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Chronique VTT
mardi 17 novembre 2009, a 15:55
Sur les pistes des hommes de l’ASCO
 


Oui, ça commence à faire un peu usé comme ficelle, mais, bon, une fois par an, tu me permets quand même ? Qu'est-ce que tu veux, la fidélité c'est bien, mais faut pouvoir se renouveler. Même problème peut-être que pour les organisateurs de randos. Ils cherchent bien à nous fidéliser, mais doivent aussi tenter de trouver toujours le passage technique, ou le single amusant, ou le point de vue pittoresque qui te fera sortir l'appareil photo, bref, le truc nouveau qu'il n'y avait pas les années précédentes. Enfin, normalement, ils restent dans le même secteur, a priori, et le rayon d'action demeurant aussi théoriquement le même, il doit, peu à peu, être difficile de trouver du jamais parcouru.  C'est peut-être pour ça que les plus grands circuits ont tendance à s'allonger ? Un parcours de 55 à 60 km n'est plus rare, alors qu'il y a une quinzaine d'années, c'était vraiment exceptionnel ! Je ne me goure pas non ?  Le cas du club de St Père, qui a délocalisé sa rando à Cessy-les-Bois puis à Ménestreau, est unique à ma connaissance.

 

En ce qui concerne les organisateurs d'Ouzouër-sur-Loire, no problem : la Forêt d'Orléans est si pleine de ressources en chemins et sites variés que l'intérêt des participants est garanti.

C'est ce que je me dis en arrivant, de bonne heure (8 h, et sans avoir roulé trop vite, m'sieur l'agent!) et en voyant le premier parking quasiment plein : il y a affluence ! D'ailleurs, les gens de Bonny ont vite compris le truc en améliorant leur technique publicitaire : en sus des petits flyers sur les tables de l'accueil, ils ont carrément planté des panneaux bleu flashant annonçant leur rando de dimanche prochain à proximité de l'arrivée. Bonne idée, non ?

 

Je m'inscris vite, étudie les parcours : pas mal… Muni des cartes des deux parcours on peut assez bien panacher entre le 60 et le 46 km. Le sol semble assez sec et le terrain doit être roulant, on peut peut-être se monter ambitieux. Mais il ne faut pas traîner. Je m'équipe et retourne prendre un café, en attendant de trouver quelques partenaires : mais, si Michel-Léopold est bien là, il s'en tiendra, raisonnablement je pense, à un circuit marche. Par contre, pas de Maurice (en Alsace) pas de Christian, pas de Frapadingues, pas d'Actif-Michel et Anne évidemment, pas trop de d' « abeilles » non plus. Pourtant j'ai salué pas mal de monde, mais surtout des organisateurs.  J'en viens à penser partir directo et seulabre me disant que je retrouverai François, le frangin, au ravito, peut-être, coup de portable aidant, quand je le vois arriver avec Catherine. Pas en retard, dis donc, malgré la distance en voiture ! Ils sont vite parés au départ (en oubliant le café-petits gâteaux). François n'ayant pas paru effrayé par le grand circuit, nous nous y lançons, confiants aussi dans la possibilité qu'il y aura de shunter quelques bouts en deuxième partie.

 

Après un début commun aux trois plus grands circuits, nous bifurquons à droite sur une première boucle assez longue, propre au circuit 60. Nous sommes partis d'un bon train, le sol est à peine humide, ce n'est pas l'embouteillage du tout. Aussi profitons nous au maximum des sentiers de la forêt. Car il faut reconnaître que les traceurs semblent s'être ingéniés à éviter autant que faire se peut, les larges et longues allées. On ne fait qu'y passer pour tout de suite s'enfoncer à gauche ou à droite dans les plus improbables petites traces. Super ! Évidemment, on y roule moins vite que sur les allées empierrées. Mais c'est aussi bien plus varié. On passe des hautes herbes sèches, très paysage de savane, à des traces un peu marécageuses qui sentent plus l'Ali qu'a tort (euh… non : l'alligator) que le lion. Mais parfois, on y laisse aussi pas mal de jus, car le sol est irrégulier, bosselé souvent, encombré de branches ou de troncs d'arbres couchés qui imposent des « variantes », sans oublier de nombreux faux plats qui marquent. On ne s'ennuie pas, mais, les kilomètres s'additionnant, on commence à espérer le ravito. On est retombé sur le parcours commun et l'on rencontre un peu de monde qui consulte aussi le compteur : on a passé les 25 km et ça creuse un peu, côté estomac. Heureusement, on enquille le "Sentier des Fontaines" , un single sinueux et roulant que l'on prend, cette année, dans le bon sens, celui qui descend légèrement. Alors tu parles ! Tu connais le plaisir de tourner, virer, prendre des appuis, relancer, sinuer entre les arbres, franchir comme une balle les allées pour replonger de l'autre côté… un régal ! Au passage des allées, je jette un coup d'œil sur la droite, espérant apercevoir le Rond-Point de la Résistance où l'on doit trouver le ravitaillement. Trente bornes déjà, aussi quand on y arrive enfin, on se précipite ! Et l'on n'a pas tort car l'affluence a été celle d'une nuée de sauterelles, alors on se jette sur les restes. Les organisateurs préposés s'excusent et promettent un nouvel approvisionnement très rapide.

On profite du moment, de ce cadre si particulier (reporte-toi à ce que j'en ai dit l'an passé), on salue Thom' et le grand  Stéphane : les Marsus se sont déplacés, avec le Pharmaton en plus (qui fait le 35 km), mais, attends que je te raconte, figure-toi qu'en arrivant au départ, ils n'ont trouvé personne !…Normal, ils étaient à Ouzouër… sur Trézée !!!… Du coup ils sont opté pour le 46 km et ont déjà fait la boucle  qui revient ici avant de rentrer. On repart donc seuls François et moi, pour continuer ce fameux chemin des Fontaines, qui justifie maintenant son nom en passant près de trois sources remarquables. On retrouve le cadre pittoresque des petits étangs, car c'est aussi un vrai plaisir de repasser par ces coins sympas, et l'on découvre les petites plages de sable qui bordent ce que l'on pourrait déjà presque appeler un lac, qui nous donne envie de revenir par ici en été. À noter !

 

On a coupé quelques petits kilomètres de cette boucle, en suivant le balisage du 46 km, et l'on apprécie, de retour au rond-point de la Résistance, un ravitaillement redevenu riche et varié. Coup d'œil à la montre : on ne sera pas en avance, mais ça ira, si la suite n'est pas plus difficile.

Côté chemin, non, le tracé du retour est plutôt plus roulant, on a un peu plus de larges allées et les singles sont faciles… Mais, juste après que nous sommes repartis, le François reste soudain planté : plus de jus et mal aux pattes. Et pas qu'un peu, mon n'veu ! Alors on mouline tout doux, en espérant que le retour ne sera pas trop long. En fait, sur la carte, pas trop, et puis on shunte ce qu'on peut (merci, les organisateurs, d'avoir fourni une carte) mais on n'avance pas, il faut bien dire. Ça permet d'apprécier tranquillement les coins où nous passons, car cette forêt d'Orléans est infiniment plus variée que la forêt de Montargis par exemple. On longe une ancienne voie ferrée, mangée par la forêt et qui devient talus ou bien fossé, selon le profil du terrain. Suis pas sûr que le François apprécie autant que moi…

Lorsqu'on franchit la route, avant le passage en bord de Loire, je propose bien de la suivre mais, courageusement, il plonge de l'autre côté de la levée sur la petite trace qui sinue entre les buissons du val. Comme il dit, le frangin: « Dans d'autres conditions qu'est-ce que je le trouverais amusant, ce sentier ! »... En fait, bien sûr, il galère un maximum, d'autant plus que ça crampouillerait bien un peu, en plus ! On fait un ou deux arrêts et l'on guette le point d'arrivée. On a aperçu le clocher d'Ouzouër, ce n'est plus loin : on retrouve avec soulagement la route. Quelques centaines de mètres et Catherine nous accueille. À l'inverse, elle a parcouru, elle, le 20 km en regrettant de ne pas avoir tenté le 35 km… Tu parles, elle avait le temps : on est  restés 3h 50 sur le vélo !

 

Côté distance, il y a polémique (Victor… Polémique Victor, bien sûr, tu connais) : nous, nos compteurs concordent assez,  on aurait bien parcouru 60 bornes, mais alors, ceux qui ont fait le parcours intégral ? Avec Michel, l'organisateur, on en discute : OK pour un peu plus, mais pas tant… Enfin, du moment qu'il reste encore une coupe pour le Frangin et la belle sœur, rapport au chemin parcouru... pour venir ici (aussi) et un verre de Kir, on est sauvés. C'est vrai que, sur le parking, ma voiture est tout isolée, ça me rappelle quelque chose… Dis, Michel-Léopold, tu ne m'as pas cru encore une fois perdu dans la forêt ? Décidément la Rando de l'ASCO, c'est souvent toute une (pré)histoire ! (oui, je l'ai déjà faite, je sais !)

 

Oualà ! Dimanche prochain, on va retrouver, j'espère, des gens de la Nièvre qu'on n'a pas vus depuis perpète, je trouve. On roule à Bonny sur Loire, à la Rando des Beaumonts, tu sais, « les Pommes » qu'il disait le Grand Jean-Pierre. Le parcours est sympa et les ravitos sont au guide Michelin (pas encore ? Ah bon… Faut leur signaler alors) et ont donné des idées à d'autres, d'ailleurs.

Et puis j'en profite pour signaler d'ores z'et déjà la Rando des Pompiers de Santranges : c'est le 6 décembre, pas plus loin que Bonny (c'est juste au-dessus de Belleville) et vraiment très sympa, il faut y aller ! En plus les organisateurs m'ont prévenu depuis début Mars ! Qui a dit que les pompiers étaient en retard ? Alors…

samedi 14 novembre 2009, a 14:43
L’ami s’dit du 11 Novembre : C’est la « Montargoise » !
 

 

Halte ! Arrêtez ! Cessez le feu !!! (évidemment)… Je sais bien qu'il est pire que jamais ce titre, mais quoi, un vététiste, ça aime les jeux de mots laids, non ?

Enfin, je fais ce que je peux, parce que, cette semaine, ça usine dur, dis donc: sur huit jours, ça fera trois randos officielles, alors, non seulement je les fais, mais en plus tu attends que je te raconte, pas le temps de souffler !

Enfin, heureusement qu' après la « Montargoise », il n'y a pas eu à tellement nettoyer le vélo, c'est déjà ça.

Remarque que, j'en connais qui n'ont pas eu à le nettoyer, le vélo, c'est nos deux Michels, (Actif et Léopold) interdits de selle, comme tu sais.

Justement, pour avoir le temps de voir un peu le Michel-Léopold qui se contentera de marcher (quand même) ce dimanche, je bourre un peu sur la route. Me faut combien de temps pour aller là-bas ? Si bien que je double le marsu « Pieds Nus » et Michel, sans m'en rendre compte et que , finalement je suis aux inscriptions avant la foule.

D'accord, cette fois-ci, j'ai le temps de profiter de l'arrivée de tout le monde, de saluer pas mal d' « abeilles » de « Gien-Relax » avec qui on commente encore leur belle organisation de dimanche dernier. Jean-Paul arrive, et l'on piaffe en attendant Pierre, qui, comme il habite sur place, arrivera bien après que « Pieds Nus » sera, lui, parti, las d'attendre. Le Pierre, on est obligé de l'inscrire, carrément, tant il est sollicité à droite à gauche.

Bon. On y va oui ? Ben la peine d'être arrivé si tôt ! Voilà pas loin d'une demi-heure que je suis là.

Je ne vais pas tellement te raconter le trajet : c'est : « Forêt de Montargis »  en long en large, en étoile surtout. Pas mal de singles et un peu d'allées forestières pour permettre de doubler ou de l'être. On roule correct sans trop forcer, Pierre, Jean-Paul plus Patrick et un autre gars de l'ECC et puis moi, of course. Ça me va, ce rythme, il y a quand même 55km à faire. On est rejoint en cours de route par le Thom', deuxième « Frapadingue » de la sortie, qui roule avec nous.

Il ne fait pas trop froid et le brouillard, un peu présent au départ, se dissipe peu à peu pour laisser passer le soleil, qui va nous allumer les derniers feuillages, un peu clairsemés sans doute, mais encore très beaux, certains hêtres en particulier. On croisera d'ailleurs pas mal de chercheurs de champignons qui profitent de la belle matinée à fouiller sous les fougères maintenant grillées.

