il y avait heureusement de la ressource ! Gien-Relax et l'ASCO
organisaient quelque chose à… Sully-sur-Loire ! Décidément, je ne sors plus de ce coin-là, Ouzouër/Loire,
Vieilles Maisons, Sully/Loire, ça bouge, le VTT, en Gâtinais ! Sympa,
mais, bon, c'est encore une heure de route ! Michel de St Martin m'avait
prévenu : départ à 13h pour une cinquantaine de bornes. Même si c'était en
bord de Loire, pour être rentré avant la tombée du jour à cette époque, fallait
pas pater ! Alors fais le calcul : 13h départ, le temps de s'équiper,
s'inscrire + 1h de route etc…Fallait pratiquement déjeuner juste après avoir
fini le p'tit déj', quoi, en gros…
Et ben, moi qui ai un peu de mal
avec les horaires, figure-toi que je suis pilepoil à l'heure ! Que je me
retrouve nez à nez, ou plutôt capot à capot avec le Sire de St Martin qui arrive… et qu'on se gare l'un à côté de
l'autre. Nickel, quoi !
Le Téléthon, à Sully, ça a l'air
d'être une affaire qui tourne, en plus d'un circuit de quads et motos qui,
justement, tournent en rond au pied du pont de Loire, le centre ville est
occupé par un ensemble de barnums qui constituent le « Village du
Téléthon » où l'on trouve des tas de trucs à acheter et consommer, des
jeux et même des spectacles (voir plus loin).
On traverse tout ça avant de
ressortir pour trouver le stand d'inscriptions : c'est un peu minimaliste
et l'on y apprend que rien n'est balisé mais que le départ et la rando se
feront groupés avec des capitaines de route à… 13 h 30 !!! Eh
ben, pour une fois que j'étais à l'heure et que j'ai avalé mon déjeuner
tout rond quasiment ! On prend donc le temps (tiens justement côté temps
météo, c'est pas mal : il fait soleil et pas trop froid, bien pour rouler)
Donc, oui, je te disais... oui, qu'on prend le temps de boire un café et de musarder et discuter avec
les participants qui tardent un brin : on n'est d'ailleurs pas très
nombreux à s'inscrire sur le grand parcours. Évidemment il faut attendre un
retardataire, du coup Michel et Claude, attirés par la musique, entament une
initiation à la country-dance : là, sur la photo, ils ont arrêté leur square
dance pour prendre la pose, mais si t'avais vu !
On part à 13 h 45 bien tassés. On
est une douzaine à rouler sur ce parcours et on se regarde avec Michel :
il n'y a pas que des jeunots, mais on y reconnaît quelques pointures, on va
rouler à quel rythme, dis donc ? Surtout qu'on n'est pas parti de bonne
heure... En gros the question is : va-t-on ti tenir l'allure sur la
distance ? Pas pour frimer, mais pour simplement en sentir derrière soi,
plutôt que devant, on s'est postés Michel et moi, derrière le capitaine de
route qui n'est autre que le responsable du club de Sully. Il roule sur un beau
« Scalpel » tout flac (c'est sa première sortie, au spad, pas au
mec !) et d'ailleurs il nous dit changer de vélo tous les ans… Sa dernière
monture était un « Yéti », que chevauchait tout à l'heure son jeune
fiston, semble-t-il…Eh ben, si avec ça il ne mord pas au VTT, le garçon c'est à
désespérer !!!
On n'est pas partis au taquet,
mais au bout de deux kilomètres à peine, ils en sont à inciter un gars de
Montargis à s'orienter sur le parcours de 30km…Et pis après ? Ce sera le
tour de qui ? Mais bon, on tourne la plupart du temps autour de 25 km/h et
ça va. Il y a bien un petit vent de trois quarts devant mais en prenant un
abri, ça le fait et puis, ce vent-là on l'aura dans le dos au retour, et ce ne
sera pas plus mal. Car on roule dans le Val en direction de
Châteauneuf-sur-Loire, un peu plus au nord-ouest, pour revenir ensuite de
l'autre côté. On est donc sur du plat intégral, sur un sol assez sain et, dans
l'ensemble, c'est du bien roulant. L'ambiance a l'air sympa, ça discute et
rigole aussi. De temps à autre un gars venant de l'arrière nous dépasse en coup
de vent pour venir discuter à l'avant puis se laisse redescendre en queue de
peloton. Le Claude aime bien ainsi aller et venir, comme les chiens qui sont en
randonnée. On discute comme ça pas mal de raids qu'il a faits, qu'il aimerait
faire, qu'il fera sans doute… Ce n'est plus à notre portée…
Un passage sur un single qui
traverse une zone de cross, bosselée à souhaits, donne un coup d'accélérateur,
les cardios s'affolent un instant, mais la zone n'est pas très longue… Ça a
créé un petite diversion sympa.
Comme on approche de Châteauneuf,
notre chemin traverse des champs dénudés. C'est un peu plus gras et il faut
appuyer un peu plus sérieusement, quelques-uns me passent et je perds le
contact direct, ce sera le seul moment où, avec Michel, on aura eu une petite
difficulté, sans être non plus largués, ni les derniers. Il est bien vrai que,
si on suit sans problème, c'est parce que le parcours ne présente aucune
difficulté. Je suppose que s'il y avait des grimpettes, des zones boueuses, là,
on aurait du mal. Mais peut-être pas que nous, non plus…
On retrouve le bitume pour passer
le pont de Loire et entamer le retour. Eh ? Et la pause ravito ? On y
pense ? Mon casse-dalle de midi est loin ! On grignote deux barres en regardant la Loire couler ;
tu sais que je suis ici dans une région où je n'ai jamais mis les pieds !
Les autres ont l'air étonnés que je ne connaisse pas Châteauneuf… Ben,
figure-toi que j‘ai passé plus de temps dans le coin depuis trois semaines que
depuis des dizaines d'années. C'est hors de mon secteur, je n'ai pas à
traverser la région pour une raison ou une autre. Orléans ? J'ai dû y
aller deux fois, et rapidement… Je n'aurais que des raisons touristiques pour
venir. Et elles seraient justifiées, remarque: quand je suis arrivé à Sully, le
spectacle du gracieux château Renaissance, posé au bord de la Loire m'a donné
le frisson, par exemple, et je t'ai déjà parlé des alentours de Vieilles
Maisons et de la Forêt d'Orléans… Et puis, bien sûr, La Loire, qui n'est plus
tout à fait la même que la Loire de cheux nous : plus large… moins
d'îles…
On repart de Châteauneuf par un
sentier aménagé assez pittoresque, puis on se retrouve vite sur la digue qui
longe la Loire : ça roule bien, avec le vent dans le dos. Trop bien sans
doute et notre guide, par deux fois nous fait plonger sur un sentier près de
l'eau : c'est très sympa, plus sinueux et technique, mais la Loire est
venue le submerger récemment, alors tu as une idée de ce que ça peut
donner : roues qui patinent, vélo qui part en crabe et autres joyeusetés.
Si le premier passage dans ce genre de spot s'effectue assez correctement, le
début du second nous conduit à nous demander pourquoi le collègue nous a emmené
dans ce trip limite. Réponse : parce que, le début merdique passé, le
sentier redevient sain et est un pur moment de bonheur ! Toujours faire
confiance au gars-du-coin-qui-connaît !
Bien entendu c'est là que l'un
d'entre nous, qui avait déjà eu une alerte un peu plus tôt, choisit de crever.
Il en sera quitte pour nous rejoindre par la route juste au-dessus.
Le jour, qui commence à décliner
sérieux, justifierait d'endosser un
gilet fluo de si bon goût, que l'on commence à voir pas mal porté ! Mais
on arrive à Sully. Contre toute attente, on ne passe pas le pont, mais gagne la
cour d'une école proche qui grouille de tout ce que l'après-midi a vu
s'inscrire à une activité vélo. Ça fourmille bien un peu de gamins, mais comme
on nous offre un coup à boire, on ne chipote pas. On récupère aussi un de ces
fameux gilets fluos dont au sujet desquels je te causais plus haut… Et voilà
qu'on se met en branle, groupiert, derrière une voiture pour gagner le centre
ville de Sully en traversant le pont que nous occupons sur toute la largeur,
derrière une banderole du Téléthon… C‘est la règle du jeu, et c'est plutôt
joyeux.
Il fait presque nuit, lorsque je
remonte en voiture, content de la sortie. C'est sympa quand même ces randos en
groupe… Bien roulé et maintenant… Zou, au chaud !
Paraît que le lendemain, c'était
pas la foule à la rando de Santranges. Ben alors ? Qu'est-ce qu'il vous
faut ? Soleil, coin pittoresque bon pour le VTT, pas trop loin, bonne
cause... Alors quoi ? Moi, j'ai pensé à vous à l'heure du départ, quand je
voyais, de ma voiture, le soleil passer l'horizon… et il y en avait
encore sous la couette ? On se ramollit, je dis !
Alors qu'est-ce que ça sera
dimanche prochain ! Montargis, derechef ! La Rando de l'Agglo, départ
du Vélodrome de l'âme de Montargis. Je te dis : voilà que je me suis mis
aux randos longues distances…Si ! Si ! Une heure de voiture pour
aller à une rando, c'est une longue distance, non ?
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| lundi 01 décembre 2008, a 15:56 |
| Faire sienne la « Vetuladomussienne » |
Boudiou, le bulletin météo du samedi soir ! Tu parles
que, comme beaucoup d'autres, je me colle devant la carte télévisée du ciel du
lendemain : là, c'est : « Restez chez vous, ne circulez qu'en
cas d'extrême nécessité », le tout assorti de mots comme : risque
important, niveau de vigilance, neige, verglas, brouillard et même rafales de
vent (et derrière et sur les deux côtés !) tout le toutim, quoi. C'est
bien simple, j'ai zappé avant que le reste de la famille ne voie ou n'entende
ça de peur qu'on ne me séquestre au petit matin.
Car j'ai bien l'intention de voir
de quoi il retourne en réalité !
À travers les persiennes, je ne
perçois dans la nuit du petit matin (il est 5 h 30 tout juste) aucune clarté
particulière, caractéristique d'une couche de neige, c'est déjà ça ! Pas
de bruit de vent non plus et, lorsque je mets le nez dehors : pas de
pluie ! Le sol est archi détrempé, c'est sûr, mais, bon, on a eu connu
pire !
