| lundi 07 septembre 2009, a 10:46 |
| Parigny en Vaux... la peine ! |
J'étais un peu hésitant pour aller à Parigny, toute cette semaine. Déjà, il m'avait fallu bricoler mon frein arrière (voir précédent article); en fouillant dans mes ressources personnelles (c'est à dire une espèce de foutoir sans nom) j'ai réussi à trouver d'abord une goupille (et même deux!) et aussi une clavette grosse comme un demi-moustique, et ça, tu vois, ça tient du miracle, je te dis, moi! Et tant mieux, vu que les magasins “spécialisés” (hum!) locaux, n'avaient, évidemment rien à me fournir, même des plaquette , mais ça , j'étais heureusement pourvu avec les provisions faites pour la GTMC. Ça ne m'a pas empêché de mettre un sacré moment (par épisodes d'ailleurs car ça m'a l'air d'être ça la technique) pour réussir à effectuer le remplacement: réussir à écarter le piston et faire de la place pour le nouveau jeu de plaquettes, et ensuite pour le passage du disque, ça m'a demandé de la patience! Enfin samedi, côté matos, j'étais OK. Maintenant les interrogations venaient de mon genou qui m'avait fait souffrir dans la deuxième partie de la rando, la semaine dernière. D'accord, après applications répétées de gel anti-inflammatoire, tout semblait clean, mais... et si ça recommençait comme pour Anne, au bout d'une heur de vélo? D'autant plus qu'à Parigny, après une heure de rando, t'as déjà bien appuyé sur les pédales, vu le profil des circuits qu'ils ont l'habitude de nous concocter, là-bas.
Mais, quoi, A PRIORI, je n'avais aucune bonne raison de ne pas tenter le coup, pas vrai? Et puis, les “Randos Vertes” de Parigny, comme je te l'ai déjà dit, ça vaut vraiment la peine : tu te régales! Oui, je sais, il avait bien plu en milieu de semaine, tant que mon parisien de Manu, se sentait pas trop, qu'il m'avait dit, de se lever tôt pour aller à une rando de son secteur... Allons, le sol était tellement sec, ça avait dû ruisseler en grande partie...
Toujours est-il que je n'avais contacté personne, même pas Actif-Michel, tant je n'étais pas sûr, jusqu'au dernier moment... Et puis je voulais me réserver la possibilité de rentrer plus tôt, au cas où bobo, na!
Ben, justement l'Actif en question il a pas patté ! Sa bagnole est garée parmi les premières sur le pré-parking de l'accueil . Il est 8 h et le voilà déjà sauvé ! Pourtant,tu vois, je ne suis pas arrivé tard et j'ai pu profiter du paysage superbe de la brume au-dessus de la vallée de la Loire, avec Sancerre et l'Orme au Loup qui émergent au-dessus, dorés par le soleil. Ça vaut vraiment le coup de se lever tôt, des trucs comme ça, tu sais?
Bon, personne en vue, pommade chauffante sur les genoux, puis café (ça par contre c'est peut-être des toxines inutiles, non?) Comme je suis prêt, arrivent l'autre Manu,Berrichon celui-là et ex-UM Veaugues aussi, avec le maillot vert ad hoc, et puis une bande de Marsus, dont Jacqui et le “fiston” dudit: Stéphane. Ouh là là, ils comptent bien que je les accompagne sur le grand circuit! Ben, oui, carrément, j'ai des craintes que le physique ne suive pas ! C'est vrai que je je me suis inscris sur le grand parcours, mais quand même! Bon, j'ai bien étudié la carte affichée: des solutions de repli existent en masse. Ceci dit, suivre Stéphane et Manu, c'est une autre paire de manches!!! Paire de manches , tiens , justement : ça pèle autant que la semaine dernière et on est assez couverts, et, ma fois, pour les jambières, c'est tout juste. Mais je sais , qu'on aura vite tout pour se réchauffer!
Exceptionnellement, ça ne démarre pas trop fort (parce que j'ai déjà vu, ici, attaquer dans le dur direct, à froid !) Vite, on trouve, en passant près d'une ferme, une couche de boue glissante sur d'anciennees ornières durcies, tu vois? Ça rate pas: un passage risqué et ma roue arrière se barre tout à droite et moi je me retrouve assis le cul dans la boue. Rigolade. Mais la suite n'est pas heureusement du même tonneau. En fait, le sol est globalement sec, avec des creux plus gras et quelques flaques, c'est très correct, mais, c'est vrai qu'aujourd'hui, les rais de lumière en sous-bois ne joueront pas avec la poussière, pas de risque!
On sort du bois, après une petite grimpette: à droite des toits brillent au soleil et d'anciennes cheminées d'usine sortent de la brume: on surplombe Guérigny.
Oui, tu remarques que je te la fais “descriptif” aujourd'hui, vu que tu n'auras pas droit à des photos: je n'ai pas mon appareil!
On descend doucement sur le chateau de Bizy, dont on traverse le parc où il nous est déjà arrive de faire un ravito. On passe une bosse dans le bois, puis ce sont les étangs du Fly, remarquable lieu de ravitaillement aussi, lors de précédentes éditions. On longe en sous -bois les étangs et le chemin s'élève d'un coup pour un court raidillon bien senti. Suis contraint au passage à pied: je n'ai pas pu passer sur le petit plateau! Il va y avoir quelques réglages à faire. Cette fois-ci, on est au coeur de la forêt sur des chemins, ou plutôt des sentiers souvent monotrace, un régal. Je n'ose pas trop faire attention à mon genou, mais ça a l'air d'aller, qu'est-ce que ça sera au bout d'une heure d'efforts et plus? Je fais attention à ne pas trop forcer, même si je cherche à garder le contact avec mes deux lascars, qui d'ailleurs la jouent quand même plutôt cool, je crois.
Je ne connais pas le nombre de participants, mais il y a du populo sur la trace ! C'est du même topo que la “Sauvignoise”, et, vu la largeur des sentiers , ça bouchonne assez souvent.
Les aboiements de la meute de la “Grande Mare” annoncent l'arrivée au ravito. Impressionnant de voir au moins une cinquantaine de chiens se masser en aboyant contre le grillage de leur chenil, parce qu'un randonneur passe à côté, avec son chien en laisse. Se fait tout p'tit le clébard! Pourvu que le grillage tienne le coup, oui! Discussions au ravito avec les uns et les autres: Patrick, de Guérigny, m'explique comment il a dû renoncer à organiser sa si sympathique rando de Beaumont-la Ferrière, dans la verdure du coeur du Nivernais: il se retrouvait seul à tout faire! Dommage.