On est arrivés au stade de Paucourt, nœud des différents parcours et ravitaillement commun à tous. Bon ravito, mais on a raison d'en profiter car à notre passage suivant, il ne restera plus que de quoi boire et quelques carrés de chocolat à se mettre sous la dent. Totalement anormal !

On est repartis par une descente dans laquelle je dois m'arrêter, car j'entends le cliquetis du capteur de mon compteur qui bat dans les rayons. Trop tard, le fil est coupé. Et un compteur, un ! Du coup, je dois un peu forcer pour tâcher de rejoindre les autres et me rends compte que je n'ai pas une réserve telle. Mollo mec !

 

Cette boucle d'une vingtaine de bornes nous mène vers Griselles et donc un peu sortir de la forêt. Pas désagréable d'avoir un horizon qui s'élargit, de passer près de maisons, d'ailleurs souvent pittoresques. Ça fait quelque temps que les randos locales ne nous avaient pas amenés par ici et je retrouve avec plaisir certains coins, comme ce passage en équilibre sur des passerelles de pierre près d'un ancien moulin. Devant, Jean-Paul s'en va dans la petite côte, peut-être rejoindre le Thom' qui était parti devant, il y a un petit moment. Ma foi, je me mets à rouler à mon rythme, sans que je compte bien sûr, rattraper Jean-Paul.

Conséquence de tout ça : on finit par rouler tout seul, mais bon, au fond, ça permet de gérer son effort.

Retour au point de ravito que Jean-Paul a shunté ; j'y retrouve le Thom' et nous repartons vite (pour la raison que je t'ai donnée plus haut). Il nous reste un peu moins de 20 km, mais à faire avec la fatigue qui se fait sentir. Sûr que le Thom' pourrait rouler sur un tempo plus rapide mais, sympa, il m'attend. J'espère que ses classiques crampes de fin de rando vont venir lui chatouiller les cuisses, mais  que dalle, elles le laissent exceptionnellement tranquille… c'est bien mon bol ! Ceci dit, on maintient un rythme très correct, et, dans les derniers kilomètres, si quelques gars nous doublent, le Thom' les repasse illico. J'ai réussi à me caller dans sa roue et je rigole en me rendant compte que l'on a là une vraie locomotive qui traîne cinq ou six wagons, car les autres ont fait comme moi. Du moins pour un temps car le Thom est passé sur la plaque et on a tôt fait de lâcher les autres wagons ! Ça va qu'il ne restait que peu de chemin à faire et c'est avec soulagement que je vois arriver le rond-point près du stade. Ouf, je suis rincé !

On se requinque avec un petit demi-verre de vin chaud (là aussi, il semble que les provisions soient un peu justes) que l'on boit avec Michel-Léopold et sa Noëlle (qui ont fait un circuit marche) et Jean-Paul.

On se dit vite à très bientôt, puisque, dans trois jours, on remet ça. Simplement, on va passer de la Forêt de Montargis à celle d'Orléans (vraiment très belle) où les gars d'Ouzouer-sur-Loire (L'ASCO vont sûrement nous avoir concocté de chouettes circuits !

jeudi 22 octobre 2009, a 00:28
Transgâtinaise : rien n’gâte la Transgât’
 

 

Du brouillard dans  les phares : c'est l'automne mon vieux ; il fait jour bien tard et, de plus on est partis tôt. Chalette/Loing, c'est un peu notre limite nord, mais la « Transgâtinaise » c'est un truc qu'on n'aimerait pas rater. Aussi sommes nous trois dans la voiture d' Actif-Michel, avec Stéphane que nous avons pris à Myennes. Il ne fait pas bien chaud non plus, mais ça, on y était un peu habitué déjà, depuis un moment. Simplement, on savait que dans la matinée on aurait des températures sympas, alors qu'aujourd'hui, on devrait rester dans une certaine froidure, ou du moins fraîcheur. Jusqu'ici on rusait : manchettes, éventuellement jambières, coupe-vent et gants de mi-saison. Et ben, tout ça est remisé au fond du tiroir d'où l'on a ressorti les tenues d'hiver complètes. Et tout à l'heure, sur le vaste parking du bord du lac, j'enfilerai même des sur-chaussures et un couvre tête sous le casque. Fini l'été. Tout juste (et c'est encore un sacré bol !) roulerons-nous encore une fois sur un sol dur et sec.

 

C'est vrai que ce n'est pas par peur de peiner à trouver une place pour la voiture que nous sommes partis si tôt : c'est bien la seule rando où il y a une telle capacité d'accueil ! Mais comme il m'a fallu démonter un peu le vélo pour le glisser dans sa housse, ça ne va pas m'aider à me préparer vite, déjà que…Et puis, tiens, on sait que question accueil, il y a un sacré savoir faire au Guidon Chalettois, dont certains seraient bien inspirés de... s'inspirer, justement !  Et l'on veut profiter du café et des viennoiseries offerts. Et puis du monde à saluer, car on tourne ici à 900 vététistes au départ ! Oui m'sieur ! C'est pas rien !

 

Le premier sur lequel on tombe, devine, c'est le Maurice  qui nous a inscrits ces jours derniers  et est arrivé depuis un bon moment. Il a déjà récupéré nos plaques de cadre. Préparation, sans avoir aujourd'hui, hélas, le spectacle magique du soleil se levant au-dessus du lac, salué par les canards et les cygnes. On restera dans la brume. Dans la foule des vélos et des riders, j'ai le plaisir de faire connaissance avec Bruno, un visiteur assidu (mais discret, pour le moment) de ce blog et qui vient me serrer la louche. Sympa, à bientôt, peut être à la « Montargoise », en tout cas sur le blog !

 On retrouve Jean-Paul, Christian et même Pierre venu « en civil » et en voisin nous saluer seulement, car des Pb de cervicales le contraignent à l'inactivité vététistique. On se donne des nouvelles du grand absent du jour : le Michel-Léopold. Tu sais, si tu as lu mon article de la semaine dernière et ses commentaires, que le Michel a voulu jouer le ramoneur savoyard et a chu de son toit ! Tu l'as chu ? Pardon, Tu l'as su, oui ?  Bon, il a su choir sans bobo dramatique, mais un certain tassement vertébral et une fêlure mal située ne lui laissent pas le choix : repos !

 

Bon je te parle, je te parle, mais voilà que l'on nous demande de nous rassembler pour le départ qui n'aura pas lieu sous le gros portique gonflable habituel. Moi, je trouve que ça manque, ça donnait de l'importance à l'événement… Mais il y a toujours la sono et le speaker qui n'en finit pas de retarder le lâcher des morfales du tout terrain. On s'est à peu près massés (ouaf !) pour ne pas se perdre dans  la foule du départ. Le Thom', unique « Frapadingue » dans l'aventure du jour, s'est joint a nous et le voilà qui fonce dans la masse des vélos qui sont partis à donf dans les chemins du bord du lac. Stéphane doit être devant aussi et Actif-Michel les suit. Je les ai « en visuel » (qu'est-ce qu'on n'invente pas comme expressions débiles !) quelques vélos devant moi. Derrière, je sais Maurice et Jean-Paul. Le départ est, comme d'hab' sur les départs groupés en nombre, rapide. Rien à voir avec une compète, mais le souci est avant tout de se placer de façon à éviter les bouchons sur les singles de la forêt de Montargis où nous allons entrer, après un peu de bitume, et où sont tracés les circuits. C'est devenu rare les départs groupés, en rando. Il en avait davantage … Jadis !  Les « Birettes », récemment, et puis aujourd'hui. C'est assez ludique et puis ça change un peu, mais faut être assez vigilant. Des fusées passent à droite et à gauche, pendant que tu essayes, plus modestement de te frayer un passage et te situer avec ceux qui roulent à ton rythme. Pas la peine non plus de bourrer comme un malade. Il faut simplement éviter d'être retardé. Avec un départ à neuf heures, 55 km prévus, même roulants, il ne faut pas arriver trop tard, surtout quand on a encore une plombe de route pour rentrer at home. Donc pas pater quand même.

 

Mes deux lascars, devant, restent à portée (j'ai perdu Stéphane de vue) et je suis sur leurs talons lorsque, après le petit tunnel, nous pénétrons dans la forêt. Un premier single, qui permet de jeter un coup d'œil derrière: tout le groupe est là, on est dans le tempo. Un truc m'étonne: comment se fait-il que l'on continue à doubler du monde alors que, normalement, les plus rapides doivent être devant, après le départ sélectif. Tu as une explication ?

Passage sur une voie plus large. Un mec m'annonce: « Ta roue arrière est sérieusement dégonflée dis donc ! ». Ah, non !…

Que je te dise, vite fait : cette semaine, au cours d'une petite sortie, le même truc m'est arrivé. J'ai mis une chambre dans mon tubeless pour continuer et basta. Pas d'épine à la réparation et liquide anti-crevaison à l'intérieur, encore tout à fait O.K, même après l'été. J'ai regonflé et surveillé les jours suivants et ce matin encore : pression constante. Alors ?

Je m'écarte  du flot continu de vélos en sautant dans le sous-bois pour regonfler vite fait. Ça suffira ? Vite repartir !

Tu parles! Je ne fais pas cinq cents mètres. Le chemin s'élargit, à proximité d'un rond-point. Faut réparer sérieusement. Tout le monde s'y met : Jean-Paul, Michel, Thom'. (Maurice, spécialiste du coup de main, n'a rien vu et a continué). Diagnostic : valve fichue. Vite ! Une chambre à air à poser et regonfler, faut pas une éternité. Oui mais, à chaque seconde, il passe 10 vététistes, alors tu parles du populo devant quand on repart. Tous nos efforts du départ anéantis !

 

Le rouge de la culpabilité au front et le feu de la hargne dans les mollets, je suis reparti en tête du groupe. Doubler, doubler, doubler ! Coup de bol : le sol est dur et les singles pas trop étroits. Rester courtois quand même, mais je suis surpris de la relative lenteur de ceux que nous doublons. Ou alors, j'ai vraiment la hargne. Mais bon, faut quand même forcer pas mal quand tu roules dans les branchages du bord (on pourrait bien crever d'ailleurs !) et puis les accélérations successives, ça pourrait bien se payer plus loin… Remarque, c'est aussi assez amusant. Mais on double quand même des cas : des gens qui mettent pied à terre sans que tu comprennes pourquoi, et qui bloquent tout le monde, un mec qui fait un OTB de première au passage d'un tout petit creux, même pas un fossé !..Distrayant, remarque…

Depuis un moment on roule sur des plaques de cadres qui, ramollies par le brouillard, se détachent. On les sème façon Petit Poucet. Dire qu'on nous recommande (très justement!) de veiller à ne pas semer d'emballages ou autres papiers...

Tiens on arrive à Paucourt : ravito. Un flash, un autre, un radar ? Tu rigoles, j'ai eu ce réflexe !

On retrouve Maurice. Petit coup de fil à Michel-Léopold qui doit ronger son frein (va encore descendre plus vite !) ce matin. Petit coucou aussi à des copains de vacances, qui habitent sur le bord de notre chemin. Et c'est reparti sans trop tarder. Pas vu Stéphane. On saura à l'arrivée qu'il était lancé dans une sorte de challenge « professionnel » avec des collègues. C'est vrai qu'il n'y a pas plus local que sa boîte !

 

Quoi te dire sur la suite ?  Si tu n'es pas  archi-familier avec la Forêt de Montargis, il est difficile de te situer. On reste tout le temps en sous-bois, avec des variantes de chemin. Agréable, mais comme on est un peu à regarder la montre, on ne lève pas vraiment le nez. Nouvelle alerte : Jean-Paul a annoncé des problèmes de frein avant, sans réparation possible. Donc pas de halte. D'ailleurs on roule plutôt sur du plat. Enfin jusqu'à ce qu'on arrive sur une large allée, avec un petit coup de cul (serions-nous sur la fameuse « Montagneuse » ?). De l'autre côté : large  et belle descente. On est un paquet à s'y lancer, plus d'autres qu'on double, on occupe toute la largeur du chemin, vraoum !

Gag : à mi-pente, on doit brusquement bifurquer à gauche ! Cris de disques brutalement sollicités ! Dérapages de roues bloquées ! Crissements de pneus sur les cailloux ! Exclamations ! J'étais sur la droite, je m'écarte encore plus, redoutant une collision. Bien m'en prend: tout en lançant des appels d'avertissement, déboule, en un « tout droit » impressionnant, l'ami Jean-Paul… qui ne réussit à s'arrêter que bien plus bas !… Chaud !

