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Chronique VTT
mercredi 25 novembre 2009, a 00:16
Bobo à Bonny
 


Bonny! Bon !  On y part (de tarte) assez (gât-)tôt pour ne pas être en retarte !

Ouf ! T'as résisté à ça ? C'était juste pour essayer de mettre de l'ambiance parce que la fin aura une autre tonalité…

Remarque, non, en fait, il ne vaut mieux pas être trop en avance, car les premiers arrivés sont parqués (et attention, le parking, à Bonny, ça ne rigole pas!) dans l'herbe et assez loin, alors que, si tu t'y prends pas trop mal, tu peux arriver pile poil pour être garé sur la dalle de ciment, forcément plus propre et plus près de l'accueil aussi.

Ah ! parce que évidemment il a plu cette nuit et même ce matin, c'était encore limite…Si bien que, alors que la veille, on pouvait espérer voir un terrain assez propre, et bien ce matin, on est fixé : ce sera une rando des pommes dans la plus pure tradition du genre, à savoir sur sol glissant.

Remarque comme certains clichés ont la peau dure : c'est vrai qu'il y a quelques années, un peu déjà, on a connu des passages abominablement boueux et collants et tout, mais il faut reconnaître que, depuis, les traceurs ont trouvé un circuit plutôt correct : jamais on ne trouve de bourbiers infranchissables, nulle part la terre ne colle aux roues ! Et si, évidemment, certains passages glissent bien un peu et te décorent le plastron ou le popotin, il n'y a rien que de très mesuré et normal vu la saison. D'ailleurs les organisateurs ont bien compris  et te resservent le même tracé, à l'identique, chaque année (je me rappelle le leur avoir conseillé !). Pourquoi pas, tout comptes faits? En tout cas, ça doit leur simplifier la tâche ! Pourraient peut-être faire un balisage permanent, finalement, hein ? Comme la rando de l'Ascension à Donzy…

 

Je me retrouve garé, comme je te l'ai dit plus haut, avec Michel-Léopold juste à côté de moi. Comme prévu, il y a affluence et du monde à saluer, pas seulement des « Abeilles » (pas mal en nombre) et des « Marsus »(par contre ils ne font pas le plein, bien qu'ils soient sur leurs terres) mais aussi des têtes (et des maillots) qu'on n'a pas vues depuis un moment. C'est vrai que Bonny est assez central et qu'on peut donc aussi bien y rencontrer des bikers de Nevers que de Montargis.

On forme vite un groupe avec Maurice, qui refait surface après un séjour alsacien, Christian, itou après une bronchite, Jean-Paul, et puis un autre maillot de l'UM Veaugues avec Manu du Berry, pas revu depuis « les Vignobles » et l'on attend François qui arrive avec Catherine depuis Germigny. Les « tachetés » sont déjà partis et même les deux Michel (Actif et Léopold) avec Anne et Noëlle qui ont encore laissé le VTT à la maison et s'engagent sur un circuit marche.

Il ne pleut plus et il fait plutôt bon. On part à travers champs, vent de travers, en direction de la voie ferrée, tout de suite sur un bon rythme : faut dire qu'avec Jean-Paul et Manu en pôle position, « ça le fait » et puis Maurice ne donne pas sa part aux chiens, quelle forme il tient celui-là, malgré un petit break… On ne discute guère et l'on appuie plutôt sur les pédales. Le fait de connaître le chemin par cœur joue peut être aussi, et de même que le terrain soit pas mal roulant : bord de voie ferrée et, plus loin, le sympathique passage en bord de l'Ousson, avant d'arriver à l'étang, où force est d'alléger les tenues, sous l'effet conjugué de la température et des efforts.

Et c'est reparti dans la même cadence, on ne ralentit pas, même devant le beau domaine de la Colinière. Les grosses pierres toujours un peu boueuses que l'on trouve un peu plus loin, nous freinent à peine, alors, tu parles, quand on enquille la voie romaine !…Pourtant, on n'a pas un tel trajet à faire ! Sans doute sommes-nous saisis du syndrome du brave curé des « Trois messes basses » de Daudet, qui accélérait l'office pour pouvoir passer plus vite à la table du réveillon… Car nous savons que le célèbre ravito Bonnichon mérite un bon arrêt. Le Frangin commence à sentir les effets du tempo et, dans une moindre mesure, Christian, que l'on est plutôt habitués à voir devant.

La pause est bienvenue, donc, dans cette étable où l'on sait « être bon envers les animaux »… et les randonneurs, donc ! Bien que nous fassions honneur comme il se doit à la table, on ne traîne pas non plus. Mais c'est pour mieux faire halte un peu plus loin, lorsque nous rencontrons nos marcheurs, ce qui permet à Actif-Michel d'assurer de nouveau le reportage photo (il maîtrise mieux son appareil-téléphone etc…). Maurice recommande bien à Michel-Léopold de ne pas se lancer trop vite dans la descente qui vient, mais, bon, Noëlle est là pour raisonner son homme!

« Superdudu » et « Roydudu » qui étaient repartis avec nous, ont, du coup, déjà disparu.

La boucle qui nous fera revenir au même point de ravito, file vers Neuvy qu'on évite par la belle descente après Gardefort qui nous conduit au fameux gué sur la Vrille, qu'on se contente de longer sur ce petit single en corniche, le long des barbelés, tu vois de quoi je parle ? Maintenant, on va sur Annay, vent dans le dos, en profitant du joli chemin entre les arbres qui descend vers le village. Miracle, il est bien plus propre qu'au printemps et même encore quasiment sec. Plaisir.

Après Annay, que Christian a voulu traverser, pour, croyait-il, trouver un raccourci, on se paye un bon bout de bitume sur la route de Thou, d'abord par la grimpette au départ d'Annay et puis jusqu'au hameau de « Grand Sermaise » (on évite les « Grands Cocus » et même les « Petits », parce que, bon…). Il vaut mieux ce bout de goudron que les  chemins défoncés du bois d'à côté, où il nous est déjà arrivé de nous aventurer. Mais, près d'une ferme, le bitume disparaît carrément sous une couche de terre et de fumier, comme quoi…

 On aperçoit déjà les sapins de « La Chaise » où l'on repassera au ravitaillement. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la voie romaine dans l'autre sens, sans apercevoir le joli petit château juste à côté, derrière les arbres : une seconde belle petite descente, caillouteuse à souhaits, puis les deux gués du Moulin Perré et retour au ravito. On n'a pas réussi à rejoindre nos deux  « Dudu » qui ont si vite disparu tout à l'heure. Z'ont dropé dis donc ! En fait, quand nous les retrouvons au ravito, ils nous expliquent (entre deux bouchées de tarte aux pommes) qu'ils ont tout à l'heure pris le chemin du retour et se sont retrouvés à Bonny. Du coup, ils ont fait deux fois la première boucle pour avoir leur compte de kilomètres.

On repart donc de concert, nez dans le vent, ce qui n'arrange pas les affaires de ceux qui fatiguent un peu.

Regroupement à Bonny, où Superdudu, en bon responsable de club, évoque la Rando des « Coteaux du Giennois » et interviewe le frangin François pour tenter de comprendre comment lui et son assoss, arrivent à attirer près de 700 vététistes à leur « Germignoise ». T'inquiète, Dudu, ils ont commencé avec 35, tu sais !

Bords de Cheuille puis raidillon sous les murs, que le tracé officiel, curieusement, évite ! Il est pourtant « trop cool » non ?

On remonte vers les vergers, par le chemin qui contourne Bonny par les champs. Il est plutôt moins collant que d'habitude.  L'occasion de mettre ce qui reste d'énergie et l'on joue même le jeu d'éviter le dernier bout de route pour revenir le long des pommiers. Rien à se reprocher ! 45 km, pas loin de 400m de D+

 

Faut un peu le chercher le Kir d'accueil, là-bas au bout de la table (par ailleurs bien garnie) mais fais confiance à mon flair! On retrouve les marcheurs, arrivés depuis un bail, les discussions vont bon train, les rendez-vous sont fixés  pour les prochaines sorties. Le 29 : c'est loin, soit St Maurice sur Fressard (45) soit Vouzeron (18). Sinon, faut se regrouper. Pas vu le Frapadingues en chef, pour en parler, il devient quoi, le « Tarnais » ???

Et puis, bien sûr, la Rando du Téléthon, chez les pompiers de Santranges, juste au-dessus de Belleville, le 6 Décembre, t'as bien noté, j'espère ?

Chacun regagne sa voiture, en poussant un vélo plutôt crotté. Je lave ou pas ? Le tuyau, juste à côté, est libre ! Vite ! Je me retourne et l'intérieur de mon pied gauche accroche la roue avant de mon spad, posé contre la voiture.  Damned !!! Le mouvement qu'il ne fallait pas faire ! J'ai senti l'articulation du genou s'ouvrir et me tiens la jambe. François, qui passe, croit à une crampe.

Mais non, c'est le ménisque  qui me coince l'articulation!!! Ça fait des mois, quelques années même, peut-être, qu'il m'est arrivé assez régulièrement ce genre de chose. Je connaissais depuis longtemps le geste antidote qu'il me fallait faire avec la jambe, pour que le bout de ménisque reprenne sa place, mais ces derniers temps, c'était devenu de plus en plus difficile, long et un peu douloureux aussi, forcément. Ça m'était arrivé, un soir de préparation de la GTMC, chez Michel-Léopold, devant mes compagnons interloqués. Tu parles que j'avais poussé un « ouf » de soulagement dans j'avais réussi. Il s'en fallait de ma participation à cette aventure, tu te rends compte !

 Là, entre deux voitures, j'ai beau secouer la patte en lançant le talon vers l'extérieur, rien n'y fait et le mouvement devient douloureux. Un peu grimaçant et la jambe gauche un peu fléchie, je lave quand même le spad, vais en claudiquant chercher mes pommes, en adressant quelques saluts crispés à des voitures qui partent.

J'en fais autant. Pas de Pb pour conduire : j'ai juste la jambe qui ne peut plus s'allonger à fond, ce n'est pas même douloureux. Mon horizon vététistique s'est assombri, soudain. Je vais passer une partie de l'après-midi et de la soirée à réessayer ce fameux mouvement, et d'autres, rien n'y fait. Cette fois, ça sent le billard…

 

Le lendemain, visite exprès chez le kiné : lui, au moins, saura sûrement…

Peau de balle, pas faute d'essayer ! Tout ce qu'il réussit à faire c'est m'obtenir en exprès un rendez-vous chez le chirurgien… Le chirur-Gien, en l'occurrence, tiens, oui…

 

Alors voilà, les côpains : jeudi, entrée à la clinique de Gien, vendredi matin, billard et sortie, normalement sur les deux pattes, le soir même. Je connais un peu, on m'a fait ça au genou droit, il y a au moins quinze ans.  Mais bon…

Et puis… pas de VTT pendant plus d'un mois Ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!  Ça nous mène, au mieux, à la « Rando des Gâteaux de riz et de Semoule », ou même St Satur ? Ou encore la « Décrasseuse »… Tu te rends compte ?

 

Mais tu crois que j'aurai rien à raconter ? Et la GTMC, alors ? C'est l'occase, non ?

 

N'empêche, quelle hécatombe, ces temps, dans la gent vététistique !… Et Superdudu qui me disait qu'Eric-Œil de Lynx était aussi sur le flanc !

Dis-donc, toi qui me lis et qui n'a (encore) rien, tu te sens comment ?      

 

Voilà…

 

Mais, dis donc, il y a un truc qui me... turlupine (évidemment)… il sait bien lire le chirurGien, au moins ?

Parce que, dis, une  « méniscectomie » (« coupure du ménisque », ce qu'il doit me faire) si jamais, t'imagine…       qu'il prenne le M pour un P ????????

jeudi 29 octobre 2009, a 00:31
St Père : première SEC sur du mou
 

 

Première chose en préambule : va voir les commentaires de l'article de la Transgâtinaise : Bruno nous y a laissé un lien vers un album des photos prises ce jour-là. Sympa !

 

Justement à propos de photos, il n'y aura que ce qu'il y a, pour illustrer cet article. Je n'ai pas pris mon appareil et Actif-Michel, qui joue les reporters sur les dernières sorties est plus ou moins tombé en panne de téléphone-photo !

Comme ça tu ne me verras pas tirer la langue derrière tout le monde ! Mais, au moins, tu peux juger que j'ai fait "pâle figure"!!!

 

Mais que je te raconte :

Comme convenu avec Actif-Michel on part directement à vélo, chacun de chez soi pour se retrouver sur la route de St Père. Là-bas, nous attend un bon groupe de Frapadingues, renforcé de Stéphane l'Amillois. Aussi appuie-t-on un peu, sur la route, pour ne pas les faire languir, mais, tu parles, la bande s'est envolée et, quand on  arrive, ne reste que Stéphane. Je vais jeter un coup d'œil à l'accueil, pour voir à quoi ressemble le circuit, mais sans plus. Tu te souviens de ce que j'avais écrit la semaine dernière, et tous les gars contactés avaient jugé le tarif (8€ !) un peu costaud, pour, en plus, peut-être ne même pas pouvoir profiter des ravitos… Alors…

 

Nous on en était là quand on s'est élancés, sur la montée un peu raide qui s'élève au-dessus du village, pour gagner les vignes. Mes deux lascars me distancent pas mal sur ce coup-là. Pas chaud,encore ? Je me rassure un peu sur les longs chemins rectilignes qui, dans les grands champs ouverts, montent peu à peu vers « Evry », en direction d'Alligny. C'est un peu dur, mais, après tout, ne cherchons-nous pas à rattraper les autres ? Pourtant on sait bien que, pour reprendre une dizaine de minutes seulement, il faut s'employer un brin ! On double pas mal de marcheurs, en essayant d'être le plus corrects possible, d'autant que, même si la plupart se montrent très amicaux, on voit bien une grimace chez certains…

 

On s'oriente un peu à gauche, en comprenant au bout d'un moment que, s'il n'y a pas de balisage, c'est qu'on suit celui d'un GR.  Peu à peu on se rapproche de la route de Cosne à Alligny, qui nous était un peu parallèle, mais de loin, depuis le début. Comme nous la coupons, nous retrouvons, de l'autre côté, le groupe des sept, partis devant nous, et qui ont dû, quand même, un peu flâner pour que nous puissions les rejoindre.

 On a plongé vers les "Grands Maraux"  et on essaie de saluer les uns et les autres au fur et à mesure que nous remontons, (quand c'est possible !) le groupe. J'ai ainsi pu souhaiter le bonjour à Jacquy, Didier, Claude, l'Tian, un autre gars que je ne connaissais pas, mais pour taper sur l'épaule de Thom' et du grand Stéphane, il me faudra attendre un bon moment : on vient d'enquiller, en effet, ce fameux chemin herbeux qui monte, entre deux champs dénudés, jusqu'au niveau des "Goumards". Je dis « ce fameux chemin » parce que, quand tu l'as parcouru une fois, tu t'en souviens et pas en bien, je te dis, moi ! Il n'a l'air de rien, le pourcentage de doit pas être si énorme, mais il n'en finit pas de monter, tellement rectiligne que tu te demandes si tu avances, et tellement herbeux que tu as l'impression de n'avoir aucun rendement. Et encore, on pourrait avoir le vent de face et le sol pourrait bien être plus mou qu'il n'est ! Le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai pas l'impression du tout d'avoir une énergie bouillonnante dans les mollets, alors j'y vais au train, et pourtant, en haut, j'aurai bien la sensation d'en avoir laissé pas mal sur ce passage !

En  haut des "Goumards", une petite pause, pas mal venue, pour attendre vainement Jacquy et l'Tian, qui souffre des côtes (les « douelles » comme il dit). Il décide d'arrêter les frais pour rentrer avec Jacquy.

Nous poursuivons vers le haut d'Alligny par un chemin vraiment superbe, mais non d'un chien que j'ai du mal à suivre le tempo, surtout dès que ça monte ! Aussi, quand il est question d'un détour par le bas du village pour revenir au même niveau un peu plus loin, je n'hésite pas : Allez-y les gars, moi je coupe direct et vous me rejoindrez.

Seulement, tout le monde fait comme moi ! Raté pour le moment à dérouler tranquille !

 

Sur les chemins qui vont vers St Verain, un peu herbeux, pas toujours roulants, je suis carrément à la traîne !  C'est quoi ça, enfin ? Une journée d'hier, très repas de famille, des tas de trucs bons à avaler, en solide ou liquide, mais qui doivent faire mauvais ménage dans ma tuyauterie, j'ai un peu l'estomac au bord des lèvres, comme l'a remarqué Stéphane sur ma mine tout à l'heure. Je me prends à ruminer, à trouver que c'est à pleurer de ne plus avoir de beau sol bien sec, qu'on est partis maintenant dans la moins belle saison de VTT, pis que j'ai trop chaud aussi, et pis qu'on ne prend même pas le temps de regarder autour de soi, et que pourquoi il faut aller aussi vite…

Pourtant il faut bien que je suive un peu le groupe, même de loin, si je veux savoir où aller ! parce que je vais te dire un truc : il y a beau temps qu'il n'est plus question de la rando pédestre de St Père, prétexte à la sortie. En fait, on est sur le terrain d'entraînement des Marsus du groupe, une boucle qu'ils sont accoutumés à suivre, avec plus ou moins de variantes, dans un sens ou dans l'autre, assez régulièrement. Que la rando de St Père suive, en gros, les mêmes chemins, n'est que secondaire. Moralement, je trouve ça plutôt mieux. D'ailleurs, voilà beau temps qu'on ne voit plus un marcheur et ce n'est que par hasard qu'on a dû passer très vite près de ce qui devait être un ravito, du moins si j'en crois un : « Hé, Biiiill !!! » que m'a lancé un gars, que les autres ont reconnu comme étant « Loulou » des cyclos de St Père. Comme j'avais déjà quelques longueurs de retard, tu parles que je me suis contenté d'un vague signe de la main, en réponse.

 

St Verain : reconnaissable à la vieille porte, des fortifications médiévales, sous laquelle nous passons. Je connais ce village depuis mon enfance (l'école quasi essentiellement, où mon père venait visiter un collègue), pourtant je n'ai jamais pris le temps de vraiment visiter les vieilles ruines de son château, de me documenter sur son historique, et c'est à 15 mn en voiture de chez moi ! Navrant non ?

Mais là encore, pas même le temps de jeter un coup d'œil : sont passés où ? La rue à droite, je crois, le chemin creux qui descend. Te dire : j'ai même pas la niaque de descendre : je suis sur les freins ! Pitoyable, le Bill !

Ouf, une crevaison les a arrêtés. Pas bien envie de croquer quelque chose, comme tout le monde le fait plus ou moins, en profitant de la halte ; j'accepte pourtant un bout de sablé de Didier, histoire de me faire une bonne bouche.

Il y avait quoi dans son biscuit ? La côte qui suit se fait et, comme on rejoint peu à peu la route de Cosne à St Amand, j'ai de moins mauvaises sensations et je me remets à suivre à peu près.

 C'est dingue, je n'ai dû rouler dans le secteur qu'une ou deux fois, et encore, très ponctuellement. Dommage car certains passages sont superbes. Côté sol, on ne risque plus la poussière : avec la journée de pluie d'hier, faut s'estimer heureux que ce soit un peu mou, sans trop. Parce que ça a plu du mieux possible pour tout détremper, tu vois le genre de pluie pas trop forte, pour pas que ça ruisselle et bien continue, pour bien imprégner. Mais bon, c'était tellement sec qu'il y avait de la marge quand même, et tant mieux, car, vu la profondeur de certains « roins » secs rencontrés, ça doit être quelque chose au pire de  la mauvaise saison, le secteur !

 

Après de « Gué de Frise » et son centre équestre, on revient vers les « Gauthiers ». Tout à l'heure j'ai même eu l'illusion de retrouver un peu des jambes. Je vais finir moins en déroute que je ne craignais. En plus, on revient vers Cosne et, donc, on suit un profil globalement descendant. On l'apprécie particulièrement dans un bien sympathique chemin, pittoresque à souhaits, qui nous ramène sur la route de Cours aux "Gauthiers". Ce plaisir de rouler dans les feuilles mortes, sous les arbres dorés allumés par le soleil ! (T'as vu ? Ça va mieux, moi, voilà que je me mets à profiter de l'instant !). Gaffe aux traîtrises cachées sous les feuilles, quand même.

La route regagnée, on ne la quitte plus pour aller vers Cosne et la rue St Lazare : le Thom' y a prévu le pot de fin de rando. Le temps qu'il se fasse invectiver par deux ou trois automobilistes devant lesquels il traverse, tout maître chez lui qu'il se sent, indigne de s'arrêter, par exemple, à un Stop, non mais !

Bel accueil: au soleil, autour de la table du salon de jardin, le Thom' est à son affaire, et je le crois volontiers quand il me dit que, question libations, je manque d'entraînement et qu'il faudrait qu'il me coache un peu ! Sur ses indications, donc, et soignant donc le mal par le mal, je fais honneur au Sancerre servi.

C'est pas tout ça, il faut rentrer, encore une  'tite côte à monter et ça devrait faire pas loin de 50 km et à peu près 600m de D+.

…Et pis il y a encore un magnum de champ' et du Pommard au menu de midi. Ce week-end est épuisant !

 

On va pouvoir se requinquer doucement, j'espère : la semaine prochaine, rien d'organisé. Pour ma part, je serai plus au Sud, mais serai au rendez-vous qu'aucun de vous ne doit rater : la rando des copains de Gien-Relax : c'est une première, ils comptent sur nous. Ça part d'Arrabloy (quasiment à un jet de pierre de la RN7) à partir de 9h à la salle des fêtes (erreur, c'est à 8 heures, voir commentaire de Michel de St Martin). Trois circuits : 20, 40 et 60km avec pot, le tout pour 3 € !!! Tu peux pas manquer ça ! De plus, on n'en sort pas, ils ont baptisé (si j'ose dire) ça « Les Coteaux du Giennois » !!! Attention aux embouteillages !

 

mercredi 07 octobre 2009, a 00:20
La Germignoise : J’ai r’mis ça à Germigny
 

  

 

Oui, bon… le titre est pas à la hauteur de la qualité de la rando du frangin, je te raconterai aussi, soit patient …

mardi 31 mars 2009, a 09:17
Pouilly : "Les Pas courts du qu' heure (d’été)"
 


Bon, ça s'arrange pas, je sais… À part ça ?


À part ça, eh ben, voilà : comme je t'ai dit, pour rouler ce dimanche, on avait un « Parcours du Cœur » à Pouilly, tracé par les « Castors Furieux » locaux. Pas mal, mais vingt bornes… alors Actif-Michel avait proposé : « On part de Cosne pour aller à Pouilly, on fait la boucle et on revient » Euh… oui, bien sûr, mais ça fera une bonne cinquantaine de bornes, ça …Mais il avait trouvé que, en prévision des étapes de la GTMC, il fallait commencer à faire de bonnes sorties. Alors, pourquoi pas ? On lance l'invite aux « Frapadingues » et on se dit RV dimanche matin départ huit heures.

Sauf que ça faisait sept heures du mat' de la veille, vu qu'on avançait (normalement !) les montres z'et autres réveils d'une heure dans la nuit, passage à l'heure d'été obligeant !

