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Chronique VTT
mardi 24 mars 2009, a 08:44
Donzy : « Les Châteaux de la Gloire »
 

 

Mais c'est quoi ce titre ??? Hein ? N'importe quoi !.. Oui, oui, je sais... et alors ? Ça sonne non ? Et puis, les châteaux, t'es d'accord ? Bon, et puis la « gloire » au lieu de la « Loire »… allons, le Pilou, il est pas glorieux, dans ses réalisations ? Et puis il y avait du populo à sa rando de l'école, hein ? Alors, chipote pas, laisse-moi mon délire…

 

C'est vrai que le Pilou, il s'est piqué au jeu et que, depuis qu'il nous a fait un ravito dans la cour centrale (carrément !) de l'énorme forteresse de La Motte-Josserand, il y a quelques années, il a tenu la gageure (c'est mieux que « challenge », non ? Enfin, tu choisis, raye le mot qui ne te plaît pas), le défi, donc aussi si tu veux, de nous accueillir au ravito dans un château de la région. Faut le faire ! Et, tout en étant du coin, je ne pensais pas qu'il y aurait autant de possibilités ! Car chaque année il nous a trouvé un nouveau castel ! Attends, je réfléchis… La « Motte-Josserand » à Perroy, le château des Granges à Suilly-la-Tour, un petit manoir près de Vielmanay (d'où le nom peut-être ?) et cette année Villiers… Eh, Pilou, et le château de Couloutre ? Je le veux, celui-là ! C'est le mien, là où ce que j'allais chercher le lait avec ma laitière en alu, à pied, le soir. Tu sais, la laitière pleine de lait que l'on faisait tournoyer au bout du bras, pour impressionner la copine qui venait faire le trajet avec toi, à la tombée de la nuit… Le château, je devrais dire LES châteaux, car il y a l'ancien, devenu ferme, et le plus récent, entouré de douves…Tu comprends qu'il me faut revenir là-bas ! On n'en était pas loin cette année…

 

En tout cas, ce dimanche matin, on est tous fidèles au rendez-vous, malgré la rando de Tracy, venue se greffer bêtement sur le même jour. Tu parles qu'on se régale déjà : on connaît la qualité des tracés du Pilou :  il va y avoir LE château du jour, donc, et puis, SURTOUT, il fait beau, mon vieux, mais beau ! Un soleil qui, depuis plusieurs jours, doit avoir séché les chemins, ça va être la première vraie rando sèche de l'année. Justement, en arrivant au-dessus de Donzy, tout à l'heure, le soleil passait l'horizon et éclairait en un contre-jour d'école (forcément !), la brume bleue qui baignait la vallée du Nohain et d'où émergeait la silhouette de la vénérable tour de l'ancien prieuré de Donzy-le-Pré. Un choc esthétique, je te dis. Et il y en a qui se demandent ce qui nous pousse à nous lever si tôt !…

Par contre il ne fait pas chaud ; on annonçait des moins six, voire plus, à Nevers ce matin et je confirme un moins deux ici, moins glacial mais quand même. Du coup c'est hétéroclite dans les tenues : dans les gars qui se préparent, ça va du cuissard court et presque T-shirt à la veste thermique et sur-chaussures, mitaines et gants fourrés, il y a de tout. C'est vrai que l'on se dit que, en fin de matinée, avec quelques grimpettes en plus, il va faire bon sous les maillots mais en attendant… J'enfile-t-y la veste ? Ou ben le maillot ?… Un rayon de soleil qui passe les toitures me décide : pas de veste.

Bon, tour d'horizon : Actif-Michel et Anne sont là-bas, j'ai vu passer Maurice et Christian et l'ECC est complétée par Michel-Léopold, qui vient d'arriver. Se pointent aussi les Frapadingues en force et même Stéphane.Pas de Gien-Relax : trop loin pour eux ? Et puis ils ont leur « TransCoralie » en interne. Ils nous enverront peut-être des cartes postales de la Coralie ?

Cour de l'école, inscriptions, salut à Maître Pilou et coup d'œil avec lui à la carte, comme on ferait au resto, en somme, c'est quoi le plat du jour ?…Il a même affiché l'adresse de ce blog ! Salut à toi qui, grâce à ça, viens lire mes délires !

Plus de quarante bornes, même si on a la promesse d'un sol sec, mieux vaut ne pas pater : en route ! On est un bon groupe, auquel s'est joint Pascal, un ancien de Veaugues (ça fait cinq maillots verts, on s'y croirait !) et un sien copain. On quitte Donzy par un petit chemin sympa qui s'élève vers le nord, jolie vue. Passage dans la cour d'un gros domaine, (le Pilou a l'art d'obtenir des autorisations !) et l'on se lance à travers la campagne, direction Perroy, en gros. On se dit que tout cela, on connaît, entre les randos de Pilou et celles de l'ES Donzy, on est souvent passé par ici. Pourtant on prend soudain un petit chemin bordé de broussailles, un sol sec et caillouteux comme dans le midi, miam ! On passe entre deux hauts talus, un pont au-dessus : mais c'est le passage de l'ancienne voie ferrée ! Ce n'est pas très long, mais c'est génial ! Après ce petit crochet qui valait le coup, on reprend notre cap initial et, en débouchant d'un bosquet, on se prend en pleine poire la vue sur les grosses tours et les lourdes murailles de la Motte-Josserand. Simple passage, sans arrêt particulier cette fois, et l'on s'éloigne par le joli chemin montant dans le petit bois en face et qui file sur Perroy. Au delà, on retrouvera la trace de l'ancienne voie ferrée de Clamecy à Cosne, c'est roulant et ça file…bon train natürlich ! Le chemin traverse de vastes étendues : heureusement que le sol est sec, sinon ça rappellerait douloureusement le retour de la « Décrasseuse ». Mais là, on peut profiter du soleil, de la vue aussi, vers l'arrière où l'on guette les plus gros rouleurs des « Frapadingues » dont on pensait qu'ils ne tarderaient pas à nous rejoindre… Mais on appuie pas mal quand même aussi ! Une petite chapelle entrevue dans la cour d'un gros domaine, auprès duquel on passe.  e cherche à montrer, devant, à mes collègues, les hauteurs de Bouhy, où avait lieu une belle rando la semaine dernière, mais l'horizon est brumeux. Deux hameaux familiers : mais c'est la « Bécasse » et la « Gueule du Four » ! On est au-dessus de mon village, Couloutre, dont le clocher émerge la brume, là-en dessous… On n'en verra pas plus et l'on file vers le domaine de Lativeau où tout le monde reconnaît le chemin que l'on suit pour la Rando des Gâteaux de Riz et de Semoule » de Ménestreau, la traditionnelle sortie de début janvier. On va passer carrément dans le village en question pour escalader, en face, la bosse du Minerai  et s'enfoncer dans le bois du même nom. On grimpe pendant un bon moment, avec le plaisir de retrouver des chemins sympas et l'on débouche presqu'en haut de la côte des Grandes Herbes, une route dont les deux ou trois lacets nous faisaient nous imaginer autrefois, mon frangin et moi, qu'on escaladait un col du Tour de France, au moins. On s'y affrontait, façon Anquetil et Poulidor dans le Puy de Dôme…

Délice d'une petite descente, suivie d'un bon  coup-de-cul, encore et l'on glisse doucement vers Villiers et son château et, donc, le ravito ! Enfin ! C'est vrai que nos estomacs l'ont pas mal attendu  et que les derniers kilomètres en ont été d'autant plus durs.

On profite donc du moment, de l'abri ensoleillé au pied des murailles, près d'une mare pittoresque. On admire les toitures dont on a suivi la réfection, au cours des années précédentes, chaque début janvier. Petite visite dans la cour intérieure pour admirer une tourelle octogonale et une belle arche. Ça a bien l'air d'une authentique ancienne forteresse…

 

Comme nous repartons se pointe Michel-Pieds-nus, et notre groupe se scinde un peu. Avec Michel-Léopold, nous attendons Pieds-Nus qui s'est sustenté juste le temps d'une photo ! Les autres sont partis un peu devant sur le chemin qui suit le talweg d'un vallon bien sympa, en montant, doucement d'abord, puis un peu plus sérieusement dans la forêt. Quelques gymnastiques pour passer dessus, ou dessous, ou autour d'arbres abattus sans doute lors des coups de vent de cet hiver. On a quitté les chemins connus et l'on suit une « Pilou's trail » pur sucre, avec le vrai plaisir de la découverte : jamais passé par ici ! Je me repère vaguement, selon la direction générale et en fonction des routes traversées, mais je me demande quand même où on est exactement. Un chemin légèrement descendant, à l'orée du bois, baigné de soleil. Régal. Fait du bien de le retrouver celui-là, parce qu'en sous-bois, faisait parfois un peu frisquet, malgré un parcours parfois exigeant.

Bon alors, on est où, là en sortant ? Ce hameau… Les Pénissiaux ! J'en connaissais surtout les quelques maisons plus bas, au bord de la route, vers laquelle on descend, pour prendre, juste avant, ce chemin, souventes fois parcouru, qui longe la Talvanne et qui peut mener, direct, à Donzy.

Mais le Pilou nous a encore réservé un dernier épisode : on quitte le val de la Talvanne pour prendre la direction de Cessy-les-Bois. Avec Actif, on regarde autour : ben oui, pour quitter le vallon qu'on vient de prendre, il n'y aura pas d'autre solution que grimper, nécessairement. Justement, on vire à droite et ça s'élève d'un coup. Hue donc ! Michel (Léopold) évoque les grimpettes qui nous attendent en Juillet entre Clermont-Ferrand et Sète, et que j'ai franchies, il y a douze ans : « Ça grimpe comme ça ? »…Ben ouais, mais plus longtemps, mon Michel ! Lui qui bosse depuis une quinzaine sur les réservations aux étapes, faut pas quand même que je le décourage !

 

On traverse encore la forêt dans un coin inconnu. C'est varié, parfois délicat et technique : roins, branches de sapins jonchant le sol (et encore, le Pilou, il s'est coltiné d'en ramasser plein avec ses petites papattes !). Et puis, soudain, on débouche sur les ruines de l'Épau ! Attends, j'ai pas dit l'E.P.O ! Tu fais une fixation, c'est pas possible ! Moi, je suis en plein choc émotionnel, successif à l'arrivée sur ces ruines d'une ancienne abbaye cistercienne, au-dessus de la Talvanne, et toi, tu divagues… C'est vrai que le nom du lieu prêterait (et même prêtre-rait en l'occurrence) à des jeux de mots laids : genre « on a l'Épau d'arriver là », « il ne faut pas vendre l'Épau de l'ours » et j'en passe des bien pires !

Bon ? Je te refais une séquence souvenirs ? Dans mon enfance (te dire s'il y a longtemps !) ces ruines émergeaient à peine de la broussaille, romantiques, tu peux pas plus … Alors tu parles ! Et plus, elles figuraient sur l'étiquette des coulommiers qu'on fabriquait (si ! si !) à la laiterie de Couloutre... Bon j'arrête là... Ben, justement, oui, je m'arrête, je prends le temps de quelques photos, de m'avancer un peu près des vieilles murailles  et de lire  un petit historique que le proprio actuel a sympathiquement disposé près d'un cubi de rafraîchissement, avec un petit mot d'encouragement. Il faut dire que le chemin et le lieu sont privés et ouverts spécialement pour nous aujourd'hui ! Démerde, le Pilou, non ? En tout cas, il m'a fait là un chouette cadeau !

 

On rejoint vite le chemin du bord de Talvanne et l'on  regagne vite Donzy. Quarante-six kilomètres et 500 m de D+  à bonne allure.

On discute de tout ça autour du pot largement offert. Lots à chacun, ça va de la casquette à la sacoche et passant par un tablier des plus seyants pour Actif-Michel (voir son blog:  http://michel120254.skyrock.com/)

Rendez-vous le 5 avril chez les Frapadingues pour la Rando des Beignets à Annay (58). On en reparlera, c'est indispensable. Mais avant ? La semaine prochaine ?  Alors que ces derniers dimanches, il fallait se partager et hésiter entre deux randos (Les Aix et Argent, Bouhy et Henrichemont, Donzy et Tracy) Voilà que le 29 il n'y a rien… Malin !

Enfin, si: les « Castors Furieux » de Pouilly font un circuit pour les Parcours du Cœur au départ de la Maison de la Loire, un petit 21 km, mais on est en terres connues et l'on pourra allonger la sauce sur place. On se dit là-bas ? Ou alors cherche dans ton coin, il y a peut-être aussi un « Parcours du Cœur ». Romain m'a signalé quelque chose au-delà de Bourges, dans l'Indre, mais je n'en sais pas plus ; il y a aussi une rando à St Jean de Braye (45). Loin pour moi, tout ça ( !) Bref, au p'tit bonheur la chance… Bonne semaine !

 

lundi 22 septembre 2008, a 12:21
La Germignoise : une vraie marée (humaine) d’équinoxe !
 

 

De l'influence de la Lune (peut-être) ou du soleil (à coup sûr !) la Germignoise a (encore) battu son record d'affluence, il s'en est fallu d'un rien (9 personnes, tu parles !) pour que le chiffre soit de 700 participants ! T'entends un peu : presque 700 ! et QUE des vététistes, je te dis ! T'imagine derrière ça un énorme club, une machine quasi-pro quoi. Je t'en fous, qui est-ce qui t'organise ça ? Une petite association comme il y a en a dans beaucoup de villages, du genre organisation du concours de belotte, de sorties ici ou là de riffles et de brocante locale. Oui, c'est ça, mais simplement un jour, ils se sont dit : « On pourrait faire une matinée de rando VTT ? »… C'était il y a douze ans et je t'assure qu 'ils étaient contents d'avoir réuni une cinquantaine de vélos. Alors maintenant …La « Grôsse Tête » ? Connaissent pas ! se demandent toujours si ce qu'ils ont fait est bien, si les participants sont contents de ce qu'ils ont préparé, eux, les quasi non spécialistes (ouais, parce que, entre temps, certains se sont un peu équipés et se sont mis à la pratique aussi, ne serait-ce que pour aller voir comment ça se passe ailleurs). Parce que question préparation, ils préparent, je t'assure.Une rando est à peine finie qu'ils sont déjà dans la suivante.

Ce qui est le plus fantastique, c'est le nombre de bénévoles qu'ils fédèrent et tout dans la bonne humeur et la décontraction. C'est peut-être ça aussi leur secret, tout ça reste bon enfant. Ludo (qui n'était pas là aujourd'hui, because fête familiale, mais on a bien pensé à lui, vu qu'en plus on passait quasiment à côté de chez lui), Ludo donc, disait que ce qui lui faisait préférer la Germignoise, c'était l'état d'esprit. On me l'a répété aujourd'hui.

Bon, d'accord, mon Frangin François et ma belle sœur sont deux des chevilles ouvrières de l'affaire, alors évidemment, je manque sans doute d'objectivité…mais tout de même.

Cette année ils ont même réussi à avoir le beau temps, mais l'automne se fait aussi singulièrement sentir ! Ça pince un peu, mon n'veu, en attendant le départ! Beaucoup ont ressorti les vrais gants et l'on aperçoit déjà des cuissards longs, et c'est justifié. C'est vrai que c'est aujourd'hui l'automne (du moins à ce qu'on m'apprenait dans le temps, maintenant l'équinoxe serait le 22, tout change ma bonne dame !). À propos d'équinoxe, c'est une Grande Marée (humaine) qui s'annonce. Va falloir trouver un autre champ pour le parking, bientôt ! Je cherche dans la foultitude des maillots et/ou des têtes connues et j'en trouve malgré tout bien peu. Je connais assez peu les gens du sud nivernais que l'on ne rencontre guère qu'à cette époque de l'année, en gros jusqu'au Rallye des Vignobles. Actif-Michel et Anne sont déjà prêts mais pas de Marsus par exemple, ou pas encore…Les gens de Gien et plus au nord  roulent ailleurs, dommage. Dans la foule soudain, un maillot vert de l'U.M Veaugues, je rêve ? C'est l'ami Pascal, un  ex de la grande époque, qui a ressorti le maillot-collector et … le vélo, d'époque également. Ne roule plus guère, l'ami, et pourtant, on verra plus loin qu'il a encore de beaux restes ! S'il veut bien s ‘y remettre, comme il promet (souvent !)…

On  part juste derrière le gros du troupeau, vers 8 h 30. Chemin des bords de Loire, pas mal pour un départ, c'est large et on peut s'arranger pour attaquer la partie single sinueux hors du troupeau. C'est pittoresque à souhait, mais si la Loire est déjà baignée de soleil, nous, on est à l'ombre et le bout des doigts qui sort des mitaines souffre comme en plein hiver. On atteint La Marche  et on monte (la Marche, évidemment !) : on attaque la première côte et rapidement la deuxième.C'est bien venu car ça réchauffe mais dans l'envie d'en profiter, j'ai peut-être été un peu vite  et le souffle est court, en haut. Baste ! C'est l'occasion de profiter d'un panorama de 180° au moins. Rapide descente puis traversée de grands champs en légère montée. Un peu rasoir mais bon, il faut en passer par là. Ravito au Grand Soury et on se lance vers Chaulgnes avec appétit (ben et le ravito alors ?) car on sait que cette partie-là sera intéressante. On évitera totalement cette année la Forêt de Bertranges pour parcourir cette région bocagée et doucement vallonnée entre Raveau et Pougues (en gros). Petites montées, passages dans quelques sous-bois (quand même), prés et bosquets. Il fait bon, on ne se bouscule pas car les chemins permettent de dépasser assez facilement, c'est assez roulant sans être jamais ennuyeux et surtout, le sol est sec, un vrai régal ! Tiens à propos de régal : après Chaulgnes on s'enquille deux petites descentes dans un single en gouttière …mmmm !!!