 

Une brève sortie du bois : un clocher, dans le brouillard qui fait parfois mine de laisser passer un bien pale et fugitif soleil: c'est La Chapelle-St Sépulcre, seul point de repère, avec Paucourt, site des deux ravitos, tout le long de cette rando. Parfois, une tête connue qui nous dépasse ou que l'on double, un salut. Deuxième passage au point de ravito : il ne reste presque plus rien à becqueter. Pas possible ! Pourtant on roule bien. Je t'assure que le 30 s'affiche parfois au compteur et que la moyenne se maintient bien autour de 20.

Christian ne s'est pas arrêté et Jean-Paul shuntera  un peu plus loin, sur l'autre circuit. Nous aussi, nous repartons assez vite.  Les kilomètres défilent et on tient assez bien le tempo. Rien de difficile à passer, pas de montée exigeante, mais on est toujours « en appui », en quelque sorte. D'ailleurs un qui le paye, c'est le Thom', qui commence à sentir les crampes qu'il connaît parfois en fin de parcours. Une  dernière bifurcation pour une portion du « grand circuit » qui va nous amener sur un passage en single sinueux, montant et descendant assez amusant, mais qui vient un peu tard. On guette le moment où la sortie du bois annoncera la fin du parcours. D'ailleurs nos compteurs ont passé le 50 km depuis un peu. Le dernier single semble soudain déboucher sur le vide :  Ouh ! Le plongeon de 3 mètres ! Surpris, j'ai freiné, d'autant plus qu'un gars était en bas. Trop tard. Il fallait se lancer dans le mouvement. Difficile ensuite.

Passage dans le tube-tunnel, la route, le lac et les oiseaux, « cygnes » que l'on touche au but, mais les traceurs nous baladent encore un peu le long de l'étang avant de nous ramener à la base. Tu crois qu'on se relâche sur ces dernières portions ? Penses-tu ! On continue à appuyer à fond et Actif nous fait même un sprint final, des fois qu'il ne resterait plus de T-shirts commémoratifs pour tout le monde ! (ce serait dommage !)

Ben, c'est pas à ce point, mais, quand même, on est sciés de voir que, malgré notre bonne moyenne et les efforts déployés, on a l'impression que la plupart des gars sont déjà repartis. Il est un peu plus de midi, c'est pas encore une heure indue !

 

Bon, un coup à boire : ben là… côté ravito, sandwiches, coca, jus de fruits, c'est OK, mais pour le  pot amical… nada ! Là, il y a un bémol. Dommage.

Mais pas question de rester là-dessus : sur notre route-retour, l'ami Maurice a prévu plus que le nécessaire. On n'était pas en retard, on le sera un peu (beaucoup) mais rien ne gâte la « Transgât' ».

 

Et voilà, je crois que le sol sec, c'est râpé. Mais on roule où dimanche ? Pour ceux qui sont du coin ou qui n'hésiteront pas à se lancer, il y a Vielles-Maisons (45) : la « Vétuladomussienne ». Rien que pour le nom (mais pas que pour ça, je confirme) ça vaut le déplacement. Pour ma part, je resterai sans doute dans le coin. Tu connais quelque chose ? J'ai vu une rando pédestre à St Père (= Cosne) de 50 km vers Alligny, Arquian… Ce serait sympa. On verra à négocier notre participation vététistique, peut-être. Et puis quoi, les chemins sont ouverts, non ? On se tient au courant.


Dernière minute: passe voir les commentaires de l'article précédent: Le VTT Nivernais organise une sortie en Forêt de Tronçais, ce dimanche.

 

mardi 12 mai 2009, a 08:25
Ami en mai
 


Ben, oui, tu sais bien que « ami » est l'anagramme de « mai » ? Non ? Surtout si, comme moi, tu te mélanges les ripatons sur le clavier de l'ordi. Ça permet au moins de découvrir des trucs comme ça…

 

Justement le programme de ce dimanche, c'est une SEA (sortie entre amis, une variante de SEC, quoi). On est là, autour du café, chez Alain, avec la troupe habituelle de l'EC ConflAns. Michel-Léopold, qui n'avait même pas encore déchargé la remorque de ses planches à voile, a battu le rappel et nous voilà, le croissant d'une main, la tasse de l'autre. Nos tenues sont de longueurs assez disparates. Maurice a gardé le cuissard long, Alain, Pierre et moi sommes en court, Michel et Christian ne prennent pas de risques avec un trois quarts. Le ciel est assez couvert et il pleuvinait (ou « pleuvaillait », ou « pleuviotait » encore, si tu préfères) un peu tout à l'heure, et, sans toutefois qu'il fasse vraiment froid, on n'annonce pas des températures claviculaires pour la matinée.

On part le nez au vent, en prenant une direction au bol,semble-t-il, à gauche à droite ? Bof...  On est près du Moulinet (un truc pour Maurice, ça) pas bien loin des Choux… J'ai vu un panneau indiquant la direction du « Petit Porneau » et je me dis que, peut-être… mais non, on ne va pas par là. En tout cas, il y a une toponymie figurative dans la région.

 

Alain drive le groupe, au feeling. Ouais, p'têt' par là, ou bien on va essayer ça… On suit des chemins sympas, heureusement pas trop crades. On les fait même parfois dans un sens, puis dans l'autre, vu que l'on n'a pas trouvé de solution roulable plus loin et qu'on a dû tourner bride. C'est pas un problème, d'ailleurs : le train est plutôt celui de la promenade et on a largement le souffle pour discuter : on ne s'en prive pas! Le grand sujet est surtout notre projet bien avancé de GTMC (Grande Traversée du Massif Central, tu sais ça, quand même !) qu'on se prépare à faire en Juillet avec Michel, Maurice, Jean-Paul et ma pomme, avec le soutien, sur quelques étapes, d'Actif-Michel et Anne, et aussi d'Antoine... La sortie du jour permet sans doute de fignoler la préparation matérielle par exemple, beaucoup plus que physique, en tout cas, c'est sûr, car, côté dénivelé, on aura du mal à dépasser les 100m+, quant au nombre de kilomètres, je ne t'en parle pas !  Côté rythme, on ne bouge pas de celui dont je t'ai parlé tout à l'heure, à part quand l'un ou l'autre, pousse une petite pointe, parce que quand même, hein ? Bon… Ceci dit, c'est bien sympa : entre chevreuils, perdrix, et quelques « ieuves » (= « lièvres », je traduis, parce que t'es pas forcément du coin), on a vu du monde. De jolis chemins aussi, des étangs en veux-tu en voilà… Le village de Langesse, pittoresque à souhaits, une superbe demeure, noyée dans la verdure débordante, qu'on s'arrête même pour admirer. Bref, un joli décor, en général. Alors quand vient le moment de la pause-ravito, où crois-tu que nous nous arrêtâmes ? Hein ? Dis voir ? Ben, au pied d'une antenne-relais, du plus pur vingt et unième siècle, en ferraille pur sucre, avec vue imprenable sur l'autoroute ! Eh oui ! Mais bon, c'est « L'autoroute de L'arbre » quand même, faut un minimum ! On est des verts à vélo, non ? Justement, tiens, on fait le tour de l'aire, où a été aménagé un mini-arboretum, pour automobilistes en mal de verdure. De la verdure en cage quoi…Avec un grillage de deux mètres de haut, des fois qu'un ginkgo biloba, ou même un simple Arbre de Judée voudrait se faire la belle…non, mais !!!

Ah, aussi : on a visité quasiment de fond en comble le site de dépôt de matériels, matériaux et véhicules d'une entreprise de travaux publics, mais ça, je suis avec les gars de chez « Meunier », alors… Pour te dire qu'on a vu quantité de choses quand même. En plus des chemins sympas, et par une température bien plus douce en fin de matinée.

Et puis, tiens, côté nature, le pot pris ensemble à l'arrivée, c'était pas autour de la cheminée, cette fois-ci (parce que, si tu remontes un peu en arrière, tu verras qu'on a roulé sur ces mêmes terres dans l'hiver, que les canards se gelaient le croupion sur la glace des étangs !). Non, regarde : en pleine nature aussi, avec un Sancerre très nature aussi !

 

Et dimanche prochain ? C'est mal foutu, mon vieux : soit t'as rien à te mettre sous les crampons comme cette semaine, soit il y a pléthore ! Regarde un peu : tu peux rouler à Villemandeur, (= Montargis)   rando de l'école, 45 km. T'as aussi une rando à Perroy (près de Donzy) départ 9 heures aux Béchins (après le cimetière) pour 13 km marche,17 ou 24 km cyclo, 35 ou 40 km VTT, participation : 2 €. Mais je te recommanderai surtout  la Rando de Bué (=Sancerre), un peu plus de 30 bornes, mais avec un dénivelé qui devrait être assez conséquent. L'an passé on s'était vraiment régalés, même s'il avait fallu allonger un peu la sauce. Je penserai à vous, parce que, pas de pot, c'est un week-end où je ne peux pas rouler, pris que je suis par un concert à … Compiègne ! Alors, racontez- moi !

Le Jeudi de l'Ascension, on peut se faire accepter habituellement à Donzy par les organisateurs d'une rando pédestre conséquente (40km ) et sympa. Le dimanche qui suit : la « Levetoise », à Levet (sud de Bourges) et, à Saint-Saulge (58), site de VTT réputé, il y a la « Rando des Légendes »... toute une histoire…

lundi 02 mars 2009, a 23:18
La Choézienne, c’est Choux-per !
 

 

Première rando de printemps ? On pourrait le dire au vu de la journée ensoleillée et tout et tout qu'on a eue hier, et puis, ce matin, alors qu'il fait encore bien nuit quand j'ouvre les volets, ça gazouille de partout les zozios. D'ailleurs, il a eu d'autres z'oiseaux, des grands, tu vois , genre oies ou grues, qui sont passés dans le ciel toute la semaine, direction le nord, et se racontant des tas de trucs semble-t-il au vu (ou plutôt à  « à l'entendu » !) de leurs discussions. Joli spectacle, et ça, tu vois, c'est réjouissant, ça te met du baume au cœur, ça sent les cuissards courts, les sols secs, les cailloux... miam miam !

 

Car je me suis levé tôt mon vieux : ce jour d'hui, c'est la « Choézienne » (J'adore ce nom. Pourquoi? Je ne sais pas, mais ça fait exotique, tu vois, ça change un peu de tous les noms en « -oise » qu'on a par ici.). Donc direction « Les Choux » et, comme je suis long à me préparer, et puis que j'aime bien avoir le temps de saluer tout le monde, autant ne pas être en retard. De plus j'ai reçu la consigne de ne pas trop traîner, il y a du monde à la maison ce midi, alors…

 

Et du monde il y en a, on dirait : la météo de ces jours-ci a boosté la fréquentation : on est un bon groupe à partir : L'équipe de l'ECConflAns (sauf Christian) + Jean-Paul, Actif-Michel et Anne et tout un groupe d' « abeilles » de Gien-relax se préparait tout à l'heure. Côté maillots du même ton : des « Frapadingues », seul le président Francis a fait le déplacement et découvre d'ailleurs la rando, avec une telle avidité qu'il est d‘ailleurs déjà parti devant.

 

Avides (comme les freins ?) de rouler, on l'est tellement qu'on part carrément dans en sens inverse, pas longtemps heureusement mais bon. Retour à la base : on commence en fait, pour le grand circuit de 50 bornes, à faire la grosse boucle supplémentaire : ça ne fait guère les affaires d'Anne qui avait prévu de s'en tenir à 35 km !

 Le sol est, surtout dans cette partie, digne d'un mois de juin, il fait plutôt doux aussi, c'est roulant, bref ça donne envie d'appuyer. D'un côté tu te dis qu'il faudra tenir la distance mais, d'autre part, tant que c'est roulant, autant en profiter. L'allure est donc assez soutenue dès le départ.

On traverse la forêt, et, souvent, ce n'est qu'une forêt de bouleaux : c'est assez remarquable de voir tous ces petits troncs blancs. Quelques étangs et, bien sûr, quelques belles maisons. Côté terrain : parfois un peu de sable mais pas trop. Sympa de voir aussi les trous du chemin  vides d'eau : pas de flaques.Du coup, je roule devant, tant ça fait plaisir de profiter de tout ça.Peu avant le ravitaillement, on rattrape Pierre, parti un peu avant nous mais notre allure n'est pas si soutenue que d'autres ne nous rattrapent quand même : le train des Gien-relax nous double à donf… en laissant quand même du monde derrière dont Eric-Œil de Lynx (soi-même ! Te dire l'allure des autres !) qui continuera avec nous.

