Première rando de printemps ? On pourrait le dire au
vu de la journée ensoleillée et tout et tout qu'on a eue hier, et puis, ce
matin, alors qu'il fait encore bien nuit quand j'ouvre les volets, ça gazouille
de partout les zozios. D'ailleurs, il a eu d'autres z'oiseaux, des grands, tu
vois , genre oies ou grues, qui sont passés dans le ciel toute la semaine,
direction le nord, et se racontant des tas de trucs semble-t-il au vu (ou
plutôt à « à
l'entendu » !) de leurs discussions. Joli spectacle, et ça, tu vois,
c'est réjouissant, ça te met du baume au cœur, ça sent les cuissards courts,
les sols secs, les cailloux... miam miam !
Car je me suis levé tôt mon
vieux : ce jour d'hui, c'est la « Choézienne » (J'adore ce nom.
Pourquoi? Je ne sais pas, mais ça fait exotique, tu vois, ça change un peu de
tous les noms en « -oise » qu'on a par ici.). Donc direction
« Les Choux » et, comme je suis long à me préparer, et puis que
j'aime bien avoir le temps de saluer tout le monde, autant ne pas être en
retard. De plus j'ai reçu la consigne de ne pas trop traîner, il y a du monde à
la maison ce midi, alors…
Et du monde il y en a, on
dirait : la météo de ces jours-ci a boosté la fréquentation : on est
un bon groupe à partir : L'équipe de l'ECConflAns (sauf Christian) +
Jean-Paul, Actif-Michel et Anne et tout un groupe
d' « abeilles » de Gien-relax se préparait tout à l'heure. Côté
maillots du même ton : des « Frapadingues », seul le président
Francis a fait le déplacement et découvre d'ailleurs la rando, avec une telle
avidité qu'il est d‘ailleurs déjà parti devant.
Avides (comme les freins ?)
de rouler, on l'est tellement qu'on part carrément dans en sens inverse, pas
longtemps heureusement mais bon. Retour à la base : on commence en fait,
pour le grand circuit de 50 bornes, à faire la grosse boucle
supplémentaire : ça ne fait guère les affaires d'Anne qui avait prévu de
s'en tenir à 35 km !
Le sol est, surtout dans cette partie, digne d'un mois de
juin, il fait plutôt doux aussi, c'est roulant, bref ça donne envie d'appuyer.
D'un côté tu te dis qu'il faudra tenir la distance mais, d'autre part, tant que
c'est roulant, autant en profiter. L'allure est donc assez soutenue dès le
départ.
On traverse la forêt, et,
souvent, ce n'est qu'une forêt de bouleaux : c'est assez remarquable de
voir tous ces petits troncs blancs. Quelques étangs et, bien sûr, quelques
belles maisons. Côté terrain : parfois un peu de sable mais pas
trop. Sympa de voir aussi les trous du chemin vides d'eau : pas de flaques.Du coup, je roule devant,
tant ça fait plaisir de profiter de tout ça.Peu avant le ravitaillement, on
rattrape Pierre, parti un peu avant nous mais notre allure n'est pas si
soutenue que d'autres ne nous rattrapent quand même : le train des Gien-relax
nous double à donf… en laissant quand même du monde derrière dont Eric-Œil de
Lynx (soi-même ! Te dire l'allure des autres !) qui continuera avec
nous.
Peu après le ravito : un
petit gué : vite une photo !Mais après, il me faut appuyer sérieux
pour rejoindre le groupe qui, d'ailleurs, se morcelle un peu, en fonction du
degré de forme. Juste le temps « rentrer » et on arrive à Nogent, chez le
Maurice. Un passage à niveau se
ferme devant nous : tiens ça pourrait faire une photo ça ! Mais le
temps de sortir l'appareil, tu parles que le train ne prend pas la pose !
Je photographie les copains, mais je n'ai pas pu… prendre le train ! Me
faut ranger et de nouveau appuyer un peu pour rejoindre le groupe. Ça use de
faire ce genre d'efforts !
Je vais de nouveau me livrer à ce
genre d'exercice : mon téléphone
a sonné : nouvel arrêt, puis conversation (un brin
essoufflée !) puis nouvelle chasse pour rejoindre les morceaux du
groupe : devant moi, Anne bifurque sur le trente-cinq, qui doit déjà
faire un peu plus. Pierre l'accompagnera en râlant après nous qui ne l'avons
pas attendu ! Jean-Paul est devant avec Eric et, derrière, chacun suit plus ou moins.
Traversée de Ste Geneviève, avec
son château d'eau décoré, qui nous rappelle l'époque où l'on y faisait une
rando aujourd'hui disparue, comme beaucoup trop d'autres : Rando de Nevoy,
de Pressigny entre autres, et,
bien sûr, la nôtre, celle de Veaugues, la « Trans » devenue plus
tard, la « Trace » (Sancerroise)… Snif !
Séquence émotion, aussi en
quittant le village, avec Maurice qui nous montre sa maison natale.
Du coup, après le ravito, le
Maurice recouvre sa jeunesse et prend les devants, avec Eric. Je suis comme je
peux dans un premier temps, puis me prends au jeu et retrouve un bon rythme. Je
crois bien que tous les trois, on a un peu appuyé et sans se retourner, on a
distancé les autres. Il est vrai que ça sent l'écurie : on passe
l'autoroute, les Choux, c'est là tout près. Se relever ? Je crois bien que
Maurice l'a fait. J'ai suivi Eric qui me laisse passer, un peu avant le village
(pour s'abriter ? Car on est un peu contre le vent). À l'arrivée : un
peu de considérations techniques, à propos de ma fourche dont l'usure devient
inquiétante et aussi à propos d'un couinement assez agaçant que, selon Éric,
produisent mes rayons un peu détendus…
Détendus, on ne l'est, nous,
pas encore trop, car la fin a été assez éprouvante, finalement : pot du
randonneur : au bilan, belle rando, roulante heureusement, vu la distance.
20 de moyenne, pour moi ce n'est pas mal. Pourtant, après les saluts amicaux,
alors que chacun repart avec un petit coup de klaxon, je roule avec une espèce
de mauvaise conscience. C'est quoi ça ? Tout en rentrant,
j'essaie d'analyser…Elle était bien la rando, non ? Ben oui, pas de
problème... Alors quoi ? Sais pas... une espèce de malaise, un peu le
sentiment de n'avoir pas été bien sympa, en bourrant un peu au lieu de rester
avec les copains, du moins ceux qui devaient peiner un peu sur la fin. Même pas
tellement pris le temps de discuter. Et puis, quand t'es dans le rouge, t'aime
pas trop que, devant, on ne se retourne pas, non ? Je ne le sais que
trop…Et ben, si ça se trouve, dimanche, sur les flancs de la Motte d'Humbligny,
ce sera mon tour de voir les autres partir devant et je n'aurai rien à
dire !
Car dimanche, mon vieux, c'est du
costaud qui nous attend,avec les « Coteaux de Morogues » au départ
des Aix d'Angilon (18) pour une rando typée « physique » (voir l'an
passé et surtout, il y a deux ans, où j'y avais laissé le « Doktor » !).
Du vrai VTT : l'an passé, le grand parcours était vraiment
remarquable ! Bon, si tu veux
rouler plus cool, genre terrain solognot et bords de Canal, tu vas à
Argent-sur-Sauldre : rando sympa aussi, pas le même genre. Il y a en a
donc pour tous les goûts et tous les mollets. Bonne semaine à tous !
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