| jeudi 15 octobre 2009, a 15:32 |
| Rallye des Vignobles : Route 66 ? (et des poussières !) |
Ben voilà, juste comme j'avais
commencé à te parler de cette Rando-« événement » local, j'ai jeté un
coup d'œil sur ce que je t'avais raconté à la même occasion l'an passé. Je
le faisais pour vérifier un truc : Le Thom' m'avait affirmé, au ravito de
Pouilly, que le tracé était en gros celui de l'an passé, à l'envers, et que,
donc, nous étions déjà passé à Pouilly-sur-Loire l'année dernière. Et ça
m'avait surpris. Inquiet de l'état de mes neurones, je suis donc allé vérifier
mon récit. Bon, non, Thom' désolé : on était resté sur le côté
Sancerrois !
J'ai réalisé par la même occasion
que je m'apprêtais à te raconter tout bien ce que représentait le "Rallye
des Vignobles" pour la région et pourquoi, peut être, ça attirait tant de
monde (en gros plus de 3000 personnes). Bref, exactement ce que j'avais dit
l'an passé. Donc, pourquoi pas ? Retourne-toi aussi en arrière et retrouve
cette page de haute littérature que je t'ai pondue l'automne dernier, et voilà.
Tu sauras tout de nouveau.
Toujours est-il qu'il y a aussi
cette année un sacré populo. La foule attire la foule, c'est classique, et ceci
explique que, malgré des côtés qui agacent souvent (j'entends dire chaque année
à l'un ou à l'autre : « Je ne le referai pas l'an prochain »), on se
retrouve toujours plus nombreux à VTT sur les chemins du Rallye.
Cette année pourtant les auspices
météorologiques ont annoncé de la flotte, et le matin même, encore ! Ce
que dément la lune qui brille derrière un peu de brouillard, à mon lever. On a
bien eu un peu de pluie (à peine) dans la semaine, mais rien de bien sérieux...
Par contre, côté température, ça sent l'automne.
Au stade où l'on cherche à
s'inscrire en faisant valoir (souvent en vain) sa licence UFOLEP ou FFC,
c'est la cohue habituelle. Un peu avant huit heures, c'est la foule des
marcheurs que j'ai croisée, et les cyclos s'agglutinent en groupes un peu
partout. Je rencontre ainsi Stéphane, qui s'apprête à partir avec un cousin,
sur la route justement. Il paraît que Jacquy, son paternel, est déjà sur les
chemins, Pieds Nus aussi. Pourtant, les vététistes ne vont débarquer en
nombre que vers 8 h un quart, c'est leur heure habituelle. C'est moment des
poignées de mains un peu partout et des premiers commentaires (sur le café
payant entre autres) et sur le parcours à faire que l'on vient seulement de
découvrir sur la carte affichée. On m'interroge et je confirme : il y
a de quoi s'employer au menu, avec pas mal de raidillons et un total annoncé de
66km. Faut pas traîner !
Arrive un petit groupe de
Gien-Relax (Eric « Œil de Lynx », Dudu, Pascal…) qu'on ne cherchera
sans doute pas à suivre et notre équipe habituelle : les deux Michel
(Actif et Léopold), Maurice (qui revient de Bretagne), Christian et le Manu « berrichon »
qui fait briller un autre maillot de l'UM Veaugues en plus du mien (et fait, du
coup, une petite sensation !). Au dernier moment arrive Jean-Paul,
que l'on croyait parti au Roc d'Azur, et puis mon frangin François qui fera
avec nous la longue première partie. Ça nous fait un bon groupe bien sympa,
mais on sait bien aussi que ça peut signifier risques de retards, en cas de Pb
mécaniques, par effet d'accumulation d'attentes. Et encore il manque le Manu
« Parisien » et puis Anne.
Tiens, à propos d'Anne, sa
tendinite persistante serait, plus précisément un « syndrome de
l'essuie-glace » ! Si, si ! Et pourtant, il fait sec ces temps,
non ? Ça t'intrigue ? Tu veux tout savoir ? Et bien va sur
le blog d'Actif et Anne et tu sauras tout. Un conseil : avale un comprimé
d'aspirine, préventif de mal de tête, et puis prends un bloc et un crayon et
interro à la prochaine sortie, c'est trapu, mais on en apprend de belles. C'est
là : http://michel120254.skyrock.com/.
J'ai croisé ou aperçu dans la
foule quelques Marsus : Thom', Francis… mais ne les retrouve pas au moment
où nous partons en faisant gaffe de ne pas en oublier: 8h et demie, il est
largement temps.
On débute par un tour en ville, très dispensable, mais dû
sans doute au souci de ne pas lancer cyclos, marcheurs et vététistes dans la
même rue directe qui borde, de plus la fête foraine, pourtant bien endormie à
cette heure matinale.
Après le pont de la Petite Loire
(on dit encore ça ? Il me semble que ça fait un moment que je n'ai pas
entendu cette dénomination…) On échappe à la grosse foule pour se lancer sur
les chemins du Val. D'accord on a laissé marcheurs et cyclos, mais on est un
fameux paquet de vététistes (le bilan indiquera un total de 752, plus que l'an
passé). On passe Bannay et l'on remonte le chemin empierré dans le fond du
petit vallon en direction de Sury. C'est large, ça roule et il faut ça
pour ne pas se gêner. Remarque, au Rallye des Vignobles, j'ai rarement vu des
singles ! On est le plus souvent sur des chemins « bi
traces ». On est à la fois
pris entre deux options : tendance à appuyer un peu pour gagner du
temps sur cette partie roulante, et, en même temps, ne pas trop en faire
sachant qu'il y aura pas mal d'efforts à fournir, aussi bien intenses que
prolongés. C'est pourquoi j'opte pour le bitume sur quelques centaines de
mètres lorsqu'on longe la route de Sury, avant de grimper à droite. De
plus je connais ce « cul de vigne », pour m'y être couché sur le côté
à la suite de roues bloquées par une boue collante, dans une terre à peine
mouillée. Pas de risque aujourd'hui : le sol n'est même pas humide (si,
si, Manu !) On aura même ici et là un (tout petit) peu de poussière, mais
rien à voir avec le départ du Roc d'Azur, t'as pas vu ce nuage, à la TV ?
