Première chose en préambule : va voir les
commentaires de l'article de la Transgâtinaise : Bruno nous y a laissé un
lien vers un album des photos prises ce jour-là. Sympa !
Justement à propos de photos, il n'y aura que ce qu'il y a, pour
illustrer cet article. Je n'ai pas pris mon appareil et Actif-Michel, qui joue
les reporters sur les dernières sorties est plus ou moins tombé en panne de
téléphone-photo !
Comme ça tu ne me verras pas tirer la langue derrière tout
le monde ! Mais, au moins, tu peux juger que j'ai fait "pâle figure"!!!
Mais que je te raconte :
Comme convenu avec Actif-Michel on part directement à
vélo, chacun de chez soi pour se retrouver sur la route de St Père. Là-bas,
nous attend un bon groupe de Frapadingues, renforcé de Stéphane l'Amillois.
Aussi appuie-t-on un peu, sur la route, pour ne pas les faire languir, mais, tu
parles, la bande s'est envolée et, quand on arrive, ne reste que Stéphane. Je vais jeter un coup d'œil à
l'accueil, pour voir à quoi ressemble le circuit, mais sans plus. Tu te
souviens de ce que j'avais écrit la semaine dernière, et tous les gars
contactés avaient jugé le tarif (8€ !) un peu costaud, pour, en plus,
peut-être ne même pas pouvoir profiter des ravitos… Alors…
Nous on en était là quand on s'est élancés, sur la montée
un peu raide qui s'élève au-dessus du village, pour gagner les vignes. Mes deux
lascars me distancent pas mal sur ce coup-là. Pas chaud,encore ? Je me
rassure un peu sur les longs chemins rectilignes qui, dans les grands champs
ouverts, montent peu à peu vers « Evry », en direction d'Alligny. C'est
un peu dur, mais, après tout, ne cherchons-nous pas à rattraper les
autres ? Pourtant on sait bien que, pour reprendre une dizaine de minutes
seulement, il faut s'employer un brin ! On double pas mal de marcheurs, en
essayant d'être le plus corrects possible, d'autant que, même si la plupart se
montrent très amicaux, on voit bien une grimace chez certains…
On s'oriente un peu à gauche, en comprenant au bout d'un
moment que, s'il n'y a pas de balisage, c'est qu'on suit celui d'un GR. Peu à peu on se rapproche de la route
de Cosne à Alligny, qui nous était un peu parallèle, mais de loin, depuis le
début. Comme nous la coupons, nous retrouvons, de l'autre côté, le groupe des
sept, partis devant nous, et qui ont dû, quand même, un peu flâner pour que nous
puissions les rejoindre.
On a plongé vers les "Grands Maraux" et on essaie de saluer les uns et les
autres au fur et à mesure que nous remontons, (quand c'est possible !) le
groupe. J'ai ainsi pu souhaiter le bonjour à Jacquy, Didier, Claude, l'Tian, un
autre gars que je ne connaissais pas, mais pour taper sur l'épaule de Thom' et
du grand Stéphane, il me faudra attendre un bon moment : on vient
d'enquiller, en effet, ce fameux chemin herbeux qui monte, entre deux champs
dénudés, jusqu'au niveau des "Goumards". Je dis « ce fameux
chemin » parce que, quand tu l'as parcouru une fois, tu t'en souviens et
pas en bien, je te dis, moi ! Il n'a l'air de rien, le pourcentage de doit
pas être si énorme, mais il n'en finit pas de monter, tellement rectiligne que tu
te demandes si tu avances, et tellement herbeux que tu as l'impression de
n'avoir aucun rendement. Et encore, on pourrait avoir le vent de face et le sol
pourrait bien être plus mou qu'il n'est ! Le moins qu'on puisse dire c'est
que je n'ai pas l'impression du tout d'avoir une énergie bouillonnante dans les
mollets, alors j'y vais au train, et pourtant, en haut, j'aurai bien la
sensation d'en avoir laissé pas mal sur ce passage !
En haut des
"Goumards", une petite pause, pas mal venue, pour attendre vainement
Jacquy et l'Tian, qui souffre des côtes (les « douelles » comme il
dit). Il décide d'arrêter les frais pour rentrer avec Jacquy.
Nous poursuivons vers le haut d'Alligny par un chemin
vraiment superbe, mais non d'un chien que j'ai du mal à suivre le tempo,
surtout dès que ça monte ! Aussi, quand il est question d'un détour
par le bas du village pour revenir au même niveau un peu plus loin, je n'hésite
pas : Allez-y les gars, moi je coupe direct et vous me rejoindrez.
Seulement, tout le monde fait comme moi ! Raté pour
le moment à dérouler tranquille !
Sur les chemins qui vont vers St Verain, un peu herbeux,
pas toujours roulants, je suis carrément à la traîne ! C'est quoi ça, enfin ? Une journée
d'hier, très repas de famille, des tas de trucs bons à avaler, en solide ou
liquide, mais qui doivent faire mauvais ménage dans ma tuyauterie, j'ai un peu
l'estomac au bord des lèvres, comme l'a remarqué Stéphane sur ma mine tout
à l'heure. Je me prends à ruminer, à trouver que c'est à pleurer de ne plus
avoir de beau sol bien sec, qu'on est partis maintenant dans la moins belle
saison de VTT, pis que j'ai trop chaud aussi, et pis qu'on ne prend même pas le
temps de regarder autour de soi, et que pourquoi il faut aller aussi vite…
Pourtant il faut bien que je suive un peu le groupe, même
de loin, si je veux savoir où aller ! parce que je vais te dire un
truc : il y a beau temps qu'il n'est plus question de la rando pédestre de
St Père, prétexte à la sortie. En fait, on est sur le terrain d'entraînement
des Marsus du groupe, une boucle qu'ils sont accoutumés à suivre, avec plus ou
moins de variantes, dans un sens ou dans l'autre, assez régulièrement. Que la
rando de St Père suive, en gros, les mêmes chemins, n'est que secondaire.
