Oui, Donc, voilà. « Saint Sat' ' , Saint Satur
bien sûr, parce que pour moi, Saint Sat'c'est plutôt Saint Saturnin lès Apt (ou
Saint Saturnin d'Apt, comme ça s'appelait autrefois, mon p'tit gars), un coin
qui rien qu'à regarder le paysage, ça te file des frissons dans les
crampons !(tiens à ce sujet, côté Gien-Relax, j'ai ouï causer d'une
expédition dans ce secteur pour le premier mai).
Mais St Satur, c'est pas mal non plus.C'est moins
exotique, mais beaucoup nous envient ce site sancerrois. D'ailleurs, dimanche,
on a rencontré pas mal de gens qui avaient fait un fameux déplacement :
genre Salbris, Tours, et même les incontournables ECC de ConflAns. Il y avait
même Pierre, qui du haut de son quintal largement dépassé, redoute
habituellement (et on le comprend) d'avoir à se hisser en haut des raidillons
qui font la spécialité du parcours.
Que du beau monde donc, même Manu était descendu pour
monter.Histoire de continuer la préparation de son expédition dont je t'ai
causé précédemment. Comme il trouvait le parcours un peu juste, il avait
entrepris de faire les deux circuits l'un après l'autre… pourquoi pas ?
Autre participation remarquable : Ludo, qui n'avait pas choisi le plus
facile pour sa première rando de jeune papa et de récent convalescent. Peu de
Gien-Relax (z'auraient peur des côtes ?). Les Frapadingues en nombre
étaient déjà partis quand on a attaqué avec Michel, Maurice et les Conflanais.
Bon je passe au présent, c'est plus vivant et
actif ?! (allons bon , v'là mon logiciel qui, parce que j'ai écrit
« actif » m'écrit automatiquement « actif
immobilier »etc… Ben, non, justement, Actif-Michel ne s'autorise pas encore
de reprise du VTT, et on
s'impatiente !)
Départ le long du canal, côté
Nord avec Cacahuett'Christophe, désolé d'avoir laissé partir Manu avec qui il
aurait bien aimé partager la Rando allongée.On passe le canal et l'on attaque
doucement les premières pentes : Ludo pars devant : pas de Pb de
reprise pour lui, alors que le reste de mon groupe y va plus cool. Mais, bon,
on a le temps et le soleil illumine le val de Loire que nous découvrons sous
une légère brume alors que les collines au-dessus prennent les rayons bien en
face, c'est superbe ! Il faisait frisquet au départ et j'avais dû dépanner
Ludo de sur-chaussures, comme quoi on sentait bien la gelée. Mais maintenant,
soleil plus montée, il fait nettement plus chaud. Un premier ravito à la gare :
certains se laissent séduire par un vin chaud, pas très séreux quand on doit se
colleter avec la grimpette qui suit, bien droite, sur le ciment heureusement, qui
monte à travers les vignes vers le bois de Charnes. On reprend en fait l'exact
tracé de la rando de l'an passé, en sens inverse. En sens inverse aussi
viennent à notre rencontre les marcheurs qui sont sur le même circuit. Tout ça
manque un peu d'imagination, quand on connaît le potentiel de chemins et
sentiers du secteur, mais il faut bien avouer que, touristiquement, c'est une
boucle bien choisie. En effet, après un peu de plat à travers les vignes
jusqu'à Verdigny et un second ravito, on monte prendre le chemin qui passe en
balcon au-dessus de Chavignol.Là tu es obligé de te dire que même si tu es
passé ici des dizaines de fois, c'est quand même un site splendide ! faut
quand même pas trop quitter le chemin des yeux car , comme on est à peu près en
corniche mais sur le plat, l'eau stagne en de larges flaques et là, soit tu te
lances carrément à travers la flotte, soit tu te risques dans une manœuvre limite, sur le bout de terre glissant entre la flotte et le vide à gauche, c'est à
peine plus large que ton pneu et tu serres un peu les fesses, je te
dis ! Au premier ravito, on a récupéré Manu et avec Emmanuel Vatan qui nous
a rattrapé aussi, on se retrouve à trois maillots de la grande époque de l'UM