On grimpe entre les vignes vers
Ste Gemme, quand Dudu crève. Le temps de l'aider, de repartir et c'est le tour
de Michel-Léopold ! Tout le monde est parti devant et nous les voyons
grimper au soleil, au milieu des vignes entre Ste Gemme et, en contrebas, le
Château du Nozay. C'est bien joli, une vue classique des
« Vignobles ». Autre vue classique, lorsque, à notre tour, nous
montons aussi sur le coteau : le soleil au-dessus de la brume qui flotte
encore sur le Val de Loire et aussi, en lambeaux légers, sur les vallons autour
de la colline de Sancerre qui domine tout ça... « Tout ça !… »
(clin d'œil à Maurice). On ne passe pas loin du hameau de « La
Chaise », en haut d'une côte que nous connaissons bien. Le tracé ne l'a
pas empruntée et c'est tant mieux car nous parcourons ainsi d'autres chemins
que, perso, je ne connais pas. Des variantes intéressantes quoi. On plonge
ainsi, par une descente assez accentuée, aux portes d'un hameau de Sury, pour,
illico, remonter en face, le long d'une vigne, bien sûr, par un raidillon assez
pentu et assez long aussi, qui impose le petit plateau. Celui-là, on va
sûrement l'utiliser un brin dans les kilomètres qui viennent. Sur le haut, on
longe le vallon dans le creux duquel je fais repérer à Michel-Léopold, une belle
côte bien connue aussi, et parcourue lors de Gien-Sancerre-Gien, sans savoir
que, quelques centaines de mètres plus loin nous allons la dévaler avec
délice ! Une première aussi, en forme de revanche un peu car, dans le sens
montant, j'ai souventes fois ahané sur ses cailloux. Belle montée, remarque,
mais alors, dans le sens descendant, elle est vraiment pas mal non plus ;
dommage que, fatalement, il y ait un peu de monde dedans et que la prudence, et
un restant de courtoisie, nous empêchent d'en tirer le maximum.
On passe Sury, puis devant la
maison de retraite où l'on pourra toujours (le plus tard possible) s'asseoir
sur le pas de la porte pour regarder passer les copains le jour du Rallye des
Vignobles (ça c'est pour couper l'herbe sous le pied de Manu, qui, à cette
époque-là, tirera la langue derrière son futur fiston qui se foutra de lui,
j'espère…et nous aussi!).
On sait bien qu'il va falloir
maintenant grimper ce fameux coteau entre Sury et Verdigny. Simplement la
question est :par quelle côte assassine ? Réponse immédiate :
hop à gauche, 50 mètres de plat et
un mur. Mais je reconnais ! J'avais bêtement cru, la semaine dernière pour
les « Birettes », que ce chemin avait été bétonné ! Tout en
basculant ma chaîne tout à gauche, ou presque, je pense (oui, oui, en même
temps, tu te rends compte de l'étendue de mes facultés ? ) je pense,
disais-je, que tout espoir n'est pas perdu, et puis aussi que pourquoi n'est-on
pas passé par là pour les « Birettes », surtout que ça aurait été à
la descente, et que (tout ça en même temps !) il va falloir s'accrocher
pour arriver en haut sur le vélo, vu le pourcentage, les cailloux, et les
autres qui décrochent et mettent pied à terre etc.… d'autant plus que, tout en
haut, il y a des spectateurs, dont Actif-Michel, qui photographie (en plus, le
sauvage, il guette notre faux-pas !). On le fait, Léopold et moi, excepté,
parce ce que là faut pas exagérer, les deux derniers mètres en petite gravette
blanche qui forment une véritable marche, en plus. Actif nous raconte qu'il
vient de voir une espèce de balaise, passer ce dernier mètre façon trialiste
qui monte en travers, en sautant,
tu vois ? S'appelait pas David, non ? Non,celui-là, il doit être, à cette heure-ci, au Roc d'Azur.
Petit passage sur la crête et
l'on retrouve, à l'envers, ce que nous avions monté pour les
« Birettes » : la route vers Verdigny... Descendre sur le
bitume, bof, par contre, un peu plus loin, sur la droite ce chemin encore un
peu caillouteux qui descend avec un virage sur le val Chavignol, miam ! Je
t'en avais causé la semaine dernière. Là je pressens quelque chose de furieux, le Michel-Léopold et moi, sûr, on
va faire voler la caillasse !
Justement, la caillasse, elle est
aussi en haut, à la bifurcation, et, comme on arrive assez vite et, qu'en plus
il y a un gars dans le début de la pente, en semi équilibre et tétanisé sur les
manettes de freins, le passage est délicat. Derrière moi, j'entends le bruit
classique qui fait « Scrouitch, bling guiling » ? Attends,
non, plutôt : « sssscrroutchchch, dang gan bling », oui, c'est
ça ! Je pense que Michel s'est vautré, ou le frangin qui le suivait, je
crois plutôt Michel. Surpris par la caillasse ? Ou il a voulu me faire un
« intérieur », tu crois ?.. Je stoppe comme je peux. Pas trop de bobo : il est déjà
reparti.
On est lancé sur la petite trace
roulante marquée par les passages, seulement, il y a du monde dessus ! Pas
facile de doubler, à côté c'est la caillasse instable, Michel, de plus,
risque d'arriver à donf, je double dans le virage, mais l'hésitation m'a fait
ralentir et perdre une bonne partie du plaisir de cette descente.
On gagne les caves de la Mignonne
et la cohue habituelle, où l'on tente de retrouver le reste du groupe, excepté
Christian, qui a décidé de partir devant. Michel-Léopold peut faire admirer son
avant-bras bien éraflé quand même, pendant qu'on se perd un peu dans la foule
du ravito.