Replongeons dans les bois, on avance vers le nord, la boucle dessinant un aller-retour assez serré et allongé entre Parigny et Murlin, pas très loin ,d'ailleurs du Beaumont que je citais tout de suite. Une descente douce, le paysage qui change un peu, avec la forêt qui s'éclaircit et des maisons qui apparaissent : on arrive au village, avec sa coquette petite église et sa grande scierie. Un peu de bitume sur le plat, pour gagner les “Limousins” et longer l'étang : on a changé d'orientation et on repart vers Parigny, en profitant de cet instant d'acalmie, avant que les choses sérieuses ne recommencent, car la colline boisée est devant nous. On pénètre de nouveau la sylve sombre. (ouais la “sylve”, je te l'avais pas sorti encore ce mot-là? Ah oui, ça fait littéraire, je sais, poétique aussi , non? Un peu pédant peut-être, mais quoi, si on ne les utilise pas un peu de temps en temps, il y a des mots qui s'effacent du langage, ce serait dommage , non?)
Bonne nouvelle, mon genou ne dit rien, il y a eu un ou deux éclairs douloureux pas fugitifs, pas plus, ouf! Pourvou qué ça doure!
Cette rando est quand même un régal. Ils ont annoncé 859m avec “georando”... Pour le moment ça ne se sent pas trop. Il y a bien des montées assez longues, ça oui, mais rarement de pourcentages très forts, ils nous sont déjà fait bien pire. Bon, juste comme je t'en cause, voilà justement un raidillon assez costaud, traversant un espace herbeux. Tout le monde est à pied, car, curieusement, de grandes branches ont été posées en travers du chemin sur le haut; curieux... et pourquoi ce vélo abandonné sur le sol, derrière ? Un tourbillon d'insectes gros commack qui volent au-dessus dudit vélo dans un rayon de soleil donne l'explication: un nid de frelons ! Et, un peu plus loin , le propriétaire du vélo gît sur le sol, sous une couverture de survie, veillé par quelques copains. Ilsont prévenu le secours, et j'espère qu'ils ne vont pas tarder, parce que l'a une sale tête, le gars . Quelques paroles, mais quoi faire de plus?
On suit souvent le haut de ces talus qui délimitent les portions de forêt, c'est souvent technique, avec des cailloux parfois, mais surtout de fameuses racines qui risquent à chaque fois de t'envoyer en bas du talus. Bénies soient nos suspensions ! Également dans les descentes, et il y en a de très belles! Autrefois, je pouvais combler mon retard sur Stéphane dans ces descentes, mais depuis qu'il n'a plus un semi-rigide et qu'il a même tâté de la vraie descente au Deux Alpes, le Stéphane, il court devant !
Deuxième passage à la Grande Mare pour un ravito qui devient parcimonieux:... On me tend un gobelet “Du jus de raisin!” Ah oui? Tu parles, du pinard! Je me bois mon demi-gobelet de rouge, ça donnera un coup de fouet, tu crois?
Il y en aura besoin car, un peu plus loin, on attaque le passage costaud du jour: une longue montée, bien pentue. En bas j'ai croisé le Jacky local organisateur, sur sa moto,, qui m'a lancé: “Tout à gauche, mais ça se monte!”. Ouin! Faudrait que ce ne soit pas en fin de rando, et puis surtout, que ce ne soit pas gras comme ça ! Car ça colle un max. J'ai beau chercher le passage moins pire, arrive le moment où le vélo se plante dans un trou. Force est de faire une grosse partie à pinces. Comme quasiment tout le monde, même le Stéphane, là bas devant. Seul Manu a dû passer. Après: descente, on rejoint les grandes lignes droites descendantes, qui font toboggan sur Parigny. Sauf que, nouveauté: en plein milieu, on bifurque à droite pour gagner, par un passage montant puis un petit single en tunnel dans la broussaille, le hameau de Poulanges, pour un ultime ravito (à trois kilomètres de l'arrivée!), chez un vigneron du cru (bien sûr!). On s'interroge avec Manu: “Et Stéphane? Où est-il passé? Je te dis: la descente! Il avait pique tout droit !...Qu'il nousexplique en arrivant peu après.
On ne s'attarde pas plus: l'arrivée est à côté , il est midi et demi, Stéphane redoute d'avoir fait attendre le Tian et les autres, qui faisaient le 37 km et doivent être arrivés.
Sur le parking, le voiture d'Actif-Michel a déjà disparu. Il a laissé un petit mot sur mon pare-brise, où il n' a pas pris le temps de conter toutes ses aventures qui l'ont conduit à se planter dans la direction, se retrouver au départ et finir par une autre boucle pour avoir son total kilométrique !
On cherche en vain, aussi, les “Frapadingues” qui auraient dû être déjà là ! Ils arrivent peu après, bien cassés. Faut dire que le 37 km affichait aussi une prévision de plus de 700m de D+. Correct, non? Enfin ,calcul “georando”, parce que mon altitruc moi, il me donne 650m et celui de Manu 700 et quelques... Reste que cette édition n'a pas failli à sa réputation, comme on dit: physique, technique et pittoresque. La boue n'a pas été trop gênante, j'en ai même entendu dire que ça ajoutait un peu d'amusement à la sortie. À ce degré là, c'est vrai, on peu le dire... Mais rien ne vaut un sol bien sec!.
C'est bien ce que j'espère avoir la semaine prochaine: je redescend dans le Sud, pour une rando sur le Larzac: là , c'est cailloux, rochers et, parfois aussi, des pierres... Normalement le Manu de Paris sera là et on avait même failli avoir David!
Ici, tu pourras aller faire les “Boucles de la Trézée”, chez les copains d'Ouzouër sur Trézée. Renseigne-toi aussi, ça pourrait être les “Chouquettes” à Amilly. Je ne connais pas la date exacte. J'en connais aussi qui vont aller vivre un truc assez géant avec le “Roc des MOns d'Arrée”, en Bretagne. Chose rare: il y a des chances que ce soit à peu près sec! Profitez-en bien! En tous cas, on se retrouve, le 20, chez le Frangin, à Germigny sur Loire, pour la 13ème “Germignoise”! |
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| mardi 13 janvier 2009, a 00:42 |
| Ménestreau : on en vœux ! |
En regardant l'ami Gérard, organisateur en chef de la
rando de Ménestreau, tu sais la « Rando des gâteaux de riz et de
semoule » (rien que ça !), qui, encagoulé et empanaché de buée,
attend les voitures des participants, et leur indique parfois leur place en
disant : « Là-bas, comme d'habitude ! », je me fais la
réflexion que ce rendez-vous n'est vraiment pas ordinaire.
