| mardi 31 mars 2009, a 09:17 |
| Pouilly : "Les Pas courts du qu' heure (d’été)" |
Bon, ça s'arrange pas, je sais… À
part ça ?
À part ça, eh ben, voilà :
comme je t'ai dit, pour rouler ce dimanche, on avait un « Parcours du
Cœur » à Pouilly, tracé par les « Castors Furieux » locaux. Pas
mal, mais vingt bornes… alors Actif-Michel avait proposé : « On part
de Cosne pour aller à Pouilly, on fait la boucle et on revient » Euh… oui,
bien sûr, mais ça fera une bonne cinquantaine de bornes, ça …Mais il avait
trouvé que, en prévision des étapes de la GTMC, il fallait commencer à faire de
bonnes sorties. Alors, pourquoi pas ? On lance l'invite aux
« Frapadingues » et on se dit RV dimanche matin départ huit heures.
Sauf que ça faisait sept heures
du mat' de la veille, vu qu'on avançait (normalement !) les montres z'et
autres réveils d'une heure dans la nuit, passage à l'heure d'été
obligeant !
Doncques, nous voilà quelques
transis ce dimanche matin sur un parking de Cosne-Sud, aux aurores, guettant
l'arrivée des copains, d'une part, et les premiers rayons du soleil d'autre
part, car il pèle un peu encore et l'on compte bien sur le Mahomet pour nous
chauffer un p'tiot peu…
Christophe est déjà là, arrive le
Franck, puis Didier qui tombe des nues en apprenant qu'on part pour Pouilly,
lui qui croyait à une petite S.E.C dans le coin.. . Il commence à se
demander quel plan on lui fait là… Francis, le Tarnais, arrive à son tour avec
déjà quelques km dans les pattes et mon téléphone sonne une première
fois…Devine ? Ouais, t'as
compris que c'est le Tom' qui vient de se faire sortir du lit par le Pharmaton
et qui est à peine sauté dans le cuissard
et est en train de charger son bô nouveau vélo dans le fourgon. Il
arrive dans deux minutes.
On, patiente donc un quart d'heure dans LE rayon de soleil qui passe par-dessus
les blocs de magasins.
Évidemment, comme prévu, le
téléphone sonne une deuxième fois : Actif et Anne qui nous attendent un
peu plus bas près de chez eux et viennent aux nouvelles. On guette : le
fourgon bariolé arrive, en sortent le Tom', le Pharmaton et un beau
« Cube » tout flac, qui sent encore la peinture, mais ça vient
peut-être du fourgon, en fait. Le temps d'admirer et on est partis. On récupère
Anne et Michel et… direction Villechaud, puis Pouilly !
Comme on sort des bois à la
Roche, Actif Michel se plaint d'un drôle de bruit puis s'arrête :
crevaison, vite réparée, trop vite même puisque, sur la petite route du val où
l'on vient juste de se mettre sur la plaque, on s'arrête de nouveau pour le
même motif. Ben, oui, faut pas oublier d'enlever l'épine (de ch'val ou d'ours, c'est pareil, en
tout cas elle est noire !). Tu crois qu'on sera à neuf heures à la Maison
de Loire, comme prévu ? Mais bon, c'est plat, on fait un bon bout de
route et on y emmène bien. Tellement d'ailleurs que Michel vient devant
demander qu'on lève un peu le pied pour Anne… avant de prendre la tête et
d'emmener tout le monde, va comprendre !
Maison de Loire, inscriptions, on
retrouve le Castor Juju, et l'on a à peine bu le café que la bande est déjà
là-bas au bout du quai de Loire vers le sud de Pouilly. Faut déjà ramer pour
recoller. On passe sous l'autoroute et
l'on s'élève en lisière de bois par un chemin très sympa au-dessus du
hameau de Charenton. Bon, là t'attends le couplet « Nostalgie, quand
tu nous tiens… » Vu que, dans le hameau, on aperçoit le toit (mais il est
où, au fait ?) d'une grande et belle maison que j'y ai construite dans une
autre vie, mais ça fait un fameux bail !
