Ce titre, tu pouvais pas y
échapper ! Les vieux réflexes, quoi…
Car la « Décrasseuse »
partait cette année de Cours. Ce qui a entraîné un certain nombre d'interrogations pour
ceux qui ne connaissaient pas le chemin. J'ai eu pas mal de demandes de
renseignements, dont une ce matin : juste comme je pars de chez moi, je tuyaute un fourgon avec remorque rempli de jeunes (club de St Parize ?).
Car je pars directement bien sûr, ça ne me fait qu'un peu plus de 5 kilomètres
à ajouter. Le matin, ça va, un petit échauffement, mais, après la rando, ça
risque d'être un peu plus dur même si le profil retour est surtout descendant.
Sur la route, je m'arrête un
instant devant chez le Tom', où attend déjà Franck. Puis je gagne la salle
d'accueil : pas de Michel-Léopold et de copains de l'ECC, tous retenus,
pas encore de Manu en vue, qui doit arriver de Bué, et pas encore non plus
d'Actif-Michel et Anne, dont je pense qu'ils feront comme moi et viendront direct à vélo. On aurait pu partir
ensemble, et ça aurait peut-être mieux valu pour eux, parce qu'ils ont commencé
par se rendre… à St Père !!! Ils arriveront donc avec un petit bagage de
kilomètres et annoncent s'en tenir à la boucle de 29 km. Entre temps, une harde
de « Marsus » a débarqué, Manu itou et l'on part au milieu d'une
bande de maillots jaunes tachetés.
La « Décrasseuse »,
version départ de Cours, tu vois, je suis méfiant. Lors de la précédente
édition, il y a deux ans, on avait copieusement galéré dans le vent et la boue,
surtout en début de rando. Pas bien drôle. Mais, comme il n'a pas plu cette
semaine, les chemins seront peut-être, on l'espère, plus roulables, même si,
exceptionnellement, (car, depuis quelque temps, on est plutôt servis de ce
côté-là) il n'a pas gelé !
Eh ben, gagné ! Le premier
chemin que l'on prend est copieusement détrempé ! Encourageant,
s'pas ? On revient vite
sur le goudron et la suite n'est pas si pire, comme on dit. En fait, on reprend
le circuit de la dernière fois, en sens inverse. On va donc vers St Père, puis
Ménétéreau. Cette partie-là n'est pas désagréable, assez variée en termes de
paysage et de profil, avec des passages sur un sol assez ferme. Devant, le Tom'
et Christophe, emmènent bien et, ma foi, le fait de trouver un sol assez
correct me motive bien. On passe devant, avec Manu, à Ménétéreau pour plonger
dans une délicieuse descente, assez longue et sûre tout en secouant ce qu'il
faut. Une autre, un peu plus loin, pour arriver sur Villardeau. Évidemment, il
a fallu remonter un peu entre les deux, mais là non plus, rien de trop méchant.
Par contre on se méfiera d'un toboggan, court mais bien pentu, qui débouche…
direct sur la route ! On serre freins et fesses… D'autant que l'on a tout
le paquet derrière nous, une joyeuse bande assez sonore, mais ce n'est peut-être
pas plus mal quand on voit, dans les champs juste à côté de nous, des chasseurs
déployés en tirailleurs …
St Martin, ravito. Copieux, varié et savoureux ! On
s'attarderait bien, surtout que la plus grande partie de la bande semble
renoncer à se lancer dans la boucle
de 12 kilomètres supplémentaires ! Suis un peu surpris, mais il y a
peut-être de la visite chez le Marsu –marmiton qui habite sur place, je me
trompe ?
Toujours est-il qu'on est les
seuls à se lancer vers St Laurent, Manu et moi. Dommage, j'avais le souvenir
d'un secteur plutôt sympa. Voyons donc. Manu calque son allure sur la mienne et
moi, ma fois, j'appuie un peu et je réussis à maintenir un bon rythme puisque,
depuis le départ, on a largement plus doublé que l'on ne l'a été. Ça se vérifie
sur cette partie-là aussi, et il n'y aura que Pascal, de Gien-Relax, à nous
montrer sa roue arrière : ses collègues ont, eux aussi, décidé de s'en
tenir au plus petit circuit (Oh… Dudu ! Top !). Il ne sera imité que par son collègue Claude, mais bien plus tard, car il s'est planté en venant d'Aubigny.