C'est vrai qu'aujourd'hui, un peu
plus que d'habitude, on peut dire que c'est celui des mordus ! Des mordus de froid, oui, d'abord,
parce que la température, dehors, c'est l'ordre de moins 8 ou moins 9… dans ces
cas-là, on se dit qu'on trouvera des coins à moins dix, possible non ?
Pour moi c'est mon maximum à VTT (ou plutôt minimum, non ? La langue française
a de ces pièges !). Donc, seuls les mordus sont sortis. Et on s'équipe
plutôt dans la voiture, à l'abri, ne pointant le nez dehors que pour saluer les
autres tordus (tiens, il n'y a qu'une lettre de différence avec mordus, comme quoi, c'est voisin, non ?) et leur
souhaiter la Bonne Année. La « boune an-née » qu'on disait justement
dans ce pays, au temps jadis. Car je suis quasiment du coin, je te l'ai déjà
moult fois raconté. Tu vois le
clocher qui dépasse là, derrière le coteau ? C'est Mon clocher, mon vieux,
celui de Couloutre ! C'est à deux trois kilomètres, même pas, un tout
petit village que j'ai traversé au pas tout à l'heure en arrivant, en mettant
un nom à chaque maison… Le nom de ceux qui les habitaient autrefois, et quelquefois encore, même si la plupart sont fermées maintenant. Ma maison à moi
c'était l'école, juste au pied du clocher qui me donnait l'heure la nuit. Une
quinzaine d'années, j'y ai passé, mais quinze années qui comptent plus que
trente dans une existence, je pense.
Contrairement aux recommandations que j'ai données aux
copains, j'ai, malgré les forts risques de verglas, suivi la toute petite route
qui montait derrière chez moi, à la lisière du bois, là où ce que j'ai fait (entre autres choses) du VTT, sur
mon «Alcyon » bleu (déjà !), bien avant qu'on ait donné un nom
à cette pratique. Un pèlerinage, que je fais, un peu, tu vois.
Ben, justement, pèlerinage, ça
tombe bien puisque Ménestreau, ça vient de « monasterium », tu me
vois venir ? Rigolo d'ailleurs car la colline au-dessus, s'est quelquefois
appelée « minaret », ou "minarai", corruption de minerai,
évidemment, qu'on trouve aussi comme nom, car on extrayait du fer dans la
région … dans l'temps !
Bon, alors, c'te rando ?
J'y viens. Mais, que veux-tu, le
temps de s'équiper, de retrouver les copains, de remarquer que certains ne sont
pas venus, de boire un caoua près du poêle… Enfin, ça permet d'avoir
pilepoil le soleil qui passe le haut du premier coteau, auquel on s'attaque
juste en partant. Une petite montée pas trop méchante, entre deux champs
enneigés, mais qui te fait vite fumer du bec comme une loco et qui t'offre
l'avantage de réchauffer l'dedans, pire (et mieux) que la goutte du père
Marlot, tu vois, au café du milieu du bourg…
On s'engage dans la forêt, en
continuant de monter, qu'à force d'à force, notre groupe s'écrème sérieux.
C'est vrai qu'on se demande un peu tous où l'on en est de la forme, après
souvent une quinzaine de jours un peu costauds, côté flacons et fourchette.
Qu'un certain Michel de St Martin (car tourte la bande de l'ECConflAns, ou
presque, a fait le déplacement, je sais pas si tu te rends compte !), oui,
donc que le Michel, il a même continué les abus hier encore (qui était
d'ailleurs ce matin, au final) et donc… semble avoir du mal à trouver tout
de suite le rythme. Par contre, je suis tout surpris de me sentir pas trop mal,
parce que ces derniers temps, j'ai plus travaillé la descente que la montée,
des descentes de côte, quand même, Côte Rôtie, Côtes de Blaye, tu vois le
genre…
À force de grimper, on arrive de
l'autre côté : c'est THE descente du jour, celle qui te mène à
Villiers. C'est marrant d'ailleurs que, sur le schéma habituel, le Loulou et
ses acolytes, ils ont trouvé, dans le tracé, des petites différences qui
bluffent, comme s'il y avait un chemin parallèle. Enfin, toujours est-il que la
descente, l'est vraiment sympa, dans les feuilles gelées, avec ce qu'il faut de
côté technique pour s'amuser... gaffe quand même aux « roins »
gelés ! Le Michel s'y refait la cerise, comme de juste, et, après s'être
regroupés en passant devant le château local, on se dirige vers la vallée du
Nohain. Deuxième type de paysage, classique dans cette rando. Quelquefois,
c'est le coin boueux et pas toujours marrant, mais aujourd'hui, le sol dur est
un régal. C'est peut-être ça qui me donne la forme, j'adore ces conditions où
le vélo répond bien, les roues accrochent…un délice !
Un p'tit coucou de loin au
clocher dont au sujet duquel je te causais t'tà l'heure, un passage auprès de
domaines dont les noms sonnent profond dans mes souvenirs, et puis c'en est
tout de Couloutre, on n'ira pas par là… Trop compliqué paraît-il, pour des
organisateurs qui ont de plus en plus de boulot administratif dans la
préparation d'une rando, je ne leur en veux pas...D'ailleurs, qu'est-ce que
j‘attends, moi ? J'ai qu'à prendre mon biclou et me lancer par là quand je
veux, non ?
Le temps que je te raconte ça, on
a gagné le ravito après avoir traversé de grands champs qui ont au moins
l'avantage aujourd'hui d'être au soleil. Pause auprès du feu, avec un petit vin
chaud (le sevrage, ça se fait doucement, hein, pas trop vite…) le temps aussi
de réconforter Pilou qui a cassé son câble de dérailleur et roule, du coup, sur
la route. Dommage pour lui, aujourd'hui, c'est un jour à être sur les chemins,
vraiment. J'en profite aussi pour comprendre pourquoi mon « Camel »
semblait bouché : j'ai voulu utiliser (Enfin ! car j'avais ça au fond d'un tiroir depuis un an ou deux) le tube avec valve recouvert d'isolant. Seulement
je ne l'ai pas essayé avant de partir, et donc pas donné le petit coup de canif
nécessaire pour ouvrir la valve. On procède au dépucelage et ça roule de
nouveau.
Cette fois on est dans les bois
du « Minerai » entre Entrains et Ménestreau, une espèce de bosse
comme un dos de baleine, pas bien pentu, sauf au-dessus de Ménestreau,
mais que l'on monte et descend un
certain nombre de fois. Le plus souvent, on se trouve sur des allées assez
droites et on voit, là-bas, les gars qui sont devant, plus haut...