Ben raté, je t'en parlerai pas
plus, vu qu'on a déjà bifurqué sur la gauche pour monter un peu et revenir vers
le bourg de Pouilly. D'ailleurs j'ai des plaques rouges qui me viennent de
partout, ça me gratte et je tousse… Allergie ? Hmmm, c'est qu'on doit
s'approcher du collège ! Par chance, la vue en est cachée par le gymnase
et l'on tourne à droite pour prendre un chemin de vigne qui nous éloigne en
montant doucement vers le Bouchot. Suis dans les premiers en haut, mais je ne
tousse plus ! Chouette d'ailleurs, ce chemin, tu l'as remarqué, c'est sûr,
quand tu passes sur l'autoroute près de Pouilly : y aurait pas les
glissières de sécurité, sans t'en rendre compte, tu obliquerais dessus, tant il
est tentant.
En fait, tu crois souffler en
arrivant au Bouchot mais le Juju, il ne nous arrête pas là : on continue
le long de la vigne, en bord de route (que l'un d'entre nous, dont je tairai le
nom, ose emprunter !). Là bas, Anne, loin devant, franchit la route et
continue de monter entre les vignes. Elle a profité d'une brève halte tout à
l'heure pour partir devant et, depuis, on ne réussit pas à la rejoindre, c'est
marrant comme ça booste, d'être devant les autres, t'en connais pas un comme
ça, toi ?
Toujours est-il qu'on s'élève
au-dessus du Bouchot, en direction de St Andelain. C'est régulier et ce chemin
de pierre entre les vignes est un vrai plaisir. Là-haut, une voiture et un
groupe de personnes qui nous voient arriver de loin : le ravito. Belle vue
sur la Loire, Pouilly et juste en dessous, les pointes des tours du château du
Nozet, on n'en sort pas des châteaux, ces temps, qu'est-ce qu'on devient
rupin !
Encore un bout de côte pour
atteindre le bourg de St Andelain. Arrivé là, on est sûr d'une chose : ça
va forcément descendre, vu qu'on est monté sur la butte (avec un
« B », hein !!!).
On fait ça en plusieurs temps et quelques zigzags qui nous font passer
par les Berthiers (quoi ? oui, ça fait un peu « route des vins »
notre affaire, c'est vrai). Encore une montée assez longue mais bien régulière,
le long de l'autoroute pour arriver au-dessus de Pouilly. On descend par la voie romaine ?
Mais non, Juju a trouvé beaucoup mieux : une descente en direction du
petit passage sous la voie ferrée : un miel, je te dis. On s'y tire la
bourre, le Juju, le Tom' et moi : les roues dansent sur la caillasse,
évitent les gros cailloux, les roins piégeux, prennent des appuis sur
l'extérieur des virages ou cherchent à plonger dans l'intérieur, pour enrhumer
celui qui précède. On sort du boyau humide et sombre qui passe sous la voie
ferrée, heureux comme des gamins… Quel pied ! On serait bien plus
essoufflés qu'après une montée !
Reste encore un super
plaisir : le sentier de découverte qui serpente dans « l'île de
Malaga » : il est bien sec, dégagé, c'est un régal de tourner, virer,
dans la végétation. Dis donc, le Tom' il aura eu un vrai parcours de test de son
spad, entre les montées, les descentes (ça avait l'air d'aller de ce côté-là,
m'a semblé !), le plat roulant, et maintenant la maniabilité !
On sort du sentier devant la
Maison de Loire : l'accueil est à la hauteur de la réputation
locale : les bouteilles sont ouvertes et c'est une vraie dégustation
comparée qui s'opère. « T'en penses quoi de celui-là—Lequel ? le
2006 ? Non, cette bouteille-là ! » Et ainsi de suite... On se
sauve quand ils se mettent, devant notre enthousiasme, à sortir les toasts… En
fait on n'est plus que deux quand on met le nez dehors, le reste de la bande
est déjà reparti sur la route qui longe la Loire, vers Cosne : personne en
vue. Du coup nous voilà, nez dans le cintre, plus gros développement possible
et hardi que j't'appuie ! Les loges, personne encore, les vaches !
z'auraient pu attendre ! Les Girarmes, rien encore en vue ! L'ombre
du Tom', sur la route, m'indique qu'il est dans ma roue, mais ne relaie pas le
cochon ! Comme on prend le petit chemin le long de la voie ferrée, je vois
le groupe, au bout. Les chameaux ! (je veux dire par là : ceux qui
sont restés sobres » !). Sans baisser de rythme, je double et passe
devant. On me dit « Et Tom' ? » « Ben, il est dans ma
roue ! » Ils voient pas ? En fait quand on marque la pause au
petit bourg (tout petit !) de Tracy, près de l'église et du château
(encore ???), je me rends compte que le Tom est largué. On reste trois à
l'attendre : et s'il avait un pb ? Dame, il en aurait bien un :
les crampes ! Le vin blanc, tu crois ? Booof, il n'en a pas
tellement bu plus que moi, non ?
