Aïe ! aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !!!!!! C'est
tellement tiré par les cheveux, ce titre, que c'est à t‘arracher le
scalp ! Et puis c'est
vraiment usé jusqu'à la corde, le coup de la grotte ou des hommes de L'ASCO, le
club sympa d'Ouzouer-sur-loire, j'aurais pu me forcer à chercher autre chose.
Mais, d'un autre côté, c'est tellement tentant… et puis tu ne vas pas m'en
faire une (pré)histoire (aïe ! me frappe pas !)
Toujours est-il quand même – je
tiens à justifier mon titre, du moins en partie – qu' il y a de quoi devenir
accro de cette rando « Entre Loire et Forêt » ! Même que cette
année, mon Frangin, « P'tit Bill » de Germigny, a fait le voyage (il
a du mérite, il est parti alors que beaucoup étaient à peine levés !) pour
participer, avec femme et copains. Une sorte de voyage d'étude: z'étaient donc
une petite brochette de délégués de la « Germignoise », venus étudier
ce qui se fait un peu plus loin sur le bord de la Loire, sur le plan
organisation et là, ils étaient venus frapper à la bonne porte vu que,
justement, les hommes de L'ASCO sont des pros.
J'ai même réussi à être à l'heure
et l'on partirait presque dans l'étang … qu'est-ce que je raconte, moi, je veux
dire : « dans les temps » bien sûr, les EC ConfAnais, le frangin
et ma pomme, si, du côté du vélo d'Alain, il n'y avait un blème : ça remue
bizarre du côté de sa suspension, ou de sa boite de pédalier, ou bien des deux,
j'ai pas bien pigé… En tout cas, ça a l'air de rouler quand même, mais en
faisant un bruit un peu curieux, genre percussion brésilienne, you see ?
Enfin, bon, il faudrait juste que l'Alain, il pédale sur un rythme de
« bossa » et ça nous ferait un petit accompagnement sympa, mais bon,
il a pas l'air de vouloir se donner la peine, occupé qu'il est à ouvrir la
route sur le bord de Loire. Z'ont eu du mérite à nous trouver une voie, avec la
crue de la semaine dernière, ça le fait bien quand même, malgré un passage un
peu craignos, en surplomb au-dessus d'un riau qui sort de la levée. Mais il y a
deux personnes chargées de la sécurité sur place. Nickel.
Après ce petit passage, disons
classique, on s'enfonce dans la forêt. Il fait assez doux (à l'inverse de l'an passé où l'on se
pelait), et Actif-Michel et Anne, s'ils étaient là, auraient largement pu
remettre le cuissard court (qui leur seyait tant, ceci étant) mardi dernier. On
est sous un vieux temps gris, mais sans que ça mouille, alors que de Cosne à
Briare il y en avait tant (du Briare justement)( bruits de
mitrailleuse) que j'ai roulé avec les
essuie-glaces. Manque quand même un petit rayon de soleil pour allumer l'or des
feuilles qui restent.
On est un petit groupe de sept,
on a croisé en partant trois Frapadingues : Francis, Frank et Tom. Ce
dernier nous doublera un peu plus loin, lancé sans doute à la poursuite des rouleurs
de Gien-Relax qui nous passeront sans oublier une petite tape sur l'épaule
et/ou un brin de discussion. J'aime bien cette convivialité : on ne peut
pas rouler avec tout le monde, mais par ce contact, même bref, le cœur y est.
Car notre allure est correcte
sans excès. Les discussions vont souvent meilleur train que les uns ou les
autres, du coup on s'attend un peu ou l'on adapte la vitesse. Pas de problème,
les chemins sont bien agréables : peu de boue, et encore est-elle légère,
et des passages légèrement collants. Mais l'ensemble est plat. Le seul
risque serait la couverture de
feuille qui peut cacher quelque roin traître, ou encore une racine
glissante, un trou, une pierre… On entend ainsi, soudain, un cri
derrière : en me retournant, j'ai le temps d'apercevoir un gars faire un
OTB d'école et attaquer le terrain, les dents en avant. Impressionnant… Mais il
se relève sans dommage, du bol ! C'est l'ami Maurice, aussi, qui nous fera
une chute surprise un peu plus tard dans la matinée, il faut dire que, pour
discuter ou parfois pour rigoler un brin, on est parfois un peu touche à touche
et il y a des zigzags disons « limite ».