Histoire de te donner le moral… Un qui ne doit pas l'avoir, c'est le Michel de
St Martin. On roule tous plutôt O.K, avec Alain, Christian (qui a fait
ressouder le haut du tube vertical de son cadre, pas mal !) Maurice,
Actif-Michel et Anne aussi, mais notre Ocrien de St Martin, il a décidément du mal à
retrouver le rythme après sa soirée d'hier… Pourtant, ce genre de truc, c'est
surtout au début qu'on le sent, souvent, en roulant, la forme revient peu à
peu. Ben là, on dirait plutôt l'inverse. Les montées ne sont pas méchantes mais
longues et ça, ça ne passe pas.
En plus dans les derniers
kilomètres montants, on a lâchement un peu appuyé, avec Alain, grisés par le jeu de la trace que l'on cherche
entre les différentes ornières gelées où l'on trouve parfois un passage carrément
sur la glace (Ouf, ça tient ! Mais gaffe à la glissade !). Ou bien
alors, c'est le parfum des gâteaux de riz que l'on sent déjà ? Toujours est-il qu'on a dû laisser un
peu les autres derrière. Un passage près d'une mare gelée (où j'en ai déjà vu un
s'étaler) et l'on arrive au-dessus du village, on laisse une belle descente sur
la gauche (dommage) pour regagner directement la salle d'accueil, où l'on
s'attaque alors sérieux aux fameux desserts promis, à côté des trois
« Frapadingues » qui ne donnent pas leur part aux chiens. C'est juste comme
on en est au deuxième verre et à l'assiette de rab' qu'on a réussi à négocier,
que se pointe l'ami Michel qu'on a bien laissé tombé ! Et de nous
expliquer qu'il a fait toute la rando avec un boîtier de pédalier bien
mal-en-point : du coup, on va voir : il a une drôle de touche, c'est
vrai, son axe, mais surtout, pour réussir à tourner les manivelles, même à la
main, faut s'employer un brin ! Eh ben, chapeau le Michel ! Tu parles
d'un handicap ! Dommage qu'on n'ait pas eu de galette, car c'était lui qui
méritait la couronne, en ce dimanche qui suit l'Épiphanie…(car tu sais,
n'est-ce pas, que Marius et César épient Fanny !).
Bon, la météo annoncée n'est pas
folichonne pour dimanche prochain et je n'ai rien d'autre en rayon qu'une rando
en Sologne à Nouan le Fuselier, si tu te sens… Sinon, on épluche les
calendriers qui sont parus pour faire le nôtre. Si tu as des infos, merci.
Et pis… Boune
An-née !!!! à toué, ta
douce, le reste de la compagnie et pis… ton vélo, pardié ! |
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| lundi 07 avril 2008, a 17:17 |
| Frapadingues: "La Rando B & B" ( Beignets et Boue) |
Voilà une belle fin de semaine
VTT ! Et qui fait du bien dans le corps et dans la tête !
Comme promis, j'ai prêté la main
aux « Frapadingues » pour le balisage des parcours de la Rando des Beignets et pour le jour même
de la rando.
Donc dès jeudi, je me suis
retrouvé sur le vélo avec le René et Francis le Tarnais, le Président des
Marsus, qui chevauchait lui, un quad.
Objectif : baliser le
parcours marche/retour VTT (l'un dans un sens, l'autre dans l'autre ce qui
n'est pas toujours évident). On
attaque donc direct les bois au dessus de la route Neuvy-St Amand et, très
vite, on doit renoncer : le quad, qui porte le gros du matériel, n'a pas
pu nous rejoindre car l'allée forestière était barrée et, en faisant un détour,
le Francis s'est planté dans un trou d'eau ! Opération secours (cf. photo), mais le ton est donné :
il faudra revenir baliser ce secteurs avec d'autres moyens. On reprend donc du côté du château de la
Coudre, qui servira comme l'an passé de poste central de ravitaillement.Le
proprio des lieux se montre très accueillant, d'autant plus que le Francis lui
a refait la plomberie de la petite remise où sera entreposé le ravito.En fait
c'est presque le QG du jour de la rando
qu'il faudrait y installer, on s'en rendra vite compte le jour
« J », car tous les circuits passent à ce fameux carrefour,situé sur
la voie romaine : les deux circuits VTT , les circuits marche, le tout
auquel s'ajoute la boucle supplémentaire pour l'allongement des circuits :
tout le monde devra passer ici au moins une fois et le balisage que l'on va
faire, quoique complet, sera aussi complexe et pas mal de participants auront
du mal à s'y retrouver, malgré la carte en couleur que chacun recevra !
On balise donc une bonne partie
de cette boucle : il fait plutôt bon et ça tourne pas mal, même si on sent
Francis un peu tendu : l'échéance approche, il bosse là-dessus depuis des
semaines et maintenant, il faut assurer.
Il a fait un boulot énorme, le Francis et avec beaucoup de
sérieux, et en reprenant la présidence du groupe depuis relativement peu ;
il n'a pas eu à s'amuser. On a un peu de mal à se rendre bien compte de tout ce
que ça représente. J'ai un peu le souvenir de ce qu'était la préparation des « Trans- » puis
« Traces Sancerroises » de Veaugues, j'ai une certaine perception de
la préparation de la "Germignoise" dont s'occupe mon frangin (là, je
sais qu'il leur faut un an de préparation, à des rythmes divers) alors je ne
m'étonne pas que le Francis ait dû prendre des jours de congés pour assurer.
Imagine, en plus, que les circuits de
leur randos sont sur trois départements : la Nièvre à Annay, Neuvy,
puis le Cher, de l'autre côté de la Loire et puis le Loiret au-delà de Bonny,
ce qui multiplie la paperasse par autant ! Tout ça doit nous rendre un peu
plus compréhensifs quand, au cours d'une rando organisée, on constate des
manques ici ou là.
C'est aussi à ça qu'on pense, tout en continuant notre
balisage l'après-midi entre Neuvy et Ousson : on essaie de se mettre dans
la peau du gars qui arrive sur son vélo. Ça ira comme ça ? Assez clair?
Mais le rythme est bien pris : les flèches de gauche dans la poche gauche,
les flèches à droite dans la poche de droite, les piquets, les élastiques, le
marteau et roule ma poule ! Moi, je biche, j'aime bien préparer quelque
chose comme ça. Le Pilou me parlait de chef cuisinier qui prépare un plat pour
la venue du critique gastronomique, il y a de ça… Moi je pense plus à la
préparation d'une fête : que tout soit tip-top pour que tout le monde s'amuse.
