Vite un petit mot au sujet de notre sortie de dimanche,
avant le black-out internet pour cause de déménagement: eh oui, ça fait un peu
comme pour la rentrée des astronautes dans l'atmosphère (ou comme leur passage
derrière la Lune, pour les plus anciens d'autres vous) pendant un moment (pour
moi huit jours) : plus de news sur internet, à cause du changement d'adresse, mais, pour vous autres, pas
de Pb, continuez les visites et surtout les commentaires !
Donc on se retrouve à St Saulge
dimanche dernier, car, eh oui, malgré la distance (pas loin d'une heure de
route pour les cosnois !), on est... attends que je compte…Anne et
Actif-Michel, Julos de Pouilly, mézigue et une palanquée de Frapadingues :
Claude et Christophe et puis le Tom et Frank qui se pointent (ça
t'étonne ?) alors qu'ont est déjà les pieds calés des les pédales.
Affluence aux inscriptions et déjà un peu de pagaïe : à la table, on
semble un peu perdu et l'on donne de la tête un peu partout. Pourtant bulletins
d'inscription, et cartes photocopiées, c'est très O.K …Tiens ? En fait, il
y a deux parcours qui sont simplement deux de ceux qui sont tracés en
permanence ; au fond, pourquoi pas ? 32 et 25. On a choisi le 32 parce que, bon, on n'est pas
d'ici, s'pas ? Et puis dans le coin, 32 ça doit représenter quelque chose.
Le départ, c'est où ? .. Pas
bien clair… Deux organisateurs, qui semblent se demander comment ils vont faire
si l'affluence continue, nous tuyautent.
C'est parti.
Début conforme à l'attendu :
chemin sympa et ça monte illico. Car je ne t'ai pas parlé du spot ?
Attends un peu :
St Saulge, c'est connu en
Nivernais pour ses légendes un peu vieillottes qu'on trouve (trouvait ?)
racontées sur des cartes postales sépia très kitsch, mettant en valeur (?) une
espèce de bon sens primaire paysan. Le genre « Pourquoué donc , qu'vous
hissez c'te poure vache su' l'sommet d' l'église ? » « Eh ,
pardié, j'allons pas laisser parde eune si bounne harbe que pousse
là-haut ! » Tu vois... et c'est la plus connue.
St Saulge est aussi au cœur (et
ça nous rapproche plus directement de ce qui nous intéresse) d'un petit massif
granitique appelé, pourquoi chercher loin, le « Massif de St
Saulge », qui vaut à Nevers d'être la ville la plus arrosée de la Nièvre, vu
que les nuages venant de l'Ouest vont se caller dessus. Il est séparé du Morvan par la
dépression du Bazois, un peu comme les Vosges le sont de la Forêt Noire par
l'Alsace, rien que ça !
Du coup ça fait du coin une terre
idéale pour le mountain bike, d'autant qu'un centre VTT y est né, avec circuits
balisés, fiches et cartes allant avec, le tout nickel, ‘achement mieux encore
que le centre VTT de Veaugues, au
temps où il existait. Ajoute à ça une organisation d'un championnat de France
et t'auras un menu à te faire baver ! Une légende, quoi… ! On était
venu en reconnaissance sur place avec Actif-Michel et l'on s'était plutôt
régalés.
Aujourd'hui donc , il fait un
temps super et l'on espère bien retrouver tout ça et, à priori c'est bien
parti. Direction le sud, vers Saxi-Bourdon. Jusque-là, c'est plutôt sympa, le
groupe roule pas mal, bonne ambiance. En fait, on s'éloigne un peu de la partie
la plus accidentée et c'est assez roulant. Aux Simmonots : ravito. Heuh…
c'est tout ? J'ai réussi à choper un bout de banane, sinon on n'a pas
grand-chose à avaler, quelques raisins secs, deux carrés de chocolat… un peu
mince, dis donc ! Et c'est le seul ravito annoncé !