Peu après le ravito : un petit gué : vite une photo !Mais après, il me faut appuyer sérieux pour rejoindre le groupe qui, d'ailleurs, se morcelle un peu, en fonction du degré de forme. Juste le temps « rentrer » et on arrive à Nogent, chez le Maurice.  Un passage à niveau se ferme devant nous : tiens ça pourrait faire une photo ça ! Mais le temps de sortir l'appareil, tu parles que le train ne prend pas la pose ! Je photographie les copains, mais je n'ai pas pu… prendre le train ! Me faut ranger et de nouveau appuyer un peu pour rejoindre le groupe. Ça use de faire ce genre d'efforts !

Je vais de nouveau me livrer à ce genre d'exercice : mon téléphone  a sonné : nouvel arrêt, puis conversation (un brin essoufflée !) puis nouvelle chasse pour rejoindre les morceaux du groupe : devant moi, Anne bifurque sur le trente-cinq, qui doit déjà faire un peu plus. Pierre l'accompagnera en râlant après nous qui ne l'avons pas attendu ! Jean-Paul est devant avec Eric et, derrière,  chacun suit plus ou moins.

Traversée de Ste Geneviève, avec son château d'eau décoré, qui nous rappelle l'époque où l'on y faisait une rando aujourd'hui disparue, comme beaucoup trop d'autres : Rando de Nevoy, de Pressigny  entre autres, et, bien sûr, la nôtre, celle de Veaugues, la « Trans » devenue plus tard, la « Trace » (Sancerroise)… Snif !

Séquence émotion, aussi en quittant le village, avec Maurice qui nous montre sa maison natale. 

Du coup, après le ravito, le Maurice recouvre sa jeunesse et prend les devants, avec Eric. Je suis comme je peux dans un premier temps, puis me prends au jeu et retrouve un bon rythme. Je crois bien que tous les trois, on a un peu appuyé et sans se retourner, on a distancé les autres. Il est vrai que ça sent l'écurie : on passe l'autoroute, les Choux, c'est là tout près. Se relever ? Je crois bien que Maurice l'a fait. J'ai suivi Eric qui me laisse passer, un peu avant le village (pour s'abriter ? Car on est un peu contre le vent). À l'arrivée : un peu de considérations techniques, à propos de ma fourche dont l'usure devient inquiétante et aussi à propos d'un couinement assez agaçant que, selon Éric, produisent mes rayons un peu détendus…

 

Détendus, on ne l'est, nous, pas encore trop, car la fin a été assez éprouvante, finalement : pot du randonneur : au bilan, belle rando, roulante heureusement, vu la distance. 20 de moyenne, pour moi ce n'est pas mal. Pourtant, après les saluts amicaux, alors que chacun repart avec un petit coup de klaxon, je roule avec une espèce de mauvaise conscience.  C'est  quoi ça ? Tout en rentrant, j'essaie d'analyser…Elle était bien la rando, non ? Ben oui, pas de problème... Alors quoi ? Sais pas... une espèce de malaise, un peu le sentiment de n'avoir pas été bien sympa, en bourrant un peu au lieu de rester avec les copains, du moins ceux qui devaient peiner un peu sur la fin. Même pas tellement pris le temps de discuter. Et puis, quand t'es dans le rouge, t'aime pas trop que, devant, on ne se retourne pas, non ? Je ne le sais que trop…Et ben, si ça se trouve, dimanche, sur les flancs de la Motte d'Humbligny, ce sera mon tour de voir les autres partir devant et je n'aurai rien à dire !

 

Car dimanche, mon vieux, c'est du costaud qui nous attend,avec les « Coteaux de Morogues » au départ des Aix d'Angilon (18) pour une rando typée « physique » (voir l'an passé et surtout, il y a deux ans, où j'y avais laissé le « Doktor » !). Du vrai VTT : l'an passé, le grand parcours était vraiment remarquable !  Bon, si tu veux rouler plus cool, genre terrain solognot et bords de Canal, tu vas à Argent-sur-Sauldre : rando sympa aussi, pas le même genre. Il y a en a donc pour tous les goûts et tous les mollets. Bonne semaine à tous !

 

dimanche 28 décembre 2008, a 20:05
Noël et St Sylvestre : c’est l’étang des oies et des canards… cygnés Alain !
 


Actif-Michel est passé me chercher avant l'aube et nous roulons vers les Choux (plutôt Varennes-sur Truc ou machin) où nous attend Alain. Il fait encore bien noir, mais j'apprécie ce moment où nous pouvons encore profiter des décorations de Noël des rues et surtout des maisons, de part et d'autre de la route. C'est parfois un peu tape à l'œil, souvent naïf mais toujours gai. Les autres maisons en semblent d'autant plus sombres et même tristes, en comparaison, comme des maisons vides et anonymes. Il suffit d'un tout petit rien allumé pour que tout change : comme un clin d'œil de connivence, c'est sympa, enfin moi, je trouve.

On a donc un œil ébloui sur ces décors et l'autre sur le tableau de bord où le chiffre de la température extérieure tourne autour de –5° ou –6°… Pas chaud, hein ? Même si tout à l'heure le  soleil remplacera les étoiles, on le trouvera drôle en quittant la chaleur de la voiture. Michel baisse peu à peu le chauffage intérieur de deux ou trois degrés pour qu'à l'arrivée on ne subisse pas trop d'effet frigorifiant, pourtant l'habitacle semble un doux cocon, un abri préservé et moelleux : j'ai toujours bien aimé cette sensation de rouler dans la nuit bien au chaud dans une voiture ; gamin, j'essayais de ne pas m'endormir pour en profiter, je l'appréciais même quand, le lundi matin, mon père me reconduisait à l'internat, et pourtant !… Tu sais cette sensation qui te fait te recaler comme si tu voulais t'enfoncer un peu plus dans ton siège, tu vois ce que je veux dire ?

 

Timing impeccable : on retrouve aux Choux l'ami Michel qui arrive de St Martin pile à l'heure pour nous conduire jusque chez Alain. Le ciel blanchit à peine du côté de l'Est et ce n'est qu'après avoir pris un café-croissant bien agréable, devant l'insert surchauffé, après avoir complété et vérifié notre harnachement (multicouches de vêtements spéciaux, sachets chauffants, qui sous les pieds, qui dans les gants, etc.) que le soleil passera timidement la crête de la forêt en face la maison d'Alain. Actif-Michel est déjà le nez penché sur sa machine : l'amortisseur semble affaissé et le débattement réduit. Effet du froid ? Ça ne s'arrangera pas vraiment en roulant…

On a juste suivi un tout petit bout de route pour vite chercher le couvert de  la forêt, d'accord on ne profitera pas de la très relative petite chaleur du soleil, sans doute, mais on sera à l'abri d'un petit vent qui, par cette température, nous aurait vite glacé ! Les premiers chemins sont assez défoncés, mais, magie du gel, ils sont durs. Il faut évidemment soigner sa trajectoire, se méfier des roins qui t'enferment et font accrocher les pédales, mais quand on voit ce que les sangliers ont fait subir à certains passages, on se dit qu'il aurait été encore plus difficile de rouler par temps doux ! On évite (ou pas) les flaques gelées dont la glace craque sous le poids des vélos (et de leurs pilotes, après les agapes de Noël !). C'est tout de même très roulant dans l'ensemble, mais on roule assez pépère : pas trop envie de se geler les extrémités en créant, par la vitesse, un vent que l'on est bien content d'éviter en sous-bois. Justement, tiens, les sous-bois sont bien agréables : un vrai décor de Sologne, avec bruyères, terre sablonneuse, bouleaux et… étangs ! Question de ça on est servis, on passe d'un bord d'étang à un autre : tous sont gelés et l'on s'amuse de voir les canards, les oies et les cygnes réduits au patinage imposé. Comme en Sologne aussi, des panneaux annoncent de beaux domaines et aussi des interdictions de passage, parfois. Parfois aussi des chasses en cours… Alain et Christian jonglent avec les traces, les allées, les carrefours, nous on suit…Quelques haltes, quelques photos. Avec la matinée qui s'avance, on est vraiment bien à rouler dans un paysage pareil sous le soleil. Mais le froid persiste : aucun signe de dégel au sol (et c'est tant mieux) et dans l'air non plus d'ailleurs : un petit passage sur le bitume, où nous nous risquons à appuyer un peu (si peu) plus, a vite fait de nous geler mains et pieds. Ici et là, nous reconnaissons tel ou tel endroit, déjà traversé lors des randos organisées aux Choux, mais rien qui puisse nous repérer vraiment et l'on se retrouve devant chez Alain sans nous être rendu compte du retour.

Quelques tours de roue supplémentaires pour faire le tour du propriétaire, du petit étang en sous-bois, et l'on se retrouve acagnardés autour de la cheminée, verre en main…Gagné par la chaleur du lieu, des verres, des copains, on discute de tout et de rien, des problèmes de bris de cadre, tiens, en particulier, car figure-toi que Christian, en rangeant son vélo dans la voiture a remarqué une cassure du tube vertical au ras de la tige de selle, alors les « Vitus », ça casse aussi ? À quoi se fier ma bonne dame !

 

Il faut bien briser le moment magique : saluts, souhaits de bonne fin d'année et à plus, on ne s'éternise pas dehors. Le rendez-vous suivant est surtout pris pour Ménestreau, tu sais, je t'en ai parlé la dernière fois, n'oublie pas !  Et puis, si tes divers réveillons et repas t'ont laissé un peu de place, tu auras droit là-bas à un fameux gâteau de riz (ou de semoule) accompagné de crème anglaise ! Si Si ! Ah, tu vois, je t'ai convaincu ? M'étonne pas, un bec-fin comme toi ! Alors pas trop d'excès côté fourchette d'ici là, et tu seras top pour l'année prochaine !

lundi 17 novembre 2008, a 11:47
L’Accro de L ‘ASCO
 

 

Aïe ! aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !!!!!! C'est tellement tiré par les cheveux, ce titre, que c'est à t‘arracher le scalp !  Et puis c'est vraiment usé jusqu'à la corde, le coup de la grotte ou des hommes de L'ASCO, le club sympa d'Ouzouer-sur-loire, j'aurais pu me forcer à chercher autre chose. Mais, d'un autre côté, c'est tellement tentant… et puis tu ne vas pas m'en faire une (pré)histoire (aïe ! me frappe pas !)

 

Toujours est-il quand même – je tiens à justifier mon titre, du moins en partie – qu' il y a de quoi devenir accro de cette rando « Entre Loire et Forêt » ! Même que cette année, mon Frangin, « P'tit Bill » de Germigny, a fait le voyage (il a du mérite, il est parti alors que beaucoup étaient à peine levés !) pour participer, avec femme et copains. Une sorte de voyage d'étude: z'étaient donc une petite brochette de délégués de la « Germignoise », venus étudier ce qui se fait un peu plus loin sur le bord de la Loire, sur le plan organisation et là, ils étaient venus frapper à la bonne porte vu que, justement, les hommes de L'ASCO sont des pros.

 

J'ai même réussi à être à l'heure et l'on partirait presque dans l'étang … qu'est-ce que je raconte, moi, je veux dire : « dans les temps » bien sûr, les EC ConfAnais, le frangin et ma pomme, si, du côté du vélo d'Alain, il n'y avait un blème : ça remue bizarre du côté de sa suspension, ou de sa boite de pédalier, ou bien des deux, j'ai pas bien pigé… En tout cas, ça a l'air de rouler quand même, mais en faisant un bruit un peu curieux, genre percussion brésilienne, you see ? Enfin, bon, il faudrait juste que l'Alain, il pédale sur un rythme de « bossa » et ça nous ferait un petit accompagnement sympa, mais bon, il a pas l'air de vouloir se donner la peine, occupé qu'il est à ouvrir la route sur le bord de Loire. Z'ont eu du mérite à nous trouver une voie, avec la crue de la semaine dernière, ça le fait bien quand même, malgré un passage un peu craignos, en surplomb au-dessus d'un riau qui sort de la levée. Mais il y a deux personnes chargées de la sécurité sur place. Nickel.

Après ce petit passage, disons classique, on s'enfonce dans la forêt. Il fait assez doux  (à l'inverse de l'an passé où l'on se pelait), et Actif-Michel et Anne, s'ils étaient là, auraient largement pu remettre le cuissard court (qui leur seyait tant, ceci étant) mardi dernier. On est sous un vieux temps gris, mais sans que ça mouille, alors que de Cosne à Briare il y en avait tant (du Briare justement)( bruits de mitrailleuse) que j'ai roulé avec les essuie-glaces. Manque quand même un petit rayon de soleil pour allumer l'or des feuilles qui restent.

On est un petit groupe de sept, on a croisé en partant trois Frapadingues : Francis, Frank et Tom. Ce dernier nous doublera un peu plus loin, lancé sans doute à la poursuite des rouleurs de Gien-Relax qui nous passeront sans oublier une petite tape sur l'épaule et/ou un brin de discussion. J'aime bien cette convivialité : on ne peut pas rouler avec tout le monde, mais par ce contact, même bref, le cœur y est.