Du coup il faut de nouveau
chasser pour rejoindre le reste de la bande qui grimpe la petite côte sortant
de Tracy. Ça deviendrait bien une espèce de retraite de Russie, notre
affaire ! Chacun fait ce qu'il peut pour rentrer. Le Pharmaton a déjà
choisi la route la plus plate, dans le val. Tom' et Christophe suivent derrière
et vont choisir de rentrer par la route de Villechaud.
Moi j'ai les dents encore. Je
voudrais bien passer par un autre chemin que celui de l'aller. J'essaie de
proposer une variante, mais ça monte un peu… pas d'écho. Du coup, je ne résiste
pas et part en franc-tireur. À moi le petit chemin caillouteux qui monte vers
« Les Froids ». Oh, t'imagine pas que je déborde d'énergie ! Je
marche plutôt à l'ivresse des chemins secs, je voudrais rouler et encore rouler
là-dessus ! Depuis l'automne qu'on attend ça, depuis le Rallye des
Vignobles, en gros… alors, tu parles ! Je redescends vers les bois de
Villechaud en appuyant un peu pour tenter de retrouver les autres. Je les
rejoins peu avant la salle des fêtes, juste comme Francis part de son côté, par
un chemin plus court pour rentrer chez lui. Je tente de nouveau de faire passer
tout le monde par le sentier des bords de Loire, mais non, je suis seul à m'y
lancer. Comment peut-on laisser ça de côté ? C'est fait pour le VTT,
le spectacle de la Loire est évidemment magnifique et, ce qui ne gâte rien, on
y est assez à l'abri d'un petit vent contraire pas très chaud, alors…
Je remonte vers la ferme de Port
Aubry, quand je vois les autres passer à 50 m, Michel et Anne partent de leur
côté, ils sont arrivés et je les hèle sans succès. Je rejoins Didier et
Franck puis Tom' et Christophe qui
remontent vers notre parking : devant, nous voyons le Pharmaton qui y
arrive tout juste. C'est rigolo qu'en ayant suivi trois ou quatre chemins différents nous
arrivions quasiment ensemble !
Vraiment belle sortie : la
boucle (et les verres) de Pouilly étaient un vrai plaisir. Un total de 60 km,
400m de D+ (eh, oui, quand même) et quasiment 20 de moyenne mais avec pas mal de route !
Les amis, je vais vous dire un
truc : on annonce du beau temps ! Si !si ! On va donc se
faire une « Rando des Beignets » sur sol sec dimanche prochain !
Le panard, non ? Faut pas rater ce déplacement, les « Frapadingues »
ont prévu des circuits côté Ouest, vers le Cher. Astiquez le biclou, et comme
on a peut-être des chances de mettre le cuissard court … rasez les
papattes et piquez l'autobronzant de madame ! |
|
| mardi 26 février 2008, a 09:29 |
| "Décrasseuse": Beau et (Ville)chaud! |
Miam ! Il fait un début de
matinée idéal : légèrement frisquet, surtout quand je pars de la maison
pour faire les 5km qui me séparent de la salle des fêtes de Villechaud. Le
soleil se lève à peine et il flotte une très légère brume à hauteur de vélo,
dont je sais qu'elle va vite se dissiper. Je sais aussi que le sol sera sec,
que la rando va nous emmener vers les hauteurs de Pouilly : un peu de
caillasse dans les vignes quelques raidillons pas trop méchants et tout ça avec
des copains … THE foot, c'est sûr. Seul petit bémol : mes plaquettes
(neuves) frottent très légèrement sur les disques, faudra appuyer légèrement
plus !