 

Doncques, nous voilà quelques transis ce dimanche matin sur un parking de Cosne-Sud, aux aurores, guettant l'arrivée des copains, d'une part, et les premiers rayons du soleil d'autre part, car il pèle un peu encore et l'on compte bien sur le Mahomet pour nous chauffer un p'tiot peu…

Christophe est déjà là, arrive le Franck, puis Didier qui tombe des nues en apprenant qu'on part pour Pouilly, lui qui croyait à une petite S.E.C dans le coin.. . Il commence à se demander quel plan on lui fait là… Francis, le Tarnais, arrive à son tour avec déjà quelques km dans les pattes et mon téléphone sonne une première fois…Devine ?  Ouais, t'as compris que c'est le Tom' qui vient de se faire sortir du lit par le Pharmaton et qui est à peine sauté dans le cuissard  et est en train de charger son bô nouveau vélo dans le fourgon. Il arrive dans deux minutes.
On, patiente donc un quart d'heure dans LE rayon de soleil qui passe par-dessus les blocs de magasins.

Évidemment, comme prévu, le téléphone sonne une deuxième fois : Actif et Anne qui nous attendent un peu plus bas près de chez eux et viennent aux nouvelles. On guette : le fourgon bariolé arrive, en sortent le Tom', le Pharmaton et un beau « Cube » tout flac, qui sent encore la peinture, mais ça vient peut-être du fourgon, en fait. Le temps d'admirer et on est partis. On récupère Anne et Michel et… direction Villechaud, puis Pouilly !

 

Comme on sort des bois à la Roche, Actif Michel se plaint d'un drôle de bruit puis s'arrête : crevaison, vite réparée, trop vite même puisque, sur la petite route du val où l'on vient juste de se mettre sur la plaque, on s'arrête de nouveau pour le même motif. Ben, oui, faut pas oublier d'enlever l'épine  (de ch'val ou d'ours, c'est pareil, en tout cas elle est noire !). Tu crois qu'on sera à neuf heures à la Maison de Loire, comme prévu ? Mais bon, c'est plat, on fait un bon bout de route et on y emmène bien. Tellement d'ailleurs que Michel vient devant demander qu'on lève un peu le pied pour Anne… avant de prendre la tête et d'emmener tout le monde, va comprendre !

 

Maison de Loire, inscriptions, on retrouve le Castor Juju, et l'on a à peine bu le café que la bande est déjà là-bas au bout du quai de Loire vers le sud de Pouilly. Faut déjà ramer pour recoller. On passe sous l'autoroute et  l'on s'élève en lisière de bois par un chemin très sympa au-dessus du hameau de Charenton. Bon, là t'attends le couplet  « Nostalgie, quand tu nous tiens… » Vu que, dans le hameau, on aperçoit le toit (mais il est où, au fait ?) d'une grande et belle maison que j'y ai construite dans une autre vie, mais ça fait un fameux bail !

Ben raté, je t'en parlerai pas plus, vu qu'on a déjà bifurqué sur la gauche pour monter un peu et revenir vers le bourg de Pouilly. D'ailleurs j'ai des plaques rouges qui me viennent de partout, ça me gratte et je tousse… Allergie ? Hmmm, c'est qu'on doit s'approcher du collège ! Par chance, la vue en est cachée par le gymnase et l'on tourne à droite pour prendre un chemin de vigne qui nous éloigne en montant doucement vers le Bouchot. Suis dans les premiers en haut, mais je ne tousse plus ! Chouette d'ailleurs, ce chemin, tu l'as remarqué, c'est sûr, quand tu passes sur l'autoroute près de Pouilly : y aurait pas les glissières de sécurité, sans t'en rendre compte, tu obliquerais dessus, tant il est tentant. 

En fait, tu crois souffler en arrivant au Bouchot mais le Juju, il ne nous arrête pas là : on continue le long de la vigne, en bord de route (que l'un d'entre nous, dont je tairai le nom, ose emprunter !). Là bas, Anne, loin devant, franchit la route et continue de monter entre les vignes. Elle a profité d'une brève halte tout à l'heure pour partir devant et, depuis, on ne réussit pas à la rejoindre, c'est marrant comme ça booste, d'être devant les autres, t'en connais pas un comme ça, toi ?

Toujours est-il qu'on s'élève au-dessus du Bouchot, en direction de St Andelain. C'est régulier et ce chemin de pierre entre les vignes est un vrai plaisir. Là-haut, une voiture et un groupe de personnes qui nous voient arriver de loin : le ravito. Belle vue sur la Loire, Pouilly et juste en dessous, les pointes des tours du château du Nozet, on n'en sort pas des châteaux, ces temps, qu'est-ce qu'on devient rupin !

 

Encore un bout de côte pour atteindre le bourg de St Andelain. Arrivé là, on est sûr d'une chose : ça va forcément descendre, vu qu'on est monté sur la butte (avec un  « B », hein !!!).  On fait ça en plusieurs temps et quelques zigzags qui nous font passer par les Berthiers (quoi ? oui, ça fait un peu « route des vins » notre affaire, c'est vrai). Encore une montée assez longue mais bien régulière, le long de l'autoroute pour arriver au-dessus de Pouilly.  On descend par la voie romaine ? Mais non, Juju a trouvé beaucoup mieux : une descente en direction du petit passage sous la voie ferrée : un miel, je te dis. On s'y tire la bourre, le Juju, le Tom' et moi : les roues dansent sur la caillasse, évitent les gros cailloux, les roins piégeux, prennent des appuis sur l'extérieur des virages ou cherchent à plonger dans l'intérieur, pour enrhumer celui qui précède. On sort du boyau humide et sombre qui passe sous la voie ferrée, heureux comme des gamins… Quel pied ! On serait bien plus essoufflés qu'après une montée !

Reste encore un super plaisir : le sentier de découverte qui serpente dans « l'île de Malaga » : il est bien sec, dégagé, c'est un régal de tourner, virer, dans la végétation. Dis donc, le Tom' il aura eu un vrai parcours de test de son spad, entre les montées, les descentes (ça avait l'air d'aller de ce côté-là, m'a semblé !), le plat roulant, et maintenant la maniabilité !

On sort du sentier devant la Maison de Loire : l'accueil est à la hauteur de la réputation locale : les bouteilles sont ouvertes et c'est une vraie dégustation comparée qui s'opère. « T'en penses quoi de celui-là—Lequel ? le 2006 ? Non, cette bouteille-là ! » Et ainsi de suite... On se sauve quand ils se mettent, devant notre enthousiasme, à sortir les toasts… En fait on n'est plus que deux quand on met le nez dehors, le reste de la bande est déjà reparti sur la route qui longe la Loire, vers Cosne : personne en vue. Du coup nous voilà, nez dans le cintre, plus gros développement possible et hardi que j't'appuie ! Les loges, personne encore, les vaches ! z'auraient pu attendre ! Les Girarmes, rien encore en vue ! L'ombre du Tom', sur la route, m'indique qu'il est dans ma roue, mais ne relaie pas le cochon ! Comme on prend le petit chemin le long de la voie ferrée, je vois le groupe, au bout. Les chameaux ! (je veux dire par là : ceux qui sont restés sobres » !). Sans baisser de rythme, je double et passe devant. On me dit « Et Tom' ? » « Ben, il est dans ma roue ! » Ils voient pas ? En fait quand on marque la pause au petit bourg (tout petit !) de Tracy, près de l'église et du château (encore ???), je me rends compte que le Tom est largué. On reste trois à l'attendre : et s'il avait un pb ? Dame, il en aurait bien un : les crampes ! Le vin blanc, tu crois ? Booof, il n'en a pas tellement bu plus que moi, non ?

 

Du coup il faut de nouveau chasser pour rejoindre le reste de la bande qui grimpe la petite côte sortant de Tracy. Ça deviendrait bien une espèce de retraite de Russie, notre affaire ! Chacun fait ce qu'il peut pour rentrer. Le Pharmaton a déjà choisi la route la plus plate, dans le val. Tom' et Christophe suivent derrière et vont choisir de rentrer par la route de Villechaud.

Moi j'ai les dents encore. Je voudrais bien passer par un autre chemin que celui de l'aller. J'essaie de proposer une variante, mais ça monte un peu… pas d'écho. Du coup, je ne résiste pas et part en franc-tireur. À moi le petit chemin caillouteux qui monte vers « Les Froids ». Oh, t'imagine pas que je déborde d'énergie ! Je marche plutôt à l'ivresse des chemins secs, je voudrais  rouler et encore rouler là-dessus ! Depuis l'automne qu'on attend ça, depuis le Rallye des Vignobles, en gros… alors, tu parles ! Je redescends vers les bois de Villechaud en appuyant un peu pour tenter de retrouver les autres. Je les rejoins peu avant la salle des fêtes, juste comme Francis part de son côté, par un chemin plus court pour rentrer chez lui. Je tente de nouveau de faire passer tout le monde par le sentier des bords de Loire, mais non, je suis seul à m'y lancer. Comment peut-on laisser ça de côté ? C'est fait pour le VTT, le spectacle de la Loire est évidemment magnifique et, ce qui ne gâte rien, on y est assez à l'abri d'un petit vent contraire pas très chaud, alors…

Je remonte vers la ferme de Port Aubry, quand je vois les autres passer à 50 m, Michel et Anne partent de leur côté, ils sont arrivés et je les hèle sans succès. Je rejoins Didier et Franck  puis Tom' et Christophe qui remontent vers notre parking : devant, nous voyons le Pharmaton qui y arrive tout juste. C'est rigolo qu'en ayant suivi trois  ou quatre chemins différents nous arrivions quasiment ensemble !

Vraiment belle sortie : la boucle (et les verres) de Pouilly étaient un vrai plaisir. Un total de 60 km, 400m de D+ (eh, oui, quand même) et quasiment 20  de moyenne mais avec pas mal de route !

Les amis, je vais vous dire un truc : on annonce du beau temps ! Si !si ! On va donc se faire une « Rando des Beignets » sur sol sec dimanche prochain ! Le panard, non ? Faut pas rater ce déplacement, les « Frapadingues » ont prévu des circuits côté Ouest, vers le Cher. Astiquez le biclou, et comme on a peut-être des chances de mettre le cuissard court … rasez les papattes et piquez l'autobronzant de madame !

mardi 23 décembre 2008, a 11:15
rando du solstice (suite)
 

Un p'tit plus pour mettre deux photos "actives" ! Un cadeau de Noël, quoi!

mardi 09 décembre 2008, a 18:56
V.T.Théléthon
 

 

Ouf ! J'ai bien cru ne pas pouvoir rouler avec des copains ce W-E !  Étant pris ce dimanche, il ne m'était pas possible de  rouler à Santranges. Mais en période de Téléthon, il y avait heureusement de la ressource ! Gien-Relax et l'ASCO organisaient quelque chose à… Sully-sur-Loire !  Décidément, je ne sors plus de ce coin-là, Ouzouër/Loire, Vieilles Maisons, Sully/Loire, ça bouge, le VTT, en Gâtinais ! Sympa, mais, bon, c'est encore une heure de route ! Michel de St Martin m'avait prévenu : départ à 13h pour une cinquantaine de bornes. Même si c'était en bord de Loire, pour être rentré avant la tombée du jour à cette époque, fallait pas pater ! Alors fais le calcul : 13h départ, le temps de s'équiper, s'inscrire + 1h de route etc…Fallait pratiquement déjeuner juste après avoir fini le p'tit déj', quoi, en gros…

Et ben, moi qui ai un peu de mal avec les horaires, figure-toi que je suis pilepoil à l'heure ! Que je me retrouve nez à nez, ou plutôt capot à capot avec le Sire de St Martin qui arrive… et qu'on se gare  l'un à côté de l'autre. Nickel, quoi !

 

Le Téléthon, à Sully, ça a l'air d'être une affaire qui tourne, en plus  d'un circuit de quads et motos qui, justement, tournent en rond au pied du pont de Loire, le centre ville est occupé par un ensemble de barnums qui constituent le « Village du Téléthon » où l'on trouve des tas de trucs à acheter et consommer, des jeux et même des spectacles (voir plus loin).

On traverse tout ça avant de ressortir pour trouver le stand d'inscriptions : c'est un peu minimaliste et l'on y apprend que rien n'est balisé mais que le départ et la rando se feront groupés avec des capitaines de route à… 13 h 30 !!! Eh ben, pour une fois que j'étais à l'heure et que j'ai avalé mon déjeuner tout rond quasiment ! On prend donc le temps (tiens justement côté temps météo, c'est pas mal : il fait soleil et pas trop froid, bien pour rouler) Donc, oui, je te disais... oui, qu'on prend le temps de boire un café  et de musarder et discuter avec les participants qui tardent un brin : on n'est d'ailleurs pas très nombreux à s'inscrire sur le grand parcours. Évidemment il faut attendre un retardataire, du coup Michel et Claude, attirés par la musique, entament une initiation à la country-dance : là, sur la photo, ils ont arrêté leur square dance pour prendre la pose, mais si t'avais vu !

 

On part à 13 h 45 bien tassés. On est une douzaine à rouler sur ce parcours et on se regarde avec Michel : il n'y a pas que des jeunots, mais on y reconnaît quelques pointures, on va rouler à quel rythme, dis donc ? Surtout qu'on n'est pas parti de bonne heure... En gros the question is : va-t-on ti tenir l'allure sur la distance ? Pas pour frimer, mais pour simplement en sentir derrière soi, plutôt que devant, on s'est postés Michel et moi, derrière le capitaine de route qui n'est autre que le responsable du club de Sully. Il roule sur un beau « Scalpel » tout flac (c'est sa première sortie, au spad, pas au mec !) et d'ailleurs il nous dit changer de vélo tous les ans… Sa dernière monture était un « Yéti », que chevauchait tout à l'heure son jeune fiston, semble-t-il…Eh ben, si avec ça il ne mord pas au VTT, le garçon c'est à désespérer !!!

 

On n'est pas partis au taquet, mais au bout de deux kilomètres à peine, ils en sont à inciter un gars de Montargis à s'orienter sur le parcours de 30km…Et pis après ? Ce sera le tour de qui ? Mais bon, on tourne la plupart du temps autour de 25 km/h et ça va. Il y a bien un petit vent de trois quarts devant mais en prenant un abri, ça le fait et puis, ce vent-là on l'aura dans le dos au retour, et ce ne sera pas plus mal. Car on roule dans le Val en direction de Châteauneuf-sur-Loire, un peu plus au nord-ouest, pour revenir ensuite de l'autre côté. On est donc sur du plat intégral, sur un sol assez sain et, dans l'ensemble, c'est du bien roulant. L'ambiance a l'air sympa, ça discute et rigole aussi. De temps à autre un gars venant de l'arrière nous dépasse en coup de vent pour venir discuter à l'avant puis se laisse redescendre en queue de peloton. Le Claude aime bien ainsi aller et venir, comme les chiens qui sont en randonnée. On discute comme ça pas mal de raids qu'il a faits, qu'il aimerait faire, qu'il fera sans doute… Ce n'est plus à notre portée…

Un passage sur un single qui traverse une zone de cross, bosselée à souhaits, donne un coup d'accélérateur, les cardios s'affolent un instant, mais la zone n'est pas très longue… Ça a créé un petite diversion sympa.

Comme on approche de Châteauneuf, notre chemin traverse des champs dénudés. C'est un peu plus gras et il faut appuyer un peu plus sérieusement, quelques-uns me passent et je perds le contact direct, ce sera le seul moment où, avec Michel, on aura eu une petite difficulté, sans être non plus largués, ni les derniers. Il est bien vrai que, si on suit sans problème, c'est parce que le parcours ne présente aucune difficulté. Je suppose que s'il y avait des grimpettes, des zones boueuses, là, on aurait du mal. Mais peut-être pas que nous, non plus…

 

On retrouve le bitume pour passer le pont de Loire et entamer le retour. Eh ? Et la pause ravito ? On y pense ? Mon casse-dalle de midi est loin !  On grignote deux barres en regardant la Loire couler ; tu sais que je suis ici dans une région où je n'ai jamais mis les pieds ! Les autres ont l'air étonnés que je ne connaisse pas Châteauneuf… Ben, figure-toi que j‘ai passé plus de temps dans le coin depuis trois semaines que depuis des dizaines d'années. C'est hors de mon secteur, je n'ai pas à traverser la région pour une raison ou une autre. Orléans ? J'ai dû y aller deux fois, et rapidement… Je n'aurais que des raisons touristiques pour venir. Et elles seraient justifiées, remarque: quand je suis arrivé à Sully, le spectacle du gracieux château Renaissance, posé au bord de la Loire m'a donné le frisson, par exemple, et je t'ai déjà parlé des alentours de Vieilles Maisons et de la Forêt d'Orléans… Et puis, bien sûr, La Loire, qui n'est plus tout à fait la même que la Loire de cheux nous : plus large… moins d'îles…

 

On repart de Châteauneuf par un sentier aménagé assez pittoresque, puis on se retrouve vite sur la digue qui longe la Loire : ça roule bien, avec le vent dans le dos. Trop bien sans doute et notre guide, par deux fois nous fait plonger sur un sentier près de l'eau : c'est très sympa, plus sinueux et technique, mais la Loire est venue le submerger récemment, alors tu as une idée de ce que ça peut donner : roues qui patinent, vélo qui part en crabe et autres joyeusetés. Si le premier passage dans ce genre de spot s'effectue assez correctement, le début du second nous conduit à nous demander pourquoi le collègue nous a emmené dans ce trip limite. Réponse : parce que, le début merdique passé, le sentier redevient sain et est un pur moment de bonheur ! Toujours faire confiance au gars-du-coin-qui-connaît !

Bien entendu c'est là que l'un d'entre nous, qui avait déjà eu une alerte un peu plus tôt, choisit de crever. Il en sera quitte pour nous rejoindre par la route juste au-dessus.

Le jour, qui commence à décliner sérieux,  justifierait d'endosser un gilet fluo de si bon goût, que l'on commence à voir pas mal porté ! Mais on arrive à Sully. Contre toute attente, on ne passe pas le pont, mais gagne la cour d'une école proche qui grouille de tout ce que l'après-midi a vu s'inscrire à une activité vélo. Ça fourmille bien un peu de gamins, mais comme on nous offre un coup à boire, on ne chipote pas. On récupère aussi un de ces fameux gilets fluos dont au sujet desquels je te causais plus haut… Et voilà qu'on se met en branle, groupiert, derrière une voiture pour gagner le centre ville de Sully en traversant le pont que nous occupons sur toute la largeur, derrière une banderole du Téléthon… C‘est la règle du jeu, et c'est plutôt joyeux.

Il fait presque nuit, lorsque je remonte en voiture, content de la sortie. C'est sympa quand même ces randos en groupe… Bien roulé et maintenant… Zou, au chaud !

 

Paraît que le lendemain, c'était pas la foule à la rando de Santranges. Ben alors ? Qu'est-ce qu'il vous faut ? Soleil, coin pittoresque bon pour le VTT, pas trop loin, bonne cause... Alors quoi ? Moi, j'ai pensé à vous à l'heure du départ, quand je voyais, de ma voiture, le soleil passer l'horizon… et il y en avait encore sous la couette ? On se ramollit, je dis !

Alors qu'est-ce que ça sera dimanche prochain ! Montargis, derechef ! La Rando de l'Agglo, départ du Vélodrome de l'âme de Montargis. Je te dis : voilà que je me suis mis aux randos longues distances…Si ! Si ! Une heure de voiture pour aller à une rando, c'est une longue distance, non ?


lundi 24 novembre 2008, a 23:01
Abonnés à Bonny
 

 

Premier véritable froid : ce matin, le ciel est clair, mais il a gelé. Le pare-brise est givré, il faudra faire tourner un peu le moteur avant de partir. Dans le noir du petit matin, je charge vélo et matériel avant de rentrer au chaud, choisir une tenue adaptée. Me suis pas levé tard . La force de l'habitude de ces derniers dimanches, car j'aurais pu traîner un peu plus que d'ordinaire : ce matin c'est le jour des « pommes », la Rando de Bonny sur Loire. Tant mieux, je serai sur place assez tôt et j'aurai ainsi le temps de voir les uns et les autres.

En fait, il y a déjà pas mal de monde sur place, car c'est aussi un gros rendez-vous pour les marcheurs, qui sont souvent à pied(!)d'œuvre  de bonne heure. Sur le parking improvisé, les placeurs s'affairent avec l'énergie habituelle. J'ai le bol de me voir imposer (car ça ne rigole pas ici, je te l'ai déjà raconté) une place pas trop loin et pas trop patouilleuse. Le René se gare à côté de moi, ça me permet de me tuyauter auprès de lui sur la rando du Téléthon de Santranges, qu'on avait bien appréciée l'an passé : ce serait pour le dimanche 14 Décembre… à suivre.

 

Sous le barnum, pas grand monde encore, côté VTT. De fait, c'est marrant, tous arrivent en 10 mn de temps. Pendant que je m'équipe, je vois arriver les copains de l'EC ConflAns, de Gien-Relax, des Frapadingues, d'Ouzouër/Trézée etc… C'est le fameux créneau de 8 h 15 ! Bon. Tout est O.K ? Sur-chaussures (vains dieux que c'est dur à enfiler !) veste thermique… Dès que je suis sur le vélo, l'air vif me rappelle qu'il serait bon de couvrir aussi les z'oreilles. Vite un saut à la voiture, sans traîner : c'est vrai que j'ai été content de saluer bon nombre de gens que je n'avais pas vus depuis un moment, mais comme on ne nous offre pas le café ce matin (et pourtant ça aurait été bien venu !), personne ne s'attarde beaucoup au départ. Pas de Manu en vue, il était descendu ce week-end, mais se montrait un peu circonspect hier. N'aura pas pu sortir de sous la couette, si j'en crois son téléphone éteint. Il devait être occupé aussi à négocier un séjour ski, m'est avis ! Faut c'qui faut, pas vrai ?

 

Notre petit groupe habituel s'est formé et a commencé à rouler sur un sol avantageusement gelé. La terre craque comme des gaufrettes sous les crampons tandis que nous traversons les premiers champs givrés. Sensation assez agréable, avec le soleil qui se lève derrière les brumes.  On respire l'air vif et nos conversations font de la buée au-dessus de nous. Les chemins du secteur nous sont si connus que nous avons l'impression de reprendre le même circuit  que l'an passé. Vérification faite, il n'en est rien, puisque, l'an passé, le parcours était assez différent : nous partions vers Neuvy et, de plus, nous n'avions eu droit qu'à un seul ravito sur le circuit de 45km. Si, à Bonny, on n'a plus notre compte en ravitaillement, ça ne va plus, car, justement, c'est un des attraits de cette organisation ! D'ailleurs, c'est tellement connu que la pub est faite en partie autour de ça. Les papillons qui annoncent la rando sont barrés de la mention « Ravitaillements gastronomiques », c'est dire !

 

Je roule un moment auprès de Jacky, du VTT Nivernais : il organise, dimanche prochain, une journée de rando en Forêt de Tronçais. La Forêt est nationalement connue, ce doit être un truc à faire, cette rando ! Pour ceux que ça tente : départ de St Bonnet-de-Tronçais à 10h. Renseignements : 03 86 93 40 57. Jacky, si tu me lis, n'hésite pas à donner des précisions en commentaires de cet article.

Bon alors, j'en étais où ? On passe devant la « Collinière » cette belle demeure isolée qui semble toujours déserte et l'on gagne la voie romaine. Parcourus lors des randos de Bonny, de Neuvy, de la Rando des Beignets etc… Ces chemins nous sont si familiers que l'on peut anticiper le parcours qui va être suivi, pronostiquer l'état qui va être celui de tel ou tel passage. Les marcheurs que nous croisons annoncent par leur présence le ravito : enfin un café ! … Euh, après hésitation (du moins de moi, d'autres se sont précipités, tu parles !), je me laisse tenter par un peu de vin chaud. Ça réchauffe les doigts sur le gobelet et puis c'est pas dégueu non plus, tiens !