Je stoppe un instant et tente ensuite de rejoindre Actif-Michel. J'ai perdu, quoi, une minute ? mais impossible de le rejoindre ! ‘le fait exprès, le chameau, d'appuyer comme un sourd sur les pédales ou quoi ? En même temps je me dis de ne pas trop me dépenser car, après le ravito de Pougues, la boucle des 45 km pourrait bien nous réserver quelques passages un peu costauds… Je rallie donc le ravito, dans le parc thermal, juste à côté du gracieux pavillon des sources, cadre magnifique. De Michel, point ! Ben, mince alors ? Il arrive pendant que j'échange quelques mots avec Pilou. Il a raté une bifurcation. Tu parles que je pouvais bien m'employer à tenter de le rattraper !  Ça me rappelle, en juillet, au Trèfle de Châtillon/Loire (va voir un peu plus haut).

Tiens ? Un tacheté ! c'est Tom des « Frapadingues », qui nous apprend qu'ils sont une belle brochette de six participants. Bien, ça, ils n'ont pas raté le rendez-vous. Du coup on les attend un instant pour les saluer. Et puis on attaque le tour du Mont Givre. Car c'est en gros de ça qu'il s'agit. Une nouveauté et une découverte aussi, bien agréable. Comme de juste on a droit à deux ou trois petits « coups de cul », avec, même, le choix entre un passage « très difficile » ou sa variante « très difficile » (selon le panneau des organisateurs). Alors, nous, pas dégonflés, on prend le plus « très difficile » (qu'il nous semble).  Priez (c'est le nom du patelin pas une injonction !) puis Foncelin. Une belle montée puis, logique, une longue descente roulante vers Garchizy. On regagne les bords de Loire sur le bitume, ça sent l'écurie et, façon « final, on brûle ce qui reste », sur la plaque, on ne respecte pas trop le code de la route et la vitesse limitée à 30. Crochet à droite sur un chemin, puis nouveau crochet qui découvre, quoi ? Une côte bien coquette ! Nous fourguer ça alors qu'on pensait en avoir fini ! Il me semble entendre rigoler le Dominique qui a tracé le passage ! Après quelques protestations, on passe du grand plateau au tout petit, et puis on s'avale la côte quand même. Paraît même qu'il y en a une autre un peu plus loin (comme quoi on a encore du souffle, tout en grimpant, pour échanger avec les autres participants !). Effectivement, là-bas c'est un peu la cohue dans la montée où tous les circuits se retrouvent avant l'arrivée. Cette-fois on est au bout : encore un virage et… mais c'est quoi ça ? On nous oriente vers un champ ! Quelques zigzags descendants à travers un « pailleri » (c'est comme ça qu'on appelait les champs après la moisson, dans mon enfance. Question orthographe, je ne garantis rien…). Amusant comme tout, on trouve le moyen de s'y tirer la bourre pour le final sous le grand portique gonflable.

Z'on fait les choses bien pour l'accueil : chacun est attendu par deux ou trois personnes, cadeau, bise … enfin moi, du moins, j'ai la bise, vu que c'est ma Martine qui fait l'accueil !

Bonne moyenne, +555m, et grande satisfaction d'une belle balade. Dans la cour, sur le parking, sur l'aire d'accueil, il y a du populo ! Il fait bon au soleil de midi. On profite du pot-sandwich (à discrétion !) et il a file d'attente pour les crêpes…Bref on s'éternise volontiers et franchement, l'impression qui se dégage est que chacun profite du moment et s'éternise un peu plus que d'habitude. C'est enfin l'occasion de saluer davantage de monde et d'échanger ses impressions de la matinée, de prolonger un peu la magie. Pour ma part je passe côté organisateurs pour la suite : casse-dalle en commun sur place puis démontage et rangement, le tout dans une belle ambiance. L'occasion de réaliser un peu plus ce que représente la préparation et la réalisation d'une telle manifestation. Et ceci est sans doute valable, à un degré ou un autre, pour tous ceux qui se lancent là-dedans. De quoi avoir un peu recul et de relativiser quand on se rend compte, ici ou là lors de nos sorties, qu'il y a un truc pou un autre qui pèche.

 

Voilà, c'est pas tout ça, mais je repars quelques jours. Je vous laisse sur place avec les « Virades de l'espoir » dimanche prochain. Il y a des randos VTT à Bonny sur Loire et à Nevoy (près de Gien), l'occasion de se retrouver sur le site qui a connu les randos de la « Fun-Bike », une autre époque…Et puis l'autre semaine il y a aura le « Défi des Birettes », belle organisation aussi, à Vailly sur Sauldre (Cher), attention ! C'est le samedi !

lundi 08 septembre 2008, a 12:25
Pas de Piranhas à Parigny
 


Le titre, c'est vraiment n'importe quoi aujourd'hui ! Mais, bon, ça m'amuse…

 

Sacrée rando hier, donc à Parigny les Vaux. Les « Randos Vertes » des amis du VTT nivernais, c'est toujours un truc superbe, pas de la rando de gamin en général, c'est plutôt du physique et on n'arrive jamais au bout, frais comme une rose … (normal, c'est « Parigny les Vaux », pas « Parigny  la Rose » (près de Varzy), oh qu'il est drôle, ce matin, décidément !)

Comme en plus le cadre est agréable et les circuits super bien choisis, c'est un rendez-vous incontournable, comme on dit (trop).

D'accord il a bien plu ces derniers jours, et surtout la veille, et on sait bien ce que ça signifiera au niveau des chemins, malgré l'abri de la forêt…de plus il fait bien frisquet sur le pré-parking près de la salle des fêtes où l'on se retrouve. Je suis garé juste à côte de Ludo et l'on discute un peu en choisissant la tenue adéquate : j'opte pour les manchettes (déjà !) et le plastique est roulé dans le sac. J'ai encore les mitaines et le cuissard court heureusement ! C'est vers huit heures et demie que, décidément, le flot des participants arrive. Je prends un café (car ici, on en a un, pas comme à Sauvigny) en attendant qu'Actif-Michel et Anne soient prêts et en saluant quelques Frapadingues, enfin : pas de Francis mais il y a Tom, le Pharmaton, et Franck, qui, paraît-il, étaient aussi à Sauvigny mais qu'on n'a pas vus dans la foule. Le René doit déjà être sur les chemins, c'est un matinal : on ne verra de lui que son 4 X 4 ! Michel de St Martin a renoncé, face à l'éloignement, et roule sur l'Etang du Puits. D'autres seront aux 8 h de Verdigny…

François, mon frangin germignois, vient d'arriver aussi et il se joint  à nous trois pour démarrer sur le raidillon qui s'élève tout de suite au-dessus du village. On a dû faire cent mètres de bitume c'est tout  (et n'on n'en fera jamais plus tout au long de la rando !): il n'y a pas de phase d'approche, d'échauffement ou tout ce que tu voudras, ici. Et aujourd'hui en particulier, on est directement dans le bain : on grimpe déjà dans la forêt. Et comme, en plus, on est à l'heure de pointe, tu vois le plan. Pas très facile. Pourtant, pour le moment, les chemins sont assez corrects ; d'accord c'est un peu humide, il faut se cramponner parfois, faire attention aux cailloux glissants et aux racines, on rencontre quelques gués, mais la boue n'est pas trop présente. Pas de quoi s'ennuyer toutefois : ici  c'est vallonné, on le sait et on se régale de montées pas trop exigeantes et de descentes, où, toutefois, on hésite à se lâcher (et surtout à lâcher les freins), vu l'humidité du terrain : la roue avant a parfois bien du mal à accrocher, attention ! Bon, on ne fait pas non plus de débauche d'énergie : on est parti pour un bout de chemin et l'on se rend compte que, même si on n'a pas à appuyer comme des malades sur les pédales, rien que d'être tout le temps vigilant pour éviter une glissade, pour rattraper une roue qui s'écarte, pour se sortir d'un trou boueux, fait que l'on n'a aucun moment de relâchement  et que les muscles sont tendus. Sans que l'on traîne, on ne peut pas dire qu'on n'avance très vite, le terrain ne s'y prête guère : les singles, c'est bougrement sympa et tous les vététistes adorent, mais ce n'est pas très rapide et l'on ne roule quasiment que là-dessus. C'est évidemment chouette… Des chiens qui hurlent annoncent la maison forestière de la « Grande Mare » et son chenil. C'est le point de ravito habituel : un peu effrayant quand même cette meute magnifique. Euh…le ravito, c'est pour nous ? Pas nous pour les chiens ? On est un peu surpris d'y être déjà, ce n'est pas qu'on n'en ait pas besoin, mais on n'a fait encore que 10 km ! On n'ose pas regarder la moyenne et puis…Il en reste un bout, dis donc !

Bah, on a fait le gros du dénivelé, d'après la carte, et l'on devrait rouler mieux maintenant.

À la bifurcation, toutefois, Anne et François, optent pour le circuit de 35 km. C'est vrai que la matinée est déjà un peu avancée et qu'ils ont peur d'être un peu justes sur le grand circuit. Michel me suit : on doit faire une boucle supplémentaire d'une bonne vingtaine de kilomètres qui tourne autour du « Rond de la Réserve », non loin des Bois de Raveau. On n'aura pas de gros dénivelé, ça devrait aller… Qu'on se dit…

Pour la première partie, c'est O.K. On suit des singles qui tabassent un max (heureusement que la plupart sont en légère descente). Ça chahute un brin le vélo ! Si tu n'as pas de tout-mou là-dessus ça doit être l'enfer. Donc, passages plutôt amusants. Mais la suite devient galère avec des secteurs boueux comme aux pires moments du cœur de l'hiver. J'ai toujours mes gros pneus de caillasse (2.3 quand même !) et je t'assure que c'est pas le pied sur ce terrain, sauf quand, justement, pour éviter un coin glissant, tu optes pour les cailloux juste à côté . Reste que je suis obligé, souventes fois (tiens, j'aime bien cette expression, « souventes fois » c'est pas très courant et un brin désuet, mais je connais un gars qui en parsème son discours, pourtant), donc, souventes fois, je disais, je suis obligé de prendre un bout de bois pour dégager le pneu arrière qui frotte sur les bases. Quel dommage, cette boue ! Parce que, sinon, qu'est ce qu'on se serait régalés ! Les gars ont trouvé des passages incroyables : parfois, on a l'impression que ce sont les VTT qui ont frayé la trace. Il y a même des trucs déments comme ce sentier où l'on est en équilibre au-dessus d'un profond fossé rempli d'eau, ou cet autre que l'on essaie de suivre, entre les arbres les racines et les cailloux, le long d'une très haute clôture électrique, destinée à arrêter les cerfs, et qui, selon ce que nous dira le Jacky de l'organisation, est directement reliée au secteur !!! Tu crois ça possible, toi ? J'entends : autorisé ? Toujours est-il que le petit « tic, tic » que l'on entend en passant le long nous avertit : y' a volt !!!

D'autres coins sont plus sereins comme les fontaines auprès desquelles ont passe, et qui inciteraient à la flânerie ou au pique-nique… s'il faisait meilleur ! Mais de flânerie, point, car on n'est guère en avance, quant au pique-nique, il faut d'abord que l'on rallie de nouveau la « Grande Mare » et ça ne semble pas encore pour tout de suite. Un ou deux passages sur une allée forestière empierrée et bien roulante permettent quand même de rehausser une moyenne bien anémique. On a même droit à une superbe, large et longue descente, bien franche, que l'on dévale à fond… ça dépatte les pneus, j'te dis !

On rencontre quand même d'autres aventuriers, comme Stéphane, un familier du blog. On réussit à discuter un peu malgré les aléas du chemin… N'oublie pas de me rappeler les références du bouquin dont tu m'as parlé : « Envie de vélo », le titre, je crois ?

Enfin , à force d'à force, on retrouve le point de ravito : on retrouve aussi quelques autres rescapés : on avait l'impression, depuis qu'on était parti sur cette boucle, d'être tout seuls sur le circuit ! En plus il est midi, dis donc, c'est le déjeuner !

On ne traîne pas trop : il faut tâcher de rentrer sans trop tarder ; heureusement le retour est plus facile. Humide bien sûr, mais pas trop, et la boue se limite à quelques grosses flaques. Côté gambettes, ça commence un peu à être endolori et Michel, qui a bien tenu le coup jusqu'ici, commence à redouter les crampes. On retrouve des coins déjà connus : après les hauts de Chaulgnes, on sent l'écurie. Je double un gars qui pousse son vélo : « Eh, Tac, qu'est-ce qui t'arrive ? » Un pneu éclaté. Pas tellement étonnant vu le nombre de petits bouts de souches qu'on a vus, de silex aussi. Je descends (belle descente encore, un miel !), jusqu'au hameau de Pinay où je retrouve les collègues de Tac qui cherchent à organiser un moyen de le récupérer. Mais… sur la carte qu'on nous a fournie, il y a bien un numéro de téléphone ? Je laisse la carte en question aux rescapés et je continue. L'arrivée ne doit pas être loin. Quoi ? un ravito ? En fait il s'agit d'une sorte de promotion-dégustation chez un viticulteur des coteaux charitois. Je goûterais bien mais…Bien m'en prend car, juste après, on a droit à un premier petit raidillon, suivi d'un autre plus long qui casserait bien le moral et les pattes si on ne savait pas qu'en fait, il conduit au début d'un long final descendant qui ramène en toboggan sur Parigny et où l'on se régale toujours. J'ai laissé Michel un peu derrière et l'on se retrouve au lavage (un seul robinet un peu anémique ! Sûr, ce n'est pas la lance à incendie que l'on sort à Neuvy-sur-loire !). Il n'y a pas trop affluence heureusement. Voyons le bilan ? 48 km, normal, et 620 m de dénivelé. On a envie de dire : « seulement ? » tant il nous semble avoir dépensé d'énergie. La semaine dernière nous avait semblé moins physique et pourtant on avait grimpé davantage.

Petit tour à l'accueil pour un rapide pot et récupérer… un T-Shirt ! Encore !

 

La semaine prochaine, rien sur le calendrier : va falloir vous regrouper. Moi je serai en Auvergne, j'y trouverai peut-être quelque chose. En tout cas rendez-vous le 21 Septembre à la GERMIGNOISE : ne pas rater !!!! Renseignements :06 81 21 47 22 ou 03 86 68 86 74

lundi 26 mai 2008, a 15:03
Quand on se fait Ciez…
 

 

T'inquiète pour le titre, fallait bien la faire, et puis, rendons à César ce qui appartient à Jules : Michel de St Martin en est l'auteur (involontaire ?).

 

Donc, voilà deux dimanches de suite, où l'on roule sur des randos organisées pour la première fois. Dimanche dernier, c'était le cas à Bué  où le comité des fêtes local avait pris l'initiative de cette très belle rando, et, cette semaine, à Ciez, c'était le tour des écoles de Ciez-Perroy-Couloutre (un regroupement pédagogique) de se lancer dans l'aventure nouvelle de ce type d'organisation, histoire de trouver quelques fonds pour les écoles, incitées dans leur démarche par l'exemple de Pilou et de l'école de Donzy.

Évidemment, ce genre de première fois, on a envie que ça marche pour que ça n'en reste pas là. Or les vététistes s'étaient mobilisés moyen, je trouve. C'est vrai qu'on nous avait tellement annoncé la flotte et les orages qu'il y avait de quoi faire peur, même si le samedi qui devait se passer sous les trombes d'eau n'avait été qu'à peine humide. D'ailleurs, ce dimanche matin, il pleuvaillait quelques gouttes, sans plus. Enfin bon, il y avait y peut-être de quoi faire peur à quelques-uns… Et puis, il y avait aussi la fête des mères…

Bref, on a de quoi se garer dans la cour de l'école quand on arrive et, ma foi, on est quand même une bonne petite bande. Quelques têtes connues et puis les « Frapadingues » qui forment le seul club vraiment constitué à être dignement représenté, même si, de leur côté, il en manque aussi à l'appel.

Accueil sympa, carte détaillée pour tout le monde : une palette de circuits plutôt bien composée, avec une boucle centrale  entre Ciez et Bouhy et deux extensions, une sur le plat, en direction de Donzy et l'autre qui moissonne les courbes de niveau jusqu'à Bouhy. Eh…c'est pas Sancerre, mais on va avoir de quoi s'amuser ! C'est vrai que Ciez, on pense : campagne plate, mais c'est idiot : le village est adossé aux premières collines qui vont vers Bouhy qui est quand même le point culminant de tout le nord de la Nièvre, ah mais !!!

 

On n'a pas trop traîné et il est à peine huit heures et demie quand je  démarre avec cinq ou six marsus. On s'engage sur des chemins entre les champs : c'est plat, voire légèrement descendant et sous l'impulsion de Thom' « L'artiste », l'allure est vite soutenue : d'accord, la tondeuse n'est pas passée et l'on roule le plus souvent dans l'herbe haute, mouillée, bien entendu, ce qui fait qu'on a vite les pieds « mous » comme on dit dans le coin et qu'on fait parfois de petites haltes pour dégager dérailleurs et pédales de l'herbe qui s'y coince. C'est aussi l'occasion de se regrouper. Faut dire que, parfois, on s'engage carrément à travers champs, qu'on « fait la trace ». Amusant. Alors que l'on aperçoit la masse des toitures du château de la Motte-Josserand (eh oui, on s'est approché Perroy donc pas loin de Donzy), on  tourne carrément bride pour revenir vers le Nord. Deux ou trois fois, on s'engage dans des traces improbables, pas toujours faciles, l'occasion pour le « Tian » de faire le spectacle avec une chute-roulé boulé en sous-bois. C'est d'ailleurs là que l'on sort la carte une première fois : c'est-y à travers les broussailles, vers chemin en contrebas ou pas ? On retrouve le fléchage et on longe, toujours à couvert, un curieux ruisseau qui s'étale sous les branchages (comme le « Tian » tout à l'heure). Finalement, on rejoint, en débouchant sur la route, un trio qui nous précédait depuis tout à l'heure. Derechef, on a sorti la carte…  Fléchage déplacé ? On se retrouve sans Pb et l'on repart en discutant un brin avec eux. Sont venus à Ciez  en ayant visité ce blog ! Sympa de savoir que ça ait pu servir de pool de renseignements. Eh ! les visiteurs de tout poil, laissez donc un p'tit message ! C'est pas difficile à faire et puis ça crée des liens, c'est un petit salut. N'hésitez pas !