Bon, on tourne, vire, grimpe un
peu, descend aussi, passe pas mal à côté de vignes sur des chemins assez
corrects. Il se confirme que cette partie est nettement plus sympa. On a
bien une ou deux traversées de champs dénudés un peu sinistres, avec, en plus,
une légère pluie qui s'invite passagèrement, mais des petits coins de bois,
l'arrivée dans les vignes au-dessus de St Laurent avec les restes de son église
et le plongeon sur le village, sont plutôt pittoresques.
Retour au ravito. Miam, miam.
Coup d'œil à la montre : encore une petite quinzaine de bornes pour le
retour. Ça devrait « le faire ». Ouais, mais bon, je vais peut-être
bien m'user à maintenir un bon rythme et puis, surtout, c'est là que ça risque
de se gâter côté chemins !
On se met donc avec application à
cette traversée « dispensable ». Ce n'est pas que l'on trouve
beaucoup de boue, quoique !… J'ai dû en effet poser le pied à terre sur une petite dizaine
de mètres, ma roue arrière s'étant mise à tourner sur place et mes jambes dans
le vide, dans un chemin légèrement montant. On a gagné Pougny, puis Montbenoît, et, si
l'on évite les montées un peu plus costaudes qu'on aurait trouvées en
contrebas, vers Villemoison, on revient vers Cours par de longues traversées de
champs nus dont les confins se perdent dans la brume…Pas folichon !
« Avec un ciel si bas, qu'un canal s'est perdu… ». Les vététistes,
semés au long du chemin, appuient avec application, résignation, sur leurs
pédales. Les allures sont moins fières que tout à l'heure, les dos plus voûtés,
les trajectoires hésitantes. Mais ce n'est pas parce que nous doublons peu à
peu ceux-là que je vaille tellement mieux, probablement... Mais ça va encore, moins
vite sans doute, toutefois.
Nous guettons, à l'horizon
imprécis, la tour du Château d'eau qui domine Cours. Sincèrement, on n'est pas
mécontent de la voir émerger du brouillard ! Les jambes ont de plus en
plus de mal à arracher les roues de la surface collante des chemins. J'ai eu un
semblant d'impression d'ombre de crampe sur l'intérieur de la cuisse gauche
tout à l'heure. Fugitif, mais quand même ! Suis bien content de basculer
sur le « coté Cours » (pouvais pas y échapper, non plus !), le
parking de la salle des fêtes est encore bien garni : du monde encore sur
les chemins ? Ou ravito d'arrivée séduisant ?
On est évidemment assez nombreux
au lavage : on bilane (t'aime pas ? On « fait le bilan »
alors, c'est mieux ? T'as sans doute raison !). Les 42 bornes à 16 de
moyenne, ça m'en fera 58 au retour à la maison . Tout le monde avoue avoir
souffert, surtout lors du retour. L'organisation était nickel, l'accueil sympa,
les ravitos et le pot d'arrivée plus que corrects, le Manu est surpris qu'il
s'agisse de la même organisation que pour les « Vignobles » ! On
ne reconnaît pas ! Et pour 2,50 €, mon pote, qui dit mieux ? Allez,
il suffirait, la prochaine fois, que les circuits conduisent vers St Loup, les
Gauthiers, St Vérain peut-être… où les chemins sont beaucoup plus sympathiques !
Et, tiens-toi bien, j'ai même
rapporté une bouteille de Pouilly, qui récompense le club de Veaugues !
(Qui existe encore, oui, oui ! Un tout petit peu, du moins !)
Alors, dimanche ? Ben, la
« Choézienne », mon vieux, la rando des Choux. Non, pas la rando des
choux, comme tu dirais la rando des Crêpes ou des Beignets, mais la rando qui
part des « Choux », à côté de Boismorand, voilà, au nord de Gien,
quoi… tu y es ?..Oui, c'est loin, peut-être, mais je n'ai rien d'autre en
caisse, et puis c'est bien. L'an passé il y avait Boisgibault, mais cette rando serait repoussée au
22 mars, et, ce jour-là il y a Rando de Pilou à Donzy, alors… z'auront pas
grand monde, je pense !
Alors, rendez-vous aux Choux… en
espérant que ce ne sera pas de la soupe ! (qu'est-ce t'as ta ? Ben
oui…j'ai pas résisté !) |