En plus on est dehors, sur le vélo et il fait bon. Bien sûr, sur le front de Francis, il y a toujours ces trois grosses rides : la météo annoncée n'est
vraiment pas folichonne !.. On verra… qu'est-ce qu'on y peut ?…
Vendredi : ils continuent
sans moi, qui les laisse lâchement tomber : d'autres impératifs me
retiennent, à mon grand regret mais le samedi, je retrouve l'équipe, ou plutôt
LES équipes : Il s'agit en gros de vérifier le balisage qui doit avoir été
fait à peu près partout maintenant et de compléter quelques points. Je
suis avec Michel-Pied-Nu et Jean de Sancerre au départ de Neuvy : point de
départ chez le Grand Jean-Pierre à qui ça doit faire un peu drôle de voir tout
se faire sans lui. C'est peut-être pour ça que je le trouve tout chose l'ex-Grand
Marsu. Entre ses Pb de déménagement-changement de région-vente de maison qui connaissent
des hoquets sérieux, et puis son club et sa rando qu'il a créés et animés et
qui tournent maintenant sans lui, c'est peut-être pas très facile à vivre.
On vérifie tout ce qu'on a fait
avec le René le jeudi, facile ; puis on attaque toute la partie depuis
l'entreprise Berton sur la route d'Ousson jusqu'à la voie romaine : là ça
aurait dû être balisé, mais le René n'a pas été en mesure de finir tout seul.
Pas de Pb, on fait ça à trois en tournant bien : on n'a qu'à remettre
quelques flèches, finir par un balisage au plâtre deux trois points… nickel.
Toute cette partie est bien roulante, pas un poil de boue, et tous les trois
sur le vélo, dans le soleil et la douceur, on se dit qu'on est vraiment les
rois ; dommage vraiment que l'on annonce de la flotte pour l'aprème et,
surtout, demain !.. On termine à midi et l'on se quitte en se donnant RV
pour le lendemain, le grand jour. Mais je sais bien qu'en fait le Pied-Nu et le
Francis vont encore bosser tout l'après-midi pour préparer les ravitos… entre
autres…
Dur, le lendemain matin !
Les kilomètres parcourus ces derniers jours m'ont fait du bien moralement et
physiquement, mais je les sens dans les pattes, et puis surtout il est cinq
heures du mat' à ma tocante ! Je jette un coup d'œil à l'extérieur, dans
la nuit : des étoiles ! Un peu, au moins… bonos ! Il ne pleut
pas, ou pas encore…Un peu excité, comme pour un jour de fête, j'arrive sur
place à Annay où l'on est deux ou trois, déjà, pour préparer les tables, les
tableaux, l'accueil. En même temps je me suis équipé et ai préparé le
vélo : avec Michel-Pied-nu, notre taf sera d'ouvrir le circuit marche et
la grande boucle supplémentaire autour de Faverelles. Tant qu'aucun marcheur
n'est arrivé, on peut s'affairer sur le site de départ. Les téléphones chantent
déjà, les « tachetés » arrivent, chacun se mettant vite à son poste,
malgré la fébrilité que l'on sent surtout autour de la zone
d'accueil. J'adore cette ambiance, un peu comme la préparation d'un
concert, le trac en moins (enfin, le Francis, il ne dirait peut-être pas
ça !). Justement le Francis passe, entre deux tentatives pour être
partout : premier sourire depuis un moment : il y a du soleil et un
givre bien marqué, super pour la
rando !
Le premier marcheur arrive à
l'inscription : sept heures et demie ! « Michel , il faut y
aller ! » Pas le temps de prendre un café, qui n'est peut-être encore
même pas fait, quelques flèches en poche, deux trois bouteilles de plâtre sur
le vélo et en route. Avec le raidillon de départ, les premiers chemins boueux,
le fléchage à repréciser un peu ici et là, c'est tout juste si le marcheur et
sin kien (je cède à la déferlante ch'ti !), ils ne nous rattrapent
pas : ils sont sur nos talons et quand on arrive au ravito de la Coudre,
on s'inquiète bien un peu de n'y trouver encore personne. Ouf, les voitures
arrivent : on attrape un ou deux beignets et on attaque la boucle. Si le
début ça va (pour le vététiste en fait c'est la fin , puisque nous on la fait à
l'envers, tu m'suis ou quoi ?), joli petit single mais après Faverelles,
ça devient un peu galère avec la boue. Mince alors. Je savais que, entre la
Coudre et Annay, c'était plus que gras dans les bois, que sur la voie romaine,
il y avait des places un peu limite mais pas longues, mais je ne pensais pas
que la plus grande partie de cette boucle serait si dure. Pourtant les coins
sont jolis. Il faudra revenir faire ce circuit par temps sec. Les gars qui vont
se cogner le grand parcours de 54 bornes, il faudra qu'ils soient
costauds ! Francis nous rappelle à la Coudre et l'on croise sur la voie
romaine un sacré nombre de marcheurs et nos premiers vététistes. Le temps de
régler un ou deux Pb, de renseigner l'un ou l'autre qui se perd dans sa carte, le
terrain et le balisage (pourtant remarquablement fait, puisque fait par nous,
t'es bien d'accord… s'pas ?). On revient en arrière pour finir par le
retour de la marche. Qu'est ce qu'il y a comme populo ! Je sais pas le
reste, mais côté marcheurs c'est un succès !
Dans la salle d'arrivée, c'est
toujours la fébrilité : il faut maintenant préparer les lots et le retour
des randonneurs qui arrivent déjà par pleines pallerées. Entre deux coups
de main, je me change un peu et nettoie le vélo. Il faut fournir pour alimenter
les mecs qui arrivent... et les abreuver ! On va être juste en kir !
C'est pas mal d'être à l'arrivée, ça permet un peu de voir tout le monde. Il y
avait longtemps que je n'avais pas discuté avec Pascal et les gens de son club
d'Ouzouër sur Trézée, de Gien-Relax je ne vois qu'Éric qui reprend bien après
une interruption et sera tip-top, je sens, pour son séjour qu'il organise dans
le Luberon au premier mai.Je ne peux pas en être, malgré son invitation sympa,
mais je bave de ce qu'ils vont vivre là-bas. Ludo est arrivé aussi : il
est des rares à avoir fait le grand parcours et, comme la plupart, il parle
surtout de la boue. Normal, ils ont fini par ça et ça les a bien cassés, mais
le reste était sympa non ? Beaucoup reconnaissent que c'était dur, en
effet à cause de la boue mais que le parcours était du vrai VTT, bien varié,
avec ce qu'il fallait aussi pour bien s'amuser. Un beignet ici un beignet par
là, une gorgée de kir, les discussions y vont bien.Ludo annonce qu'il crée un
club à Pougues et déjà m'invite à l'y rejoindre ! Sympa, merci, Ludo. On
te fera de la pub. Mais mon maillot vert de Veaugues me colle un peu à la peau,
même s'il ne représente plus guère grand-chose que pour moi... Ah, si, j'ai vu
le Marco sur le parcours, avec sa veste de Veaugues !