On arrive au ravito, après avoir
parcouru vingt bornes sans presque s'en être rendu compte. C'est le vaste et
superbe « Carrefour de la
Résistance » qui sert de point central de ravitaillement pour tous les
circuits. Le site est soigné et un peu grandiose, à cause des huit larges
allées forestières qui le forment et, sans doute aussi, en raison de l'important monument élevé aux
maquisards de Lorris qui sont tombés là. Un peu solennel, sans trop. Moi je
trouve plutôt sympa d'être là à se retrouver et casser une petite graine à côté
de ce site commémoratif, ça lui enlève son côté figé et le rend soudain plus
familier, plus…comment dire ?…plus dans la vie ? … Tu crois pas que
si on remplaçait, ou complétait si tu veux, les commémorations drapeaux tsoin
tsoin, par un gueuleton sur place, ce ne serait pas plus sympa, je n'ose dire : plus vivant ? Moi, je
veux bien, et même je vous demande, les amis, de vous servir de ma pierre
tombale comme table de repas. À la bonne franquette. Il n'y a rien de tel. Vous rigolerez
bien, je suis sûr, et moi donc !!! L'expression « rire en
dessous » sera à prendre au sens littéral ! Il y a bien un film, comme ça où des copains viennent boire
le coup sur la tombe de l'un des leurs…Je ne retrouve plus son titre...En
tout cas j'ai un ami, sous terre, en Allemagne, à qui, lorsque je passe, j'aime
offrir un verre de Pouilly : la terre de sa tombe l'avale cul sec ! Dame! Le "Bouilly Vumé", il aimait ça, l'ami Heinz! Si on généralisait ça ? Les cimetières auraient une autre gueule et ressembleraient davantage à
d'agréables jardins qu'à ce qu'ils sont…Il y en a... mais peu chez nous…
On est repartis, sans suivre
l'une des allées forestières dont je t'ai parlé, ce qui est assez fort,
non ? Francis et Franck nous ont suivis, il me semble. Sympa, on va rouler
avec eux. En fait, l'ami Pierre était parti devant et on a mis le nez dans le
guidon pour le rejoindre. On roule donc avec une certaine application pendant
un bon moment, avant que notre groupe se reforme et, du coup, je ne vois plus
nos collègues tachetés. Z'ont bifurqué ou quoi ? Franchement on se régale
dans cette rando : bien qu'on roule en forêt comme à Montargis ou
Chalette, on n'a pas cette impression d'être un peu enfermé. Ici, le regard
porte dans le sous-bois, on respire… et l'on admire. Les amis de l'ASCO, nous
ont trouvé des petits sentiers au milieu de tout ça, superbes et amusants. On
ne s'ennuie jamais.
Deuxième passage au point de
ravitaillement. Les autres repartent vite. On suit un peu après avec Michel et
François et, comme on appuie un peu pour tenter de rejoindre les autres, on se
rend compte que François roule un peu moins. Sa dernière sortie date des « Vignobles »
et il est un peu court. Pas grave : on vient d'attaquer le « Sentier
des Fontaines » et on prend le temps d'en profiter car c'est un régal. Le
sentier lui-même, single sinueux avec, même, des petites montées et descentes,
et puis ce à côté de quoi l'on passe : des chênes remarquables, des
petites fontaines, des étangs. Du coup, on prend le temps de faire quelques
photos et l'on revient assez cool, avec Jean-Paul qui nous a attendus un peu
plus loin. On arrive ainsi pile-poil pour l'apéro et la remise des
récompenses : car coupes il y a! Une pour Maurice, à cause de sa
belle barbe, et une pour les Germignois, pour leur long déplacement. La discussion
s'est d'ailleurs engagée entre les collègues organisateurs : on compare,
on échange des techniques, et l'ASCO promet d'être présente à la prochaine
« Germignoise », super! Bref, l'ambiance est bonne autour des verres
et, encore une fois, on a du mal à quitter ce local où il fait chaud, chaud et
sombre un peu comme dans une grotte… Hein ? Ah non !!! Pas
encore le coup de …la grotte de l'ASCO !!!
Dimanche : évidemment la
rando des Vergers des Beaumonts à Bonny-sur-Loire. Côté VTT : 20 et 40 km..
On y a notre rond de serviette, là-bas… parce que c'est LE plus fameux ravito de l'année. Noël
avant l'heure, quoi ! |