Bon, ça s'arrange pas, je sais… À
part ça ?
À part ça, eh ben, voilà :
comme je t'ai dit, pour rouler ce dimanche, on avait un « Parcours du
Cœur » à Pouilly, tracé par les « Castors Furieux » locaux. Pas
mal, mais vingt bornes… alors Actif-Michel avait proposé : « On part
de Cosne pour aller à Pouilly, on fait la boucle et on revient » Euh… oui,
bien sûr, mais ça fera une bonne cinquantaine de bornes, ça …Mais il avait
trouvé que, en prévision des étapes de la GTMC, il fallait commencer à faire de
bonnes sorties. Alors, pourquoi pas ? On lance l'invite aux
« Frapadingues » et on se dit RV dimanche matin départ huit heures.
Sauf que ça faisait sept heures
du mat' de la veille, vu qu'on avançait (normalement !) les montres z'et
autres réveils d'une heure dans la nuit, passage à l'heure d'été
obligeant !
Doncques, nous voilà quelques
transis ce dimanche matin sur un parking de Cosne-Sud, aux aurores, guettant
l'arrivée des copains, d'une part, et les premiers rayons du soleil d'autre
part, car il pèle un peu encore et l'on compte bien sur le Mahomet pour nous
chauffer un p'tiot peu…
Christophe est déjà là, arrive le
Franck, puis Didier qui tombe des nues en apprenant qu'on part pour Pouilly,
lui qui croyait à une petite S.E.C dans le coin.. . Il commence à se
demander quel plan on lui fait là… Francis, le Tarnais, arrive à son tour avec
déjà quelques km dans les pattes et mon téléphone sonne une première
fois…Devine ? Ouais, t'as
compris que c'est le Tom' qui vient de se faire sortir du lit par le Pharmaton
et qui est à peine sauté dans le cuissard
et est en train de charger son bô nouveau vélo dans le fourgon. Il
arrive dans deux minutes.
On, patiente donc un quart d'heure dans LE rayon de soleil qui passe par-dessus
les blocs de magasins.
Évidemment, comme prévu, le
téléphone sonne une deuxième fois : Actif et Anne qui nous attendent un
peu plus bas près de chez eux et viennent aux nouvelles. On guette : le
fourgon bariolé arrive, en sortent le Tom', le Pharmaton et un beau
« Cube » tout flac, qui sent encore la peinture, mais ça vient
peut-être du fourgon, en fait. Le temps d'admirer et on est partis. On récupère
Anne et Michel et… direction Villechaud, puis Pouilly !
Comme on sort des bois à la
Roche, Actif Michel se plaint d'un drôle de bruit puis s'arrête :
crevaison, vite réparée, trop vite même puisque, sur la petite route du val où
l'on vient juste de se mettre sur la plaque, on s'arrête de nouveau pour le
même motif. Ben, oui, faut pas oublier d'enlever l'épine (de ch'val ou d'ours, c'est pareil, en
tout cas elle est noire !). Tu crois qu'on sera à neuf heures à la Maison
de Loire, comme prévu ? Mais bon, c'est plat, on fait un bon bout de
route et on y emmène bien. Tellement d'ailleurs que Michel vient devant
demander qu'on lève un peu le pied pour Anne… avant de prendre la tête et
d'emmener tout le monde, va comprendre !
Maison de Loire, inscriptions, on
retrouve le Castor Juju, et l'on a à peine bu le café que la bande est déjà
là-bas au bout du quai de Loire vers le sud de Pouilly. Faut déjà ramer pour
recoller. On passe sous l'autoroute et
l'on s'élève en lisière de bois par un chemin très sympa au-dessus du
hameau de Charenton. Bon, là t'attends le couplet « Nostalgie, quand
tu nous tiens… » Vu que, dans le hameau, on aperçoit le toit (mais il est
où, au fait ?) d'une grande et belle maison que j'y ai construite dans une
autre vie, mais ça fait un fameux bail !