Faut pas trop traîner malgré
tout, on n'est pas au bout ! le temps de se retrouver et on attaque la
côte du cimetière. Celle-là, c'est le challenge habituel : à qui
arrivera en haut sur le vélo. On s'y sort les tripes, en général. Mais,
aujourd'hui, alors qu'il nous reste encore plus de la moitié du parcours et pas
mal de côtes au menu, il vaudrait mieux se la jouer raisonnable, tu crois pas ?
En fait, si Jean-Paul, qui, après un arrêt, essaie de repartir et met son vélo
en travers, n'avait heurté ma roue avant, je crois bien que je me prenais au
jeu ! Pas malin ! Merci, Jean-Paul... et bravo à Michel-Léopold qui a
réussi la gageure !
Le même (Léopold) nous gratifie
également d'un virage surprise (pour lui) et plongeant dans la pente qui nous
descend théoriquement sur Ménétréol. Houhi !! On a bien failli se le
morfler de côté, le Michel !
Les traceurs se sont ingéniés à trouver un max de côtes, on
dirait, car, plutôt que de se laisser glisser, cool, sur Ménétréol par le haut
des vignes, on est descendu en dessous de la Ferme de l'Étang pour remonter,
évidemment, avant de basculer le long du viaduc, et d'aboutir à l'endroit le
plus dangereux du parcours : on débouche en angle aigu sur la petite route
qui descend de l'Orme au Loup, pour la remonter sur 20m et la traverser en
prenant à gauche.Il nous faut virer un peu large alors que dévalent, à fond la
caisse, des myriades de cyclos.Personne pour la sécurité ! Z'auront eu du
pot s'il n'y a pas eu de casse avant la fin de la matinée !
Ménétréol, St Satur, le pont de
Loire (eh oui, ce n'est pas le plus direct pour aller à Pouilly !).
Route : on enroule un peu, car il est plus de 11 h et on n'a pas moitié fait,
dis donc ! On bifurque sur Tracy en saluant le frangin qui rentre à Cosne
sur le 40 km. Lui, au moins, sera dans les temps. Pour Pouilly, c'est aussi du
grand classique pour les gars du coin : Boisgibault, les Girarmes, les
Loges. Michel, Maurice et Jean-Paul découvrent. Eux, il faudra revenir leur faire visiter le coin plus en
détails. Dommage qu'on ne passe pas par le "sentier découverte" de
Malaga, mais, outre le fait que les singles, ce n'est pas très « Rallye
des Vignobles », on n'a guère le temps. Ravito au Caveau de Pouilly,
consistant et bien. Pourquoi le Pouilly ou le Sancerre ne sont-il pas servis à
l'arrivée, plutôt qu'ici, où on ne peut pas en profiter ?
On a croisé en arrivant des
Tachetés et des Abeilles (= Frapadingues et Gien-Relax, tu me connais) mais pas
de Christian, déjà sauvé ? En
repartant, on se compte : où est Jean-Paul ? Une rapide enquête nous
mène à penser qu'il a suivi un groupe de « petits pneus » démarrant
dans le sens opposé… Après essai d'appel au portable, qui ne donne rien, on se
résigne à l'abandonner à son triste sort. Il n'est pas perdu,
remarque, mais, décidément, celui-là il va falloir l'attacher. Deux
ou trois fois qu'il nous fait le coup !
Montée vers St Andelain par le
chemin derrière les Criots que l'aime bien, puis un bout de route et on dévale vers le Château du Nozet.
Hé oui, encore un château, et, de plus, qui porte le même nom (avec orthographe
différente) que celui de ce matin. Celui-là, tu le connais forcément : tu
admires sa façade en passant sur l'autoroute près de Pouilly. Très bon vin,
mais chérot.
On remonte vers les Berthiers et
l'on contourne le haut de la butte de St Andelain pour aller chercher le long
chemin rectiligne qui descend doucement en direction de Moussard. Plus de côtes
maintenant, on peut emmener gros car, si on aperçoit Cosne, là-bas au
Nord, on n'y est pas encore. Des jambes deviennent lourdes, ici et là,
mais il fait bon en lisière de bois, au soleil, du côté de Fontenille. Le
chemin continue vers l'Étang des Granges à travers de grands champs un peu
dénudés. Moins joli mais rapide, tant mieux. Actif et moi sommes dans notre
pré-carré et l'on anticipe dans la tête: au hameau la route à gauche, puis
Villechaud, les bords de Loire et c'est plié.
Tu parles tiens ! À
l'aérodrome, on nous fait revenir en arrière pour un détour par les
Foings ! Merci bien, ce n'était pas la peine d'en rajouter ! T'as vu
l'heure ? Maurice s'inquiète pour Christian, son chauffeur, qui doit
l'attendre, les uns ou les autres c'est pour le repas qui doit refroidir.
Villechaud, le single des bords de Loire, on touche au but : Port Aubry.
Actif et Anne nous y ont prévu le verre de l'amitié, sympa et bienvenu mais le
groupe s'est effiloché et l'on ne reste que quatre à monter (avec le sourire!) l'ultime pente
herbeuse qui mène à la terrasse de la maison, où les verres attendent.
Moment sympa au possible. On a eu enfin des nouvelles de Jean-Paul qui a réussi
à rallier (par quel détour ?) sa voiture !
« Rallye des
Vignobles » costaud je trouve, et quand même un brin longuet : 70
bornes et 1000 m de D+ en gros, ce qui ne permet guère une moyenne faramineuse,
malgré deux épisodes roulants.
Mais, pour une fois, voilà un beau pot d'arrivée, à ce Rallye, mais, dis
donc Anne… t'avais ajouté quoi dans ton Pouilly ? Quand je suis remonté
chez moi sur le vélo, j'avais les jambes douloureuses, pas croyable !