Bon, justement, les
copains ? Dans la jolie petite salle des fêtes, au milieu de son cadre
disons bucolique puisque la verdure n'est pas encore là, je guette les uns et
les autres. Finalement je suis plus en avance que d'hab'. Pas mal de marcheurs
et l'on se presse aux inscriptions. Certains partent déjà sur le chemin qui,
juste à côté, s'enfonce dans les bois (l'accueil est vraiment idéalement
placé !)
Alors : les maillots
tachetés des « Frapadingues » arrivent en masse. Z'ont pas raté le rendez-vous ! Les
« Castors Furieux », voisins, arrivent. Je guette les
ConfAnais : Michel de St Martin n'est pas là, mais Maurice and C°
devraient arriver, Actif-Michel qui devait faire son grand come-back a déclaré
forfait, pas de « Gien-Relax » ni d'Ouzouëriens, quid de Ludo ?
Les Frapadingues partent, c'est
vrai qu'il est temps d'y aller, plus de 40 bornes, faut pas trop traîner !
Je refais vite un tour de parking et trouve le Ludo qui a eu une panne
d'oreiller, il me rejoindra vite et je pars essayer de rattraper les marsus.
À travers les bois de Villechaud,
je retrouve vite Francis qui a eu la bonne idée de s'arrêter un instant,
ensemble on va revenir sur deux ou trois moins en forme, en remontant vers les
Braults et les Froids, deux hameaux de Tracy, le village avec son si joli petit
château que j'aime beaucoup (souvenirs, souvenirs, j'y ai passé un week-end
d'enregistrement de disque : beaucoup de musique, peu de sommeil et un
moment inoubliable, c'était il y a …ffui !). On accède au village après un
passage en sous-bois peu connu, que les « Castors Furieux » de
Pouilly appellent « L'allée Juliette »(pourquoi ?), très pittoresque
et amusant, puis on longe la voie ferrée et la Loire, on évite même la
grimpette des Girarmes pour rallier directement par un bout de route les Loges
et son ravito. D'accord, je connais bien ce coin et je suis en quelque sorte
sur mes terres, j'ai aussi bien regardé la carte avant de partir et je sais que
le ravito est à la jonction des deux boucles du huit que forme le grand
parcours, mais le fléchage au plâtre est-il assez clair ? Il faut
revenir deux pas en arrière et monter la côte des Loges, à travers le village
vigneron, c'est pentu mais sur le goudron pas de Pb. Il y avait plus dur, à
peine plus loin, mais on ne se plaindra pas car le reste promet. On a quand
même le nez dans le guidon et l'échine courbée. L'effort bien sûr, mais p'tête
bien aussi le panneau auprès duquel on vient de passer : « Chasse en
cours, tir à balles » ! On entend d'ailleurs quelques coups de
fusils, juste en contrebas… Eh là ! C'est un coup à nous envoyer... aux
nues ! En fait, on y est ! Car, justement on arrive à ce sommet des
« Nues », au-dessus de Pouilly, d'où l'on domine la Loire et tout le
Val, sur fond de Sancerre. Toujours très joli, mais pas question de
s'attarder : en basculant de l'autre côté, il y a un chemin rocailleux à
souhaits et si pentu qu'il est bien difficile à gravir dans l'autre sens. Miam,
la belle descente! Je pense à Ludo et à une envie de camera embarquée qui nous
trotte dans la tête (qu'est-ce qu'il fout d'ailleurs, ce Ludo, qui ne nous a
pas encore rejoint ?).Mes
roues sautent de caillou en caillou : personne devant, je peux y
aller, même si je guette parfois une flèche sur la gauche toujours possible.
Plaisir. Puis son gagne le pied de la Voie Romaine de Pouilly et ses pavés. On
en évite curieusement le départ par une variante que je ne connaissais pas et
qui n'est pas désagréable. Passage sur le pont de l'autoroute et on dévale sur
le château du Nozet (Achtung ! Privat !), pour remonter illico entre
les vignes vers St Andelain. On récupère l‘avant-garde des Frapadingues qui
avait cru être invitée au château et s'est un brin fourvoyée. Nouvelle descente
le long du cimetière, pas mal non plus. S'ensuit une longue partie entre les
vignes pour, peu à peu, contourner la butte de St Andelain. Avec Francis, on
réussit à rester au contact des plus affûtés des Frapadingues et ça roule pas
mal. Selon le moment, j'ai l'impression d'avoir du mal à suivre, puis soudain,
un peu plus loin, j'appuie sans difficulté sur les pédales. Curieux, la forme…
Jean-Paul nous dépasse (ce qui relativise tout de même notre performance !)