Les essuie-glaces ont bien balayé
un peu de neige, trace d'une averse de la nuit sans doute. Si ce n'est que ça,
pas bien grave. Il est tôt encore et je ne reconnais pas encore les émissions
radio qui rythment mes départs du dimanche matin. J'ai prévu une heure de
route…
En quittant la RN 7 à Briare, mes
phares balayent des champs blancs de neige et, plus loin, à Gien, la route de
Lorris, que je trouve non sans avoir un peu hésité, est, elle aussi, d'un blanc
juste marqué par le passage de quelques voitures. Bon, ben… Je tente quand même
de m'aventurer plus loin, vers des contrées inconnues. Je t'avoue que l'idée de
faire demi-tour et de passer un coup de bigo à Michel de St Martin m'a effleuré
un instant. Mais ça roule quand même sans PB, simplement j'ai levé le pied,
évidemment et lorsque je découvre le petit et coquet village de « Vieilles
Maisons », tout près de Lorris, il y a déjà du populo arrivé, comme
quoi, « Neige du matin… tu
viens ! ». Tout près de l'accueil, je vais vite m'inscrire et
signaler aux copains, que, si ! si !, je suis bien là, des fois
qu'ils partent sans moi ! Car il va falloir du temps quand même pour
m'équiper : une couche, une
autre, une autre encore et, surtout, protéger les pieds. La sortie de Bonny avait marqué
mes chers nougats… bobo ! Alors je sors le grand jeu : crème
chauffante sur mes arpions mignons, chaussettes de soie, coussinets chauffants
sous l'avant-pied, chaussettes étanches, chaussures et ces damnées
sur-chaussures si difficiles à enfiler. Inutile de te dire qu'avec tout ça, je
n'ai pas eu le temps d'aller avaler un café, pourtant j'aurais bien aimé…Les
copains piaffent, impatients de partir. Un coup d'œil circulaire : pas ou
très peu de têtes connues. La distance et le temps ont rebuté les gens du
« Sud ». Actif-Michel a renoncé, une rando plus une heure de route
pour rentrer, dur d'être à temps à la maison…Pas eu de nouvelles des
« Frapadingues », salué juste Claude de Gien-Relax, qui m'a semblé
bien esseulé. Michel m'a signalé quelques Trézeéens d'Ouzouër. D'autres sont
peut-être partis pour Vouzeron, ça ne devait pas être mal non plus par là. Je
me demande si Jacky aura maintenu sa sortie à la journée en Forêt de Tronçais…
On est partis sur le parcours de
44 km. Les deux circuits de 61 et 72 km ont été annulés, sinon, tu
parles !…
En fait, si j'avais été tout
seul, je crois bien que je m'en serais tenu à 35 km car je sais d'expérience
que des sorties dans la neige… (vois plus en arrière sur mon blog !).
Mais, bon, ici, on ne dépassera pas 180m de D+… N'empêche, dis donc, que les
baliseurs ont dû s'amuser : bonjour le marquage au plâtre dans la
neige ! Il leur a fallu tout refaire avec un fléchage de couleur !
Sympa le départ, le long d'une
rigole d'alimentation de canal. Ça ne roule pas trop mal, dans une neige peu
épaisse qui ne freine pas trop. Il ne pleut pas, comme annoncé et l'on ne sent
pas de vent, et, en plus, c'est joli ! Curieusement, malgré les conditions,
on dirait qu'il y a du monde, côté participants (que des VTT, dont on nous dira
plus tard que nous avons passé la centaine) et jamais on ne sera isolés sur les
chemins. Évidemment, dans un décor pareil, on pense photos mais attention,
poser le pied par terre (par neige plutôt) te fait repartir avec un sabot de
neige qui ne décolle pas. Bonjour les PB de pédales automatiques ! Je
roule ainsi quelques kilomètres sans pouvoir réussir à accrocher les miennes.
Canaux, écluses
pittoresques, forêt, étangs… Le décor, magnifié par la neige, est superbe.
On longe un étang par un single sinueux bien sympa et j'entends derrière moi un
participant commenter : « On fait LA partie technique du jour ! ».
Oui da ! Tu verras plus loin, mon gars ! Car, après avoir emprunté
une allée forestière large et juste un peu collante où Christian et Maurice
placent une mine qui m'asphyxie, on enquille une série de singles pas piqués
des hannetons : arbres, zigzags, racines glissantes, cailloux, ch'tites
passerelles de bois bien mouillé, tout y est. J'ai posé pied à terre pour un
passage délicat qu'un gars, un vrai, un costaud, s'entête à vouloir passer sur
la machine : ça ne rate pas, il dérape, se met en travers, peine à
récupérer son spad. Tu parles que j'ai perdu les copains de vue dans tous ces
tours et détours. D'autant que ça ne s'arrange pas, on suit maintenant une trace
étroite, en surplomb au-dessus d'un fossé bien creux, c'est sinueux au
possible, de temps à autre un trou risque de t'emmener dans le fossé, à
gauche! Entre ça, les racines, deux trois cailloux cachés par les bruyères et
le terrain quand même un peu (oh, si peu !) glissant, tu vigiles, mon
vieux, tu vigiles ! (Quoi?" vigiler" c'est pas dans la langue française? Tu chipotes, je trouve, tu m'as compris, oui? Vigiler, c'est rester en état de vigilitude, O.K?). Et puis, tu vois, malgré la nécessaire prudence, on appuie comme des malades pour faire ce passage le plus vite possible, c'est pas radoxal, ça? Le « seul passage technique » qu'il disait
t't à l'heure l'autre gars ? Et celui-là alors ? On l'avait déjà
suivi lors d'une rando d'Ouzouer-sur-Loire et je rêve de revenir passer là par
temps sec, ça doit être un vrai régal avec, en plus, les parfums qui doivent
flotter dans ces coins-là, quand il fait bon.
Ouf, on arrive au ravito, sous
une sorte de kiosque bâti dans une clairière, près d'un bon feu autour duquel
il y a du monde. Ravito unique, eh oui, mais bien pourvu : on y trouve, je
ne me rappelle pas avoir déjà vu ça, je crois, des yaourts et des crèmes
desserts ! Le chocolat chaud et le café ont plus de succès, je pense. J'ai
la surprise de retrouver là le « Pharmaton » des
« Frapadingues », accompagné du Tom, sur la boucle de 44, qui arrive
justement. Eh ben, la ville de Cosne est bien représentée ! Je me croyais
le seul fou à m'être lancé sur les routes. Reste, qu'ils me font remarquer
qu'on aimerait bien trouver des randos plus près, côté Nevers par exemple…
Attends, je t'en annonce une tout à l‘heure.
On est repartis à travers cette Forêt d'Orléans, dont
on ne se lasse pas. Organisation nickel : pas de faille dans le balisage
et bénévoles à tous les carrefours routiers, ici et là on salue même un
photographe. C'est vrai que le cadre prête aux clichés, on s'en met plein les
mirettes, comme avec cette vue sur un étang figé, semé de canards et d'une bonne
dizaine de cygnes blancs, cygnes (signes) de neige…C'était peut-être avant le
ravitaillement, je ne sais plus, mais tu ne m'en voudras pas ? On passe même à côté d'un ensemble de bâtiments modernes, isolé dans la forêt et on s'interroge: labo? Centre de recherche?... Un panneau nous renseigne: il s'agit d'un monastère ! Eh ben, on est loin de l'image médiévale de la chose !
Comme on avance dans la matinée,
la neige, déjà molle devient plus
pâteuse encore. On ne rencontre pas de bourbiers infranchissables à proprement
(si l'on peut dire) parler, mais tout est, au moins, fort mouillé de patouille.
Dans les passages plus difficiles, on sent (et on entend) les disques
et les plaquettes se livrer à un
corps à corps…usant, et sur les portions bien roulantes, l'eau boueuse jaillit
des roues, empattant les lunettes et donnant aux plus rapides, donc plus
arrosés, des airs de mécaniciens sur les locos d'antan. Eric, de Gien-Relax,
(tiens, un deuxième !) nous salue ainsi au passage et je t'assure que j'ai
eu du mal à reconnaître notre Papy Mac Cain sous la couche de boue qui lui
recouvrait le visage ! Par contre on n'a pas revu notre duo de Marsus…
La traversée du camping de
L'Étang des Bois (c'est ça?), désert mais pittoresque, annonce l'arrivée.
Finalement on n'a pas mal roulé : il n'est pas midi. Dans la salle
d'accueil, le pot nous attend avec une tombola, des coupes (et encore une,
chouette, pour Maurice) et, je vois ça pour la première fois, la projection en
continu sur le mur des photos de la rando prises au long du parcours ! En
voilà une idée qu'elle est bonne ! La Maison des Loisirs et de la Culture
sait organiser, il faudra recommander cette rando qui a lieu normalement le
dernier dimanche d'octobre, je dis ça pour que tu notes.
On se sépare vite, il va y avoir
du boulot de nettoyage à la maison ! Et déjà sur place pour être en état
de remonter en voiture. On serre des louches : à la prochaine, le
Dimanche 7 décembre, rendez-vous à Santranges, c'est dans le Cher au-dessus de
Belleville et Léré, pas trop loin donc, et c'est pour la bonne cause (Téléthon)
et puis l'an passé on s'y était régalé : c'est l'ami René qui avait tracé
le parcours, un connaisseur du coin, je te garantis. Au programme 16, 30 et 50
km. Info que je viens d'avoir à la mairie. Profitez-en bien et merci de laisser
le balisage pour que je puisse la faire le lundi, car je suis pris dimanche.
Je penserai bien à vous !
Et puis, pendant que j'y
suis : le 14, il y aura la
Rando Agglo Noël à Montargis (20, 30, 40 km, au Vélodrome de l'âme de
Montargis) |
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| lundi 24 novembre 2008, a 23:01 |
| Abonnés à Bonny |
Premier véritable froid : ce matin, le ciel est
clair, mais il a gelé. Le pare-brise est givré, il faudra faire tourner un peu
le moteur avant de partir. Dans le noir du petit matin, je charge vélo et
matériel avant de rentrer au chaud, choisir une tenue adaptée. Me suis pas levé
tard . La force de l'habitude de ces derniers dimanches, car j'aurais pu
traîner un peu plus que d'ordinaire : ce matin c'est le jour des
« pommes », la Rando de Bonny sur Loire. Tant mieux, je serai sur
place assez tôt et j'aurai ainsi le temps de voir les uns et les autres.
En fait, il y a déjà pas mal de
monde sur place, car c'est aussi un gros rendez-vous pour les marcheurs, qui
sont souvent à pied(!)d'œuvre de
bonne heure. Sur le parking improvisé, les placeurs s'affairent avec l'énergie
habituelle. J'ai le bol de me voir imposer (car ça ne rigole pas ici, je te
l'ai déjà raconté) une place pas trop loin et pas trop patouilleuse. Le René se
gare à côté de moi, ça me permet de me tuyauter auprès de lui sur la rando du
Téléthon de Santranges, qu'on avait bien appréciée l'an passé : ce serait
pour le dimanche 14 Décembre… à suivre.