Dimanche prochain : l'offre
est large. Au nord : La « Transgâtinaise » à Chalette-sur-loing
(=Montargis) ( 17, 28, 38, 55 km) un classique, du populo aussi mais très bien.
Au Sud : « La VTT St Patic » des copains de St Parize le
Châtel(= Magny-Cours)(20 et 40 km), la rando porte bien son nom. Enfin, au
milieu, à Thou, une petite rando (15 et 25 km) en Puisaye. Voilà le menu du
week-end, bon appétit !
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| mardi 14 octobre 2008, a 23:02 |
| Reliés par le Rallye |
On dira ce qu'on voudra mais il y a quand même un truc
avec ce « Rallye des Vignobles » ! Autant le côté grôsse organisation, affluence et tout,
peut effrayer ou agacer (si bien que j'en connais quelques-uns qui préfèrent,
le même jour, rouler à Lavau), et bien, autant ça arrive partout pour
participer, on a l'impression que « Ah ben, oui, c'est « les
Vignobles », alors… » . Et je te parle de ça de mon petit point de
vue de vététiste, mais je t'assure que, dans le coin, le « Rallye »
c'est l'occasion où l'on sort le biclou. Tu vois, c'est un peu comme
« Je vais à l'église parce que c'est Pâques », et bien, là, on
dépoussière le vélo, on le graisse (peut-être ?), on le vérifie
(j'espère !) et on monte dessus, si possible en rameutant famille et
copains pour l'occasion. Dans la région, tu vas aux « Vignobles »
comme tu vas à la St Michel. C'est la fête, quoi ! Et ça, c'est quand même
éminemment sympathique, moi je trouve. Même si ça ne fait pas sérieux et que ça
explique que dès la première côte un peu côte, t'as toute la Sainte Famille à
pince, à pousser le vélo…mais bon… Tu vois, ce côté festif, c'est assez VTT,
comme esprit, le côté « je me prend pas la tête, je fais ça pour le
fun », sans doute plus VTT que cyclo, et ça améliorerait bien l'image de
cette manifestation, me semble-t-il.
Voilà, c'était le point
philosophique du jour. En tout cas, dans ma petite sphère, ça c'est pas
mal passé ainsi et ça a remué un pneu les deux trois jours d'avant : entre
mails et téléphone, ça a chauffé quelque peu : les Vignobles attiraient.
En gros : Manu descendait de la capitale, le frangin et madame faisaient
leur première avec des potes, Stéphane amenait femme et copains et puis
personne ne manquait des habitués puisque, après nous avoir fait croire (et cru
lui-même !) qu'il ne viendrait pas, Michel de St Martin and C° s'annonçait
au dernier moment. Ça promettait !
De fait, ça promettait déjà
du sport pour se retrouver à l'heure dite ! Et dans quel lieu ? Au
stade (mais cohue !) ? Au pont ? Devant les baraques de la St
Michel ? Étant déjà d'accord sur l'heure, on y arriverait peut-être.
Première alerte : le bigo
qui sonne à 7h un quart : le frangin a trouvé sa voiture un pneu à
plat ! Ben d'habitude, c'est plutôt le vélo qu'on redoute de trouver comme
ça au départ. Sûrement une birette qui n'avait pas vidé son sac de
mauvais tours la semaine dernière !
Après avoir changé le vélo de
voiture (ce que c'est que l'opulence !), il arrivait dans les temps à la
maison : descente au stade, où nous nous pointons en même temps que Manu,
Stéphane et sa bande, et Michel et Anne. Super timing ! Cohue habituelle
sur l'aire d'accueil, mais sans ça, ce ne serait pas l'atmosphère de fête
pareille… On s'aperçoit, s'interpelle, on serre des louches de partout. On retrouve
des copains qu'on n'avait pas vus depuis un bail : tiens, par exemple, les
« guêpes » de Gien-Relax sont là en force. Sympa de les
retrouver. Les « Frapadingues » sont bien représentés aussi, on les
disait à Lavau mais, outre Francis qu'on a croisé en arrivant, j'en verrai bien
au moins cinq ou six entre le départ et l'arrivée. Pas de gens de Pouilly, pas
de Ludo (tu deviens quoi, ç a fait une paye !). La bande à Michel est déjà
là et, tout en discutant à droite à gauche, on réussit à se regrouper. Dis donc,
on est un fameux groupe ! Stéphane rigole : « Ça va faire comme
aux Birettes ! On va sans arrêt s'attendre ! » On verra. Il
aurait peut-être fallu porter des fanions au bout d'une tige, dressée au-dessus
du vélo, pour se repérer comme on a vu faire au Roc d'Azur. Ben oui, tiens, le
Roc, c'est en ce moment… Dommage de ne pas y être…
Dis donc, si on se lançait ?
Le menu du jour est copieux : 65 km, et du consistant, faut pas
traîner.Bon c'est pas le café qui nous a retardé cette fois-ci, puisque on n'y a
pas droit…Ben ? Et Michel et Maurice ? Antoine ? Sont où ?
On avait réussi à se regrouper et puis… Coups d'œils circulaires…Avançons quand
même. On s'arrête (déjà !!!) à l'entrée du pont : je risque un
coup de portable à Michel de St Martin qui ne répond pas, puisque son portable
est astucieusement resté dans sa voiture…
Tant pis, nous continuons et
passons outre-Loire pour… retrouver nos lascars qui nous attendent au début du
chemin vers Bannay…
Direction Bannay, donc par des
chemins larges, plats et bien connus. On roule à deux de front, parfois plus,
et les conversations vont bon train en passant de l'un à l'autre. Sympa,
même si on doit un peu faire bouchon pour les autres gars pressés. Déjà
Actif-Michel se montre, justement, actif, et roule devant le groupe :
l'aurait bien une forme plus pointue que la semaine dernière, mais bon, on est
partis pour une chevauchée un peu longuette et exigeante, alors économisons
nous. Car hier, lorsque je nous ai inscrits, j'ai un peu étudié en détail le
parcours de 65 bornes : en gros, comme d'hab' Cosne –St Satur sur le plat,
ça, c'est ce qu'on est en train de faire. Puis on attaque le solide à
l'entrée de St Satur, comme déjà la semaine dernière. De là, zigzags en
grimpette dans les vignes, direction finale le haut près de Charnes, la Crèle
et plus loin : le traditionnel ravito aux caves de la Mignonne. Jusque-là,
rien que du normal. Seulement, j'ai bien repéré qu'ensuite, le grand
circuit s'en va du côté de Bué puis Reigny pour aller escalader THE Côte of
Champtin. Et ça, tu vois, je
redoute un brin. Je ne l'ai grimpée qu'une seule fois et il y a un fameux
bail, et j'en ai gardé un souvenir, disons essoufflé ! Alors, maintenant,
ça va donner quoi ?
