Un petit salut : je profite
des quelques jours ici, où je récupère du long périple de la GTMC d'où nous
sommes revenus jeudi. Je te raconterai ça en détail, je pense, et alors tu
pourras t'installer devant ton ordi avec sandwiches boissons vu que 13 étapes,
ça fait un bout sur le VTT mais p'tête encore plus à raconter. Enfin sache,
pour te faire baver un peu en attendant, que ça a représenté 815 km et 14500 m
de D+, respectable non ? C'est le côté chiffres, mais il y a des choses
pas chiffrables et ça, justement, c'est ce que j'essaierai de te faire vivre au
mieux sur ce blog.
Bon mais, pour le moment, c'est
un brouillon sur un carnet, il faudra que tu attendes un peu, vu que j'ai bien
l'intention, ces temps prochains, de retourner marquer de mes crampons des
terres un peu plus dures et sèches que les nôtres de par ici.
Car, justement, j'ai un tâté du
Pays Fort ce dimanche : c'était la « Rando des An'tiers » à Sury
ès Bois (près de Vailly sur Sauldre). Je crois bien que je ne l'avais jamais
faite, car il m'est rarement arrivé d'être dans le coin à cette époque-ci, et
je me régalais de retrouver les sentiers de ce coin du Cher où j'ai si souvent
roulé, fut un temps. Et puis je me réjouissais aussi de retrouver mes compères
de l'aventure ci-dessus évoquée, car j'avoue que, depuis jeudi, ils
commençaient à me manquer, eh oui !
Et puis, sur le vélo, après trois
jours de break, ça allait se passer comment ? Mal aux fesses (car ça a été THE Pb de la Traversée), cuisses endolories aussi ?
Enfin, bon… On allait tester.
Sur la route du Cher, on est déjà
trois voitures garnies de VTT . Eh ? Ça attire comme ça, la Rando des
An'tiers ? Eh ben, pas qu'un peu, mon n'veu ! On est un peu plus de
cent vététistes (autant de cyclos) et il en est venu de Nevers, de
Nogent-sur-Vernisson et de Bourges !Et encore certains se sont peut-être
fourvoyés dans les destinations, vu que des « Sury », il y en a un
paquet dans le coin : Sury-ès-Bois, donc, et puis aussi Sury-en Vaux et
Sury-près-Léré !
Ça grouille dans la cour de
l'ancienne école. Pas de Maurice, retenu, pas de Jean-Paul non plus ; seul
Michel-Léopold (de St Martin) est là de l'équipe dont je te parlais, avec,
comme moi, la tête encore pleine de souvenirs de sentiers magiques. Difficile
de parler d'autre chose que de ce que nous venons de vivre alors on ne s'en
prive pas entre nous et puis auprès des copains que nous rencontrons :
les Gien-Relax, ceux d'Ouzouër, et des Frapadingues qui viennent de débarquer.
Bon, à ch'val, quand même !
On est tout de suite dans les
chemins typiques de ce coin : c'est souvent à couvert, pittoresque,
amusant, varié dans le profil. On devrait se régaler. On devrait, mais, même
s'il fait un vrai temps d'été aujourd'hui, il est tout de même tombé pas
mal de flotte ces jours derniers. Aussi tombons nous assez vite sur des flaques,
puis carrément de la boue et même pas rien qu'un peu ! Ça, tu vois, on
avait complètement oublié que ça existait, Michel et moi, vu que pendant 815
km, on n'en a jamais rencontré. Jamais, je te dis. De l'herbe ronde, qui
glisse un peu et qui sent bon, de
la terre des volcans, de la pouzzolane, et surtout des cailloux, de lave, de
schiste, de granit, de calcaire, ça oui, mais de la boue, non. D'ailleurs on
croyait ça réservé à l'hiver. Et ben, ça nous fait un drôle d'effet de devoir
s'extraire de bourbiers, de descendre d'un vélo bloqué dans la glaise, de
rouler dans l'eau fangeuse. Pas trop marrant.
Remarque, c'est surtout au début,
avant de monter sur Barlieu, et ça n'empêche pas le parcours d'être
super : les chemins sont jolis et, en montant, on découvre des horizons
bien nets (lavés par les averses de ces jours derniers, tu parles !).
Tiens, justement, en montant… Ça
donne quoi, les cuisses ? Affûtées ou fatiguées ? Et ben, plutôt pas
mal, et, comme le Tom', qui nous a
rejoint, prend un peu de distance dans la pente, je me paie le luxe de le
rejoindre et de le suivre sans m'essouffler. Pas mal, dis ? Ben ouais, mais il n'a pas roulé depuis
un mois, ce qui amoindrit assez considérablement ma
« performance » !
Reste que les côtes ne nous
semblent pas bien longues, ni trop pentues non plus, après ce qu'on s'est
mangé. Mais bon.
Du côté de Dampierre-en-Crot, on
retrouve des chemins parcourus lors d'une édition du « Défi des Birettes » d'il y a quelques années : on reconnaît bien les passages dans la
flotte et encore la boue. Pas bien marrant, mais on pardonne le sol en
regardant le cadre : des petits tunnels de verdure, des singles sinueux,
rien de jamais ennuyeux. La fin est même assez saine et l'on se régale !
On se régale aussi à l'arrivée,
après 43 km d'un parcours rythmé, avec les pots de fromagée qui nous attendent.
L'affluence, le soleil, le dynamisme des organisateurs animateurs, le kir
offert généreusement, font que l'on s'attarde plus que de raison, peut être
pour prolonger un peu le plaisir de la matinée.
On sait aussi que chacun va
repartir de son côté vers un coin de vacances… On va être un moment sans rouler
ensemble… On en avait agréablement
pris l'habitude.
Voilà pour cet intermède de fin
Juillet. Si tu pars, tâche de trouver des chemins sympas ; si tu restes,
il te faudra inventer des circuits, trouver de la compagnie car, côté randos
organisées, ça va être un peu juste : à part la Rando de ConflAns /Loing (=
Montargis) le 15 Août, où Michel t'accueillera avec l'ECConflAns. Je n'ai rien
d'autre en cave, avant fin août et la « Sauvignoise », puis les
randos de septembre, mais là on n'est pas encore trop pressés, pas toi ?
Allez, bon vent à toi, et
n'oublie pas de boire frais ! |