Sous le barnum, pas grand monde
encore, côté VTT. De fait, c'est marrant, tous arrivent en 10 mn de
temps. Pendant que je m'équipe, je vois arriver les copains de l'EC
ConflAns, de Gien-Relax, des Frapadingues, d'Ouzouër/Trézée etc… C'est le
fameux créneau de 8 h 15 ! Bon. Tout est O.K ? Sur-chaussures (vains
dieux que c'est dur à enfiler !) veste thermique… Dès que je suis sur le
vélo, l'air vif me rappelle qu'il serait bon de couvrir aussi les z'oreilles.
Vite un saut à la voiture, sans traîner : c'est vrai que j'ai été content
de saluer bon nombre de gens que je n'avais pas vus depuis un moment, mais
comme on ne nous offre pas le café ce matin (et pourtant ça aurait été bien
venu !), personne ne s'attarde beaucoup au départ. Pas de Manu en vue, il
était descendu ce week-end, mais se montrait un peu circonspect hier. N'aura
pas pu sortir de sous la couette, si j'en crois son téléphone éteint. Il devait
être occupé aussi à négocier un séjour ski, m'est avis ! Faut c'qui faut,
pas vrai ?
Notre petit groupe habituel s'est
formé et a commencé à rouler sur un sol avantageusement gelé. La terre craque
comme des gaufrettes sous les crampons tandis que nous traversons les premiers
champs givrés. Sensation assez agréable, avec le soleil qui se lève derrière
les brumes. On respire l'air vif
et nos conversations font de la buée au-dessus de nous. Les chemins du secteur
nous sont si connus que nous avons l'impression de reprendre le même
circuit que l'an passé.
Vérification faite, il n'en est rien, puisque, l'an passé, le parcours était
assez différent : nous partions vers Neuvy et, de plus, nous n'avions eu
droit qu'à un seul ravito sur le circuit de 45km. Si, à Bonny, on n'a plus
notre compte en ravitaillement, ça ne va plus, car, justement, c'est un des
attraits de cette organisation ! D'ailleurs, c'est tellement connu que la
pub est faite en partie autour de ça. Les papillons qui annoncent la rando sont
barrés de la mention « Ravitaillements gastronomiques », c'est
dire !
Je roule un moment auprès de
Jacky, du VTT Nivernais : il organise, dimanche prochain, une journée de
rando en Forêt de Tronçais. La Forêt est nationalement connue, ce doit être un
truc à faire, cette rando ! Pour ceux que ça tente : départ de St
Bonnet-de-Tronçais à 10h. Renseignements : 03 86
93 40 57. Jacky, si
tu me lis, n'hésite pas à donner des précisions en commentaires de cet article.
Bon alors, j'en étais où ? On passe devant la
« Collinière » cette belle demeure isolée qui semble toujours déserte
et l'on gagne la voie romaine. Parcourus lors des randos de Bonny, de Neuvy, de
la Rando des Beignets etc… Ces chemins nous sont si familiers que l'on peut
anticiper le parcours qui va être suivi, pronostiquer l'état qui va être celui
de tel ou tel passage. Les marcheurs que nous croisons annoncent par leur présence
le ravito : enfin un café ! … Euh, après hésitation (du moins de moi,
d'autres se sont précipités, tu parles !), je me laisse tenter par un peu
de vin chaud. Ça réchauffe les doigts sur le gobelet et puis c'est pas dégueu
non plus, tiens !
Pourquoi le ravito me semble-t-il
moins fourni que d'habitude ? Tout est là pourtant : toasts de
rillettes et saucisson, et bien sûr les (petites) parts de tartes aux pommes.
Après tout, les cuisiniers(ères) bénévoles font ce qu'ils peuvent, c'est déjà pas
mal ! En fait, un coup d'œil sur les tables, derrière, où attendent les
réserves, m'apprend qu'il y a ce qu'il faut… Simplement, il faut savoir doser,
si on veut fournir jusqu'en fin de matinée.
Car nous donnons rendez-vous à tout à l'heure, en repartant pour
une deuxième boucle. On s'est correctement restauré, on a pu se regrouper,
papoter avec les copains arrivés avant ou
pendant, car on s'attarde nécessairement à ce genre de pause. On file
vers Neuvy, qu'on évite pour repartir vers Annay, après un vaste gué où il est
rare, sauf sur coup de frime, que beaucoup s'engagent, surtout en cette
saison ! Bien sûr, on l'évite (comme un moine tibétain en
méditation!!!--N'importe quoi !) soigneusement en passant sur un petit
sentier en corniche, où on ne sait pas trop ce qu'il faut le plus
craindre : les barbelés à gauche ou bien l'eau glaciale en dessous ?
Au fur et à mesure de l'avancement de la matinée, le sol
s'est vite dégelé et on roule souvent sur une fine couche de boue assez liquide
qui ne nous freine guère, mais commence à donner aux vélos et aux bonshommes la
parure hivernale habituelle, les garde-boue constituant, il faut bien
l'avouer, une protection toute relative. Petite halte au pont sur la vrille, à
Annay, pour se regrouper, puis grimpette au-dessus. On a retrouvé un bon groupe
des Frapadingues, que l'on suivra jusqu'à la deuxième halte-ravitaillement au
château de la Chaise. Derechef petit vin chaud, on y prendrait bien goût,
pardi, et honneur à la table, plus généreusement fournie cette fois-ci, comme je
le supputais.
Il ne reste plus que quelques
kilomètres et l'on file presque directement vers Bonny. Petit contournement
« habituel » du côté du camping, grimpette sous les remparts et
retour par le chemin toujours un peu collant qui revient par le champ au nord
du bourg. Christian a accéléré et Maurice, s'est collé dans sa roue, pour le
dépasser un peu plus loin. Sacré Maurice ! Alain démarre à son tour,
histoire d'aller l'asticoter, mais tiens ! Le Maurice restera intouchable,
devant. Cette dernière traversée a bien chargé les crampons et on sème de la
terre sur le bitume des dernières centaines de mètres qui ramènent vers les
vergers des Beaumonts. Vite se changer en gros, pas le temps de laver le vélo.
Un petit pot pour trinquer avec les potes, deux ou trois ponctions dans le
buffet d'arrivée (miam !) et je me sauve, parce qu'une répétition m'attend
à Nevers à deux heures. Tu me vois me pointer comme ça ? Déjà que l'air
frais respiré depuis le matin m'arrange bien la voix…
Va encore falloir faire un fameux
chemin dimanche prochain pour trouver une rando organisée : c'est à
Vielles Maisons, un (petit) peu plus loin qu'Ouzouer-sur-Loire (45). Sinon, tu
connais autre chose, toi ? Si
oui, signale-le vite dans un commentaire pour que tout le monde en profite !
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| lundi 17 novembre 2008, a 11:47 |
| L’Accro de L ‘ASCO |
Aïe ! aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !!!!!! C'est
tellement tiré par les cheveux, ce titre, que c'est à t‘arracher le
scalp ! Et puis c'est
vraiment usé jusqu'à la corde, le coup de la grotte ou des hommes de L'ASCO, le
club sympa d'Ouzouer-sur-loire, j'aurais pu me forcer à chercher autre chose.
Mais, d'un autre côté, c'est tellement tentant… et puis tu ne vas pas m'en
faire une (pré)histoire (aïe ! me frappe pas !)
Toujours est-il quand même – je
tiens à justifier mon titre, du moins en partie – qu' il y a de quoi devenir
accro de cette rando « Entre Loire et Forêt » ! Même que cette
année, mon Frangin, « P'tit Bill » de Germigny, a fait le voyage (il
a du mérite, il est parti alors que beaucoup étaient à peine levés !) pour
participer, avec femme et copains. Une sorte de voyage d'étude: z'étaient donc
une petite brochette de délégués de la « Germignoise », venus étudier
ce qui se fait un peu plus loin sur le bord de la Loire, sur le plan
organisation et là, ils étaient venus frapper à la bonne porte vu que,
justement, les hommes de L'ASCO sont des pros.
J'ai même réussi à être à l'heure
et l'on partirait presque dans l'étang … qu'est-ce que je raconte, moi, je veux
dire : « dans les temps » bien sûr, les EC ConfAnais, le frangin
et ma pomme, si, du côté du vélo d'Alain, il n'y avait un blème : ça remue
bizarre du côté de sa suspension, ou de sa boite de pédalier, ou bien des deux,
j'ai pas bien pigé… En tout cas, ça a l'air de rouler quand même, mais en
faisant un bruit un peu curieux, genre percussion brésilienne, you see ?
Enfin, bon, il faudrait juste que l'Alain, il pédale sur un rythme de
« bossa » et ça nous ferait un petit accompagnement sympa, mais bon,
il a pas l'air de vouloir se donner la peine, occupé qu'il est à ouvrir la
route sur le bord de Loire. Z'ont eu du mérite à nous trouver une voie, avec la
crue de la semaine dernière, ça le fait bien quand même, malgré un passage un
peu craignos, en surplomb au-dessus d'un riau qui sort de la levée. Mais il y a
deux personnes chargées de la sécurité sur place. Nickel.
Après ce petit passage, disons
classique, on s'enfonce dans la forêt. Il fait assez doux (à l'inverse de l'an passé où l'on se
pelait), et Actif-Michel et Anne, s'ils étaient là, auraient largement pu
remettre le cuissard court (qui leur seyait tant, ceci étant) mardi dernier. On
est sous un vieux temps gris, mais sans que ça mouille, alors que de Cosne à
Briare il y en avait tant (du Briare justement)( bruits de
mitrailleuse) que j'ai roulé avec les
essuie-glaces. Manque quand même un petit rayon de soleil pour allumer l'or des
feuilles qui restent.
On est un petit groupe de sept,
on a croisé en partant trois Frapadingues : Francis, Frank et Tom. Ce
dernier nous doublera un peu plus loin, lancé sans doute à la poursuite des rouleurs
de Gien-Relax qui nous passeront sans oublier une petite tape sur l'épaule
et/ou un brin de discussion. J'aime bien cette convivialité : on ne peut
pas rouler avec tout le monde, mais par ce contact, même bref, le cœur y est.
Car notre allure est correcte
sans excès. Les discussions vont souvent meilleur train que les uns ou les
autres, du coup on s'attend un peu ou l'on adapte la vitesse. Pas de problème,
les chemins sont bien agréables : peu de boue, et encore est-elle légère,
et des passages légèrement collants. Mais l'ensemble est plat. Le seul
risque serait la couverture de
feuille qui peut cacher quelque roin traître, ou encore une racine
glissante, un trou, une pierre… On entend ainsi, soudain, un cri
derrière : en me retournant, j'ai le temps d'apercevoir un gars faire un
OTB d'école et attaquer le terrain, les dents en avant. Impressionnant… Mais il
se relève sans dommage, du bol ! C'est l'ami Maurice, aussi, qui nous fera
une chute surprise un peu plus tard dans la matinée, il faut dire que, pour
discuter ou parfois pour rigoler un brin, on est parfois un peu touche à touche
et il y a des zigzags disons « limite ».