Pourquoi le ravito me semble-t-il moins fourni que d'habitude ? Tout est là pourtant : toasts de rillettes et saucisson, et bien sûr les (petites) parts de tartes aux pommes. Après tout, les cuisiniers(ères) bénévoles font ce qu'ils peuvent, c'est déjà pas mal ! En fait, un coup d'œil sur les tables, derrière, où attendent les réserves, m'apprend qu'il y a ce qu'il faut… Simplement, il faut savoir doser, si on veut fournir jusqu'en fin de matinée.

Car  nous donnons rendez-vous à tout à l'heure, en repartant pour une deuxième boucle. On s'est correctement restauré, on a pu se regrouper, papoter avec les copains arrivés avant ou  pendant, car on s'attarde nécessairement à ce genre de pause. On file vers Neuvy, qu'on évite pour repartir vers Annay, après un vaste gué où il est rare, sauf sur coup de frime, que beaucoup s'engagent, surtout en cette saison ! Bien sûr, on l'évite (comme un moine tibétain en méditation!!!--N'importe quoi !)  soigneusement en passant sur un petit sentier en corniche, où on ne sait pas trop ce qu'il faut le plus craindre : les barbelés à gauche ou bien l'eau glaciale en dessous ?

 Au fur et à mesure de l'avancement de la matinée, le sol s'est vite dégelé et on roule souvent sur une fine couche de boue assez liquide qui ne nous freine guère, mais commence à donner aux vélos et aux bonshommes la parure hivernale habituelle, les garde-boue constituant, il faut bien l'avouer, une protection toute relative. Petite halte au pont sur la vrille, à Annay, pour se regrouper, puis grimpette au-dessus. On a retrouvé un bon groupe des Frapadingues, que l'on suivra jusqu'à la deuxième halte-ravitaillement au château de la Chaise. Derechef petit vin chaud, on y prendrait bien goût, pardi, et honneur à la table, plus généreusement fournie cette fois-ci, comme je le supputais.

 

Il ne reste plus que quelques kilomètres et l'on file presque directement vers Bonny. Petit contournement « habituel » du côté du camping, grimpette sous les remparts et retour par le chemin toujours un peu collant qui revient par le champ au nord du bourg. Christian a accéléré et Maurice, s'est collé dans sa roue, pour le dépasser un peu plus loin. Sacré Maurice ! Alain démarre à son tour, histoire d'aller l'asticoter, mais tiens ! Le Maurice restera intouchable, devant. Cette dernière traversée a bien chargé les crampons et on sème de la terre sur le bitume des dernières centaines de mètres qui ramènent vers les vergers des Beaumonts. Vite se changer en gros, pas le temps de laver le vélo. Un petit pot pour trinquer avec les potes, deux ou trois ponctions dans le buffet d'arrivée (miam !) et je me sauve, parce qu'une répétition m'attend à Nevers à deux heures. Tu me vois me pointer comme ça ? Déjà que l'air frais respiré depuis le matin m'arrange bien la voix…

 

Va encore falloir faire un fameux chemin dimanche prochain pour trouver une rando organisée : c'est à Vielles Maisons, un (petit) peu plus loin qu'Ouzouer-sur-Loire (45). Sinon, tu connais autre chose, toi ?  Si oui, signale-le vite dans un commentaire pour que tout le monde en profite !

lundi 10 novembre 2008, a 12:03
Sortie en Val de Loire : L’eusses-tu « crue » ?
 


Sortie entre copains, derechef, puisque rien n'est organisé ; une S.E.C., donc, mais bien humide cette fois-ci !

Pourtant, au matin, il ne pleut pas et lorsqu'on se retrouve à 1000m de chez moi, chez Didier, avec Claude et le Tom, trois de la bande des Frapadingues. On enfile un café mais pas l'imper (qu'on garde quand même au chaud dans le Camel).

Où c'qu'on va ? Pas trop loin, pour Didier, qui veut être renté à midi (et comme il est déjà neuf heures…), plutôt face au vent qui a l'air de souffler un peu. De là à trouver des coins pas trop patouillous…Vu le temps des derniers jours, et l'importante crue de la Loire (qui a paraît-il bien baissé ces dernières 24 heures), faut pas trop rêver.

 

Cap au Sud, en gros, direction Fontenille, derrière Maltaverne, en passant par Bois-Rabot et L'étang des Granges : la longue traversée des champs dénudés, le long d'un immense arroseur, en face l'aérodrome, se fait plutôt pas mal : le chemin n'est pas particulièrement boueux et le vent tolérable. La fuite de trois chevreuils nous donne notre image « nature » du jour.

Près de l' « Aire des Vignobles », on décide de la suite : St Andelain, dont le clocher somme la colline là-bas, est trop loin pour un retour dans les temps, alors on repassera l'autoroute un peu plus loin pour aller traverser la Loire par le pont de St Satur, puisqu'il paraît que le passage est libre. Je sens bien que l'ami Tom se grimperait bien une ou deux collines sancerroises, non ?

Tandis que l'on longe l'autoroute, le long des vignes, pour gagner un pont un peu plus haut, les gouttes qui tombaient déjà sérieusement deviennent une pluie nettement plus organisée, que l'on entend bruire dans les feuilles des vignes alentour : faudrait s'arrêter enfiler l'imper et, justement, mon téléphone qui sonne m'en donne l'occasion. C'est Actif-Michel qui se demande où je suis : alors qu'il m'avait dit ne pas vouloir rouler, le voilà qui, malgré  la pluie,  est monté sur le vélo. Je l'incite à venir nous rejoindre, ce serait assez facile, mais il redoute de trop rouler. Dommage ! J'ai à peine raccroché que le bigo résonne de nouveau ! C'est pas possible, il se passe quoi, ce matin ? Cette fois-ci c'est le Grand Jean-Pierre, ex-Grand Marsu, qui du fond de son Roussillon d'élection prend des nouvelles. C'te blague ! Il sait bien, que, un dimanche matin, on est à rouler et qu'il touchera ainsi un max de monde. Le téléfon passe donc de main en main et d'oreille en oreille, l'occasion de blagues et de grands éclats de voix. Ça fait plaisir de l'entendre, le Grand, et de savoir qu'il pense à nous (avec sans doute pas mal de nostalgie !). On promet de se rappeler vite pour pouvoir discuter un peu plus longtemps, parce que là, tu vois, il faut qu'on enfile le plastique !

On descend longer les étangs de Boisgibault pour remonter vers les « Froids » et basculer vers la Loire par une descente caillouteuse  mais bien humide qui nous relooke le portrait vite fait. Sur la route et le pont de Loire, les voitures qui nous doublent et nous croisent dans de grandes gerbes d'eau roulent toutes les phares allumés… Euh ? Au fait, on serait pas sur une route dans des conditions de visibilité médiocres ? Et donc susceptibles  de se prendre une prune pour non-port de gilet fluo ?

Le pont vite passé, on tourne vers le port puis on longe le canal, direction Bannay. Alors de grimpette, point ? Faut dire que l'heure avance, comme on dit, et que la pluie, fait plus rêver à une bonne douche chaude qu'autre chose.

Le golf, à droite, est semé de grandes flaques, mais n'est plus inondé. Dis donc, on pourrait prendre le chemin qui le rejoint, à droite, au lieu de suivre bêtement « l'autoroute à vélos » qu'est le nouveau chemin de la « Loire à Vélo ». Sitôt dit, sitôt fait. Nous voilà bientôt pédalant sur ce classique sympa (où, pour les « Birettes », Antoine a pourtant cassé trois rayons !). Pas de boue, spécialement, surprenant pour un chemin qui était sous l'eau il y a encore peu. On rencontre quand même une ou deux belles flaques, inévitables, que l'on passe quand même sans problème : on n'a guère de l'eau qu'au pédalier, pourtant Didier a suggéré de remonter dès que possible en bord de canal… avant de filer tout droit alors qu'une opportunité se présentait à gauche. Va comprendre !

Une nouvelle traversée de ce qui pourrait s'appeler un gué nous fait hésiter, avant de nous lancer, emmenés par Tom : l'eau arrive quand même au moyeu, mais, stagnante, elle ne nous semble pas vraiment froide. Les photos s'imposent même si, pour accéder à l'appareil, il faut retirer l'imperméable, quitter le Camel, les gants…On évoque la rando des « Gués de Sauldre » à Brinon, à laquelle ces traversées font immanquablement penser, mais ça se passe en plein mois de juin, petite nuance d'importance !

 

On arrive presque jusqu'au bout quand, soudain, Tom s'arrête : devant lui, la dernière portion droite, avant le double virage en pif-paf, disparaît complètement sous l'eau : il y a bien au moins cent à deux cents mètres à traverser, et puis, derrière le virage , quoi ? Je ne sais même pas si l'idée de faire demi-tour nous a traversé l'esprit, aux uns et aux autres, en tout cas Tom s'est lancé dans la traversée, en disant, à juste raison, que c'est pas parce qu'il y en a long qu'il y en a profond. Ce qui peut ce concevoir, d'autant que nous savons ce chemin, plutôt plat.

Je me suis engagé derrière Tom et, du coup, les deux autres ont suivi. « Flofoflofoflofof » nos jambes font un bruit de pédalo bien régulier, développement pas trop gros, nous progressons tranquillement, de l'eau jusqu'au moyeu, en général. Ce n'est pas pire que déjà passé, simplement beaucoup plus long. La roue avant fendant la surface à la manière de l'étrave d'un bateau, je suis à peu près Tom, car bien évidemment, il est impossible de savoir sur quoi nous roulons. Quand je pense qu'il se plaignait de ça tout à l'heure alors que nous roulions dans les feuilles mortes ! On remonte un peu et l'on a l'impression de sortir de l'eau alors que nous n'en avons plus qu'au pédalier et puis on replonge un peu plus. Comme nous approchons du virage, nous nous enfonçons soudain davantage : alors là, c'est du jamais vécu : l'eau arrive quasiment en haut des roues qui affleurent à peine la surface ! Mais, comme il n'y a pas de courant, on arrive à rouler quand même. Ça baigne, quoi… Sensation unique et quand même impressionnante. Comme il ne fait pas vraiment froid et que nous en avons oublié la pluie, on prend le temps de quelques photos. On a juste oublié le gel de bain, fait remarquer Claude.

 

Finalement ça fait tout drôle, après le virage, de se retrouver à rouler « au sec ». Claude se met même à appuyer sérieusement sur les pédales tandis que nous avançons sur la digue pour regagner le pont de Cosne. Tout content d'avoir réussi à perdre quelques kilos, il en profite. Comme, finalement, on serait assez contents de retrouver au logis pour se (faire ?) sécher, on ne proteste pas.

On se sépare assez vite, comme il se met à pleuvoir un peu plus fort : 36 km, un peu plus de 200m de D+ et surtout un sacré moment vécu. Maintenant il va falloir s'occuper (aussi) un peu du vélo, car il s'agit de pouvoir rouler mardi matin à la Montargoise : circuits 25, 35, et 55km au stade Champfleuri, tout contre la forêt. Dimanche : Rando orientation à Guérigny (Nièvre) et Rando « Entre Loire et Forêt » à Ouzouër sur Loire, on en reparle.

lundi 25 août 2008, a 18:40
Autre, elle le châtie ? ou Autry le Châtel ?
 


J'y vais t'y, j'y vais t'y pas ?  Jusqu'à plus de vingt-trois heures, je ne pensais pas aller le lendemain faire la rando de Autry le Châtel (45). Étant rentré de la veille, je n'avais pas prévu ça au programme, si bien même que j'avais assuré à Actif-Michel, ; qui s'est sérieusement remis à rouler cet été, que je ne roulerais pas ce matin-là.Et puis la décision s'est prise en fin de soirée. Trop tard pour biper Actif-Michel pour le prévenir !(pardon Michel). Je n'étais pas même sûr de l'existence de la rando. C'était juste noté sur notre calendrier du VTT 40, je n'avais fait aucune vérification. Je ne savais même que très vaguement où se situait Autry-le Châtel, n'ayant jamais mis les pieds ou les roues là-bas.

Dommage d'ailleurs, car le village est charmant et lorsque j'arrive, les premiers vélos que j'aperçois et auprès desquels je me renseigne me rassurent sur l'existence de la manifestation. Le temps de garer la voiture (il y a du populo) et je retrouve toute la bande de l'ECC, Michel de St Martin et Maurice en tête, et une bonne délégation de Gien-Relax. Normal, c'est à deux tours de roue de Gien. Il en manque, c'est sûr, mais c'est encore les vacances. Par contre niemand côté Frapadingues, sont où, les tachetés ?

Vite le temps de s'équiper et d'enfourcher le vélo et je rejoins le groupe qui piaffe, tu parles qu'il sont déjà prêts : Michel est venu à vélo, en voisin, ce qui va lui poser Pb tout à l'heure quand il lui faudra remporter la coupe énorme du club VTT le plus nombreux !

On appuie sur les pédales pour démarrer et... on freine illico : 200 m (à peine !) et déjà une crevaison de la part d'Alain. C'est bien parti, comme on est (attends, je compte…) déjà sept, les ennuis et arrêts consécutifs risquent de s'ajouter !  On n'est pas rendus !

Enfin on repart…pour s'arrêter deux kilomètres plus loin : c'est Maurice qui s'y colle cette fois-ci pour la crevaison. Heureusement qu'il n'a pas, aujourd'hui, ses fameux pneus-boyaux ! Bon, s'il faisait un chouïa frisquet au départ, mais maintenant que le soleil donne, c'est vraiment la température idéale, et puis on profite des sous-bois et du paysage bien dégagé. Dégagé aussi par les coups de vents en tempête qu'il y a eu dans le coin: c'est incroyable le nombre de branches brisées (ou carément d'arbres abattus) qu'on va voir tout au long de la rando! En tous cas c'est assez sympa comme coin et je regrette que les locaux (suivez mon regard !) ne m'aient pas fait parcourir le quartier plus tôt ! On progresse tranquillou sur des chemins en général assez larges, ce qui favorise les conversations, forcément nombreuses après la coupure des vacances. Le rythme n'est donc pas très élevé. Soudain j'hallucine : c'est de la boue, là, dans le sous-bois ??? J'avais oublié cette horreur ! Mais c'est vrai qu'il a un peu plu dans le coin. D'ailleurs on trouvera quelques passages comme ça, jamais bien longs heureusement, mais enfin, déjà de la boue, en Août, ça pouvait attendre !

Comme de juste, on continue comme on était partis avec une crevaison de temps en temps. Alain y va de sa deuxième roue, puis Jean-Paul, etc…M'étonne bien que je  ne prenne pas part au massacre, mais bon, mes gros pneus caillasse, bien garnis de produit ad hoc, tiennent bien le coup. On compare les techniques de réparation, la qualité des pompes (et des biscotos qui les actionnent !) on admire les chambres à air constellées de rustines. Jean-Paul croit avoir la panacée avec sa bombe anti-crevaison (vous prendrez bien une petite mousse ?). On trompe l'attente suivante (parce que le coup de la bombe est foireux, of course !) en grignotant les mûres des ronciers au bord du chemin, juste compensation des griffures qu'ils nous infligent trop souvent ! On fait aussi des blagues, c'est ainsi que le Maurice se retrouve avec  son « Duret » à la poubelle ! Et puis ça permet aussi des rencontres, c'est ainsi qu'on fait la connaissance de Romain, de Bourges, intervenu déjà quelquefois sur le blog. Sympa !

Le ravito est quand même le bienvenu, non pas pour souffler parce que, question pauses, on a été servis, mais ça ferait bien une petite faim et puis, ça permet de se tuyauter sur la finale de Hand que jouent les Français aux J.O. !  Rassurés sur le cours du jeu et vu l'heure déjà avancée, on repart vite. Le rythme s'est un peu élevé car, malgré la tentation de shunter une boucle, on a tenu à se la jouer intégrale, non mais ! Seul Jean-Paul, attendu, coupera sur la fin. On frôle St Martin sur Ocre, mais même pas le temps de passer faire la bise à Noëlle, on baisse la tête, face au petit vent pour rallier Autry tant qu'il est encore une heure raisonnable. Je confirme ce que je te disais plus haut, le coin est chouette, et la rando bien sympathique. Sympa aussi l'accueil au retour, avec le bol de fromagée + le kir. Voilà du savoir accueillir ! On a même le plaisir d'y saluer l'ami Christian, célèbre frère moustachu de Gien-Relax, qui enfourche de nouveau le vélo après son opération de cet hiver. Reste qu'il ménage encore son palpitant, pas trop de bousculade dans la poitrine surtout, mais ça fait rudement plaisir de le revoir parmi nous. On rencontre aussi un ancien de la bande à Anquetil : il y a cercle autour de lui pour l'écouter parler des coulisses et des petits secrets (?) de l'époque, et de plus tard aussi…Côté dope, on a tous notre kir à la main. Pour nous ça suffira, merci !

 

Bon alors, suite du programme ? Ben moi j'aurais dû normalement partir pour quelques jours de VTT avec l'ami Manu. Raté. Dommage, d'autant plus qu'on annonce une semaine de beau temps. Un peu rageant mais difficile de trouver une organisation au dernier moment. J'ai beau eu surfer sur la toile, nada  cette semaine. On se contentera des sentiers locaux : qui est libre ?

Et puis le week-end prochain ? Pour s'expatrier il y a La « Sancy-Verte » et le « Tour du Sancy » à La Bourboule, il y a aussi, plus près (et légèrement moins pentu), La Source-Chambord. Côté Nièvre : attention, il y a permutation : because le Bol d'Or de Magny-Cours, c'est dimanche prochain qu'a lieu la « Sauvignoise »  (à Sauvigny-les-bois, bien sûr, juste à côté de Nevers !)( http://www.sauvignoise.com/) et par contre les « Rando Vertes » si belles, de Parigny-les-Vaux, auront lieu le 7 Septembre (http://vtt-nivernais.org/). Et puis notez déjà la « Germignoise » du frangin le 21 Septembre. Voilà ton agenda rempli pour quelques temps. Et puis tu sais toujours taper sur le clavier ? Alors donne un peu de tes nouvelles, merci !

mercredi 16 juillet 2008, a 21:14
Avoir du trèfle...
 


Avoir du trèfle, c'est avoir de la chance... Chance ou pas, le « Trèfle Châtillonnais », c'est une rando assez originale. Pas tant par les sentiers et chemins que l'on connaît quasiment tous (quoique…) pour les avoir parcourus depuis Briare, Bonny, Gien, en S.E.C ou non, mais par sa conception particulière. Je t'explique : au lieu de la boucle « classique » sur laquelle se greffe(nt) une ou plusieurs extensions et au cours de laquelle tu rencontreras, si tu ne te loupe pas, un ou deux ravitos (il arrive qu'il y en ait plus d'ailleurs !), les concepteurs de la rando de Châtillon-sur-Loire, eux, ont tracé trois boucles, de longueur à peu près équivalente (ça tourne autour de vingt et quelques bornes) qui reviennent toutes au point de départ pour le ravitaillement. Effectivement, en forme d'une espèce de trèfle biscornu.  Ça a le mérite d'être original, je l'ai déjà dit, car je ne connais pas d'autre exemple de rando de ce type. Pour les organisateurs, ça résout le PB des points de ravito à gérer, mais leur impose la difficulté de trouver des parcours qui puissent se renouveler chaque année. Pas très facile, sans jeu de mots, on risque vite de tourner en rond. Z'ont tout de même le mérite d'essayer de donner un profil différent à chaque boucle. Du point de vue des participants, il est assez amusant de composer son menu. Ça se fait en fonction de la carte des parcours, des expériences des années précédentes ou en demandant aux autres, car, à la fin de chaque boucle, on se retrouve autour de la table de ravitaillement, occasion d'échanger sur ce que l'on vient de parcourir.

 

Ce matin, il fait un temps moyen moyen ? J'ai essayé d'arriver pas trop tard, mais il y a déjà pénurie de places de parking sur le champ de foire pourtant vaste : vététistes + cyclos + marcheurs sur une autre organisation, ça fait du populo ! Côté vététistes seulement, il y a déjà l'occasion de saluer bien du monde, un vrai plaisir. Outre Actif et Anne qui se retrouvent (enfin) à leur première rando estampillée « pur sucre » depuis longtemps, il y a aussi pas mal de « Frapadingues », dont le Jacky que je n'ai pas vu depuis longtemps ! Et puis les gars de L'EC ConflAns  et une belle troupe de Gien-Relax. Bon, on part sur quelle boucle et comment ?

Actif-Michel et les Frapadingues sont déjà sur le départ que je n'ai pas encore bu mon café. « Vous nous rattraperez ! » que me lance Michel en disparaissant en direction de la boucle 2.

Justement j'avais décidé de la jouer 2 puis 3 et négliger la boucle 1, au profil roulant et plutôt plat, pour se consacrer à une boucle deux, plus intéressante, sur des chemins connus, entre Val de Loire et dessus du coteau, avec, certainement quelques passages plus pentus puis une N° 3 prometteuse également. Je pars avec les gars de l'ECC, Michel, Christian et Pierre. On n'est pas nez dans le guidon, mais ça ne roule pas mal. Toutefois Pierre a toujours du mal à se hisser en haut des côtes et, lui qui est si puissant sur le plat habituellement, semble un peu émoussé. Notre progression ne peut donc nous permettre de rattraper près d'un quart d'heure de retard sur Actif-Michel and C°. Parmi les côtes prévues, on se cogne la grimpette de Beauregard, une des plus sévères de cette façade entre St Martin et Châtillon, que Michel de St Martin et les autres de Gien devront bien un jour référencer pour en faire un catalogue, de façon à n'en oublier aucune et à savoir de laquelle on parle. Celle-ci réclame un bon coup de pédale et aussi un brin de technique. Jamais facile à négocier. Un peu plus loin c'est la côte du Plessis, que l'on a plutôt l'habitude de descendre qui nous oblige à poser pied à terre : trop glissante décidément !

Évidemment, on ne rejoint pas le groupe précédent qui nous attend avec un grand sourire au ravito. Sympa ce moment où chacun échange : « Tu as fait quelle boucle ? C'est comment ? ». Super Dudu me signale que la boucle N°1 n'est pas si plate que ça ! Ah bon ? Justement Pierre décide de s'y attaquer et Christian l'accompagne. Michel de St Martin et moi nous en tenons à ce que nous avions prévu : la boucle 3, certainement la plus exigeante et technique. Elle fait une sorte d'étoile autour de Châtillon, une façon sans doute de nous en faire gravir toutes les montées qu'on y trouve (et il y en a !). On se lance vite derrière Actif-Michel et les Frapadingues qui sont partis devant depuis pas trop longtemps et ne doivent pas encore être très loin. Cette-fois-ci, sûr, on va les rejoindre !