Et alors, les ConfAnais ?…Il n'en sait pas plus que moi…
On récupère un large chemin
roulant qui monte le long de l'autoroute, un peu chiant mais coupé d'une
superbe, pentue mais brève descente qui doit nous permettre de remonter de
l'autre côté en s'y mettant bien : Banzaï ! Avec Christophe et Thom',
on a plongé… pourvu qu'une ornière ne traverse pas le chemin en bas ! J'en
remonte de l'autre côté, lancé et avec la niaque, chouette pour finir ce long
faux plat montant. On passe sous l'autoroute pour revenir vers le ravito des
Loges. Il va y avoir fatalement encore une belle descente. En fait, j'en
supputais une, rectiligne et gravillonneuse, que je connais surtout dans
l'autre sens, où je comptais bien me rattraper de toute la sueur que j'y ai
déjà déversée. Mais on bifurque avant pour en enquiller une autre, large mais
zébrée de roins profonds, que je te dis que ça ! On est côte à côte avec
Christophe et ça sent l'explication entre hommes, façon OK Corral, à qui
enrhumera l'autre ! On part bien,
mais, au en pleine pente, il y a un couple qui descend pépère : à
gauche ? à droite ? au milieu ? Je calcule vite en fonction de
leur progression hésitante, tout en essayant de voir vers où lancer ma
trajectoire au delà. J'ai pris l'option bord de droite et évite de justesse le
coude du gars que je frôle et me retrouve à fond sur une toute petite corniche
terreuse en équilibre au-dessus d'un roin profond comme le Colorado au moins.
Si ma roue y glisse, c'est LA gamelle ! Heureusement que le sol est sec ! Tu
crois que je freine ? Penses-tu ! Le Christophe est juste là et pas
question de le laisser partir ! Virage à gauche puis faux plat descendant
jusqu'au ravito : tout à droite et à donf ! Avec grands coups de freins à l'arrivée (Si, si ! Je
réussis enfin, avec mes vrais freins, à bloquer la roue !) qu'on s'attire
même des remarques ! Mais quel délice ! (pas le ravito, très correct
d'ailleurs, mais la descente !).
En repartant c'est l'inverse, il
faut mettre tout à gauche, pour escalader un fameux raidillon qui nous ramène
au-dessus des Girarmes. Je crois bien que seuls Francis « le
Tarnais » et moi le grimpons sur la bête. « C'est la revanche des
anciens » qu'il dit ! Pas mal quand même !
Des pif-paf entre les vignes pour
descendre vers Boisgibault. En y arrivant, on avise un alambic sur le côté.
Oh ! La belle photo à faire ! Tu parles qu'on s ‘y
précipite ! « Des bikers pleins d'allant près de
l'alam…bike ! » Tiens.. « L'Alambike » ça ferait un beau
titre de revue, tu crois pas ? Ça vaudrait bien Vélotrucmag. Si je me
lance un jour, je retiens le nom, faudra que je le dépose !
Le trajet nous balade un peu en
long et en large, près des étangs avant de remonter vers les Braults par un
bout de route où l'on commence à sentir le fond des réserves. Le Thom' est
chatouillé par les crampes (et le Sancerre, t't'à l'heure au ravito, ça n'y
serait pas pour quelque chose ?) et j'ai un genou qui se plaindrait bien
un peu aussi. Mais quoi, bon, c'est le dernier effort ! On revient sur de
l'à peu près plat et on se paye même le luxe d'un petit sprint au final,
histoire de bien racler le fond, qu'il ne reste plus d'énergie dispo. Il est 11
h 30… 44 km à 17,6 et mon alti proclame +555m… Arrosons ça ! D'autant plus
que je me trouve gratifié d'une bouteille de Fumé pour… l'UM Veaugues ! Comme ça !…Et ben !!!
