« Euh là c't'agga d'ieau, ma pour'
Sandrine ! » comme on disait… Samedi, pluie continue toute la
journée, t'as vu ? Que, le vendredi, t'aurais voulu garder un peu de
soleil, tellement il faisait bon et beau, en conserve ? Comment ? J'sais pas… Tu pensais à tous ces si
beaux chemins bien secs et même poussiéreux, qui se transformaient déjà sous
cette pluie continue…Vrai, non ?
De rage, je prépare mes affaires
comme si de rien n'était... Enfin, pas tout à fait : j'ai ressorti du un
peu chaud, les sur-chaussures, au moins en protection, les bras longs, les
jambes aussi.. Peut-être que ça va conjurer le sort et les prévisions
météo (abominables !).
Et puis le matin, j'y crois 10
secondes : c'est gris, sans plus on dirait…Et puis la flaque d'eau devant
la maison et la pluie qui y danse… « La pluie fait des claquettes…» qu'il
chantait Nougaro, tu parles, on risque davantage de claquer… des dents…des
dents, dehors même (ce coup-ci c'est du Devos, référence, quoi, et même
révérence aux grands Maîtres…).
J'y vas-t-y ? J'y vas-t-y
pas ? Pas souvent que je me la pose la question… Pas souvent non plus,
heureusement, qu'il fait un tel temps au départ ! Car ça a bien l'air de
nous rejouer le même coup que la veille, parti pour la journée comme ça…
Bon alors ? Tu fais
quoi ?
‘tain, les mecs qui ont tout
organisé et qui se demandent s'ils vont voir un vélo…Je crois que c'est ça qui
me décide. Et puis, Imphy, c'est Nevers, pas non plus si loin. Et puis, si je
fais l'aller-retour tant pis… Et puis, ça m'est déjà arrivé de renoncer ?
Pas beaucoup, je revois même pas quand…
Autoroute, essuie-glaces…
Un mec me double (un 68 ???
s'est trompé de dizaine ?) avec vélo derrière. Un fou ? Je le
suis jusqu'au parking
d'accueil : eh ben, il y a un peu de monde, suis vraiment surpris. Le
collègue de St Parize me salue : « Je serais bien resté au sec, mais
les gamins (de son école de VTT, NDR)
étaient tous là ! » Et ben, c'est super ça ! Coup d'œil à la
carte affichée, bien détaillée, en couleurs, avec courbes de niveau visibles,
graphique des dénivelés, temps de parcours etc…Se sont donné du mal les
gars ! Dommage, ce temps !
Bon allez, la petite boucle de 20
km, ça peut se faire, pour le principe. Je serai pas fondu à l'arrivée…
pis faut pas rentrer trop tôt, tu connais la blague ? Non ? Si… Celle du vététiste qui
part sous la pluie, fait demi-tour et rentre, se recouche près de sa femme et
chuchote: « Il pleut des cordes ! », et elle qui répond,
sans se retourner : « Quand je pense à l'autre con qui est en train
de pédaler dans la boue ! »… Hé ? T'en dis quoi ?
Comme je ressors m'équiper sans
me presser, un klaxon : le fourgon du Tom ! Faut bien qu'il y en ait
un pour justifier le nom des « Frapadingues », lui, of course !
Plastique sur le dos, sous le
casque, on s'arrache pas loin avant neuf heures, dernier délai pour le grand
parcours de 40km, mais tu crois
que ?…
Bords de Loire et montée vers
Sauvigny-les Bois. J'ai du mal à me mettre en route, c'est pas une
question d'horaire cette fois-ci, alors ?
Qu'est-ce tu dis ? …
D'âge ?… Attends un peu !.. Quand les « Vierzon » (des
tracteurs mythiques pour les ignâââres) étaient chauds, comment qu'ils y
allaient !