Car notre allure est correcte sans excès. Les discussions vont souvent meilleur train que les uns ou les autres, du coup on s'attend un peu ou l'on adapte la vitesse. Pas de problème, les chemins sont bien agréables : peu de boue, et encore est-elle légère, et des passages légèrement collants. Mais l'ensemble est plat. Le seul risque  serait la couverture de feuille qui peut cacher quelque roin traître, ou encore une racine glissante, un trou, une pierre… On entend ainsi, soudain, un cri derrière : en me retournant, j'ai le temps d'apercevoir un gars faire un OTB d'école et attaquer le terrain, les dents en avant. Impressionnant… Mais il se relève sans dommage, du bol ! C'est l'ami Maurice, aussi, qui nous fera une chute surprise un peu plus tard dans la matinée, il faut dire que, pour discuter ou parfois pour rigoler un brin, on est parfois un peu touche à touche et il y a des zigzags disons « limite ».

 

On arrive au ravito, après avoir parcouru vingt bornes sans presque s'en être rendu compte. C'est le vaste et superbe  « Carrefour de la Résistance » qui sert de point central de ravitaillement pour tous les circuits. Le site est soigné et un peu grandiose, à cause des huit larges allées forestières qui le forment et, sans doute aussi, en raison de l'important monument élevé aux maquisards de Lorris qui sont tombés là. Un peu solennel, sans trop. Moi je trouve plutôt sympa d'être là à se retrouver et casser une petite graine à côté de ce site commémoratif, ça lui enlève son côté figé et le rend soudain plus familier, plus…comment dire ?…plus dans la vie ? … Tu crois pas que si on remplaçait, ou complétait si tu veux, les commémorations drapeaux tsoin tsoin, par un gueuleton sur place, ce ne serait pas plus sympa, je n'ose  dire : plus vivant ? Moi, je veux bien, et même je vous demande, les amis, de vous servir de ma pierre tombale comme table de repas. À la bonne franquette. Il n'y  a rien de tel. Vous rigolerez bien, je suis sûr, et moi donc !!! L'expression « rire en dessous » sera à prendre au sens littéral !  Il y a bien un film, comme ça où des copains viennent boire le coup  sur la tombe de l'un des leurs…Je ne retrouve plus son titre...En tout cas j'ai un ami, sous terre, en Allemagne, à qui, lorsque je passe, j'aime offrir un verre de Pouilly : la terre de sa tombe l'avale cul sec ! Dame! Le "Bouilly Vumé", il aimait ça, l'ami Heinz! Si on généralisait ça ? Les cimetières auraient une autre gueule  et ressembleraient davantage à d'agréables jardins qu'à ce qu'ils sont…Il y en a...  mais peu chez nous…

 

On est repartis, sans suivre l'une des allées forestières dont je t'ai parlé, ce qui est assez fort, non ? Francis et Franck nous ont suivis, il me semble. Sympa, on va rouler avec eux. En fait, l'ami Pierre était parti devant et on a mis le nez dans le guidon pour le rejoindre. On roule donc avec une certaine application pendant un bon moment, avant que notre groupe se reforme et, du coup, je ne vois plus nos collègues tachetés. Z'ont bifurqué ou quoi ? Franchement on se régale dans cette rando : bien qu'on roule en forêt comme à Montargis ou Chalette, on n'a pas cette impression d'être un peu enfermé. Ici, le regard porte dans le sous-bois, on respire… et l'on admire. Les amis de l'ASCO, nous ont trouvé des petits sentiers au milieu de tout ça, superbes et amusants. On ne s'ennuie jamais.

Deuxième passage au point de ravitaillement. Les autres repartent vite. On suit un peu après avec Michel et François et, comme on appuie un peu pour tenter de rejoindre les autres, on se rend compte que François roule un peu moins. Sa dernière sortie date des « Vignobles » et il est un peu court. Pas grave : on vient d'attaquer le « Sentier des Fontaines » et on prend le temps d'en profiter car c'est un régal. Le sentier lui-même, single sinueux avec, même, des petites montées et descentes, et puis ce à côté de quoi l'on passe : des chênes remarquables, des petites fontaines, des étangs. Du coup, on prend le temps de faire quelques photos et l'on revient assez cool, avec Jean-Paul qui nous a attendus un peu plus loin. On arrive ainsi pile-poil pour l'apéro et la remise des récompenses : car coupes il y a! Une pour Maurice, à cause de sa belle barbe, et une pour les Germignois, pour leur long déplacement. La discussion s'est d'ailleurs engagée entre les collègues organisateurs : on compare, on échange des techniques, et l'ASCO promet d'être présente à la prochaine « Germignoise », super! Bref, l'ambiance est bonne autour des verres et, encore une fois, on a du mal à quitter ce local où il fait chaud, chaud et sombre un peu comme dans une grotte… Hein ? Ah non !!! Pas encore le coup de …la grotte de l'ASCO !!!

 

Dimanche : évidemment la rando des Vergers des Beaumonts à Bonny-sur-Loire. Côté VTT : 20 et 40 km.. On y a notre rond de serviette, là-bas… parce que c'est LE  plus fameux ravito de l'année. Noël avant l'heure, quoi ! 

mardi 21 octobre 2008, a 13:12
Tant d’gars à la « Transgât’ » !
 


J'aurais pu reprendre le même titre que l'an passé (remonte un peu en arrière : « Transis et gâtés ») parce que, ce matin de départ pour Chalette-sur-Loing, ça pince un brin ! Comme je me suis levé tôt, j'ai un peu traîné (il y a une logique) et, lorsque je m'assois au volant, en me disant que je ne suis pas en avance, je découvre mon pare-brise givré ! Où est c'te bon sang de raclette grattoir ? Le temps de vider rageusement le foutoir de la boîte à gants qui s'est encore accru avec la présence d'un gilet-fluo, et je trouve enfin l'objet. M'en étais pas servi depuis quelque temps, il faut dire !

Eh oui, la température flirte avec le 0° ! Et passe même à –1° ici ou là.  Fort heureusement, il y a peu de brouillard  et l'aube annonce le soleil. Il devrait même faire très doux en fin de matinée. Du coup on ne sait pas trop comment s'équiper. Sur le vaste parking bien pratique, on voit de tout, côté tenues. Je tente encore le cuissard court, mais le temps d'aller m'inscrire et je me ravise en enfilant les jambières. Pour le haut, j'opte pour une tenue millefeuille : j'en enlèverai au fur et à mesure de  la matinée si besoin. Gants longs pas trop épais et pas encore de sur-chaussures même si, au départ, ce ne serait pas de refus. Mais le soleil se lève déjà, juste en face, éclairant la légère brume qui flotte au-dessus du lac. Magique !  Dire qu'on pourrait rater des moments comme ça !

Bon voilà, on est tous entassés sur l'espace de départ entre les deux portiques gonflables, à attendre le top-départ de neuf heures. Il faut un peu jouer des coudes pour atteindre le café, pain au raisin et saluer les copains qu'on entrevoit, au milieu des tenues multicolores. On serait un millier et que des vététistes. Personne de l'EC ConflAns (pour Michel et Maurice, je savais, mais les autres…). Pas de Stéphane, le régional de l'étape. Une belle brochette de Gien-Relax, Super-Dudu en tête, et puis des plus mordus des Frapadingues dont Francis qui découvre cette manifestation, et, avec l'œil d'un président organisateur, admire toute l'infrastructure de cette Base de Loisirs du Lac. C'est vrai que ça aide quand on dispose d'un d'espace et de moyens comme ça !

 

Les fauves sont lâchés ! la vague des participants aux deux plus grands circuits (50 et 38) s'élance sous le portique et contourne le lac par un chemin assez large. L'an passé, on avait traîné un peu en arrière, pour profiter de la vue de cette guirlande de maillots colorés festonnant la rive du lac dans le soleil levant… Joli coup d'œil ! Qu'en sera-t-il de telles images quand la réglementation nous aura contraint à tous porter le même gilet-fluo, comme nous le pronostique Francis? T'imagine un peu ? Qu'est-ce qu'on sera beaux ! Et puis pratique aussi pour se repérer ! Remarque les Marsus n'auront qu'à le consteller de quelques taches noires et les guêpes de Gien-Relax de quelques traits noirs et ce sera O.K pour eux. Je te parle de ça parce que, en ce moment où l'on roule dans la foule, j'essaie de ne pas perdre de vue le Francis, qui, lui tâche de coller à Tom qui est parti comme un dératé. Alors on évite l'un, double un paquet, coupe à travers l'herbe, essaie une variante en tâchant de ne pas se prendre un banc de bois, de bousculer le moins de monde possible et d'éviter de l'être soi-même . Difficile, dans ces conditions, de profiter du site, des canards transis sur le miroir fumant de l'eau du lac. Mais c'est aussi un jeu, une fois de temps en temps, pourquoi pas ?

Une main sur mon épaule, un : « Alors Papy ? » Non, Mais ???  C'est Claude de Gien-Relax, qui doit vouloir rattraper ses collègues-aux-mollets-d'acier et qui bourre comme un malade, quitte à frotter un gros peu le « Pharmaton » au passage et s'attirer, de sa part, une répartie… fleurie !

Un bout de bitume, deux ou trois virages ne font qu'accélérer le train et, au moment où on s'engage dans la forêt, après un petit tunnel sous la voie ferrée, je souffle déjà comme un phoque ! C'te cadence qu'ils nous mènent, le Tom et le Francis. En gros, je suis, mais je ne regrette pas quand on est un peu freinés par un bouchon. Dès la moindre portion un peu montante, je perds quelques longueurs. M'ont cueilli à froid. On va pas faire 50 bornes comme ça ?

Alors voilà, je ne te raconte pas le parcours, tu vois le topo : on est dans la Forêt de Montargis, on tourne à gauche à droite, on roule sur de larges allées forestières, puis on s'engouffre dans des singles et ainsi de suite. Le sol est sec : un miel ! (normal en Gâtinais !) tout ça sur du quasiment plat. Quelquefois, dans les monotraces, on est ralenti un peu mais ce n'est que pour mieux mettre les watts en doublant n'importe comment. J'aimerais bien jeter un coup d'œil au cardio, mais les manches des multiples couches de vêtements le recouvrent et puis, de toute façon je ne l'ai pas mis en route, et puis, le faire en roulant dans ces conditions, maccache !

Enfin, bon, je colle à peu près à Francis et Tom et, peu à peu, ça irait plutôt mieux. Mais faut reconnaître qu'on n'a pas vraiment fait la conversation depuis le départ !

Tiens, on sort de la forêt ! C'est plutôt agréable d'avoir le regard qui porte un peu plus loin et puis, surtout, on trouve les rayons d'un soleil qui n'est qu'automnal et donc chauffe encore bien agréablement. En fait, on arrive au village des Stroumpfs.  Si, si ! Paucourt est au centre de la Forêt de Montargis, au milieu d'une clairière, suffisamment grande pour quelques cultures, mais vraiment cernée par la forêt. M'est avis que les gars qui cultivent le coin doivent avoir fort à faire pour garer leurs récoltes des sangliers ! Enfin, c'est là que se trouve le ravito, comme l'an passé (après tout, c'est peut-être le même circuit aussi, non ? Comment veux-tu reconnaître ?).

On souffle un pneu, et, justement, le pneu de Francis souffle aussi, en ce sens qu'il se dégonfle ! Et, justement, Francis a oublié sa pompe… gonflé, non ?

Se contente de remettre un peu d'air… hum ? Suffira sûrement pas… Aussi me demande-t-il de ne pas partir devant et de l'attendre pour le cas où.. Alors là, ça me scotche, vu que pour le moment, je voyais plutôt sa roue arrière !

 

Nous voilà repartis, on longe l'arrière de pavillons dont le jardinet donne sur notre chemin et…il me semble bien reconnaître la maison de Fabrice et Nadine, des copains de vacances, j'halte au portillon… Quoi ? « J'halte », ça te prend le français à rebrousse-poil ? T'as compris quand même, bon… Moi ça m'est tombé sur le clavier et j'ai laissé, parce j'ai trouvé ça sympa, alors… donc j'halte et j'hèle (tiens d'ailleurs, il ne gèle plus, il ferait même bon…) à travers le jardin…Seul Lulu, le Labrador, me répond, vient chercher une caresse et m'apporte son soutien à grands aboiements, qui font s'ouvrir un Velux sur le toit.. « Tiens c'est Toi ! » qu'ils me crient, justement, les habitants du toit qui, jusqu'ici, se sont tus (on est ensemble, à tu et à toi, évidemment !). On s'échange deux trois phrases, du style : « On s'appelle, on se fait une bouffe—Excusez, il faut que je rattrape les copains, A+, bises ».