 

On est revenu à hauteur de Ciez et, justement, en parlant de hauteur, le parcours en prend (de la hauteur, bien sûr, tu me suis ou pas ?). On attaque la partie centrale du parcours, et, du coup ça commence à grimper. J'ai peut-être eu tort de vouloir suivre le Thom' qui roulait depuis le début, je vais grimper comment aujourd'hui? On coupe de la courbe de niveau par paquets, mais ça se fait. Bon, on verra. Je reconnais un peu le coin, il fut un temps où, entre Ciez et Bouhy, j'avais pas mal de famille. Tiens, on passe à Panloup… « L' Père Dupanloup sur son vélo, L' Père Dupanloup sur son vélo… pom pom pom pom… » Y'en a encore qui connaissent la complainte de cet ecclésiastique si bien constitué ? Des bouts de descentes (parfois sur le bitume hélas) et de nouveau des petites montées, le parcours a singulièrement changé  et est devenu rythmé. Le plat pays, c'est pas ici ! Une bifurcation soudaine  à gauche et c'est le ravito. Un ravito façon « parents d'élèves » : des tartes, des gâteaux, tous plus goûteux les uns que les autres, par contre c'est du sucré, quasi exclusivement… Le traceur nous dit :  « Maintenant, vous abordez la portion difficile ! » Ah bon ? Parce que, avant, c'était de la bricole ? Pourtant on est haut, là, au-dessus de Villesauge, on découvre un chouette panorama, difficile de faire mieux : Sancerre, La Charité-sur-Loire, la Forêt de Bertranges…Difficile de faire plus haut dans le coin … Si ? Ben, on n'a qu'aller carrément à Bouhy, derrière :  il y a le château d'eau et puis le clocher qui nous narguent. Tu vois ce raidillon, tout debout ? On l'a eu pris des fois, en fin de rando de Bouhy en plein hiver, on le sentait bien dans les pattes, tu vas voir. On voit. Depuis un moment, Francis est un peu en retrait et l'on n'est plus que trois: René « Coupe épine », le Thom' « L'artiste », et moi. Des gars qui ne donnent pas leur part au chat quand il s'agit de grimper. Ma fois jusqu'ici, une fois chaud (les vieux diesels, qu'est-ce que tu veux…) j'ai au moins fait jeu égal avec eux. Dans les montées, on est au coude à coude avec René et en descente, c'est plutôt avec Thom' qu'on s'arsouille. Le René y allant plus molo dans ce genre d'exercice. Dame ! Il  a peut-être raison, car l'herbe cache des roins un peu traîtres : tout à l'heure vers le Moulin Blot, ma roue arrière a fait un écart et le Thom' a failli partir en travers aussi, chaud, un peu…On est redescendu ? Et ben, on remonte ! Voilà, c'est pas plus difficile que ça, la colline, on peut nous la faire faire sur toutes ses faces, pas vrai ? Bon on ne se plaint pas, on n'a pas beaucoup de neige aujourd'hui… Quoi ? T'es pas au courant ? Figure-toi qu'on est venu ces trois dernières années faire une rando à Bouhy, une chouette rando, bien nerveuse, qui n'a pas eu lieu cette année mais qu'on espère bien revoir l'an prochain. Et ben, les TROIS fois, on l'a faite dans la neige ! Et pas qu'un peu, mon n'veu! La dernière fois, c'était à ne pas pouvoir avancer ! Eh ben, c'est la première fois qu'on roule ici sans être dans la neige, vrai ou non ? Quoi, on est en mai alors que les autres fois, on était en janvier ? Tu chipotes, je trouve : le fait est, non ? Bon !

Bref à chaque fois qu'on s'enquille une descente, d'abord on sème le René, et puis on se dit :"Ça y est! On revient vers Ciez!", et puis hop, ça part à droite, ça regrimpe (et René nous rejoint). Ça userait ben un peu ce petit jeu, tu vois, d'autant que, tout à l'heure, il y a eu un petit passage humide et herbeux, ça n'a pas aidé. En haut des côtes, je fais des ronds en attendant le Thom' : ça lui permettra tout à l'heure de se foutre de ma moyenne (un peu) inférieure à la sienne, l'ours !

Et puis voilà soudain qu'on se trouve en haut d'une descente rectiligne, sur du dur... un vrai toboggan !… On s'est lancé là-dedans,  Thom' et moi, le vent qu'on a fait à dû arracher les vêtements des marcheurs que nos cris ont fait s'écarter à temps. THE foot ! On arrive en bas (d'ailleurs, oui, on est arrivés à Ciez) hilares et essoufflés de plaisir.  C'était vraiment un chouette accord final pour cette rando. Bon, 34 bornes, on aurait pu se refaire un bout, mais on est tous plus ou moins attendu, et puis on s'est bien dépensé, le final était royal, pourquoi chercher autre chose qui ne pourrait être que moins bien ?

 

Voilà, cette fois-ci on a parfois dû éviter les escargots, dimanche prochain les grenouilles ? C'est en effet la « Ronde des Grenouilles » à Pigny (nord immédiat de Bourges). La seule rando que j'aie connue annulée une fois en cours de route pour cause de… déluge et d'inondation. Espérons que ce ne sera pas le cas ! Il y a aussi quelque chose à St Cyr en Val (Loiret). Sinon quoi ? N'hésitez pas, si vous avez une suggestion ou une info… le blog est ouvert jour et nuit.

lundi 05 mai 2008, a 12:36
Faire la chine à VTT…
 


Deuxième dimanche de super temps ! Il fait y encore meilleur qu'à Imphy et j'arrive à Donzy avec une envie de rouler pas croyable. Pourtant, la veille, j'ai fait un déménagement à Paris qui m'a bien cassé les pattes. L'ascenceur ne fonctionnait qu'à partir de l'étage inférieur, tu vois le genre ! Et puis dans l'autre sens même si ce n'était qu'au deuxième étage, il fallait souvent passer par l'escalier pour aller un peu plus vite. Enfin, juste pour te dire, quoi . Mais j'ai vu, samedi , des mecs rouler à travers les chemins du bois de Vincennes.. Faisaient envie, même si ce n'était que le Bois de Vincennes...


Il y a un monde quand j'arrive!  Rue barrée par une brocante qui occupe la rue du stade (et le reste du centre ville, on le verra plus loin). Par contre, à l'accueil, ce n'est pas la foule je trouve. J'y retrouve bien quelques têtes: Ouzouër sur Trézée a fait le déplacement en nombre mais d'autres se font remarquer par leur absence. Le “Pont du premier Mai” a frappé, sûrement ! L'accueil est sympa, les organisateurs n'étant pas débordés, ils ont le temps de t'expliquer tout bien leur parcours. Outre la carte affichée, on t'en fournit une pour le trajet. Nickel ! Arrivent des Frapadingues, et leur président Francis, que je n'avais pas revu depuis la « Rando des Beignets » et que j'ai plaisir à retrouver. Les aller-retours entre accueil et voiture prennent un peu de temps et Francis et deux autres sont déjà partis quand nous nous mettons en route avec le reste de la  bande . On est cinq ou six à rouler comme ça sur le chemin qui longe la Talvane et qui constitue la voie traditionnelle pour sortir de Donzy vers l'Est. C'est une bonne mise en jambes d'ailleurs, un léger faux-plat assez roulant qui donne déjà quelques indications. Sur le terrain déjà : un peu d'humidité, mais rien de terrible comme on aurait pu craindre après le déluge de mercredi et jeudi ! Côté forme, c'est moyen : j'ai les cannes un peu douloureuses et j'ai même l'impression de sentir un chatouillement annonciateur de crampes dans une jambe. Mauvais ça ! Si ça se confirme je ne ferai pas grand chemin ! Ce serait vraiment dommage car la matinée s'annonce superbe, on a vite tombé les vagues coupe-vent qu'on avait enfilés pour le principe. D'ailleurs, on vient de virer à droite pour s'orienter vers Cessy-les-Bois : les premières côtes s'annoncent. On aborde un secteur que l'on a bien parcouru à l'époque où le club de St Père organisait sa rando de début janvier dans le coin, avant de se rabattre sur Ménestreau. Toute une époque, que mes compagnons de chemin à qui j'en parle n'ont pas connue… Mince ! C'était déjà il y a si longtemps ?


On passe un petit gué à gauche qui me rappelle une bonne grimpette ensuite. Elle tarde à arriver mais elle est bien là. Premiers vrais efforts. Je m'en tire moyen, mais bon, ça va. On plonge sur Paray par la route. Rageant. Bien sûr, je sais que l'on va regrimper de l'autre côté. Là, c'est plus sérieux : un bon coup-de-cul et puis la côte s'adoucit mais n'en finit pas de monter pendant un bon moment. J'ai mieux négocié ce coup là et je finis pas mal. On est maintenant au-dessus de Colméry et cerné par les collines vertes. Qu'est-ce que c'est vert ! Depuis les feuilles toutes neuves jusqu'aux champs, tout  est du même vert tout propre. Il n'y a que les champs de colza en fleur pour couper cette marée verte ! On prend du vert plein la poire ! (Ce qui vaut bien un plein verre de poire, non?) Quand on parle de Rando Verte...

On bascule sur Colméry, en dessous, par la route encore une fois, mais c'est vrai que là il n'y a pas de chemin, et puis ce n'est pas désagréable de descendre ce tronçon que je me suis fait mal à monter dans l'autre sens quelquefois. 

Arrivé en bas on réattaque en face, c'est la règle du jeu dans le coin. On démarre par un “chemin blanc” bien roulant qui nous permet de rejoindre Francis que l'on avait aperçu tout à l'heure. Des vaches nous préviennent “Boue, Boue!” qu'elles font. Z'ont raison: la rampe devant nous n'est pas roulable et tout le monde est à pinces à essayer de grimper dans le gras. Ça ne dure pas et on atteint le haut d'où on découvre un chouette panorama : tous les bois et les hauteurs vers Varzy et, au-delà vers les Vaux d'Yonne et Clamecy. Des coins où il y aurait tant de belles randos possibles. Il  faut dire qu'avec le temps qu'il fait, on a envie d'espace. Je pense à Eric-Œil de Lynx et ses compères qui roulent dans le Luberon en ce moment et puis à Manu, Stéphane, Christophe et David qui se morfalent depuis deux jours “Valence-Gap” et grimpent dur-dur et descendent technique-technique! 

Ben nous, ce n'est pas mal non plus! On s'enquille un petit single tracé à même le sous-bois (je trouve que les organisateurs se sont donné du mal à trouver des passages sympas cette année et sont sortis du truc habituel) et puis on enquille la descente qui nous amène en haut de la belle allée du château de Menou. Superbe. Une montée, un petit single raidillon et on est à Tête-Ronde. Pause ravito boudin, tout c'qui faut! J'adore ce coin de Tête Ronde. J'y viens de temps en temps. À l'automne les hêtres y sont magnifiques (et en ce moment ce n'est pas mal non plus). Tout le monde s'est regroupé et on discute un peu avec Francis: les Frapadingues songent à organiser la “Rando des Beignets” justement en mai, l'an prochain... Si on veut éviter la boue, il faut peut-être en passer par là, évidemment... Petit tour à vélo de la chapelle qui somme la bosse, et on repart. C'est en fini des grimpettes, de la partie “Monts” de cette “Rando des Monts et des Villages”. On a déjà fait quelques villages, continuons. Continuons plutôt d'ailleurs par des châteaux. On a vu celui de Menou, après une longue partie en sous -bois on effleure celui de Villiers, près de Ménestreau, puis on débouche au-dessus de Couloutre et son château aussi, que l'on entrevoit au fond de son vallon. On poursuit à travers bois, ça devient un peu patouillou mais pas trop. On gagne  par le bitume (les autorisations n'ont pas été obtenues dans le secteur) la vallée du Nohain. Ce n'est pas très long, ce sont des bouts de petite route et ce n'est pas désagréable. On profite de la vue sur le château de la Garde, auprès duquel on passe. On n'est pas loin de Perroy que l'on traverse avant de se lancer en direction du château suivant. Et quel! C'est la massive forteresse de la Motte-Josserand où Pilou nous avait  organisé un ravitaillement pour sa rando d'il y a deux ans. En fait, du château, on n'en verra que les toitures car le trajet s'oriente plus directement vers Donzy. Enfin, directement... On fait pas mal de tour et détours, assez sympas d'ailleurs. Depuis un peu avant Tête Ronde j'ai retrouvé une bonne pêche et on est parti devant avec Thom'', Didier et Franck . Thom' a quelques Pb de genou et c'est moi qui suis devant, avec un vrai plaisir à tourner- virer sur les dernières portions qui nous amènent au-dessus de Donzy. On retrouve la cohue de la brocante. On fait quoi? On passe quand même? On essaie. Au pas, en faisant attention (si! si!!), on essaie de se faufiler entre les chineurs. Pas facile. Je reçois un coup de coude malencontreux et me voilà qui tombe sur le côté, de tout mon long ,sur le dos, au milieu d'un étalage. Je crois qu'on rate une photo: tu vois façon “Vieillerie à vendre au milieu d'autres, peut encore servir”... Du coup la dame qui m'a donné le coup de coude et s'apprêtait à grogner a disparu... au milieu d'autres vieilleries aussi! La chine à VTT, pas facile !!!


Bon, c'est pas le tout, comme on dit. C'était une chouette rando. 49 km 16,7km/h et +575m . Vitesse maxi : 53kmm/h , je crois que Thom' a dû faire mieux.Voyons la suite: moi, je vais voir un peu côté grand Sud et , à propos de "pont" je vais passer le viaduc de Millau. Vous qui restez, je vous conseille: Jeudi 8 mai rando à Bannay (18) départ mairie à 14 heures (attention !) . Également la « Rando des Légendes » à St Saulge (58) départ 8h à 9 h, secteur superbe dédié au VTT. Pas d'organisation locale en vue le 11 mai. Retenir déjà le 18 mai : Rando à Bué (18).



lundi 28 avril 2008, a 11:54
Soleil et chaleur : Imphy soit-il !
 

 

Ouahhh ! Il fait beau ! On a sorti le cuissard court, les mitaines, les manches courtes ! Et puis ce soleil et les p'tites fleurs, les p'tites feuilles vertes, comme les chemins doivent être beaux… et secs ! Et puis je n'ai pas roulé depuis deux semaines, je suis en manque ! Alors, avec ses conditions là, j'ai hâte de rallier Imphy pour dévorer la campagne ! (non, j'ai pas dit « brouter la compagne » Manu !). Imphy, c'est sur les mêmes terres que la « Sauvignoise », en gros : de jolis sous-bois, et la campagne nivernaise doucement vallonnée de la région des Amognes : un beau coin de VTT.

 Suis pas trop en avance et je ne sais pas qui je vais retrouver là-bas. Ludo, peut-être ? Mais il doit déjà être parti. En fait, j'arrive en même temps que Didier et Franck des « Frapadingues », on se met donc en route ensemble pour un circuit de 40 km. Le temps de s'extraire de la ville d'Imphy, on guette avidement les premiers chemins : vivement que ça saute et ça danse sur les cailloux !

On va pas être déçus…

C'est vrai que dès que tu roules sur des passages qui ont vu le soleil, c'est un peu ça, on retrouve des sensations estivales, et c‘est un délice, mais…mais en sous-bois, c'est pas les deux trois jours de beau qu'on vient d'avoir qui ont pu faire sécher les tonnes de boues de l'hiver. Alors on a vite fait de rencontrer un passage boueux, un autre impossible et, en fait on se retrouve dans les situations que tu connais, à tirer comme un malade sur la chaîne qui n'en  peut plus, avec un vélo qui s'enlise, se met en travers, se bloque… On met pied à terre (ou plutôt « pied à »boue »),  on contourne quand on peut…Bref, tu connais la galère…

En gros les quinze premiers kilomètres sont assez éprouvants comme ça. Sûr qu'on a tôt fait de tomber le vague coupe-vent et les manchettes qu'on avait enfilés dans le petit vent du début de matinée ! Car, quand même, ce n'est pas la galère totale, loin de là ! Il reste qu'il fait un temps ab-so-lu-ment  superbe ! Une première vraie sortie d'été ! Et puis c'est vrai aussi, comme je te l'ai dit, qu'on trouve des passages secs où les feuilles mortes volent derrière le vélo, des côtes bien franches, sur le caillou, des singles sympas, quelques descentes amusantes (même si on a droit à TROIS descentes sur le bitume, une hérésie !). Les petites feuilles nouvelles, d'un vert tendre, te caressent la tête au passage. À croquer ! (c'est d'ailleurs ce que je ne résiste pas à faire, en bon amateur de salade que je suis !). On trouve même (et cueille !) les premiers brins de muguet… Ce qui fait que, globalement, on est tout de même ravis de rouler. D'ailleurs l'ambiance est bonne et on fait pratiquement toute la rando avec les mêmes collègues, dont un couple en tandem assez sympa. On dépanne deux gars qui ont cassé une chaîne, pas vraiment surprenant dans ces conditions.

En fin de matinée, les jambes commencent à tirer, la débauche d'énergie pour s'extraire de la boue se fait sentir et l'on est bien contents de traverser Sauvigny-les-Bois, signe qu'on approche d'Imphy. Une dernière côte, pour sortir du village (aïe, elle fait mal, celle-là !) et puis on gagne les bords de Loire. Normalement on est au bout et je brûle ce qui me reste d'énergie à emmener Didier sur les deux derniers kilomètres de plat avant l'arrivée (en faisant gaffe car, sur une relance en danseuse, j'ai senti une petite alerte de crampe), ce qui est fatal au pauvre Franck qui venait presque de réussir à nous rejoindre. Pas mécontent de ma sortie, j'avais peur de ne pas être trop en forme après une petite coupure. C'est plutôt O.K.

À l'accueil, on explique au préposé aux boissons que les vététistes aiment bien finir par une boisson d'hommes, genre Kir, au lieu d'un sirop à l'eau et, l'œil malicieux, il réussit à nous dégoter le nécessaire pour ladite boisson. Sympa, je te dis. On reviendra.