On arrive au ravito, après avoir
parcouru vingt bornes sans presque s'en être rendu compte. C'est le vaste et
superbe « Carrefour de la
Résistance » qui sert de point central de ravitaillement pour tous les
circuits. Le site est soigné et un peu grandiose, à cause des huit larges
allées forestières qui le forment et, sans doute aussi, en raison de l'important monument élevé aux
maquisards de Lorris qui sont tombés là. Un peu solennel, sans trop. Moi je
trouve plutôt sympa d'être là à se retrouver et casser une petite graine à côté
de ce site commémoratif, ça lui enlève son côté figé et le rend soudain plus
familier, plus…comment dire ?…plus dans la vie ? … Tu crois pas que
si on remplaçait, ou complétait si tu veux, les commémorations drapeaux tsoin
tsoin, par un gueuleton sur place, ce ne serait pas plus sympa, je n'ose dire : plus vivant ? Moi, je
veux bien, et même je vous demande, les amis, de vous servir de ma pierre
tombale comme table de repas. À la bonne franquette. Il n'y a rien de tel. Vous rigolerez
bien, je suis sûr, et moi donc !!! L'expression « rire en
dessous » sera à prendre au sens littéral ! Il y a bien un film, comme ça où des copains viennent boire
le coup sur la tombe de l'un des leurs…Je ne retrouve plus son titre...En
tout cas j'ai un ami, sous terre, en Allemagne, à qui, lorsque je passe, j'aime
offrir un verre de Pouilly : la terre de sa tombe l'avale cul sec ! Dame! Le "Bouilly Vumé", il aimait ça, l'ami Heinz! Si on généralisait ça ? Les cimetières auraient une autre gueule et ressembleraient davantage à
d'agréables jardins qu'à ce qu'ils sont…Il y en a... mais peu chez nous…
On est repartis, sans suivre
l'une des allées forestières dont je t'ai parlé, ce qui est assez fort,
non ? Francis et Franck nous ont suivis, il me semble. Sympa, on va rouler
avec eux. En fait, l'ami Pierre était parti devant et on a mis le nez dans le
guidon pour le rejoindre. On roule donc avec une certaine application pendant
un bon moment, avant que notre groupe se reforme et, du coup, je ne vois plus
nos collègues tachetés. Z'ont bifurqué ou quoi ? Franchement on se régale
dans cette rando : bien qu'on roule en forêt comme à Montargis ou
Chalette, on n'a pas cette impression d'être un peu enfermé. Ici, le regard
porte dans le sous-bois, on respire… et l'on admire. Les amis de l'ASCO, nous
ont trouvé des petits sentiers au milieu de tout ça, superbes et amusants. On
ne s'ennuie jamais.
Deuxième passage au point de
ravitaillement. Les autres repartent vite. On suit un peu après avec Michel et
François et, comme on appuie un peu pour tenter de rejoindre les autres, on se
rend compte que François roule un peu moins. Sa dernière sortie date des « Vignobles »
et il est un peu court. Pas grave : on vient d'attaquer le « Sentier
des Fontaines » et on prend le temps d'en profiter car c'est un régal. Le
sentier lui-même, single sinueux avec, même, des petites montées et descentes,
et puis ce à côté de quoi l'on passe : des chênes remarquables, des
petites fontaines, des étangs. Du coup, on prend le temps de faire quelques
photos et l'on revient assez cool, avec Jean-Paul qui nous a attendus un peu
plus loin. On arrive ainsi pile-poil pour l'apéro et la remise des
récompenses : car coupes il y a! Une pour Maurice, à cause de sa
belle barbe, et une pour les Germignois, pour leur long déplacement. La discussion
s'est d'ailleurs engagée entre les collègues organisateurs : on compare,
on échange des techniques, et l'ASCO promet d'être présente à la prochaine
« Germignoise », super! Bref, l'ambiance est bonne autour des verres
et, encore une fois, on a du mal à quitter ce local où il fait chaud, chaud et
sombre un peu comme dans une grotte… Hein ? Ah non !!! Pas
encore le coup de …la grotte de l'ASCO !!!
Dimanche : évidemment la
rando des Vergers des Beaumonts à Bonny-sur-Loire. Côté VTT : 20 et 40 km..
On y a notre rond de serviette, là-bas… parce que c'est LE plus fameux ravito de l'année. Noël
avant l'heure, quoi ! |
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| vendredi 14 novembre 2008, a 15:36 |
| C'est la Montargoise qu'on choise ! |
Mince, il pleut ! Je viens de mettre le nez dehors
après une nuit un peu courte, consécutive à une soirée sympa et goûteuse chez
Actif-Michel et Anne. Il a fallu se lever tôt, biscotte c'est aujourd'hui le
onze novembre, donc jour de… « la Montargoise », évidemment ! Et
que, par conséquent, il y a un bout de route à faire pour gagner le Gâtinais,
qui risque, d'ailleurs, d'être le théâtre de nos exploits vététistiques ces
prochains week-ends. Michel-de-St Martin a prévenu : « À 8 h et demie
sur les pédales » À moins
qu'il ne nous ait dit : « À 8 h et demie ! Sûr ! Les
pédales ! » Ce qui aurait été moins sympa…
Pas de radars, je crois, entre
Cosne et Montargis, ça valait mieux, mais,, du moins, je suis à l'heure, ce qui
me permet de poireauter, en compagnie de Michel et de Pierre, car Actif et Anne
tardent un peu, ce qui n'est pourtant pas leur habitude : faut dire qu'ils
ont commencé par aller à Paucourt ! Z'auraient pu nous y attendre, puisque
c'est justement là qu'est situé le pôle de ravitaillement du jour.
La pluie s'est heureusement
calmée et il fait plutôt bon, ce qui nous permet de constater que,
contrairement à ce que racontent toutes les radios aujourd'hui, tous les poilus
n'ont pas encore passé l'arme à gauche :
nombre de cuissards courts (dont Actif-Michel) permettent de le
constater !
Pas de départ groupé, cette
année : nous nous enfonçons dans la forêt bien après nombre d'autres,
quelques Gien-Relax, pas mal de gens d'Ouzouër-sur-Trézée et un trio de
« Frapadingues » emmenés par Jacky. Pas vu d'autres
« marsus », le Tom fait peut-être encore sécher le vélo !
Stéphane, le régional de l'étape, et son alter ego, Christophe nous
accompagnent, ce qui ne manque pas d'inquiéter Pierre qui s'imagine devoir
suivre le train de ces deux-là. Pas d'alarme, Pierre, on ne cherchera pas à les
suivre !
Le fait est que, durant la
première partie, Pierre est un peu en dedans. On roule tranquille, en se disant
qu'il faut quand même tenir 55 bornes. Te raconter le parcours ? On ne
sort quasiment pas de la forêt, sauf un chouchouille du côté de la Chapelle-St
Sépulcre. C'est donc un parcours qui ressemble à celui de la Transgâtinaise,
forcément : quelques passages sur des allées forestières, rarement de
routes et pas mal de singles, ce qui en fait un parcours sympa à faire. La
forêt nous abrite du vent, qui a l'air de souffler pas mal et que l'on sent un
peu au passage de quelques clairières.
Ravito au stade de Paucourt, on y
retrouve Jacky and C° et Anne décide de bifurquer sur leur parcours et
continuer avec eux. Pierre est reparti devant et a dû trouver je ne sais quelle
substance-miracle au ravito car le voilà qui nous emmène un train soutenu. Le
parcours nous fait passer sous la nouvelle autoroute de Courtenay pour
s'approcher de Griselles, avant de revenir vers le même point de
ravitaillement. On a beau avoir pas mal roulé, la matinée est déjà bien avancée
et, sur le retour, nous shunterons une toute petite partie, histoire de nous
faire gagner trois kilomètres: on retrouvera ainsi à un carrefour Stéphane et
Christophe. Stéphane est en panne, non pas matérielle, mais
énergétique car il se prend un bon coup de fringale (en plus il est midi
Bill… pardon, midi pile !). Une première chasse pour rejoindre Pierre et
Michel puis un coup de téléphone me fait m'arrêter un instant et je dois de
nouveau appuyer un max pour rejoindre les autres. Ce petit coup d'accélération
m'a donné un tempo que, comme il ne nous reste que quelques kilomètres, je me
trouve à maintenir, puis renforcer. Le nez dans le guidon, je brûle le reste de
carburant, bénéficiant d'une fin de parcours au profil assez plat. Derrière
moi, les deux Michel ont pris ma roue et l'on se fait un bon petit final
(attention, c'est dans ce genre de plaisanterie que je m'étais goinfré un môme
un peu maladroit, il y a quelques années… Quel gadin !).
C'est la cohue au lavage de
vélos, mais le vin chaud offert est particulièrement bienvenu, en voilà une
idée qu'elle est bonne ! Collecte des papillons annonçant les
randos : on devrait faire la jointure avec les fêtes, d'autant plus que la
même organisation prévoit quelque chose, la « Rando Agglo de Noël »,
le 14 décembre, date demeurée libre depuis la disparition de la rando
d'Aubigny-sur-Nère. Bon, tout ça c'est très au Nord, heureusement que le prix du
gazole a un peu baissé !
Bon alors note bien :
dimanche prochain 16 Novembre : une rando orientation à Guérigny (prévoir
une boussole mais on peut t'en prêter une sur place). Ça doit être intéressant.
Rando à Melleroy (45), sympa en général, profil varié. Enfin Rando « Entre
Loire et Forêt » à Ouzouer-sur-Loire, près de la centrale de Dampierre.
Très bonne organisation, parcours en forêt d'Orléans chouette, en
général. Pour les gens encore plus au nord, il y a aussi la rando de
Souppes-sur-Loing. |
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| lundi 10 novembre 2008, a 12:03 |
| Sortie en Val de Loire : L’eusses-tu « crue » ? |
Sortie entre copains, derechef, puisque rien n'est
organisé ; une S.E.C., donc, mais bien humide cette fois-ci !
Pourtant, au matin, il ne pleut
pas et lorsqu'on se retrouve à 1000m de chez moi, chez Didier, avec Claude et
le Tom, trois de la bande des Frapadingues. On enfile un café mais pas l'imper
(qu'on garde quand même au chaud dans le Camel).
Où c'qu'on va ? Pas trop
loin, pour Didier, qui veut être renté à midi (et comme il est déjà neuf
heures…), plutôt face au vent qui a l'air de souffler un peu. De là à trouver
des coins pas trop patouillous…Vu le temps des derniers jours, et l'importante
crue de la Loire (qui a paraît-il bien baissé ces dernières 24 heures), faut
pas trop rêver.