Ben, Francis, il ne risque pas de m'avoir devant lui !  Quelques minutes, ça ne se récupère pas comme ça, que je me dis en appuyant derechef sur les pédales ! En réalité, le Francis est arrêté à peine un kilomètre plus loin, à réparer sérieusement la crevaison et soutenu matériellement par le Pharmaton qui l'a rejoint et me fait remarquer qu'il va me falloir bien indiquer dans  mon récit de l'événement qu'il est bien passé devant moi… ce dont acte.

 

Mine de rien, et vu la rapidité d'écoulement du trafic sur ces chemins roulants, quand on repart, quelques minutes après, on n'a plus l'impression d'être avec le même type de participants. C'est plus cool et familial… Par contre, quand on bifurquera sur le grand parcours, il nous semblera 'être tous seuls ! Curieux, non ? Pourtant on bourrait bien !

Tom est parti depuis longtemps devant et nous ne roulons plus qu'à deux avec Francis. Du coup on a pris un train qui, tout en étant soutenu, comme on dit, est plus raisonnable.

Un peu plus de relief dans cette partie, j'explique : ça veut dire que l'on rencontre deux brefs raidillons et deux ou trois faux-plats montants avec un bout de descente. Pour le reste, on pourrait tourner en rond, le paysage reste le même. Mais les chemins sont bien sympas, et un sous-bois d'automne, sous le soleil, c'est évidemment superbe, ce qui explique le nombre important de randonneurs ou de promeneurs à pied que nous rencontrons. C'est beau, mais c'est frais, c'est vrai, et c'est  curieux comme, dès qu'il nous arrive de sortir (rarement) du couvert des arbres, on a une impression de chaleur. Deuxième ravito, encore une fois au même endroit que l'an passé... Je te dis, si ça se trouve c'est le même circuit !

Plus loin on effleurera Paucourt une deuxième fois, près du Stade, point de départ de la « Paucourtoise » qui avait lieu le lendemain du « Défi des Birettes ». Les kilomètres ont bien défilé, ça sent l'écurie, maintenant : sortie de la forêt  et petit tour attendu sur le chemin de pêcheurs entre les bassins de la sablière, avec une petite déception : le single un peu technique et, en tout cas, amusant, qui serpentait entre les broussailles a été élargi et est devenu plus roulant. Dommage. On revient par le bord du canal en roulant bien encore, je trouve. Un pont, la base de loisirs, le portique, un nième T-Shirt cadeau et…un Super-Dudu qui me tombe dans les bras en pleurs (simulés of course, le Super-Dudu, c'est un homme !). Moi je pense que, ça y est, il est encore tombé sur la fesse ! Mais non, même vélo (ou presque lui c'est un « Combi », mais Commençal quand même), et même problèmes : il a cassé le triangle arrière au niveau de la base droite, celle qui est déportée vers le bas. Moi ça m'était arrivé dans les bois de Jouet-sur-l'Aubois. On compatit, on se dit : « Que veux-tu qu'on y fesse, pardon, qu'on y fasse ? ». J'ai toujours le cadre de mon « Doktor », le triangle arrière est intact, ça pourrait aller ? À voir …

Voilà, 53 km, 21 de moyenne (20,97 pour être exact), pas regardé le dénivelé…On traîne un peu, juste pour, et puis on remballe, il fait bon, et presque chaud, espérons que ça va durer un peu… Dame, faudrait pas que le temps s'gâte à la Transgât', ouahhh !!!  Celle-là tu pouvais pas y échapper !

 

Alors maintenant ça va manquer un peu, côté rando organisée. Il faudra être imaginatifs, avoir un peu d'initiative. Reste que, dimanche prochain, on peut jouer au compétiteur pour les copains de Gien-Relax qui organisent leurs « Trois heures ». Il y a aussi une rando à Vieillemaisons (45). Ça peu paraître loin, mais pas plus que Montargis, et le coin est vraiment pittoresque. Moi je joue aux déménageurs à Grenoble.  Si vous voyez autre chose, en particulier pour l'autre week-end, signalez-le. Je n'ai plus rien d'ici la « Montargoise » le 11.

lundi 03 mars 2008, a 17:49
La « Choézienne » : Dans...les choux !
 

 

Il s'en faut de peu, si l'on en croit les prévisions météorologiques qui nous annoncent de la neige pour mardi, pour que ne se renouvellent les conditions d'il y a deux ans.  La « Choézienne », randonnée pédestre et VTT autour du charmant village des « Choux », près de Boismorand, s'était alors déroulée sous un fameux manteau de neige. Cela avait rendu la première partie de la rando quasiment féerique, grâce au gel et au soleil, mais aussi presque infernale dans sa deuxième partie, lorsqu'il avait fallu lutter contre la boue à la suite du dégel de fin de matinée.

L'an passé, j'étais alors sur les bords du Salagou et donc, pas de Choux. Mais là, il y a rencard pour l'anniversaire de Maurice, qui crèche à Nogent, juste à côté. Donc pas question de manquer les Choux. Même si j'ai regret de ne pas rouler avec Manu, qui est descendu et doit rouler à Tracy. Mais, bon, lui, il est dans sa préparation à « Valence-Gap », ce qui n'est pas rien et se propose, en toute simplicité, de faire le circuit prévu à Tracy, ce matin (32km) deux fois !!! Simplement... Donc pas trop de regrets, je n'aurais pas pu suivre !

J'arrive aux Choux, à peine à la bourre, mais les autres sont quasiment prêts. Le temps de saluer Ludo qui arrive accompagné de son neveu (16 ans), je jette un coup d'œil autour : pas aperçu de « Frapadingues », Le Tarnais avait pourtant parlé de venir ici, un ou deux « Gien-Relax » seulement. Ils fabriquent quoi ceux-là, c'est pourtant à côté de chez eux cette fois-ci ! Par contre les z'Ouzouériens de la Trézée ont fait le déplacement et partent déjà devant. J'avale trop vite un café et j'enfourche le biclou : Maurice m'attend car Michel et tout l'ECC team a déjà pris la tangente !!! Sont pressés dis donc !. Du coup me voilà déjà à appuyer un peu pour rejoindre le groupe, comme ç a, à froid. Tu parles d'un échauffement !

Je ne sais pas si c'est ce départ en fanfare, mais, du coup, je ne réussis pas à trouver mon rythme : pourtant le coin des Choux, c'est vraiment plat et puis, ce matin, malgré un ciel bas et un fichu petit crachin tout fin qui vole parfois, le sol est plutôt sain, en gros. Il y a bien parfois quelques flaques qu'on essaie d'éviter, de courts passages un peu plus glissants mais rien de méchant. Des chemins sablonneux, des bouleaux et des étangs pittoresques comme en Sologne, c'est plutôt joli malgré le manque de soleil. Des gués aussi, que certains franchissent ou que l'on peut (parfois, pas toujours !) éviter par une passerelle, quelquefois glissante: témoin Christian qui en est descendu un peu brutalement !(photo).

Les deux circuits se séparent, et nous aussi : Pierre accompagne Alain qui, la saison de chasse finie, a repris le vélo et est forcément en toute petite forme. On fanfaronne : « On vous attendra à l'arrivée ! » que leur lance Christian ! C'est le moment où Ludo et son neveu nous rattrapent, Stéphane aussi d'ailleurs : on roule un moment ensemble. C'est pas aux Choux qu'il trouvera que quoi se préparer à affronter, avec son beauf' Manu, les 2000m quotidiens de dénivelée positive qu'il leur faudra se goinfrer entre Valence et Gap, début mai ! Un passage un peu gras entre des flaques et j'entends derrière moi le bruit métallique qui caractérise une chute. Le neveu de Ludo  a glissé et chuté entraînant Stéphane. Rien de méchant, plus de rire que de mal. Tous les trois ont bientôt disparu au bout du chemin car, malgré les efforts, on se traîne. On a passé la nationale 7 et l'on s'oriente vers Ste Geneviève des Bois : on traverse de grands champs par des chemins qui ont beau ne pas être boueux mais où j'ai l'impression de ne pas avoir de rendement. De plus, on a le vent dans le nez, pas marrant. De ce côté-ci, c'est moins plat : on descend la rue principale du village et en bas , dans l'axe, la porte de l'église semble ouverte en grand pour nous attendre : tu parles d'une arrivée qu'on y ferait ! Après les nobles de l'Ancien Régime, qui pouvaient entrer à cheval, les vététistes du XXIème siècle sur leurs machines !

De plus en plus, je pédale mécaniquement : tu parles d'un changement par rapport à la semaine dernière. Pourquoi ? Une mauvaise nuit, ça suffit, tu crois ? Drôlement fluctuant, la forme ! On passe par Nogent, à quelques centaines de mètres de chez Maurice…On y reviendra tout à l'heure, mais ça sent déjà bon la cuisine ! On retrouve en gros le circuit que nous avions fait dans la neige et la boue il y a deux ans. Ben, je ne me sens guère plus faraud ! D'ailleurs le chemin est plus boueux que tout à l'heure, c'est une idée ? Le plus souvent, je m'accroche à la roue du dernier (qui devient, du coup l'avant-dernier, tu me suis ? Enfin, non pas « tu me suis », sinon, ce serait toi le dernier…Oh que c'est compliqué !). Parfois je n'ai plus de courage et j'en ai marre de faire des efforts, et reste un peu à la traîne : le groupe s'est opportunément arrêté pour admirer une riche demeure : plusieurs bâtiments ‘achement bien retapés ou en cours de… pas le temps de participer à l'admiration, j'ai recollé au paquet et je ne lève guère les yeux de ma roue avant. Remarque, ça vaut mieux, il faut regarder où on passe car le coin devient franchement gras ! Usant. Enfin, moi je trouve que. On se fait moquer par Christian qui nous traite de randonneurs du troisième âge ! Le voilà qui prend le relais de Manu ! Les cinquante bornes commencent à faire des dégâts : Maurice s'est quasiment arrêté tout à l'heure, bloqué par une crampe. Je ne veux pas dire tant mieux, mais le fait est que ça m'arrange de nous voir lever le pied un peu plus. On va finir à pied, tu crois ?

Bon, à force d'à force, on retrouve les pistes sableuses qui annoncent le retour aux Choux. Il est midi. Pas mal de monde est déjà reparti. On a l'impression qu'il y avait plutôt moins de monde que d'hab' . Si tu mets déjà les Frapadingues + Gien-Relax en moins, ça fait déjà des absents qui sont pas là (comme dirait « L'Autre », ce grand enfonceur de portes ouvertes, frère jumeau, sans doute, de M. de Lapalisse !).