 

Bon si tu veux rouler, ces temps-ci, tourne-toi vers Donzy (58). Jeudi 1er mai est aussi le jour de l'Ascension et il y a une méga rando pédestre à partir de 8 h.Habituellement, ils acceptent gentiment les VTT, 43 km départ salle des associations, pas loin du Crédit Agricole.Une rando aussi à Blancafort (18), comme l'an passé, mais vérifie ! Peut-être quelque chose à St Saulge, vérifie aussi.

Et puis dimanche prochain, c'est soit la « Jouettoise verte » à Jouet-sur-l'Aubois (18) en face la Charité-sur-Loire, soit, donc, à Donzy (58) la « Rando des Monts et des Villages » départ du stade. Très chouette habituellement.

Woualà pour aujourd'hui ! Ah, et puis une nouvelle : Actif-Michel et Anne sont remontés sur le vélo ! Si, si ! Z'ont pas pu résister à l'appel du beau temps ! Z'ont bien fait, non ? Bonne nouvelle !

lundi 21 janvier 2008, a 17:19
St Vincent : Neuvy le vineux !
 

 

Pas mal, comme nom de patelin, tu prononces ça sans te rendre compte de quelles syllabes il est composé, pof, comme ça et puis soudain en jouant avec (si j'ose dire en l'occu(l)rrence) tu réalises ce que tu prononces sans t'en rendre compte, c'est un peu comme les initiales de mon village auvergnat : Murat-le-Quaire (= M le Q). Glissons…J'aime bien mon titre quand même (je m'envoie des fleurs moi-même, parce que s'il faut que je compte sur toi …).

Ça fait quelques années qu'à Neuvy,  on se bricole une rando à cette époque-ci. Sans vouloir en faire l'historique, il me semble me rappeler qu'ils avaient fait au début un battage sur le fait qu'ils organisaient une rando pour tous les types de randonnées (pas à ski, quand même, pour ça il aurait mieux valu prévoir ça à Bouhy, voir plus loin) et il en reste un peu quelque chose.  Au fil des ans, ça s'est réduit à une rando pédestre, mais, régulièrement, ils acceptent de nous recevoir. Il est arrivé que le Grand Marsu Jean-Pierre, qui était sur place, se charge de baliser un circuit. Cette année, on avait surtout prévu de se retrouver et, quand on arrive, on est même surpris de trouver un circuit tracé pour nous sur une carte qui nous est distribuée, à charge pour nous de nous débrouiller avec et sans balisage. Ça ressemble à quelque chose fait au dernier moment, à la suite de notre demande de participation. Il est fort peu probable que rien n'ait été déclaré… Ce n'en est pas moins sympa, au contraire.

 

Dans l'affluence des marcheurs, arrivent Francis et ses « Frapadingues », dont Olivier qui, en local de l'étape, connaît bien le secteur. Il faut avouer qu'on a tous parcouru tous ces chemins-là dans un sens ou l'autre, mais de là à s'y retrouver facilement… Michel de St Martin arrive également ainsi que Maurice et Christian, et même Pierre, qui ont fait de nouveau le déplacement depuis ConflAns-sur-Loing, comme la semaine dernière à Ménestreau ! On me dit parfois que je n'ai pas peur de me déplacer, mais eux non plus ! Arrive aussi Claude de Gien-Relax, qui, lui, vient d'Aubigny/Nère, pas la porte à côté non plus. Il est d'ailleurs un peu désappointé, car selon le message du répondeur de Gien-Relax, il devait y avoir une rando spécifique de 40 km…

On est un groupe de treize à partir, avec une grimpette tout de suite derrière chez Jean-Pierre (absent en ce moment, sinon il aurait fallu qu'il paye le café !). Pierre grogne en se disant qu'il aurait mieux fait de rouler en forêt de Montargis ! Mais bon, on restera en dessous les 400m de dénivelé aujourd'hui. Une fois sur le dessus, on suit le chemin prévu sans trop de haltes pour se repérer et avec une seule erreur de parcours, et ce, sur des chemins plutôt corrects. Au cœur du petit peloton, on discute avec l'un ou l'autre dans une ambiance bien sympa. Des cris joyeux devant. Une chute spectaculaire, peut-être ? Non point, ces cris admiratifs saluent le passage de quelque cinq chevreuils surpris par notre approche. On les reverra (les mêmes tu crois ?), un peu plus loin en fin de matinée. On a rejoint la voie romaine, c'est l'épine dorsale de pas mal de randos dans le coin, qu'il s'agisse de la Rando des Pommes ou de celle des Beignets, mais quoi d'anormal à ce qu'une voie romaine soit un grand axe de circulation, après tout. Chacun reconnaît ce passage et en particulier deux gués où les Frapadingues justifient leur nom. Après le passage de celui du « Moulin Perré », on s'attaque à la petite grimpette qui suit, au moment où je réalise que ma roue avant est à plat ! C'était couru d'avance : on est passé près d'une haie fraîchement élaguée ! On répare en songeant à tout le groupe que l'on doit faire poireauter en haut de la côte, puis on poursuit la grimpette pour trouver, à mi-hauteur, un deuxième groupe arrêté : Pierre a perdu sa manivelle droite et Christian est en train de la remmancher à grands coups de cailloux ! Finalement, nous retrouvons tout le groupe en haut où deux « Frapadingues » réparent eux aussi une crevaison : même cause, mêmes effets sans doute mais, finalement, il est plutôt amusant et pratique que tous les pépins mécaniques aient eu lieu ensemble. On descend sur Annay, par la route en évitant un secteur qui ne serait sympa que s'il était sec, et l'on arrive au ravito à la salle des fêtes : c'est la foule ! On y retrouve l'ambiance des origines de cette rando : vélos, marcheurs et canasson réunis (au début il y a même dû y avoir des attelages !). Il faut dire que le ravito est fameux et que le vin chaud en tente plus d'un, dame, c'est la St Vincent, non ?

En repartant, je me rends compte que ma roue arrière est un brin dégonflée…si j'avais regardé avant ! Mais là, tout le monde repart ! Vite quelques coups de pompe, espérons que ça tiendra un peu. On remonte au-dessus d'Annay, plus vers St Vérain, et les sous-bois, où la douceur du temps nous fait presque guetter les premières jonquilles, sont bien moins accueillants. On est souvent sur des chemins parcourus par les motos de l'enduro de Neuvy et ils en ont gardé de fameuses cicatrices : entre deux roins gorgés d'eau, il faut s'employer pour rouler en équilibre sur l'étroite bande  glissante restée libre ! On passe comme on peut. Avec les commentaires et les exclamations des autres, la galère se transforme comme  ça en jeu,  au pays d'Yvette (« Yvette Ornières », bien sûr, selon le jeu de mots du Pharmaton !). Ces arrêts me permettent de regonfler de temps à autres ma roue arrière qui réussira à me mener jusqu'au bout. Tout au long des chemins, le Claude va devant, revient rejoindre les plus attardés et repart devant, à la façon des chiens de randonneurs ;  il nous dépasse aussi, comme une fusée, dans les montées. Ses 40 bornes, sûr, il va les avoir faites ! Sur un bout de route, le voilà qui appuie un peu, entraînant une partie du groupe qui se prend au jeu. Mais il nous parle aussi de ses deux expéditions jusqu'à St Jaques de Compostelle, lui qui a traversé les Alpes en long cet été. Un sacré rouleur !

On approche de Neuvy et il n'est pas possible d'éviter un petit crochet par le parcours de santé (ou ce qu'il en reste), une descente un tout petit peu technique et amusante. Et puis on regagne le point de départ. Comme d'hab', les organisateurs ont carrément sorti le tuyau et la lance à incendie pour le nettoyage des vélos. Le « Pharmaton » est à la manœuvre et, bien sûr, ça part dans tous les sens. Mais, au  fond, ça clôt la matinée dans l'esprit de ce qu'elle a été : sympa et conviviale. J'aime bien aussi ces sorties où l'on partage le plaisir de la rando et où les échanges sont nombreux, formels ou non. Comme le créneau est bon, il faut essayer de faire en sorte que cette rando soit une vraie sortie VTT, et on veillera à donner peut-être un coup de main pour le balisage d'un circuit l'an prochain.  Car quoi, ç'est vrai, à VTT, on  nœud vit queue de belles randos…(oh !…)

À propos de belles randos et de créneau : dimanche prochain aurait dû être celui de la rando de la Chandeleur à Bouhy : une randonnée qu'on avait faite trois années de suite dans la neige, en particulier la dernière fois ! (reporte toi un peu en arrière sur le blog, tu verras !). En soi, c'était déjà de beaux circuits, assez physiques, mais alors sous la neige… Espérons que l'organisateur trouvera de l'aide l'an prochain ! Il faudra se recontacter pour trouver des compagnons de randonnée et attendre la "Rando des Crêpes"  des amis d'Ouzoüer-sur_Trézée pour fêter la Chandeleur !

Oualà los amigos… La semaine prochaine, pas de rando pour moi, je serai au chevet de ma Martine dans un hosto parisien. Roulez bien !

lundi 15 octobre 2007, a 15:53
Un « Rallye » sans râler…
 

Temps frisquet, un léger brouillard au-dessus de la Loire mais, au-dessus, on voit déjà le ciel bleu. Chouette, c’est un vrai matin de « Vignobles ». Si on garde encore le cuissard court, en haut, il fait bon avoir les manchettes, mais Manu a déjà opté pour de longs gants (et de l’onguent, il faudrait bien un peu pour chauffer les cuisses). Car Manu est là et depuis le début de la semaine. Mardi, on s’est d’ailleurs fait un petit tour d’une trentaine de kilomètre du côté de la Chapelotte, un des circuits du « rando book » en Sancerrois, de notre cher ex-président de l’UM Veaugues, Jean-Paul. Une bible, ce rando-book, mais dont l’édition est épuisée, je pense. Dommage… Dommage aussi que le balisage sur le terrain commence singulièrement à disparaître. Revenons aux « Vignobles ».On prend un peu de temps: pour Manu de préparer le vélo, puis de boire un café (parce qu’on sait qu’aux « Z’ignobles » il faut le payer le café du départ, si si !!!), donc bon, il faut le temps de tout ça et puis de descendre au stade dans la fraîcheur et la cohue qu’il y a toujours entre la Place de la Pêcherie et le Stade, où cyclos, vététistes et marcheurs se croisent, se doublent, se rassemblent, tout cela en sus de la circulation habituelle. On recherche les têtes ou plutôt les maillots connus, on s’interpelle, se salue à grands signes et éclats de voix. C’est sans doute l’endroit le plus dangereux du Rallye : attention de ne pas se prendre un cyclo en face ou un marcheur sur le guidon ! Quoique, une marcheuse, encore …Dans la salle d’accueil, je me penche sur la carte pour découvrir et déjà apprécier le tracé des circuits au menu du jour. C’est la foule, là aussi, et il vaut mieux être venu s’inscrire la veille. On a réussi, dans tout ce populo à trouver Stéphane et aussi Christophe : clic-clac photo du départ, on fait souvent ça aux « Vignobles ». J’ai croisé Claude et un ou deux autres de Gien relax, salué et perdu aussitôt Olivier des "Frapadingues". Pas beaucoup de tachetés d’ailleurs… sont peut-être à Lavau, je sais qu’il y en a qui aiment bien. Ou alors ils sont déjà partis.Car il n’est pas de très bonne heure avec tout ça. C’est vrai que c’est sympa et que j’aime bien tourner virer dans la foule de l’accueil, mais on a 58 bornes à se faire, et pas spécialement sur le plat, alors il ne faut pas traîner ! Pas vu Marco, avec qui on avait rendez-vous… par contre je trouve Ludo. On part ensemble et, dans la foule des vélos, Stéphane et Christophe qui sont déjà devant, ratent la bifurcation et partent en direction du pont avec les cyclos ! Du moins, il nous a semblé voir leurs silhouettes disparaître dans le brouillard par là. Ils nous rattraperont sans problème, c’est sûr. Dans le brouillard des bords de Loire, on double d'autres silhouettes fantomatiques, sans pour autant aller trop vite à cause de la fraîcheur qui mord les doigts. Tiens ? « Tac » et sa bande : salut et un brin de causette. On gagne Villechaud sans suivre le chemin de pêcheurs, dommage, puis les bois, où l’on commence à faire des allers venues. Je dis « commence » parce qu’on se rendra compte que, pour faire de la distance sans doute, ce sera le cas deux fois : une autre fois au-dessus de Ménétréol et une autre fois dans les vignes encore au-dessus de Verdigny/ Sury-en-Vaux.Mais bon, je dis ça parce que je connais le secteur, car, finalement, c'est bien un peu toujours le cas, en Forêt de Montargis, de Bertranges ou ailleurs…On est donc sur le premier secteur « plat » : un échauffement salutaire d’ailleurs. Car, une fois à Ménétréol, il va falloir s’employer pour grimper. Je redoute un peu le grand circuit, je ne me suis pas trouvé bien à l’aise ces temps derniers dans les grimpettes, et puis, il ne faudra pas que j’en fasse trop en essayant de suivre Manu par exemple, même s’il m’a déjà accompagné sur tellement de galères !.. Un petit détour par les Braults, puis c’est le franchissement de la Loire alors que le soleil se lève et illumine en un spectacle grandiose les façades de St Thibault et la colline de Sancerre au-dessus. Magique. Faut reconnaître que le coin est beau, ça explique sûrement que tu voies des cars entiers de cyclos (et VTT, je ne sais pas ?) qui viennent au « Rallye » de loin. J’ai repéré des maillots affichant « Fécamp » ou « Le Havre »…Les cyclos sont plus démerdes peut-être, ont un esprit plus grégaire. Le vététiste est plus individualiste, je crois, plus élitiste aussi, malgré le « Roc » et d’autres manifestations de masse. Tiens à propos de « Roc d’Azur », c’est justement en ce moment. J’ai eu au téléphone Michel de St Martin qui a fait le « Roc Noir » hier avec Maurice. Il m’a parlé poussière et cailloux, plage et baigneurs, soleil et 28°, super matos aussi…J’ai eu aussi le Grand Marsu qui se plaît de plus en plus par là…. Bon, nous aussi on a du soleil, à défaut de chaleur, et même des cailloux, par contre la plage de St Satur était déserte quand on a passé le pont tout à l’heure… On roule à trois, Manu, Ludo et moi en direction de Ménétréol. Pas de Stéphane, ni de Christophe. Finalement ils ont peut-être pris la bonne direction au départ. Et hop, on attaque les côtes. Petit développement directo, on connaît le coin. En fait, on monte et descend pour gagner la Ferme de l’Étang, mais on ne trouve le ravito que un peu plus haut, au milieu des vignes. Qui est-ce qui nous y attend ? Le Marco qui est parti bien avant nous et bourrait comme un malade, croyant que nous étions devant. On voit aussi arriver Stéphane et Christophe qui s’étaient effectivement bien plantés au départ. On repart ensemble, sans Ludo que j’ai cherché vainement ; déjà reparti devant ? On attaque plus sérieusement les pentes de l’Orme au Loup, ouhhhh, pardon: où, comme je te l’ai dit plus tôt, (tu te souviens, non, ou tu dors ?) on tourne, vire, descend, monte un moment avant de trouver le trajet classique en lisière de forêt, en haut, pour finir par passer le col (ben, oui, c’en est un !). On se dit que les traceurs ont oublié de nous faire passer dans le bois, à côté, où on trouve une zone trialisante amusante comme tout. Tous les vététistes auraient apprécié ce passage, c’est certain. Mais on se rendra vite compte que le tracé n’emprunte jamais un seul single, dont nous raffolons tous pourtant: que des chemins où un 4 X 4 peut passer… plus facile à baliser ? Ou traceurs qui ne sont pas vététistes, en fait ?.. Mais, il faut reconnaître que pas un du groupe ne propose le détour par ce passage. On bascule sur le versant Ouest sans jamais redescendre jusqu’en bas, et l’on regagne Sancerre par un chemin que je n’avais jamais emprunté. L’occasion de s’arrêter un instant devant chez les Marion, qui ne roulent pas car la petite Jade fait une compète l’après-midi. Ravito majeur aux caves de la Mignonne, entassement de vélos, jusqu’en bas de descente du cimetière qu’il faut se garder de finir à fond si on ne veut pas percuter un tas de cyclos. Là, c’est surtout l’occasion de saluer ceux que l’on n’a pas encore vus. C’est marrant comme, malgré la foule, on finit par retrouver tout le monde ! On repart vers St Satur pour laisser à droite le circuit 45 km et attaquer la fameuse côte qui monte vers un ancien moulin-à-vent : on l’a descendue (et à quelle vitesse!) lors d’une rando où Michel de St Martin s’était valdingué à fond la caisse entre les rangs de vignes (et, miraculeusement, sans dommage corporel ou matériel !). Il y a des années que je ne l’ai pas grimpée, mais, bon, ça se monte, je craignais pire. De là-haut, on file vers la route qui descend sur Verdigny, où l’on croise Michel Top Chrono qui, au milieu des cyclos, la descend à fond les manettes…En fait, le « Top », il n’a pas vu, dans la descente, la petite flèche verte qui indiquait la gauche et un chemin qui remonte vers le haut de Sury. On s’en rendra compte lorsque, après le passage en balcon au-dessus de Chavignol, classique mais toujours aussi magnifique dans le soleil matinal, et la montée du Graveron, on redescendra à notre tour sur la route. Faisait un peu chaud en fin de montée, mais un petit vent te dissuadait d’enlever une quelconque pelure. Bon, hauts de Verdigny. Une nouvelle fois, on tourne un peu en rond avant de redescendre dans le Val de Maimbray.Belles descentes caillouteuses, tu sais que mes gros pneus que j’ai chaussés cet été (oui, je sais, je n’ai pas encore raconté, mais, mon vieux, il fait beau dehors et j’ ai à y faire...Quand il pleuvra, je passerai peut-être plus de temps devant l’ordi, et puis ça me réchauffera de te raconter ces épisodes ensoleillés). On croit les grimpettes maintenant finies et l’on se voit revenant maintenant, cool, Sury, Bannay, dans le val quoi, mais soudain on tourne à gauche pour se retrouver face au raidillon derrière le cimetière de Sury.. Ouah !.. On le connaît bien celui-là … à descendre oui, ! Mais à grimper ! Bon, ça se fait aussi…il ne réussit pas à nous faire poser pied à terre (tiens, c’est vrai, pas une fois, dans cette rando). Ravito à Chappe, au pied des vignes qu’il avait fallu escalader l’an passé. L’heure à bien tourné et Manu qui a peur de trouver un rôti calciné, écourte la pause et repart vite avec Stéphane et Christophe que l’on venait juste de rattraper en raison d’une crevaison de Christophe. Sur le plat au retour, m’est avis que le Manu, il va tirer la langue si les deux autres s’emploient un peu ! Marc et moi repartons plus sagement mais sans traîner non plus. D’ailleurs, on est maintenant sur du très roulant : Bannay puis la levée le long de la Loire, récemment refaite (la route, pas la Loire !), on regagne le stade sur la plaque. Franchement je suis assez satisfait : je suis fatigué mais pas vraiment épuisé. Un peu plus de 60 bornes avec l’aller-retour depuis la maison, et 750 m de dénivelé +, 17 de moyenne. Il faut dire que les difficultés sont concentrées sur un maximum de 20 bornes, le reste est très roulant. Je perds Marc dans la foule qui rôde autour des stands. Musique, danses, ambiance festive. Bon, mon coup à boire, maintenant… Je repère un maillot de l’UCS cyclo près d’un stand de Sancerre et... je tape sur l’épaule : « Alors, c’est bien comme ça qu’il faut faire pour boire un coup ? » Ai-je rencontré l’ « Éminence Grise » qui avait écrit l’article dans le « Régional »? Toujours est-il que le gars, interloqué d 'abord, rigole, me serre la louche et …me paye un coup. Et ben voilà... Ça marche ! Z ‘avez fait pareil, vous autres ?... Dimanche prochain : on va faire un peu de route d’abord pour gagner Chalette (= Montargis), mais ça vaut le coup parce que c’est la « Transgâtinaise », une fameuse rando, une fameuse organisation, la seule, à ma connaissance qui offre un rose à chaque participantE... la classe, quoi !

mardi 25 septembre 2007, a 11:09
L’ouverture de la... Chassang !
 