Ben raté, je t'en parlerai pas
plus, vu qu'on a déjà bifurqué sur la gauche pour monter un peu et revenir vers
le bourg de Pouilly. D'ailleurs j'ai des plaques rouges qui me viennent de
partout, ça me gratte et je tousse… Allergie ? Hmmm, c'est qu'on doit
s'approcher du collège ! Par chance, la vue en est cachée par le gymnase
et l'on tourne à droite pour prendre un chemin de vigne qui nous éloigne en
montant doucement vers le Bouchot. Suis dans les premiers en haut, mais je ne
tousse plus ! Chouette d'ailleurs, ce chemin, tu l'as remarqué, c'est sûr,
quand tu passes sur l'autoroute près de Pouilly : y aurait pas les
glissières de sécurité, sans t'en rendre compte, tu obliquerais dessus, tant il
est tentant.
En fait, tu crois souffler en
arrivant au Bouchot mais le Juju, il ne nous arrête pas là : on continue
le long de la vigne, en bord de route (que l'un d'entre nous, dont je tairai le
nom, ose emprunter !). Là bas, Anne, loin devant, franchit la route et
continue de monter entre les vignes. Elle a profité d'une brève halte tout à
l'heure pour partir devant et, depuis, on ne réussit pas à la rejoindre, c'est
marrant comme ça booste, d'être devant les autres, t'en connais pas un comme
ça, toi ?
Toujours est-il qu'on s'élève
au-dessus du Bouchot, en direction de St Andelain. C'est régulier et ce chemin
de pierre entre les vignes est un vrai plaisir. Là-haut, une voiture et un
groupe de personnes qui nous voient arriver de loin : le ravito. Belle vue
sur la Loire, Pouilly et juste en dessous, les pointes des tours du château du
Nozet, on n'en sort pas des châteaux, ces temps, qu'est-ce qu'on devient
rupin !
Encore un bout de côte pour
atteindre le bourg de St Andelain. Arrivé là, on est sûr d'une chose : ça
va forcément descendre, vu qu'on est monté sur la butte (avec un
« B », hein !!!).
On fait ça en plusieurs temps et quelques zigzags qui nous font passer
par les Berthiers (quoi ? oui, ça fait un peu « route des vins »
notre affaire, c'est vrai). Encore une montée assez longue mais bien régulière,
le long de l'autoroute pour arriver au-dessus de Pouilly. On descend par la voie romaine ?
Mais non, Juju a trouvé beaucoup mieux : une descente en direction du
petit passage sous la voie ferrée : un miel, je te dis. On s'y tire la
bourre, le Juju, le Tom' et moi : les roues dansent sur la caillasse,
évitent les gros cailloux, les roins piégeux, prennent des appuis sur
l'extérieur des virages ou cherchent à plonger dans l'intérieur, pour enrhumer
celui qui précède. On sort du boyau humide et sombre qui passe sous la voie
ferrée, heureux comme des gamins… Quel pied ! On serait bien plus
essoufflés qu'après une montée !
Reste encore un super
plaisir : le sentier de découverte qui serpente dans « l'île de
Malaga » : il est bien sec, dégagé, c'est un régal de tourner, virer,
dans la végétation. Dis donc, le Tom' il aura eu un vrai parcours de test de son
spad, entre les montées, les descentes (ça avait l'air d'aller de ce côté-là,
m'a semblé !), le plat roulant, et maintenant la maniabilité !