On verra bien. Déjà on a attaqué
les vignes de St Satur et pas du tout conformément à ce qui était indiqué sur
la carte, alors… d'ailleurs ce serait plutôt plus progressif, et donc plus
digeste. Reste qu'il y a du monde et que, entre les passages caillouteux, les
virages entre les rangs de vignes, les petits bouts descendants, il faut
être un peu attentif, surtout si on veut garder le contact avec le groupe,
lequel d'ailleurs s'est déjà bien étiré et ne résistera pas à la portion la
plus pentue : une montée droit dans la pente vers le sommet que l'on s'est
déjà farcie la semaine dernière (en plus long). Même en cherchant à ne pas
s'épuiser d'un coup, il faut quand même user des watts. Pour ma part, j'aurais
bien de moins bonnes sensations que l'autre jour, mais enfin, bon, ça monte
quand même.
Une nouvelle fois, on descend vers
le « col »(c'en est un) de la Crêle, sans passer par le bord du bois
de Charnes, où il y aurait pourtant un crochet sympa à faire. Pourquoi
l'éviter ? Je ne comprends pas... J'hésite à faire le détour tout seul, de
peur de me couper du groupe qui se reconstitue, du moins en partie. Une série
de pif-pafs dans les vignes sur le dessus, d'où on aperçoit, un peu partout
dans le secteur, des maillots colorés sur les chemins, sur la route, tous
dispersés mais reliés par le même esprit du Rallye … Puis on plonge dans
la descente qui débute près de l'ancien moulin-à-vent lequel, sauvegardé plus
que retapé, ressemble à une Tour Génoise, veillant sur le val. Descente rapide,
mais qu'on fait quand même sans se lâcher complètement. Il y a une petite
affluence, de gens plus ou moins sûrs d'ailleurs, et elle semble plus piégeuse qu'avant.
C'est là aussi que Michel (L'Ocrien de St Martin) nous avait fait l'an passé
une belle gamelle dans les vignes ! D'ailleurs une bifurcation, à droite
avant le bas, déclanche une série de coups de freins d'urgence. On nous dira au
ravito qui approche que le site a connu une belle double chute peu de temps
avant notre passage.
Ravito, donc aux Caves de la
Mignonne, que l'on gagne par la route, sans doute pour éviter le croisement sur
le chemin avec ceux qui repartent sur le grand circuit. Mais, bof, c'est moyen.
Exceptionnellement, les cyclos
n'étant pas encore arrivés, ce n'est pas la cohue et l'on profite bien du
moment pour retrouver ceux que l'on n'avait pas encore croisés. Tiens, le gars
qui me tamponne ma feuille, c'est « Titi » !… Souvenirs… Titi,
c'était le champion de mon village, sur son vélo, lors de la course du 14
juillet qui voyait s'affronter les jeunes du patelin (une course sans aucune
sécurité particulière sur la route principale, t'imagine ça
aujourd'hui !).Il gagnait à chaque fois. Moi, du haut de mes cinq ans,
j'admirais... Bien sûr qu'il est bien diminué, le vieux monsieur qu'il est
devenu et qui peine à marcher, mais qu'il sache que dans un coin de ma mémoire,
il est toujours le Titi de l'époque.
C'est là qu'on se sépare :
« P'tit Bill », le frangin s'en va attaquer la côte du cimetière avec
Anne, Véro et bien d'autres (je crois bien que j'ai vu Super-Dudu et les
Gien-Relax partir aussi par là). C'est vrai que la matinée s'avance et qu'on a
encore du pain sur la planche. J'ai, une nouvelle fois, à peine eu le temps
d'avaler ma dernière bouchée que mon groupe, ou ce qu'il en reste, est
reparti : Actif-Michel, et puis aussi Pierre qui prend les devants pour
attaquer les côtes plus tôt et puis Maurice et Michel. Manu, fidèlement, m'a
attendu, pendant que le groupe de Stéphane s'attardait un peu (sans doute dans
des adieux déchirants), avec ces dames qui partaient sur le 45. Jean-Paul et
Antoine ont décidé de shunter un bout aussi en se dirigeant directement vers
Verdigny.
Bon alors.. c'te côte ?
Ben… passé Bué, on a le regard
qui se tourne fréquemment vers la droite. C'est vrai qu'elle est superbe :
ce chemin qui monte droit en suivant la ligne dorsale de cette croupe couverte
de vignes qui domine toute la plaine qui va vers Veaugues. On la voit de loin,
en particulier quand on passe sur la route de Bourges. Assez impressionnant.
C'est marrant d'ailleurs, le chemin que nous suivons semble l'éviter, comme si
on hésitait… On a l'impression de tourner autour : on s'élève doucement
dans les chemins de vignes puis, par un peu de route, vers Crézancy. On ne
quitte guère des yeux le chemin
blanc qui se dresse là-bas et dont on s'approche, malgré tout, peu à peu,
dans un mouvement tournant. Dessus, accrochés comme des mouches sur un ruban
collant, des petits points des collègues en plein effort. On suppute (Ah, tu sues, pute ?)