En attendant, le rythme du Tom'
est un chouïa au-dessus du mien. Sauvigny sous la pluie : pas grand monde
aujourd'hui, fait remarquer Tom', en évoquant la foule de la
« Sauvignoise » (29 et 30 Août cette année, note bien !). On
attaque la montée dans les bois, tu vois, sur la droite ? Euh ben !
C'est drôlement ramolli et côté adhérence… Dur, dur !.. Enfin… mou, mou,
oui…
Pourtant c'est globalement assez
correct : bien sûr, on est capable de réaliser, en pensée, ce que ces
chemins et sentiers pouvaient être l'avant-veille seulement : ça devait être chouette ! Et,
sais-tu ? Ça l'est encore souvent ! Il y a pas mal d'eau,
de flaques, parfois très larges, c'est plus mouillé que boueux,
j'entends, tu vois, de la boue bien grasse. Non, on donne dans le
liquide : ça jaillit de partout ! Malgré les pare-boue, les lunettes,
on en reçoit dans les yeux (aïe !) et j'ai le plastron refait ! En
contrepartie, les jeunes pousses des arbres, encore toutes frêles et souples,
se courbent sous le poids des nouvelles feuilles, lourdes d'eau et l'on a bien
souvent droit à un doux débarbouillage à l'eau de pluie, même quand celle-ci
s'arrête.
Car, quand on sort un peu des
bois, du côté de la Fermeté et de Triernay, on se rend compte que le ciel est
un peu plus clair et, comme, en haut d'une montée, on s'arrête débâcher :
on entrevoit l'ombre du soleil !…Quoi ? Ça te va pas « l'ombre »
du soleil ? Tu dis que le soleil, à l'inverse, c'est de la
lumière ! Je te parle pas en
physicien, mon vieux, évidemment ! Mais le disque pâlichon glissant quasi
furtivement derrière les nuages, c'est un fantôme de soleil, une ombre de
soleil quoi, tu peux râler tout ce que tu veux, c'est comme ça !..
Pour moi, du moins…
Et puis je vais te dire, je dois
être « météosensible » j'ai retrouvé une bonne pêche, il m'a bien
fallu une dizaine de bornes, un « Vierzon » je te dis.. peut-être
aussi que le Tom y va moins, mais c'est une question de ressenti plus que
d'autre chose. Ça boume. On n'a même pas hésité, à la bifurcation des
deux circuits, tout à l'heure, et on est partis sur le grand, comme un seul
homme. Côté parcours ? Ben, on est dans les Amognes mon vieux, et comme
dit le Tom', « Quand ça descend pas ça monte… », et inversement, et
puis c'est joli, c'est vert et tout et tout…Et puis, même si on n'est pas bien
nombreux (une quarantaine sur le circuit de 40 et il paraît, 20 sur le circuit
de 20 !), on double un peu de monde…
Le grand cercle, que le parcours
figure sur la carte, se referme peu à peu (c'est à peu près le même que l'an
passé en sens inverse…Seulement, l'an passé, on soulevait la poussière !)
une ou deux grimpettes bien senties et puis le chemin qui se fait plus boueux,
plus plein d'eau, comme s'il avait plu davantage dans le secteur. Les dix
derniers kilomètres sont les plus difficiles... Pas fâchés qu'on est de
descendre vers Imphy, d'autant que la pluie a l'air de vouloir remettre ça. Zone
urbaine, zigzags dans les rues et retour au départ : lavage, et
comment ! Et... rinçage (du gosier, bien sûr, non mais !). Content
d'être venu, finalement, comme quoi, hein ?
Bon : vendredi 1er
Mai : « Jouettoise Verte » à Jouet sur L'Aubois, c'est presque
en face la Charité-sur-Loire, mais de l'autre côté de la Loire, côté Cher.. pas
« coûteux », « Cher » comme berrichon, quoi !
Et puis dimanche 3 :
« La Rando des Monts et des Villages » à Donzy. Avec le beau temps,
alors va z'y don à Donzy !
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