Comme  prévu cette boucle sera rythmée : on attaque direct par letout petit single qui grimpe à mort en travers d'une pente engazonnée pour s'extraire du centre ville, faut pas se rater malgré le tout petit développement sinon…Va-t-on, de là-haut replonger pour aller chercher cette sacrée « montée impossible » comme l'appelle Michel, et qui part du bord du canal ?  Mais non, on s'éloigne vers Pierrefitte. Longs faux-plats montants, petites descentes dans la verdure, gués que l'on va même traverser, on « y emmène bien »,  tant, même, que j'oublie une bifurcation et qu'on se paye une petite côte inutile. Le circuit ramène vers la vile puis repart, alternant aussi les types de passages. C'est de loin, la boucle la plus intéressante, et la plus jolie aussi mais, bon sang, malgré notre rythme soutenu, on ne réussit pas à apercevoir le moindre des gars qui sont partis devant nous ! Certes, certains ont largement de quoi nous tenir à distance mais, sur le groupe, il doit bien y en avoir qui sont moins au top et que l'on devrait rattraper. On se dit que ceux-là, justement, ont peut-être profité d'un des retours vers Châtillon pour couper, sinon c'est à  désespérer de nos efforts ! N'empêche qu'on se la pète pas trop quand on regagne le point central pour retrouver les autres, forcément un peu hilares. Explications… Comment ce peut-il, Odile ? Vous avez drôlement bourré !  Oh que oui, en bord de canal, ça y allait fort !.. Euh... Comment ça en bord de canal ? Vous étiez bien sur la boucle 2 ?.. La 2 ? Ah, ben, non, sur la n°1… Ouahhhh ! On a couru après des absents ! Tu parles qu'on ne voyait personne !

 

Ambiance discussion de fin de rando autour des bols de fromagée (miam, super !). C'est aussi le moment où chacun va partir vers un horizon ou un autre à l'occasion des vacances. Ça se sent dans l'ambiance. Il y a aussi le regret de n'avoir pas pu parler un peu plus à l'un au l'autre, de n'avoir pas pu rouler avec tout le monde. Jacky me salue, je n'ai même pas eu l'occasion de parler un peu avec lui...  Et puis le lieu se vide un peu…Bonnes vacances, bon été les gars…

Onze heures et demie, il n'est pas si tard, et puis j'aurais bien encore une petite faim. Pas côté estomac, la fromagée y a pourvu mais côté gambettes… La 1 ? Tu crois ? C'est pas raisonnable, mon Bill…J'ai enfourché le vélo et arrive à la voiture, la dépasse, enquille une petite rue, flèche VTT 1, le vélo a décidé plus que moi, tu crois ? Alors je fonce : écluse de Mantelot puis grands et larges chemins du Val, le compteur ne descend pas en dessous 25, passe souvent au-dessus de 30, malgré mes grosses roues d'été que j'ai remises en prévision de circuits caillasseux (2.30 quand même !). La suspension vient d'être révisée, la transmission itou, ça roule. Je teste même une selle très évidée (bec compris) qui s'avère assez efficace. J'atteins vite Beaulieu. Je sais Francis devant et le guette un peu, mais il était parti pas mal de temps avant moi, alors, sauf pépin de sa part…À Beaulieu, on remonte vers la route par une petite côte connue mais pas bien méchante, c'est quand même pas ça qui a pu effrayer le Dudu ? Redescente ver le hameau de l'Étang et hop à gauche, pour regrimper sur le dessus : deux gamins sur leur petit biclou me lancent : « Attention il y a une côte ! » .. Oui, un peu plus longue, mais que je ne trouve pas assassine non plus, malgré mes jambes quand même un brin endolories. Puis on suit le haut du plateau pour revenir. On approche des 60 bornes, mine de rien...  Côté papattes c'est une bonne fatigue, sans plus, côté fondement ce serait un peu douloureux, mais avec ma selle habituelle il en serait au moins pareil sinon plus vu la distance parcourue et là, le périnée n'est absolument pas endolori, impeccable !

Je suis presque surpris d'atteindre déjà les premières maisons de Châtillon, le retour a été rapide aussi ! Je souris du petit plus que nous font les organisateurs d'une nouvelle grimpette dans la ville, histoire d'en apprécier tout le côté pittoresque, et j'atterris sur le champ de foire. Salle d'accueil où il n'y a plus grand monde mais encore un peu de kir à boire. Petite discussion. Bravo pour l‘organisation nickel. Retour au parking, où je retrouve Francis qui charge le vélo . On discute un peu…pas trop la frite le Francis…dommage qu'on n'ait pas fait cette dernière boucle ensemble…

Parking est presque vide maintenant, ça sent la fin de fête. Ça ajoute à la petite nostalgie de tout à l'heure. Mais quelle belle sortie : 65 bornes à bonne moyenne (presque 19, ça aurait pu être plus), 450 m environ de dénivelé.

 

Voilà les amis : j'aurais dû partir en vacs  demain, mais la voiture a eu quelques vapeurs, c'est remis à la fin de semaine. N'oubliez pas : dimanche 20, c'est la rando de Nogent/Vernisson pour les plus au Nord, chez le Maurice, qu'il faudra embrasser pour moi ! Les autres, ne ratez pas la sortie organisée par Pilou, autour de Ste Colombe des Bois : il vous prépare un départ accompagné depuis Donzy, place Gambetta, mais il faut le prévenir (06 11 59 42 24). Le reste du trajet est un régal, je l'ai reconnu avec lui, l'autre mercredi : les sous-bois vers Châteauneuf sont superbes avec des vues vers les hauteurs de Varzy, un single descendant dont je ne vous dis que ça, profitez-en !

J'essaierai de vous narrer mes aventures méridionales, autant que je pourrai. Bon été à tous !

mercredi 25 juin 2008, a 12:16
Un « p’tit tour… »
 


Oui, tu t'es dit : « Le Bill il est resté aux plumes ce week-end et n'a pas sorti le VTT ! » ou bien un truc du genre. Tu n'étais pas loin de la vérité, vu que le plumard, j'y ai passé une grande parie du temps hier et avant-hier. La fièvre m'a pris lundi à grelotter, trembler de partout, j'te dis pas ! Poche de glace, arsenal médicamenteux anti-fièvre... du coup ça va un brin mieux ce matin, avant, je ne risquais pas de réussir à taper sur le clavier, vu la précision de mes gestes (déjà qu'en temps ordinaire..).

Ben si, donc, j'ai sorti le vélo mais pas facile de trouver de l'accompagnement dimanche ! Le Grand Prix de France avait frappé : un, en faisant annuler la seule rando organisée dans le coin, à Challuy, près de Nevers, une rando que j'avais bien appréciée l'an passé (va voir l'article) et deux, en faisant que, côté Frapadingues en particulier, on avait délaissé le vélo pour la moto pour se rendre là-bas. Et puis il y avait en plus la Fête de la Musique : on risquait de se coucher tard, etc. Mon petit appel à compagnie n'avait pas eu beaucoup de succès. Donc je me suis tourné vers les fidèles des fidèles : Actif-Michel et Anne qui reprennent peu à peu leur activité vététistique, après un hiver de bâtisseurs. Michel m'a prévenu : « On fait juste un petit tour, une heure et demie, à peine plus, le truc en bord de Loire ». Ben, ok, c'est sympa, j‘allongerai un peu la sauce, si on rentre tôt, pas grave…

À huit heures et demie pétantes, je suis chez eux, leur belle nouvelle maison au-dessus de la Loire. Le beau temps chaud mais lourd de la veille a fait place à un temps menaçant qui sent la pluie, dommage mais peut-être pas plus mal : la chaleur étouffante était pénible, dans les rues de Nevers cette nuit (ben oui, quoi, j'y étais quand même à la Fête de la Zique !).

On part, ça s'impose, directement par le petit chemin qui débute presque devant chez eux et gagne Villechaud en longeant la Loire. On s'enfonce ensuite dans les Bois de Villechaud et là Michel nous fait remonter vers les Braults, on sort déjà du circuit le plus basique, ils n'ont pas l'air d'être si hors de forme que ça, les deux bâtisseurs, et puis Michel nous lance en direction de Pouilly ! Ah bon ?  On ne prend pas le pont de St Thibault ?  Là, on change de catégorie : la boucle s'allonge singulièrement et puis, pour gagner Pouilly, en dehors de la route de bord de Loire, il faut faire les montagnes russes au-dessus, ce n'est plus la petite balade d'une heure trente… Mais bon, même si je ne me sens pas au mieux, moi, ça va, je suis, je veux bien.

Aux Girarmes, il faut attaquer la côte, Michel fait ça en ajoutant, pour la beauté du geste, le court mais sévère raidillon que l'on pourrait éviter qui sert de mise entrain, si on peut dire. Alors qu'on arrive au-dessus du hameau des Loges, niché dans son vallon un peu comme Chavignol, Michel hésite : la côte l'a marqué et Anne aussi et de l'autre côté du hameau s'en annonce une plus sévère encore... Je propose de contourner autant que ça se peut en passant à travers les vignes, pour aller longer l'autoroute, il y a bien une montée mais plus atténuée. De là-haut, on n'a plus qu'à plonger sur Pouilly par la « Voie Romaine », dont les pavés constituent, malgré nos suspensions perfectionnées, un passage pas le plus amusant. Les mecs de Paris-Roubaix, des kilomètres  là-dessus, sans suspension, des boyaux gonflés à huit kilos, bonjour les bras et les poignets !

À Pouilly, une grande brocante barre la rue principale, ça me rappelle celle que l'on avait traversée à Donzy, on ne renouvelle pas l'expérience et on traverse le pont : objectif revenir le plus cool possible. Pas dur, juste en bord de Loire le parcours « La Loire à Vélo » déroule son ruban, je ne l'ai jamais suivi, alors voyons…

En fait, je me rends compte que le tracé reprend le parcours que l'on suivait le long de la Loire : le chemin de pêcheurs, avec les ronces parfois, ses pièges aussi comme des trous de ragondins ou autres, tout cela a disparu, remplacé par un chemin routier, vaguement bitumé mais surtout fortement gravillonné. Il reprend aussi les passages plus roulants qui revenaient vers Ménétréol, puis St Thibault. Ça manque pas mal de fantaisie, d'accord c'est facile, mais le gravillon qui crisse sous les pneus, freine un peu, rend la direction parfois imprécise, est franchement casse-pieds pendant des kilomètres. Reste que le paysage n'a pas changé, et que, comme on peut plus facilement lever le nez, on profite davantage des collines qui dominent le Val, L'Orme-au-Loup, Sancerre…Le temps qui s'était gâté en début de balade  et m'avait contraint à sortir l'imper plastique, s'est stabilisé. On revient donc tranquillou. À Bannay, que l'on gagne par le bord du canal depuis St Thibault (sans, donc, passer par le golf), Anne, qui « pédale avec les oreilles » depuis un peu, décide de nous fausser compagnie et de rentrer directement par le pont du P.O. , ex-pont du chemin de fer, qui l'amènera quasiment devant sa porte. Avec Michel, on poursuit sur la route de la levée et nous gagnons le pont de Cosne et sa circulation. J'entends Michel derrière moi : « T'as pas pensé à faire une photo ? ». Flûte, ça me fait comme la semaine dernière ! Pas de photo à Brinon : et pourtant il y en avait une belle à faire : je me souviens avoir vu une dizaine de gars attaquer ensemble un gué, dans de grandes gerbes de flotte, ça aurait été chouette, mais le temps de sortir l'appareil etc. tu parles !

Du coup, juste avant de se séparer pour rentrer at home, on se fait une petite pause touristique sur le quai de Loire à Cosne, sans Anne, donc, pardon.

Bon total : un p'tit tour qu'il avait dit : il est pas loin de midi et on s'est fait bien cinquante bornes, ça conserve, le bâtiment !

Dimanche 29 Juin : "Rando des Canaux et des Étangs" à Briare : 15, 25, 40,60 km. Centre Socio-culturel au port de plaisance. info : 02 38 36 97 95

lundi 09 juin 2008, a 15:21
Quel temps de Cochons !
 

 

Malgré » le temps pourri, on a réussi à se faire une petite sortie jeudi avec Michel de St Martin, Maurice et Jean-Paul : il faisait assez bon dans la matinée et les chemins entre Gien et Chatillon-sur-Loire, de part et d'autre de la Loire, étaient tout à fait corrects. Temps de cochon, ou de cochons, quand même, puisque nous avons pu observer quelques bestiaux qui nous démolissent les chemins régulièrement et, en voyant celui-ci à l'ouvrage, on comprend la technique !

Lorsque la Loire nous a permis de passer (elle est tellement haute en ce moment, plus qu'elle ne l'a été de l'hiver !), on a suivi le sentier des pêcheurs et, question technique, on a pu aussi y admirer celle d'autres bêtes à poils, qui, tout comme les play-boys, ne travaillent ni avec leur mains ni avec leurs pieds… Par contre j'aimerais bien être monté comme eux… au niveau des mâchoires, s'entend ! Les castors du bord de Loire te cisaillent un tronc avec une maestria, que monde entier, pardon que mon dentier leur envie !

Du coup, revenus chez Michel juste avant la pluie qui n'a pas arrêté de l'aprème, on a aussi joué des mandibules ! Une après-midi super : après une virée à VTT,  une bonne table, avec de bons copains et un verre de bon vin à la main, on est vraiment les rois ! Bien sûr, on a discuté de projets vététistiques, pas pour tout de suite, mais un beau truc pour l'an prochain j'te raconterai !

 

lundi 28 avril 2008, a 10:39
Après la boue… la boue !
 



 Retour au pays, et je en résiste pas à te faire un petit bout d'article pour te parler de la Rando du Boudin à Lavau. Je n'y étais pas, pourtant j'étais rentré  la veille au soir, fin crevé, et devais repartir le lendemain. Alors j'étais finalement assez peu chaud pour aller « rouler » à Lavau, vu le temps des jours précédents et connaissant les terres de Puisaye. Je suis donc resté au plumard… eh oui ! Mais vu les commentaires que j'ai lus sur le forum de Gien-Relax et le compte-rendu que m'en a fait Michel de St Martin, j'ai peu de regrets… à part de ne pas avoir retrouvé les copains (et goûté le boudin ?). Si j'en juge par la situation du pauvre Pierre (regarde la photo), je l'ai échappé belle ! (et encore, il paraît qu'un gars a carrément bu la tasse en se vautrant dans une mare !

 

Pour être complet : j'ai roulé le dimanche 13 avec Michel de St Martin, entre Briare et Bonny, sur des chemins connus mais aussi dans des passages que j'ai découverts : eh oui ! Même sur des terres archi-parcourues, on peut encore être surpris : il suffit qu'un gars du coin (en l'occurrence le fameux Eric « Œil de Lynx » de Gien-Relax) se donne la peine de t'emmener. Car on roulait avec les cadors de Gien-Relax, ah mais !!!  Quand on a vu le groupe au départ, Michel et moi, on s'est un peu angoissé pour la suite du programme ! Tous sont bien sympas évidemment : ils ont roulé « pédale légère » mais quand même ! D'une certaine façon on a eu de la chance que trois crevaisons retardent le groupe : on a pu un peu souffler et on en a fait moins long. N'empêche qu'on était contents de notre sortie… et peut-être un peu fiers aussi d'avoir fait partie de ce groupe ?

mardi 26 février 2008, a 09:29
"Décrasseuse": Beau et (Ville)chaud!
 

 

Miam ! Il fait un début de matinée idéal : légèrement frisquet, surtout quand je pars de la maison pour faire les 5km qui me séparent de la salle des fêtes de Villechaud. Le soleil se lève à peine et il flotte une très légère brume à hauteur de vélo, dont je sais qu'elle va vite se dissiper. Je sais aussi que le sol sera sec, que la rando va nous emmener vers les hauteurs de Pouilly : un peu de caillasse dans les vignes quelques raidillons pas trop méchants et tout ça avec des copains … THE foot, c'est sûr. Seul petit bémol : mes plaquettes (neuves) frottent très légèrement sur les disques, faudra appuyer légèrement plus !

 

Bon, justement, les copains ? Dans la jolie petite salle des fêtes, au milieu de son cadre disons bucolique puisque la verdure n'est pas encore là, je guette les uns et les autres. Finalement je suis plus en avance que d'hab'. Pas mal de marcheurs et l'on se presse aux inscriptions. Certains partent déjà sur le chemin qui, juste à côté, s'enfonce dans les bois (l'accueil est vraiment idéalement placé !)

Alors : les maillots tachetés des « Frapadingues » arrivent en masse. Z'ont  pas raté le rendez-vous ! Les « Castors Furieux », voisins, arrivent. Je guette les ConfAnais : Michel de St Martin n'est pas là, mais Maurice and C° devraient arriver, Actif-Michel qui devait faire son grand come-back a déclaré forfait, pas de « Gien-Relax » ni d'Ouzouëriens, quid de Ludo ?

Les Frapadingues partent, c'est vrai qu'il est temps d'y aller, plus de 40 bornes, faut pas trop traîner ! Je refais vite un tour de parking et trouve le Ludo qui a eu une panne d'oreiller, il me rejoindra vite et je pars essayer de rattraper les marsus.

À travers les bois de Villechaud, je retrouve vite Francis qui a eu la bonne idée de s'arrêter un instant, ensemble on va revenir sur deux ou trois moins en forme, en remontant vers les Braults et les Froids, deux hameaux de Tracy, le village avec son si joli petit château que j'aime beaucoup (souvenirs, souvenirs, j'y ai passé un week-end d'enregistrement de disque : beaucoup de musique, peu de sommeil et un moment inoubliable, c'était il y a …ffui !). On accède au village après un passage en sous-bois peu connu, que les « Castors Furieux » de Pouilly appellent « L'allée Juliette »(pourquoi ?), très pittoresque et amusant, puis on longe la voie ferrée et la Loire, on évite même la grimpette des Girarmes pour rallier directement par un bout de route les Loges et son ravito. D'accord, je connais bien ce coin et je suis en quelque sorte sur mes terres, j'ai aussi bien regardé la carte avant de partir et je sais que le ravito est à la jonction des deux boucles du huit que forme le grand parcours, mais le fléchage au plâtre est-il assez clair ? Il faut revenir deux pas en arrière et monter la côte des Loges, à travers le village vigneron, c'est pentu mais sur le goudron pas de Pb. Il y avait plus dur, à peine plus loin, mais on ne se plaindra pas car le reste promet. On a quand même le nez dans le guidon et l'échine courbée. L'effort bien sûr, mais p'tête bien aussi le panneau auprès duquel on vient de passer : « Chasse en cours, tir à balles » ! On entend d'ailleurs quelques coups de fusils, juste en contrebas… Eh là ! C'est un coup à nous envoyer... aux nues ! En fait, on y est ! Car, justement on arrive à ce sommet des « Nues », au-dessus de Pouilly, d'où l'on domine la Loire et tout le Val, sur fond de Sancerre. Toujours très joli, mais pas question de s'attarder : en basculant de l'autre côté, il y a un chemin rocailleux à souhaits et si pentu qu'il est bien difficile à gravir dans l'autre sens. Miam, la belle descente! Je pense à Ludo et à une envie de camera embarquée qui nous trotte dans la tête (qu'est-ce qu'il fout d'ailleurs, ce Ludo, qui ne nous a pas encore rejoint ?).Mes  roues sautent de caillou en caillou : personne devant, je peux y aller, même si je guette parfois une flèche sur la gauche toujours possible. Plaisir. Puis son gagne le pied de la Voie Romaine de Pouilly et ses pavés. On en évite curieusement le départ par une variante que je ne connaissais pas et qui n'est pas désagréable. Passage sur le pont de l'autoroute et on dévale sur le château du Nozet (Achtung ! Privat !), pour remonter illico entre les vignes vers St Andelain. On récupère l‘avant-garde des Frapadingues qui avait cru être invitée au château et s'est un brin fourvoyée. Nouvelle descente le long du cimetière, pas mal non plus. S'ensuit une longue partie entre les vignes pour, peu à peu, contourner la butte de St Andelain. Avec Francis, on réussit à rester au contact des plus affûtés des Frapadingues et ça roule pas mal. Selon le moment, j'ai l'impression d'avoir du mal à suivre, puis soudain, un peu plus loin, j'appuie sans difficulté sur les pédales. Curieux, la forme… Jean-Paul nous dépasse (ce qui relativise tout de même notre performance !) Et alors, les ConfAnais ?…Il n'en sait pas plus que moi…

On récupère un large chemin roulant qui monte le long de l'autoroute, un peu chiant mais coupé d'une superbe, pentue mais brève descente qui doit nous permettre de remonter de l'autre côté en s'y mettant bien : Banzaï ! Avec Christophe et Thom', on a plongé… pourvu qu'une ornière ne traverse pas le chemin en bas ! J'en remonte de l'autre côté, lancé et avec la niaque, chouette pour finir ce long faux plat montant. On passe sous l'autoroute pour revenir vers le ravito des Loges. Il va y avoir fatalement encore une belle descente. En fait, j'en supputais une, rectiligne et gravillonneuse, que je connais surtout dans l'autre sens, où je comptais bien me rattraper de toute la sueur que j'y ai déjà déversée. Mais on bifurque avant pour en enquiller une autre, large mais zébrée de roins profonds, que je te dis que ça ! On est côte à côte avec Christophe et ça sent l'explication entre hommes, façon OK Corral, à qui enrhumera l'autre ! On  part bien, mais, au en pleine pente, il y a un couple qui descend pépère : à gauche ? à droite ? au milieu ? Je calcule vite en fonction de leur progression hésitante, tout en essayant de voir vers où lancer ma trajectoire au delà. J'ai pris l'option bord de droite et évite de justesse le coude du gars que je frôle et me retrouve à fond sur une toute petite corniche terreuse en équilibre au-dessus d'un roin profond comme le Colorado au moins. Si ma roue y glisse, c'est LA gamelle ! Heureusement que le sol est sec ! Tu crois que je freine ? Penses-tu ! Le Christophe est juste là et pas question de le laisser partir ! Virage à gauche puis faux plat descendant jusqu'au ravito : tout à droite et à donf !  Avec grands coups de freins à l'arrivée (Si, si ! Je réussis enfin, avec mes vrais freins, à bloquer la roue !) qu'on s'attire même des remarques ! Mais quel délice ! (pas le ravito, très correct d'ailleurs, mais la descente !).

En repartant c'est l'inverse, il faut mettre tout à gauche, pour escalader un fameux raidillon qui nous ramène au-dessus des Girarmes. Je crois bien que seuls Francis « le Tarnais » et moi le grimpons sur la bête. « C'est la revanche des anciens » qu'il dit ! Pas mal quand même !

Des pif-paf entre les vignes pour descendre vers Boisgibault. En y arrivant, on avise un alambic sur le côté. Oh ! La belle photo à faire ! Tu parles qu'on s ‘y précipite ! « Des bikers pleins d'allant près de l'alam…bike ! » Tiens.. « L'Alambike » ça ferait un beau titre de revue, tu crois pas ? Ça vaudrait bien Vélotrucmag. Si je me lance un jour, je retiens le nom, faudra que je le dépose !

Le trajet nous balade un peu en long et en large, près des étangs avant de remonter vers les Braults par un bout de route où l'on commence à sentir le fond des réserves. Le Thom' est chatouillé par les crampes (et le Sancerre, t't'à l'heure au ravito, ça n'y serait pas pour quelque chose ?) et j'ai un genou qui se plaindrait bien un peu aussi. Mais quoi, bon, c'est le dernier effort ! On revient sur de l'à peu près plat et on se paye même le luxe d'un petit sprint au final, histoire de bien racler le fond, qu'il ne reste plus d'énergie dispo. Il est 11 h 30… 44 km à 17,6 et mon alti proclame +555m… Arrosons ça ! D'autant plus que je me trouve gratifié d'une bouteille de Fumé  pour… l'UM Veaugues ! Comme ça !…Et ben !!!