Ma tête samedi, quand j’ai vu la flotte dégringoler ! Je sais bien que ça finit forcément par arriver… mais pas déjà ! Et pas la veille d’une rando ! Alors, fini le sol sec ? La poussière qui se soulève dans les descentes, les pneus qui accrochent bien ? Déjà les godasses et le vélo dégueu de boue (je parle pas du bonhomme !), les trajectoires imprécises, les roins pleins de flotte …Bon, il nous faudrait maintenant tous changer d’hémisphère, c’est le printemps de l’autre côté, non ? Ben, oui, chez nous, ç’étaient les trois coups de l’automne et de…l’« ovartûre ed l’a chasse » comme qui disont dans el Berry… Pour nous c’était plutôt l’ouverture de la « Chassang », la « Jean Chassang », organisée (!) par le club cycliste de Varennes-Vauzelles. Lors des deux premières éditions, on partait du plan d’eau de Niffond, près de Nevers, le cadre était joli tout plein, peut-être pas très pratique pour eux, alors, ils nous faisaient venir cette année dans des locaux agricoles, un peu plus près encore de Nevers. Ça faisait un contraste avec Niffond, mais on s’est dit qu’il y avait sans doute eu une volonté d’améliorer les choses côté organisation et, comme l’an passé on avait un peu discuté avec eux sur le thème de l’organisation, on y a vu quelque chose de positif, même si, esthétiquement parlant, ça partait plutôt dans l’autre sens. Il n’y a pas encore énormément de monde quand je m’inscris, mais j’entends derrière moi, ma voix ! C’est François, mon frangin Germignois qui arrive et c’est vrai que nous avons quasi exactement la même voix. Chouette de rouler avec lui, ça n’arrive pas souvent, et seulement à cette époque de l’année. Il me raconte qu’il a fait partie de ceux qui ont tourné un peu en rond avant de trouver le lieu d’accueil… On ne sait pas encore que c’est significatif ! Tombons sur Francis de Tarnais, des « Frapadingues », et nous partons tous les trois sur le grand parcours, un peu au hasard ,car les infos sont rares. « T’as vu une carte du parcours ? » Ben non… Trop naïvement, nous nous fions au balisage… roule ! On enquille le balisage rouge du 45 km. Un brin de route et c’est parti sur les chemins : jolis déjà mais plus humides que je ne le pensais ; le feuillage n’a pas beaucoup abrité, ou il a beaucoup plus plu ! Enfin c’est très roulable et agréable, mais... après quelques kilomètres, nous retombons sur notre chemin de départ. Quoi ??? Persuadés que nous avons raté une bifurcation et que nous avons emprunté l’itinéraire de retour, nous rebroussons chemin, avec d’autres qui ont fait comme nous. En fait nous en croisons pas mal et nous retrouvons bientôt une bonne dizaine, interloqués. Les flèches rouges nous ont tous conduits ici. Arrive une moto de l’organisation : le gars qui ne connaît absolument pas le circuit, cherche à s’informer par téléphone et nous renvoie, finalement, par la route en direction de Niffond, où nous devons retrouver notre circuit. Rageant. Sur place, il nous montre une direction : on veut bien, mais il n’y a que deux flèches jaunes … Un mec qui arrive à vélo nous crie : « Oui, c’est par là, j ’ai fait le balisage hier : le grand circuit, c’est les flèches orange, le moyen les jaunes et les rouges le petit ! » Ben voyons, c’est évident : le circuit rouge c’est le plus facile, c’est bien connu ! N’importe quoi ! Quant à l'orange, on suppose que c’est le jaune le plus doré et le jaune plus « fluo » le circuit moyen … C’est une rando-devinette leur truc ! Un de notre groupe d’égarés avait déjà lancé : « De toute façon, à la Chassang, on se paume tout le temps ! ». Cette petite récréation nous a fait faire tout de même quelques kilomètres supplémentaires et fait perdre un bon bout de temps. Heureusement le parcours, maintenant, est sympa. On gagne Parigny-les-Vaux, tout éclairé par le soleil matinal, et ,de là, on s’engage dans une longue montée qui se redresse vers le château de Mimont.C’est vrai que l’on est déjà passé là il y a un mois et puis aussi la semaine dernière, mais quoi, c’est toujours aussi joli et puis il y a des variantes. Pour la « Germignoise », on arrivait par le raidillon et c’était le ravito, pour Parigny on repartait à gauche…Mais la côte reste la côte ! Arrivés aux antennes, tout en haut, à propos de ravito, justement, on aimerait bien que celui-ci ne tarde pas trop. De fait, il faut encore attendre un moment et se retrouver au-dessus de Chaulgnes pour tomber dessus (là où il était l’an passé, d’ailleurs). Ravito, quoi, avec rien qui puisse se mettre dans les poches : dommage, car on nous annonce que c’est le seul sur le grand parcours …Encore ? On le leur avait reproché l’an dernier ! Ne savent pas non plus nous renseigner sur la suite du parcours… Repartons direction la Fontaine de Vaux et sa grimpette qui suit, c’est encore bien joli, mais, peu à peu, on rencontre beaucoup de fondrières boueuses, certaines s’évitent par des « variantes « amusantes sur le côté, mais la boue se fait de plus en plus présente sur le chemin. Et puis, surtout, bien que nous ayons passé le point culminant de la région, on continue les Montagnes Russes. Le frangin commence à peiner un peu, par manque d’entraînement : il est plus 35 km que 45 et nous avons déjà fait du rab’ au début, si je puis m’exprimer ainsi !(Oui, parce que le rab’ c’est plutôt, normalement à la fin, évidemment) Peut-être a-t-il été au-dessus de son rythme au départ, toujours est-il qu’il est de plus en plus carbonisé. Francis, sympa, attend, alors qu’il pourrait partir devant. On reste ensemble. De temps en temps une moto nous accompagne et nous enfume. Un gars qui double nous salue : « Rendez-vous sur le blog ! » Tiens ? Sympa ! Pierrot ? Ludo ? Je ne saurai pas. Les kilomètres s’ajoutent lentement et on n’en voit pas le bout. Il faudrait vraiment un autre ravito. On compense, mal, par des barres…Où sommes-nous ? C’est tout de même curieux que cette dernière partie soit incomparablement plus boueuse que l’aller, comme s’il avait plu entre temps ! Bien sûr, tous ceux qui sont passés avant nous ont défoncé le terrain, c’est vrai… François aimerait bien trouver un raccourci, il est cuit et chaque portion montante le démoralise, il n’est pas le seul à ne plus pouvoir rouler que sur le plat : devant nous, deux gars sont à pied dans ce qui n’est qu’une légère pente. Ça devient galère pour pas mal. Quand, au sortir d’un chemin de forêt nous débouchons sur l’étang de Niffond, je crois que mon frangin va s’effondrer : il est pâle comme un linge, a des nausées et des fourmillements dans les doigts…Eh ? Il nous ferait bien un coup d’hypoglycémie, le François ! Et bien sûr, les motos qui nous ont tourné autour pendant les trois quarts du trajet ont disparu ! Bon. On décide de laisser le frangin au soleil, avec des barres de céréales, non loin des pêcheurs et de tâcher de regagner notre base de départ au plus vite par la route. Une dernière côte et c’est le plat : le nez dans le guidon et tout à droite, on réussi à s’extraire de cette forêt et revenir assez vite à la voiture. Je n’ose regarder la montre. Sans même prendre le temps de saluer et remercier Francis de sa compagnie, j’ai démonté et chargé le vélo et suis reparti chercher mon p’tit frère en voiture. Il s’est un peu requinqué entre-temps et nous revenons en nous promettant, après ces 700 m de dénivelé et une soixantaine de bornes (environ, t’en dis quoi, Francis ?) de dévaliser le ravito d’accueil. Eh ben… On ne risque pas ! La table est quasiment vide : on se partage le reste d’un sandwich qui traînait, on boit à même une bouteille d’eau. Y’a personne ? À gauche les gars nettoient leur moto sans s’occuper de nous. Je finis par dénicher un groupe d’organisateurs qui casse croûtent tranquillou dans une pièce. Me demandent ce que je veux et ils me font un sandwich. Sympas, mais ne se formalisent pas, tu vois, sont vraiment relax. Me refilent même la coupe du plus éloigné, qu’ils n’ont pas réussi à donner à un gars du Loiret, et qui traînait sur une table…Le frangin qui sort de l’organisation scrupuleuse de la « Germignoise »n’en revient pas… Il se dit qu’il aurait pu crever la gueule ouverte au fond des bois, personne ne s’en serait soucié. « Mais, ils ne contrôlent pas que tout le monde est de retour ? » Ben, non, tu vois. D’un week-end à l’autre, il n’y a pas que les conditions météo qui changent. C’est la rando d’Automne, et même …la rando détone ! Tiens à propos de détonations : on n’en a pas entendu une ! Pas vu un chasseur ! Quoi ? Ah, par contre c’est moi qui flingue ? Normal, non ? C’était l’ouverture ! C’est pas tout ça et dimanche prochain ? Alors : c’est « Les Virades de L’espoir » . Du coup ça doit avoir suscité plusieurs organisations. Renseignez-vous. Mais attention, il peut s’agir de circuits à vocation familiale, donc pas très longs. Pour le moment je connais : Bonny, 25 et 40 km, départ 8h00 gymnase de Bonny. Henrichemont, ou plutôt La Borne, à côté, joli coin mais deux circuits 20 et 10 environ (?) additionnables ? J’aurai des précisions. Il y a Nevoy aussi (à côté de Gien) Michel l’Ocrien ou les gars de Gien Relax auront peut-être des précisions. Ludo me signale aussi quelque chose à Annois (Près de Clamecy, jolie région aussi !).

lundi 10 septembre 2007, a 14:33
Sauvigny-les-bois mais Sauvignon-on-l’boit !
 

Bon, le titre, c’est pour faire plaisir à Manu parce qu’hier, on a lancé ce jeu de mots (laid ! bien sûr, puisqu’on est vététistes !) et il fallait bien que ça se retrouve aujourd’hui ! Car hier, le Manu était revenu (avec un an de plus tout frais nouveau à son compteur perso) anque l’Stéphane et sa Véro qui s’étaient donc joints à l’équipe habituelle que nous constituons, Anne, son Actif-Michel et moi. Si tu as du mal à te repérer, attends que je t’aide : j’ai fait un article sur la rando nivernaise de Parigny-les-Vaux de la semaine dernière. Ensuite j’ai intercalé deux articles sur mes randos de l’été en Languedoc (à Gabian et à Vailhan), maintenant je ponds celui qui correspond à la rando d’hier, la « Sauvignoise » à Sauvigny-les-bois, près de Nevers. Voilà, t’as retrouvé l’ordre ? Bon. Parce que, normalement, après, je vais te narrer la suite de mes z’aventures estivales (prochain épisode : la « Rando des z’huîtres » à Bouzigues, pas triste !). Bon, donc, hier, la « Sauvignoise » ….« La Sauvignoise » est devenue en quelques années le grand rendez-vous vététistique de la Nièvre. Bien encadré, le dimanche d’avant, par les « Randos Vertes » de Parigny et, le dimanche suivant, par « La Germignoise » de Germigny sur Loire, le week-end VTT de Sauvigny-les-Bois voit plus de 1300 participants rallier le petit bourg proche de Nevers (1330 cette année). Pourquoi cet engouement ? Bien sûr, il y a toujours l’effet de masse, la foule attirant la foule, il y a aussi la variété des activités : les amateurs de compétition peuvent s’exprimer tout au long de la « First Night », épreuve-relais originale, par équipes, qui dure de 22 h le samedi jusqu’au lendemain dimanche midi ; par ailleurs, les randonneurs se voient offrir une grande variété de parcours : depuis les plus affûtés (ça, c’est nous !.. . enfin, j’essaye de suivre !) qui ont plus de 50 km à se mettre sous les crampons, jusqu’aux promeneurs qui peuvent flâner sur un circuit familial. Un circuit pédestre s’ajoutait encore cette année au large éventail d’activités proposées. Aussi la « Sauvignoise » est-elle surtout une ambiance, celle d’une grande fête du VTT. C’est la foule colorée et vivante qui grouille sur l’aire d’accueil et de départ. On flâne un peu le long du circuit de la compétition et à son pittoresque campement tout proche, on s’intéresse au matériel exposé, on salue les uns et les autres et l’on n’oublie pas de préparer le vélo avec sa plaque millésimée qui viendra enrichir la collection personnelle. L’organisation est remarquable : 130 bénévoles assurent avec une amabilité souriante le bon déroulement de la journée, depuis l’accueil, le règlement de la circulation des voitures et des vélos, la sécurité sur le parcours. Car il ne faut pas oublier, évidemment, l’essentiel : la « Sauvignoise » c’est surtout de magnifiques parcours. Évidemment, le cadre de la région est propice et les traceurs peuvent se permettre de changer de circuits tous les ans et de toujours pouvoir proposer des circuits variés et pittoresques. Or, donc, cette année, mes joyeux correligionaires que je te citais plus haut avaient souhaité ne pas arriver trop tard (vu l’horaire de la semaine dernière, c’était à redouter) et avaient donc décidé de partir dès l’ouverture des circuits…à 8 h ! Retranche à ça le temps du trajet pour venir, de se préparer à la maison, ça faisait un réveil pas vraiment de retraité ! Eh ben mon vieux, j’étais le preum’s ! Avec départ de la maison en fin de nuit, pas désagréable. Je suis arrivé à l’accueil alors que les premiers participants arrivaient seulement. Sur le campement de la « First Night », quelques gars aux traits tirés se réchauffaient autour d’un feu. J’ai pu prendre le temps d’aller voir du côté de la compète. J’espérais y voir le « Tac » qui participait et j’ai rencontré Stéphane des « Cacahouet’s Brothers », dont le frangin Christophe était en train de défendre la troisième place de son équipe. Son vélo aussi courrait, au Stéphane, puisqu’il avait servi de machine de secours. J’ai récupéré les plaques de tout notre groupe, et j’ai retrouvé les autres qui arrivaient :Manu et son biau frê (comme disait mon oncle berrichon) Stéphane avaient amené la frangine/épouse Véro et c’est Anne qui a été toute contente en se disant qu’elle ne serait pas obligée de se lancer dans les 50 bornes, puisqu’elle avait là une copine pour rouler sur le 35 ! On a préparé les vélos et, accompagné de Michel-Pieds-nus des frapadingues qui s’est joint à nous, on s’est lancé à l’aventure à huit heures pétantes ou presque. À cette heure-là, le soleil pointait à peine le bout de ses rayons (attends, « ses rayons », doit y avoir un jeu de mots à faire là, non ? Je cherche si j’ai ça en rayon et je reviens… Non, not found, je continue) et j’hésite sur le type de lunettes à porter. Dès les premiers hectomètres, je me rends compte qu’il fallait, bien sûr, prendre des verres clairs ! Sauvigny LES BOIS, tu parles, on sera à 90% en sous-bois, alors…Le départ est sympa, assez nerveux : les petits chemins secs un peu sinueux sans trop, pas trop étroits non plus, sur le plat incitent à s’amuser et je souris de voir, devant moi, les vélos de Stéphane et Manu qui sautent sur les petites bosses, jouent avec des appuis à droite ou à gauche, cherchent un petit passage en variante. Z’ont du jus les jeunes ! Derrière on suit, ça va, mais bon, déjà ça, ça suffit. Actif-Michel, qui pourtant démarre toujours fort, n’a pas réussi à se mettre dans le rythme tout de suite et renaude un brin, quant à « Pieds-Nus », je ne me fais pas de bile pour lui, c’est un randonneur au long cours qui, d’ailleurs, prépare la « Forestière » dans le Jura, qu’il va aller faire comme d’habitude, le week-end prochain. Normalement, on devrait voir arriver bientôt les « avions », les affûtés qui, partis à l’heure « normale » vont se lancer dans la rando comme dans une compète et se tirer la bourre, le nez dans le guidon, et que l’on va gêner. Sont jamais bien plaisants. Mais bon, on arrive au premier ravito sans avoir connu ce tsunami, quelques gars nous ont dépassé, sans trop. C’est donc bien plaisant de rouler tous les cinq, sans être dans la foule comme c’est le cas habituellement à la « Sauvignoise ». Actif-Michel a retrouvé son souffle et son rythme et on progresse bien tous ensemble, même si les deux beaux-frères prennent parfois un peu d’avance pour nous attendre un peu plus loin. Pas question de chercher à les suivre dans leurs changements de rythme. D’ailleurs le tempo suivi est assez soutenu et je m’inquiète pour la suite. Pour le moment c’est O.K mais dans quelques dizaines de kilomètres ? Et quand on attaquera des grimpettes ? Car je me souviens que l’an passé, on avait eu droit à quelques montées soutenues…On arrive sans encombre au second ravito. Et c’est du sérieux : deux tables couvertes de produits très variés : ça va des morceaux de melon (rare, ça !) au sandwich en passant par tout l’éventail des fruits secs etc…Pas trop de monde, c’est cool. Coup d’œil à la montre : on est vraiment bien dans les temps. On bifurque sur la boucle supplémentaire des 50. Après un passage qui tabasse un peu, on change de paysage pour sortir de la forêt et traverser la région des Amognes. C’est agréable de changer un peu. L’ambiance est bien sympa dans le groupe et on discute ou blague un peu en roulant, quand, du moins, on a le souffle pour. Retour au deuxième ravito (qui, du coup, devient le troisième pour nous, tu me suis ?). Cette fois-ci, on tombe au milieu de la foule, qui est arrivée le temps que nous parcourions notre boucle supplémentaire. Je me rends compte aussi que, finalement, assez peu de monde nous a doublé et que les gars qui roulaient juste derrière nous sont restés à cette place. On roule plutôt bien, dis donc. D’ailleurs il est onze heures et il ne reste qu’une petite dizaine de kilomètres. Actif-Michel, qui nous a déjà fait le coup tout à l’heure, est déjà parti devant. Il y a du monde sur cette fin de parcours : ça nous impose des dépassements pas toujours évidents sur des portions un peu accidentées. Je rame pour suivre Manu dans ce gymkhana, mais je me sens encore du jus et on revient bientôt sur Actif-Michel, par contre, dans l’épisode, on a perdu Pieds-Nus ! Le final est vraiment agréable, même si le dernier passage sur la route me fait frissonner au souvenir de la gamelle que j’y avais prise l’an passé, en percutant Christophe, des Frapadingues, à 300 m de l’arrivée ! Arrivée sans problème : T-shirt-souvenir (pas mal ici), collation sérieuse, et j’ai même gagné une montre ! Je retrouve, dans la foule qui grouille sur l’aire d’accueil, « Tac » dont l’équipe a fini dans les dix à la « First Night », les « Castors Furieux » avec Juju qui vient de gagner un vélo (!), et le frangin François avec son pote Dominique qui ont fait le 35 et avec qui j’évoque la préparation de la « Germignoise » de la semaine prochaine. Je discute aussi avec Olivier et Francis, des Frapadingues : on évoque le parcours, moins physique que l’an passé : mon altimètre m’annonce 560 m pourtant, et celui d’Olivier va même jusqu’à 600. Bon, c’est pas la Sancy Verte, mais c’est très bien comme ça ! Bref, je flâne, puisqu’il n’est pas tard (on est arrivés à 11h 30 !).Les autres sont déjà repartis vers leurs agapes ou leur bricolage. Encore un petit tour et quelques saluts et puis je me rentre, presque à regrets, c’est vrai, tant l’ambiance est agréable : il y a tous ces amateurs de VTT, le soleil, une expo de matériel, les gars qui viennent de terminer la compète et attendent les podiums, la musique aussi : un gros groupe de musique traditionnelle joue sur la pelouse et quelques personnes dansent, même. Dame, une ch’tiote bourrée, ça me dirait bien… Les danses traditionnelles portent souvent le nom du patelin où elles étaient dansées. Il y en a peut-être une qui s’appelle : « La Sauvignoise » ? La semaine prochaine, rendez-vous à Germigny-sur-Loire, car c’est le tour de la « Germignoise » . Ne pas manquer ça ! C’est la Rando du frangin, mais en plus, c’est vrai qu’elle est chouette et qu’ils organisent ça super. Trois circuits : 18, 30 et 45 km et Germigny, c’est facilement accessible par l’autoroute (depuis la sortie de La Charité-sud ou celle de Pougues-les-eaux) Pas question que tu ailles rouler ailleurs ! Pour les renseignements, tu fais : 03 86 37 83 98 ou 06 81 21 47 22. Moi, vendredi, au lieu de t’écrire mes balivernes, je serai à baliser les parcours. Encore un coup à se lever à point d’heure ! Quel boulot, la retraite !