Veaugues. Séquence nostalgie en voyant nos tenues vertes sur ce chemin que j'ai
découvert avec ces jeunes fous de l'époque…On plonge sur Chavignolet, évitant
heureusement chemin du fond du cirque, toujours difficilement praticable. Par
contre, ça impose d'escalader er en face sur une montée raide et surtout restée
dans l'ombre : entre le pourcentage, la boue glissante et des restes
de glace ici ou là, ce n'est pas facile d'arriver en haut sans mettre le pied à
terre. J'enrage car il s'en faut d'un mètre pour moi, ma roue arrière étant
devenue subitement folle en passant sur la glace. On gagne en traversée la côte
d'Amigny que les organisateurs sont bien gentils de ne pas nous faire prendre
vers le haut. En attendant Pierre, on profite de l'immensité du paysage :
on y voit que, après avoir continué à traverser vers Amigny, on dévalera une
belle descente, devenue moins dangereuse qu ‘elle ne l'a été, car le bas en
a été refait. Dommage, car ça a été amusant d'y jouer dans les cailloux et les
roins, et tant mieux, car, ces derniers temps, ça s'était creusé de façon
vraiment grave ! Après avoir filé sur les Caves de la Mignonne, il va
falloir s'attaquer à la montée du cimetière : classique des classiques,
bien sûr : qui arrivera en haut sur le vélo ? Car ce bout de pente
est vicieux comme tout, avec son final qui se redresse d'un coup, tout en
devenant aussi moins roulant. Suis pas mécontent, pour une fois, d'y
parvenir. Reste plus qu'une côte: on dévale de l'autre côté de Sancerre, sur le
bitume hélas, et, après un ultime ravito, on s'enquille la dernière vraie montée, celle
qui prend en biais les flancs de l'Orme au Loup et que l'on voit bien depuis le
Val. Son départ est délicat avec toute la gravette qui y est
« accumoncelée » mais le reste se fait bien. Je le grimpe en
compagnie de Manu, en évoquant avec lui le premier Championnat de France VTT
organisé ici par le Club de Veaugues en…j'sais pu exactement, mais j'ai une
photo prise en haut de cette côte. Cet accoutrement que j'avais alors ! On
attend un bout de temps en haut pour se regrouper et Manu part devant. De
ce point, la tentation est grande de monter un peu plus haut, pour s'amuser
sur le petit parcours trialisant, au-dessus de l'ancienne carrière, mais on
laisse de côté. Encore une traversée dans les bois de la Pierre Goupilière et on
ressort au-dessus de Ménétréol : y a plus qu'à dévaler ; je me lance
là-dedans, suivi de Michel qui se régale aussi. Un très léger ralenti pour
vérifier la direction mais c'est
tout : les yeux pleurent sous le vent de la vitesse et peut-être aussi du
plaisir de cette descente. On traverse Ménétréol. J'aime bien ce petit village
pittoresque, au bord de son canal, dominé par la butte de Sancerre avec, en été,
ses terrasses et ses bateaux à quai. On revient doucement vers St Thibault et St
Satur : un peu plus de 600m de dénivelé, je pensais un peu plus… Il n'est
pas de très bonne heure, mais cela permet de profiter d'un super vin d'honneur,
auquel on n'hésite pas à faire, justement, honneur, eh oui ! Une bouteille
de Sancerre en main, on a droit, Maurice et moi, les vieux, à une photo pour le
journal en compagnie de Jade, la petite « Houbi » des Frapadingues,
sacrée gaminette à l'œil vif et future championne, sans doute, au vu de ce
qu'elle fait déjà !
Je prends le temps de nettoyer le
vélo, à cette heure il n'y a plus grand monde, même s'il en arrive encore. Cinq
robinets et un seul tuyau… sont sympas les Gordonniens, mais il y a des petits
détails à fignoler.
Cap au Sud la semaine
prochaine : Fourchambault. Je n'ai pas trop de détails et je ne roule pas
fréquemment par là, mais ça devrait être intéressant, entre les bords de Loire
et les buttes qui les dominent. |