Mais c'est quoi ce titre ??? Hein ? N'importe
quoi !.. Oui, oui, je sais... et alors ? Ça sonne non ? Et puis,
les châteaux, t'es d'accord ? Bon, et puis la « gloire » au lieu
de la « Loire »… allons, le Pilou, il est pas glorieux, dans ses réalisations ?
Et puis il y avait du populo à sa rando de l'école, hein ? Alors, chipote
pas, laisse-moi mon délire…
C'est vrai que le Pilou, il s'est
piqué au jeu et que, depuis qu'il nous a fait un ravito dans la cour centrale
(carrément !) de l'énorme forteresse de La Motte-Josserand, il y a
quelques années, il a tenu la gageure (c'est mieux que « challenge »,
non ? Enfin, tu choisis, raye le mot qui ne te plaît pas), le défi,
donc aussi si tu veux, de nous accueillir au ravito dans un château de la
région. Faut le faire ! Et, tout en étant du coin, je ne pensais pas qu'il
y aurait autant de possibilités ! Car chaque année il nous a trouvé un
nouveau castel ! Attends, je réfléchis… La « Motte-Josserand » à
Perroy, le château des Granges à Suilly-la-Tour, un petit manoir près de
Vielmanay (d'où le nom peut-être ?) et cette année Villiers… Eh, Pilou, et
le château de Couloutre ? Je le veux, celui-là ! C'est le mien, là où
ce que j'allais chercher le lait avec ma laitière en alu, à pied, le soir. Tu
sais, la laitière pleine de lait que l'on faisait tournoyer au bout du bras,
pour impressionner la copine qui venait faire le trajet avec toi, à la tombée
de la nuit… Le château, je devrais dire LES châteaux, car il y a l'ancien,
devenu ferme, et le plus récent, entouré de douves…Tu comprends qu'il me faut
revenir là-bas ! On n'en était pas loin cette année…
En tout cas, ce dimanche matin,
on est tous fidèles au rendez-vous, malgré la rando de Tracy, venue se greffer
bêtement sur le même jour. Tu parles qu'on se régale déjà : on connaît la
qualité des tracés du Pilou :
il va y avoir LE château du jour, donc, et puis, SURTOUT, il fait beau,
mon vieux, mais beau ! Un soleil qui, depuis plusieurs jours, doit avoir
séché les chemins, ça va être la première vraie rando sèche de l'année.
Justement, en arrivant au-dessus de Donzy, tout à l'heure, le soleil passait
l'horizon et éclairait en un contre-jour d'école (forcément !), la
brume bleue qui baignait la vallée du Nohain et d'où émergeait la silhouette de
la vénérable tour de l'ancien prieuré de Donzy-le-Pré. Un choc esthétique, je
te dis. Et il y en a qui se demandent ce qui nous pousse à nous lever si
tôt !…
Par contre il ne fait pas
chaud ; on annonçait des moins six, voire plus, à Nevers ce matin et je
confirme un moins deux ici, moins glacial mais quand même. Du coup c'est
hétéroclite dans les tenues : dans les gars qui se préparent, ça va du
cuissard court et presque T-shirt à la veste thermique et sur-chaussures,
mitaines et gants fourrés, il y a de tout. C'est vrai que l'on se dit que, en
fin de matinée, avec quelques grimpettes en plus, il va faire bon sous les
maillots mais en attendant… J'enfile-t-y la veste ? Ou ben le
maillot ?… Un rayon de soleil qui passe les toitures me décide : pas
de veste.
Bon, tour d'horizon :
Actif-Michel et Anne sont là-bas, j'ai vu passer Maurice et Christian et l'ECC
est complétée par Michel-Léopold, qui vient d'arriver. Se pointent aussi les
Frapadingues en force et même Stéphane.Pas de Gien-Relax : trop loin pour
eux ? Et puis ils ont leur « TransCoralie » en interne. Ils nous
enverront peut-être des cartes postales de la Coralie ?
Cour de l'école, inscriptions,
salut à Maître Pilou et coup d'œil avec lui à la carte, comme on ferait au
resto, en somme, c'est quoi le plat du jour ?…Il a même affiché l'adresse
de ce blog ! Salut à toi qui, grâce à ça, viens lire mes délires !
Plus de quarante bornes, même si
on a la promesse d'un sol sec, mieux vaut ne pas pater : en route !