lundi 25 juin 2007, a 16:41
Challuy va bien !
 

La faute aux augmentations du prix des carburants ? Les vététistes du Nord Nivernais n’avaient pas fait le déplacement à Challuy, dimanche dernier, pour la troisième édition de la « Challusienne ». J’avais rencontré le Claude, samedi soir et on avait un peu discuté des Frapadingues, qui roulent un peu en ordre dispersé ces temps-ci. Anne et Actif-Michel allaient bien s’occuper de cuisses, mais il s’agissait de cuisses de grenouilles, au restau…Quant aux gens du nord, genre Gien ou ConflAns ça faisait un peu loin, mais les Castors Furieux de Pouilly auraient pu en être… D’autres aussi manquaient, peut-être mal remis des efforts consentis lors de l’exigeante « Rando Look » de Limon, le dimanche précédent ou peut-être encore des excès dus aux multiples manifestations qui émaillent comme toujours le mois de juin et en particulier la récente Fête de la Musique. Donc pas de têtes connues au départ, malgré une certaine affluence. Renseignements pris, on est cent cinquante, pour une rando exclusivement VTT, c’est pas mal. Il est vrai que Nevers est juste à côté, puisqu’ « Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure » qu’il chantait Tonton Georges…Donc, ben, même si c’est un peu tristounet, je roulerai seul, avec l’avantage de rouler à mon rythme. C’est parti : un peu de bitume (trois bons kilomètres quand même !) on est en zone péri-urbaine…Un bout de chemin un peu « zone », avec débris divers… on va pas traverser une décharge quand même ? Mais je comprends et j’excuse : il fallait gagner les bords de Loire, évidemment et là c’est un régal de singles sinueux à souhaits. On connaît ce type de parcours « chez nous », mais c’est bien sympa d’en avoir une version un peu différente. Bon test de maniabilité pour le Rocky Mountain qui s’en sort plutôt bien. Peu de monde devant ou derrière moi, je roule donc comme je veux, en prenant parfois le temps de chercher à reconnaître certaines frondaisons coquines et complices du secteur, que j’ai pratiquées, il y a …Il n’y avait pas les restes d’une vieille péniche ensablée au milieu de la verdure dans le coin ? Je ne l’aperçois pas. Le chemin s’élève un peu, signe que l’on quitte les bords de Loire et l’on traverse le village de Gimouille (d’aucuns feront un lien entre le nom du lieu et ce que j’évoquais tout de suite… glissons !). On attaque la deuxième partie du parcours : après être resté en face de Nevers et des hauteurs de Marzy qui dominent le Bec d’Allier tout proche, que l’on apercevait à travers les branches, on s’élève vers les formes molles des nombreuses collines, entre Loire et Allier. Secteur complètement inconnu. Je ne pensais pas d’ailleurs que c’était aussi élevé. Après le ravito (pas de vélos sensationnels, ça roule beaucoup Décath’ et, inévitablement, Lapierre, mais pas du récent) ça devient un peu plus physique. Le sous-bois nous réserve déjà de chouettes singles, pas toujours faciles car un peu piégeux et puis on tombe soudain sur un secteur boueux qui n’en finit pas ! Bon, d’accord, c’est logique vu le temps qu'on a eu ces derniers jours mais jusqu’ici, on avait réussi à éviter. Ben, on fait comme en hiver : dessus en appuyant comme un malade, ou à pinces quand, décidément c’est pas passable. Tu me connais, j’adore ! On finit par s’extraire au bout d’un bon bout ! Passage sur bitume : au total, il y en aura beaucoup mais, cette fois ci, ce n’est pas mal venu, après la patouille. Je fais presque la pause-Thé (c’est le nom du hameau presqu’en haut d’une colline) pour admirer un vaste paysage découvrant le Val d’Allier et la Sologne Bourbonnaise, au-delà de Magny-Cours. C’est plein de petits châteaux qu’on découvre ici et là. Joli. La descente qui suit (hélas sur bitume) permet de se prendre plein de paquets de boue et de terre dans la figure avec les pneus qui dépattent, super ! Et on s’attaque à une autre montée. Je me trouve juste au milieu d’un trio de gars qui roulent ensemble et dont l’un m’a dépassé avant d’attaquer un single pas facile, un peu herbeux, montant et avec un roin sinueux au milieu. Le type de passage qui te pompe pas mal d’énergie à choisir ta trace pour éviter le roin ou s’en sortir tout en gardant l’équilibre et en grimpant. Ça fait beaucoup, mais tu ajoutes à ça que je ne veux pas gêner les mecs qui m’ont dans les pattes et que, donc, je tâche de suivre le zig devant moi. Déjà que, ces temps, je me trouve faiblard dans les grimpettes, j’en bave ! Une espèce de marche montante fait poser rapidement un pied au gars qui me précède, le genre de truc qu’on peut passer mais en forçant brutalement au maximum. C’est ce que je fais mais, du coup, j’ai le souffle d’une vieille loco. Heureusement qu’un petit élargissement me permet de m’écarter pour laisser passer les deux gars derrière moi, vite que je récupère ! Je me trouve plutôt minable…Descente, fossé casse-gueule suivi d’un raidillon bien costaud dans l’herbe... Moi qui croyais qu’on allait rouler sur le plat ! Le VTT c’est une bonne connaissance de la géographie, je te dis ! Je comprends pourquoi la Loire n’a pas rejoint l’Allier plus au sud, il fallait contourner ces hauteurs-là. D’ailleurs certains prétendent que, en fait, c’est l’Allier qui passe à Cosne … Je ne sais pas si c’est fondé ? Par contre, il paraît qu’il est scientifiquement prouvé qu’en fait la Seine se jette dans l’Yonne et non l’inverse ! Mais bon, « Sous le pont Mirabeau coule l’Yonne et nos amours / Faut-il qu’il t’en souvienne… » Ça ne rime plus, plus à rien même, alors…À propos de pont, on descend un peu pour franchir celui qui passe sur l’autoroute, près de l’aire des Faïenciers et puis on remonte par ce qui devait être autrefois la N7 : sur le mur d’une maison, on peut encore lire une réclame (on disait pas "pub" à l’époque) pour les sous-vêtements RASUREL. Il y en avait partout autrefois sur la route que l’on suivait en 4 CV pour aller à La Bourboule. Avec le frangin, à l’arrière, on s’amusait (ou on nous faisait s’amuser !) à les compter et, à chaque fois, on clamait fort dans la voiture « RASUREL !!! ». .. ambiance vacances d’enfance…Passé le deuxième ravito, que l’on aperçoit de loin en haut d’une montée, on plonge vers le bourg de Sermoise par une descente en douceur mais large et assez rapide quand même. Comme je sors du bourg, j’entends « Eh mais c’est Bill ! » . What ? Quelque Castor ou Frapadingue ? Je m’arrête et salue quelqu’un dans un groupe de trois gars arrêtés pour crevaison, mais que je ne reconnais pas. Ça ne m’étonne pas, mais je fais défiler mentalement mon listing intérieur à fond la caisse… pas inscrit ! « Tac » qu’il me fait en me serrant la louche et, « cling », je pige ! Toi aussi non, si tu me lis fidèlement ? Allez, zou ! À ton tour de chercher… Tu lis les commentaires parfois ? Remonte un peu à l’automne…Voilà, tu y es… « Tac », c’est le pseudo d’un vététiste qui s’est manifesté sur le blog, deux ou trois fois…Sympa de se rencontrer en « visuel » comme on dit quand on est branché. Ben voilà, on peut surfer sur internet et rider sur VTT…Du coup on finit la rando ensemble en discutant. Il me parle de la Challusienne qu’il connaît bien pour avoir fait les précédentes éditions, nettement moins intéressantes que celle-ci. Le circuit regagne maintenant les bords du canal, aménagés en piste cyclable et où seul le vent contraire peut nous freiner, et un peu aussi le risque de se prendre un promeneur en face ! Retour au point de départ : photo pour immortaliser la rencontre historique, tombola où j’ai la chance de gagner une paire de manchettes « Look » . Chouette les miennes commençaient à fatiguer ! Mais l’une des deux est faite pour un mec à gros biscottos et l’autre pour un môme de 12 ans ! ..Bravo ! Pot du randonneur où on réclame vainement une « boisson d’hommes »…Vous êtes sportif, non ? Qu’on nous répond... Ouais… Quoique sportif, trinquer après l’effort avec des amis rencontrés, le vététiste… « Challuy plaît ! » Dimanche prochain, relâche : il y aura sans doute besoin de récupérer un brin, because fiesta la veille… Pour d’autres aussi, sans doute…Ça tombe bien : il n’y avait pas de rando au calendrier !

lundi 16 avril 2007, a 12:25
Du beau monde à Beaumont
 

Ah les vautours !!! Vous me ravalez mon blog (de quel niveau, pourtant !) au rang de la presse à scandale qui veut du saignant ! Quand je vous raconte mes malheurs que j’étale les blessures mortelles de mon «Doctor» et que j’arrose mes lignes de mes pleurs, là il y a du monde, de la visite, des commentaires et interventions… sinon ? Plus personne ! Alors quoi, faut que je casse un spad par semaine ? Pourtant l’ « Anthem » qu’on m’a prêté, je l’ai un peu secoué, voulu voir ce qu’il avait dans le ventre, même qu’il a l’air bien fragile comme ça avec sa tige de selle sortie quasi au maximum …ben non, rien de cassé ! Désolé !… Je vais pas raconter ici les péripéties plombiéresques du bricolage de la salle de bains de mon chalet, l’autre semaine ? Hein ? Quoi, vous savez ? Y a eu des fuites ? Ça oui, ça coulait du plafond, et puis à travers le plancher… Bon mais rien d’affolant non plus, et puis, c’est pas lieu ici ! En tous cas pas eu le temps de beaucoup vététiser. Par contre le téléphone a chauffé entre Tony et moi. Pas eu un jour où on ne s’est appelé : ben oui, quoi, je suis toujours dans le provisoire, alors, qu’est-ce que je prends comme cadre ? Un jour c’est ça … mais y a pas la taille, un autre jour c’est autre chose… mais là c’est Tony qui peut pas me faire les conditions optimales ou encore c’est l’importateur qui se prend les pieds dans les références etc… Enfin ! Je devrais en être bientôt au bout, mais le colis tarde à arriver et je sens que je vais partir en vacances avec encore l’ « Anthem » de prêt comme monture…Encore une péripétie à ce feuilleton un peu longuet… Quoi, j’ai pas dit ce que j’attendais ? Tant que je ne suis pas dessus, je te dis rien... On va bien voir…Bon, mais quand même j’ai roulé ! L’autre jeudi on est allé se perdre dans les bois entre Annay et la Celle avec le Grand Marsu et puis, tiens, ce dimanche j’ai un peu insisté pour emmener les amis à Beaumont-la-Ferrière : il y avait Michel et Anne qui se remettent doucement au VTT : je leur avait dit tout bien que c’était beau par là…Suis pas sûr que les uns et les autres ne regrettent pas un brin… Car avec le temps estival installé sur la région depuis quelque temps, c’est, pour les vététistes que nous sommes, redevenu un régal de parcourir les chemins enfin secs et, de nouveau les pneus accrochent le terrain, transformant efficacement l’énergie des jambes du pilote (miam !) et le vélo de nouveau nerveux et contrôlable redevient l’objet d’un plaisir vététistique qui s’ajoute au bonheur de traverser des paysages souriants par une température idéale. Aussi je me régalais, depuis quelques jours à l’idée de retourner cette année encore à Beaumont-la-Ferrière, non loin de Prémery, où les amis de l’A.S. Guérigny avaient, avec une persévérance méritoire, organisé une seconde fois pour les VTT de la région leur « Rando d’Achille ». Car le rendez-vous de l’année précédente était resté marqué dans la mémoire de ceux qui y avaient participé : par la qualité de l‘organisation certes, par la beauté des sites traversés également, mais aussi et surtout hélas par la quantité d’eau et de boue qu’il avait fallu affronter sur les parcours ! C’te baignade mon vieux ! Il aurait fallu des bottes pour le bonhomme et des flotteurs pour le vélo ! Aussi, avec le temps sec de cette année, je comptais bien remettre les compteurs à zéro et profiter pleinement de la randonnée sans désagrément. D’ailleurs il y avait du monde quand même (près de quatre-vingts vététistes) à Beaumont, et du beau monde, si l’on en jugeait par la qualité des présents (des « Frapadingues », des « Castors Furieux » et puis nous, of course !!!)et de fringantes machines (oui, oui !) que l’on pouvait admirer sur la petite place du village, près du monument dédié, justement, à Achille Millien, monument assez hideux, il faut bien le dire, auquel il faut de loin préférer la toute proche et charmante ancienne demeure du célèbre chantre du Nivernais d’autrefois (ouf, je suis arrivé au bout de ma phrase, attends, je reprends mon souffle pour continuer !) Et l’on retrouvait, dans un brouillard matinal qui tardait un peu à se lever, le cadre rustique du Nivernais typique en franchissant, au sec cette fois-ci, de charmants ruisseaux puis en s’enfonçant vite dans la forêt, omniprésente autour du village. Dans les sous-bois, la terre portait les marques de l’humidité de l’hiver : il fallait souvent contourner de petites mares, et éviter des flaques d’eau croupie au creux des ornières. Et comme ces chemins humides, que des tracteurs de débardage avaient parcourus, avaient séché, le pilotage dans l’enchevêtrement de ces « roins » durcis demandait de l’attention et un peu de technique, et donc du plaisir aussi. Il fallait également s’employer quelquefois sur quelques raidillons bien pentus, de quoi faire oublier la fraîcheur relative du brouillard. Et si l’on devait mettre pied à terre, on pouvait tenter l’excuse de la cueillette des premiers brins de muguet ! Le soleil perçait enfin à travers les jeunes feuilles : on pouvait ici et là, à la faveur d’un passage en orée de bois, découvrir un vert vallon, quelques maisons basses ou même un château. L’organisation était, comme l’année précédente, bon enfant et sans faille avec un fléchage correct, des « quads » assurant l’assistance et des baliseurs aux carrefours. Tout aurait donc été pour le mieux si le kilométrage annoncé ne s’était trouvé très réduit (z’auraient shunté un bout par inattention lors du balisage…) et si le dernier kilomètre n’avait fait traverser des bourbiers dignes des pires moments de l’hiver ! Comme pour arriver à un kilométrage à peu près raisonnable, il fallait ajouter une petite boucle supplémentaire, le bourbier on se le faisait deux fois !… un miel, j’ te dis. Ça, je n’ai vraiment pas apprécié… Quand on pense à tous les chemins secs qu’il y a partout en ce moment !!! Je m’en suis voulu vraiment. Aussi je restais un peu sur ma faim, à l’arrivée, malgré les 370m gravis… C’est vrai aussi qu’en sous-bois, ça sèche moins vite et puis, c’est la Nièvre…Il faut bien se dire que, au « vert pays des eaux vives », l’humidité reste pour une rando en pleine nature, le … talon d’Achille.