J'y retrouve aussi le
Super-Dudu-La Fesse… sont deux de Gien-Relax finalement, c'est pas beaucoup
quand même ! Et le Ludo, ? Perdu corps et biens ? Les
« Castors Furieux » que j'interroge me disent l'avoir vu les dépasser,
les crocs dans le guidon, qui voulait me rattraper. Depuis…Silence radio. Mais
je le laisse te raconter ça, soit en commentaire soit si tu vas sur son blog (http://lubin.blog.mongenie.com/).
Bon, je suis bien rincé quand
même, mais super content : un parcours comme ça, du sol sec, des petits
cailloux et le tout avec assez de frite pour en profiter, c'est géant. On
revient sur Cosne, Francis et moi, en prenant encore le sentier du bord de
Loire, lui avec un sac accroché au guidon, brinqueballant de coupes et de bouteilles gagnées. On ne cause pas
beaucoup... je crois qu'on en a tous les deux plein les bottes, oui…
Et Dimanche ?
Pour ceux qui auraient envie (des
fois qu'ils en auraient raté un bout, au hasard), dimanche prochain, la Rando
de Tracy (en fait, départ Salle des fêtes de Villechaud) leur refera parcourir
le même secteur. On peut aussi se lancer à la « Choézienne »,
histoire de défendre les chemins de la commune des Choux, c'est plus loin, un
peu au delà de Gien, mais c'est plus sableux. C'est là-bas que je compte aller,
l'occasion, en plus, de demander aux gens de là-bas de ne pas hésiter à venir
rouler aussi chez nous !
|
|
| jeudi 31 mai 2007, a 11:00 |
| Un vert de Pouilly |
Ben j’ai eu le nez creux, comme on dit ! Comme les perspectives météorologiques pour le week-end semblaient quelque peu bouchées et humides, que, par ailleurs, c’est le cas de le dire, je m’évadais en Auvergne (région déjà naturellement assez z’humide aussi !), j’ai résolu de rouler jeudi dernier. D’habitude on se retrouve à trois avec le Grand Marsu et le René de Léré, tous les deux maintenant aussi dispensés d’obligations professionnelles, pour se faire un tour sympa dans le secteur. Seulement voilà déjà deux trois fois que je me retrouve seul pour cette sortie. Après Bannay, et la boucle de la rando des Beignets en solo, j’allais devoir encore trouver seul où poser mes crampons conquérants. Michel et Anne ayant fait une sortie lundi genre Cosne-Pouilly aller d’un côté de la Loire et retour de l’autre, ça m’a donné envie de regrimper du côté de St Andelain : le sol était sec encore à ce moment-là, pas de crainte à traverser les vignes, alors zou ! Je sors de Cosne par les Cottereaux, passe « l’Étang des Granges » reconnaissable au fait qu’il n’y a pas (plus ?) d’étang et je prends le long chemin rectiligne et monotone qui gagne Fontenille à travers de vastes champs. Ce passage est déjà un brin rasoir habituellement, mais là je sens que je vais m’y amuser : l’herbe a envahi le chemin et arrive à hauteur du cadre, marrant ! Je sais que le sol est défoncé de roins profonds et je m’avance avec moult précautions. Voilà que cela devient un peu boueux en dessous… la faute à l’immense arroseur qui barre le chemin un peu plus loin. Tout en progressant difficilement je me dis que si cet engin-là se met brusquement à fonctionner quand je passe en dessous, je vais prendre une sacrée rincée… mais rien ne se passe, ouf ! L’herbe se faisant ensuite moins haute je roule plus facilement et ai le bonheur de voir un chevreuil bondir hors de sa cache, lorsque je passe à un mètre de lui. Magnifique. Je contourne Fontenille et m’apprête à prendre un nouveau chemin encore à travers les céréales, pour gagner Boisfleury et les vignes. Lorsque j’enquille le chemin, je crois voir à contre-jour, une souche, une espèce d’arbre mort au milieu des épis et puis, l'arbre bouge! Quel spectacle ! C’est une sorte de cervidé, dont les bois m’ont induit en erreur : sa tête seule dépasse des épis qu’il semble picorer à gauche et à droite, tranquillou. Bien sûr je le dérange et le voilà qui cherche à se sauver mais ses sauts sont lents dans les céréales et j’ai tout le temps de l’admirer. C’est quoi ce bestiau superbe? Pas un chevreuil, non, il est beaucoup plus gros et n’a pas d' écusson blanc sur l’ arrière train, et puis ses cornes… un jeune cerf, un daguet ? Dire que je n’ai pas d’appareil photo…Quelle vision! Ma matinée en sera ensoleillée.