On est un bon groupe, auquel s'est joint Pascal, un ancien de Veaugues (ça fait
cinq maillots verts, on s'y croirait !) et un sien copain. On quitte Donzy
par un petit chemin sympa qui s'élève vers le nord, jolie vue. Passage dans la
cour d'un gros domaine, (le Pilou a l'art d'obtenir des autorisations !)
et l'on se lance à travers la campagne, direction Perroy, en gros. On se dit
que tout cela, on connaît, entre les randos de Pilou et celles de l'ES Donzy,
on est souvent passé par ici. Pourtant on prend soudain un petit chemin bordé
de broussailles, un sol sec et caillouteux comme dans le midi, miam ! On
passe entre deux hauts talus, un pont au-dessus : mais c'est le passage de
l'ancienne voie ferrée ! Ce n'est pas très long, mais c'est génial !
Après ce petit crochet qui valait le coup, on reprend notre cap initial et, en
débouchant d'un bosquet, on se prend en pleine poire la vue sur les grosses
tours et les lourdes murailles de la Motte-Josserand. Simple passage, sans
arrêt particulier cette fois, et l'on s'éloigne par le joli chemin montant dans
le petit bois en face et qui file sur Perroy. Au delà, on retrouvera la trace
de l'ancienne voie ferrée de Clamecy à Cosne, c'est roulant et ça file…bon
train natürlich ! Le chemin traverse de vastes étendues :
heureusement que le sol est sec, sinon ça rappellerait douloureusement le
retour de la « Décrasseuse ». Mais là, on peut profiter du soleil, de
la vue aussi, vers l'arrière où l'on guette les plus gros rouleurs des
« Frapadingues » dont on pensait qu'ils ne tarderaient pas à nous
rejoindre… Mais on appuie pas mal quand même aussi ! Une petite chapelle
entrevue dans la cour d'un gros domaine, auprès duquel on passe. e
cherche à montrer, devant, à mes collègues, les hauteurs de Bouhy, où avait lieu une
belle rando la semaine dernière, mais l'horizon est brumeux. Deux hameaux familiers :
mais c'est la « Bécasse » et la « Gueule du Four » !
On est au-dessus de mon village, Couloutre, dont le clocher émerge la brume,
là-en dessous… On n'en verra pas plus et l'on file vers le domaine de Lativeau
où tout le monde reconnaît le chemin que l'on suit pour la Rando des Gâteaux de
Riz et de Semoule » de Ménestreau, la traditionnelle sortie de début
janvier. On va passer carrément dans le village en question pour escalader, en
face, la bosse du Minerai et s'enfoncer dans le bois du même nom. On
grimpe pendant un bon moment, avec le plaisir de retrouver des chemins sympas
et l'on débouche presqu'en haut de la côte des Grandes Herbes, une route dont
les deux ou trois lacets nous faisaient nous imaginer autrefois, mon frangin et
moi, qu'on escaladait un col du Tour de France, au moins. On s'y affrontait,
façon Anquetil et Poulidor dans le Puy de Dôme…
Délice d'une petite descente,
suivie d'un bon coup-de-cul,
encore et l'on glisse doucement vers Villiers et son château et, donc, le
ravito ! Enfin ! C'est vrai que nos estomacs l'ont pas mal
attendu et que les derniers
kilomètres en ont été d'autant plus durs.
On profite donc du moment, de
l'abri ensoleillé au pied des murailles, près d'une mare pittoresque. On admire
les toitures dont on a suivi la réfection, au cours des années précédentes,
chaque début janvier. Petite visite dans la cour intérieure pour admirer une
tourelle octogonale et une belle arche. Ça a bien l'air d'une authentique
ancienne forteresse…
Comme nous repartons se pointe
Michel-Pieds-nus, et notre groupe se scinde un peu. Avec Michel-Léopold, nous
attendons Pieds-Nus qui s'est sustenté juste le temps d'une photo ! Les
autres sont partis un peu devant sur le chemin qui suit le talweg d'un vallon
bien sympa, en montant, doucement d'abord, puis un peu plus sérieusement dans
la forêt. Quelques gymnastiques pour passer dessus, ou dessous, ou autour
d'arbres abattus sans doute lors des coups de vent de cet hiver. On a quitté
les chemins connus et l'on suit une « Pilou's trail » pur sucre, avec
le vrai plaisir de la découverte : jamais passé par ici ! Je me
repère vaguement, selon la direction générale et en fonction des routes
traversées, mais je me demande quand même où on est exactement. Un chemin
légèrement descendant, à l'orée du bois, baigné de soleil. Régal. Fait du bien
de le retrouver celui-là, parce qu'en sous-bois, faisait parfois un peu
frisquet, malgré un parcours parfois exigeant.