Nettoyage des vélos et bilan : 50 km et, selon les altimètres, entre 265 et 295m de dénivelé + (on les a faits où ?) mais surtout… 16,7 de moyenne, soit nettement moins que la semaine dernière à la Décrasseuse, qui avait tout de même un relief plus conséquent. Et en plus je suis rincé... eh ben ! Le Ludo, qui en est à plier les gaules, annonce un 19 km/h et quelques plus honorable. Stéphane  repart déjà en voiture, bon c'est vrai qu'au compteur de l'âge, on a aussi un chiffre supérieur, pas vrai Maurice ? D'ailleurs, on se prépare à fêter ton année supplémentaire. On commence déjà dans la salle d'accueil (où j'ai le plaisir de voir qu'ils affichent, outre une photo que j'ai prise dans la neige, il y a deux ans, deux articles que j'ai écrits pour le « Régional' ), avec une coupe offerte à Maurice et un  premier coup à boire, puis en route pour Nogent pour continuer la fête autour du « Bäckerhof » mijoté (et de quelle manière !) par Monique ! Tu crois que c'est avec ça qu'on va se préparer à grimper les raidillons et les côtes qui nous sont promis, la semaine prochaine, pour les « Coteaux de Morogues » aux Aix d'Angillon ? (Car, oui, oui, le départ est aux Aix ! Pas à Morogues !) Il paraît que c'est le plus beau circuit qu'ils aient tracé depuis dix ans, ça promet ! Il paraît aussi qu'on y rencontrerait des membres de l'UM Veaugues…Rigole pas, c'est annoncé par Olivier, le Président ! Si, si ! Pour info, il y a aussi la Rando des Châtaigniers à Argent-sur-Sauldre. Plus plat et sympa aussi, de quoi hésiter au vu de ce qu'on a réalisé aujourd'hui !

lundi 19 novembre 2007, a 13:31
Chez les hommes de l'ASCO
 

  

Il fait un froid des âges farouches quand on se pointe chez les hommes de l'ASCO à Ouzër-sur-Loire, on pourrait même dire que  « sapiens » un peu, mon n'veu ! L'ASCO cest la tribu de Michel Baudu, des gars qui connaissent les valeurs premières, pour ne pas dire « primitives » du VTT. On se caille depuis quelques jours et même vendredi après-midi, quand on s'est fait une petite sortie avec Michel de St Martin, entre Gien et Briare, on était bien content davoir un peu de soleil et les deux trois raidillons quon s'est grimpé au-dessus de Gien avaient fait du bien à la température interne. Ce matin le « Rahan » avec son slip en peau de panthère, il pourrait aller se rhabiller, il fait un temps de mammouth !!! On entre dans l'antre de l'ASCO s'inscrire et boire au chaud : il me semble bien, c'est juste, distinguer dans la pénombre des gravures rituelles, sans doute tracées par les hommes de l'ASCO, (voir photo) je me disais bien aussi...l'ASCO l'ASCO y avait un truc célèbre, non ? Bon, on va pas en faire toute une (pré)histoire ! Mais, donc, allons sacrifier, et avec quel plaisir, au rite du Veh Teh Teh : Sanglé dans ma peau de bête (le « Gore Tex à Laine polaire » est une espèce beaucoup chassée par les hommes de l'ASCO !), je me joins aux autres tribus représentées : il y a plein d'Ouzouëriens (une tribu de la race des « homonymes », des bords de la Trézée), ceux de Gien arrivent aussi peu à peu, les ConflAnais sont là. Il n'y a guère que les chasseurs de marsupilamis qu'on ne voit pas, pourtant, avec leurs peaux de bêtes tachetées, ils auraient été vraiment dans le ton, les homos veteticus, comme il aime à dire le Grand Marsu. L'homo veteticus étant, j'ai plaisir à le rappeler ici, un « homo erectus »(et comment !), il est par contre peu probable qu'il puisse être considéré comme un « homo sapiens » car il a pour habitude de lancer bien souvent sa carcasse dans des plans pas toujours très sages (« sapiens » = sage, raisonnable et même prudent !!!).

Enfin voilà, j'ai eu plaisir de saluer les uns (non, pas les « Huns », ça cest plus tard !) et les autres, de discuter autour de la carte des circuits : chacun en reçoit un exemplaire avec numéros de téléphone, (ça c'est de lorganisation !) et le grand Christian me le fait remarquer : allusion à la rando de l''an passé, qui m'avait vu crever à X reprises, ce qui avait enclenché quasiment toute chaîne de solidarité. C'est ainsi qu'ont survécu les hommes primitifs : par l'entraide au sein du groupe ! On y est, j'te dis ! Un ptit coucou à Ludo, qui a bravé le risque de verglas (les saleuses tournaient sur la nationale) pour venir faire sa dernière rando de la saison avant une coupure pour une petite opération et une naissance à son foyer au moment de Noël !!! Si ! Si ! Un événement à marquer d'une croix, quoi (ohhh, c'est d'un goût !!!)

Bon alors, on part ou quoi ? Pierre est déjà devant, avec Christian. L'air gelé glace les bronches et les poumons. J'ai ressorti tout ce que j'ai de plus chaud, et je n'ai surtout pas oublié les petits sachets chauffants collés sous l'avant des pieds, parce que moi, même avec les sur-chaussures, je me caille les pattes ! Ça rappelle les sorties qu'on a pu faire par des moins huit ou pire, du côté de Vailly, de Ménestreau ou de Bouhy dans la neige. Quand les roues libres gelaient et qu'il fallait (à la guerre comme à la guerre) pisser dessus pour les dégeler ! Ce n'est pas si pire ce matin et, finalement, à l'abri du sous-bois, on est plutôt bien à rouler sur le sol dur parce que sec ou bien gelé. Le parcours ressemble un peu dans son principe à ce que nous avons suivi la semaine dernière pour la « Montargoise » : une espèce de huit avec ravito au point central et un grand parcours en boucle greffée. On ne se dirige pas vers Vieilles maisons, comme l'an passé, et on ne sort pas de la Forêt de Lorris : certains singles sont un véritable régal, sinueux à souhaits et un peu techniques avec racines et dévers. Difficile de se lancer vraiment, sachant qu'on peut tomber sur tout et n'importe quoi au prochain détour. Du vrai VTT, tracé (et super-bien balisé) par des gens qui savent ce que c'est. Ça n'empêche pas, en plus, le plaisir de la balade, comme ce passage le long dun étang gelé. Ce n'est pas laffluence sur les chemins, et pourtant on est près de 250 vététistes (un peu moins de marcheurs, sur des parcours distincts). Les gros rouleurs ne nous ont pas (encore) dépassés : ils doivent aussi profiter de l'agrément de la balade, et puis, de notre côté, nous roulons plutôt bien. Maurice a abandonné sa machine de rêve qui lui avait été prêtée la semaine dernière et a même laissé à la maison ses roues-mongolfières, aussi est-il peut-être un peu moins (un peu seulement) rapide. Maintenant, notre petit sortie de vendredi fait peut-être son effet : je me sens bien plus en forme et Michel de St Martin aussi semble-t-il. On ne retrouve l'affluence qu'au ravito où nous rejoignent les autres. Les boissons brûlantes sont bienvenues surtout pour se réchauffer les doigts sur les gobelets ! Je laisse de côté le vin chaud, on verra en repassant tout à l'heure Il est sympa ce grand rond-point... Et pourtant, il est dédié à la Résistance du Maquis de Lorris. Un grand monument, des tombes alignées, comme le furent sans doute, des fusillés... c'est paisible, plus que triste, mais ça me fait toujours une sensation étrange, un peu de malaise diffus, à me sentir m'amuser, profiter dun cadre superbe là où d'autres sont tombés... moche...

On est repartis de bon train et on place même une sérieuse accélération en suivant un petit groupe de rouleurs qui nous dépasse. Fatal pour le Pierre que l'on distance un peu. Un petit effort qui compense les côtes que l'on n'a pas. De nouveau des singles, de grandes allées aussi, et le soleil qui pointe un peu : même si on na pas vraiment limpression que ça se réchauffe, c'est bon à sentir et c'est plus joli. On repasse au rond-point ravito : Maurice en profite pour réparer une crevaison survenue opportunément cent mètres avant l'arrêt. Heureusement qu'il na pas ses pneus-boyaux, un peu galère à remplacer en cas de besoin ! On en profite aussi pour mettre le nez dans un demi-gobelet de vin chaud. Bien agréable, mais pas malin, non ? Les avis se contredisent : pour les uns ce n'est évidemment pas indiqué, pour les autres ça dope un peu, le troisième camp considère que l'alcool est, en plus grande partie, évaporé, alors...

Pour ma part, ça m'aurait plutôt donné un coup de fouet. On repart pas mal, par contre ça aurait plutôt été néfaste à Michel... Christian et Pierre étaient repartis avant, pressés de ne pas arriver trop tard. La boucle nous ramène en un final en bords de Loire. Profil différent, on est, bien sûr, sortis de la forêt, mais le chemin un peu herbeux est bosselé, collant et glissant : Michel l'expérimente à ses dépens en se retrouvant soudain les quatre fers en l'air. Cest vrai que le passage tire un peu sur les pattes et l'on revient plutôt cool en discutant de la façon dont la levée, au pied de laquelle nous roulons, est construite. Un dernier crochet pour éviter deux cents mètres de route et retour à la base avec la satisfaction d'avoir fait une belle rando : belle région, belle organisation, joli parcours avec un sol encore le plus souvent sec ! Chacun pense évidemment à la semaine prochaine et parle des pluies annoncées ... Ça tombe pile avec la rando de Bonny : « les pommes » qui rime souvent dans les esprits avec « boue » même si les organisateurs ont trouvé un circuit roulable qu'ils conservent en gros dune année sur l'autre.C'est plus central pour nous, on retrouvera peut-être des gens qu'on n'a pas vus ces semaines dernières, les « Frapadingues » y seront sûrement et puis les neversois aussi (« Tac », tu seras là ?) ? Manu descendra peut-être aussi... Moi, il faudrait vraiment que je change mon pneu arrière : un « Python » usé, dans la boue,  ça l'fait pas vraiment  pour faire « les pommes » !

lundi 22 octobre 2007, a 13:02
« Transgâtinaise » : Transis et gâtés !
 