Cap au Sud, en gros, direction
Fontenille, derrière Maltaverne, en passant par Bois-Rabot et L'étang des
Granges : la longue traversée des champs dénudés, le long d'un immense
arroseur, en face l'aérodrome, se fait plutôt pas mal : le chemin n'est
pas particulièrement boueux et le vent tolérable. La fuite de trois chevreuils
nous donne notre image « nature » du jour.
Près de l' « Aire des
Vignobles », on décide de la suite : St Andelain, dont le clocher
somme la colline là-bas, est trop loin pour un retour dans les temps, alors on
repassera l'autoroute un peu plus loin pour aller traverser la Loire par le
pont de St Satur, puisqu'il paraît que le passage est libre. Je sens bien que
l'ami Tom se grimperait bien une ou deux collines sancerroises, non ?
Tandis que l'on longe
l'autoroute, le long des vignes, pour gagner un pont un peu plus haut, les
gouttes qui tombaient déjà sérieusement deviennent une pluie nettement plus
organisée, que l'on entend bruire dans les feuilles des vignes alentour :
faudrait s'arrêter enfiler l'imper et, justement, mon téléphone qui sonne m'en
donne l'occasion. C'est Actif-Michel qui se demande où je suis : alors
qu'il m'avait dit ne pas vouloir rouler, le voilà qui, malgré la
pluie, est monté sur le vélo. Je
l'incite à venir nous rejoindre, ce serait assez facile, mais il redoute de
trop rouler. Dommage ! J'ai à peine raccroché que le bigo résonne de
nouveau ! C'est pas possible, il se passe quoi, ce matin ? Cette
fois-ci c'est le Grand Jean-Pierre, ex-Grand Marsu, qui du fond de son
Roussillon d'élection prend des nouvelles. C'te blague ! Il sait bien,
que, un dimanche matin, on est à rouler et qu'il touchera ainsi un max de
monde. Le téléfon passe donc de main en main et d'oreille en oreille,
l'occasion de blagues et de grands éclats de voix. Ça fait plaisir de
l'entendre, le Grand, et de savoir qu'il pense à nous (avec sans doute pas mal
de nostalgie !). On promet de se rappeler vite pour pouvoir discuter un
peu plus longtemps, parce que là, tu vois, il faut qu'on enfile le
plastique !
On descend longer les étangs de
Boisgibault pour remonter vers les « Froids » et basculer vers la
Loire par une descente caillouteuse
mais bien humide qui nous relooke le portrait vite fait. Sur la route et
le pont de Loire, les voitures qui nous doublent et nous croisent dans de
grandes gerbes d'eau roulent toutes les phares allumés… Euh ? Au fait, on
serait pas sur une route dans des conditions de visibilité médiocres ? Et
donc susceptibles de se prendre
une prune pour non-port de gilet fluo ?
Le pont vite passé, on tourne
vers le port puis on longe le canal, direction Bannay. Alors de grimpette,
point ? Faut dire que l'heure avance, comme on dit, et que la pluie, fait
plus rêver à une bonne douche chaude qu'autre chose.
Le golf, à droite, est semé de
grandes flaques, mais n'est plus inondé. Dis donc, on pourrait prendre le chemin
qui le rejoint, à droite, au lieu de suivre bêtement « l'autoroute à
vélos » qu'est le nouveau chemin de la « Loire à Vélo ». Sitôt
dit, sitôt fait. Nous voilà bientôt pédalant sur ce classique sympa (où, pour
les « Birettes », Antoine a pourtant cassé trois rayons !). Pas
de boue, spécialement, surprenant pour un chemin qui était sous l'eau il y a
encore peu. On rencontre quand même une ou deux belles flaques, inévitables,
que l'on passe quand même sans problème : on n'a guère de l'eau qu'au
pédalier, pourtant Didier a suggéré de remonter dès que possible en bord de
canal… avant de filer tout droit alors qu'une opportunité se présentait à
gauche. Va comprendre !
Une nouvelle traversée de ce qui
pourrait s'appeler un gué nous fait hésiter, avant de nous lancer, emmenés par
Tom : l'eau arrive quand même au moyeu, mais, stagnante, elle ne nous
semble pas vraiment froide. Les photos s'imposent même si, pour accéder à
l'appareil, il faut retirer l'imperméable, quitter le Camel, les gants…On
évoque la rando des « Gués de Sauldre » à Brinon, à laquelle ces
traversées font immanquablement penser, mais ça se passe en plein mois de juin,
petite nuance d'importance !
On arrive presque jusqu'au bout
quand, soudain, Tom s'arrête : devant lui, la dernière portion droite,
avant le double virage en pif-paf, disparaît complètement sous l'eau : il
y a bien au moins cent à deux cents mètres à traverser, et puis, derrière le
virage , quoi ? Je ne sais même pas si l'idée de faire demi-tour nous
a traversé l'esprit, aux uns et aux autres, en tout cas Tom s'est lancé dans la
traversée, en disant, à juste raison, que c'est pas parce qu'il y en a long
qu'il y en a profond. Ce qui peut ce concevoir, d'autant que nous savons ce
chemin, plutôt plat.
Je me suis engagé derrière Tom et,
du coup, les deux autres ont suivi. « Flofoflofoflofof » nos jambes
font un bruit de pédalo bien régulier, développement pas trop gros, nous
progressons tranquillement, de l'eau jusqu'au moyeu, en général. Ce n'est
pas pire que déjà passé, simplement beaucoup plus long. La roue avant fendant
la surface à la manière de l'étrave d'un bateau, je suis à peu près Tom, car
bien évidemment, il est impossible de savoir sur quoi nous roulons. Quand je
pense qu'il se plaignait de ça tout à l'heure alors que nous roulions dans les
feuilles mortes ! On remonte un peu et l'on a l'impression de sortir de
l'eau alors que nous n'en avons plus qu'au pédalier et puis on replonge un peu
plus. Comme nous approchons du virage, nous nous enfonçons soudain
davantage : alors là, c'est du jamais vécu : l'eau arrive quasiment
en haut des roues qui affleurent à peine la surface ! Mais, comme il n'y a
pas de courant, on arrive à rouler quand même. Ça baigne, quoi… Sensation
unique et quand même impressionnante. Comme il ne fait pas vraiment froid et
que nous en avons oublié la pluie, on prend le temps de quelques photos. On a
juste oublié le gel de bain, fait remarquer Claude.
Finalement ça fait tout drôle,
après le virage, de se retrouver à rouler « au sec ». Claude se met
même à appuyer sérieusement sur les pédales tandis que nous avançons sur la
digue pour regagner le pont de Cosne. Tout content d'avoir réussi à perdre
quelques kilos, il en profite. Comme, finalement, on serait assez contents de
retrouver au logis pour se (faire ?) sécher, on ne proteste pas.
On se sépare assez vite, comme il
se met à pleuvoir un peu plus fort : 36 km, un peu plus de 200m de D+ et
surtout un sacré moment vécu. Maintenant il va falloir s'occuper (aussi) un peu
du vélo, car il s'agit de pouvoir rouler mardi matin à la Montargoise :
circuits 25, 35, et 55km au stade Champfleuri, tout contre la forêt.
Dimanche : Rando orientation à Guérigny (Nièvre) et Rando « Entre
Loire et Forêt » à Ouzouër sur Loire, on en reparle.
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| dimanche 02 novembre 2008, a 23:13 |
| Arabloy sans soif ! |
Une S.E.C. au sec ! Je sais
c'est facile, mais au vu de ce qui a dégringolé cette semaine (souviens toi des
gros flocons de neige de jeudi !), et particulièrement hier samedi, ce
n'était pas si facile à réussir ! Les cartes météo ne nous donnaient guère
de chance de rouler sans imper ! D'ailleurs je m'étais déjà résigné à
rouler dans la boue… Comment aurait-il pu en être autrement, dis-moi un
peu ! Aussi avais-je changé de roues, non sans difficulté, d'ailleurs,
tant il n'est pas facile de dévisser les vis « torx » des disques,
même avec une clé ad hoc ! Un signe du matériel d'été qui ne voulait pas
laisser la place, peut-être…
Michel de St Martin avait battu
le rappel et lancé l'invitation : on roulerait en partant de chez lui.
Après tout, un café sous son accueillant abri à copains, c'était toujours sympa
pour y attendre une éclaircie possible et rouler un peu.
Garde-boue en place, imper dans
le Camel, j'ouvre les volets : un, pas de pluie dans la lumière de
l'éclairage public : bon, ça ! Et deux : le bitume de la rue est
sec ! Et trois : le ciel ne serait pas un peu clair là-bas vers
Gien ? Extra bonos, comme on disait un temps !
Du coup, une fois l'équipe de
l'ECConfAns plus mézigue rassemblée, on ne traîne pas trop au café(quoique): en route !
Déjà dès le départ et en filant
sur St Brisson, le Michel nous bouscule : alors qu'on est déjà passé X
fois par là, on se regarde : « Tu reconnais ce
chemin ? ». Comment
a-t-il pu trouver un passage jamais fait ? Chapeau !
Bien sûr, on retrouve quand même
des coins classiques mais marqués d'un choix minutieux de notre hôte : le
petit single descendant au-dessus de St Firmin est bien plaisant. Passage du
pont-canal de Briare, joli cadre pour une photo mais il me faut cravacher pour
rejoindre le groupe qui n'a pas même pris la pose !
Reste qu'on roule assez cool, en
prenant à l'envers un parcours que l'on emprunte souvent dans l'autre sens, ce
qui, finalement, permet de voir les choses sous un autre aspect. Petit arrêt au
bord de l'étang au nord de Briare, on casse une petite graine (normal avec des
barres de céréales), imités par un cormoran qui engloutit gloutonnement (glou,
glou !) poisson sur poisson !
Peu après avoir longé l'autoroute
et alors qu'on s'approche d'Arabloy, Michel nous perd de nouveau dans un petit
single (qui sent un peu la crevaison, mais bon…) puis un autre, avant qu'un
large chemin ne nous permette de repartir de bon train. Normal, tu me diras, puisque cette allée rectiligne est en fait l'emplacement d'une ancienne voie
ferrée ! On apercevra même, ici ou là, une ou deux traverses
ensablées (heureusement !) et quelques rails. Le plus curieux, c'est
quand même les panneaux indicateurs SNCF qui sont toujours plantés au bord de
la voie. En tout cas c'est fameusement roulant, sans aucune trace de boue et, sans jouer au TGV, ça roule bien. Vraiment curieux qu'on ne soit jamais passé
par là !