Bon alors, on est où, là en
sortant ? Ce hameau… Les Pénissiaux ! J'en connaissais surtout
les quelques maisons plus bas, au bord de la route, vers laquelle on descend,
pour prendre, juste avant, ce chemin, souventes fois parcouru, qui longe la
Talvanne et qui peut mener, direct, à Donzy.
Mais le Pilou nous a encore
réservé un dernier épisode : on quitte le val de la Talvanne pour prendre
la direction de Cessy-les-Bois. Avec Actif, on regarde autour : ben oui,
pour quitter le vallon qu'on vient de prendre, il n'y aura pas d'autre solution
que grimper, nécessairement. Justement, on vire à droite et ça s'élève d'un
coup. Hue donc ! Michel (Léopold) évoque les grimpettes qui nous
attendent en Juillet entre Clermont-Ferrand et Sète, et que j'ai franchies, il
y a douze ans : « Ça grimpe comme ça ? »…Ben ouais, mais
plus longtemps, mon Michel ! Lui qui bosse depuis une quinzaine sur les
réservations aux étapes, faut pas quand même que je le décourage !
On traverse encore la forêt dans
un coin inconnu. C'est varié, parfois délicat et technique : roins,
branches de sapins jonchant le sol (et encore, le Pilou, il s'est coltiné d'en
ramasser plein avec ses petites papattes !). Et puis, soudain, on débouche
sur les ruines de l'Épau ! Attends, j'ai pas dit l'E.P.O ! Tu fais
une fixation, c'est pas possible ! Moi, je suis en plein choc émotionnel,
successif à l'arrivée sur ces ruines d'une ancienne abbaye cistercienne,
au-dessus de la Talvanne, et toi, tu divagues… C'est vrai que le nom du lieu
prêterait (et même prêtre-rait en l'occurrence) à des jeux de mots laids :
genre « on a l'Épau d'arriver là », « il ne faut pas vendre
l'Épau de l'ours » et j'en passe des bien pires !
Bon ? Je te refais une
séquence souvenirs ? Dans mon enfance (te dire s'il y a longtemps !)
ces ruines émergeaient à peine de la broussaille, romantiques, tu peux pas
plus … Alors tu parles ! Et plus, elles figuraient sur l'étiquette
des coulommiers qu'on fabriquait (si ! si !) à la laiterie de
Couloutre... Bon j'arrête là... Ben, justement, oui, je m'arrête, je prends le
temps de quelques photos, de m'avancer un peu près des vieilles murailles et de lire un petit historique que le proprio actuel a sympathiquement
disposé près d'un cubi de rafraîchissement, avec un petit mot d'encouragement.
Il faut dire que le chemin et le lieu sont privés et ouverts spécialement pour
nous aujourd'hui ! Démerde, le Pilou, non ? En tout cas, il m'a fait
là un chouette cadeau !
On rejoint vite le chemin du bord
de Talvanne et l'on regagne vite
Donzy. Quarante-six kilomètres et 500 m de D+ à bonne allure.
On discute de tout ça autour du
pot largement offert. Lots à chacun, ça va de la casquette à la sacoche et
passant par un tablier des plus seyants pour Actif-Michel (voir son blog: http://michel120254.skyrock.com/) Rendez-vous le 5 avril chez les
Frapadingues pour la Rando des Beignets à Annay (58). On en reparlera, c'est
indispensable. Mais avant ? La semaine prochaine ? Alors que ces derniers dimanches, il
fallait se partager et hésiter entre deux randos (Les Aix et Argent, Bouhy et
Henrichemont, Donzy et Tracy) Voilà que le 29 il n'y a rien… Malin !
Enfin, si: les « Castors
Furieux » de Pouilly font un circuit pour les Parcours du Cœur au départ
de la Maison de la Loire, un petit 21 km, mais on est en terres connues et l'on
pourra allonger la sauce sur place. On se dit là-bas ? Ou alors cherche
dans ton coin, il y a peut-être aussi un « Parcours du Cœur ». Romain
m'a signalé quelque chose au-delà de Bourges, dans l'Indre, mais je n'en sais
pas plus ; il y a aussi une rando à St Jean de Braye (45). Loin pour moi,
tout ça ( !) Bref, au p'tit bonheur la chance… Bonne semaine !
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