J'y retrouve aussi le Super-Dudu-La Fesse… sont deux de Gien-Relax finalement, c'est pas beaucoup quand même ! Et le Ludo, ? Perdu corps et biens ? Les « Castors Furieux » que j'interroge me disent l'avoir vu les dépasser, les crocs dans le guidon, qui voulait me rattraper. Depuis…Silence radio. Mais je le laisse te raconter ça, soit en commentaire soit si tu vas sur son blog (http://lubin.blog.mongenie.com/).

Bon, je suis bien rincé quand même, mais super content : un parcours comme ça, du sol sec, des petits cailloux et le tout avec assez de frite pour en profiter, c'est géant. On revient sur Cosne, Francis et moi, en prenant encore le sentier du bord de Loire, lui avec un sac accroché au guidon, brinqueballant de coupes et de  bouteilles gagnées. On ne cause pas beaucoup... je crois qu'on en a tous les deux plein les bottes, oui…

Et Dimanche ?

Pour ceux qui auraient envie (des fois qu'ils en auraient raté un bout, au hasard), dimanche prochain, la Rando de Tracy (en fait, départ Salle des fêtes de Villechaud) leur refera parcourir le même secteur. On peut aussi se lancer à la « Choézienne », histoire de défendre les chemins de la commune des Choux, c'est plus loin, un peu au delà de Gien, mais c'est plus sableux. C'est là-bas que je compte aller, l'occasion, en plus, de demander aux gens de là-bas de ne pas hésiter à venir rouler aussi chez nous !

 

lundi 21 janvier 2008, a 17:19
St Vincent : Neuvy le vineux !
 

 

Pas mal, comme nom de patelin, tu prononces ça sans te rendre compte de quelles syllabes il est composé, pof, comme ça et puis soudain en jouant avec (si j'ose dire en l'occu(l)rrence) tu réalises ce que tu prononces sans t'en rendre compte, c'est un peu comme les initiales de mon village auvergnat : Murat-le-Quaire (= M le Q). Glissons…J'aime bien mon titre quand même (je m'envoie des fleurs moi-même, parce que s'il faut que je compte sur toi …).

Ça fait quelques années qu'à Neuvy,  on se bricole une rando à cette époque-ci. Sans vouloir en faire l'historique, il me semble me rappeler qu'ils avaient fait au début un battage sur le fait qu'ils organisaient une rando pour tous les types de randonnées (pas à ski, quand même, pour ça il aurait mieux valu prévoir ça à Bouhy, voir plus loin) et il en reste un peu quelque chose.  Au fil des ans, ça s'est réduit à une rando pédestre, mais, régulièrement, ils acceptent de nous recevoir. Il est arrivé que le Grand Marsu Jean-Pierre, qui était sur place, se charge de baliser un circuit. Cette année, on avait surtout prévu de se retrouver et, quand on arrive, on est même surpris de trouver un circuit tracé pour nous sur une carte qui nous est distribuée, à charge pour nous de nous débrouiller avec et sans balisage. Ça ressemble à quelque chose fait au dernier moment, à la suite de notre demande de participation. Il est fort peu probable que rien n'ait été déclaré… Ce n'en est pas moins sympa, au contraire.

 

Dans l'affluence des marcheurs, arrivent Francis et ses « Frapadingues », dont Olivier qui, en local de l'étape, connaît bien le secteur. Il faut avouer qu'on a tous parcouru tous ces chemins-là dans un sens ou l'autre, mais de là à s'y retrouver facilement… Michel de St Martin arrive également ainsi que Maurice et Christian, et même Pierre, qui ont fait de nouveau le déplacement depuis ConflAns-sur-Loing, comme la semaine dernière à Ménestreau ! On me dit parfois que je n'ai pas peur de me déplacer, mais eux non plus ! Arrive aussi Claude de Gien-Relax, qui, lui, vient d'Aubigny/Nère, pas la porte à côté non plus. Il est d'ailleurs un peu désappointé, car selon le message du répondeur de Gien-Relax, il devait y avoir une rando spécifique de 40 km…

On est un groupe de treize à partir, avec une grimpette tout de suite derrière chez Jean-Pierre (absent en ce moment, sinon il aurait fallu qu'il paye le café !). Pierre grogne en se disant qu'il aurait mieux fait de rouler en forêt de Montargis ! Mais bon, on restera en dessous les 400m de dénivelé aujourd'hui. Une fois sur le dessus, on suit le chemin prévu sans trop de haltes pour se repérer et avec une seule erreur de parcours, et ce, sur des chemins plutôt corrects. Au cœur du petit peloton, on discute avec l'un ou l'autre dans une ambiance bien sympa. Des cris joyeux devant. Une chute spectaculaire, peut-être ? Non point, ces cris admiratifs saluent le passage de quelque cinq chevreuils surpris par notre approche. On les reverra (les mêmes tu crois ?), un peu plus loin en fin de matinée. On a rejoint la voie romaine, c'est l'épine dorsale de pas mal de randos dans le coin, qu'il s'agisse de la Rando des Pommes ou de celle des Beignets, mais quoi d'anormal à ce qu'une voie romaine soit un grand axe de circulation, après tout. Chacun reconnaît ce passage et en particulier deux gués où les Frapadingues justifient leur nom. Après le passage de celui du « Moulin Perré », on s'attaque à la petite grimpette qui suit, au moment où je réalise que ma roue avant est à plat ! C'était couru d'avance : on est passé près d'une haie fraîchement élaguée ! On répare en songeant à tout le groupe que l'on doit faire poireauter en haut de la côte, puis on poursuit la grimpette pour trouver, à mi-hauteur, un deuxième groupe arrêté : Pierre a perdu sa manivelle droite et Christian est en train de la remmancher à grands coups de cailloux ! Finalement, nous retrouvons tout le groupe en haut où deux « Frapadingues » réparent eux aussi une crevaison : même cause, mêmes effets sans doute mais, finalement, il est plutôt amusant et pratique que tous les pépins mécaniques aient eu lieu ensemble. On descend sur Annay, par la route en évitant un secteur qui ne serait sympa que s'il était sec, et l'on arrive au ravito à la salle des fêtes : c'est la foule ! On y retrouve l'ambiance des origines de cette rando : vélos, marcheurs et canasson réunis (au début il y a même dû y avoir des attelages !). Il faut dire que le ravito est fameux et que le vin chaud en tente plus d'un, dame, c'est la St Vincent, non ?

En repartant, je me rends compte que ma roue arrière est un brin dégonflée…si j'avais regardé avant ! Mais là, tout le monde repart ! Vite quelques coups de pompe, espérons que ça tiendra un peu. On remonte au-dessus d'Annay, plus vers St Vérain, et les sous-bois, où la douceur du temps nous fait presque guetter les premières jonquilles, sont bien moins accueillants. On est souvent sur des chemins parcourus par les motos de l'enduro de Neuvy et ils en ont gardé de fameuses cicatrices : entre deux roins gorgés d'eau, il faut s'employer pour rouler en équilibre sur l'étroite bande  glissante restée libre ! On passe comme on peut. Avec les commentaires et les exclamations des autres, la galère se transforme comme  ça en jeu,  au pays d'Yvette (« Yvette Ornières », bien sûr, selon le jeu de mots du Pharmaton !). Ces arrêts me permettent de regonfler de temps à autres ma roue arrière qui réussira à me mener jusqu'au bout. Tout au long des chemins, le Claude va devant, revient rejoindre les plus attardés et repart devant, à la façon des chiens de randonneurs ;  il nous dépasse aussi, comme une fusée, dans les montées. Ses 40 bornes, sûr, il va les avoir faites ! Sur un bout de route, le voilà qui appuie un peu, entraînant une partie du groupe qui se prend au jeu. Mais il nous parle aussi de ses deux expéditions jusqu'à St Jaques de Compostelle, lui qui a traversé les Alpes en long cet été. Un sacré rouleur !

On approche de Neuvy et il n'est pas possible d'éviter un petit crochet par le parcours de santé (ou ce qu'il en reste), une descente un tout petit peu technique et amusante. Et puis on regagne le point de départ. Comme d'hab', les organisateurs ont carrément sorti le tuyau et la lance à incendie pour le nettoyage des vélos. Le « Pharmaton » est à la manœuvre et, bien sûr, ça part dans tous les sens. Mais, au  fond, ça clôt la matinée dans l'esprit de ce qu'elle a été : sympa et conviviale. J'aime bien aussi ces sorties où l'on partage le plaisir de la rando et où les échanges sont nombreux, formels ou non. Comme le créneau est bon, il faut essayer de faire en sorte que cette rando soit une vraie sortie VTT, et on veillera à donner peut-être un coup de main pour le balisage d'un circuit l'an prochain.  Car quoi, ç'est vrai, à VTT, on  nœud vit queue de belles randos…(oh !…)

À propos de belles randos et de créneau : dimanche prochain aurait dû être celui de la rando de la Chandeleur à Bouhy : une randonnée qu'on avait faite trois années de suite dans la neige, en particulier la dernière fois ! (reporte toi un peu en arrière sur le blog, tu verras !). En soi, c'était déjà de beaux circuits, assez physiques, mais alors sous la neige… Espérons que l'organisateur trouvera de l'aide l'an prochain ! Il faudra se recontacter pour trouver des compagnons de randonnée et attendre la "Rando des Crêpes"  des amis d'Ouzoüer-sur_Trézée pour fêter la Chandeleur !

Oualà los amigos… La semaine prochaine, pas de rando pour moi, je serai au chevet de ma Martine dans un hosto parisien. Roulez bien !

lundi 17 décembre 2007, a 11:51
Plan « SEC-Cours »
 


Alors, vous êtes sortis, j'espère, les uns z'et les z'autres, ces temps-ci ? Quoi ? Pour faire les achats de Noël ? Pour aller boire du vin chaud aux Marchés de Noël qui essaiment partout ?… Je te parle pas de ça, mais de vélo !! Est-ce que tu es monté sur ton spad ces temps derniers ? T'as senti ? Ça pince hein ? ( comme disait mon ami homard à la langouste qu'il lutinait gentiment, comme ça…). Oui mais c'est superbe aussi, non ?Et puis on ne patauge pas, le sol est sec, enfin, dur, plutôt,, c'est bon, non ?

Tiens, je suis sorti vendredi après-midi. Avec Michel de St Martin, on est allés débaucher encore une fois, le Christian de Gien-relax, comme la semaine dernière. On se disait : « Avec ce soleil, il va y avoir du monde… » ben, on est étroits, pardon, on était trois ! Un peu en retard d'ailleurs, parce que, alors que je m'étais pressé pour arriver  pour une fois à l'heure, j'ai découvert ma roue arrière à plat quand j'ai sorti le vélo de la voiture. C'est ça aussi de le ranger suspendu, et de le transporter sur l'épaule pour le mettre dans la voiture : rien vu. Du coup il était quasiment trois heures à mon clocher-bracelet quand on est partis pour la sortie du jour. Un  petit circuit Gien-Briare et retour, rive gauche-rive droite, avec un soleil bien joli qui nous ménageait de chouettes cartes postales sur la Loire. Sol dur en général avec quelques passages encore givrés et d'autres qui avaient vu le soleil et glissaient un peu. Le niveau de la Loire nous a fait éviter certains passages noyés, par contre on ne risquait pas de se noyer, nous, en passant le pont-canal de Briare, complètement à sec ! J'ai dû m'arrêter avant de repasser le vieux pont de Gien pour regonfler ma roue avant qui était incapable de me faire faire les dernières centaines de mètres pour revenir chez Christian, y'a des jours comme ça…Le soleil avait déjà plongé derrière l'horizon et on est encore revenus  à nuit tombante (et froid tombant aussi !) à St Martin : les après-midi ne sont pas bien longues, ces temps…La boisson chaude qui a suivi était bien agréable !

Je n'ai pas pu aller faire un coucou aux « Frapadingues » qui avaient leur âgé (non pardon, je veux dire leur A.G., je ne parle pas de JP) ce vendredi soir. Le Grand Marsu, justement, passait la main, puisque bientôt il va aller se fixer dans l'Aude. Changement d'époque, ça va faire bizarre, il va manquer dans le paysage vététistique et pas seulement… En attendant, les « Frapadingues » auront  en Francis un président qui devrait assurer. Alors justement, j'ai décroché le bigophone pour aller aux nouvelles et voir qui roulait chez eux ce dimanche… C'était pas l'affluence et je crois bien que j'ai poussé le Francis à prendre un vélo qui serait, sinon, resté au chaud, douillettement, ce dimanche matin…Tu crois qu'il a voulu inaugurer comme ça ses responsabilités de nouveau président ?

 

En tout cas, je me traite un peu de con, ce dimanche matin et je n'ose même pas ouvrir la porte du dehors : le froid passe au travers, ou au-dessous et je sens que si j'entrouvre, il va y avoir une cascade d'air gelé qui va me tomber sur les pieds. Je m'équipe « plan grands froids » : couche sur couche sur le dos, sous-chaussettes avec chaufferettes collées sous les doigts+ chaussettes isolantes, j'ajouterai bien sûr les sur-chaussures tout à l'heure. C'est plutôt côté mimines que je ne sais pas quoi faire : sous gants ODLO et bons gants chauds mais je sais bien que ça ne suffira pas... mais quoi faire d'autre ? Je redoute les doigts douloureux de toute la journée d'avoir eu trop froid le matin.  Bon, faut y aller… Dire que c'est moi qui ai provoqué cette sortie !

Avant même d'être monté sur le vélo, rien que d'être dehors, je sens le froid tout autour ; difficile à décrire, je n'ai pas froid mais j'ai l'impression de me mouvoir dans un air qui a une densité particulière, et puis tout semble engourdi tout autour. J'ai l'impression d'être plongé dans un bain étrange. Coup d'œil au thermomètre extérieur : moins six ! On est dans la zone des records : j'ai roulé par moins sept, moins huit, une rando à Vailly, il y a bien longtemps, à Ménestreau aussi ou encore à Cessy les Bois, à Bouhy, l'an passé où la neige entravait toute progression, pour un premier de l'an aussi en Auvergne avec Manu, David, et Patrick, quand on était partis dans la neige, au Sancy, avec les skieurs qui nous regardaient avec des yeux ronds et quand on avait essayé de rouler sur le lac gelé…

Je pars quand même, pas trop vite pour ne pas me geler tout de suite. Le « buff » enfoncé sur les oreilles, sous le casque, les lunettes, et un autre « buff » remonté jusque par-dessus le nez, je traverse le marché de Cosne, saluant certains marchants qui s'installent et se demandent qui est ce zombie à roulettes. J'arrive route de Cours chez Francis, petit café (mmmmh, ça fait du bien !) et l'on enquille le chemin directement en face chez lui : difficile de faire plus pratique et plus proche, simplement la route à traverser. On remonte le chemin du Tacot vers les hauts de Cours, à l'abri derrière les arbres, on ne sent pas de vent et il est neuf heures, le soleil vient juste de se lever. Nos roues mordent la terre et les feuilles gelées avec un bruit de gaufrettes, délicieux !…De Villorget, on descend vers les bois de Cours, le sol gelé c'est super, mais, à la différence du sol sec de l'été, il durcit aussi les énormes « roins » des tracteurs, faits les jours précédents : rien ne cède sous la roue, il faut franchir, viser le bon passage, ne pas se laisser enfermer par les ornières durcies qui s'entrecroisent. Mais c'est justement là qu'est aussi le plaisir. Un ruisseau, une passerelle dans le soleil qui perce à travers les branches : on prendrait bien une photo. Flûte, « batterie vide » ! Dommage…On poursuit sur le Chemin des Trois Fontaines, pittoresque à souhaits. Je le connais bien, c'est même un des premiers chemins que j'ai parcourus à VTT, mais ne m'en suis quasiment jamais écarté, et j'ai eu tort car en suivant Francis, je découvre un sous-bois aux chemins variés, sur un terrain bosselé assez surprenant, on se grimpe deux bons raidillons inattendus. Il faudra que je revienne par ici pour me familiariser avec les lieux. Après quelques huits dans la forêt, un chemin qui suit le Talweg d'une curieuse combe, on quitte la forêt de Cours pour gagner les bois d'Alligny (pas les bois d'AllOgny, ça c'est au nord de Bourges…pas mal non plus d'ailleurs !). Là encore le Francis, qui semble avoir parcouru ces secteurs de long en large, nous passe par des petits chemins bien sympas. Nos roues s'enfoncent dans les herbes sèches poudrées d'un givre que nos pneus soulèvent. Souvent, il faut franchir des passages où nos roues cassent la glace des flaques, au fond des fondrières, dans un bruit de verre pilé… un régal ! Bien souvent, on se dit qu'il serait impossible de passer par ces chemins si le gel ne les avait pas durcis. Certains secteurs, parcourus par des enduristes à moto, sont complètement défoncés. Une galère si tout n'était pas glacé, et encore ! Tout en faisant notre trace, on devise plaisamment : Francis, en bon Tarnais qu'il est, semble ne rien ignorer non plus des plaisirs de la bonne bouffe et m'explique comment cuisiner des asperges sauvages (qui ne sont d'ailleurs pas des asperges, va comprendre !) . Puis on sort du sous-bois sur le coteau qui, entre Alligny et Cosne, domine tout le pays vers Donzy, Pouilly et, plus à l'Ouest, Sancerre. Le soleil y est bien agréable, mais on y sent aussi un peu plus un petit vent qui s'est levé de l'est (toujours entre 9 heures et 11 heures, selon les observations de Francis !) mais qui va plutôt nous pousser pour revenir vers Cours à travers de grands champs ouverts. Il est bientôt midi et nos téléphones sonnent successivement, pour déclarer aussitôt forfait, batterie usée ! Un mauvais coup du froid, sans doute... Il faudrait porter téléphones et appareils photos directement dans des poches un peu isolées du froid et non dans les sacs !

 Retour au chaud après avoir dévalé le chemin du Tacot dans l'autre sens, finalement on est loin d'être frigorifiés et ça valait la peine de se donner un peu un coup de pied aux fesses pour ce sortir ce matin. La ballade était superbe ! 42 bornes +450m, Dommage de ne pas l'avoir partagée à plus. Il faudra y penser pour la semaine prochaine. Ben quoi ? le 23, c'est pas encore Noël, faut se bouger un peu non… pour mériter  de s'asseoir ensuite à table !!!

lundi 26 novembre 2007, a 15:30
Du beau, du bon, du Bonny !
 

Rendez-vous des mordus, ce dimanche  à Bonny : conformément à ce que la météo annonçait, le temps est à la pluie. Quand j'ai mis le nez dehors en me levant, ça n'avait pas encore commencé et l'on pouvait encore espérer que cela reste comme ça, mais maintenant il bruine, finement mais consciencieusement, et les essuie-glaces sont à l'œuvre sur la route de Bonny. Ça fait tout drôle d'ailleurs, de ne faire qu'un petit bout de route pour aller au rendez-vous du dimanche matin. Depuis un mois, il fallait bien trois quarts d'heure de route pour être à pied d'œuvre ! Donc, j'arrive aux Vergers des Beaumonts dès huit heures. Tranquille, je ne déteste pas prendre mon temps pour m'équiper et discuter un peu avec les uns et les autres. Aux Beaumonts, il y a toujours un service d'ordre strict pour te faire ranger la voiture. Pas question de prendre la place que tu as repérée là, pas trop loin ni trop dégueulasse, il faut te mettre là où les placeurs ont décidé, sinon…Cette fois-ci, on n'est pas dans la boue entre deux rangs de pommiers mais sur la dalle en béton, juste à côté du barnum des inscriptions, c'est pas mal du tout, mais le mec a décidé que je devais me garer en marche arrière, na ! Pourquoi ? Dieu seul le sait (comme disait mon prof de maths, quand on lui demandait le pourquoi du comment de certaines théories ou autres…). Pas pratique pour sortir mon vélo, mais c'est comme ça et pas autrement… Enfin !… Inscription avant le reste de la foule et je m'équipe dans la voiture car ce fichu crachin qui ressemble à un vague brouillard mouille sérieusement ! Plafond bas, et, au-delà de la route, les vergers et les champs s'évanouissent vite dans la brume. Tristounet comme ambiance… Heureusement qu'on va être une bonne bande, côté agrément. D'ailleurs Michel et Noëlle passent justement devant ma voiture. Autour et surtout sous le barnum, je guette les têtes que je n'ai pas vues depuis un peu. Le Grand Jean-Pierre des Frapadingues est là avec un bâton ferré : il n'a pas l'air en forme et pour lui ce sera marche et non VTT. Je ne l'avais pas vu depuis un bail (fin juin) et nous évoquons ses projets persos et ce qui en découle pour le club des « Frapadingues » : dur de lui trouver un remplaçant à la présidence. Justement, quelques « tachetés » s'annoncent. Pas trop de nivernais… le temps a dû faire hésiter à quitter la couette garnie ! Un coup d'œil sur le parcours : tiens, contre toute habitude, les traceurs ont modifié le schéma général pas trop boueux des années précédentes. Z'ont pris un risque, non ? Alors on ne traîne pas : on part à un bon paquet, le groupe habituel des ConflAnais, mais devant nous il y a aussi quelques maillots des marsus et des Ouzouériens. Descente vers le Val puis on remonte vers Neuvy par un bon bout de bitume montant : les jambes tombent bien régulièrement ce matin. Bon signe.