Retour sur Arabloy, tout ça sans
que l'on n'ait rencontré le moindre passage boueux ! Des flaques, bien sûr
et encore pas trop…Passage près d'un enclos à sangliers : noboddy, mais
une grosse pile de bois dégage une bonne odeur de bûches coupées : ça
suffit pour que je me revoie, gamin, avec les copains ou les frangins, creusant
l'énorme tas de bois que les employés communaux déversaient dans la cour de
l'école avant l'hiver. On grimpait là-dessus et puis, en enlevant un à un les
morceaux de bois d'un mètre, on y creusait une sorte de puits qui descendait
jusqu'au sol, il arrivait même qu'on le recouvre d'un toit de rondins. Cachés
là-dedans et baignés dans cette odeur de bois, on était dans un sous-marin, ou bien un tank. Magique, mon
vieux ! On n'avait pas la télé, ni les consoles… Impossible à l'heure actuelle,
où on nous interdirait ce genre de jeu, sans doute.
On se retrouve bientôt sur les hauts de Gien et l'on descend
dans le val. On approche de midi, mais Michel nous fait faire, pour le fun, le
tour du circuit où se sont déroulées les 3 heures de Gien-Relax, la semaine
dernière : single amusant dans les bords de Loire. « À
gauche ! » crie Michel à Jean-Paul qui s'engage de bon cœur et plonge derrière une bosse… Plonge?...« Plaoutchhh !!! » qu'on
entend… avant de découvrir Jean-Paul qui extrait le vélo d'un énorme trou
d'eau … ! Lui qui, tout à l'heure, passait précautionneusement dans une
petite flaque en expliquant : « J' ai pas sali le vélo
jusqu'ici, alors j'y vais molo ! » Gagné !
On remonte sur St Martin quand,
en haut de la (toute) petite
côte, Alain qui a toujours roulé devant au cours de la sortie, se jette sur le
bas-côté en grimaçant salement : des crampes aux deux cuisses. Pas grand
chose à faire pour l'aider, à part compatir et je sens bien que ça doit l'aider
vachement d'entendre les doctes explications et recommandations que nous
énonçons en le regardant se tortiller dans l'herbe. Seul Docteur Maurice essaie
quelque chose en sortant un flacon de camphre ou un truc analogue, mais l'idée
de se faire masser par Maurice a l'air de requinquer un peu notre Alain qui
réussit à retrouver la position verticale en avouant qu'il avait tout
simplement oublié d'emporter à boire ! Ô toi, jeune vététiste néophyte
qui me lit, retiens bien la leçon : bois, bois sans soif mais bois, on ne boit jamais assez à vélo !
Fortement marqués par cette
malheureuse expérience, nous décidons illico de nous appliquer à prendre de
l'avance pour la prochaine sortie en faisant honneur à deux bouteilles de
Sauvignon que vient d'ouvrir Michel, décidément hôte parfait. Faut c'qui faut, non ?
Dimanche prochain :
quoi ? À chercher ou inventer, et puis bien sûr le mardi 11 : la
Montargoise, à Montargis natürlich ! |
|
| mardi 21 octobre 2008, a 13:12 |
| Tant d’gars à la « Transgât’ » ! |
J'aurais pu reprendre le même titre que l'an passé
(remonte un peu en arrière : « Transis et gâtés ») parce que, ce
matin de départ pour Chalette-sur-Loing, ça pince un brin ! Comme je me
suis levé tôt, j'ai un peu traîné (il y a une logique) et, lorsque je m'assois
au volant, en me disant que je ne suis pas en avance, je découvre mon
pare-brise givré ! Où est c'te bon sang de raclette grattoir ? Le
temps de vider rageusement le foutoir de la boîte à gants qui s'est encore accru
avec la présence d'un gilet-fluo, et je trouve enfin l'objet. M'en étais pas
servi depuis quelque temps, il faut dire !
Eh oui, la température flirte
avec le 0° ! Et passe même à –1° ici ou là. Fort heureusement, il y a peu de brouillard et l'aube annonce le soleil. Il devrait
même faire très doux en fin de matinée. Du coup on ne sait pas trop comment
s'équiper. Sur le vaste parking bien pratique, on voit de tout, côté tenues. Je
tente encore le cuissard court, mais le temps d'aller m'inscrire et je me
ravise en enfilant les jambières. Pour le haut, j'opte pour une tenue
millefeuille : j'en enlèverai au fur et à mesure de la matinée si besoin. Gants longs pas
trop épais et pas encore de sur-chaussures même si, au départ, ce ne serait pas
de refus. Mais le soleil se lève déjà, juste en face, éclairant la légère brume
qui flotte au-dessus du lac. Magique ! Dire qu'on pourrait rater des moments comme ça !
Bon voilà, on est tous entassés
sur l'espace de départ entre les deux portiques gonflables, à attendre le
top-départ de neuf heures. Il faut un peu jouer des coudes pour atteindre le
café, pain au raisin et saluer les copains qu'on entrevoit, au milieu des
tenues multicolores. On serait un millier et que des vététistes. Personne de
l'EC ConflAns (pour Michel et Maurice, je savais, mais les autres…). Pas de
Stéphane, le régional de l'étape. Une belle brochette de Gien-Relax, Super-Dudu
en tête, et puis des plus mordus des Frapadingues dont Francis qui découvre
cette manifestation, et, avec l'œil d'un président organisateur, admire toute
l'infrastructure de cette Base de Loisirs du Lac. C'est vrai que ça aide quand
on dispose d'un d'espace et de moyens comme ça !
Les fauves sont lâchés ! la
vague des participants aux deux plus grands circuits (50 et 38) s'élance sous
le portique et contourne le lac par un chemin assez large. L'an passé, on avait
traîné un peu en arrière, pour profiter de la vue de cette guirlande de
maillots colorés festonnant la rive du lac dans le soleil levant… Joli coup
d'œil ! Qu'en sera-t-il de telles images quand la réglementation nous aura
contraint à tous porter le même gilet-fluo, comme nous le pronostique Francis?
T'imagine un peu ? Qu'est-ce qu'on sera beaux ! Et puis pratique
aussi pour se repérer ! Remarque les Marsus n'auront qu'à le consteller de
quelques taches noires et les guêpes de Gien-Relax de quelques traits noirs et
ce sera O.K pour eux. Je te parle de ça parce que, en ce moment où l'on roule
dans la foule, j'essaie de ne pas perdre de vue le Francis, qui, lui tâche de
coller à Tom qui est parti comme un dératé. Alors on évite l'un, double un
paquet, coupe à travers l'herbe, essaie une variante en tâchant de ne pas se
prendre un banc de bois, de bousculer le moins de monde possible et d'éviter de
l'être soi-même . Difficile, dans ces conditions, de profiter du site, des
canards transis sur le miroir fumant de l'eau du lac. Mais c'est aussi un jeu,
une fois de temps en temps, pourquoi pas ?
Une main sur mon épaule,
un : « Alors Papy ? » Non, Mais ??? C'est Claude de Gien-Relax, qui doit
vouloir rattraper ses collègues-aux-mollets-d'acier et qui bourre comme un
malade, quitte à frotter un gros peu le « Pharmaton » au passage et
s'attirer, de sa part, une répartie… fleurie !
Un bout de bitume, deux ou trois
virages ne font qu'accélérer le train et, au moment où on s'engage dans la
forêt, après un petit tunnel sous la voie ferrée, je souffle déjà comme un
phoque ! C'te cadence qu'ils nous mènent, le Tom et le Francis. En gros,
je suis, mais je ne regrette pas quand on est un peu freinés par un bouchon.
Dès la moindre portion un peu montante, je perds quelques longueurs. M'ont
cueilli à froid. On va pas faire 50 bornes comme ça ?
Alors voilà, je ne te raconte pas
le parcours, tu vois le topo : on est dans la Forêt de Montargis, on
tourne à gauche à droite, on roule sur de larges allées forestières, puis on
s'engouffre dans des singles et ainsi de suite. Le sol est sec : un
miel ! (normal en Gâtinais !) tout ça sur du quasiment
plat. Quelquefois, dans les monotraces, on est ralenti un peu mais ce
n'est que pour mieux mettre les watts en doublant n'importe comment. J'aimerais
bien jeter un coup d'œil au cardio, mais les manches des multiples couches de
vêtements le recouvrent et puis, de toute façon je ne l'ai pas mis en route, et
puis, le faire en roulant dans ces conditions, maccache !
Enfin, bon, je colle à peu près à
Francis et Tom et, peu à peu, ça irait plutôt mieux. Mais faut reconnaître
qu'on n'a pas vraiment fait la conversation depuis le départ !
Tiens, on sort de la forêt !
C'est plutôt agréable d'avoir le regard qui porte un peu plus loin et puis,
surtout, on trouve les rayons d'un soleil qui n'est qu'automnal et donc chauffe
encore bien agréablement. En fait, on arrive au village des Stroumpfs. Si, si ! Paucourt est au centre de
la Forêt de Montargis, au milieu d'une clairière, suffisamment grande pour
quelques cultures, mais vraiment cernée par la forêt. M'est avis que les gars
qui cultivent le coin doivent avoir fort à faire pour garer leurs récoltes des
sangliers ! Enfin, c'est là que se trouve le ravito, comme l'an
passé (après tout, c'est peut-être le même circuit aussi, non ?
Comment veux-tu reconnaître ?).
On souffle un pneu, et,
justement, le pneu de Francis souffle aussi, en ce sens qu'il se
dégonfle ! Et, justement, Francis a oublié sa pompe… gonflé, non ?
Se contente de remettre un peu
d'air… hum ? Suffira sûrement pas… Aussi me demande-t-il de ne pas partir
devant et de l'attendre pour le cas où.. Alors là, ça me scotche, vu que pour
le moment, je voyais plutôt sa roue arrière !
Nous voilà repartis, on longe
l'arrière de pavillons dont le jardinet donne sur notre chemin et…il me semble
bien reconnaître la maison de Fabrice et Nadine, des copains de vacances,
j'halte au portillon… Quoi ? « J'halte », ça te prend le
français à rebrousse-poil ? T'as compris quand même, bon… Moi ça m'est
tombé sur le clavier et j'ai laissé, parce j'ai trouvé ça sympa, alors… donc
j'halte et j'hèle (tiens d'ailleurs, il ne gèle plus, il ferait même bon…) à
travers le jardin…Seul Lulu, le Labrador, me répond, vient chercher une caresse
et m'apporte son soutien à grands aboiements, qui font s'ouvrir un Velux sur le
toit.. « Tiens c'est Toi ! » qu'ils me crient, justement, les
habitants du toit qui, jusqu'ici, se sont tus (on est ensemble, à tu et à toi,
évidemment !). On s'échange deux trois phrases, du
style : « On s'appelle, on se fait une bouffe—Excusez, il faut
que je rattrape les copains, A+, bises ».
Ben, Francis, il ne risque pas
de m'avoir devant lui !