Eh ben ! Pas facile ces temps avec le blog ! Il semblerait que vos commentaires ne m’arrivent pas toujours et que, du coup, je ne puisse pas les valider. Ne pas hésiter à me contacter directement, par mail si vous voyez un pb comme ça. Moi-même j’ai un peu de mal à faire ce que je veux sur le blog ; est-ce que ça vient du blog ou de mon ordi tout ça ? L’est p’têt ben givré, non, avec ce temps ? Parce qu’hier à la « Transgâtinaise » ça pinçait un peu mon n’veu ! (comme dirait Ludo !). Il y avait moins trois quand je suis passé à côté de chez Maurice, à Nogent. Ça m’avait fait tout drôle, au lever, d’enfiler le cuissard long, j’avais l’impression que j’allais avoir bien trop chaud, impression vite disparue quand j’ai mis le nez dehors. C’est vrai qu’il fallait partir tôt mais ce n’est pas désagréable, surtout quand on sait que l’on va faire une belle rando, par temps sec et ensoleillé, avec plein de monde et de copains. J’étais en particulier ravi de savoir que mon frangin François (oui, tu sais, celui de Germigny) venait avec ma belle-sœur y participer. Il se bouge le frangin, chouette ! Certains trouvent parfois que faire plus de vingt bornes en voiture pour une rando, c’est le maximum, et ben là…Germigny-Chalette ça fait un bout, et Ludo de Pougues devait en faire autant ! Z’ont pas peur de bouger les Nivernais ! Heureusement ils ne sont pas les seuls, parce que la « Transgâtinaise », elle attire un max de monde. C’est vrai que chaque manifestation VTT porte sa marque, son signe particulier. Ce peut être un site, un tracé, une date, un accueil particulier ou simplement une ambiance. La « Transgâtinaise , c'est un peu de tout ça : tout d’abord l’ambiance, c’est certain : un millier de vététistes massés sur l’aire de départ, c’est évidemment impressionnant. Même si, cette année, ils ont fait un peu moins que l’an passé, ça tourne toujours autour du millier. Pourtant, pas de pagaïe car le site du Parc de Loisirs du Lac est vaste et l’organisation tout à fait à la hauteur de la situation. Sur le vaste parking, chacun prépare le matos, accroche sa plaque de cadre, et surtout soigne la tenue : on hésite un peu, car on se dit qu’il faudra peut-être en enlever, en cours de route : le soleil s’annonce déjà et ses premiers rayons font du bien. Je suis garé face au lac et le lever de soleil sur la surface de l’eau qui « fume » de buée, c’est grandiose. Le genre de truc que les lève-tard ne connaîtront jamais ! Je ne suis pas arrivé tard et ça me permet de rôder un peu, en particulier du côté de l’accueil où le café est servi avec pains au chocolat ou autres ! Tu peux même manger un sandwich, si le cœur t’en dit. Tout ça GRATOS, z’entendez les gens des Vignobles ? (Tiens faudrait que je te dise un truc ou deux à ce sujet mais, bon, on verra). Ça me permet aussi de guetter les arrivants :pas beaucoup de Gien-Relax (un ou deux, les autres seraient en compète), pas encore de Frapadingues (j’en croiserai deux au premier ravito) par contre les Trézéens d’Ouzouër qui se remettent au VTT après la période cyclo sont là en nombre. Les Conflanais de l’ECC arrivent aussi et voilà le frangin qui s’annonce. Pas vu Ludo, mais la foule est dense maintenant sur l’aire d’accueil: il y règne une atmosphère particulièrement joyeuse, une espèce d’idée de fête, rien de comparable avec la tension qui précède une compétition. On cramponne le vélo et tâche de ne plus lâcher les gens avec qui on veut rouler, car une fois le départ donné… Car, oui, le départ est groupé et, avec une foule pareille, c’est quelque chose ! Le gars au micro donne les consignes, en essayant de prévenir la méga plante de l’an passé (on avait suivi un autre balisage et il s’en était suivi des bouchons montres). Il précise, en le montrant, le seul type de balisage à suivre. Ça a l’air un peu forcé, mais ça ne l’est pas : on verra vite que la Forêt de Montargis, dans laquelle on va rouler toute la matinée, c’est des balisages de toutes couleurs et dans tous les sens. Mieux vaut être simple et clair ! Bon. Tout le monde n’aime pas les départs groupés, il n’en faudrait pas tous les dimanches, sûr, d’autant que ça fait partir plus tard, mais ici, ça participe de la fête, et puis c’est pas le « Roc » non plus, malgré l’affluence. D’abord, on part par vagues, il y a de la place et donc pas de bousculade. Le moment où le speaker libère la masse colorée des vélos ressemble d’ailleurs davantage à la sortie de gamins en cour de récré, ou a un lâcher de ballons (à cause des couleurs des maillots) qu’à un départ de course... Où est parti le frangin ? Devant, je pense, vu sa position dans la foule. Avec Maurice, Michel et Antoine et puis Pierre et Christian de l’ECC et aussi Jean-Paul on est plutôt partis derrière. On part tout doux en admirant le ruban coloré des vélos le long du lac (quelques photos sont incontournables). Puis on s'y met et, du coup, on a pas mal à remonter, d’autant plus que quelques minots ont joué le départ des "grands" au lieu d'attendre leur tour... Pas grave, les chemins et les quelques rues sont larges et peu à peu on trouve sa place au long des chemins de la Forêt de Montargis, dans laquelle on s’est vite enfoncé. Le site est bien connu : c’est celui de la « Paucourtoise » d’il y a deux semaines, celui aussi de la prochaine « Montargoise » du 11 novembre. Le sol est sec et les traceurs ont su alterner les passages sur de larges allées et les chemins sinueux et amusants. Je me suis placé devant notre petit groupe et j’ai bien fait car il n’est pas toujours facile de conserver le contact au rythme des divers dépassements qu’impose le nombre de participants . On perdra ainsi Christian que nous croyions devant. D’ailleurs l’Antoine, qui roule dix fois mieux que nous, nous rejoint tout essoufflé, nous accusant de vouloir tenter d'établir un record! On roule parfois un peu en accordéon, ça permet aussi de souffler un brin ou de discuter. Je guette François que nous pourrions rattraper mais c’est lors d’un bouchon, dû à un franchissement de fossé, que nous le doublons sans le voir, en choisissant une variante. Du coup c’est au ravito de Paucourt que nous le retrouverons. Repartons avec lui et il suit bien le tempo, même si le train est soutenu (on a fait combien de moyenne, Michel ?). Bien sûr, on passe par « La Montagneuse » pour se colleter avec deux ou trois montées parfois sévères (18 à 19% nous dit Michel qui est équipé d'un véritable ordinateur de guidon) mais, bien sûr, jamais bien longues. On a pourtant roulé et re-roulé des fois et des fois dans cette forêt, c’est à peine si on reconnaît les coins. En tout cas on ne s’ennuie pas et puis le soleil qui illumine les feuillages d’automne assure le spectacle. On stoppe un instant pour saluer le frangin qui bifurque sur le 38 km et l’on poursuit sur le grand parcours où, à l’inverse de l’an passé, on trouvera toujours du monde : et même du monde arrêté sur le côté et qui répare ! Qu’est-ce qu’il y a comme crevaisons semble-t-il ! On passera ainsi sans le reconnaître devant Ludo (il était bien là !) qui galère avec une chambre à air inadaptée à sa roue et que son neveu (Félix ?) a, dans l’insouciance de ses 16 ans, abandonné à son triste sort!.. On revient peu à peu sur les autres circuits (sans voir le balisage, ça se reconnaît au type de gens que l’on y rencontre) et puis retour en bord de lac. Soudaine bifurcation, que l’Antoine, nez dans le guidon, sur le bitume, n’a pas vue : une variante « difficile » est annoncée. Stupide dénomination qui fera peur à certains et leur empêchera de profiter de ce superbe single dans la végétation du bord de l’eau, pas spécialement technique mais vraiment sympa à faire (surtout que l’an passé, on l’avait parcouru à pied, en plein dans les fameux bouchons du départ !). Après Cépoy, final très pittoresque en bord du canal où Ludo nous rejoint, nez dans le cintre. On regagne le site de départ : au passage sous le portique d’arrivée, chacun reçoit une pochette de cadeaux promotionnels avec un T-Shirt au millésime de l’événement et, autre signe qui fait que cette randonnée est unique : ces dames et demoiselles reçoivent chacune… une rose. La grande classe ! Par contre l’absence de pot à l’arrivée, ça ne cadre pas avec le reste et détonne. Le seul point négatif de la matinée. Il n’y a pas un organisateur à qui l’on pourrait taper sur l’épaule ? Dimanche 28 : les trois heures de VTT de Gien-Relax à Gien, une randonnée à Vielles Maisons, près de Lorris (45) et, chose certainement amusante et intéressante, une rando orientation à Guérigny... Moi, je pars en vacances, Grenoble puis le sud. Je tacherai de mettre à jour mes textes pour le retour.

mardi 17 octobre 2006, a 10:01
Transgâtinaise : un miel !
 

Il est des sites qui attirent la foule vététiste : c’était le cas en septembre en Nivernais, avec la Forêt de Bertranges, très animée successivement par les randos de Parigny, Germigny et Niffond, ce devrait être le cas avec nos collines du Sancerrois, sous exploitées avec seulement le « Rallye des Vignobles » de la semaine dernière et la rando des « Coteaux du Sancerrois » de St Satur en janvier, mais que les amateurs de VTT de la région utilisent régulièrement comme terrain d’entraînement, et c’est enfin le cas avec la Forêt de Montargis, en terre gâtinaise. On y roulait, il y a 15 jours en partant de Paucourt avec la « Paucourtoise », on y roulera pour le grand classique qu’est la « Montargoise » le 11 Novembre et enfin on y roule ce dimanche, à partir du lac de Chalette-sur-Loing pour la « Transgâtinaise ». J’ai déjà quelques T-shirts de la Transgâtinaise, mais j’y emmène ce matin Actif-Michel qui ne connaît pas encore l’épreuve. On doit y retrouver sur place, le régional de l’étape Stéphane, et Jacky, le seul des Frapadingues qui fasse le déplacement. Et pourtant ça vaut le coup car la « Transgât’ », c’est un fameux rassemblement : 1200 vététistes réunis sur l ’aire d’accueil, sous les fenêtres de l’atelier Hutchinson, dont les produits, sans doute, chaussent la plupart des VTT présents et dont les portiques gonflables signalent les postes de départ.On a réussi a se trouver une place de parking au plus proche, ce qui nous vaut d’être dans le passage de tous ceux qui arrivent, mais nous permet aussi de saluer toutes les connaissances. On parvient quand même à s’équiper et, en mettant la roue avant, je me rends compte de quelque chose qui cloche au niveau des plaquettes de frein : tu parles, une des plaquettes a carrément perdu sa garniture (cf. Manu en Auvergne cet été, à voir dans l’article que je n’ai pas encore écrit, je sais, je sais !!!). du coup le ressort de rappel est faussé ! Et ben ! Heureusement qu’une aventure semblable m’est déjà arrivée et que j’ai dans le camel un ressort de rab’ et deux veilles plaquettes, un peu beaucoup usées mais qui seront mieux que rien. C’est donc vite réparé. Vivement que Manu me cède ses mini-Hope, comme il a promis ! Inscriptions, plaques de cadre. L’ambiance est chaleureuse malgré le petit air friquet de ce matin d’automne, le buffet d’accueil admirablement fourni (et gratuit bien sûr ! Ici on n’est pas au Rallye des Ignobles !) sert de point de ralliement à tous les amis venus partager ce grand moment de convivialité vététistique. Sono, musique et animateur au micro qui donne les consignes de départ. Car le départ est groupé (on aime ou on n’aime pas, ça impose d’attendre mais il est sûr que ça met de l’ambiance !) et, comme l’organisation est « top », le départ se fait par vagues. On ne lâche pas ainsi 1200 vététistes d’un coup ! Tout semble prévu…Sauf l’imprévisible: les premiers fauves lâchés se ruent à fond les pédales droit devant eux, entraînant le reste de la bande (500 personnes peut-être ?) en une horde sauvage ou chacun tente de trouver sa trace sans se faire bousculer et en ne gênant pas trop les autres non plus. Des ralentissements se produisent, je cherche dans la cohue les maillots de Michel Stéphane et Jacky que j’aimerais bien ne pas perdre de vue et puis, soudain, alors que l’on bouchonne devant une passerelle, on apprend que les premiers partis ont entraîné tout le monde sur une fausse route en suivant un fléchage parasite, celui, au plâtre, d’une rando pédestre qui a lieu le jour même, sans doute au départ de cette même base de loisirs! (Où est-ce que se trouve celui qui régule ça? à la préfecture ?) Comme quoi la meilleure organisation a ses failles, ils avaient pourtant des motos, j’en avais vu une tout à l’heure, il n’y en avait pas devant, pour ouvrir ? Force est de faire demi-tour, regagner tant bien que mal le bon parcours pour y retrouver les autres vagues parties après et que l’on aurait dû justement éviter ! Pagaïe garantie : il faut slalomer entre les vélos, éviter les mômes dont la trajectoire est très irrégulière . Dès qu’un groupe est dépassé , un autre se présente et, au loin, c’est encore la foule ! Un bouchon monstre se forme sur le petit single de bord de lac qui avait l’air amusant comme tout et que l’on parcourt … à pied ! 8km en presque une heure ! Jamais vu sur une rando de la région ! Ceci constitue d’ailleurs l’essentiel des évènements car, peu à peu, les chemins s’élargissant, on retrouve un flux normal. Je tente de suivre le maillot de Michel, qui roule sur l’entraînement du Roc et se faufile rapidement devant moi. Certes il y a affluence dans les chemins variés de la forêt, ce n’est pas désagréable après tout de partager sa passion avec d’autres mordus. On commente avec l’un ou l’autre les péripéties du départ sans oublier de saluer joyeusement les joggeurs ou cueilleurs de champignons croisés au hasard du parcours. Pas de lassitude à parcourir de nouveau ce site : il y a un tel potentiel de circuits dans cette forêt que c’est à peine si on peut reconnaître tel ou tel passage déjà emprunté, et quel plaisir de rouler sur un terrain pratiquement sec, si l’on excepte quelques flaques et quelques passages un peu collants sans plus ! Aux ravitos, on retrouve quelques copains, mais Stéphane et Jacky ont disparu. La moyenne est maintenant plus correcte et l’on se lance tout de même comme prévu sur la boucle supplémentaire du grand circuit de 55 km, quasi déserte : le retard du début a sans doute incité une partie des participants à réduire la durée de la rando. On peut aussi la réduire en augmentant la moyenne sur ces sentiers devenus libres. Michel, qui a du mal à digérer un coca avalé au ravito, est maintenant callé dans ma roue et ça roule bien. On ne sera pas peu fiers de réussir à revenir peu à peu sur un tandem du club de Stéphane, le suivre un bon moment (pas désagréable d’ailleurs, le « stokker » est une minette bien mignonne !) et, finalement, à le distancer. Car les derniers kilomètres se parcourent « nez dans le guidon », si bien qu’il est encore une heure raisonnable lorsque, les cuisses un peu brûlantes tout de même, on franchit de nouveau le grand portail d’arrivée, où les vététistes féminines se voient offrir, en sus de la pochette de petits cadeaux que reçoivent tous les participants, une bien jolie rose ! Les organisateurs du « Guidon Chalettois » ont non seulement de la compétence mais aussi de la classe ! Un modèle qui mériterait d’être suivi…n’est-ce pas ? Dimanche prochain : les 3 h de Gien pourront attirer les amateurs de compétition, les randonneurs penseront à la « St Patic », rando de St Parize-le-Châtel (près de Magny-Cours)12, 20 et 40 km.

Présentation
Bill
Après avoir beaucoup aimé le Commençal Doktor n°138 qui a fini en Z, roule maintenant sur un "Elément 70" de Rocky Mountain avec une fourche Fox RLC, un amorto Fox Float RP3 et des freins Hope Mono mini.
Pratique: la rando, le plus possible avec des potes des clubs de la région (bords de Loire, Sancerrois,Puisaye, Gâtinais) avec une préférence marquée pour l'Auvergne ou les terres du sud (sèches!)... et les raids sur plusieurs jours!

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commentaire(s)
La ministre n’est qu’Domi Manu (04/12/2009 15:57)

Trop fort ces hopita...

La ministre n’est qu’Domi anne et michel actif (03/12/2009 20:41)

trés impressionnant ...

Bobo à Bonny Bill (29/11/2009 11:58)

Alors là, Manu, chap...

Bobo à Bonny Vtt du dimanche (29/11/2009 09:44)

Bonjour Bill, C...

Bobo à Bonny Manu le Berrichon (28/11/2009 19:42)

Salut Bill ! En t...

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