« Tu crois qu'on la prend du bas ?…On se la fait jusqu'en
haut ? ». Bien entendu, on redescend au maximum pour attaquer du plus
bas possible. D'abord un simple petit « coup de cul » qui mène au
ravito, à Champtin : on se sustente au maximum, sachant qu'il n'y a plus
rien avant l'arrivée, mais les yeux restent fixés sur la pente qui domine
la cour où nous sommes…
Cette fois il faut y aller !
Actif est déjà dans la roue de Stéphane, Christophe et Nico qui nous ont
rejoints au ravito. Ouh là là ! N'a pas peur ! Je pars le plus
tranquillement possible avec Manu. Choisir son développement, enrouler…En fait,
au pied, elle semble moins impressionnante. Et puis le chemin est moins
caillouteux que je ne le craignais. Encore une couronne. Ça monte
progressivement, mais, devant, voilà Actif-Michel qui pousse le vélo. Pas encourageant ! Manu, près de
moi, fait comme s'il peinait… Tu parles ! Petit à petit, les mètres
défilent et les courbes de niveau aussi, parce que là, on en coupe par fagots,
je te dis ! On est maintenant dans le plus pentu et je ne suis pas à la
peine comme je me souvenais de l'avoir été lors de ma première ascension. Faut
dire qu'à l'époque, le chemin devait être moins bon, et je devais tirer un 28 X
28 ou 24 même, alors que là, je dispose encore d'une couronne de 34 en réserve.
Au moment où la pente s'adoucit un peu, on bifurque à droite : photos des
copains qui en terminent et coup d'œil sur l'immensité du panorama… Rapide,
mais Manu croit avoir aperçu les hauteurs du Morvan. Pourquoi pas... il n'y avait pas le Mont-Blanc derrière,
aussi, non ?
Pendant ce temps-là , Actif a
filé et repris du poil de la bête, parce qu'il faut s'employer pour le
rejoindre, en suivant les hauteurs de Bué jusqu'au Carroué du Marloup. On a
lâchement laissé Maurice et Michel avec Pierre. C'est vrai que le temps tourne,
le frangin est peut-être déjà à l'apéro à la maison. Roule ! On est quand
même sur la plaque : d'avoir derrière nous la grosse difficulté du jour
rassure : on peut y aller franchement et sans retenue. Il reste du
kilométrage, mais, de toute façon, on n'ira pas plus haut !
Non mais on va redescendre, et ça
se fait en haut de Chavignolet, à la Croix : ce petit single ‘achement
technique, sur des cailloux, mouillés sur la fin, avec la reprise de la côte,
sévère, en tournant court à gauche, c'est pas à la portée de tout le monde,
même si on connaît, qu'on s'est préparé en mettant, justement, tout à
gauche. Manu réussit la gageure, scotchant les gars qui montent à pied, mais,
comme il leur dit, il est sur son terrain d'entraînement. Moi, je n'ai pas
pu réussir le virage à gauche, il y avait un gars qui occupait le passage au
large (et puis même…) et je pousse le vélo
sur quelques mètres avant, de rage, de remonter dessus pleine pente et de finir
le passage sur le vélo ! Hé… Il y a longtemps que je n'avais pas réussi ce
truc-là ! Petit passage en sous-bois et l'on débouche soudain sur le
vallon de Chavignol, avec le village en dessous et Sancerre derrière sur fond
de Val de Loire. Cent fois passé là, avec toujours cette beauté immanente du
paysage qui te coupe le souffle (faut dire que la grimpette, juste avant, un peu
aussi…). On connaît bien ce passage qui suit la vallée en balcon et on se le
fait à fond. Tu crois que c'est
prudent, ça, de gaspiller son énergie ? Car il faut ensuite remonter un bout de route en quittant le
versant de Verdigny, pour passer au-dessus de Sury-en-Vaux : on suit des
zones cimentées, coupées de grilles d'écoulement des eaux font qu'on se méfie
(mais le balisage est explicite). On devrait en avoir fini avec les
grimpettes : on bascule sur Chappe, pour enquiller le long chemin qui
passe en dessous Ste Gemme. Ici et là, on reconnaît le balisage de la semaine
dernière, et celui de la Rando de Boulleret, d'il y a deux ou trois semaines.
Car on s'approche de Boulleret : on a passé les grands champs vides par un
chemin en légère descente, en enroulant bien. Chaque petite montée devient
maintenant un peu plus dure :là, je racle le fond des réserves, me
semble-t-il. Actif-Michel me semble moins atteint : il pense que, d'avoir
tant peiné aux Birettes l'a « débourré » et qu'il se sent vraiment
mieux aujourd'hui.Ce qui est sûr, c'est que je ne sais pas si j'aurais osé
affronter le grand circuit aujourd'hui, si je n'avais pas fait les 95 bornes de
la semaine dernière.
Pour la beauté du site, on nous
fait passer au pied du Château de Buranlure, si coquet au fond de son vallon.
Le sentier technique qui le contourne est devenu l'autoroute de la « Loire
à Vélo », mais la pente
reste là, qui fait un peu mal en fin de rando. On revient par les ponts de
Loire, doublés par les cyclos qui en finissent aussi et qu' Actif tenterait
bien un peu de suivre, mais…
On se serre la louche, chacun
regagnant son chez soi. La fête est finie…Je tente de prolonger un peu (pas
trop) en regagnant le stade, bien que je sache qu'aucun pot ne nous y
attend. Je croise en chemin Stéphane and C° qui repartent, discute un peu
là-bas, passe rapidement devant les quelques stands puis repars vite, et suis
tout content de croiser Michel et Maurice qui arrivent. On compare les
compteurs : en moyenne 800m de dénivelé et pour ma part 17 km/h de
moyenne. Du coup je remonte à la maison en faisant bien attention de ne pas
descendre en dessous, voire de l'améliorer un peu. Plein les pattes quand même,
mais ravi. Beau cru cette année!