Quelques minutes, ça ne se récupère pas comme ça, que je me dis en
appuyant derechef sur les pédales ! En réalité, le Francis est arrêté à
peine un kilomètre plus loin, à réparer sérieusement la crevaison et soutenu
matériellement par le Pharmaton qui l'a rejoint et me fait remarquer qu'il va
me falloir bien indiquer dans mon
récit de l'événement qu'il est bien passé devant moi… ce dont acte.
Mine de rien, et vu la rapidité
d'écoulement du trafic sur ces chemins roulants, quand on repart, quelques
minutes après, on n'a plus l'impression d'être avec le même type de
participants. C'est plus cool et familial… Par contre, quand on bifurquera sur
le grand parcours, il nous semblera 'être tous seuls ! Curieux,
non ? Pourtant on bourrait bien !
Tom est parti depuis longtemps devant
et nous ne roulons plus qu'à deux avec Francis. Du coup on a pris un train qui,
tout en étant soutenu, comme on dit, est plus raisonnable.
Un peu plus de relief dans cette
partie, j'explique : ça veut dire que l'on rencontre deux brefs raidillons
et deux ou trois faux-plats montants avec un bout de descente. Pour le reste,
on pourrait tourner en rond, le paysage reste le même. Mais les chemins sont
bien sympas, et un sous-bois d'automne, sous le soleil, c'est évidemment
superbe, ce qui explique le nombre important de randonneurs ou de promeneurs à
pied que nous rencontrons. C'est beau, mais c'est frais, c'est vrai, et
c'est curieux comme, dès qu'il
nous arrive de sortir (rarement) du couvert des arbres, on a une impression de
chaleur. Deuxième ravito, encore une fois au même endroit que l'an passé... Je
te dis, si ça se trouve c'est le même circuit !
Plus loin on effleurera Paucourt
une deuxième fois, près du Stade, point de départ de la
« Paucourtoise » qui avait lieu le lendemain du « Défi des Birettes ».
Les kilomètres ont bien défilé, ça sent l'écurie, maintenant : sortie de
la forêt et petit tour attendu sur
le chemin de pêcheurs entre les bassins de la sablière, avec une petite
déception : le single un peu technique et, en tout cas, amusant, qui
serpentait entre les broussailles a été élargi et est devenu plus roulant.
Dommage. On revient par le bord du canal en roulant bien encore, je trouve. Un
pont, la base de loisirs, le portique, un nième T-Shirt cadeau et…un Super-Dudu
qui me tombe dans les bras en pleurs (simulés of course, le Super-Dudu, c'est
un homme !). Moi je pense que, ça y est, il est encore tombé sur la
fesse ! Mais non, même vélo (ou presque lui c'est un « Combi »,
mais Commençal quand même), et même problèmes : il a cassé le triangle
arrière au niveau de la base droite, celle qui est déportée vers le bas. Moi ça
m'était arrivé dans les bois de Jouet-sur-l'Aubois. On compatit, on se
dit : « Que veux-tu qu'on y fesse, pardon, qu'on y
fasse ? ». J'ai toujours le cadre de mon « Doktor », le
triangle arrière est intact, ça pourrait aller ? À voir …
Voilà, 53 km, 21 de moyenne
(20,97 pour être exact), pas regardé le dénivelé…On traîne un peu, juste pour,
et puis on remballe, il fait bon, et presque chaud, espérons que ça va durer un
peu… Dame, faudrait pas que le temps s'gâte à la Transgât',
ouahhh !!! Celle-là tu
pouvais pas y échapper !
Alors maintenant ça va manquer un
peu, côté rando organisée. Il faudra être imaginatifs, avoir un peu
d'initiative. Reste que, dimanche prochain, on peut jouer au compétiteur pour
les copains de Gien-Relax qui organisent leurs « Trois heures ». Il y
a aussi une rando à Vieillemaisons (45). Ça peu paraître loin, mais pas plus
que Montargis, et le coin est vraiment pittoresque. Moi je joue aux déménageurs
à Grenoble. Si vous voyez autre
chose, en particulier pour l'autre week-end, signalez-le. Je n'ai plus rien
d'ici la « Montargoise » le 11. |
|
| mardi 14 octobre 2008, a 23:02 |
| Reliés par le Rallye |
On dira ce qu'on voudra mais il y a quand même un truc
avec ce « Rallye des Vignobles » ! Autant le côté grôsse organisation, affluence et tout,
peut effrayer ou agacer (si bien que j'en connais quelques-uns qui préfèrent,
le même jour, rouler à Lavau), et bien, autant ça arrive partout pour
participer, on a l'impression que « Ah ben, oui, c'est « les
Vignobles », alors… » . Et je te parle de ça de mon petit point de
vue de vététiste, mais je t'assure que, dans le coin, le « Rallye »
c'est l'occasion où l'on sort le biclou. Tu vois, c'est un peu comme
« Je vais à l'église parce que c'est Pâques », et bien, là, on
dépoussière le vélo, on le graisse (peut-être ?), on le vérifie
(j'espère !) et on monte dessus, si possible en rameutant famille et
copains pour l'occasion. Dans la région, tu vas aux « Vignobles »
comme tu vas à la St Michel. C'est la fête, quoi ! Et ça, c'est quand même
éminemment sympathique, moi je trouve. Même si ça ne fait pas sérieux et que ça
explique que dès la première côte un peu côte, t'as toute la Sainte Famille à
pince, à pousser le vélo…mais bon… Tu vois, ce côté festif, c'est assez VTT,
comme esprit, le côté « je me prend pas la tête, je fais ça pour le
fun », sans doute plus VTT que cyclo, et ça améliorerait bien l'image de
cette manifestation, me semble-t-il.
Voilà, c'était le point
philosophique du jour. En tout cas, dans ma petite sphère, ça c'est pas
mal passé ainsi et ça a remué un pneu les deux trois jours d'avant : entre
mails et téléphone, ça a chauffé quelque peu : les Vignobles attiraient.
En gros : Manu descendait de la capitale, le frangin et madame faisaient
leur première avec des potes, Stéphane amenait femme et copains et puis
personne ne manquait des habitués puisque, après nous avoir fait croire (et cru
lui-même !) qu'il ne viendrait pas, Michel de St Martin and C° s'annonçait
au dernier moment. Ça promettait !
De fait, ça promettait déjà
du sport pour se retrouver à l'heure dite ! Et dans quel lieu ? Au
stade (mais cohue !) ? Au pont ? Devant les baraques de la St
Michel ? Étant déjà d'accord sur l'heure, on y arriverait peut-être.
Première alerte : le bigo
qui sonne à 7h un quart : le frangin a trouvé sa voiture un pneu à
plat ! Ben d'habitude, c'est plutôt le vélo qu'on redoute de trouver comme
ça au départ. Sûrement une birette qui n'avait pas vidé son sac de
mauvais tours la semaine dernière !
Après avoir changé le vélo de
voiture (ce que c'est que l'opulence !), il arrivait dans les temps à la
maison : descente au stade, où nous nous pointons en même temps que Manu,
Stéphane et sa bande, et Michel et Anne. Super timing ! Cohue habituelle
sur l'aire d'accueil, mais sans ça, ce ne serait pas l'atmosphère de fête
pareille… On s'aperçoit, s'interpelle, on serre des louches de partout. On retrouve
des copains qu'on n'avait pas vus depuis un bail : tiens, par exemple, les
« guêpes » de Gien-Relax sont là en force. Sympa de les
retrouver. Les « Frapadingues » sont bien représentés aussi, on les
disait à Lavau mais, outre Francis qu'on a croisé en arrivant, j'en verrai bien
au moins cinq ou six entre le départ et l'arrivée. Pas de gens de Pouilly, pas
de Ludo (tu deviens quoi, ç a fait une paye !). La bande à Michel est déjà
là et, tout en discutant à droite à gauche, on réussit à se regrouper. Dis donc,
on est un fameux groupe ! Stéphane rigole : « Ça va faire comme
aux Birettes ! On va sans arrêt s'attendre ! » On verra. Il
aurait peut-être fallu porter des fanions au bout d'une tige, dressée au-dessus
du vélo, pour se repérer comme on a vu faire au Roc d'Azur. Ben oui, tiens, le
Roc, c'est en ce moment… Dommage de ne pas y être…
Dis donc, si on se lançait ?
Le menu du jour est copieux : 65 km, et du consistant, faut pas
traîner.Bon c'est pas le café qui nous a retardé cette fois-ci, puisque on n'y a
pas droit…Ben ? Et Michel et Maurice ? Antoine ? Sont où ?
On avait réussi à se regrouper et puis… Coups d'œils circulaires…Avançons quand
même. On s'arrête (déjà !!!) à l'entrée du pont : je risque un
coup de portable à Michel de St Martin qui ne répond pas, puisque son portable
est astucieusement resté dans sa voiture…
Tant pis, nous continuons et
passons outre-Loire pour… retrouver nos lascars qui nous attendent au début du
chemin vers Bannay…
Direction Bannay, donc par des
chemins larges, plats et bien connus. On roule à deux de front, parfois plus,
et les conversations vont bon train en passant de l'un à l'autre. Sympa,
même si on doit un peu faire bouchon pour les autres gars pressés. Déjà
Actif-Michel se montre, justement, actif, et roule devant le groupe :
l'aurait bien une forme plus pointue que la semaine dernière, mais bon, on est
partis pour une chevauchée un peu longuette et exigeante, alors économisons
nous. Car hier, lorsque je nous ai inscrits, j'ai un peu étudié en détail le
parcours de 65 bornes : en gros, comme d'hab' Cosne –St Satur sur le plat,
ça, c'est ce qu'on est en train de faire. Puis on attaque le solide à
l'entrée de St Satur, comme déjà la semaine dernière. De là, zigzags en
grimpette dans les vignes, direction finale le haut près de Charnes, la Crèle
et plus loin : le traditionnel ravito aux caves de la Mignonne. Jusque-là,
rien que du normal. Seulement, j'ai bien repéré qu'ensuite, le grand
circuit s'en va du côté de Bué puis Reigny pour aller escalader THE Côte of
Champtin. Et ça, tu vois, je
redoute un brin. Je ne l'ai grimpée qu'une seule fois et il y a un fameux
bail, et j'en ai gardé un souvenir, disons essoufflé ! Alors, maintenant,
ça va donner quoi ?
On verra bien. Déjà on a attaqué
les vignes de St Satur et pas du tout conformément à ce qui était indiqué sur
la carte, alors… d'ailleurs ce serait plutôt plus progressif, et donc plus
digeste. Reste qu'il y a du monde et que, entre les passages caillouteux, les
virages entre les rangs de vignes, les petits bouts descendants, il faut
être un peu attentif, surtout si on veut garder le contact avec le groupe,
lequel d'ailleurs s'est déjà bien étiré et ne résistera pas à la portion la
plus pentue : une montée droit dans la pente vers le sommet que l'on s'est
déjà farcie la semaine dernière (en plus long). Même en cherchant à ne pas
s'épuiser d'un coup, il faut quand même user des watts. Pour ma part, j'aurais
bien de moins bonnes sensations que l'autre jour, mais enfin, bon, ça monte
quand même.