Après Boisfleury, je patauge un brin pour trouver une liaison vers ce chemin qui suit les vignes et monte tout droit vers St Andelain. Depuis le temps que je passe par ce coin je n’ai jamais rien trouvé de satisfaisant. Après avoir un peu tâtonné, je tombe sur le bon chemin : cap sur le fin clocher de St Andelain, repère visible à des kilomètres à la ronde, depuis le Sancerrois jusqu’au Donziais. Sur le sol bien sec, la montée se fait bien, dommage de devoir la finir sur le bitume, car le chemin bifurque au dernier moment. Je plonge à gauche en arrivant au bourg, sur le chemin qui longe le cimetière : un peu plus bas un sentier s’enfonçait dans le bois. Nous avions eu du mal, l’an passé je crois, lorsque j’avais amené les Frapadingues par ici, à trouver son entrée dans les broussailles. Cette fois, la végétation a tout envahi et force est, pour moi, de me farcir le raidillon pour remonter vers le bourg. Comme je passe vers le château d’eau, un balisage jaune de type P.R. m’incite à m’enfoncer dans le bois, où je pense retrouver le sentier perdu. De fait, le balisage fait très vite défaut et je m’en remets à mon seul sens de l’orientation pour descendre, à travers les troncs et les ronces (aïe, mes mollets !) vers le chemin que je retrouve sans difficulté. Joli passage en sous-bois puis je gagne de nouveau les vignes au-dessus du Bouchot, le chemin passe près du Domaine Kerbiquet, l’un des « Castors Furieux » de Pouilly ; un arrêt peut-être? Mais je n’aperçois personne au domaine. Par contre il y a du monde dans les vignes : d’une part, les enjambeurs arrosent à tout va de « produits » comme on dit, et d’autre part des contingents joyeux accolent les ceps. Je souris en pensant qu’ils vont bien finir par s’intoxiquer les uns les autres. En tout cas je ne moisis pas dans le coin... Hop! Descente délicieusement caillouteuse vers les Criots, au-dessus de Pouilly un petit crochet sadique pour passer devant le Collège…hum... ça décuple mon plaisir d’être sur le vélo ! Je ne résiste pas non plus au plaisir plus sain de parcourir le sentier de découverte, en bord de Loire, derrière le terrain de camping. Bien sûr, sa vocation est certainement plutôt piétonnière, mais d’y passer, même à VTT, ne peut que l’entretenir, car l’herbe du printemps a, là aussi, souvent, tout envahi. Je passe quand même et plutôt pas mal, le coin est vraiment sympa. Au sortir de « Malaga » je passe sous la voie ferrée par un boyau toujours humide et glissant. Il s’agit maintenant de s’attaquer au plat de résistance : le raidillon costaud qui grimpe à la côte des « Nues ». Car on ne « monte pas aux Nues » si facilement ! Le chemin est fameusement raide et, de plus, fort caillouteux ! Aussi tenté-je de prendre dans la vigne, en parallèle, comme il m’est déjà arrivé de faire mais, horreur, le sol est jonché d’épines noires ! « Vade retro » que je me dis in petto ! (oui, oui, je me parle assez simplement…). Je me farcis donc la grimpette façon intégrale et sans biaiser… (ouais…je sais, monter aux nues sans biaiser…bof…). Il fait déjà chaud et ça ruisselle bien sous le casque. Pas question de redescendre au hameau des Loges, dans son creux de vallon, sur le bitume. Je crochète à droite pour trouver la descente adéquate, passage bien sympa et que des apports de gravats ont rendu bien technique ! Par contre s’il fallait le grimper… Arrivé en bas, je sais que je dois me poser la question : à gauche, vers le hameau, puis les bords de Loire, ou à droite, avec de nouveau un fameux raidillon qui nous a si souvent coupé le souffle et fait transpirer ? J’ai encore dans les cuisses les efforts que je viens de fournir et pourtant, sans savoir comment, le vélo a déjà tourné spontanément à droite, vers ce chemin blanc de petits cailloux que je vois se dresser à cent mètres, le long de la vigne. Je me traite de….. et même pire… mais j’y vais. Bon, tranquille, sans pression, ça se monte. Et, en haut, j’ai toutes les vignes au-dessus de Boisgibault et leurs multiples chemins qui s’offrent à moi. Je m’amuse comme un fou en zigzaguant sur ces portions plates ou descendantes en pensant aux copains qui vont passer par là sans doute, lors de la rando de dimanche prochain. Je ne sais pas encore qu’en fait, ils vont y galérer dans la boue et que deux d’entre eux y laisseront un dérailleur !