lundi 02 avril 2007, a 08:35
Des beignets et des poissons
 

Pas d'article ce jour, pourtant il y aurait beaucoup à raconter, l'activité Vététistique étant au maxi ces temps (je ne dis pas "Au Max" vu que j'ai un contentieux avec lui!). Toute la fin de semaine a été consacrée à la préparation de la "Rando des beignets" des Frapadingues d'Annay à qui je donnais avec plaisir uncoup de main amical, balisages puis balisages, tout ça c'est des kilomètres à vélo. Et puis dimanche, la réalisation de la Rando elle-même, l'occasion de rajouter encore une bonne trentaine de bornes en ouvrant le "petit" circuit. Je regrettais un peu de ne pas avoir fait la Rando en tant que telle, et ben au total, ça m'a largement suffit, vu l'activité des jours passés . Et puis étant rentré plus tôt, j'ai pu voir ainsi tous les copains , au rythme de leur arrivée. Beau succès de cette édition, avec un temps printannier idéal ! (Qui a vu ce joili petit château sur la photo?) Avec quantité de beignets et ... de Poissons... d'Avril, c'était le jour ! Le reste de l'actualité est bien sûr dans l'attente d'une solution de rechange pour mon vélo. Je roule toujours sur "l'Anthem" que m'a prêté Tony et je suis toujours en discussions avec lui pour la recherche d'une proposition et d'un accord avec lui sur un cadre à choisir. Différentes pistes mais, à l'heure actuelle, un Lapierre tient la corde. Évidemement je n'ai aucune nouvelle de "Commençal", ni par téléphone ni par mail... Sans commentaire ! Voilà. Je suis à la bourre. Je pars en Auvergne faire de la plomberie toute la semaine à mon chalet avec un copain. Plus de détails plus tard.

mardi 20 mars 2007, a 15:48
De main de Maître (d’école)
 

Or, donc, c’est chevauchant un Anthem (1 ? 0 ?) (je ne sais pas, impossible de lire une quelconque référence sur le cadre), que je m’en vais faire la rando à Pilou de Donzy (ou plutôt l’inverse : la rando DE Pilou À Donzy. Dire que j’ai failli ne pas y être, l’aurait râlé, l’ancien ! Oui, donc, Dr Tony m’a prêté un Test-Bike de Giant, un « Anthem », pas à ma taille, un peu plus petit, mais bon on espère que ça va le faire quand même. M’ennuie un peu d’aller vautrer ce beau biclou dans la boue car la météo n’est pas engageante : ce n’est pas « Est-ce qu’il va pleuvoir ? » mais « Quand est-ce que ça va pleuvoir ? » Ça ne s’annonce pas terrible d’ailleurs car, au moment où je prends la voiture, il bruine légèrement… Ça n’aurait pas pu attendre la fin de la matinée ? Enfin… Chez les vététistes, on peut redouter les cols, mais pas l’école car, ce dimanche, il y a affluence à l’école élémentaire de Donzy, pour cette deuxième « Rando de l’école primaire ». C’est un peu l’effervescence : la cour de récré se remplit de connaisseurs, dont certains n’ont pas hésité à faire le déplacement depuis … Montargis ! Le Stéphane est là. Z’avons eu l’honneur de faire connaissance , la veille de son p’tit Doryan (Mais non, c’est pas son vélo ! Quoi ? Il aurait pu appeler son fils Kuota ? Ouais, faut aimer…). Sont descendus aussi et en force les gens de ConflAns… une trotte ! Il faut dire que la réussite parfaite de la première édition avait d’ores et déjà assis la réputation de cette rando. Les damnés tachetés (ou les tachetés d’Annay) sont là aussi et en nombre. Je conte mes mésaventures de la semaine dernière aux uns z’et aux autres, on regarde aussi sous toutes les coutures l’ « Anthem » que j’ai apporté. Stéphane semble admiratif. Je donne les premières indications que j’ai à son sujet : 11,1kg sur la balance sans les pédales et les premières sensations à tourner en rond devant la porte de chez moi. Je n’ai pas le temps de voir partir les Marsus, d’autant que j’essaie de me dépanner en appareil photo auprès de Pilou, vu que j’ai oublié celui dont je me sers d’habitude. Juste temps de jeter un coup d’œil au tracé : l’option générale choisie, vers l’Ouest et le Sud de Donzy est originale, on va visiter du nouveau, ce qui constitue déjà un attrait majeur. Techniquement, le choix de faire un grand parcours en ajoutant ici et là quelques boucles supplémentaires en « oreilles de Mickey » à un parcours de base moyen, est la solution idéale, permettant à chacun d’adapter en fonction de la forme ou de l’horaire. Bref, on sent dès l’abord que la rando a été pensée et conçue selon les règles de l’art ! L’ami « Pilou », la cheville ouvrière de l’ensemble, a travaillé ses tracés depuis des mois : l’ancien instit’ qu’il est n’a rien laissé au hasard et, en bon pédago aussi, il doit avoir conçu son cours, ou du moins le cours de sa rando, en sachant entretenir l’intérêt des élèves, ou plutôt, ici, des participants. Première chose : savoir, dès le début, les « accrocher » : c’est réussi avec, derrière le vieux prieuré de Notre-Dame-du-Pré, un fameux petit « single » qui grimpe en surplomb dans de vieilles murailles et où les vélos cherchent, justement, l’accroche. La bande de l’ECC, augmentée de Stéphane et ma pomme, se lance ensuite à travers les vastes étendues du côté de Seigne et de Geigne (le bien nommé par ce vent de face). On aurait pu redouter un brin d’ennui, mais il n’en est rien: les chemins roulants permettent une traversée assez rapide dans des sites relativement vallonnés et sportifs où l’on goûte au plaisir de rouler sur un sol sec (si, si !!!). Après avoir regagné la vallée du Nohain, on arrive à un moment fort de la rando avec une entrée, pour le ravitaillement, dans le cadre majestueux du Château des Granges. Après la lourde forteresse médiévale de la Motte–Josserand, l’an dernier, on passe à un site plus début Renaissance…verra-t-on l’an prochain, et en suivant le cours histoire de l’architecture, un ravito à Versailles ou Vaux-le-Vicomte ? J’aime bien ce château et son parc, j’y ai passé des moments sympas lors de concerts avec mes jeunes musicos et des collègues. Photos bien sûr, puis ça repart. À peine a-t-on rechaussé les pédales qu’un sentier sinueux et technique à souhait, que l’on sent ré-ouvert pour l’occasion, fait se perdre, ou presque, dans les buis d’un petit bois tout proche, avant de regagner les bas de Suilly-la-Tour. C’est bien technique et permet de sentir un peu le bestiau que j’ai entre les pattes. Déjà, sûr, il est nerveux et maniable, c’est dû à sa petite taille aussi ? Mais bon sang que je suis agacé par ce cintre large ! Plus de 12 cm de plus que le mien ! Et par cette position relevée ! J’ai l’impression d’être sur une moto d’enduro . C’est cool pour le dos, mais ne donne pas de puissance. Par ailleurs, moi qui suis habitué aux grip-shifts, les manettes des changements de vitesses me gênent. Détails. En une succession de chemins variés, on prend la direction de Ste Colombe-des-Bois en découvrant à chaque détour du parcours des sites vraiment chouettes: belles et anciennes demeures, étangs pittoresques, restes de four à chaux, grâce au répit que nous donne le ciel en retardant l’arrivée de la pluie prévue. Mes compagnons partagent ce plaisir et se régalent en me remerciant de leur avoir recommandé cette sortie. On pourrait oublier le VTT, mais des secteurs suffisamment exigeants nous rappellent à l’exercice initial: quelques passages techniques bien soignés, un peu de boue subsistant ici ou là, et puis c’est Antoine, le grand fils de Michel de St Martin qui crie : « J ‘ai cassé mon tube ! » Sur le coup je crois revivre la même chose que la semaine dernière. En fait il ne s’agit « que » du cintre : cassure au ras de la potence, heureusement pas totale et sur un passage cool qui ne génère pas de chute (avec visite chez le prothésiste dentaire !). La réparation de fortune qui s’ensuit prend un petit moment : décalage du cintre de façon à placer la cassure au milieu de la potence, heureusement assez large (tiens justement sur l’Anthem, elle est plutôt étroite, économie de poids ?) puis renfort du cintre avec un bout de branche tenu solidement par une série de colliers rilsan. La réparation tiendra sans problème jusqu’au bout. Après Ste Colombe, on s’enfonce avec délices dans la forêt qui sent déjà le printemps. On sent l’arrivée prochaine, mais il reste encore la « cerise sur le gâteau » que le Pilou a prévue : Il a obtenu les autorisations nécessaires pour faire traverser le domaine de chasse des Bois de l’Eminence. Alain, de ConflAns, reconnaît les lieux qu’il a fréquenté en tant que chasseur de sangliers (se mouche pas du pied, dis donc !). Aux grilles qu’il faut franchir pour y accéder, un dessin humoristique « made in Pilou » nous avertit de se garder des rencontres fortuites avec la faune locale, or, justement, c’est un moment d’exception qui récompense ceux qui n’avaient pas le nez dans le guidon, avec la vision magique d’une harde de daims, immobiles et figés, toutes les têtes tournées vers les intrus que nous sommes… instant irréel ! On regagne la cour de l’école, en compagnie de jeunes ados qui viennent de s’appuyer les 45 bornes : sans doute d’anciens « Pilous boys » ; ils promettent d’ici quelques temps ! On arrive pour aller complimenter Pilou et ses ex-collègues pour la qualité de leur randonnée. Celui-ci me fait un coup tordu en me lançant dans les pattes de reporters anglais du « Daily Telegraph » venus à Donzy à la suite de l’article paru dans « Paris-Match »à propos de la réputation de Donzy de voter comme le reste de la France. Il leur a dit « Regardez celui-là, c’est un vrai Gaulois ! ». « Damned ! » je ne peux me sortir de leurs pattes qu’après interview et photos. Retour vers le groupe pour un commentaire de la sortie : Pilou se plaint du manque d’aide. On sentait bien, ici ou là, qu’une logistique supplémentaire aurait été bien venue, pour un deuxième ravitaillement par exemple, et qu’il était surprenant et bien regrettable que les parents n’aient pas davantage apporté leur aide pour cette organisation qui doit bénéficier aux enfants de l’école qui, dès le lendemain, partaient pour le Périgord. On les aurait volontiers accompagnés… pour le VTT bien sûr, et… pour la gastronomie sans doute aussi ! Dimanche : une rando est prévue à partir du stade à Briare, dans le cadre d’une action caritative.

lundi 23 octobre 2006, a 16:50
La Saint Patic de Saint Parize
 

Récupération de mon vélo ce vendredi, après un passage chez « Docteur Tony » : les bruits inquiétants que l’on entendait dimanche dernier à l’arrière du vélo provenaient de la cassette desserrée ! Révision d’automne, changement de chaîne, de câbles et de gaines, et surtout de patte de dérailleur et dérailleur arrière où j’ai fait installer le XRT neuf que je gardais en réserve ; l’autre a fait tout de même 5 ans ! Soit en gros 10 000 km et souvent dans des conditions inhumaines !!!… La qualité existe tout de même et c’est plutôt réconfortant. J’ai aussi changé mon pneu arrière… eh oui, le python de Cédric Ravanel que j’avais récupéré l’an passé au Roc d’Azur grâce à Stéphane avait vraiment vécu : plus de crampons, des coupures de partout… pour rouler dans la boue ça le faisait plus vraiment ! Provisoirement j’ai chaussé un Python que j’avais, en attendant quelque chose de plus adapté. J’ai aussi, dans une « Grande surface dédiée au sport » fait l’emplette de plaquettes de frein (en attendant les freins de Manu) et j’ai retrouvé, en les posant, le blister qui contenait les précédentes (oui, je ne vide pas ma poubelle atelier-vélo souvent !) ;différence de prix : cette année 14,90 € et, il y a 6 mois, pour le même chose : 23 Z’euros !!! Z’horrible, non ? Donc surveiller les prix ! Ça faisait un peu suer d’aller mettre tout ce matos neuf dans la boue car, vu ce qui était tombé cette semaine et tombait encore samedi, c’était couru ! Le Manu descendait ce WE et il était prévu de rouler ensemble en Sancerrois, même qu’on avait invité le Rob (pas disponible hélas) à rouler avec nous, vu que côté Michel, le seul plateau dont il allait se servir ce serait le plateau de fromages… Mais Manu était patraque et la pluie lui avait donné le coup de grâce. Je choisissais donc l’exil vers le sud du département à la Rando Saint Patic de Saint Parize le Chatel organisée par l’ACSP, club de Saint Parize. De randos à Saint Parize, j’avais surtout le souvenir de cet hiver avec des chemins enneigés, superbes évidemment mais pas faciles, d’une région sans relief et de longs faux plats montants. Pas emballant à priori, surtout que la dernière fois pour le coup à boire de la fin, il avait fallu attendre les z’officiels et du coup on avait fait « tintin » comme qu’il disait mon popa, que c’est le genre de truc qui te rend nécessairement rancunier, non ? Bon alors j’arrive au soleil levant (« The sympa rising sun » of course, vu le lieu!) Les impressions commencent positivement dès l’accueil où l’on ne fait pas de distinction entre les différentes licences pour l’inscription (à 2€ !), comme quoi les gens du Rallye des Vignobles qui s’abritent derrière la FFCT pour ne pas accepter d’autres licences se fichent bien de nous ! Le café est gentiment offert par les jeunes du club très responsabilisés et impliqués dans l’organisation de la Randonnée, Saint Patic, quoi… Chaque participant reçoit une carte couleur, agrémentée de photos des sites de Saint Parize, pour se repérer sur le circuit. Bon, ben… il y a des têtes ou des maillots que je connais ? Bernique ! On est bien une petite centaine de participants, ce qui constitue un record pour l’organisation mais pas de gens du Nord Nivernais, bien que l’autoroute conduise quasiment sur place: sont restés sous la couette ou bien partis tourner en rond aux 3 h de Gien. Pourquoi pas ? C’est organisé par des copains mais moi, c’est pas trop mon truc (pas les copains, au contraire, mais de tourner en rond !)…Je leur laisse. Mais l’esprit VTT fait que l’on trouve toujours une compagnie pour rouler. D’ailleurs, au bout de quelques kilomètres, le bourbier d’un chemin de débardage réunit tout le monde dans la même galère, ça crée des liens. On commente en dépatant comme on peut un peu les pneus, mon n’veu ! Oh là là, mon XTR tout neuf ! Je ne le vois même plus sous la boue ! C’est, heureusement, le seul bourbier du parcours : curieusement, malgré les récentes pluies, les chemins sont très corrects, un peu gras ou mouillés sans plus. D’ailleurs le parcours est plutôt agréable : un peu de bitume, sans trop mais, à la mauvaise saison, on apprécie parfois pour nettoyer les roues et souffler un peu, mais il y a aussi des chemins empierrés, des passages en sous-bois inattendus, des singles parfois un peu techniques le tout dans un paysage plus vallonné que je n’aurais cru (on atteindra 300 m de dénivelé positif, dans cette région « plate ») . Les traceurs ont eu le souci de créer un circuit qui ne s’éloigne jamais trop du village, ce qui a permis de trouver un accord avec les chasseurs locaux qui sont restés à la maison ce matin. Ça peut être pratique pour rentrer en cas de problème ou de fatigue mais il est vrai que les vrombissements venant du circuit de Magny-Cours constituent un fond sonore assez « présent ». La situation géographique de Saint Parize, entre Loire et Allier, doit constituer une bonne réserve de sites à parcourir à l’avenir. Car l’agglomération neversoise toute proche est riche d’amateurs de VTT qui font le succès des grandes randonnées nivernaises d’automne (sont passés où ces vététistes-là ? Ils remisent leur vélo dès la première goutte de pluie ou quoi ?). La Randonnée « Saint-Patic » doit pouvoir profiter de cette dynamique. Bien crotté quand même et donc aussi un peu usé (d’autant que, dans la dernière ligne droite, on sentait bien le vent du sud) on retrouve le site d’accueil qui nous permet (c’est assez rare pour être signalé) de se doucher, faveur dont les vélos ont plus de mal à bénéficier, avec un seul jet plutôt faiblard dévolu à leur lavage. Cette fois-ci, le pot du randonneur ne se fait pas attendre et est généreusement offert. C’est pas possible j’ai dû mal me souvenir, ou bien les organisateurs ne sont pas les mêmes, tant tout me semble différent, même le lieu d’accueil a changé ! Aujourd’hui la convivialité semble être le maître mot. Finalement c’est plutôt avec plaisir qu’on attendra de pouvoir revenir ici sur une prochaine rando, en visitant le site internet remarquable du club organisateur et en affichant un sourire satisfait, une « sympa risette » quoi… C’est les vacances cette semaine, rien de décidé mais je ne vais pas rester sur place. Normalement le VTT suit. Mais z’où ? De toute façon pas de rando organisée avant le 5 novembre et la « Forestière » de Vierzon (c’est loin !). L’occasion de se retrouver d’ici là pour une sortie « sur le pouce ». Là encore, faire passer les infos si on connaît une organisation quelconque !

lundi 25 septembre 2006, a 12:47
Le goût du VTT : les pluies « Niffond » rien !
 