Une nouvelle fois, on descend vers
le « col »(c'en est un) de la Crêle, sans passer par le bord du bois
de Charnes, où il y aurait pourtant un crochet sympa à faire. Pourquoi
l'éviter ? Je ne comprends pas... J'hésite à faire le détour tout seul, de
peur de me couper du groupe qui se reconstitue, du moins en partie. Une série
de pif-pafs dans les vignes sur le dessus, d'où on aperçoit, un peu partout
dans le secteur, des maillots colorés sur les chemins, sur la route, tous
dispersés mais reliés par le même esprit du Rallye … Puis on plonge dans
la descente qui débute près de l'ancien moulin-à-vent lequel, sauvegardé plus
que retapé, ressemble à une Tour Génoise, veillant sur le val. Descente rapide,
mais qu'on fait quand même sans se lâcher complètement. Il y a une petite
affluence, de gens plus ou moins sûrs d'ailleurs, et elle semble plus piégeuse qu'avant.
C'est là aussi que Michel (L'Ocrien de St Martin) nous avait fait l'an passé
une belle gamelle dans les vignes ! D'ailleurs une bifurcation, à droite
avant le bas, déclanche une série de coups de freins d'urgence. On nous dira au
ravito qui approche que le site a connu une belle double chute peu de temps
avant notre passage.
Ravito, donc aux Caves de la
Mignonne, que l'on gagne par la route, sans doute pour éviter le croisement sur
le chemin avec ceux qui repartent sur le grand circuit. Mais, bof, c'est moyen.
Exceptionnellement, les cyclos
n'étant pas encore arrivés, ce n'est pas la cohue et l'on profite bien du
moment pour retrouver ceux que l'on n'avait pas encore croisés. Tiens, le gars
qui me tamponne ma feuille, c'est « Titi » !… Souvenirs… Titi,
c'était le champion de mon village, sur son vélo, lors de la course du 14
juillet qui voyait s'affronter les jeunes du patelin (une course sans aucune
sécurité particulière sur la route principale, t'imagine ça
aujourd'hui !).Il gagnait à chaque fois. Moi, du haut de mes cinq ans,
j'admirais... Bien sûr qu'il est bien diminué, le vieux monsieur qu'il est
devenu et qui peine à marcher, mais qu'il sache que dans un coin de ma mémoire,
il est toujours le Titi de l'époque.
C'est là qu'on se sépare :
« P'tit Bill », le frangin s'en va attaquer la côte du cimetière avec
Anne, Véro et bien d'autres (je crois bien que j'ai vu Super-Dudu et les
Gien-Relax partir aussi par là). C'est vrai que la matinée s'avance et qu'on a
encore du pain sur la planche. J'ai, une nouvelle fois, à peine eu le temps
d'avaler ma dernière bouchée que mon groupe, ou ce qu'il en reste, est
reparti : Actif-Michel, et puis aussi Pierre qui prend les devants pour
attaquer les côtes plus tôt et puis Maurice et Michel. Manu, fidèlement, m'a
attendu, pendant que le groupe de Stéphane s'attardait un peu (sans doute dans
des adieux déchirants), avec ces dames qui partaient sur le 45. Jean-Paul et
Antoine ont décidé de shunter un bout aussi en se dirigeant directement vers
Verdigny.
Bon alors.. c'te côte ?
Ben… passé Bué, on a le regard
qui se tourne fréquemment vers la droite. C'est vrai qu'elle est superbe :
ce chemin qui monte droit en suivant la ligne dorsale de cette croupe couverte
de vignes qui domine toute la plaine qui va vers Veaugues. On la voit de loin,
en particulier quand on passe sur la route de Bourges. Assez impressionnant.
C'est marrant d'ailleurs, le chemin que nous suivons semble l'éviter, comme si
on hésitait… On a l'impression de tourner autour : on s'élève doucement
dans les chemins de vignes puis, par un peu de route, vers Crézancy. On ne
quitte guère des yeux le chemin
blanc qui se dresse là-bas et dont on s'approche, malgré tout, peu à peu,
dans un mouvement tournant. Dessus, accrochés comme des mouches sur un ruban
collant, des petits points des collègues en plein effort. On suppute (Ah, tu sues, pute ?)
« Tu crois qu'on la prend du bas ?…On se la fait jusqu'en
haut ? ». Bien entendu, on redescend au maximum pour attaquer du plus
bas possible. D'abord un simple petit « coup de cul » qui mène au
ravito, à Champtin : on se sustente au maximum, sachant qu'il n'y a plus
rien avant l'arrivée, mais les yeux restent fixés sur la pente qui domine
la cour où nous sommes…
Cette fois il faut y aller !
Actif est déjà dans la roue de Stéphane, Christophe et Nico qui nous ont
rejoints au ravito. Ouh là là ! N'a pas peur ! Je pars le plus
tranquillement possible avec Manu. Choisir son développement, enrouler…En fait,
au pied, elle semble moins impressionnante. Et puis le chemin est moins
caillouteux que je ne le craignais. Encore une couronne. Ça monte
progressivement, mais, devant, voilà Actif-Michel qui pousse le vélo. Pas encourageant ! Manu, près de
moi, fait comme s'il peinait… Tu parles ! Petit à petit, les mètres
défilent et les courbes de niveau aussi, parce que là, on en coupe par fagots,
je te dis ! On est maintenant dans le plus pentu et je ne suis pas à la
peine comme je me souvenais de l'avoir été lors de ma première ascension. Faut
dire qu'à l'époque, le chemin devait être moins bon, et je devais tirer un 28 X
28 ou 24 même, alors que là, je dispose encore d'une couronne de 34 en réserve.
Au moment où la pente s'adoucit un peu, on bifurque à droite : photos des
copains qui en terminent et coup d'œil sur l'immensité du panorama… Rapide,
mais Manu croit avoir aperçu les hauteurs du Morvan. Pourquoi pas... il n'y avait pas le Mont-Blanc derrière,
aussi, non ?
Pendant ce temps-là , Actif a
filé et repris du poil de la bête, parce qu'il faut s'employer pour le
rejoindre, en suivant les hauteurs de Bué jusqu'au Carroué du Marloup. On a
lâchement laissé Maurice et Michel avec Pierre. C'est vrai que le temps tourne,
le frangin est peut-être déjà à l'apéro à la maison. Roule ! On est quand
même sur la plaque : d'avoir derrière nous la grosse difficulté du jour
rassure : on peut y aller franchement et sans retenue. Il reste du
kilométrage, mais, de toute façon, on n'ira pas plus haut !
Non mais on va redescendre, et ça
se fait en haut de Chavignolet, à la Croix : ce petit single ‘achement
technique, sur des cailloux, mouillés sur la fin, avec la reprise de la côte,
sévère, en tournant court à gauche, c'est pas à la portée de tout le monde,
même si on connaît, qu'on s'est préparé en mettant, justement, tout à
gauche. Manu réussit la gageure, scotchant les gars qui montent à pied, mais,
comme il leur dit, il est sur son terrain d'entraînement. Moi, je n'ai pas
pu réussir le virage à gauche, il y avait un gars qui occupait le passage au
large (et puis même…) et je pousse le vélo
sur quelques mètres avant, de rage, de remonter dessus pleine pente et de finir
le passage sur le vélo ! Hé… Il y a longtemps que je n'avais pas réussi ce
truc-là ! Petit passage en sous-bois et l'on débouche soudain sur le
vallon de Chavignol, avec le village en dessous et Sancerre derrière sur fond
de Val de Loire. Cent fois passé là, avec toujours cette beauté immanente du
paysage qui te coupe le souffle (faut dire que la grimpette, juste avant, un peu
aussi…). On connaît bien ce passage qui suit la vallée en balcon et on se le
fait à fond. Tu crois que c'est
prudent, ça, de gaspiller son énergie ? Car il faut ensuite remonter un bout de route en quittant le
versant de Verdigny, pour passer au-dessus de Sury-en-Vaux : on suit des
zones cimentées, coupées de grilles d'écoulement des eaux font qu'on se méfie
(mais le balisage est explicite). On devrait en avoir fini avec les
grimpettes : on bascule sur Chappe, pour enquiller le long chemin qui
passe en dessous Ste Gemme. Ici et là, on reconnaît le balisage de la semaine
dernière, et celui de la Rando de Boulleret, d'il y a deux ou trois semaines.
Car on s'approche de Boulleret : on a passé les grands champs vides par un
chemin en légère descente, en enroulant bien. Chaque petite montée devient
maintenant un peu plus dure :là, je racle le fond des réserves, me
semble-t-il. Actif-Michel me semble moins atteint : il pense que, d'avoir
tant peiné aux Birettes l'a « débourré » et qu'il se sent vraiment
mieux aujourd'hui.Ce qui est sûr, c'est que je ne sais pas si j'aurais osé
affronter le grand circuit aujourd'hui, si je n'avais pas fait les 95 bornes de
la semaine dernière.
Pour la beauté du site, on nous
fait passer au pied du Château de Buranlure, si coquet au fond de son vallon.
Le sentier technique qui le contourne est devenu l'autoroute de la « Loire
à Vélo », mais la pente
reste là, qui fait un peu mal en fin de rando. On revient par les ponts de
Loire, doublés par les cyclos qui en finissent aussi et qu' Actif tenterait
bien un peu de suivre, mais…
On se serre la louche, chacun
regagnant son chez soi. La fête est finie…Je tente de prolonger un peu (pas
trop) en regagnant le stade, bien que je sache qu'aucun pot ne nous y
attend. Je croise en chemin Stéphane and C° qui repartent, discute un peu
là-bas, passe rapidement devant les quelques stands puis repars vite, et suis
tout content de croiser Michel et Maurice qui arrivent. On compare les
compteurs : en moyenne 800m de dénivelé et pour ma part 17 km/h de
moyenne. Du coup je remonte à la maison en faisant bien attention de ne pas
descendre en dessous, voire de l'améliorer un peu. Plein les pattes quand même,
mais ravi. Beau cru cette année!
Dimanche prochain : une
belle manifestation encore ; c'est la « Transgâtinaise » à
Chalette-sur-Loing (= Montargis), il faut se déplacer, mais ça vaut vraiment le
coup. Par contre je n'ai pas de détails. Merci à ceux qui savent de me
renseigner là-dessus.
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| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
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| commentaire(s) | Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)L'hécatombe con... Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)Bravo et merci j... |
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