Moralement, je trouve ça plutôt mieux. D'ailleurs, voilà beau temps qu'on ne
voit plus un marcheur et ce n'est que par hasard qu'on a dû passer très vite
près de ce qui devait être un ravito, du moins si j'en crois un :
« Hé, Biiiill !!! » que m'a lancé un gars, que les autres ont
reconnu comme étant « Loulou » des cyclos de St Père. Comme j'avais
déjà quelques longueurs de retard, tu parles que je me suis contenté d'un vague
signe de la main, en réponse.
St Verain : reconnaissable à la vieille porte, des
fortifications médiévales, sous laquelle nous passons. Je connais ce village
depuis mon enfance (l'école quasi essentiellement, où mon père venait visiter
un collègue), pourtant je n'ai jamais pris le temps de vraiment visiter les
vieilles ruines de son château, de me documenter sur son historique, et c'est à
15 mn en voiture de chez moi ! Navrant non ?
Mais là encore, pas même le temps de jeter un coup
d'œil : sont passés où ? La rue à droite, je crois, le chemin creux
qui descend. Te dire : j'ai même pas la niaque de descendre : je suis
sur les freins ! Pitoyable, le Bill !
Ouf, une crevaison les a arrêtés. Pas bien envie de
croquer quelque chose, comme tout le monde le fait plus ou moins, en profitant
de la halte ; j'accepte pourtant un bout de sablé de Didier, histoire de
me faire une bonne bouche.
Il y avait quoi dans son biscuit ? La côte qui suit
se fait et, comme on rejoint peu à peu la route de Cosne à St Amand, j'ai de
moins mauvaises sensations et je me remets à suivre à peu près.
C'est dingue,
je n'ai dû rouler dans le secteur qu'une ou deux fois, et encore, très
ponctuellement. Dommage car certains passages sont superbes. Côté sol, on ne
risque plus la poussière : avec la journée de pluie d'hier, faut s'estimer
heureux que ce soit un peu mou, sans trop. Parce que ça a plu du mieux possible
pour tout détremper, tu vois le genre de pluie pas trop forte, pour pas que ça
ruisselle et bien continue, pour bien imprégner. Mais bon, c'était tellement
sec qu'il y avait de la marge quand même, et tant mieux, car, vu la profondeur
de certains « roins » secs rencontrés, ça doit être quelque chose au
pire de la mauvaise saison, le
secteur !
Après de « Gué de Frise » et son centre
équestre, on revient vers les « Gauthiers ». Tout à l'heure j'ai même
eu l'illusion de retrouver un peu des jambes. Je vais finir moins en déroute
que je ne craignais. En plus, on revient vers Cosne et, donc, on suit un
profil globalement descendant. On l'apprécie particulièrement dans un bien
sympathique chemin, pittoresque à souhaits, qui nous ramène sur la route de
Cours aux "Gauthiers". Ce plaisir de rouler dans les feuilles mortes,
sous les arbres dorés allumés par le soleil ! (T'as vu ? Ça va mieux,
moi, voilà que je me mets à profiter de l'instant !). Gaffe aux traîtrises
cachées sous les feuilles, quand même.
La route regagnée, on ne la quitte plus pour aller vers
Cosne et la rue St Lazare : le Thom' y a prévu le pot de fin de rando. Le
temps qu'il se fasse invectiver par deux ou trois automobilistes devant
lesquels il traverse, tout maître chez lui qu'il se sent, indigne de s'arrêter,
par exemple, à un Stop, non mais !
Bel accueil: au soleil, autour de la table du salon de
jardin, le Thom' est à son affaire, et je le crois volontiers quand il me dit
que, question libations, je manque d'entraînement et qu'il faudrait qu'il me
coache un peu ! Sur ses indications, donc, et soignant donc le mal par le
mal, je fais honneur au Sancerre servi.
C'est pas tout ça, il faut rentrer, encore une 'tite côte à monter et ça devrait faire
pas loin de 50 km et à peu près 600m de D+.
…Et pis il y a encore un magnum de champ' et du Pommard au
menu de midi. Ce week-end est épuisant !
On va pouvoir se requinquer doucement, j'espère : la
semaine prochaine, rien d'organisé. Pour ma part, je serai plus au Sud, mais
serai au rendez-vous qu'aucun de vous ne doit rater : la rando des copains
de Gien-Relax : c'est une première, ils comptent sur nous. Ça part
d'Arrabloy (quasiment à un jet de pierre de la RN7) à partir de 9h à la salle
des fêtes (erreur, c'est à 8 heures, voir commentaire de Michel de St Martin). Trois circuits : 20, 40 et 60km avec pot, le tout pour 3
€ !!! Tu peux pas manquer ça ! De plus, on n'en sort pas, ils
ont baptisé (si j'ose dire) ça « Les Coteaux du Giennois » !!!
Attention aux embouteillages !
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