Je voudrais discuter avec l'un et
l'autre, Pilou est passé, Jacky du VTT Nivernais, Juju…ne manquent que les
copains ConfAnais, Michel, Maurice and C° retenus par la course de leur club,
et puis, quand même, plus de Gien-Relax !.. Les copains reviennent aussi
de leurs différents postes sur la rando, Frank, Jacky et Françoise, le Tian…Il
me faut aussi aller vite prendre quelques photos : je fonce à pied jusqu'à
la descente finale des VTT qui doit permettre de bons clichés et je reviens. J‘ai
un peu une boule qui me serre l'estomac. C'est quoi ça ? Il y a que c'est
la fin de la fête, les derniers randonneurs arrivent et les voitures repartent
déjà et puis… moi aussi, il faut que je rentre. Je vais laisser les
« Frapadingues » finir ça en déjeunant ensemble sur place. J'étais
invité, bien sûr mais, bon, je ne peux pas être partout non plus. Je guette
Francis pour au moins le saluer avant de partir. Il arrive et, pour la première
fois depuis longtemps, il a quitté son air soucieux et arbore un large sourire
détendu ! Au moins un qui est content que ce soit fini, et
heureusement fini.
Bravo à tous, je repars avec les
essuie glace : on a échappé à la pluie et surtout la neige (eh oui !)
qui, je t'assure que c'est vrai, en fin d'après-midi, m'a empêché d'aller
jusqu'à Faverelles. Des Beignets à la neige ? Ça se fait ? On a déjà
connu les « Choux » à la neige, là c'était moins une !
Bon. Dimanche : Beaumont-La
Ferrière : la « Rando d'Achille Millien » en pleine campagne
nivernaise typique. Dieu que le coin est joli par un beau jour de
printemps, mais on a bien galéré aussi par là il y a deux
ans ! La rando est à recommander. Renseignements au : 03.86.37.38.15 . Moi je serai sans doute déjà en Auvergne :
bricolage au programme. Et pas de place pour emporter le vélo, ni sans doute de
temps pour le ski (le Sancy ne ferme que le 20, et avec ce qui vient de
retomber..)
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| mardi 15 janvier 2008, a 10:28 |
| Ménestreau c’est du gâteau ! |
Le vieux clocher de Ménestreau, dont le sommet,
seul, dépasse les coteaux qui entourent le petit village, niché au creux de sa
petite vallée, doit se croire revenu à l'époque des grands pèlerinages qu'il a
dû connaître lorsque Ménestreau n'était encore que « Monasterium ».
Le deuxième dimanche de janvier, c'est en effet une foule impressionnante de
voitures, de piétons et de VTT qui envahit bien pacifiquement le petit bourg.
Mais la procession prévue est profane, malgré ces temps d'épiphanie, puisqu'il
s'agit de la journée de randonnées pédestre et VTT, organisée par le club de
l'A.S.L. Saint-Père… un beau patronage tout de même !
C'est le jour des retrouvailles, donc, puisque
depuis le 23 décembre et la belle balade que nous avait imaginée « Pieds
nus » (qui ne l'était pas ce jour-là d'ailleurs) autour de Savigny en
Sancerre, je ne suis remonté que
symboliquement sur le vélo et je n'ai revu personne. Ça a été Noël à Cosne en
famille, Jour de l'An au chalet en Auvergne au milieu de la neige, puis Sud
sous le déluge et le vent.
J'aurais donc aimé arriver assez tôt pour prendre le temps de discuter
avec l'un et l'autre et en
profiter un peu, mais lorsque je me pointe, le petit bourg est déjà plein de
voitures partout : il y a des gens du Nivernais, du Berry et aussi du
Gâtinais, car Michel de St Martin a rameuté Maurice et Christian qui ont fait
le trajet depuis ConflAns /Loing, près de Montargis, excusez du peu ! La
renommée de l'événement semble bien établie et ce sont plus de cent marcheurs
et autant de vététistes qui se pressent, les uns dans la salle d'accueil, où
l'on apprécie de chauffage du bon poêle à bois en ce matin frisquet, tandis que
d'autres s'équipent près des voitures, préparent le vélo, tout en saluant ceux
qui partent déjà. Les « Frapadingues », sous la houlette (Ah
Houlette, gentilleu houlette, ah Houlette, je te plumerai… euh, excuse, ça m'a
échappé !) sous la houlette, donc, de leur nouveau président Francis, sont
venus à 13. Font fort ! Je me suis trouvé d'ailleurs face à une ligne de
gaillards tachetés qui descendait la rue principale façon « Sept
Mercenaires » … Impressionnant !.. On s'appelle, on serre des louches
de gens qui le sont un peu aussi, on échange des vœux bien gras, bref, ça roule,
ou, du moins, on sent que ça va rouler ! Car c'est avec un sacré plaisir qu'on enfourche de nouveau
sa machine pour partir à travers les chemins. Avec plaisir, mais aussi avec une
petite pointe d'appréhension, car l'incertitude est grande quand à l'état de la
forme physique. Le vélo est resté
suspendu bien longtemps, et les diverses agapes auront sans doute laissé des
traces…Déjà question, poids, la balance
a tendance à tousser un chouïa !
Il a fallu attendre un peu Maurice et Christian
et l'on est presque les derniers à partir sur la petite route qui monte
derrière le cimetière. Cette longue mais douce montée de départ se fait
tranquillement, peut-être sous prétexte d'échauffement aussi. Maurice qui a
fait la fiesta hier au soir a prévenu : « Allez-y doucement les gars ! ».
Mais le juge de paix est très vite là, avec la grimpette de la côte des
« Grandes Herbes » qui donne immanquablement le verdict. Me voilà
rassuré : d'abord on n'est pas monté par le chemin le plus pentu et puis,
ma fois, ça s'est monté pas mal du tout… Le groupe se reforme en haut :
c'est l'occasion de profiter en plein du soleil qui s'est levé dans le ciel
clair et illumine un vaste paysage, lavé par les pluies de l'avant-veille et
qui découvre un horizon allant des collines de Varzy et, au delà, de Clamecy,
jusqu'à celle de Bouhy, plus au Nord. Puis on se lance à travers bois, Michel,
devant, emmène. On est attentifs car le passage est un peu gras : le
Christian vient de se vautrer, en ratant une belle baignoire de peu (T'as vu
la photo ? on dirait que Maurice lui fait « Pan ! t'es
mort ! » Non ?) .