Ça renaude un peu dans le groupe,
en repartant bon train malgré tout. Devant, le Tom' emmène notre peloton avec,
parfois, des fulgurances de Frank ou de Christophe. Je suis et Michel, semble
avoir retrouvé aussi une bonne forme. Un bref arrêt, pour un petit Pb
mécanique. Michel passe, sans doute pour prendre un peu d'avance (en fait
pour s'isoler un instant). Et ça repart. On est pas mal sur le bitume depuis un
moment et c'est un peu décevant, surtout que, quand chemin il y a, c'est aussi
très roulant. On s'approche de l'église de Jailly, adossée à la colline :
m'est avis qu'on va devoir quitter la plaque, car on roulait plutôt assez
fort, et je m'étonnais de ne pas apercevoir le Michel devant. Il roule dis
donc ! La fameuse grimpette, qui démarre au ras de l'église et de son
cimetière, sonne le glas de la cohésion du groupe : difficile d'atteindre
le haut sans avoir au moins un instant mis pied à terre, surtout dans le
sous-bois où c'est un brin glissant. On continue, Tom et moi, sans voir
devant nous le moindre Michel. On arrive à l'étang du Merle,
touristico-pittoresque, et on longe un moment la rive avant de bifurquer soudain à gauche pour une petite
grimpette, stoppée net par un gros sapin abattu. On contourne à pied, pour en
retrouver un autre, et encore un, puis d'autres et d'autres, couchés en tous
sens. Eh? On est sur le bon chemin? J'essaie en vain de joindre au téléphone
Michel, que je pense toujours devant nous, puis, les uns les autres,
dispersés dans ce champ de bataille, on essaie de s'extraire comme on peut. Je
garde en point de mire le maillot du Tom', au milieu d'autres et Julos nous
rejoindra plus loin, après une belle descente vers St Saulge qu'on semble
regagner en continuant à descendre sur la route.
Comme on y arrive presque, voilà,
en face, remontant la route, le Frank et un autre mec. Il est arrivé comment
lui ? Et qu'est-ce qu'il fait à repartir dans l'autre sens ?
« Le gars, là, connaît une super descente, qui part un peu plus
haut. » Ne Faut pas nous le dire deux fois, tu parles ! Demi-tour et, effectivement, on
s'enquille un single sympa. Youhou !... Surtout au début, parce que,
soudain, ça devient très étroit, mangé par la végétation luxuriante et..
piquante ! Ma doué les orties ! Tu serres tes petits molletons contre
le cadre, comme tu peux, en plus, tu ne sais pas où tu roules et de grandes
ronces amoureuses te tendent leurs bras. T'entends des cris, tu cherches à
tenir debout sur ton spad et à ne pas te vautrer. Paraît pourtant que c'est ce
qui arrive à Frank , derrière moi. J'ai pas bien pu m'en rendre compte , vu
que, moi, je me fais à moitié arracher le lobe gauche (j'ai dit le Lobe !)que
j'ai développé (aussi !) et qui pisse le sang. On rescape comme on peut,
pour se retrouver au point d'accueil. Et là, c'est marrant, tu en retrouves des
qui étaient derrière toi, d'autres que tu croyais devant et qui sont derrière
(dont Actif-Michel, qui grogne qu'on ne l'a pas attendu ! Alors qu'on
bourrait pour le rattraper !).Cette fin de parcours, c'est vraiment devenu
n'importe quoi. Du coup les pauvres bénévoles, qui ont essayé de gérer une
organisation un peu défaillante, sont assaillis de récriminations : les
arbres, les ravitos (tout un club de Quincke, qui a fait l'autre circuit, râle
vilain). Sont un peu submergés au ravito final aussi, où rien ne semble encore
bien prêt, quoiqu'on s'active. On chope une ou deux tranches de saucisson et
l'on arrive à avoir un demi-verre, mais on ne s'attarde guère : il faut
rentrer !
Te dire qu'on est déçus ?
Pas vraiment, car le coin, où l'on ne va pas souvent, est vraiment
chouette, on a plutôt une impression de gâchis, d'amateurisme... un
comble, ici ! Un peu de soin et ce serait idéal. Il faut que St Saulge corresponde à l'image qu'on
en a et que ce ne soit pas… qu'une légende !
Voilà : ce week-end, nada.
Et puis, pour le 7 Juin, il y en a
partout, c'est comme d'hab'.
Alors :
Mardié : ç a c'est pour les
nordistes.
Chez nous : la Rando des
écoles à Ciez (près de Donzy), 25 et 40 km, faut y être ! Soyez aussi (si
vous avez le don d'ubiquité !) à St Gondon (juste à côté de Gien), c'est
sympa, sans difficulté spéciale (22 et 52 km), mais il faut que vous alliez
m'excuser auprès de la jeune présidente qui me prévient perso par mail de son organisation et, l'an passé, m'a
même fait... la bise !
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