Générée par cette cadence régulière, une mélodie me trotte dans la tête. Il en est souvent ainsi chez ceux qui pratiquent un sport d'endurance : un petit air vient rythmer l'effort. Tout peut y passer depuis la chanson gaillarde jusqu'au dernier tube en passant par le souvenir d'une comptine enfantine, mais là… c'est carrément la  « Cinquième » de Beethoven ! Rien que ça ! Certes, c'est énergique, voire énergisant, mais quand même… Quoique, mais oui…la « Cinquième », ses célèbres « Pom, pom, pom, pom » ! Nous sommes à Bonny, à la Rando des Vergers des Beaumonts… les pommes… « pommes, pommes, pommes, pommes ! » C'est cela ! Stupide mais réel ! J'aurais pu penser à Guillaume Tell, à Newton, voire à Gottlieb ou même Mac Intosh ou New York, mais le rythme du pédalage a imposé la musique. Et puis, il est vrai que cette rando rime tellement avec les fruits que l'on ne l'évoque qu'ainsi : « Ah oui dimanche, c'est « Les pommes »  ou « On se retrouve « aux pommes »…

Après Neuvy, on suit les chemins, en  jolis sous-bois, bien connus qui vont vers Annay : un peu de boue bien sûr, c'est glissant et collant souvent, sans être bloquant heureusement. En général, on trouve une petite « musse », un passage roulable qui permet d'éviter, soit la flaque, soit le petit bourbier. Il s'agit de choisir simplement la bonne option et donc aussi de faire confiance à celui qui précède. Et l'on ne suit pas forcément aveuglément n'importe qui : j'ai des roues  à qui je fais confiance, j'ai beaucoup roulé derrière Patrick, à l'époque où il faisait du VTT, à l'époque du Grand UM Veaugues : sa trace était sûre, pas de surprise, pas d'écart brusque à craindre, une allure régulière. Confiance. Tout l'inverse d'un Jean-Marc « La Plaque », qui faisait n'importe quoi… Il y a de la connivence, de l'entente, à se suivre ainsi, comme si on emboîtait le pas de quelqu'un, on emboîte la trace, quoi, la roue…unis dans le même effort, dans la même confiance. Je me souviens avoir énormément appris ainsi en ski de descente : mon copain, Alain qui avait été entraîneur du NUC, (tu connais pas l'eunuque ? Pardon, le NUC ? C'est le Nice Université Club). Bon, ben, c'était une bête sur les planches (ça doit toujours être, d'ailleurs, même si je ne l'ai pas vu depuis une paye) et il m'est arrivé de skier dans ses talons : je ne regardais que l'arrière de ses skis et pas la piste, déclanchant les virages en réflexe, en ombre de ses gestes. Il passait, je passais, au millimètre. Chaud parfois mais je n'oublierai jamais ! J'ai beaucoup aimé aussi, en septembre dernier, suivre ainsi François mon frangin, il y avait un partage, peut-être plus que si nous avions roulé côte à côte…

Quoi? T'en as marre de mes considérations philosophico-technico-je-ne-sais-quoi à deux balles ?  Et alors, c'est MON blog ? Si tu veux t'exprimer, défoule-toi dans les « commentaires » ! Mais t'as raison, je racontais ça parce que le chemin tu le connais alors…Tu sais : ça descend vers Annay et puis, après, on remonte par une bonne côte sur la route en face. Bon, on s'est arrêtés une minute au bord de la « Vrille », la rivière de là-bas, photos et puis voilà. Maintenant  on en est à espérer le ravito, parce ça commence à… et puis les ravitos de Bonny, on sait que ça vaut le coup. Un petit « coup d'cul » un peu glissant et puis la route encore et nous z'y voilà : la grange, la foule, marcheurs et vététistes, les longues tables garnies qu'on n'aborde qu'en jouant des coudes. Il y a de tout, tu peux quasiment y composer ton repas : entrées, plats, fromages et desserts…impressionnant, même si on connaît. On trouve encore à discuter avec ceux qui étaient devant et s'attardent, et aussi avec ceux qui arrivent. Un bon groupe de « Gien relax » et d'autres Frapadingues. J'ai à peine le temps d'enfourner la dernière bouchée en saluant un collègue que je dois enfourcher le spad en catastrophe pour suivre mon groupe qui a déjà mis les voiles. Z'ont raison remarque, on a un peu tendance à s'attarder plus que la normale et, du coup, on se refroidit nettement. Par contre, il n'était peut-être pas inutile de faire ses provisions car nous ne repasserons pas, contrairement aux habitudes, par le poste de ravitaillement. Un ravito pour 45 bornes, ça va faire un peu juste. On retrouve la voie romaine, du classique encore où nous roulons en compagnie de Didier et Franck, des Frapadingues, puis on s'écarte sérieusement du secteur habituel. Ils nous conduisent où ? Un village et son clocher… mais c'est Batilly ! On y roule souvent en début de juillet, rarement à cette époque de l'année, mais les chemins nous sont connus aussi : on passe devant le domaine de la Colinière puis nous gagnons la vallée de l'Ousson et son joli petit single qui surplombe la rivière. Il ne pleut plus vraiment et le passage est plutôt sain  et agréable. Le traceur s'est amusé à nous dérouter car, au lieu de gagner Ousson/Loire et les bords de Loire, on  repart vers Bonny par l'intérieur des terres. Le terrain est plus lourd parfois, à moins que ce ne soient les jambes et notre groupe s'étire un peu. Un dernier passage dans les champs, glissant à souhait et qui rappelle, justement, un peu le ski (avec moins de contrôle possible !) puis on retrouve notre base de départ, et… le ravito d'accueil fort bienvenu ! Lavage de vélos, puis j'ai le tort de quitter l'imper : humide de sueur en dessous, je me gèle maintenant : j'aurais dû me changer complètement !…Discussions encore, avec Super-Dudu, dit « Dudu-la fesse » qui, dès qu'il me voit maintenant, se tient le popotin. D'ailleurs, prévoyant, il amène carrément avec lui  son infirmière perso ! Le luxe !… Où roule-t-on la semaine prochaine ? Souppes /Loing, c'est, justement…loin !  Il y a Vouzeron, aussi, pas la porte à côté non plus… P'être bien qu'il faudra se faire une petite SEC sur le pouce… On verra… passons aux récompenses : et nous voilà avec chacun notre sac de pommes : faute de « pom, pom girls » nous voici « pommes pommes boys » !!!

 

lundi 01 octobre 2007, a 10:56
Champignons, Hot-dog ou Pizza ?
 

C’en est fini pour quelques temps des terres et des si belles forêts nivernaises : après un mois de septembre exclusivement consacré à rouler entre Germigny-sur-Loire et Sauvigny-les-Bois, sur des chemins variés, techniques, souvent exigeants physiquement mais surtout si pittoresques et parfois ludiques et grisants à souhaits, car même si on en a bien bavé, en l’occurrence la semaine dernière, il faut reconnaître qu’on est passé par des sentiers déments. Et que de ce point de vue, les traceurs (oui, même ceux de la Chassang !) ont fait un beau boulot ! Dimanche dernier, on revenait vers les régions du Nord, le Loiret en l’occurrence. Ce dernier week-end, les « Virades de l’Espoir », étaient l’occasion de manifestations sportives grand public destinées à collecter des fonds afin d’aider la lutte contre la mucoviscidose : le VTT y avait toute sa place et coup de bol il y avait le choix : Bonny ? Henrichemont ? Mais aussi: Nevoy ? Il fallait choisir. Souvent, pour ce genre d’organisation, on a surtout des circuits familiaux, ça a déjà été le cas à Bonny, par exemple : il faut alors essayer de les enchaîner ou, si on connaît la région, d’allonger « par soi-même » la sauce … Renseignement pris, ce devait être le cas à Henrichemont, ou plutôt La Borne (c’est juste à côté) : une belle région de forêts et de bosses, ça m’aurait tenté d’y rouler avec Manu (qui justement descendait à Bué ce W-E). Bonny ? Côté longueur de circuits, ils avaient l’air d’avoir prévu ce qu’il fallait et, de plus, c’était à côté. Mais il avait singulièrement plu cette semaine et, à part les chemins du Val de Loire, ça risquait d’être la boue que l’on connaît bien pour avoir souvent l’occasion de rouler dans le coin. Et puis il y avait Nevoy : Michel de St Martin nous avait renseigné : on y proposait un 57 km, donc du sérieux. Sûr, ce serait plat, mais, après les dernières sorties, ça changerait un peu et puis surtout on ne rencontrerait pas de boue grasse, même si je me rappelle de fameuses randos là-bas ou, aux ravitos, on ne se reconnaissait pas les uns des autres, tant nos tenues avaient la couleur uniforme de la boue (et encore pour y voir clair, il fallait demander une feuille d’essuie-tout). Mais ça n’empêchait pas de rouler. C’était aussi l’occasion, en allant à Nevoy, de retrouver nos marques, celles des randos organisées autrefois par le « Nevoy Fun Bike » de Daniel Bongent. Une sacrée époque ! Quand tu penses que ce grand club n’existe plus ! C’est donc toujours comme ça que ça sa passe ?... Bon, essuie ta larme, Bill ! Les mecs qui roulaient là-bas ne sont pas morts, « Gien Relax » a pris la relève, tenez le coup les gars ! Donc, Nevoy, ça ferait aussi rudement plaisir d’y retrouver les fêlés de VTT de l’ECC, de « Gien-Relax », justement et des Frapadingues itou. Par contre les gars des alentours de Nevers, faudra me dire ce que vous avez fait. Vous roulez comment, quand rien n’est organisé dans le secteur ? Je me suis souvent posé la question, une fois septembre terminé, vous ne roulez quand même pas tout seuls? Faudra nous raconter ! Alors donc, je me pointe à Nevoy comme les tachetés de Frapadingues prennent déjà le départ. Juste le temps d’un rapide salut. Sont pas en retard. Je ne sais pas s’il y en a d’autres, sans doute sont-ils sur leurs terres à Bonny. C’est bien, il faut aussi qu’ils aient du monde là-bas. Inscriptions dans la grande salle polyvalente où je retrouve Michel de St Martin, son collègue de l’ECC Pierre, et voilà qu’arrivent les « Gien Relax »: on part quasiment ensemble sur le circuit qui descend tout de suite vers le Val. Tout juste a-t-on le temps le jeter un coup d’œil d'admiration sur le nouveau spad de Michel « Top Chrono » : un superbe «Giant Anthem » tout carbone (pourquoi tu tousses Stéphane ?), et on le laisse filer avec les gros mollets. On parcours de long en large le Val sur les chemins autour de Dampierre-en Burly et d’Ouzouer-sur-Loire. On se réchauffe un brin car ce matin, il ne faisait pas bien chaud (4 ° du côté de Brrrrriare !) . On monte un peu pour redescendre aussitôt en suivant un fléchage visiblement hérité du Nevoy Fun Bike, c’est bien qu’il y ait quelque part une continuité. Justement, en haut d’une de ces petites descentes, un panneau nous averti de l’existence de riverains… ouais... curieux, mais je suis Michel de St Martin qui s’est lancé, pas de Pb. Dans le bas, on arrive sur du bitume quand soudain, tel un missile, surgit de la gauche un clébard qui se précipite derrière Michel ! Réflexe : j’ai donné un coup de patin désespéré et évité le clebs d’un rien ! Chaud ! Chien-chaud ouais… hot-dog ! « Dudu » qui roule avec nous me souffle : "Tu, vois, ils le disent bien dans les médias que ces temps-ci, il faut se méfier des molosses !" Celui n’était pas bien gros mais, déjà bien assez pour te faire prendre un fameux gadin !... On quitte enfin le Val en montant s’enfoncer dans la forêt, sur des chemins toujours larges et roulants que la pluie semble avoir épargnés tant le sol y est sain : quelques flaques tout au plus, entre lesquelles on slalome à plaisir, rappellent les averses des jours derniers. Sûr que l’allure n’a rien à voir avec celle des dernières randos. C’est le rythme qu’il faut parfois réussir à soutenir et le Dudu, Antoine (fiston de Michel), Jean-Claude et même ce cochon de Michel s’emploient bien ! Aussi l’arrivée au ravito (il y en aura deux, cette-fois, je te rassure !) est-elle bienvenue. L’humidité étant favorable aux champignons, on y trouve, un peu à part quand même, une table-exposition des recherches mycologiques d’amateurs avertis qui commentent à l’envi leurs trouvailles. Intéressant. Et c’est reparti. Pas de passages techniques ni de singles, on est sur des chemins roulants qu’on reconnaît parfois ici et là pour les avoir parcourus il y a quelques années. Parfois, les sangliers ont défoncé consciencieusement des passages entiers : Michel qui roule sur son mulet (un semi-rigide) y souffre un peu plus que nous (le boîtier de pédalier de son Trance est en réparation). Alors quand arrive un bout de bitume, on y emmène un peu. À gauche, un gars pousse son vélo : je jette un coup d’œil pour juger du problème quand j’entends un bruit brutal et inquiétant du côté de ma roue arrière : un autre bruit lui succède immédiatement, celui de la chute de Dudu ! Il me suivait de très près et a, comme moi, regardé le mec qui poussait son vélo… Ai-je ralenti aussi ? Toujours est-il qu’il a collé sa roue avant conte ma roue arrière, s’est retrouvé... 1- d’abord déséquilibré et 2- et conséquemment, sur le cul et le goudron à la fois ! On relève vélo et bonhomme. Apparemment pas de mal, pourtant, sur le bitume... Mais les Gien-Relax y z’ont des cuissards costauds : rien de déchiré mais, en dessous, la fesse du Dudu (!), elle est bien à vif…belle pizza, oui.. que je m’empresse de photographier ! Dis donc, je vais me faire une collec’ de photos de culs, si je continue ! On va lancer un concours !... Après la photo, pansement et redémarrage. Doit serrer les dents le Dudu, ce genre de brûlure, bobo ! On regagne le point de départ après la dernière grimpette sur la rue qui ramène à la salle, comme au bon vieux temps, quoi ! C’est somme toute sympa si cette organisation des « Virades » prend en quelque sorte le relais, après la disparition de la Fun bike. On était 85 VTT, un peu plus de cent cyclos, quelques bourrins (des chevaux, parce que sur des vélos, il devait y en avoir aussi !) et …500 marcheurs ! Impressionnant ! Bon, 20 de moyenne mais peu de dénivelé…Il en sera sans doute bien autrement samedi prochain, au « Défi des Birettes » au départ de Vailly : 90 km sur la journée ou 50 le matin et 40 l’après-midi. Moi, j’y serai normalement pour la matinée. Le Lendemain, dimanche il y a aussi la « Paucourtoise », à Paucourt, tu sais, ce village de Stroumpfs dans la forêt de Montargis. Très sympa aussi et puis, c’est chez Stéphane ! Tu peux faire les deux aussi… De toute façon, Paucourt ou Birettes, pour participer, c’est simple, il suffit d’appuyer sur les pédales… c’est pas sorcier !

mardi 18 septembre 2007, a 12:47
"La Germignoise": La Onzième : on z’y aime !
 

J’arrive, j’arrive ! Un peu de retard pour te raconter ce qui a été un super dimanche de VTT ! Déjà vendredi, j’avais passé une bonne partie de la journée sur les chemins de la « Germignoise » à donner un coup de main aux deux groupes qui balisaient les circuits. Début au lever du jour avec le frangin qui grillait d’envie de venir avec nous plutôt que d’aller retrouver les gamins de l’école. Tu parles ! Quand tu as passé près d’une année à tout préparer et qu’en plus il fait un temps magnifique !… On a donc foré, martelé pour planter les mâts portant le fléchage, agrafé, cloué, avec un pique-nique sympa en bord de Loire… Déjà on sentait la mobilisation de tout le monde et on se régalait d’avance ! Deux jours plus tard, je retrouve donc au petit matin les organisateurs de la « Germignoise VTT », onzième du nom, coiffés de leurs casquettes rouges, bénévoles de l’ASCL qui s’assurent ici et là que tout est OK pour l’accueil des participants. 480 l’an passé, il faut pouvoir gérer ça ! Mais tout est prêt, archi-prêt : le grand portique gonflable, enjambe la rue barrée à la circulation pour la journée, d’autres structures sont installées pour l’accueil, les inscriptions, la restauration, des banderoles publicitaires s’affichent sur les barrières et des oriflammes flottent au vent. Les commissaires partent déjà s’installer aux points cruciaux et des voitures chargées s’en vont aux points de ravitaillement. Le tout se fait en musique, car la sono fonctionne et l’animateur se fait déjà la voix. Les motos et quads reviennent de la vérification des circuits, où il a fallu refaire le fléchage trop souvent détruit ou déplacé !!! Enfin, cerise (et quelle !) sur le gâteau : le soleil se lève dans un ciel absolument serein, les chemins sont secs, les conditions sont optimales. Il ne manque plus que les vététistes, combien seront-ils ? On avance des chiffres, on parie.. . et ils arrivent, doucement puis par vagues. Aux inscriptions, on s’affaire, tandis que les circuits sont ouverts un peu en avance pour désengorger l’aire de départ. Pourtant, personne ne se précipite, on attend un peu en recherchant, dans la foule des maillots colorés, une tête connue ou une autre, on retarde comme à plaisir, comme pour profiter de l’instant, le moment de se lancer dans la dégustation de ce qui ne peut être qu’une magnifique matinée de plaisir. J’ai discuté un bout avec Christophe, des Cacahouet’s Brothers, salué Tac et son équipe, mais personne du Nord ou presque, puisque Francis est le seul des Frapadingues à être là. Je partirais bien avec lui, mais il disparaît avant que j’aie réalisé. Je me lance donc en solo. Les premiers kilomètres ressemblent au départ : le bon échauffement que constitue la portion plate qui mène vers Tronsanges, par les petites routes où l’on croise quelques voitures d’arrivants, et par des chemins roulants, semble retarder aussi le moment où l’on va vraiment attaquer l’exercice vététistique : on attend l’instant où l’on se dira : « Ça y est, c’est parti ! » et soudain, une flèche à droite et l’on plonge sur un single délicieux, un frisson de plaisir dans le dos ! Ensuite ce n’est qu’une succession de passages variés. Pas de cohue le long des chemins : on change souvent de type de terrain, d’un single à un chemin plus large, un bref passage sur le bitume, ça permet toujours doubler ou de laisser passer les plus costauds. Justement ceux-là peuvent s’exprimer dans la fameuse côte du château de Mimont : un sacré single en creux, qui se redresse bien : tout le monde y est à pinces, au moins sur quelques mètres. Heureusement, la côte est coupée au milieu par un ravitaillement judicieusement placé à… mi-mont ! Au moment de repartir, un gars me lance : « Sympa votre blog ! » (c’était toi Pierrot ?) avant de disparaître dans la côte qui continue. Pour ma part, déjà que je me trouve un brin minable dans les grimpettes, je tâche de trouver un souffle malgré le rhume que j’ai chopé mercredi et qui m’agace ! Une belle descente vers Chaulgnes où je rejoins le groupe de Tac. On roulera un bon moment plus ou moins de concert. Le tracé alterne des profils variés, ce qui permet d’user régulièrement tous les paliers du pédalier et de la cassette arrière. Quelques passages techniques, des descentes où il faut savoir rester vigilant : un léger creux dans le bas d’une descente qui peut être rapide fera, paraît-il, des ravages : j’aurais dû m’y poster avec l’appareil photo pour flasher les gamelles ! En tout cas, le gars que je viens de doubler (et qui nous rejoindra au ravito proche) s’y était fait prendre : sa roue arrière faisait 8888, et lui avait les fesses à l’air (tu peux voir que, contrairement à la règle, il portait un slip en dessous le cuissard ! Dans ces cas-là, finalement c’est peut-être mieux !). Vu le résultat, la gamelle a dû être spectaculaire ! C’est vrai qu’il est agréable de se laisser aller et de foncer en soulevant la poussière : on goûte le plaisir unique de rouler sur sol sec et de savourer ce qui est peut-être le dernier jour d’été…Le grand parcours pousse jusqu’aux Bois-de-Raveau et permet ensuite un retour moins physique où l’on peut quand même se faire le plaisir de brûler ses dernières réserves sur le long chemin des bords de Loire, qui invite pourtant à la flânerie en cette superbe fin matinée. Mais le sentier monotrace, sinueux et pourtant rapide, qui clôt quasiment la randonnée réveille le gamin qui dort (si peu) en chacun : à gauche, à droite, attention la racine, et relance, et appui dans le virage relevé ! C’est stupide puisque, de toute façon, on ne peut pas y doubler, mais on a à cœur de ne pas céder une longueur à celui qui précède …On en sort la banane jusqu’aux oreilles. Un dernier kilomètre et l’on franchit- déjà-le grand portique d’arrivée, accueilli individuellement par le sourire des jeunes germignoises. Cadeaux, pot, crêpes, amabilité omniprésente des organisateurs : on commente avec les uns ou les autres : les sourires sont sur toutes les figures. Signe de succès. Un « détail » aussi qui marque ce succès : on a dépassé de plus de cent le nombre record d’inscrits de l’an passé. 583 vététistes ! La « Germignoise », ce n’est plus la rando qui fait « comme les grands », c’est véritablement devenu, simplement et consciencieusement La Deuxième plus Grande Rando VTT de la Nièvre ! …Dimanche: “les Sentiers de la Sauldre”, à Concressault, ou“La Jean Chassang VTT” route de la Plaine à l’entrée Nord de Nevers (12,22,45km) mais attention : la Rando annoncée à Oulon (58) est annulée… à cause de l’ouverture de la chasse !!!!

jeudi 31 mai 2007, a 11:00
Un vert de Pouilly
 

Ben j’ai eu le nez creux, comme on dit ! Comme les perspectives météorologiques pour le week-end semblaient quelque peu bouchées et humides, que, par ailleurs, c’est le cas de le dire, je m’évadais en Auvergne (région déjà naturellement assez z’humide aussi !), j’ai résolu de rouler jeudi dernier. D’habitude on se retrouve à trois avec le Grand Marsu et le René de Léré, tous les deux maintenant aussi dispensés d’obligations professionnelles, pour se faire un tour sympa dans le secteur. Seulement voilà déjà deux trois fois que je me retrouve seul pour cette sortie. Après Bannay, et la boucle de la rando des Beignets en solo, j’allais devoir encore trouver seul où poser mes crampons conquérants. Michel et Anne ayant fait une sortie lundi genre Cosne-Pouilly aller d’un côté de la Loire et retour de l’autre, ça m’a donné envie de regrimper du côté de St Andelain : le sol était sec encore à ce moment-là, pas de crainte à traverser les vignes, alors zou ! Je sors de Cosne par les Cottereaux, passe « l’Étang des Granges » reconnaissable au fait qu’il n’y a pas (plus ?) d’étang et je prends le long chemin rectiligne et monotone qui gagne Fontenille à travers de vastes champs. Ce passage est déjà un brin rasoir habituellement, mais là je sens que je vais m’y amuser : l’herbe a envahi le chemin et arrive à hauteur du cadre, marrant ! Je sais que le sol est défoncé de roins profonds et je m’avance avec moult précautions. Voilà que cela devient un peu boueux en dessous… la faute à l’immense arroseur qui barre le chemin un peu plus loin. Tout en progressant difficilement je me dis que si cet engin-là se met brusquement à fonctionner quand je passe en dessous, je vais prendre une sacrée rincée… mais rien ne se passe, ouf ! L’herbe se faisant ensuite moins haute je roule plus facilement et ai le bonheur de voir un chevreuil bondir hors de sa cache, lorsque je passe à un mètre de lui. Magnifique. Je contourne Fontenille et m’apprête à prendre un nouveau chemin encore à travers les céréales, pour gagner Boisfleury et les vignes. Lorsque j’enquille le chemin, je crois voir à contre-jour, une souche, une espèce d’arbre mort au milieu des épis et puis, l'arbre bouge! Quel spectacle ! C’est une sorte de cervidé, dont les bois m’ont induit en erreur : sa tête seule dépasse des épis qu’il semble picorer à gauche et à droite, tranquillou. Bien sûr je le dérange et le voilà qui cherche à se sauver mais ses sauts sont lents dans les céréales et j’ai tout le temps de l’admirer. C’est quoi ce bestiau superbe? Pas un chevreuil, non, il est beaucoup plus gros et n’a pas d' écusson blanc sur l’ arrière train, et puis ses cornes… un jeune cerf, un daguet ? Dire que je n’ai pas d’appareil photo…Quelle vision! Ma matinée en sera ensoleillée. Après Boisfleury, je patauge un brin pour trouver une liaison vers ce chemin qui suit les vignes et monte tout droit vers St Andelain. Depuis le temps que je passe par ce coin je n’ai jamais rien trouvé de satisfaisant. Après avoir un peu tâtonné, je tombe sur le bon chemin : cap sur le fin clocher de St Andelain, repère visible à des kilomètres à la ronde, depuis le Sancerrois jusqu’au Donziais. Sur le sol bien sec, la montée se fait bien, dommage de devoir la finir sur le bitume, car le chemin bifurque au dernier moment. Je plonge à gauche en arrivant au bourg, sur le chemin qui longe le cimetière : un peu plus bas un sentier s’enfonçait dans le bois. Nous avions eu du mal, l’an passé je crois, lorsque j’avais amené les Frapadingues par ici, à trouver son entrée dans les broussailles. Cette fois, la végétation a tout envahi et force est, pour moi, de me farcir le raidillon pour remonter vers le bourg. Comme je passe vers le château d’eau, un balisage jaune de type P.R. m’incite à m’enfoncer dans le bois, où je pense retrouver le sentier perdu. De fait, le balisage fait très vite défaut et je m’en remets à mon seul sens de l’orientation pour descendre, à travers les troncs et les ronces (aïe, mes mollets !) vers le chemin que je retrouve sans difficulté. Joli passage en sous-bois puis je gagne de nouveau les vignes au-dessus du Bouchot, le chemin passe près du Domaine Kerbiquet, l’un des « Castors Furieux » de Pouilly ; un arrêt peut-être? Mais je n’aperçois personne au domaine. Par contre il y a du monde dans les vignes : d’une part, les enjambeurs arrosent à tout va de « produits » comme on dit, et d’autre part des contingents joyeux accolent les ceps. Je souris en pensant qu’ils vont bien finir par s’intoxiquer les uns les autres. En tout cas je ne moisis pas dans le coin... Hop! Descente délicieusement caillouteuse vers les Criots, au-dessus de Pouilly un petit crochet sadique pour passer devant le Collège…hum... ça décuple mon plaisir d’être sur le vélo ! Je ne résiste pas non plus au plaisir plus sain de parcourir le sentier de découverte, en bord de Loire, derrière le terrain de camping. Bien sûr, sa vocation est certainement plutôt piétonnière, mais d’y passer, même à VTT, ne peut que l’entretenir, car l’herbe du printemps a, là aussi, souvent, tout envahi. Je passe quand même et plutôt pas mal, le coin est vraiment sympa. Au sortir de « Malaga » je passe sous la voie ferrée par un boyau toujours humide et glissant. Il s’agit maintenant de s’attaquer au plat de résistance : le raidillon costaud qui grimpe à la côte des « Nues ». Car on ne « monte pas aux Nues » si facilement ! Le chemin est fameusement raide et, de plus, fort caillouteux ! Aussi tenté-je de prendre dans la vigne, en parallèle, comme il m’est déjà arrivé de faire mais, horreur, le sol est jonché d’épines noires ! « Vade retro » que je me dis in petto ! (oui, oui, je me parle assez simplement…). Je me farcis donc la grimpette façon intégrale et sans biaiser… (ouais…je sais, monter aux nues sans biaiser…bof…). Il fait déjà chaud et ça ruisselle bien sous le casque. Pas question de redescendre au hameau des Loges, dans son creux de vallon, sur le bitume. Je crochète à droite pour trouver la descente adéquate, passage bien sympa et que des apports de gravats ont rendu bien technique ! Par contre s’il fallait le grimper… Arrivé en bas, je sais que je dois me poser la question : à gauche, vers le hameau, puis les bords de Loire, ou à droite, avec de nouveau un fameux raidillon qui nous a si souvent coupé le souffle et fait transpirer ? J’ai encore dans les cuisses les efforts que je viens de fournir et pourtant, sans savoir comment, le vélo a déjà tourné spontanément à droite, vers ce chemin blanc de petits cailloux que je vois se dresser à cent mètres, le long de la vigne. Je me traite de….. et même pire… mais j’y vais. Bon, tranquille, sans pression, ça se monte. Et, en haut, j’ai toutes les vignes au-dessus de Boisgibault et leurs multiples chemins qui s’offrent à moi. Je m’amuse comme un fou en zigzaguant sur ces portions plates ou descendantes en pensant aux copains qui vont passer par là sans doute, lors de la rando de dimanche prochain. Je ne sais pas encore qu’en fait, ils vont y galérer dans la boue et que deux d’entre eux y laisseront un dérailleur ! Le reste est simplissime. À Boisgibault, je remonte vers les Froids et me permets même un crochet par les Braults, simplement pour le plaisir d’un passage sur un chemin de sous-bois qui nous fait quelquefois un peu mal dans l’autre sens. C’est ça aussi qui est plaisant : j’ai tout mon temps, ma seule limite c’est ma fatigue. Il faudra que je pense à partir pour la journée, un peu comme je l’avais déjà fait l’an passé du côté de la Borne, une fois seul et une autre avec les copains. Une belle journée de VTT, cool, rien de tel ! Bon, retour par les Coques, les bois de Villechaud et je passe la grille avec 52 bornes au compteur, par un temps superbe…Dommage de ne pas en avoir profité avec les copains…