On a bien entendu le Maurice, derrière (Maurice ! Derrière !!!) qui
demandait : « On va tout droit ? » mais, bon, Michel
roulait sur des traces… Jusqu'à ce que le chemin s'arrête… un vague passage qui
descend à droite, mais aucun fléchage. Je reconnais immédiatement : il y a
deux ou trois ans, on s'est plantés au même endroit ! Et le Maurice de
rappeler : « Ben y'avait une flèche tout à l'heure à droite… ».
Force est de « rembourser » le chemin, en emmenant avec nous un bon
paquet d'autres qui ont fait comme nous ! Effectivement on retrouve le
fléchage, en hauteur (!) Eh oui, nous avions les yeux sur les difficultés du
terrain…. Repartons par une belle descente, à peine glissante, à travers bois.
Un miel ! Puis on file en direction d'Entrains, qu'on n'atteindra
d'ailleurs pas puisque les traceurs se sont amusés à nous faire aller et venir
(ou plutôt monter et descendre !) dans tout le bois du Minerai qui
recouvre cette bosse un peu molle entre Ménestreau et Entrains. C'est sympa,
varié, et surtout (là, chapeau les gars !) bien praticable, jamais
vraiment gras ou boueux. Avec ce qui est tombé vendredi, c'est fort.
Depuis un moment j'ai la chaîne qui semble
hésiter entre deux pignons : tu connais, ça craque désagréablement et
c'est handicapant. Je me dis que la câblerie, neuve, s'est peut-être détendue
un peu et j'essaie de régler ça rapidement sans succès. Le ravito intervient et
le vin blanc chaud (ça c'est fameux !!!) et la foule de gens rencontrés me
font oublier de regarder ça de près. On repart et, dès la première montée, ça
recommence quand, soudain, plus rien ! La chaîne a carrément lâché !
Ben, ça alors ! Une chaîne qui avait à peine 60 à 70 bornes ! Va
m'entendre le Tony, c'est quoi c't'embrouille ? En tout cas, je comprends
le pourquoi des craquements ! Maurice, Christian et Michel se jettent sur
l'affaire : dérivation ici et là, attache rapide, le tout à quatre, c'est
réparé en moins de temps qu'une crevaison ! Tu parles d'une efficacité !
On continue nos allers (forestières !) et venues dans le bois du Minerai,
tout en faisant quasiment du sur place : on retombe trois fois de suite à
côté d'un beau domaine agricole qui fait l'admiration de mes
compères.D'ailleurs, des domaines, on en voit une Kyrielle maintenant puisque
le tracé nous mène dans la boucle classique vers la vallée du Nohain. Une
lisière de bois bien agréable sous le soleil, le domaine de Mirebeau, Nérondes
et le Nohain, le Domaine de Lativeau et celui de la Bonnerie : là je suis
chez moi, sur la commune de Couloutre, là où ce que j'ai été petit… puis plus
grand…On passe près d'un grand champ qui fut autrefois un bois, le « Bois
des Queues » qu'il s'appelait…T'as une idée du pourquoi de ce nom* ?
On revient maintenant vers Ménestreau et notre
compteur n'a pas encore franchi les 30 bornes, l'ami Loulou, le traceur nous a
prévu encore un détour : ça commence par un bout de chemin pas très long,
mais bien boueux et collant (on le parcourt tous les ans et on ne risque pas de
l'oublier !) dont on s'extrait les pattes coupées. On croit partir vers Villiers et son
château, dont on suit la restauration au fil des années et puis, en fait, on
bifurque à gauche et on remonte (cette fois-ci le Maurice a retrouvé une
forme qui me fait défaut après le passage boueux !) en gros parallèlement
à ce qui fut notre côte de départ : on la rejoint pour la reprendre en sens inverse, si bien
qu'elle devient, tu sais quoi ? Non ? Ben une belle descente, bien
sûr ! La cerise sur le gâteau ! Sur le gâteau de riz, ou de semoule
selon ton goût, puisque c'est ça qui nous attend au retour, tout préparé dans
des assiettées de crème Anglaise, avec verre de cidre à l'appui. Pas souvent
que, pour le pot final, on s'attable carrément ! D'ailleurs certains vont
déjeuner là, car cette aprème, il y a encore une petite rando pédestre. Les
Saints Pères (ça fait mieux que les St Patériens, tu trouves pas ?), les
Saints Pères, donc comme j'aime à dire, il ne font pas les choses à
moitié !
En tout cas, leur rando est belle, moins dure que certaines fois, mais on
s'est bouffé + 470m en trente kilomètres et puis, au guide des ravitos, ils
sont bien situés, je te dis !
Mais, on n'avait pas un peu parlé de régime,
non ?
Faudra voir, parce que, dimanche prochain, on
nous annonce un ravito soigné aussi à la « Rando de la St Vincent » à
Neuvy-sur-Loire. C'est comme d'hab' : une rando plutôt pédestre, mais où
tout le monde est accepté, tu viens avec bon biclou, ton canasson, c'est O.K.
Bon, 20 bornes maxi, c'est un peu court, mais on se groupera pour allonger la
sauce ici et là, les « Frapadingues » seront sur leurs terres, ça
devrait « le faire »…
Faudra aussi inventer quelque chose pour le
week-end suivant : la rando de la Chandeleur à Bouhy, où, trois années de
suite, on avait roulé (quand on pouvait !) dans la neige, n'a pas lieu
cette année, mais devrait revoir le jour l'an prochain : il faudra
encourager l'organisateur, car une rando, à Bouhy, c'est pas courant et la région est bien belle, avec du
relief assuré puisque le village domine tout le pays environnant. On ne peut
même pas dire qu'on se rabattra sur Fourchambault, qui avait lieu le même jour,
puisque celle-ci a été décalée au 17 Février.
À propos de dates, c'est l'époque des
calendriers : il faudra songer à « groupieren » un peu tout ce
qu'on sait de-ci et de là. On fait comme ça ?
*En fait je trouve sur la carte, à proximité
de Ménestreau, un lieu-dit nommé « les Queues »,mais ç a ne fait que
décaler le problème, non ? |
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| lundi 03 septembre 2007, a 19:59 |
| Rocky (Mountain) : Le Retour ! |
Ouah ! The big return devant l’ordi après moult péripéties vététistiques de cet été que j’espère bien te raconter, mais là, il va falloir du temps ! Remarque, justement côté temps, ce que j’aperçois par ma fenêtre en ce temps présent, ne m’incite guère à me lancer dans des tâches domestiques, genre taillage de haie ou tonte de l’herbe (je n’ose pas dire « le gazon » vu l’état dudit !). J’aurais donc plutôt du temps à priori. Mais par quel bout commencer ? Ben tiens, par la fin, pourquoi pas ? Mais en trois coups les gros, hein, parce que si tu veux que je te raconte le reste il faut pas que le récit d’une simple « Rando Verte » à Parigny-les Vaux, à laquelle tu as peut-être, de plus, participé, épuise toute mon énergie narrative ! Faut en garder pour les épisodes précédents qui viendront … après ! Quoi, je suis dur à suivre ! Ben v’là aut’chose’. C’est clair pourtant, non ? Alors relis depuis le début !
