Une S.E.C. au sec ! Je sais
c'est facile, mais au vu de ce qui a dégringolé cette semaine (souviens toi des
gros flocons de neige de jeudi !), et particulièrement hier samedi, ce
n'était pas si facile à réussir ! Les cartes météo ne nous donnaient guère
de chance de rouler sans imper ! D'ailleurs je m'étais déjà résigné à
rouler dans la boue… Comment aurait-il pu en être autrement, dis-moi un
peu ! Aussi avais-je changé de roues, non sans difficulté, d'ailleurs,
tant il n'est pas facile de dévisser les vis « torx » des disques,
même avec une clé ad hoc ! Un signe du matériel d'été qui ne voulait pas
laisser la place, peut-être…
Michel de St Martin avait battu
le rappel et lancé l'invitation : on roulerait en partant de chez lui.
Après tout, un café sous son accueillant abri à copains, c'était toujours sympa
pour y attendre une éclaircie possible et rouler un peu.
Garde-boue en place, imper dans
le Camel, j'ouvre les volets : un, pas de pluie dans la lumière de
l'éclairage public : bon, ça ! Et deux : le bitume de la rue est
sec ! Et trois : le ciel ne serait pas un peu clair là-bas vers
Gien ? Extra bonos, comme on disait un temps !
Du coup, une fois l'équipe de
l'ECConfAns plus mézigue rassemblée, on ne traîne pas trop au café(quoique): en route !
Déjà dès le départ et en filant
sur St Brisson, le Michel nous bouscule : alors qu'on est déjà passé X
fois par là, on se regarde : « Tu reconnais ce
chemin ? ». Comment
a-t-il pu trouver un passage jamais fait ? Chapeau !
Bien sûr, on retrouve quand même
des coins classiques mais marqués d'un choix minutieux de notre hôte : le
petit single descendant au-dessus de St Firmin est bien plaisant. Passage du
pont-canal de Briare, joli cadre pour une photo mais il me faut cravacher pour
rejoindre le groupe qui n'a pas même pris la pose !
Reste qu'on roule assez cool, en
prenant à l'envers un parcours que l'on emprunte souvent dans l'autre sens, ce
qui, finalement, permet de voir les choses sous un autre aspect. Petit arrêt au
bord de l'étang au nord de Briare, on casse une petite graine (normal avec des
barres de céréales), imités par un cormoran qui engloutit gloutonnement (glou,
glou !) poisson sur poisson !
Peu après avoir longé l'autoroute
et alors qu'on s'approche d'Arabloy, Michel nous perd de nouveau dans un petit
single (qui sent un peu la crevaison, mais bon…) puis un autre, avant qu'un
large chemin ne nous permette de repartir de bon train. Normal, tu me diras, puisque cette allée rectiligne est en fait l'emplacement d'une ancienne voie
ferrée ! On apercevra même, ici ou là, une ou deux traverses
ensablées (heureusement !) et quelques rails. Le plus curieux, c'est
quand même les panneaux indicateurs SNCF qui sont toujours plantés au bord de
la voie. En tout cas c'est fameusement roulant, sans aucune trace de boue et, sans jouer au TGV, ça roule bien. Vraiment curieux qu'on ne soit jamais passé
par là !
Retour sur Arabloy, tout ça sans
que l'on n'ait rencontré le moindre passage boueux ! Des flaques, bien sûr
et encore pas trop…Passage près d'un enclos à sangliers : noboddy, mais
une grosse pile de bois dégage une bonne odeur de bûches coupées : ça
suffit pour que je me revoie, gamin, avec les copains ou les frangins, creusant
l'énorme tas de bois que les employés communaux déversaient dans la cour de
l'école avant l'hiver. On grimpait là-dessus et puis, en enlevant un à un les
morceaux de bois d'un mètre, on y creusait une sorte de puits qui descendait
jusqu'au sol, il arrivait même qu'on le recouvre d'un toit de rondins. Cachés
là-dedans et baignés dans cette odeur de bois, on était dans un sous-marin, ou bien un tank. Magique, mon
vieux ! On n'avait pas la télé, ni les consoles… Impossible à l'heure actuelle,
où on nous interdirait ce genre de jeu, sans doute.
On se retrouve bientôt sur les hauts de Gien et l'on descend
dans le val. On approche de midi, mais Michel nous fait faire, pour le fun, le
tour du circuit où se sont déroulées les 3 heures de Gien-Relax, la semaine
dernière : single amusant dans les bords de Loire. « À
gauche ! » crie Michel à Jean-Paul qui s'engage de bon cœur et plonge derrière une bosse… Plonge?...« Plaoutchhh !!! » qu'on
entend… avant de découvrir Jean-Paul qui extrait le vélo d'un énorme trou
d'eau … ! Lui qui, tout à l'heure, passait précautionneusement dans une
petite flaque en expliquant : « J' ai pas sali le vélo
jusqu'ici, alors j'y vais molo ! » Gagné !
On remonte sur St Martin quand,
en haut de la (toute) petite
côte, Alain qui a toujours roulé devant au cours de la sortie, se jette sur le
bas-côté en grimaçant salement : des crampes aux deux cuisses. Pas grand
chose à faire pour l'aider, à part compatir et je sens bien que ça doit l'aider
vachement d'entendre les doctes explications et recommandations que nous
énonçons en le regardant se tortiller dans l'herbe. Seul Docteur Maurice essaie
quelque chose en sortant un flacon de camphre ou un truc analogue, mais l'idée
de se faire masser par Maurice a l'air de requinquer un peu notre Alain qui
réussit à retrouver la position verticale en avouant qu'il avait tout
simplement oublié d'emporter à boire ! Ô toi, jeune vététiste néophyte
qui me lit, retiens bien la leçon : bois, bois sans soif mais bois, on ne boit jamais assez à vélo !
Fortement marqués par cette
malheureuse expérience, nous décidons illico de nous appliquer à prendre de
l'avance pour la prochaine sortie en faisant honneur à deux bouteilles de
Sauvignon que vient d'ouvrir Michel, décidément hôte parfait. Faut c'qui faut, non ?
Dimanche prochain :
quoi ? À chercher ou inventer, et puis bien sûr le mardi 11 : la
Montargoise, à Montargis natürlich ! |