lundi 21 mai 2007, a 12:34
Des Beignets à l’acacia
 

Pas de VTT ce dimanche, bouh !…. Oui mais il pleuvait, ça consolait un peu, même si je pensais (oui, oui, qu’est-ce que tu crois ?) à tous ceux qui allaient faire grise mine en découvrant au petit matin la couleur du ciel . Certains auront tout de même roulé, j’en suis sûr et de retrouver les copains, ça aide. Si j’avais été libre, je pense que je serais parti quand même, mais, bon, avouons-le, j’étais plutôt satisfait de ne pas avoir à me poser la question ! Car j’étais de concert avec mon groupe de musique ancienne et, entre le déplacement, l’installation du matériel, la répète d’avant concert, le concert lui-même (dans l’après-midi) puis le rangement et le retour, ça m’a pris la journée ! Tiens, nouvelle devinette, c’est quoi cet instrument que je présente glorieusement comme un trophée, t’avais déjà vu ça ? En prévision de cette journée « sans », et à la suite du jour de l’Ascension pas folichon non plus, j’avais sorti le vélo, tu sais le Rocky-VTT qui, dès que je passe à côté, me fait des yeux bleus pour que je l’emmène faire un tour. C’était le vendredi, avec une météo annoncée plus clémente que la veille. Sans coéquipier disponible, je me demandais où rouler. Bannay, en face de Cosne, je n’en décollais pas depuis une semaine… Les alentours ne me branchaient guère. Alors j’ai pensé soudain que la Rando des Beignets du 1er avril dernier, j’en connaissais tout le parcours assez en détail, puisque j’avais participé à la recherche des différents circuits (VTT et pédestre) et prêté la main aux Frapadingues pour l’organisation. Mais, en fait, je n’avais pas eu l’occasion de parcourir le grand circuit d’une traite dans son intégralité. Ravi de mon idée, je pose, ce matin-là ma voiture en haut de Neuvy, pas loin de chez le Grand Marsu : le circuit passait là, pas besoin d’aller jusqu’à Annay. Le temps de me préparer, d’enfourcher le Rocky et voilà le grand Jean-Pierre qui, justement, passe en voiture : on discute le bout de gras une bonne demi-heure si bien qu’il est pas loin de 9 h 30 quand je m’élance, ça ne fait pas très sérieux mais, quoi, j’ai mon temps et de comptes à rendre à nobody ! Première descente (la seule véritable du parcours) pour le plaisir de sentir un vélo bien stable mais sans se lâcher à l’excès : je roule seul. La petite montée dans le bois est un délice : le départ, promesse d’une belle virée, est toujours un moment un peu exaltant mais là s’y ajoute la beauté des branchages lourds de leurs nouvelles feuilles, encore tendres mais de ce vert si franc et profond de milieu de printemps. D’ailleurs si tu regardes le paysage en ce moment, tu prends le vert de la campagne plein la figure : tout est vert, un vert envahissant, conquérant, ce n’est plus le camaïeu des verts tendres de début de printemps où chaque arbre, chaque plante qui pousse ses premières feuilles a sa couleur, qui diffère de la voisine, non, maintenant, des champs aux bois, en passant par les vignes et les prés, tout est quasiment monochrome ! Dans une semaine ou deux, ça aura déjà changé, les champs de céréales vont jaunir très vite et puis, dès les premières journées de chaleur, les feuilles seront plus dures, leur vert se grisera un peu et quelques taches de jaune apparaîtront. En ce moment, c’est l’époque où la nature en est presque un peu angoissante de puissance.Tu regardes un arbrisseau, tu te retournes, il a poussé une branche de 20 cm ! D’ailleurs, tu as beau t’armer de tondeuse, taille-haie, débrousailleuse, tu ne fais que te défendre, un jour ou l’autre la nature aura ta peau ! C’est toujours époustouflant de voir la plus petite parcelle abandonnée, la moindre friche industrielle envahie et comme bouffée, digérée, par la nature en rien de temps ! Je me remémore souvent avoir vu, dans le nord de la France, les vestiges(?) d’un ancien aéroport militaire de la deuxième guerre mondiale. Et ben, les pistes de béton, et de béton costaud, archi-épais, tu parles, capable de supporter l’atterrissage de forteresses volantes, ces pistes avaient disparu, disloquées, concassées par l’herbe, la « douce herbe tendre » et tout était redevenu champ… Il fallait une sacrée dose d’imagination pour tenter de deviner ce qui avait pu être la marque de la « civilisation » humaine ! Au fond, c’est plus réconfortant qu’inquiétant, tu ne trouves pas ?… Bon, j’en étais où moi ? Ah oui, les feuilles.. . et l’odeur, mon vieux, ce parfum d’humus à la fois humide et chaud, j’en prends plein les narines. Il a plu la veille et le soleil est encore à l’état de promesse, pourtant il fait bon et le sous-bois est sec. Jean-Pierre m’a dit tout à l’heure : « Tu me diras dans quel état est le parcours ! » eh ben il est bien agréable : on trouve un peu d’eau dans les creux de roins où la petite pluie a ruisselé, mais pas de trace de la moindre boue. En fait je me dis souvent qu’il faudrait jouer comme ça : refaire par beau temps les rando de l’hiver, je t’assure que l’on prendrait un fameux pied ! Les méfaits de l’enduro moto sont en grande partie estompés, aux deux ou trois endroits où on n’avait pu les éviter. J’enquille la voie romaine, en essayant de me représenter comment on en sort. Je sais que, plus loin, on passe devant le beau domaine de la Collinière, mais entre les deux ? On était passé où ? Ici ou là j’ai bien repéré des traces de notre fléchage au plâtre, mais rien qui puisse vraiment guider à l’heure actuelle. Je me dis que j’aurais pu demander tout à l’heure à Jean-Pierre de m’éclaircir sur ce passage, mais bof, on verra… Je suis sûr de me repérer. En fait, arrivé au bord de l’autoroute et sachant qu’on ne le traverse pas encore, je tourne à bon escient et me revois avec J-P et René, recherchant et suivant la trace qui nous amène sur le chemin avec son passage caillouteux qui conduit à la Collinère. À partir de ce point, j’ai tout le reste du parcours dans la tête. Un bref arrêt près de l’étang sur l’Ousson, là où se trouvait le ravito. Au soleil qui perce enfin la brume, je grignotte donc une barre et constate, au compteur, que j’ai fait 19 bornes dans l’heure, sans trop appuyer. Ça roule plutôt bien. Me voilà emmanché dans le single qui suit la rivière : deux dames devant moi, avec des sacs plastiques, récoltent quoi ? Des escargots ? Non, trop haut. Je m’arrête et les interroge: elles cueillent des asperges sauvages ! (Ça ! Vu la symbolique de l’asperge, le mot « sauvage » et la présence de ces dames perdues dans les frondaisons, y en a qui, au hasard un certain Manu, vont y aller de leurs remarques grivoises, j’me trompe ?) En fait, seraient plutôt branchées queues… de casseroles, car elles te m’espliquent tout bien comment on les cuisine (les asperges, pas les dames elles-mêmes !), ce dont je me bats l’œil en grande partie vu mes qualités est mes penchants cul-inaires. Bon appétit, m’dames, faites-moi plutôt signe quand ce sera cuit, j’ai à usiner encore ! Je passe la nationale, suis le chemin qui domine la Loire jusque « chez Berton » et dévale vers le gué sur la Cheuille, pour suivre le si sympa sentier de pêcheurs que J-P appelle « le single à Manu » et que nous lui avions fait découvrir à l’automne. Seulement, des pêcheurs, il ne doit pas y en avoir bien moult, car les herbes hautes l’ont envahi (voir plus haut !). Connaissant les chausse-trappes dont ce sentier est largement semé, j’avance avec précaution, redoutant de voir ma roue avant brusquement plonger dans un trou à gauche ou à droite. Les choses changent vite dans ce milieu sauvage : je dois mettre pied à terre pour franchir un passage fortement creusé et détérioré (par quoi, ruissellement ? Éboulement ?). Mais je m’en sors . Pont de Bonny et autre côté de la Loire. Je roule sur un tapis de pétales de fleurs des acacias qui constituent l’essentiel de la végétation locale et qui parfument encore l’air. Je pense à des beignets de fleurs d’acacias, qu’il serait encore tout juste temps de faire (et surtout de déguster !). C’est rigolo, car, justement, je suis le parcours de la Rando des beignets ! J’évite la « musse à René » pour franchir le passage normal (humide un peu quand même) et je remonte sur Neuvy : le raidillon derrière chez Jean-Pierre, les petits zigs-zags qui suivent et retour voiture. Il n’est pas trop tard, le compteur affiche entre 18 et 19 km/h de moyenne, c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de dénivelé. Mais le parcours était vraiment plaisant. Tu crois pas que les Frapadingues, ils pourraient délocaliser leur rando dans le calendrier? Pour la baptiser… la « Rando des Beignets d’Acacias » bien sûr !

lundi 19 février 2007, a 15:01
Deux poids, deux mesures
 

Ce dimanche matin sent le printemps, quoiqu’en dise le calendrier ! C’est d’ailleurs le premier, depuis l’automne, où le jour est levé au moment du départ en voiture. L’éclairage public est déjà éteint et je pourrais me passer d’allumer les phares. Et puis il y a, malgré la fraîcheur relative du petit matin, quelque chose de gai dans l’air. On le sentait déjà hier sur le terrain de l’Actif-Michel, où l’on a passé la matinée à gainer ses 200m de tuyau d’arrivée d’eau et à les enfouir. On était bien comme tout à s’activer dehors. Ça n’a pas dû améliorer ses problèmes de tendinite à l’épaule qui le contraignent à se passer de VTT depuis un moment. Du coup, pas de sortie pour Anne et lui. Je retrouve la bande des copains de ConflAns qui m’ont invité chez Michel de St Martin sur Ocre. Quand j’arrive sur place, je les trouve très occupés : effet du printemps ? Il s’affairent à se mesurer…leur poids ! Le pèse-personne est sorti dans l’allée et tout le monde se succède sur l’engin pour deux mesures : l’une du pilote, seul, suivie d’une autre où ce dernier porte sa machine. Le tout sous l’œil impartial du préposé aux services des poids et mesures, bloc-notes et crayon en main ! Amusant et assez instructif finalement ! S’en suivra la proclamation solennelle des résultats, autour du café d’accueil. Pas étonnant, après cela, que l’heure de départ se trouve un brin retardée ! On prend la direction du pont de Gien et, comme on le traverse, je jette un coup d’œil à la montre : il est à peine passé neuf heures et je me dis que les gars de Gien-Relax doivent être en train de se retrouver au bout du pont, s’ils ne sont pas déjà partis. Ce serait sympa de les rencontrer un instant. Effectivement, on les aperçoit autour des voitures sur la place mais, à ma grande surprise, ceux de notre groupe qui roulent devant tournent à droite sans traverser la route, se contentant de saluts. Je sais bien qu’on est attendus pour un casse-croûte un peu plus loin, mais je me sens tout bête de ne pas aller serrer la louche des copains…ça n’aurait pas empêché chaque groupe de rouler ensuite comme il avait prévu. C’est bête et me trotte un peu dans la tête toute la matinée, ainsi que d’autres du groupe, j’en suis sûr... Faudrait vraiment qu’on se retrouve avec Christian pour remplir les trous du calendrier par des SEC communes ! L’impression de printemps s’est confirmée avec le passage sur des chemins secs et l’enthousiasme est tel que le premier raidillon, assez sévère pourtant, qui fait s’élever au-dessus de Gien, est avalé sans coup férir ni doucher le moins du monde la dynamique qui s’est installée. Les petits sentiers se succèdent, et les discussions vont bon train, comme les vélos, tout le monde se déclarant ravi de rouler par ce temps agréable. On est ainsi rapidement dans la zone de loisir derrière Briare, bien connue et toujours appréciée. La dernière fois où j’y ai roulé c’était, justement avec les gars de Gien ! On avait tourné-viré pendant un moment là-dedans ! Passage par le parc du Domaine de Bauvoir ? Eh non ! Des silhouettes peu avenantes qui semblent nous y attendre nous incitent à un rapide demi-tour… c’est vrai que l’endroit est privé … Après la halte prévue à Briare et qui nous a fait passer si vite à Gien, on longe les quais de la ville puis on se lance sur le long chemin de halage, joli mais rectiligne et très roulant, qui mène jusqu’au camping de Châtillon/Loire. C’est l’occasion de faire montre de ses qualités de rouleur. L’un ou l’autre se lance sur ce chemin qui n’en finit pas, c’est finalement le Maurice, himself, qui non content d’être un sacré grimpeur, épate tout le monde en fin de compte. J’ai pensé qu’il valait mieux aussi en « garder sous la pédale » car quelque chose me dit que le Michel ne nous a pas concocté qu'un simple et sage retour pépère dans le val. Encouragé par la dernière rando de St Satur, il semble avoir à cœur de prouver que les bonnes grimpettes ne sont pas l’apanage que du seul Sancerrois : ainsi, après avoir changé de rive à Châtillon et avoir un temps quand même longé le canal, voilà qu’on vire à gauche pour attaquer un fameux raidillon ! Quel pourcentage, et pas sur quelques mètres seulement ! Il faut sérieusement s’employer, 34 à l’arrière… heu… y’aurait pas 36 non ? En plus, c’est un peu technique. Il faut serrer les dents pour arriver en haut, avec le cardio qui composerait automatiquement le 15 tout de suite s’il était équipé pour…. Suis content d’être arrivé en haut sans mettre pied à terre mais, comme je dis à Michel : celle-là on ne la montera pas encore beaucoup d’années !… Quoique le Maurice, il semble avoir fait la grimpette « the two fingers in the nose » !.. On peut rêver... Comme tout le monde à peu près a l’air content, on s’en repaye une petite un peu plus loin. Enfin petite … elle est peut-être un peu moins pentue mais un peu plus technique, dans le creux d’un « talweg » tout pittoresque et, curieusement, pas mouillé. Comme, en regagnant St Martin, on regrimpe encore un peu, on arrivera ainsi à un dénivelé total de presque 400 mètres (enfin, si on fait la moyenne entre les altimètres d’Antoine et le mien). C’est très respectable vu la longueur de la sortie et la région concernée. On comprendra donc que les questions de poids, de hauteur, de dénivellation et même de … litres de sueur (!) alimentent les conversations autour du pot de l’amitié qui clôture bien agréablement cette sortie. Un verre que l’on remplit, bien sûr et en conséquence, avec … mesure , évidemment !… Normalement, en raison des vacances, je ne pourrai pas rouler dimanche 25 Février pour la «Décrasseuse » au départ de la Salle des Fêtes de Cours. Dommage, c’est à côté de chez moi ! Et pour le dimanche 4 Mars : je ne serai pas non plus à« La Choézienne » organisée par le club des Choux . Bonnes sorties à tous !

lundi 22 janvier 2007, a 16:18
5 ? 20 ? 100 ? pour St Vincent
 

Rando de la St Vincent à Neuvy-sur Loire. Souvenirs de temps pourri de terrains délavés mais aussi de rando multifacettes avec marcheurs, VTT chevaux et attelages. C’était il y a quelques années et si, l’an passé, il y avait encore un ou deux chevaux, on n’en a pas vus cette année. « Times are changing » (non je n’ai pas dit que j’avais changé de pédales !) et les organisateurs n’ont plus (non plus) les moyens de prévoir aussi large. Sympas, ils acceptent les VTT sur leur parcours de marche. L’an passé, on s’était regroupés pour allonger le circuit marche d’une boucle supplémentaire et, cette année, le Grand Marsu des Frapadingues, qui habite sur place, avait prévu de donner petit coup de main aux organisateurs en s’occupant de trouver un ou deux circuits VTT. La semaine dernière, on avait passé une matinée sur le vélo ensemble à chercher et parcourir un circuit sympa. René et Jean-Pierre avaient, de plus,et ce n’est pas rien, passé leur samedi à tracer le circuit au plâtre, et puis on avait aussi donné rendez-vous à ceux qui pouvaient pour rouler à Neuvy ce dimanche. Serions-nous cinq, vingt, cent, à la Saint Vincent ? En fait,ce matin, on doit tourner autour d’une bonne trentaine, peut-être plus. Il fait doux et soleil, ça s’annonce sous de bons auspices. On ne se presse pas trop au départ, histoire d’attendre de former un petit groupe sympa pour, peut-être, rajouter une petite extension « free » au circuit balisé, si le cœur et les jambes le disent…Eric et ses collègues de Gien-Relax l’avaient souhaité, ça pouvait facilement se faire, à condition de trouver un gros rouleur comme eux pour les driver. Pas de grosse difficulté sur notre parcours, mais quelques passages intéressants dont, en particulier, peu après le départ, un secteur ludique à travers le « parcours de santé » : un petit « single » assez pentu, où l’on ne se lance pas sans une petite appréhension, mais quel beau passage (une descente décente, quoi )!… Je suis parti devant pour me poster avant l’arrivée du groupe, pour prendre quelques photos. L’appréhension, je l’ai eue surtout un peu en passant devant la ferme où René, l’an passé, s’est fait bouffer le mollet par des molosses. La semaine dernière encore, nous avons vu arriver une grosse bête tous crocs dehors, ça fait de l’impression ! Heureusement que le propriétaire était là, cette fois ! Donc, petit passage technique en descente, ce n’est pas méchant, mais on se permet photos et commentaires collectifs sur la technique de untel ou tel en espérant (sournoisement !) une chute toujours possible, qui ne serait pas trop dangereuse dans ce passage. Puis on va traverser le pont, au pied de la centrale, en apercevant un peu plus loin, Anne et Michel que je n’ai pas vu partir avant nous, pourquoi n’ont-ils pas attendu ? C’est sympa de rouler en groupe aussi, même si on ne sait pas trop comment rouler : on s’attend ? On roule ? Qu’est-ce qu’on fait ? Du coup, on musarde un peu sur ces chemins de bord de Loire qui sont connus de la plupart des participants. Avec J.P. et René, on a quand même réussi à y trouver quelques nouveautés. On arrive ainsi tranquillement au stade de Bonny, point de ravitaillement. On s’y attarde à loisir: voilà un ravito particulièrement à la hauteur. Bonny, capitale gastronomique des ravitos de randos, car celui-là soutient facilement la comparaison avec le célèbre ravitaillement de la Rando des Vergers à… Bonny, justement ! C’est peut-être pourquoi le groupe prend son temps pour repartir ? Peut-être aussi parce que chacun sait qu’il allait falloir attaquer une portion du circuit beaucoup moins roulante en remontant dans les terres, en direction d’Annay ? Et c’est vrai qu’après avoir quitté le Val de Loire et les rives de la Cheuille, il faut bien affronter des passages boueux où la progression demande une débauche d’efforts. Mais bon, c’est de saison… En gros, maintenant, on prend le circuit des marcheurs, mais à l’envers. On se pointe près d’une ferme isolée pour trouver notre chemin barré par une véritable barricade: tréteaux métalliques, socs de charrue etc… On a voulu nous empêcher de passer, c’est clair ! Et on y a mis de la bonne volonté ! On commence à enjamber le barrage quand se pointe la barrageuse, quasiment en chemise ! Pourtant, pas question de l’enjamber, elle ! D’autant plus qu’elle fulmine dans un langage fleuri et avec un accent marqué (portugais diront les spécialistes, qui ont dû se baser sur d’autres caractères de la personne) : si on comprend bien ses récriminations, nous serions en terrain privé . Aucune discussion n’est possible : une partie du groupe contourne par le champ, ce qui fait monter d’un ton les cris de la houri ! T’t’à l’heure, elle va lâcher les chiens, tu crois pas? Eric, de Gien-Relax, pense avec désespoir qu’il a oublié sa bombe lacrymo anti-clebs, qu’il trimbale pourtant tout le temps avec lui. Donc on ne traîne pas car la furie semblerait bien capable de sortir le fusil ! Donc escampette plutôt qu’ escopette !!! Les autres font demi-tour. Arrêtés un peu plus loin, nous les apercevons là-bas revenir à la route et tenter de trouver un chemin parallèle : du coup nous allons au-devant d’eux et les rencontrons assez vite : en fait, nous nous s’étions trompés d’un embranchement de chemin et avions quitté la route trop tôt. Les commentaires vont bon train. On est complètement ébahis de voir un comportement pareil ! Si certains fermiers organisent parfois gentiment des ravitaillements « sauvages » pour saluer les randonneurs, on en était bien loin en l’occurrence ! En fait de « sauvage », on a été servis ! C’est l’incompréhension totale, d’autant plus qu’elle a vu, la veille, René et Jean-Pierre passer en balisant le parcours. Tu parles d’une ourse ! Du coup, Olivier est resté en arrière pour éviter à d’autre de connaître l’affrontement, des fois que l’artillerie et la ménagerie soient sorties ! On retrouve le bon cap et reprend notre navigation…« Il était un petit Neuvy, il était un petit Neuvy, qui n’avait ja, ja, jamais navigué… » Eh, à propos de jaja… elle avait p’têt picolé en plus, la rrroucouleuse de la ferrme ? Tu penses pas ? Bon, on tente de rentrer à bon port. Mais la progression, par vent debout et chemins de boue (aussi) est assez épuisante : le dernier champ avant le passage sous l’autoroute est un enlisement. Aussi, à l’arrivée, malgré la petite trentaine de kilomètres seulement parcourus, personne ne propose sérieusement d’allonger le parcours par une petite boucle improvisée ! On prend le temps de laver les vélos, (à la lance d’incendie, c’est quelque chose !) et on fait honneur au pot offert par l’organisation, en commentant bien sûr les péripéties de la matinée, les blagues fusent et l’ambiance est chaude ! Peut être pas comme la semaine qui vient car on nous annonce la grande caillance et la neige. Tu vas voir qu’on va se retrouver à Bouhy, dimanche prochain avec encore une couche de neige, comme les deux années précédentes ! C’est vrai qu’il y a aussi Fourchambault, tentant également. Qui vaut-il mieux aider ? La p’tite rando de comité d’animation d’un petit village ou la rando sous label FFCT ? On lance la discussion. Exprimez-vous !