Donc dimanche, à peine débarqué de l’Auvergne où j’ai bien sûr posé les crampons (et quels crampons, tu verras !) pour une « Sancy Verte » dans laquelle m’ont entraîné des tout fous (tu liras ça, mais dans un moment, t’impatiente pas !), à peine débarqué, donc, que je n’ai pas même eu un instant pour lire mon courrier, juste pour voir quelques z’impatients lecteurs, voilà que je me retrouve à Parigny-les-Vaux pour les « Randos Vertes » qui marquent chaque année la reprise, et permettent de tester la forme de fin d’été. C’est d’ailleurs un bon test : la région de Parigny, Chaulgnes, St Aubin des Forges est vallonnée et le grand circuit qui tourne toujours autour de 45 km est souvent exigeant. Par ailleurs, les passages en forêt et la variété des chemins en font une des plus belles randos de la région. Et puis les gars du VTT Nivernais sont top au niveau organisation et sympas, ce qui ne gâche rien.Et puis j’aime bien l’esprit de leur assos’. Bon, et bien, il fait juste un peu frisquet, mais sans trop, et le soleil semble vouloir être de la partie : super ! Côté participants ça tourne autour de 500 avec quelques marcheurs, 3 Frapadingues seulement, quelques têtes connues… Je suis avec Anne et son Actif-Michel, je n’aperçois pas l’ami « Tac » qui m’avait laissé un mail sympa pour me proposer de la compagnie si je roulais seul. Enfin, mon Frangin François se joint à nous. Il organise dans 15 jours la « Germignoise » à Germigny-sur-Loire (évidemment !) et je te prie bien de noter ce rendez-vous INDISPENSABLE ! Suis bien content de rouler avec lui, ce n’est pas souvent. Il a un vélo un peu basique, mais c’est vrai qu’il ne roule pas beaucoup. Un peu, cet été…mais dans les Pyrénées, remarque …Bon espérons quand même que l’on n’attaque pas trop dur au départ comme c’est déjà arrivé ! On a tort de s’inquiéter: cette année, la boucle va nous emmener assez loin, jusqu’à Murlin, là-bas entre la Charité et Prémery, et, du coup, on aura surtout des montées assez douces. Comme le sol a eu la bonne idée de sécher dans la semaine, on ne rencontre pas de boue : quelques passages un peu gras, et encore, et des flaques que l’on contourne en général assez facilement. On roule sans forcer et ce n’est pas mal comme ça. D’ailleurs certains passages sont assez techniques, genre single dans les racines dominant un fossé : tu serres un peu les fesses car on risquerait bien facilement la dégringolade en contrebas ! Ouf, une allée forestière... où sont Anne et Michel ? Les Frapadingues qui passent nous renseignent : crevaison ! Patientons en jouant les infirmiers auprès d’une vététiste qui s’est un peu ouvert le mollet… Les « Castors Furieux » de Pouilly passent aussi, la crevaison semble longue à réparer et pas possible de revenir en arrière : le sentier est trop étroit, délicat et peuplé ! Ils arrivent au bout d’un bon moment : crevaison difficile + chute de Michel à cause d’un vététiste indélicat + engueulade avec icelui= une demi-heure = bobo pour Michel. Cela dit, le reste se fait tranquillement, sans avoir l’impression de forcer, c’est bien sympa. En revenant vers Parigny, je me dis que le relief, de ce côté-là, risque d’être un peu plus accentué. Les grimpettes en fin de rando, ça pourrait faire mal. Et ça ne manque pas ! En fait de grimpette, c’est une descente assez raide et surtout technique qui fait mal... au frangin dont j’aperçois le casque qui reste immobile dans la verdure : chute ! Bobo à l’épaule mais il peut continuer. Le frangin, une descente, ça ne l’effraie pas, mais il n’a pas vraiment le vélo pour, alors…et puis, en fait, sa roue avant est en train de se dégonfler, ça n’aide pas. D’ailleurs, il restera en rade un peu plus loin…juste au pied d’un raidillon (j’avais bien prévu !) que j’avais déjà monté limite et que je me payerai une deuxième fois (et sur le vélo !), parce que bien sûr, je suis revenu en arrière lui prêter main-forte. On a pris cette fois pas mal de retard et Anne et Michel sont partis sans attendre parce que tenus par un rendez-vous. On finit assez cool : d’abord parce que la fin est un peu plus bosselée et puis le François, il est un peu juste sur la distance, même s’il a du mérite, le frangin, parce que quand je vois sa cassette ! Il est obligé de tirer de sacrés développements dans les côtes ! Moi j’ai l’impression d’avoir plutôt fait une promenade, mais bon, faudrait peut-être pas gratter trop… Reste que mes grimpettes de l’été ont peut-être été bénéfiques. Malgré le retard on fait un court arrêt au point de vue (signalé par Jean-Baptiste !) sur le « Lac bleu », en fait, semble-t-il, le trou d’une ancienne carrière (de quoi ?) rempli d’une eau effectivement bleue et au centre de laquelle se dresse une étrange tour, comme une pile de pont, en pierre… reste de quoi ? Pas mal ce côté touristique, bien dans l’esprit « VTT Nivernais ». Traditionnelle arrivée en descente (ça c’est toujours agréable !) sur Parigny. Rarement arrivé si tard à une rando ! Les portables chauffent pour donner des nouvelles. Mais il reste des voitures sur le pré-parking et nous sommes loin d’être les derniers ! Les autres, ils cassent la graine en route ? Au final une belle matinée, un superbe circuit (43 km et 540m de +) une belle organisation, des ravitos soignés (avec un cadre *** pour le dernier !). La semaine prochaine : la « Sauvignoise », 2ème grand rendez-vous nivernais de septembre. Les gens du nord iront sans doute aux « Chouquettes » à Amilly…sympa aussi et… un peu plus plat …mais, à propos de plat, ils auront les fameuses chouquettes, attention aux bourrelets !… Même si le temps n’est plus aux maillots de bains et… que vous ne paraîtrez de toute façon pas dans « Match » ! |
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| Présentation |  Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!
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| commentaire(s) | Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)L'hécatombe con... Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)Bravo et merci j... |
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