Qu’est-ce qu’il avait plu ! Et qu’est-ce qu’il devait pleuvoir, si l’on en croyait les bulletins météo sur lesquels je guettais le moindre espoir d’amélioration : décidément ce dimanche matin était annoncé pluvieux ! Désolant ! Tout le monde regardait ma tête : « Tu comptes vraiment rouler demain ? » Pourtant je préparais le vélo et la tenue du lendemain, par optimisme, ou par habitude. Au réveil, je tends l’oreille : pas de bruissement caractéristique de la pluies sur les feuilles, et les voitures qui passent ne font pas non plus ce chuintement horrible de l’eau soulevée par les pneus… un coup d’œil par la fenêtre confirme : il ne pleut pas ! Momentanément peut-être mais, tous les organisateurs le savent bien, c’est entre 6 h et 9h que se jouent les choses. Alors en route vers la base de Niffond. Michel et Anne partent quasiment en même temps et Marc est annoncé. On retrouve, dans ce site de pleine nature dédié aux loisirs de la campagne aux portes de Nevers, un peu moins de deux cents vététistes, légèrement moins que l’an passé peut-être, mais preuve que les pluies de la veille et celles qui sont annoncées n’ont pas arrêté grand monde. Pour cette deuxième édition de la « Jean Chassang » organisée par le Club Cycliste de Varennes-Vauzelles, le départ se situe toujours dans le cadre paisible du plan d’eau serti de forêts : un endroit bien agréable mais les pêcheurs installés au bord de l’eau n’apprécieront peut-être pas l’animation ce dimanche : rando ce matin et, l’après-midi, course « à l’Américaine » sur un petit circuit, déjà balisé tout à côté de l’étang. Les rubans qui le délimitent et le grand portique gonflable du Conseil Général (déjà vu la semaine dernière à Germigny) semblent un peu incongrus en cet endroit mais donnent un côté « sérieux » à l’événement. Si l’on cherche les têtes connues dans la petite foule des partants, on ne s’attarde guère et l’on attaque vite le grand parcours de 43 km. Si vite que Michel et Anne ont déjà disparu dans la forêt et que Marc et moi les cherchons un moment : ils sont devant, ou derrière ? Vive le portable dans ces cas-là ! On redoute une boue certainement très présente au long des chemins qui risque de ralentir singulièrement la progression. On ne l’a encore (et heureusement) pas trop pratiquée depuis la rentrée : un peu lors de la Germignoise mais plutôt limitée à certains passages et quelques flaques. Qu’en sera-t-il ici, où l’on avait, l’an passé, tant apprécié le sol sec ? Le sous- bois a parfois fait office de parapluie et, par ailleurs, la terre très sèche de l’été se montre imperméable mais tout de même, on doit affronter, surtout dans la première moitié de la rando des passages singulièrement glissants : il est parfois difficile de garder sa trajectoire et la roue avant, bien souvent, se trouve sournoisement entraînée dans une ornière trop profonde pour pouvoir s’en extraire sans mettre pied à terre. De ce côté-là,je galère particulièrement ce matin : impossible de garder une trajectoire ! Difficile de se lancer dans les descentes sans appréhension, difficile aussi de suivre celui qui précède de trop près sans voir le terrain et sans avoir la possibilité de réagir à temps. Le vélo se met parfois en travers, comme les voitures des courses sur glace du « Trophée Andros » fait remarquer Michel qui, du coup, se prend une gamelle : bobo les pattes ! Ça ne l’empêche pas de cavaler : tout à la préparation de son Roc d’Azur, il bourre comme un malade sur la moindre bosse, façon "Landis, the day after!", influence du foie gras avalé la veille et dont il nous a parlé tout a l'heure ? Ben si faut remplacer les nouilles par le foie gras, il va y avoir de la déprime côté porte monnaie ! Ben, moi, ce serait plutôt la version "Landis , the day before" si tu vois... je m’épuise un peu dans cette première partie, d’autant que le parcours est assez physique : les forêts entre Niffond et Chaulgnes, parcourues déjà lors des « Rando vertes » de Parigny et lors de la « Germignoise » cachent de belles bosses et il faut s’employer. On rencontre mêmun passage fait d'une, épaisseur de cailloux impressionnante, qui précède un bon raidillon: à pied tu crois? Marc bloque la roue avant et ...OTB, sans trop de bobo. Je réussis à passer en me disant que ce n'est pas malin de m'épuiser un peu plus sur un petit passage comme ça mais, en fait, j'ai eu la flemme de descendre encore une fois du vélo. Curieuseemnt j'ai plutôt l'impression que ça va mieux après , c'est vraiment bizarre, la forme !..On attend un ravitaillement incertain : on court à la crise énergétique comme on est partis ! Déjà Michel est moins gaillard, les réserves de foie gras s'épuisant sans doute, le voilà tenaillé par la fringale, quand, au moment où on s’apprêtait à fouiller les camels à la recherche de quelque chose à avaler, on arrive enfin à l’unique ravitaillement du parcours ! Un peu regonflé, on peut se lancer dans une deuxième partie moins boueuse qui ménage de superbes passages en singles techniques ou descentes rapides (miam, la pente douce qu’on enquille à fond sur la plaque pour descendre sur Parigny !). Je finis en meilleure forme qu’au départ et je profite un max des derniers kilomètres (ah! se lancer à (nif)fond la caisse!!! voir photo)dans la forêt de Niffond où le dernier passage avant l’arrivée est un régal. Discussions avec les organisateurs ouverts aux critiques constructives : beau circuit avec 500 m de dénivelé, mais il faudra revoir le problème « du » ravitaillement, de la publicité et peut-être créer un circuit intermédiaire. Revoir un peu la sécurité aussi : on déboule du bois, quasi à fond et sans visibilité, pour sortir sur la route sans que quelqu’un n’assure la circulation, c’est un peu juste, non ? Mais nul doute que cette rando, idéalement placée dans le calendrier à la suite de Parigny, Sauvigny et Germigny ait tout pour s’assurer un bel avenir mais, pour rejoindre la bande des quatre, peut-être faudrait-il passer de Niffond à « Niffongny » ou « Jean Chassangny » ? Bon , on roule où dimanche prochain ? Il y a un blanc dans le calendrier avant la date du Défi des Birettes et/ou du Rallye des Ignobles (et du Roc, oui, oui, je sais, Michel !). Donc si quelqu’un propose quelque chose, merci !

lundi 18 septembre 2006, a 13:13
La Germinoise : Dix ans, de Ger-mini à Ger-maxi !
 

C’est pas souvent que ça arrive mais je suis dès 7 h 30 sur les lieux de la Rando du jour, et… prêt , si ! si !!! Explication : aujourd’hui c’est la « Germignoise », rando que mon frangin François, qui vététise aussi un peu à l’occasion, a initiée avec ses copains de l’assoss. locale qu’il anime, il y a dix ans. Alors bon, on donne un coup de main : moi pas trop parce que je ROULE surtout (pis j’aide un peu à ranger après et aussi à donner un coup de fourchette au cours du repas sympa de tous les bénévoles en début d’après-midi). Mais, bon Martine bosse plus sérieusement, même que ça lui fait tout pas marrant de se lever de si bonne heure un dimanche matin. Enfin bon, j’ai les trois premières plaques de cadre, 1, 2 et 3 , vu que j’ai inscrit aussi Manu et Michel qui doivent arriver incessamment car ils sont tous les deux désireux de ne pas rentrer trop tard à la maison ce midi.. Manu qui s’est décidé au dernier moment est, si j’en crois le dernier coup de fil, en train de se demander où il arrive par ces petites routes où il n’y a pas même une voiture. Il va être surpris ! Car soudain, c’est un peu un choc : des oriflammes qui battent au vent, un portique gonflable digne des plus grandes manifestations, des banderoles, des bénévoles en gilet fluo, la musique et la voix de l’animateur au micro, qui accueille les voitures qui arrivent (mais d’où ?) et se garent entre deux bouses bien avant huit heures, sur le grand pré qui jouxte l’école. L’école… normal quand on a dix ans, dix ans de « Germignoise », petite rando née en 1996, époque où les 35 participants d’alors (ce qui était déjà considéré comme un succès !) parcouraient des circuits tracés en une espèce de labyrinthe sur le territoire de deux communes seulement, entre voie ferrée et Loire… et l’an passé, le cap des 400 participants avait été atteint ! Qu’en sera-t-il cette année ? Bref, on est dans les starts à 8 h 15, en attendant que les motos aient vérifié que le balisage est resté O.K (Voir photo , avec le frangin à droite, une photo de famille quoi…).On démarre en évitant les bagnoles qui ne cessent d’arriver. Le Michel, qui est décidément pressé et s’est d’ailleurs inscrit que sur le 30 km, place une mine dès les premiers mètres et roule une centaine de mètres devant nous. Il faut faire un peu de plat à travers champs et aussi sur la route pour passer la voie ferrée et gagner la partie intéressante. Une mise en jambes de quelques kilomètres roulants en direction de Pougues, c’est idéal même si je trouve que, du coup, on le fait un peu vite car j’ai une p’tite idée de ce qui va suivre. Déjà on attaque la première difficulté du jour, l’escalade du Mont Givre, qui domine la ville de Pougues-les-eaux.Le Michel, parti comme un dératé, recherche un peu son souffle à vouloir rester dans le paquet de départ. On passe l’ancienne nationale, évite (pour encore un moment j’espère) le centre de gériatrie où Manu me propose de rester (chameau !) et l’on plonge vers Priez sans trop se faire,justement, prier (ouaf !), mais aussi sans trop lâcher les freins car le sol est quelque peu glissant. Maintenant, après un premier ravito: direction les hauteurs de Chaulgnes. On retrouve ainsi un sentier bien pittoresque, que l’on avait descendu avec grand plaisir l’an passé : un single en dévers qui amène en haut d’Eugnes. Mais cette fois-ci il faut le grimper ! On commence par abandonner Michel qui bifurque sur le circuit 30 et se fera le plaisir d’arriver le premier sur celui-ci. Nous, on continue et à la queue leu leu, on grimpe comme on peut, entre les parties un peu glissantes, les bout de bois, les pierres et les gars qui ont mis pied à terre, et on arrive à la route : une respiration, un coup de camel et on continue à grimper au-delà ! Si les premiers kilomètres de la rando avaient été parcourus rapidement, le compteur du vélo semble maintenant bloqué. De courtes descentes permettent à peine une reprise de souffle, il faut escalader derechef un peu plus loin, le tout en slalomant entre les premières flaques d’eau et de boue, dues aux pluies de l’avant-veille. Tout en essayant de ne pas trop penser à un genou bien malmené la semaine dernière et qui chatouille un brin, je me dis peu à peu que le frangin traceur, il va avoir des doléances sur le côté physique de son parcours, même si celui-ci est magnifique ! Et pis, d’abord, il arrive bientôt ce ravito, prévu au milieu de la boucle ? Sais pas si le Manu y sera car au hasard des dépassements et des grimpettes, il m’a distancé et n’est plus en vue. Enfin, alors qu’on arrive sur une partie enfin plate, apparaît au loin, flottant au vent, le fanion qui annonce de loin le poste de ravitaillement situé au point culminant du circuit. La convivialité est de rigueur : entre vététistes tout heureux d'être arrivés en haut, et avec les organisateurs prévenants et attentifs qui nous annoncent que l’anniversaire est marqué par un nombre total de 481 vététistes participants, un record ! Eh ben ! Il aurait suffi d’un ou deux clubs un peu plus présents (suivez mon regard du côté des tachetés et des autres, plus au nord) et le chiffre de 500 était atteint. Le Manu commençait à se refroidir de m‘attendre et on ne traîne pas : un peu « requinqué », on dévale vers Chaulgnes par le site remarquable de la Fontaine de Vaux et de bonnes petites descentes suffisamment techniques pour que l’on y fasse du « pilotage » le passage sous une branche basse (en haut) et, concomitamment, une grosse pierre qui bouscule ma roue avant (en bas) me font faire une embardée un peu chaude que je rattrape grâce à la forme en gouttière du sentier, ouf ! on va pas recommencer !...On passe Chaulgnes et on retrouve un dernier raidillon où je me souviens avoir fait une compète avec les gars de Veaugues, aux temps préhistoriques. On le termine avec difficulté, à pied, et l’on redescend vers Pougues. On revient sur le plat et par un peu de route : c’est incontournable entre Germigny et le super terrain de jeux de la forêt de Bertranges. Au loin, on aperçoit le bourg de Germigny et si, un court instant, je redoute que les traceurs n’aient eu l’idée saugrenue de nous faire monter la butte du Petit Varennes en un final assassin, je suis tout heureux (après plus de 650m de dénivelée positive) de n’avoir plus qu’une dernière petite montée à digérer pour plonger délicieusement sur l’arrivée. Accueil de chaque participant comme s’il était un vainqueur (mais n’est-ce pas le cas, d’ailleurs ?) accueil presque personnalisé : ici chacun est quasiment suivi jusqu’à ce que l’on soit sûr qu’il est revenu à bon port.(les filles ont eu des angoisses avec une participante annoncée sur le petit circuit qui avait décidé de continuer sur le 30 et qui, du coup, avait disparu !). Cadeaux royaux, tombola, pot de l’amitié (oui, oui, un Kir, c’est la première fois ! Faut dire que j’avais un peu réclamé l’an passé ! Non mais !) pour accompagner une crêpe délicieuse (ça, l’idée, ils l’ont pêchée, avec les crêpières qu’ils ont embauchées, la semaine dernière, à Sauvigny) Quelle organisation ! Et encore ne voit-on que la partie émergée de l’iceberg ! Car c’est ce qui préoccupe un peu l’équipe organisatrice. Leur bébé est devenu bien grand et réclame encore plus de soin. En dehors du jour de l’événement lui-même, où aucun ne rechigne à être sur le pont, il faut, en amont, assurer la préparation. C’est dès l’hiver qu’il faut commencer les démarches auprès des sponsors et multiples intervenants et mobiliser les énergies. Dans la cour de l’école, en continuant les Kirs (…sont lourds à la détente mais, une fois partis …) les membres de l’ASCL de Germigny en débattaient déjà, alors que l’on accueillait tout juste les derniers arrivants. Il fallait aussi, après un joyeux repas de tous les bénévoles (là aussi ils sont first! ) démonter les structures et rendre à l’école sa destination première. Et pourtant, je suis sûr que le lendemain, dans la cour, les gamins, tout en commentant leurs exploits de la veille (et comment qu’ils participent, à quoi il sert mon frère d’instit’, non mais !) ouais, je te dis qu’ au fond de leurs yeux, ils auront vu flotter encore les grandes banderoles et auront franchi le grand portique d’arrivée en levant les bras : la 11ème Germignoise ? Elle est déjà dans leur tête !

lundi 22 mai 2006, a 14:54
Cave qu'on aime
 

SEC, le temps des copains... Curieusement, c’est alors que le printemps offre des possibilités des sorties plus agréables (quand le soleil veut bien être de la partie) que les organisations de randonnées se font, certains dimanches, plus rares : c’est alors le temps des S.E.C., sorties entre copains : consécutivement, les randonneurs vététistes de la région se sont donc retrouvés pour deux randos à forte connotation conviviale. L’autre dimanche, l’invitation venait des « Castors Furieux », association de fait, sinon officielle, des bikers de Pouilly. Préparée de longue date, avec un départ au Domaine du Bouchot, un lieu attachant (comme disent les moules, n’est-ce pas !!!) situé au milieu des vignes, la rando promettait d’être … savoureuse. Mais la vingtaine de VTT s’élançant dans le brouillard de ce matin-là entre deux arpents de vignes s’est retrouvée immédiatement bloquée par la terre qui, rendue humide par les ondées de la veille, s’attachait amoureusement aux roues, rendant toute progression impossible ! Les organisateurs faisaient alors preuve d’un sens de l’impro admirable en modifiant radicalement le tracé prévu et, grâce à leur connaissance remarquable des chemins et sentiers locaux, ils inventaient immédiatement une autre formule. On renonçait donc aux grimpettes du côté des Loges, déjà un peu connues des participants, pour descendre vers Charenton puis Mesves, avec, toujours, le souci du petit crochet par un boyau sombre et glissant sous la voie ferrée ou par le franchissement incertain d’une passerelle, au-dessus du Mazou. Un petit tour par le ludique sentier de découverte de l’île de Malaga puis l’escalade de la « Voie romaine » permettaient au groupe de dévaler jusqu’au château du Nozet, dont on prenait le temps d’admirer le faux air de "château de la Loire" avant de boucler le premier circuit et repartir en direction, cette fois-ci, des sentiers en sous-bois entre Congy et le Puisac. Des chemins quasi inconnus pour les invités et qui montraient la richesse des possibilités locales. Ce fut le théâtre de rigolades lors d’empoignades folles ou chacun doublait l’autre entre les branches basses, les ornières et les branchages au sol. L’occasion de quelques chutes saluées comme il se doit de force quolibets ! On achevait la deuxième boucle par un chemin montant assez sélectif, avec un kilométrage rigoureusement conforme à ce qui était initialement prévu. Bravo ! Une vraiment belle sortie qu’on aura plaisir à renouveler, d’autant que le ravito final permettait de vérifier que le produit local se trouvait très adapté à ce type de sortie : du sec pour une SEC !

Présentation
Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!

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Bobo à Bonny . (25/11/2009 22:31)

Eh ben dis donc, c&#...

Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)

L'hécatombe con...

Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)

Bravo et merci j...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel, homme de l'ASCO (18/11/2009 11:18)

Merci Bill pour ton ...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel de St Martin (18/11/2009 09:40)

Bonjour Pour ne ...

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