lundi 20 novembre 2006, a 12:51
Force reste à la Loire
 

Faute de rando organisée ce week-end (avis aux organisateurs potentiels : il y a un créneau libre à prendre !), on se regroupe entre vététistes de la région. : on est une douzaine à apprécier l’accueil de Michel, le « pieds nus » des Frappadingues et Madame. On s’y perd dans les Michels, tu trouves pas ? Entre Actif-Michel (ou Immo-Michel), Michel « Pieds Nus », Michel-Sire de St Martin-sur-Ocre et Top-Michel, faut préciser ! Bon, accueil amical donc, à Léré chez l’initiateur de la sortie : moment toujours agréable de la rencontre autour du café, où l’on se réjouit déjà de la convivialité d’une sortie commune tout en supputant le temps. Car je suppute beaucoup, eh oui, depuis ma dictée du BEPC ou j’ai découvert ce verbe en me demandant comment orthographier ce bateau à trois mâts du vocabulaire français, deux « p », ou pas , et les « t » ? (Et bien sûr le fameux « Ah, tu sue, pute ?). J’ai même un copain qui l’a essayé face à des anglais interloqués avec un « I sioupoute… » qui les a laissés sans voix. Bref, donc je suppute, nous supputons : il a beaucoup plu et le ciel est encore bien menaçant, aussi Michel « Pieds nus » renonce-t-il à nous faire grimper vers les hauteurs de Savigny . Pour rechercher un parcours moins collant de boue, force est de se tourner vers la Loire : le Val et son sol sablonneux (parfois un peu trop) est plus facilement praticable par temps humide et offre un réseau de sentiers et chemins propres…enfin, propres à satisfaire le vététiste surtout! On parcourt bien souvent ce val : d’abord c’est notre pré carré, pas vrai ? et puis pour pouvoir, comme aujourd’hui, éviter la boue, et puis pour rester sur le plat si l’on souhaite une sortie très tranquille, mais aussi pour le plaisir de la beauté des sites. Ça , le vrai amateur de VTT, tout bourrin qu’il puisse éventuellement être (mais t’en connais toi ?), la beauté de la nature , il y est sensible , par essence même ! Quoi, le mot « essence » te choque ? C’est antinomique avec ce que je viens de dire ? Ouais, au fond, t’as raison… Alors je dirai, « par nature » ça te va ? Doncques ( tu m’as stoppé dans mon élan lyrique !) je disais que le Fleuve Sauvage mérite bien son nom et c’est un plaisir de rechercher dans la végétation folle des berges sablonneuse le sentier de pêcheurs étroit et sinueux qui fait le régal de l’amateur de VTT : une fosse de sable meuble arrête parfois la bande et devient l’objet de tentatives de passages saluées de grands cris … et de grincements de mécanique malmenée ! (Va y avoir du boulot au nettoyage !). Ici ou là on profite de larges vues sur le fleuve où s’envolent les tapons (mais non ! hérons, hérons, petit, pas tapons !). On en oublie la pluie qui s’est mise un peu à tomber et le manque de soleil qui allumerait si joliment l’or des feuilles d’automne ( Quoi encore ? Qu’est-ce que tu renaudes ? Non, je concours pas pour un prix de poésie ! M’enfin !). Pour l’heure chacun est plutôt attentif à l’endroit où placer sa roue pour éviter la chute. Avant Ousson, on grimpe un tout petit peu pour découvrir plus largement la Loire. Puis c’est l’inévitable franchissement de pont pour changer de rive pour le retour. C’est l’occasion d’un passage très particulier en colimaçon autour d’un des piliers du pont de Châtillon-sur-Loire qui amène sur la chevrette pavée conduisant au site de l’écluse de Mantelot et destiné autrefois aux mules et aux chevaux qui tiraient les péniches, lors des manœuvres périlleuses qui s’y déroulaient. Comme quoi, même sur une sortie « classique » on peut trouver des petits trucs sympas. En tout cas celui-là nous va comme un (tobog)gant ! Après une nouvelle incursion sur un single sauvage à souhaits ponctué d’un gué (très apprécié du Michel-Sire de St Trucmuche…), le soleil fait enfin son apparition pour mettre sa touche indispensable à une sortie automnale réussie. On pourrait en profiter un peu mais non, comme le retour se fait par des chemins plus larges, le vent dans le dos donne des ailes à certains qui placent quelques mines… On joue le jeu : ce n’est pas désagréable de sentir les jambes bien tourner et puis ça compensera l’absence de dénivelé positif (un peu plus d’une centaine de mètres au total, une misère !). Au bilan, on s’est fait une cinquantaine de bornes et pas toujours du roulant, au contraire, ce qui fait qu’il n’est pas de très bonne heure non plus à l’arrivée. Comme en plus on honore comme il se doit le pot amical de notre hôte, ça fait une matinée qui déborde un peu. Voilà, that's all for to day, my friends!... Dimanche prochain : rendez-vous quasi incontournable à la Rando des Beaumonts à Bonny et ses justement célèbres ravitaillements. Mais il existe aussi une rando à St Maurice-sur-Fressard (45) et une toute petite rando dans le parc du Château de St Fargeau à l’occasion du Téléthon. Le Téléthon, justement, sera prochainement l’occasion d’autres sorties VTT. Olivier des Frappadingues nous a parlé de quelque chose qu’il a prévu d’organiser à la Centrale de Belleville (ouvert au public ou en interne ?) et puis le 9 (ou le 10 ?) Décembre Gien –Relax organise quelque chose. Précisions ultérieurement.

jeudi 12 octobre 2006, a 16:02
Les Vignobles ? Ah les Ignobles !
 

Je tente donc la passe de deux en descendant le lendemain matin au départ du Rallye des vignobles, on verra bien, d’ailleurs je ne me sens pas plus usé que ça. C’est la cohue habituelle aux alentours du Stade, des cyclos des marcheurs , des vététistes dans tous les sens , qui arrivent, qui partent, des bagnoles qui essaient de se frayer un chemin et la police municipale qui joue du sifflet pour essayer de faire croire qu’elle peut faire quelque chose. Pagaïe, mais ambiance en même temps ! Je repère quelques têtes vues la veille aux Birettes, effectivement, dans la foule multicolore. Tenues hybrides pour matin frisquet : le bas est encore estival avec les cuissards courts mais en haut, on a enfilé les manches longues et doublé les épaisseurs, du moins pour le départ. Je m’inscris en même temps que Marco, avec toujours le même type de pb avec l’accueil aux Vignobles : seule la licence FFCT est valable ici et pas possible de discuter et d’expliquer que d’autres clubs FFCT font preuve de plus d’ouverture d’esprit, rien n’y fait. Comme d’hab’ quoi. Côté circuits, ce sera peut-être mieux, on avait bien aimé les efforts faits l’an passé pour trouver des passages inhabituels. En effet, le schéma général, sur la carte, semble sympa : on passe direct la Loire pour monter vers Ste Gemme, voilà longtemps que ça n’avait été fait. Et puis le grand circuit est constitué de deux oreilles de Mickey en plus du « moyen » de 43 km. Parfait pour doser en fonction de la fatigue. Alors on y va, avec Marc, Loïc un ancien des « Pilou’s boys » de Donzy, deux « Frapadingues » et même Didier, de Gien Relax, bien meilleur rouleur que nous mais qui se trouve isolé car seul de son club et venant pour la première fois. OK, va, on va lui tenir la main un moment car, sûr, il prendra vite le large. On franchit la Loire, dans le brouillard heureusement très localisé, pour s’élever doucement, et au soleil, vers Boulleret puis Ste Gemme. Côté terrain, c’est à peine un peu gras sans plus et comme on ne monte que gentiment, ça permet de s’échauffer sans forcer, tout en se faisant le passage parmi les autres participants, sur des chemins que je ne me rappelle pas avoir déjà parcouru, du moins dans leur première partie. Les traceurs ont même découvert un petit bout de descente assez technique, bien caché dans les arbres, que l’on ne croyait connu que de nous seuls et que l’on a baptisé « La descente à Jacky » en souvenir d’un jour où ce dernier s’y était emmêlé la roue arrière dans un bout de fil de fer. Première bifurcation : le parcours moyen monte sur les hauts de Ste Gemme, Marco, Loïc et moi optons pour le grand parcours, une boucle qui se révèle sans grand intérêt, qui nous fait monter à travers les champs à gauche de la route de Sury pour revenir, après un petit raidillon sur Chappe, au début de Sury-en-Vaux, ça me permet surtout de tester la forme et me rendre compte que j’ai de bonne sensations et que les jambes répondent bien. Rassurant. En tout cas, on va avoir de quoi vérifier de plus près car, juste après le ravito de Chappe, il faut s’attaquer à l’un de ces raidillons bétonnés qui escaladent tout droit la vigne en face : un mur ! Voilà longtemps que je n’avais tenté l’escalade de ça, et je me souviens que lors de la première expérience, il y a …ouh…je roulais déjà avec Marc. Alors bon, ça se fait pas mal, sur le béton au moins, on accroche, et puis de toute façon, on coupe à droite aux deux tiers de la pente pour monter plus doucement à travers le coteau de vignes (avec quelques passages un peu plus raides quand même, cf Marc sur la photo, en train de se prendre une p’tite côte de Sancerre). On se retrouve peu à peu au-dessus du Graveron,. Nouvelle bifurcation, après une petite plongée vers Chavignol et je décide Marc à se lancer dans le reste du grand circuit puisque tout a l’air de bien tourner. Passage en balcon en surplomb de Chavignol et Chavignolet : on y est passé mille fois mais, sous le soleil de cette matinée de début d’automne c’est toujours aussi splendide. Moins agréable est le passage quasi obligé dans le creux de ce vallon, sur ce sentier en montagnes russes perpétuellement boueux, en général une galère. Curieusement on réussit à en faire une partie sur le vélo, car le terrain est gras sans plus. Nouveau balcon en traversée de l’autre côté du vallon, sur le versant ou l’UM Veaugues de la Grande Époque avait créé une piste de descente. Puis on débouche sur le chemin qui suit exactement la dorsale de la crête entre Chavignol et Amigny. En vieil habitué des parcours locaux j’anticipe déjà : à gauche, brève descente dans la caillasse puis à droite en restant à mi-pente pour rejoindre Amigny. Paf, la flèche est à droite vers le haut : juste le temps de passer tout à gauche pour réussir à tourner sur les petits cailloux roulants sans s’arrêter, comme Loïc doit le faire. J’enchaîne en cherchant l’accroche improbable dans ce raidillon qui compte, avec l’Orme au Loup et la Côte de Champtin parmi les raidards les plus hards du Sancerrois. Tu la vois bien de loin cette montée, rectiligne sur sa crête qui mène depuis calvaire, en bas (à mon avis dédié au saint protecteur des vététistes qui osent s’aventurer dans l’ascension intégrale !) jusqu’à l’antenne qui somme la hauteur au-dessus d’Amigny. Un bon pourcentage, qui s’accentue en début de deuxième partie mais surtout de la petite caillasse bien ronde et roulante sous les pneus, bien pire que dans les deux autres grimpettes plus haut mentionnées qui sont plus franches. Enfin bon je monte, peu à peu, malgré une fourgonnette pleine de chasseurs qui me croise en descendant, elle, et qui ajoute encore à la difficulté du passage.Tout étonné et heureux de ma « performance » dont j’aurais été bien incapable la veille, je m’arrête en haut, pour attendre mes compères qui ont dû avoir des problèmes d’accroche. Là, on est en haut du haut. Pas possible de monter davantage et d’ailleurs le paysage de Sancerre au milieu de ses vignes, sur fond de vallée de la Loire est grandiose. Je comprends que les gens reviennent au Rallye des Vignobles pour pouvoir profiter de ça ! On redescend aussitôt vers Amigny par le chemin enherbé et humide que nous avions escaladé avec difficulté l’an passé. Là encore on se dit qu’on va filer sur Les Caves de la Mignonne par la belle descente au bout d’Amigny, mais non, on nous balade : on repart vers le creux du vallon et de nouveau en face pour se retrouver… juste en bas de la grimpette qu’on vient de faire, auprès de la fameuse croix. On suit des yeux, un peu plus haut ceux qui s’attaquent à la montée comme nous tout à l’heure.Certains ont comme une hésitation en nous apercevant en contrebas…Enfin, à force d’à force, on file vers la Mignonne. Cohue délirante et file interminable pour le ravito, d’ailleurs moins bien organisé que d’habitude. Va-t-on se laisser tenter par un demi-glass de Sancerre ? Mais il faut repartir par le raidillon du cimetière… D’ailleurs les efforts précédents finissant par marquer je n’arrive pas en haut, il s’en faut de 5 m !!! Le reste est un simple retour à la base : St Satur, la Roche, Bois de Villechaud, mais au lieu de prendre les pittoresques bords de Loire, on gagne la ferme de Port Aubry par l’autre chemin à travers champs ce qui permet d’y profiter d’un ravito (à 2km de l’arrivée !) évidemment promotionnel. Cette fois-ci on n’hésite plus : sûrs de ne rien avoir à l’arrivée, on se permet un verre de Pouilly (quelconque d’ailleurs) avec le crottin de Chavignol. Car après un retour par la route (quoique je mette un point d’honneur à suivre le tracé qui traverse la pelouse des bords de Loire), quand on vient pointer à l’arrivée on a droit à un simple et sinistre verre d’eau, éventuellement vaguement coloré de vert. Et rien à grignoter !! Et pas question de protester ou de faire des remarques, on se fait envoyer sur les roses : « Vous n’avez qu’à venir cet après-midi, au vin d’honneur ! » Pas étonnant que nombre de vététistes locaux rechignent à venir participer à ce qu’on appelle de plus en plus le Rallye des Ignobles ! Bon, l’organisation et l’accueil sont habituellement tout autres à la « Transgâtinaise » de dimanche prochain à Chalette. On essaiera d’aller voir par là.

lundi 29 mai 2006, a 16:00
Au nom de la Loire, roulez !
 

Perspective à travers le pare-brise : de la pluie sur Gien. Perspectives à travers la météo de la Semaine à venir : pluie et froid ! Certes ce n’est pas le petit crachin de ce dimanche matin qui va arrêter un vététiste mais, tout de même, fin mai, on pourrait espérer mieux ! Quand on a déjà goûté au soleil et aux chemins durs et secs, on voudrait bien maintenant mettre au placard, avec les cuissards longs, les gants et les vestes thermiques, la boue et les flaques d’eau ! On pense à l’ami Pilou qui roule seul, en Espagne vers St Jacques de Compostelle. Ce veinard envoie des cartes postales pour nous faire baver. Bon. On est bien content pour lui et surtout de le savoir en forme et pas encore dans l’ambulance comme l’an passé lors de son premier essai. Reste qu’on enrage en rêvant à ces terres méridionales plus accueillantes et cette succession de journées maussades donnerait bien envie de déménager ! Et pourtant, n’est-elle pas belle cette Loire ? Si belle qu’on la fête durant tout ce grand week-end de l’Ascension par des cavalcades, feux d’artifices et animations diverses. Aussi l’équipe de « Gien-Relax » apporte-t-elle son concours pour l’organisation d’une sortie VTT, dans le cadre (évidemment !) de ces « Jours de Loire ». Autour du barnum d’accueil, on compte ceux qui manquent : la sortie de jeudi a peut-être créé une saturation (peut-être plus chez les conjointes) et puis c’est l’époque des fêtes de famille, la rando de St Saulge, même éloignée a pu attirer et puis quoi, on a pu être rebuté par le temps ! En tout cas l’ambiance est joyeuse dans les groupes qui se forment : pas de balisage, on suivra les capitaines de route pour un parcours dont la seule difficulté pourra être celle du tempo suivi : les circuits, c’est normal en cette occasion, suivent le Fleuve Royal. On remonte la Loire par sa rive gauche, franchit un pont (Briare, Châtillon ou Beaulieu, selon la boucle choisie) et l’on revient sur la rive droite. La dénivellation ne doit pas excéder quelques dizaines de mètres, et encore ! On connaît à fond le parcours, toutefois, et c’est conforme à l’esprit vététiste, on cherchera souvent la difficulté en s’enfonçant dans les hautes herbes trempées et cachant de grandes orties (aïe !), en recherchant tel ou tel passage technique, en franchissant à loisir des gués par ailleurs évitables (voir le Seigneur de St martin sur Ocre en pleine action) ou bien en suivant des sentiers de pêcheurs, sinueux à souhaits, acrobatiques parfois et garnis de sable, souvent, une horreur pour les cuisses et aussi pour la mécanique. Il arrive d’ailleurs que l’on stoppe pour attendre l’un ou l’autre, arrêté par un incident : c’est mon cas aujourd’hui avec ma roue libre qui persiste à le rester obstinément, souvenir des parcours boueux de ce printemps! « Top-chrono » le technicien, donne la solution : un bain dans le canal, pour le vélo, arrange tout cela et l’on peut repartir ! Est-ce que ça tiendra ? Du coup je n’ose plus lâcher prise et roule comme si j’avais un pignon fixe. Pas toujours évident, surtout dans les portions techniques, et puis, c’est usant ! Quelques portions plus roulantes donnent l’occasion de forcer l’allure et de mettre le nez dans le guidon. Certains iront jusqu’à défier un motard au démarrage d’un feu vert ! L’occasion de grands rires et de blagues. On l’a grillé, the motor-man !…mais il était peut-être consentant ou alors j’en connais qui ont dû s’accrocher à la moto, pour la retenir… toujours ces vieux briscards qui connaissent toutes les sournoiseries… Au retour, tout le monde s’est vu récompensé et chacun s’est enquis des prochaines occasions de rouler. Encore des calendriers mal fichus : rien n’est organisé dimanche et lundi (quelque chose à…St Doulchard!). Il faudra compter sur une initiative de regroupement, si l’on ne veut pas rouler bêtement et tristement seul et peut-être sous la pluie. C’est cela aussi la richesse d’un club : le seul endroit où, même par mauvais temps, il trouve le moyen de faire beau ! Bon , à vous pour les commentaires. Pas d’astuces à trouver ce coup-ci, de jeux de mots laids ou de calembours bons… c’est comme le temps…

lundi 22 mai 2006, a 14:54
Cave qu'on aime
 

SEC, le temps des copains... Curieusement, c’est alors que le printemps offre des possibilités des sorties plus agréables (quand le soleil veut bien être de la partie) que les organisations de randonnées se font, certains dimanches, plus rares : c’est alors le temps des S.E.C., sorties entre copains : consécutivement, les randonneurs vététistes de la région se sont donc retrouvés pour deux randos à forte connotation conviviale. L’autre dimanche, l’invitation venait des « Castors Furieux », association de fait, sinon officielle, des bikers de Pouilly. Préparée de longue date, avec un départ au Domaine du Bouchot, un lieu attachant (comme disent les moules, n’est-ce pas !!!) situé au milieu des vignes, la rando promettait d’être … savoureuse. Mais la vingtaine de VTT s’élançant dans le brouillard de ce matin-là entre deux arpents de vignes s’est retrouvée immédiatement bloquée par la terre qui, rendue humide par les ondées de la veille, s’attachait amoureusement aux roues, rendant toute progression impossible ! Les organisateurs faisaient alors preuve d’un sens de l’impro admirable en modifiant radicalement le tracé prévu et, grâce à leur connaissance remarquable des chemins et sentiers locaux, ils inventaient immédiatement une autre formule. On renonçait donc aux grimpettes du côté des Loges, déjà un peu connues des participants, pour descendre vers Charenton puis Mesves, avec, toujours, le souci du petit crochet par un boyau sombre et glissant sous la voie ferrée ou par le franchissement incertain d’une passerelle, au-dessus du Mazou. Un petit tour par le ludique sentier de découverte de l’île de Malaga puis l’escalade de la « Voie romaine » permettaient au groupe de dévaler jusqu’au château du Nozet, dont on prenait le temps d’admirer le faux air de "château de la Loire" avant de boucler le premier circuit et repartir en direction, cette fois-ci, des sentiers en sous-bois entre Congy et le Puisac. Des chemins quasi inconnus pour les invités et qui montraient la richesse des possibilités locales. Ce fut le théâtre de rigolades lors d’empoignades folles ou chacun doublait l’autre entre les branches basses, les ornières et les branchages au sol. L’occasion de quelques chutes saluées comme il se doit de force quolibets ! On achevait la deuxième boucle par un chemin montant assez sélectif, avec un kilométrage rigoureusement conforme à ce qui était initialement prévu. Bravo ! Une vraiment belle sortie qu’on aura plaisir à renouveler, d’autant que le ravito final permettait de vérifier que le produit local se trouvait très adapté à ce type de sortie : du sec pour une SEC !

Présentation
Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!

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commentaire(s)
Bobo à Bonny . (25/11/2009 22:31)

Eh ben dis donc, c&#...

Bobo à Bonny ACTIF MICHEL (25/11/2009 17:27)

L'hécatombe con...

Bobo à Bonny Michel de St Martin (25/11/2009 09:33)

Bravo et merci j...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel, homme de l'ASCO (18/11/2009 11:18)

Merci Bill pour ton ...

Sur les pistes des hommes de l’ASCO Michel de St Martin (18/11/2009 09:40)

Bonjour Pour ne ...

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