On sort du sentier devant la
Maison de Loire : l'accueil est à la hauteur de la réputation
locale : les bouteilles sont ouvertes et c'est une vraie dégustation
comparée qui s'opère. « T'en penses quoi de celui-là—Lequel ? le
2006 ? Non, cette bouteille-là ! » Et ainsi de suite... On se
sauve quand ils se mettent, devant notre enthousiasme, à sortir les toasts… En
fait on n'est plus que deux quand on met le nez dehors, le reste de la bande
est déjà reparti sur la route qui longe la Loire, vers Cosne : personne en
vue. Du coup nous voilà, nez dans le cintre, plus gros développement possible
et hardi que j't'appuie ! Les loges, personne encore, les vaches !
z'auraient pu attendre ! Les Girarmes, rien encore en vue ! L'ombre
du Tom', sur la route, m'indique qu'il est dans ma roue, mais ne relaie pas le
cochon ! Comme on prend le petit chemin le long de la voie ferrée, je vois
le groupe, au bout. Les chameaux ! (je veux dire par là : ceux qui
sont restés sobres » !). Sans baisser de rythme, je double et passe
devant. On me dit « Et Tom' ? » « Ben, il est dans ma
roue ! » Ils voient pas ? En fait quand on marque la pause au
petit bourg (tout petit !) de Tracy, près de l'église et du château
(encore ???), je me rends compte que le Tom est largué. On reste trois à
l'attendre : et s'il avait un pb ? Dame, il en aurait bien un :
les crampes ! Le vin blanc, tu crois ? Booof, il n'en a pas
tellement bu plus que moi, non ?
Du coup il faut de nouveau
chasser pour rejoindre le reste de la bande qui grimpe la petite côte sortant
de Tracy. Ça deviendrait bien une espèce de retraite de Russie, notre
affaire ! Chacun fait ce qu'il peut pour rentrer. Le Pharmaton a déjà
choisi la route la plus plate, dans le val. Tom' et Christophe suivent derrière
et vont choisir de rentrer par la route de Villechaud.
Moi j'ai les dents encore. Je
voudrais bien passer par un autre chemin que celui de l'aller. J'essaie de
proposer une variante, mais ça monte un peu… pas d'écho. Du coup, je ne résiste
pas et part en franc-tireur. À moi le petit chemin caillouteux qui monte vers
« Les Froids ». Oh, t'imagine pas que je déborde d'énergie ! Je
marche plutôt à l'ivresse des chemins secs, je voudrais rouler et encore rouler
là-dessus ! Depuis l'automne qu'on attend ça, depuis le Rallye des
Vignobles, en gros… alors, tu parles ! Je redescends vers les bois de
Villechaud en appuyant un peu pour tenter de retrouver les autres. Je les
rejoins peu avant la salle des fêtes, juste comme Francis part de son côté, par
un chemin plus court pour rentrer chez lui. Je tente de nouveau de faire passer
tout le monde par le sentier des bords de Loire, mais non, je suis seul à m'y
lancer. Comment peut-on laisser ça de côté ? C'est fait pour le VTT,
le spectacle de la Loire est évidemment magnifique et, ce qui ne gâte rien, on
y est assez à l'abri d'un petit vent contraire pas très chaud, alors…
Je remonte vers la ferme de Port
Aubry, quand je vois les autres passer à 50 m, Michel et Anne partent de leur
côté, ils sont arrivés et je les hèle sans succès. Je rejoins Didier et
Franck puis Tom' et Christophe qui
remontent vers notre parking : devant, nous voyons le Pharmaton qui y
arrive tout juste. C'est rigolo qu'en ayant suivi trois ou quatre chemins différents nous
arrivions quasiment ensemble !
Vraiment belle sortie : la
boucle (et les verres) de Pouilly étaient un vrai plaisir. Un total de 60 km,
400m de D+ (eh, oui, quand même) et quasiment 20 de moyenne mais avec pas mal de route !
Les amis, je vais vous dire un
truc : on annonce du beau temps ! Si !si ! On va donc se
faire une « Rando des Beignets » sur sol sec dimanche prochain !
Le panard, non ? Faut pas rater ce déplacement, les « Frapadingues »
ont prévu des circuits côté Ouest, vers le Cher. Astiquez le biclou, et comme
on a peut-être des chances de mettre le cuissard court … rasez les
papattes et piquez l'autobronzant de madame ! |