Le reste est simplissime. À Boisgibault, je remonte vers les Froids et me permets même un crochet par les Braults, simplement pour le plaisir d’un passage sur un chemin de sous-bois qui nous fait quelquefois un peu mal dans l’autre sens. C’est ça aussi qui est plaisant : j’ai tout mon temps, ma seule limite c’est ma fatigue. Il faudra que je pense à partir pour la journée, un peu comme je l’avais déjà fait l’an passé du côté de la Borne, une fois seul et une autre avec les copains. Une belle journée de VTT, cool, rien de tel ! Bon, retour par les Coques, les bois de Villechaud et je passe la grille avec 52 bornes au compteur, par un temps superbe…Dommage de ne pas en avoir profité avec les copains… |
|
| lundi 22 mai 2006, a 14:54 |
| Cave qu'on aime |
 SEC, le temps des copains...
Curieusement, c’est alors que le printemps offre des possibilités des sorties plus agréables (quand le soleil veut bien être de la partie) que les organisations de randonnées se font, certains dimanches, plus rares : c’est alors le temps des S.E.C., sorties entre copains : consécutivement, les randonneurs vététistes de la région se sont donc retrouvés pour deux randos à forte connotation conviviale.
L’autre dimanche, l’invitation venait des « Castors Furieux », association de fait, sinon officielle, des bikers de Pouilly. Préparée de longue date, avec un départ au Domaine du Bouchot, un lieu attachant (comme disent les moules, n’est-ce pas !!!) situé au milieu des vignes, la rando promettait d’être … savoureuse. Mais la vingtaine de VTT s’élançant dans le brouillard de ce matin-là entre deux arpents de vignes s’est retrouvée immédiatement bloquée par la terre qui, rendue humide par les ondées de la veille, s’attachait amoureusement aux roues, rendant toute progression impossible ! Les organisateurs faisaient alors preuve d’un sens de l’impro admirable en modifiant radicalement le tracé prévu et, grâce à leur connaissance remarquable des chemins et sentiers locaux, ils inventaient immédiatement une autre formule. On renonçait donc aux grimpettes du côté des Loges, déjà un peu connues des participants, pour descendre vers Charenton puis Mesves, avec, toujours, le souci du petit crochet par un boyau sombre et glissant sous la voie ferrée ou par le franchissement incertain d’une passerelle, au-dessus du Mazou. Un petit tour par le ludique sentier de découverte de l’île de Malaga puis l’escalade de la « Voie romaine » permettaient au groupe de dévaler jusqu’au château du Nozet, dont on prenait le temps d’admirer le faux air de "château de la Loire" avant de boucler le premier circuit et repartir en direction, cette fois-ci, des sentiers en sous-bois entre Congy et le Puisac. Des chemins quasi inconnus pour les invités et qui montraient la richesse des possibilités locales. Ce fut le théâtre de rigolades lors d’empoignades folles ou chacun doublait l’autre entre les branches basses, les ornières et les branchages au sol. L’occasion de quelques chutes saluées comme il se doit de force quolibets ! On achevait la deuxième boucle par un chemin montant assez sélectif, avec un kilométrage rigoureusement conforme à ce qui était initialement prévu. Bravo ! Une vraiment belle sortie qu’on aura plaisir à renouveler, d’autant que le ravito final permettait de vérifier que le produit local se trouvait très adapté à ce type de sortie : du sec pour une SEC ! |
|
|
| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
Envoyer un mail à l'auteur | |
| commentaire(s) | Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)L'hécatombe con... Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)Bravo et merci j... |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|