Dimanche prochain : une
belle manifestation encore ; c'est la « Transgâtinaise » à
Chalette-sur-Loing (= Montargis), il faut se déplacer, mais ça vaut vraiment le
coup. Par contre je n'ai pas de détails. Merci à ceux qui savent de me
renseigner là-dessus.
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| lundi 15 octobre 2007, a 15:53 |
| Un « Rallye » sans râler… |
Temps frisquet, un léger brouillard au-dessus de la Loire mais, au-dessus, on voit déjà le ciel bleu. Chouette, c’est un vrai matin de « Vignobles ». Si on garde encore le cuissard court, en haut, il fait bon avoir les manchettes, mais Manu a déjà opté pour de longs gants (et de l’onguent, il faudrait bien un peu pour chauffer les cuisses). Car Manu est là et depuis le début de la semaine. Mardi, on s’est d’ailleurs fait un petit tour d’une trentaine de kilomètre du côté de la Chapelotte, un des circuits du « rando book » en Sancerrois, de notre cher ex-président de l’UM Veaugues, Jean-Paul. Une bible, ce rando-book, mais dont l’édition est épuisée, je pense. Dommage… Dommage aussi que le balisage sur le terrain commence singulièrement à disparaître.
Revenons aux « Vignobles ».On prend un peu de temps: pour Manu de préparer le vélo, puis de boire un café (parce qu’on sait qu’aux « Z’ignobles » il faut le payer le café du départ, si si !!!), donc bon, il faut le temps de tout ça et puis de descendre au stade dans la fraîcheur et la cohue qu’il y a toujours entre la Place de la Pêcherie et le Stade, où cyclos, vététistes et marcheurs se croisent, se doublent, se rassemblent, tout cela en sus de la circulation habituelle. On recherche les têtes ou plutôt les maillots connus, on s’interpelle, se salue à grands signes et éclats de voix. C’est sans doute l’endroit le plus dangereux du Rallye : attention de ne pas se prendre un cyclo en face ou un marcheur sur le guidon ! Quoique, une marcheuse, encore …Dans la salle d’accueil, je me penche sur la carte pour découvrir et déjà apprécier le tracé des circuits au menu du jour. C’est la foule, là aussi, et il vaut mieux être venu s’inscrire la veille. On a réussi, dans tout ce populo à trouver Stéphane et aussi Christophe : clic-clac photo du départ, on fait souvent ça aux « Vignobles ». J’ai croisé Claude et un ou deux autres de Gien relax, salué et perdu aussitôt Olivier des "Frapadingues". Pas beaucoup de tachetés d’ailleurs… sont peut-être à Lavau, je sais qu’il y en a qui aiment bien. Ou alors ils sont déjà partis.Car il n’est pas de très bonne heure avec tout ça. C’est vrai que c’est sympa et que j’aime bien tourner virer dans la foule de l’accueil, mais on a 58 bornes à se faire, et pas spécialement sur le plat, alors il ne faut pas traîner ! Pas vu Marco, avec qui on avait rendez-vous… par contre je trouve Ludo. On part ensemble et, dans la foule des vélos, Stéphane et Christophe qui sont déjà devant, ratent la bifurcation et partent en direction du pont avec les cyclos ! Du moins, il nous a semblé voir leurs silhouettes disparaître dans le brouillard par là. Ils nous rattraperont sans problème, c’est sûr. Dans le brouillard des bords de Loire, on double d'autres silhouettes fantomatiques, sans pour autant aller trop vite à cause de la fraîcheur qui mord les doigts. Tiens ? « Tac » et sa bande : salut et un brin de causette. On gagne Villechaud sans suivre le chemin de pêcheurs, dommage, puis les bois, où l’on commence à faire des allers venues. Je dis « commence » parce qu’on se rendra compte que, pour faire de la distance sans doute, ce sera le cas deux fois : une autre fois au-dessus de Ménétréol et une autre fois dans les vignes encore au-dessus de Verdigny/ Sury-en-Vaux.Mais bon, je dis ça parce que je connais le secteur, car, finalement, c'est bien un peu toujours le cas, en Forêt de Montargis, de Bertranges ou ailleurs…On est donc sur le premier secteur « plat » : un échauffement salutaire d’ailleurs. Car, une fois à Ménétréol, il va falloir s’employer pour grimper. Je redoute un peu le grand circuit, je ne me suis pas trouvé bien à l’aise ces temps derniers dans les grimpettes, et puis, il ne faudra pas que j’en fasse trop en essayant de suivre Manu par exemple, même s’il m’a déjà accompagné sur tellement de galères !.. Un petit détour par les Braults, puis c’est le franchissement de la Loire alors que le soleil se lève et illumine en un spectacle grandiose les façades de St Thibault et la colline de Sancerre au-dessus. Magique. Faut reconnaître que le coin est beau, ça explique sûrement que tu voies des cars entiers de cyclos (et VTT, je ne sais pas ?) qui viennent au « Rallye » de loin. J’ai repéré des maillots affichant « Fécamp » ou « Le Havre »…Les cyclos sont plus démerdes peut-être, ont un esprit plus grégaire. Le vététiste est plus individualiste, je crois, plus élitiste aussi, malgré le « Roc » et d’autres manifestations de masse. Tiens à propos de « Roc d’Azur », c’est justement en ce moment. J’ai eu au téléphone Michel de St Martin qui a fait le « Roc Noir » hier avec Maurice. Il m’a parlé poussière et cailloux, plage et baigneurs, soleil et 28°, super matos aussi…J’ai eu aussi le Grand Marsu qui se plaît de plus en plus par là…. Bon, nous aussi on a du soleil, à défaut de chaleur, et même des cailloux, par contre la plage de St Satur était déserte quand on a passé le pont tout à l’heure… On roule à trois, Manu, Ludo et moi en direction de Ménétréol. Pas de Stéphane, ni de Christophe. Finalement ils ont peut-être pris la bonne direction au départ. Et hop, on attaque les côtes. Petit développement directo, on connaît le coin. En fait, on monte et descend pour gagner la Ferme de l’Étang, mais on ne trouve le ravito que un peu plus haut, au milieu des vignes. Qui est-ce qui nous y attend ? Le Marco qui est parti bien avant nous et bourrait comme un malade, croyant que nous étions devant. On voit aussi arriver Stéphane et Christophe qui s’étaient effectivement bien plantés au départ. On repart ensemble, sans Ludo que j’ai cherché vainement ; déjà reparti devant ? On attaque plus sérieusement les pentes de l’Orme au Loup, ouhhhh, pardon: où, comme je te l’ai dit plus tôt, (tu te souviens, non, ou tu dors ?) on tourne, vire, descend, monte un moment avant de trouver le trajet classique en lisière de forêt, en haut, pour finir par passer le col (ben, oui, c’en est un !). On se dit que les traceurs ont oublié de nous faire passer dans le bois, à côté, où on trouve une zone trialisante amusante comme tout. Tous les vététistes auraient apprécié ce passage, c’est certain. Mais on se rendra vite compte que le tracé n’emprunte jamais un seul single, dont nous raffolons tous pourtant: que des chemins où un 4 X 4 peut passer… plus facile à baliser ? Ou traceurs qui ne sont pas vététistes, en fait ?.. Mais, il faut reconnaître que pas un du groupe ne propose le détour par ce passage. On bascule sur le versant Ouest sans jamais redescendre jusqu’en bas, et l’on regagne Sancerre par un chemin que je n’avais jamais emprunté. L’occasion de s’arrêter un instant devant chez les Marion, qui ne roulent pas car la petite Jade fait une compète l’après-midi. Ravito majeur aux caves de la Mignonne, entassement de vélos, jusqu’en bas de descente du cimetière qu’il faut se garder de finir à fond si on ne veut pas percuter un tas de cyclos. Là, c’est surtout l’occasion de saluer ceux que l’on n’a pas encore vus. C’est marrant comme, malgré la foule, on finit par retrouver tout le monde ! On repart vers St Satur pour laisser à droite le circuit 45 km et attaquer la fameuse côte qui monte vers un ancien moulin-à-vent : on l’a descendue (et à quelle vitesse!) lors d’une rando où Michel de St Martin s’était valdingué à fond la caisse entre les rangs de vignes (et, miraculeusement, sans dommage corporel ou matériel !). Il y a des années que je ne l’ai pas grimpée, mais, bon, ça se monte, je craignais pire. De là-haut, on file vers la route qui descend sur Verdigny, où l’on croise Michel Top Chrono qui, au milieu des cyclos, la descend à fond les manettes…En fait, le « Top », il n’a pas vu, dans la descente, la petite flèche verte qui indiquait la gauche et un chemin qui remonte vers le haut de Sury. On s’en rendra compte lorsque, après le passage en balcon au-dessus de Chavignol, classique mais toujours aussi magnifique dans le soleil matinal, et la montée du Graveron, on redescendra à notre tour sur la route. Faisait un peu chaud en fin de montée, mais un petit vent te dissuadait d’enlever une quelconque pelure. Bon, hauts de Verdigny. Une nouvelle fois, on tourne un peu en rond avant de redescendre dans le Val de Maimbray.Belles descentes caillouteuses, tu sais que mes gros pneus que j’ai chaussés cet été (oui, je sais, je n’ai pas encore raconté, mais, mon vieux, il fait beau dehors et j’ ai à y faire...Quand il pleuvra, je passerai peut-être plus de temps devant l’ordi, et puis ça me réchauffera de te raconter ces épisodes ensoleillés). On croit les grimpettes maintenant finies et l’on se voit revenant maintenant, cool, Sury, Bannay, dans le val quoi, mais soudain on tourne à gauche pour se retrouver face au raidillon derrière le cimetière de Sury.. Ouah !.. On le connaît bien celui-là … à descendre oui, ! Mais à grimper ! Bon, ça se fait aussi…il ne réussit pas à nous faire poser pied à terre (tiens, c’est vrai, pas une fois, dans cette rando). Ravito à Chappe, au pied des vignes qu’il avait fallu escalader l’an passé. L’heure à bien tourné et Manu qui a peur de trouver un rôti calciné, écourte la pause et repart vite avec Stéphane et Christophe que l’on venait juste de rattraper en raison d’une crevaison de Christophe. Sur le plat au retour, m’est avis que le Manu, il va tirer la langue si les deux autres s’emploient un peu ! Marc et moi repartons plus sagement mais sans traîner non plus. D’ailleurs, on est maintenant sur du très roulant : Bannay puis la levée le long de la Loire, récemment refaite (la route, pas la Loire !), on regagne le stade sur la plaque. Franchement je suis assez satisfait : je suis fatigué mais pas vraiment épuisé. Un peu plus de 60 bornes avec l’aller-retour depuis la maison, et 750 m de dénivelé +, 17 de moyenne. Il faut dire que les difficultés sont concentrées sur un maximum de 20 bornes, le reste est très roulant. Je perds Marc dans la foule qui rôde autour des stands. Musique, danses, ambiance festive. Bon, mon coup à boire, maintenant… Je repère un maillot de l’UCS cyclo près d’un stand de Sancerre et... je tape sur l’épaule : « Alors, c’est bien comme ça qu’il faut faire pour boire un coup ? » Ai-je rencontré l’ « Éminence Grise » qui avait écrit l’article dans le « Régional »? Toujours est-il que le gars, interloqué d 'abord, rigole, me serre la louche et …me paye un coup. Et ben voilà... Ça marche ! Z ‘avez fait pareil, vous autres ?...
Dimanche prochain : on va faire un peu de route d’abord pour gagner Chalette (= Montargis), mais ça vaut le coup parce que c’est la « Transgâtinaise », une fameuse rando, une fameuse organisation, la seule, à ma connaissance qui offre un rose à chaque participantE... la classe, quoi ! |
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| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
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| commentaire(s) | Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)L'hécatombe con... Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)Bravo et merci j... |
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